Les MOOC

Les MOOC, définitions et enjeux

Un phénomène récent et croissant

Les dates clés

Les MOOC, Massive Online Open Courses ou en français CLOM, (Cours en Ligne Ouverts et Massifs selon la proposition de Jean-Marie Gillot, maître de conférence à Télécom Bretagne), termes officialisés par Légifrance représentent-ils un simple phénomène de mode ou au contraire une (r)évolution, un tsunami selon l'expression consacrée par Emmanuel Davidenkoff (journaliste français)? Entre convaincus, sceptiques et détracteurs, retour sur quelques dates clés de cette MOOC mania pour mieux en appréhender les arcanes.
Si pour le consultant Lancelot Pecquet les ancêtres des MOOC ne sont rien moins que «les cours gratuits et avec les meilleurs professeurs du Collège de France depuis 1530», le vrai phénomène commence il y a  une quinzaine d'années avec le MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui en 2002 fait le choix de mettre en ligne gracieusement l'intégralité de son matériel pédagogique. Ce dispositif, nommé OpenCourseWare http://video.mit.edu/channel/opencourseware/ n'apporte toutefois aucune valeur ajoutée aux cours d'origine. 2005 : 3 ans plus tard, l'idée a déjà séduit 200 institutions du monde entier qui se regroupent pour former, sur le même modèle de mise en ligne de contenu, le Consortium OpenCourseWare http://www.ocwconsortium.org/ . Celui-ci consolide et prolonge l’initiative du MIT.  2008 : Stephen Downes et George Siemens, deux enseignants canadiens à l'origine du connectivisme, montent un MOOC qui fait écho à cette théorie en s'appuyant sur des vidéos, des espaces de discussion et des échanges par courriels. 2011 : l’université de Stanford lance 3 MOOC et rassemble plus de 100 000 inscrits, tandis que de son côté le MIT innove avec le MITx, son programme de MOOC qui prend le nom d'edX et accueille en son sein les prestigieuses universités d'Harvard, Berkeley et Ucla l'année suivante. 2012 : trois enseignants de Stanford participent à la création de deux start-up spécialisées dans les MOOC : Coursera https://www.coursera.org/ et Udacity https://www.udacity.com/ . Coursera, Udacity et edX sont désormais les plateformes incontournables pour assurer la visibilité des universités. C'est dans cet esprit que l'École Polytechnique rejoint Coursera (plus de 2 millions de participants, 200 cours, 33 partenaires) afin de représenter le savoir français à l'étranger https://www.coursera.org/ep .
Et en France? 2013 est incontestablement l'année des MOOC en français. L’Inria, http://www.inria.fr/ organisme public de recherche dédié aux sciences et technologies du numérique lance en 2013 le MOOC Lab pour créer une plate-forme, réaliser des contenus pédagogiques et mener des recherches (suivre son carnet de signets : https://www.diigo.com/user/fuscia ).  À l'automne, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche met en ligne la plateforme FUN (France Université Numérique), avec des cours programmés pour janvier 2014 :  http://www.france-universite-numerique.fr/ . Ce mouvement dont les grandes écoles et les universités françaises s'emparent enfin, est à mettre en relation avec le développement des apprentissages nomades liés aux potentialités des appareils mobiles et le phénomène du BYOD ( Bring Your Own Device ), comme le souligne Denis Cristol (spécialiste du management et des ressources humaines) dans le préambule de son dossier documentaire «l’apprentissage connexionniste : e-learning, MOOC et réseaux sociaux» : http://data.over-blog-kiwi.com/0/53/56/33/201304/ob_dcd9c2_apprentissage-connexioniste-et-mooc.pdf .