Livre numérique

7. Aspects socio-culturels

Nouvelles pratiques culturelles

Quels usages - Quelles pratiques ?

 Baromètre des usages du livre numérique

«Le Salon du Livre de Paris 2014 a été l’occasion de découvrir les chiffres de la 4ème vague du « Baromètre des usages du livre numérique » réalisé par le SNE/ la Sofia et la SGDL. Cette enquête a été menée par OpinionWay, entre le 31 janvier et le 21 février 2014 auprès de 501 utilisateurs d’ebooks. 15% des français sont lecteurs de livres numériques, un chiffre qui reste assez stable si on le compare au résultat du baromètre effectué l’an dernier.Pour les organisations professionnelles, « le taux d’équipement des lecteurs de livres numériques, sans conséquence significative sur les usages et les comportements (achats et lectures). Les lecteurs de livres numériques restent fortement attachés au livre imprimé et leur pratique de lecture numérique reste complémentaire à celle du livre imprimé. De nouvelles offres de diffusion se développent (streaming…) et les usages se maintiennent dans le respect du droit d’auteur (préférence pour le paiement à l’acte). »

IDBOOX, le 25/03/2014

Ebook : Les jeunes préfèrent sentir le livre dans leurs mains

«Une étude menée par VoxBurner sur les relations entre lecture numérique et jeunes lecteurs montre que l'on peut avoir 16-24 ans, et ne pas s'emballer devant tout ce qui a un écran. L'enquête montre clairement que les livres physiques restent le format favori chez les jeunes. Mais attention : parce qu'ils trouvent les contenus numériques trop chers, et qu'ils ne possèdent pas encore tous une tablette...»

ActuaLitté, le 16/03/2014

Enquête Hadopi Harris

«Hadopi a publié son baromètre de l’offre légale sur les biens culturels dématérialisés. Menée avec l’Institut Harris cette deuxième vague évalue la perception de l’offre légale par les internautes. Le livre numérique fait partie de cette étude et l’indice global d’attractivité (service, variété, prix etc.) est en léger recul versus la première vague de janvier 2013. »

IDBOOX, le 17/12/2013

Un livre Un jour (France 3) et la lecture numérique

«« Au moment où le livre et la lecture connaissent un bouleversement sans précédent avec la révolution numérique, il n'existe encore à ce jour aucune émission qui puisse guider les lecteurs et les internautes dans ces nouveaux usages ni ces nouvelles offres culturelles. Seuls quelques blogs et quelques sites destinés aux professionnels, aux libraires, distillent des informations parcellaires et orientées », explique un communiqué de France 3. Dans ce contexte, la rédaction de Un Livre Un Jour a décidé de créer cette webémission qui donne la parole aux acteurs de la lecture numérique, et aux auteurs, dans leur relation au livre numérique.»

ActuaLitté, le 26/11/2013

Le livre numérique, un objet social par excellence !

«Les livres numériques doivent être valorisés pour attirer le public toujours plus nombreux. Les plateformes numériques rivalisent d’inventivité pour fidéliser le lecteur.
Phonerader se lance dans l’aventure en France avec un concept original. La table, même virtuelle du libraire est oubliée, ce sont les critiques des lecteurs, les échanges autour de la lecture qui suscitent les mises en avant des livres numériques sur le portail. La prescription se fait par et via celui qui a lu le livre ! 
On achète, on lit, on critique via le Web et en téléchargeant l’application iOS ou Android pour tablettes et smartphones.»

IDBOOX, le 24/06/2013

Baromètre sur les usages du livre numérique en France

Les résultats de la troisième vague du Baromètre SOFIA/SNE/SGDL sur les usages du livre numérique en France ont été publiés lors des 10èmes Assises du livre numérique du SNE, le vendredi 22 mars 2013. Ce baromètre semestriel a pour objectif d'observer les pratiques licites ou illicites en la matière en les comparant avec les usages du support imprimé.
Cette enquête a été menée par OpinionWay (norme ISO 20252), entre le 7 et le 20 février 2013, auprès d'un premier échantillon de 2009 personnes, représentatif de la population française, âgé de 15 ans et plus, et d’un second de 503 utilisateurs de livres numériques constitué sur la base des résultats du premier échantillon.
Les lecteurs de livres numériques
Le sondage montre que la proportion des lecteurs d'ouvrages numériques a augmenté depuis 1 an : 15% de la population française âgée de 15 ans et plus déclare en effet avoir déjà lu, tout ou partie d'un livre numérique. La lecture de textes numériques (en dehors des sms et courriels) représente environ 57 minutes par jour. Cette pratique s'observe plus particulièrement chez les habitués de l'imprimé. Selon l'étude, 69% des lecteurs de livres numériques déclarent avoir lu un livre imprimé pour la dernière fois il y a moins d’un mois et  22% affirment lire au minimum 20 livres imprimés chaque année. Par comparaison, les chiffres tombent respectivement à 41% et à 14% pour les non lecteurs de livres numériques. L'équipement joue un rôle non négligeable dans cette dynamique : le communiqué précise que « 42% des lecteurs de livres numériques possèdent une tablette et 20% une liseuse, quand seuls 17% et 3% des non lecteurs de livre numérique en possèdent. Liseuses et tablettes sont alors exclusivement ou fréquemment utilisées pour la lecture de livres numériques. Les autres supports utilisés sont l’ordinateur portable, l’ordinateur fixe et le smartphone ».
Les comportements des usagers du livre numérique
74% des lecteurs de livres numériques ont déjà acheté des livres numériques. 64 % préfèrent le paiement à l’acte au prêt, à la location ou à l’abonnement. Selon les résultats du  sondage, l’acquisition de ce type de support s'effectue principalement sur les sites des opérateurs Internet (39%) et des grandes surfaces spécialisées (24%) ainsi que ceux des libraires (18%). Certains lancent une requête  directe via les moteurs de recherche (21%, +4 points). Les pratiques illicites demeurent relativement faibles en comparaison avec les autres industries culturelles : 14% des lecteurs de livres numériques déclarent avoir déjà eu recours à une offre illégale.
Le livre numérique est apprécié principalement pour sa facilité de stockage et de rangement (78% et 73%), sa facilité de transport et de mobilité (58%) et son prix (58%) tandis que son pendant imprimé est préféré notamment pour le plaisir et le confort de lecture (76% et 67%), le fait d'offrir ou de partager un livre (76%), la qualité et la variété du choix proposé (67% et 61%). Les avis s'avèrent contrastés vis-à-vis de l'évolution des pratiques lectorales numériques, les résultats faisant ressortir au final « un fort attachement [...] au livre imprimé  ». Le communiqué précise en outre qu'il « apparaît que la lecture de livres numériques, majoritairement licite et payante, est toujours une pratique de lecture complémentaire à celle du livre imprimé »

Opinion-Way, février 2013

Usages des liseuses : finalement, on utilise peu toutes leurs fonctionnalités

«En octobre, je vous avais proposé un petit sondage (disponible également sur eBouquin) dédié aux utilisateurs de liseuses... Voici donc une rapide analyse des 518 réponses collectées.
Ce que j'en retiens pour ma part. C'est qu'il y a des fonctionnalités qui finalement marchent assez mal sur les liseuses. Elles apparaissent très bien, car les utilisateurs montrent assez vite qu'ils ne les utilisent finalement pas ou très peu. Est-ce lié à un défaut de conception ? Peut-on les améliorer et améliorer leur taux d'utilisation ? Ou n'ont-elles finalement aucun intérêt ?... Il est plus difficile de trancher, car il y a toujours une grande variété d'utilisateurs : il n'y a pas de modèle unique de lecteur, comme l'explique très bien Nicolas Nova dans son livre sur Les flops technologiques.»

Le Monde, blog la feuille, 19/01/2012

Liseuses et ereaders, quels usages ?

Cet article présente une synthèse du sondage concernant l'usage des fonctionnalités des liseuses et présenté ci-dessus.
«À la lecture de cet article, on se rend compte que les pratiques repérés sont avant tout des pratiques...d’”utilisateurs assidus” comme le dit Hubert Guillaud mais pour qui les fonctionnalités de leur reader sont encore surdosées. La mémoire interne de la liseuse et l’exemple type : environ 50 % d’utilisateurs indiquent que leur ereader est rempli à moins de 20 %...»

Ebouquin, 11/02/2012 

Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens

Entretien avec Danièle Sallenave
"Normalienne, agrégée de lettres, traductrice de Pasolini et de Calvino, Danielle Sallenave publie aujourd’hui "Nous, on n’aime pas lire", passionnante réflexion sur l’apprentissage de la lecture, issue de sa rencontre avec de jeunes lycéens..."

- Que répondez-vous aux apôtres du web qui expliquent que l’accaparement des jeunes générations par les écrans en fait paradoxalement des lecteurs assidus?
DS : "... une lecture, fût-elle "assidue" d’informations générales n’est pas l’équivalent de la lecture, même sporadique, d’une oeuvre grande et forte, d’un grand texte..."

Nous avons vu apparaître cette année les premiers lecteurs électroniques procurant un confort de lecture équivalent à celui du papier. Confronté à ce nouvel objet, le livre va-t-il rester le contenant emblématique du savoir? N’a-t-il pas déjà perdu ce statut?
DS : " à chaque grande invention : quelque chose d’irremplaçable est tué, quelque chose d’impensable s’impose. L’imprimerie signe la fin des incunables, mais elle est aussi un gain immense en matière de diffusion des oeuvres et de la pensée, même si ce n’est pas son but premier. Les modernes "readers" s’inscriront-ils dans cette ligne ? […] Je n’y vois pas de menace pour la lecture, puisque le mode d’appropriation et de construction du sens demeureront rigoureusement le même. […]  Mais la question du goût de lire se posera tout autant : celui qu’on aura convaincu d'en acheter un car c’est "moderne" risquera fort d’être déçu. Le maniement sera souple et facile ; mais le processus de lecture toujours le même. Lent et ennuyeux, toujours autant, si vous n’aimez pas ou ne savez pas lire. Le "reader" n’est pas un appareil de transfusion du sens."

Entretien avec Danièle Sallenave : Lirons-nous demain ? Le Magazine littéraire, mars 2009

La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google

Robert Darnton
Accès public, contrôle privé - En offrant au plus grand nombre une masse toujours croissante de connaissances, Internet réalise-t-il le rêve des Lumières ou prépare-t-il le cauchemar d'un savoir public livré aux appétits privés ? Grâce à - ou à cause de - Google, ces questions n'ont plus rien d'abstrait. Ces quatre dernières années, le célèbre moteur de recherche a numérisé et mis en ligne des millions d'ouvrages (...)

Le Monde diplomatique, mars 2009

Lecture confortable mais au prix fort... Le livre numérique complémentaire de la version papier...

"Deux tiers des lecteurs du Reader de Sony estiment qu’il est plus agréable de lire un livre sur ce ebook que sur un format classique...
Ainsi 70% considèrent que le livre numérique est complémentaire de la version papier.[...]
Quelles sont les qualités de ce ebook ? Le confort de lecture est donc jugé satisfaisant, avec une note en moyenne de 7,6 sur 10. Le principal avantage cité tient dans les performances techniques de l’appareil (59%). Du côté des améliorations à apporter, c’est le coût des livres à télécharger qui coince. Ainsi 80% des personnes interrogées jugent le prix insatisfaisant. Elles pensent, pour 75% d’entre elles, que le prix devrait être en moyenne 40% moins cher qu’un livre (contre environ 10% aujourd’hui).."

Ecrans.fr, 13/03/2009

Appel pour l'ebook : 21 raisons de défendre le livre électronique

Gabriel Gascon dirige le site Sos eBooks
"Instantanéité... Ubiquité... Permanence... Inusable... Facile à copier... Bibliothèque portable... Recherche facile dans le texte... Citations plus faciles... Marque-page et annotations... Liens dynamiques et métalecture... Audio et vidéo... Synthèse vocale... Apprentissage en ligne (e-learning)... Couleurs et illustrations... Facile à modifier... On peut le lire dans le noir... Écologique... Facilite l'enseignement... On peut adapter l'aspect... Certains livres ne sont publiés qu'en ebook..."

ActuaLitté.com, 07/03/2009

Pratiques sociales du livre électronique

Jean-Gabriel Ganascia
"En résumé, le rôle que joue le livre électronique dans la construction et la transmission d'un patrimoine intellectuel recouvre des visages si différents qu'il convient d'abord de les sérier, en distinguant les publics (enfants, juristes, érudits...) et les usages (scolaire, jeux, ouvrages de référence, éditions génétiques, encyclopédies...) pour en constituer une typologie."

Le livre électronique : réflexion de prospective. CNRS, 2000