Facteurs individuels favorisant la syncope d'hydrocution

EPS: Textes Officiels et programmes / Extraits et travaux de compilation / Extrait des principaux textes / natation
 

   (Ref : extrait du RLR Volume 9 titre 93 chapitre 934-0)

A) Facteurs permanents

Appliquer en permanence les huit commandements précédents :

1° En cas d'affections allergiques : asthme, urticaire, cryo-allergie, hydro-allergie à l'eau douce ou à l'eau salée, etc., traduisant des difficultés d'adaptation vis-à-vis d'agents agresseurs, donc de l'eau froide ;

2° En cas de très nombreuses affections ou maladies s'accompagnant de tendances syncopales ou de pertes de connaissance, en particulier : épilepsie, crises nerveuses, affections neuro-endocriniennes, circulatoires ou hépatiques, etc., ainsi que malaises consécutifs à des intoxications récentes ou à des thérapeutiques par tranquillisants, etc.) ;

3° En cas d'antécédents de traumatismes cérébraux par accidents de la circulation : plus de 30 000 jeunes de moins de quinze ans sont blessés chaque année lors d'accidents de la route avec un grand nombre de commotions cérébrales et de pertes de connaissances susceptibles de favoriser une hydrocution ;

4° Toute perte de connaissance, ou même toute tendance syncopale commande l'interdiction de bain ou de plongée pendant les deux jours suivants, puis une surveillance attentive lors du bain ou de la plongée suivants.

B) Facteurs temporaires

1° Eviter toute exposition prolongée et immobile en plein soleil juste avant le bain, ainsi que tout effort physique très intense s'accompagnant de troubles circulatoires cutanés avec transpiration ;

2° Eviter les entrées et sorties successives de l'eau en dehors des piscines, avec expositions alternées, soit en plein soleil, soit à l'ombre ou dans un courant d'air pouvant provoquer des troubles circulatoires cutanés avec frissons et " chair de poule ". L'apparition de l'un de ces deux signaux d'alarme interdit formellement le retour dans l'eau " pour se réchauffer ".

3° Eviter tout ce qui peut provoquer la peur ou même un choc émotif :
Non-nageur perdant pied brusquement ;
Jeu consistant à faire couler un camarade qui ne s'y attend pas ;
Non-nageur sur appareil pneumatique chavirant souvent :
Bon nageur émotif, en présence d'un baigneur appelant au secours ou venant de couler ;
Attendre toujours trois secondes après le choc émotif, avant de plonger et d'effectuer le sauvetage.

4° Eviter la période digestive, pendant les trois heures suivant la fin d'un repas chez les non-nageurs, lors des trois premiers bains et, en permanence, lors des baignades collectives.
Pour les nageurs, s'assurer d'abord à jeun de l'absence de toute réaction anormale au cours du bain, d'après la température de l'eau, avant de se baigner pendant la digestion.

5° Eviter tout effort physique intense ou prolongé dans l'eau, sans entraînement préalable et progressif.