Livre numérique

1. De quoi parle-t-on ?

Supports de lecture

Quel terme employer en français ?

e-paper ou enchiridion, le débat est ouvert...
"A la Renaissance, lors du développement du livre transportable, le mot alors repris du grec "enchiridion", ou "livre de main", a vite été délaissé pour le classique "livre". Mais la question est beaucoup plus complexe aujourd'hui: les fonctions et les formes de ce nouveau support et de ses contenus sont autrement plus diverses que celles de son prédécesseur. Peut-on alors seulement trouver un mot ?"

Blog papierelectronique
http://papierelectronique.blogspot.com/2007/04/livrel-elivre-ebibliothque.html

Le vocabulaire utilisé pour nommer les "readers" électroniques s'enrichit de jour en jour... mais ne gagne pas forcément en précision pour autant
"...le vocabulaire utilisé pour nommer les "readers" électroniques s'enrichit de jour en jour... mais ne gagne pas forcément en précision pour autant. La terminologie change en fonction du locuteur, et certains mots sont polysémiques."

Blog Deuxsemainesavecuniliad
http://deuxsemainesavecuniliad.blogspot.com/

lecteur et reader
Le terme français et le terme anglais sont polysémiques. Il désignent à la fois
- une personne qui lit ;
- un dispositif matériel ou logiciel permettant l'exécution d'un document multimédia stocké sur un support d'information (lecteur-enregistreur de DVD par exemple).

livre électronique et livrel
désignent à la fois
- le contenu : le livre en tant qu'oeuvre, le texte au format numérique
- le contenant : le terminal servant à la lecture
livrel est surtout utilisé par par les Québécois

ePaper
désigne à la fois
- la technologie d'affichage
- le terminal servant à la lecture.
Apparu plus récemment avec la technologie du papier et de l'encre électroniques.

liseuse
Le terme a été proposé pour le terminal servant à la lecture.
Il existait déjà pour désigner
- une lampe pour la lecture
- un petit coupe-papier servant en même temps de signet
- une cape légère et chaude pour lire au lit
liseur (euse) désigne
- une personne qui a l'habitude de beaucoup lire

Nommons donc cet objet
"Comment traduire le terme “eReader”, qui désigne l’objet nous permettant de lire des textes électroniques ?
Liseuse, un nom féminin, disponible en quelque sorte car désignant soit un objet pratiquement tombé en désuétude, soit une lampe de lecture, objet assez peu courant et plus souvent désigné par le mot “lampe” que par le mot “liseuse”. Liseuse, sans la moindre ambiguïté, se réfère à la lecture. Un mot court, facile à prononcer, avec une terminaison en “-euse” déjà utilisée par de nombreux outils (une tondeuse, une perceuse…)
Bouquineur […] a une connotation trop familière […]
Livrel […] perpétue la confusion entre terminal de lecture et texte au format électronique […]
Lecteur est déjà utilisé pour les machines lisant les DVD ou les mp3, et qui aurait l’inconvénient de désigner d’un même terme la personne qui lit et la machine qu’elle utilise pour ce faire."

- Faute de nom commun, [ces objets] sont désignés par des noms propres
"en parcourant les blogs spécialisés sur le sujet que ces terminaux, faute de nom commun, sont désignés par des noms propres : on y dit “mon Iliad”, “mon Kindle”, “mon Cybook”, comme on dit “la Peugeot” ou “la Volkswagen”, mais on apprécie de pouvoir utiliser le terme “voiture” lorsque l’on ne souhaite se référer ni à une voiture particulière, ni à une marque de voiture. "

- Le fait de pouvoir désigner de façon non équivoque un objet a de l’importance
"Et… le choix du mot compte aussi. Le problème est résolu pour les anglophones, e-reader convient bien, est facile à prononcer, son sens peut être précisé en intercalant une seule syllabe : “eBook reader”. “

- Qu’importe le lecteur, la liseuse, l’écran ou l’iPhone, pourvu qu’on ait le livre
"le support induisant le “supporté”, on ne sait pas d’avantage à quoi ressemblera le livre demain. On devine juste, à voir ce qui bouillonne sur le web, que le livre sera protéiforme, individuel ou collectif, arrêté ou en cours d’écriture, sonore, visuel, pyrotechnique, homme, femme et transgenre. A l’arrivée, qui sera toujours devant nous, on lira, sans lire tout à fait, des livres qui n’en seront pas, sur un livre qui n’aura rien d’un livre — non-lecteur de non-livre, nous serons tous devenus les quasi-auteurs du presque-livre de notre vie, écrit et lu en temps réel."

Blog Archicampus
http://www.archicampus.net/wordpress/?p=206