Tablette tactile et enseignement

Manifestations

2012

écriTech’3

La tablette numérique, nouvelle ardoise de l'élève ?

La troisième édition de ce colloque, organisé par la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), l’inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN), le rectorat et le CRDP de l’académie de Nice,  s'est déroulée les 5 et 6 avril 2012 au pôle universitaire Nice Saint-Jean d’Angély – université de Nice-Sophia-Antipolis.

Actes en ligne

Les Actes du colloque Ecritech'3, consacré cette année aux usages des tablettes numériques à l'école, sont en ligne. Les premières contributions rendent compte des expérimentations menées dans trois académies. Les autres communications du colloque s'organisent autour de 4 modules spécifiques : le module 1 s'intéresse aux tablettes et aux ressources ainsi qu'aux éventuelles évolutions induites en matière d’accès et de modalités d’apprentissage ; le module 2 concerne l'usage des tablettes par les élèves à besoins éducatifs particuliers ; le module 3 questionne les usages individuels et collectifs tandis que le module 4 s'interroge sur le recours aux tablettes au sein des multiples lieux de culture.

Rapports des opérations menées en académie

Trois académies rendent compte de l'expérimentation de tablettes tactiles à l'école : l'académie de Nice, l'académie de Limoges et l'académie de Grenoble. L'expérimentation menée dans l'académie de Nice concerne plusieurs types d'établissement et fait ressortir trois points en particulier : accès aux ressources, ouverture sur les média, accessibilité facilitée. Les travaux de l'académie de Grenoble s'appuient plus particulièrement sur trois types d'usages : lire, écrire et produire, pratique de l'oral (écoute et enregistrement). Les modalités d'attribution des tablettes suivent la même logique de variété au niveau du choix des établissements. L'académie de Limoges se situe dans une perspective différente puisqu'il s'agit d'un déploiement des tablettes sur l'ensemble des collèges de la Corrèze (élèves et enseignants) souhaité par la collectivité territoriale. Chaque tablette est donc nominative; elle s'utilise à l'école et à domicile. Les usages observés sont plutôt ponctuels à l'opposé des séances informatiques sur ordinateur.
Au final, un certain nombre de freins sont néanmoins évoqués : communication et mise en place du wifi (raisons sanitaires, traçabilité des élèves), accessibilité des ressources pédagogiques jugées insuffisantes et coûteuses, compatibilité avec les ENT, sécurité des matériels (risques de vols).

Des usages pluriels

Les actes en ligne proposent un ensemble de quatre modules très fournis correspondant aux diverses communications effectuées au cours des deux journées du colloque. Quelques éclaircissements sont apportés en matière d'ergonomie cognitive (principe d'utilisabilité : efficacité, efficience, satisfaction). Sont également abordées les évolutions de ces nouveaux supports en liaison avec les manuels numériques (module 1). De nombreux témoignages relatant des pratiques de terrain soulignent la pluralité des usages : utilisations nomades, individuelles et/ou collectives (module 3), voire collaboratives, applications pédagogiques avec des élèves à besoins éducatifs particuliers (élèves en situation de handicap, élèves hospitalisés) traitées de façon détaillée dans le deuxième module. La place de l'ardoise numérique est également évoquée dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle (module 4) , au sein de l'enseignement de l'histoire des arts et dans les différents lieux de culture (musées, bibliothèques universitaires, centres de documentation).

Pour compléter cet état des lieux, sont présentés les premiers résultats issus de l'enquête menée depuis 2011 par l'Ifé (Institut français d'éducation) auprès des établissements scolaires impliqués dans des expérimentations avec les tablettes numériques.  


Consultez l'intégralité des actes en ligne : écritech'3

Écriture technologie.com, [consulté le 23 octobre 2012]