Réunion des interlocuteurs académiques - 6 et 7 février 2014 - Paris

Compte rendu de la réunion nationale des interlocuteurs Lettres et TICE - 6 et 7 février 2014

Ministère de l'Éducation nationale, rue de Grenelle, 75007, Paris.

Participants :

29 représentants des académies (interlocuteurs et référents des Travaux académiques mutualisés en lettres)
2 académies non représentées : Guadeloupe, Guyane.
6 nouveaux interlocuteurs : Besançon (Juliette SORLIN), Paris (Caroline D’ATABEKIAN),  Reims (Hélène MARTIGNONI), Rennes (Malo DURAND), Strasbourg (Nathalie BERTRAND), Toulouse (Jean-Charles BOUSQUET).

  • Inspection générale : Paul RAUCY, Doyen du groupe des Lettres, IGEN
  • Sous-direction des programmes d'enseignement, de la formation des enseignants et du développement numérique (DGESCO A3 -2) : Marie DEROIDE (Projet ENT), Étienne DURUP (Internet responsable), Roland GAILLETON (Usages du numérique, Lettres), Erwan LE GALL, Corinne MARTIGNONI (Ressources, Manuel numérique via l'ENT), Nicolas WAEFFLER (Tablettes tactiles), Delphine REGNARD (Ressources Lettres), Patrice RENAUD (DGESCO A3-2), Blandine RAOUL-RÉA, (Adjointe au chef de bureau des usages numériques et des ressources pédagogiques - DGESCO A3-2)
  • CNED : Jean-Michel LECLERCQ, Directeur délégué en charge des partenariats stratégiques

Les mots clés de la réunion
Nuage de mots 2014

JEUDI 6 FÉVRIER 2014

1. Ouverture par Paul Raucy - IGEN, Doyen du groupe des Lettres

Le groupe des Lettres renouvelle son intérêt au chantier du numérique éducatif. Catherine Bizot a aujourd’hui en charge le projet de la direction du numérique pour l’éducation (DNÉ). Cette révolution numérique est en marche. La discipline des lettres montre un engouement pour la chose numérique. Le Rendez-vous des Lettres (PNF Lettres, organisé par la DGESCO et l'IGEN) porte, depuis quatre ans, sur cette problématique des métamorphoses du livre et de la lecture à l'heure du numérique. 
Le site du Rendez-vous des Lettres : http://eduscol.education.fr/pnf-lettres/

Enjeux sur l’évolution de la discipline : Nous vivons, et accompagnons, une décrispation des Lettres, un dépliement. On trouve encore des professeurs avec un attachement à une conception patrimoniale du rôle des Lettres : transmettre un héritage, de génération en génération, un patrimoine déjà constitué et qui est à transmettre, comme un trésor. On pense moins à la transmission qu’à la conservation : de pratiques, d'usages, de relations aux œuvres. Ce terme de patrimoine néglige la dimension du présent et il privilégie le regard porté sur les objets qui le constituent. Pourtant, sans cette transmission, le patrimoine se renferme. Or, il faut envisager les Lettres sous l’angle de la remise en jeu de la tradition, qui se passe de main en main, pour en faire usage. Les œuvres que nous lisons, nous les réinterprétons, elles valent comme réinterprétées. Elles peuvent nourrir les élèves dans l’avenir qui est le leur, les inciter à créer à partir de cette culture transmise par l’École. Il est donc nécessaire de ne pas laisser passer la révolution numérique. Observons donc plutôt ce que nous avons à transmettre - plutôt qu’à conserver - pour que les œuvres soient données à vivre pour la suite du temps.

La révolution numérique ressemblerait à celle de la Renaissance : avec une analogie, des mutations comparables à celle de l’imprimerie dans la transmission du savoir, des textes, des connaissances. Cette Renaissance n’a valu qu’en ce qu’elle réinterprétait les textes. L’impression apporte avant tout une "redimension" : établir les textes, interpréter, commenter. On est plus tourné vers l’invention d’un monde nouveau qu'une réaction vers le passé. La culture dont les Lettres sont garantes ne peut s’envisager que sous l’angle de la transmission : c’est une perspective humaniste. Le numérique est avant tout une question de lecture et d’écriture. C’est une manière d’écrire différente, une manière de lire différente, un ajout à la lecture papier. Ne boudons pas le numérique, et l’inquiétude exprimée par les Lettres face au numérique ne doit pas mener à une crispation.

Une discipline centrale, à rouvrir : Les compétences fondamentales du numérique sont celles des Lettres (parler, écrire, lire). La littérature est parfois enseignée sous l’angle techniciste (relation entre forme et sens). On a tendance à cloisonner (ce qui relève de l’histoire, de la philosophie, des arts plastiques) avec un risque de dessèchement (ramener l'enseignement à des outils d'analyse des textes...). Or notre discipline est aussi liée aux idées et c’est une discipline artistique. Il faut retrouver la facilité à travailler avec les autres disciplines, sans craindre de déborder. L’éducation aux médias passe par le numérique : ce n’est pas tant une affaire de tuyaux, mais une affaire de lecture : trier une bonne/mauvaise information, lire et comprendre.

Lecture et langue : lire, écrire et parler sont traditionnellement cloisonnés.
Au 1er degré, la langue a été envisagée de manière verticale primaire > secondaire. Il faut sortir d’une vision de la grammaire intégralement étudiée au primaire, puis à nouveau intégralement étudiée au collège… sans réussite réelle.

Comment disposer les choses pour que la langue s’appréhende du CP à la 3e. Il s’agit donc de définir des notions noyaux, à décliner en fonction de la capacité des élèves, de passer d’un raisonnement analogique avant qu’il ne soit analytique. Le nouveau programme portera cette réflexion sur la langue.

La dérive techniciste en lecture comme en langue fait perdre son sens aux deux dimensions : la grammaire étudiée à l’occasion d’une rencontre textuelle empêche de faire système. On a intérêt à privilégier le lien entre langue et écriture. Ainsi l’écriture sous contrainte engage une réflexion de l’élève sur le fonctionnement de la langue. On peut mettre l’accent sur la dimension stylistique au lycée, et conserver la pratique d’écriture autour de la langue au collège. Ces mouvements s’opèreront sur les trois ou quatre prochaines années. Le numérique prend une place de plus en plus importante (pour les élèves et les professeurs).

Au sein de l'inspection générale, un groupe Éducation aux médias travaille sur les tablettes : pourquoi la majorité des équipements porte-t-elle sur les tablettes ? Quelle valeur ajoutée ? Quelles combinaisons d’utilisation ? Quels modèles ? Quelles applications logicielles ?

Questions :
Va-t-on vers une déclinaison des compétences ?
La réflexion sur le socle va vers une redéfinition, sans révolution. Le socle de compétences et de connaissances devient de compétences et de culture. Pas d’autre information à faire descendre pour l’instant.

Les pratiques de classe sont déterminées par les examens terminaux : ces examens sont-ils en voie de révision ?
On peut y réfléchir, mais il n’en est pas question pour les EAF.

2. Blandine Raoul-Réa (DGESCO) - coordonnatrice des experts disciplinaires pour le numérique

Ces réunions sont importantes, car elles font remonter du terrain les usages et les innovations. Il est vrai que la discipline est au cœur de la pratique, mais l’usage du numérique fait partie des enseignements à prodiguer. Un accompagnement spécifique est à apporter, pour dissocier par exemple autorité et notoriété.

La DNE est pilotée par Catherine Bizot et accompagne les réseaux de IATICE, indispensables au changement du numérique.

Accompagner l’évolution des pratiques :
- Suivre et accompagner les usages liés aux nouveaux services
- Valoriser et encourager les expérimentations
- Organiser et mutualiser les pratiques, ressources et productions.

Il faut faire remonter à notre expert (Roland Gailleton) par le biais du IATICE, les innovations académiques.

Comment le numérique peut-il favoriser le passage du CM2 à la 6e ? Un appel à projets TraAM sera fait avant la fin de l’année. La lettre TIC'Édu 1er degré expose le projet de cycle CM1 CM2 6e.

Projet «École, Numérique et Industrie » visant à promouvoir la mixité dans les filières scientifiques, techniques et industrielles, ce projet s’appuiera sur le numérique.

Les collèges connectés : 23 collèges connectés ont été identifiés du fait de leur équipement permettant une pluralité des usages. 20.000€ par établissement pour acquérir des ressources : jusqu’où peut-on mener les usages numériques ? Les enseignants réticents au départ modifient-ils leurs usages, au contact du numérique ? Ces questions sont en cours d’évaluation.

Projet SUMO (supports mobiles) piloté par la direction du numérique pour l’éducation
Les tablettes numériques : quels usages sont indissociables de l’outil ? La DNE attend des retours, afin d’affiner les stratégies. La perspective d’équipement de tous les élèves en tablettes est-elle réaliste ? Et les smartphones des élèves ne constituent-ils pas plutôt une voie plus pragmatique ?
On recherche le modèle de tablette, le type d’usage (domicile ou établissement), et il n’y a pas d’équipement centralisé prévu.  Déploiements à voir au niveau académique.

3. Roland Gailleton (DGESCO) - Présentation des journées - Enquête interlocuteurs

Présentation des résultats de l'enquête menée auprès des interlocuteurs académiques en novembre 2013.

4. Delphine Regnard (DGESCO) - Éduthèque : présentation interactive

Un nouveau service à destination des enseignants : Un bouquet de ressources des grands établissements publics culturels et scientifiques à destination spécifique des enseignants du premier et du second degré, ces ressources ayant été choisies en lien avec les programmes.

Ce portail est évolutif, en voie d’une version 2, voire 3. L’inscription se fait par adresse académique. L’opérateur est CANOPÉ (ex Scéren-CNDP). La demande de contact sera ensuite transmise au partenaire.

L’ambition du portail est de proposer sur un même espace, un accès à un bouquet de services.

L’accès se fait par thème, et/ou par type de ressources. Le téléchargement et l’exploitation de ces ressources peuvent être pour partie exploitables sur l’ENT ou le blog académique.

La plus-value d’Éduthèque vient du fait qu’il met en relation le 1er et le 2d degré. Il ne faut pas non plus casser le modèle économique des partenaires. Un établissement peut ainsi tester le service (ex lesite.tv) pour ensuite s’inscrire s’il le souhaite de façon plus profonde.

Un système avec moteur de recherche est envisagé, de même qu’une connexion via l’ENT de l’établissement.

Le fait de s’inscrire sur le portail permet le téléchargement, en vue d’une exploitation ultérieure. Ainsi, les images HD de la BnF offriront une exploitation plus efficace (et légale) en classe. De même, le croisement des arts permet de nourrir la réflexion et la culture des élèves. Par exemple, l’étude du Bourgeois gentilhomme peut être menée par les ressources de la Cité de la musique, ou celle de Notre-Dame de Paris par celles de la Cité de l’architecture et du patrimoine.
- Point d’entrée unique
- Gratuité
- Licence globale d’utilisation

Les conditions d’usage sont suffisamment larges pour enfin permettre l’exploitation légale des ressources, contrairement à une recherche Google Images. Il est seulement obligatoire de mentionner l’origine de la ressource, ce qui intègre ainsi une part d’éducation aux médias.

Comment s’approprier cet accès massif ? On peut bâtir des parcours diversifiés en Histoire des Arts, en cumulant les ressources téléchargeables. Le but est de mettre le site en application thématique, plutôt qu’en consultation ponctuelle.

Il faudrait permettre l’agrégation de plusieurs ressources, mises à disposition des élèves via un identifiant proposé par leur professeur. Ainsi, autour d’un projet de travail, les élèves auraient une « sitographie » à disposition.

http://www.edutheque.fr

5. Christelle Guillot (Académie de Nantes) – Le blog e-lyco ou comment un ENT facilite le suivi individualisé et favorise l'autonomie des élèves ?

L’ENT e-lyco est un projet académique, en partenariat région et départements, avec un déploiement en 5 vagues, achevées. Un ENT 1er degré se déploie. L’intérêt est que l’élève passe de la 6e au BTS avec le même ENT. Les IATICE ont formé les équipes pédagogiques. À Nantes, tous les IATICE disciplinaires sont réunis quatre fois par an, pour penser des scénarios.

L’intérêt de l’ENT permet d’affiner les permissions des espaces individuels des élèves. L’objectif est de faire un suivi, d’avoir un espace à soi, pérenne. Chaque espace a été créé par le professeur, en lien avec l’administrateur et le coordonnateur, dans chaque établissement.

L’élève peut inviter un enseignant sur son blog, et ouvrir son cercle de publication.

Les services proposés
- Portfolio : C’est le carrefour collaboratif de l’ENT. Christelle Guillot en a fait un espace « individuel », contournant le système. Cet espace pérenne se décline en modules : blog, agenda, "chat"…

- Usages du blog : l’élève peut créer des catégories. L’enjeu est de laisser un espace de liberté, entre « devoirs » imposés par le professeur, en lien avec le cours, et propositions libres, par exemple les films vus ou à voir.

On peut « pousser » de belles ou bonnes productions vers le site du CDI par exemple. Les droits sont établis par la charte affichée à l’entrée de l’ENT. Ce système envisage l’écrit d’élève selon plusieurs strates, du blog personnel au blog de classe, vers un site d’établissement.

Les IATICE rappellent la dimension problématique (illégale) de faire signer une autorisation à la publication sur une période (année scolaire par exemple). Il faudrait faire une autorisation à chaque publication.

On peut amener les élèves à réfléchir sur l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes à travers leur page d’accueil.

On peut aussi imaginer une page Facebook par classe, où les élèves mettent en ligne les ressources du cours. C’est une autre forme de détournement.

6. Marie Deroide (DGESCO) : Le projet fédération - GAR ("gestionnaire d'accès aux ressources" via l'ENT) : état d'avancement.

Toutes les réalisations sur les ENT se font dans un contexte particulier : les ENT s’étendent. Comment articuler les ENT avec les ressources disponibles ?

75% des lycées, 63% des collèges ont des ENT.
Le 1er degré est plus complexe à évaluer car les interlocuteurs et les politiques de déploiement sont moins connus. L’académie de Nantes est en pointe du développement des ENT, de même que dans l’Académie de Nancy-Metz, massivement reliée à la fibre depuis plusieurs années.

Le lien entre les ENT et les ressources (contenus dans et hors de l’ENT) pose la question des accès aux services, en jeu depuis 2010. Il existe un référentiel d’interopérabilité, facile à appliquer aux ENT. Mais la situation actuelle présente des limites et des contraintes :
- Pas de supervision des différents acteurs
- Pas de standard de connexion, donc pas d’interconnexion
- Pas de visibilité suffisante sur les usages
- Des contraintes juridiques (CNIL)
La qualité du service est donc non maîtrisée et non optimisée.

Les ressources achetées par les établissements se répartissent en quatre pôles :
- Les ressources de références (11% des acquisitions)
- Les manuels numériques (15% des acquisitions)
- Les ressources numériques (65% des acquisitions)
- Les exerciseurs.

Le projet GAR regroupe la fédération des acteurs, depuis l’ENT jusqu’à la ressource. La perception de la structure présente en fait plusieurs aspects, ce qui rend la tâche complexe :
- Lecture technique (interopérabilité)
- Lecture utilisateur (besoin de services)
- Lecture juridique (CNIL)
- Lecture économique (syndicats d’éditeurs)

Sur Eduscol : Espaces numériques de travail (ENT)

7. Erwan le Gall – responsable technique des ÉDU'Bases - Indexation et format ScoLOMFR

ScoLOMFR est un projet dont l’importance commence à émerger : c’est le format support d’échange des ressources entre les ÉDU'Bases, entre les portails académiques. Il faut donc prendre soin de remplir les fiches ÉDU'Bases, car il n’y aura pas de visibilité des ressources académiques une fois la migration faite. La dernière ligne en « ScoLOMFR » générée en fin de fiche est donc essentielle.

Les mots clés saisis dans les ÉDU'Bases doivent s’harmoniser, car la liste des mots-clés est trop longue. Il semble cohérent de se limiter à une grosse centaine de termes.

Dans le champ "mots clés", on ne doit pas saisir :
- Mots autres que des substantifs
- Déclinaison de plusieurs mots
- L’académie
- Les mots « vides » (déterminants, prépositions)
- La discipline
- Termes non discriminants.

Les mots clés sont à saisir sans majuscule, séparés par un point-virgule.
Un exemple de fiche ÉDU'Base :
http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lettres/index.php?commande=aper&id=2321

8. Delphine Regnard (DGESCO) - Antidote 8 : de la correction aux aides à la rédaction. Présentation et retours d'expérimentation

Laurent Schuhl – société Mysoft : Le 1er correcteur date de 1986, au Canada, et 1992 pour la France. En 1994, Word intègre un correcteur à son logiciel. En 1996, Antidote est créé.
Les différentes générations – ex : "C’est une jolie game".
1 : non linguistique
Le logiciel travaille par proximité orthographique, sans logique.
Proposition : gage, lame, etc.
2 : linguistique
Analyse grammaticale. Proposition autour de substantifs féminins singuliers. La liste est limitée.
3 : classement par indice de fréquence et proximité phonétique
4 (à venir) : analyse du contexte, pour affiner les propositions.
5 (à venir) : élimination des mots « faussement inconnus », avec vérification en arrière-plan sur internet.

L’arrivée du correcteur de Word a forcé les développeurs à faire plus et mieux que Word. On en vient à l’aide à la rédaction.

En saisie, les erreurs prennent en compte les règles complexes, la grammaire en général, et indiquent la faute au rédacteur, avec possibilité d’accéder à la règle expliquée en pop-up.

On peut enclencher un « inspecteur » de texte, mettant en valeur non pas les erreurs, mais les répétitions par exemple.

Les dictionnaires sont intégrés au logiciel : synonymes, antonyme, rimes, historique… très performant.

La technologie ajoute la description sous forme de règles à l’écriture. Le risque est de privilégier la « préférence » de choix (mode de fonctionnement sur internet), car les statistiques peuvent valider une orthographe incorrecte.

Le correcteur : Le texte est révisé, et indique 3 niveaux de fautes :
- Rouge : faute lourde
- Orange : simple suggestion
- Pointillés : besoin d’intervention, de piste.
Les fautes amènent par hypertexte vers un guide de grammaire expliquant la règle. De même, il est possible de démanteler la phrase en mots dont l’étiquette grammaticale est définie. L’analyse contextuelle est très poussée : la différence entre ballade et balade est faite en fonction des termes alentour.

Il n’existe volontairement pas la possibilité de « tout corriger » d’un seul clic. Ainsi, le rédacteur est impliqué. Il est possible de créer un dictionnaire individuel pour chaque élève, ce qui permettrait de faire écrire des dictionnaires par les élèves.

Les filtres : On peut analyse un texte avec différents filtres très puissants, allant jusqu’à la sémantique. Ainsi, le logiciel va regrouper les termes « positifs », « péjoratifs », etc. De même, pourront être comparées les origines lexicales des termes employés. On dépasse ici le cadre de l’aide à la rédaction, pour aller dans l’analyse lexicologique des textes d’auteur, ce qui ouvre encore les possibilités.

Les dictionnaires : environ 125.000 mots, soit deux Petit Larousse.
Outre les définitions, le dictionnaire des synonymes, des antonymes, historique, Antidote permet de travailler par « rimes », co-occurrences, et autres segmentations lexicographiques.

Échanges :
Patrice Renaud (DGESCO)
Antidote semble un excellent outil pour les élèves dys. Il met en œuvre les règles, et dissocie le fond de la forme en extrayant le texte de son interface de traitement de texte.

Philippe Godiveau (Orléans) souligne que pour avoir soumis des copies d’élèves dys à Antidote, le résultat est très mitigé. Le logiciel est déstabilisé, et ne perçoit pas les erreurs de négations, ou les mots trop erronés.

Carlos Guerreiro (Aix-Marseille) : En voyant l’outil, on trouve que l’élève a besoin d’un certain niveau d’écriture. Le logiciel peut-il définir à partir de quel moment le texte est inintelligible ?

Réponses de Druide - Le logiciel a été pensé pour aider les élèves faiblement dys, et ne permettra pas d’aider les cas trop lourds. En revanche, l’assiette d’utilisateurs aidés est très large.

Il convient toutefois de prendre en compte la diversité des publics touchés, et notamment les élèves en situation de handicap. La DGESCO est à la recherche de scénarios pédagogiques, il faut les faire remonter.

Le coût par poste pour une trentaine de postes est de 50€/poste.

9. Ateliers ÉDU'Base Lettres

10. Visite nocturne du Musée d’Orsay

À l’initiative de Delphine Regnard, une visite du musée en nocturne a été organisée pour clore la 1ère journée des rencontres. Un moment magique.

Un musée qui se tourne vers l’éducation
L'offre importante du musée d'Orsay cherche à toucher le monde de l'éducation afin de lui faire découvrir ses collections, couvrant la période 1848-1914.
Trois expositions arrivent, notamment sur Gustave Doré le 18 février. Beaucoup de créneaux ont été réservés, le succès pour les groupes scolaires est important. Chaque mois, un spectacle gratuit est proposé pour les scolaires. Pour Gustave Doré, des oeuvres musicales et scéniques sont montées.
En partenariat avec la BnF, une exposition virtuelle va être créée. Le tirage d'une plaque de cuivre, Doré et le paysage, les méthodes de l'artiste seront montrées en vidéo.
À partir du mois de mars, le Musée de l'Orangerie proposera une exposition sur l'architecture.
La brochure collège lycée est mise en ligne chaque rentrée de septembre. L'intégralité de la programmation est disponible à partir du 15 août. On peut ensuite s'inscrire à partir de mi-septembre.

Les fiches pédagogiques proposées (22 en tout) sont calibrées pour les enseignants, allant de l'analyse de l'oeuvre au parcours dans le musée. Le site comporte par ailleurs un plan interactif qui indique la place des oeuvres dans le musée.
Le module Découverte propose une visite interactive en classe, organisée par date, auteur, thème, mouvement, etc. On constate donc que la production artistique de cette époque est très variée et prolifique. On comprend que le public du XIXe siècle ait pu être déstabilisé en son temps... La proposition peut aussi être aléatoire.
Un plan de formation est proposé, pour l'instant en pause, faute de formateur.
Les journées inter-musées ont mis en place des partenariats avec le Théâtre de l'Odéon, la Comédie-Française... On aura ainsi une journée inter-musées sur Victor Hugo, Gustave Doré, etc. Des spectacles comme l'opérette sont proposés. Des conférences audio sont mises en ligne, autour de problématiques universitaires notamment.
Pour venir au musée d'Orsay, il convient de prendre contact le plus tôt possible, afin de disposer d'un créneau de visite ou de guide. Attention : n'utiliser qu'un seul mode de réservation (internet OU téléphone OU fax).
Le musée d'Orsay attache une grande importance à l'ouverture culturelle de chaque élève du territoire, avec une attention particulière pour les établissements sensibles. Des avantages financiers sont consentis. Tarif normal : 52€, réduit 40€, voire une exonération totale selon négociation. De plus, des spectacles gratuits restent proposés.
Questions :
En ligne, peut-on créer un espace personnel pour le professeur, pour ensuite constituer un portfolio ?
- La gestion des droits reste un gros problème. On a du mal à acquérir les autorisations pour la diffusion sur internet. Le partenariat avec Éduthèque devra répondre à ces questions.
Vous proposez de croiser les musées dans votre projet inter-musées. Est-il envisageable d'avoir ce croisement en ligne ?
- On peut penser à cette disposition en effet, puisque les théâtres avec lesquels travaille le musée d'Orsay ont d'ores et déjà des extraits filmés.
Orsay va chercher à optimiser le site afin d'améliorer la navigation, que ce soit moins cloisonné. Le projet Google Art Project propose des vues en HD de beaucoup de ressources. Un partenariat a été signé avec le ministère de la Culture.

Musée d'Orsay : http://www.musee-orsay.fr/

VENDREDI 7 FÉVRIER 2014

11. Blandine Raoul-Réa (DGESCO - Réseau 2d degré, Usages du numérique) - Le point sur les dossiers

- Les TraAm (Travaux académiques mutualisés) recherchent des projets pluridisciplinaires mettant en œuvre l’éducation aux médias. Il s’agit de faire remonter les projets via Roland Gailleton.

- Un PNF EMI (éduquer aux médias à l’information) est mis en place pour les formateurs.
L'éducation aux médias au défi du numérique (Marseille, 26-27 mai 2014, Actes vidéo)

- Le nouveau référentiel B2i fait apparaître des compétences nouvelles, du CP à l’université. Le B2i lycée peine à se mettre en place… Il est toutefois important de souligner la nécessité de travailler le B2i au lycée. Le référentiel B2i lycée est proposé sur Eduscol.

12. Malika Machat (STSI - Bureau des projets et des applications nationales) - Obii lycée

Cette plateforme permet de faire interagir professeur et élève, afin de valider le B2i lycée. Cet outil est d’ores et déjà utilisé dans 8 académies. Le problème évoqué sur le terrain est que les professeurs trouvent les items détachés de leurs pratiques, en dépit du fait que les compétences sont souvent pour partie acquises à cet âge. Toutefois, l’attitude responsable ne s’acquiert pas de manière intuitive et instantanément : c’est l’enjeu de ce B2i lycée.

Dans l’académie de Bordeaux, les formations « B2i » ont toujours porté sur les compétences à acquérir plutôt que la manipulation, assez simple, de l’outil de validation.

Il n’en reste pas moins que beaucoup de chefs d’établissements se focalisent sur le LPC (livret personnel de compétences), qui intègre à la compétence 4 le B2i.

Obii est divisé en DOMAINES, divisés en COMPÉTENCES, elles-mêmes divisées en APTITUDES. Un système intégré calcule les fameux 80% de réussite, délivrant la validation. C’est le chef d’établissement qui doit mettre en place la plateforme au sein de son établissement, et désigne le responsable B2i, qui n’est pas forcément le responsable informatique.

13. Étienne Durup (DGESCO – Internet Responsable) - Retour sur les questions juridiques : Les devoirs des élèves sont-ils des œuvres ?

« Il y a œuvre à partir du moment où la production porte la marque de l’originalité de l’esprit de son auteur, et de sa marque ». On ne peut pas répondre à la question des droits de manière simple et binaire. Si je reconnais qu’un travail d’élève est une œuvre, puis-je la publier, la diffuser ? Il faut s’intéresser au Code de la propriété intellectuelle :
- Le mérite ne peut être un critère discriminant les œuvres publiables (celle n’ayant « aucun mérite ») de celles relevant du génie humain.
- La destination de la production (c’est un travail, pas une œuvre) n’est pas un critère, pas plus que son genre (pastiche).

Seul le juge peut établir la propriété intellectuelle d’une production, en qualifiant la démarche artistique.

En définitive, la meilleure technique reste de ne pas se placer en situation de doute : les précautions élémentaires sont à prendre (demander l’autorisation d’exploitation de cette œuvre) permet une diffusion sereine.

Le site Internet Responsable diffuse des fiches LÉGAMEDIA reprenant les principales situations, ayant été rédigées par la cellule juridique du ministère.

Licence Creative Commons : Cette licence est reconnue par la DGESCO. Le ministère de la Justice a d’ailleurs publié une licence IP, elle-même sous licence CC.

Les travaux d’élèves : Tout travail n’est pas une œuvre, dans la mesure où l’originalité doit être avérée. En revanche, passer tout travail sous CC, en mentionnant son auteur, préserve des risques.
Pour ce qui est de la production des professeurs, elles n’appartiennent pas de facto à l’Éducation nationale.
Le statut de fonctionnaire n’exclut pas celui d’auteur, excepté pour ceux « validés par une autorité hiérarchique ».

Les œuvres téléchargées : Wikimedia Commons (entre autres) permet de garantir jusqu’à un certain niveau de la liberté d’usage de certaines ressources. Bien que cela ne soit pas un gage absolu, cela atteste de la démarche honnête de l’enseignant.

Internet responsable : http://eduscol.education.fr/internet-responsable/

14. Delphine Barbirati (Académie de Grenoble) : L’application Candide sur tablettes

En partenariat avec Orange, 5 expérimentations ont été lancées en lycée (GT et Pro). Grenoble (comme Bordeaux) est à la pointe de l’expérimentation avec les tablettes tactiles.
- Travailler la dissertation
- Compléter une approche de Voltaire

Les démarches étaient différentes. En quelques semaines, le rapport à la tablette a changé : de centrale au départ, elle est devenue un outil, aux côtés du livre papier, de feuilles et stylos. Les usages ont révélé que les élèves avaient montré une motivation très forte. Les oreillettes permettaient de travailler en individualisation, de même de que flâner sur Youtube, le tout en répondant aux demandes du professeur.

L’observation aura révélé également la mise en œuvre de compétences, en dehors de tout cadre (type Livret Personnel). En lycée professionnel, la posture pédagogique du professeur aura par ailleurs varié : de même que la tablette, il devient un périphérique. Une conférence filmée rendant compte en partie de l’expérimentation est disponible sur le site de l’académie de Grenoble :
http://www.ac-grenoble.fr/tablettes2/

En collège RRS, des élèves de 4e, décrocheurs, se sont vu délivrer une tablette tout le temps de l’expérimentation. Ils devaient produire et présenter des exposés pour les autres élèves du collège. De plus, le rapport à l’enseignant, du fait de l’objet, n’aura pas été le même que face au capot d’ordinateur.

Tablettes tactiles : retours d'expérimentations et potentialités pédagogiques (éduscol)
Tablettes tactiles et enseignement (éduscol)

15. Karen Grandrémy (Académie de Clermont-Ferrand) : Les usages pédagogiques du Cloud

À partir de l’ENT, il fallait faire venir les élèves sur une plateforme mutualisant les ressources, les formats, etc. L’ENT de l’établissement ne présentait pas des caractéristiques techniques satisfaisantes.

On a donc couplé l’ENT avec une solution autre, ici Skydrive, afin de mettre à disposition des ressources de façon ergonomique. Les dossiers créés peuvent être partagés, avec des droits variables, via un simple lien hypertexte.

On peut penser aussi à Google Drive, DropBox, Moodle, qui propose des services similaires.

16. Nicolas Waeffler (DGESCO) : Tablettes et supports mobiles

Toute solution Cloud classique (DropBox, Drive, Skydrive…) est hébergée aux États-Unis, interdisant en principe l’utilisation dans le cadre de l’Éducation nationale. En revanche, Office 365 propose une licence globale, gratuite pour tout établissement. La DGESCO préconise l’utilisation dans ce cas-là de cette plateforme, dans la mesure où :
- elle est hébergée en Europe
- le propriétaire des documents reste son auteur.

Tablettes et solutions mobiles : Avec un adaptateur ad hoc, on peut relier un vidéo projecteur une tablette en wifi. Le dongle Miracast pour les tablettes Android et Windows. À ce jour, les académies répartissent leurs investissements en 3 tiers : Android et iOs, puis Windows pour un petit tiers.

La clé produit un réseau wifi et dialogue avec le vidéoprojecteur. Il n’est cependant pas possible de connecter un PC + une tablette au vidéoprojecteur.

17. Jean-Michel Leclercq (CNED, Directeur délégué partenaires) : Présentation du dispositif D’COL

Dispositif adressé à des 6e en ZEP, pour accompagner l’entrée au collège d’élèves en retard sur les compétences du palier 3. Il n’était pas question de délivrer de service numérique « sec », mais bien un accompagnement.

Sur un an, en présence d’enseignants (un du collège et un du CNED), 22.000 élèves sont touchés par le service, dans 1.400 établissements. Il est demandé aux équipes d’identifier les élèves « éligibles » à D’COL.

Activités : Le niveau des activités, après avoir été revu à la baisse, est revenu à celui de début de cycle 2 (CE2) afin de mettre les élèves en réussite. On peut, grâce à un tableau de bord, identifier la progression de l’élève, et les activités réalisées ou à réaliser.

Communication : Dans un premier temps asynchrones, les demandes des élèves étaient limitées par le faible niveau syntaxique. On est donc passé à des questions enregistrées.

Ensuite a été mis en place un agent conversationnel (AC), sous forme d’avatar, nommé TOM. Il s’agit d’une base de connaissance. Initialisé au mois d’octobre 2013, il connaît l’arborescence du site. 80% des messages au départ étaient des insultes… Il analyse le langage type SMS et le CNED développe les réactions afin de les adapter au plus près : l’AC doit-il reformuler la question fautive ? Y répondre ?
En cas de besoin, on peut être mis en relation via l’interface. Ainsi, la plateforme propose des permanences. Lorsqu’un élève discute avec un tuteur, le temps moyen est de 15 mn. La qualité de la réponse et de l’enseignement est privilégiée, mais il faut rationaliser le temps passé.

La demande du ministre date du 10 décembre 2013. Il a donc fallu mettre en place un système dormant depuis septembre, opérationnel, mais à activer. Les élèves ont encore une fois été reconnus « éligibles » par test au mois de novembre, et seront testés à nouveau en mai, afin de mesurer leur marge de progression. Il faut voir le dispositif comme un maillage, dans et en dehors de l’école, afin d’accompagner les élèves « moyens moins ».

Certains élèves, qui progressent, se plaignent d’être inscrits à l’année, sans pouvoir sortir du dispositif. Ils ne peuvent donc pas bénéficier des activités proposées par ailleurs. Enfin, ce type d’exercice invite au zapping, et les élèves inscrits, en fin de session, sont incapables de préciser leurs activités. Il nous faut des retours. Si on constate que les marges de progression ne sont pas satisfaisantes, on ajustera le dispositif.

Ce système ne semble pas correspondre à la progression telle qu’on l’envisage pour les élèves en français langue maternelle, dans la mesure où le problème relèverait de la mise en place des réflexes cognitifs, plutôt que de la capacité à répéter une tâche.

Il faut mettre en place des groupes de travail au sein de chaque académie, qui devraient proposer un retour.

D'COL : personnaliser l'accompagnement des élèves en difficulté


18. Françoise Cahen (Académie de Créteil) : Exemples d’activités créatives autour de Candide, Médée, La Peau de Chagrin

Comment accompagner avec les TICE la lecture suivie, cursive, analytique, par des activités créatives. Il convient de privilégier le lien entre lecture et écriture. Les questionnaires de lecture ne développent pas chez les élèves le plaisir de lecture. Il convient donc de diversifier les supports de travail pour s’adapter à l’hétérogénéité des élèves.

Chaque semaine, les élèves ont un nouveau devoir à produire, fixé par le professeur. Les retours d’expérience sont excellents. Les élèves sont par groupes de 3, et les formats/genres sont définis à l’avance. La lecture de support est accompagnée : pas d’un seul bloc, et progressivement demandée (portion par portion).

Un blog de classe permet de partager les travaux, pour les élèves qui le souhaitent. On variera aussi les modalités de travail (seul/en groupe, exposé/papier, etc.).
Les articles de journaux et les reportages : les élèves produisent des œuvres inspirées des journaux à sensations, des pastiches de vieux journaux, reprenant, au détour d’un « article » un élément du roman ou de la pièce.
Certains élèves ont produit des enregistrements audio, à la manière d’un reportage radio. Des détournements d’images de journaux télévisés ont permis de lier texte, lecture et vidéo.
Les bandes annonces : ce type de projet engage son auteur, avec une vraie recherche esthétique et une démarche d’argumentation défendant ses choix. Le fait de lier musique, vidéo et texte est très motivant.
Des publicités : plus humbles, mais très intéressantes à travailler.
Des tracts de propagande : ce type de projet engage son auteur, avec une vraie recherche esthétique et une démarche. 
Des projets plus insolites : certains élèves ont produit des musiques (rap par exemple), ou encore proposé des audio guides pour la présentation de lieux, ou des saynètes de théâtre.

Une grille d’évaluation est produite et sert à la notation. Celle-ci est connue à l’avance.

Des constats :
Ce n’est pas parce qu’on invente qu’on n’analyse pas l’œuvre.
C’est une façon de mettre en valeur les talents diversifiés du groupe (prise en compte de l’hétérogénéité)
Les parents voient d’un bon œil l’investissement.

Dans la même perspective, le travail d’Ariane Bach (Académie de Versailles), sur son blog « bavardismes », a été évoqué par Delphine Regnard, avec diffusion d’une vidéo.

19. Virginie Pfeifer (Académie de la Réunion) : La plateforme d’écriture contributive LITTERIS

Bien que non institutionnelle, cette plateforme a été créée par les professeurs de lettres eux-mêmes en PHP et MySQL. On peut créer des sujets dont la date de péremption sera ou non déterminée. Il s’agit d’une interface de type « forum », mais qui permet de travailler individuellement, avec suivi des productions et des « commentaires » du professeur.

Une palette d’outils, implémentée sous forme de menus déroulants, permet à l’élève de retrouver toutes les ressources pour amender son texte. Ce système permet la collecte facile de productions d’élèves, de création d’anthologies. Le mode d’emploi est sur le site compagnon.

Les perspectives de développement : plusieurs idées sont apparues.
- Un eTwinning de professeurs de lettres. Tous les professeurs pourraient créer leur projet, présenté de manière chronologique, invitant d’autres enseignants à collaborer.
- Proposer un module de «chats», en direct. Ainsi, cela se substituerait aux «chats» de type Skype, Facebook… afin de recentrer sur l’activité et d’éviter le parasitage. Toutefois, ce module serait convocable à volonté, sans l’imposer.
- La palette d’outils pourrait être rendue paramétrable. Chaque professeur pourrait proposer ses raccourcis.
- Pour clarifier le classement, on pourrait attribuer des couleurs aux sujets afin d’identifier leur contenu.
- L’archivage : l’élève devrait pouvoir conserver l’accès à ses productions.
- Ouvrir la plateforme aux autres académies. Les approches des élèves différents apporteraient de la diversité face aux thèmes traités, et créeraient une émulation.

Site Lettres et TICE - La Réunion
Site des Lettres - Académie de la Réunion

20. Roland Gailleton (DGESCO  : Lire, écrire, s’informer, se cultiver à l'heure du numérique. Travaux académiques mutualisés : point d'étape sur les projets académiques

21. Échanges et réflexions sur le fonctionnement académique

Un tour de table a été lancé, afin d’expliquer, de manière globale, comment fonctionnait chaque académie. Tous les IATICE n’ont pas pris la parole, et le degré de structure, ainsi que le nombre de personnels par académie est très variable. Il apparaît que la plupart des académies éditent via le DAN ou les IA-IPR des lettres de mission définissant précisément leur rôle de IATICE dans le cadre de leur pratique. Celui-ci se superpose souvent avec celui de formateur TICE (plus de 80 % selon l'enquête 2013-2014).

La moitié des IATICE ayant charge de formation font de la formation pluridisciplinaire (dans le cadre de la DAN) et l’autre moitié intervient dans le cadre de la formation disciplinaire.

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Remerciements à tous les intervenants, aux participants à ces journées et en particulier à Olivier GODET (Versailles) pour sa contribution à ce compte rendu.

Académies représentées (29 présents) :
Carlos GUERREIRO (Aix-Marseille), Jennifer CLÉRY (Amiens), Juliette SORLIN (Besançon), Christophe TAUZIN (Bordeaux), Vincent JOUVIN (Caen), Karen GRANDRÉMY (Clermont-Ferrand), David RENOULT (Corse), Françoise CAHEN (Créteil), Bruno HIMBERT (Dijon), Delphine BARBIRATI (Grenoble), Annick JUDAS (Lille), Cynthia HOCMELLE (Limoges), Christiane CHYDÉRIOTIS (Lyon), Pierrette LÉTI-PALIX (Martinique), Véronique LE POITTEVIN (Montpellier), Blandine HOMBOURGER (Nancy-Metz), Christelle GUILLOT (Nantes), Pierre ESTRATE (Nice), Philippe GODIVEAU (Orléans-Tours), Yaël BOUBLIL (Paris), Caroline D'ATABEKIAN (Paris), Emmanuel AMBROSI (Poitiers), Hélène MARTIGNONI (Reims), Malo DURAND (Rennes), Virginie PFEIFER (La Réunion), Bernard CHAMBRÉ (Rouen), Nathalie BERTRAND (Strasbourg), Jean-Charles BOUSQUET (Toulouse), Olivier GODET (Versailles)