ATTENTION : ces archives ne sont plus tenues à jour, des liens peuvent être brisés.

Des enseignants qui « tweetent ». Des journalistes en huis clos. Un wiki en documentation...

Des enseignants expérimentent des usages de Twitter avec leurs élèves, en français, histoire-géographie et philosophie : témoignages sur les sites de l'École numérique et du Café pédagogique. Cinq journalistes sont restés en huis clos, sans médias, hormis Twitter et Facebook : bilan d’une expérience. Wiki InfoDoc, projet collaboratif piloté par la FADBEN, précise le contenu d'un enseignement en information documentation.

1. Des enseignants qui « tweetent » témoignent de leur expérience

l’ecole numérique

  • En français, histoire-géographie, ECJS et éducation aux médias

Une autre façon de communiquer

Enseignante de lettres et d’histoire-géographie en lycée professionnel, Laurence Juin a lancé avec une classe un projet de micro-blogging, TWITTER, depuis la rentrée de septembre 2009.
« ... Twitter n’est en aucun cas une certitude pédagogique mais bien une expérience que je vis au jour le jour avec cette classe. Je teste quelle utilisation et quelles applications sont possibles.
Twitter ne remplace pas ma pédagogie classique, c’est un complément, un « plus ».
Nous utilisons Twitter sur le temps de classe et hors temps de classe.
Hors temps de classe, Twitter me sert d’agrégateur de savoirs et d’ouverture culturelle. Je tweete des informations complémentaires : le lien vers une chanson, un poème, une bande-annonce évoqués en cours, une précision sur une donnée chiffrée demandée en cours de géographie, etc.
Twitter permet aussi des discussions, échanges et débats sur des sujets culturels...
Je leur tweete aussi leurs notes d’évaluation...
Twitter permet de développer la communication verticale et horizontale et de donner des informations sur la vie de classe...
Twitter permet aussi de garder un lien lors des périodes longues de stage en entreprise...
Twitter en classe me permet de favoriser le difficile (surtout en lycée professionnel) apprentissage de la prise de notes ... »

Deux exemples d’application
1er exemple : utilisation en cours de géographie / séquence « les États-Unis »
2e exemple : séquence transdisciplinaire français / arts appliqués « du haïku au tatouage »

Voir le détail de cette expérience
 

  • En philosophie

café pédagogique
Rencontre avec un pionnier du multimédia pour l'enseignement de la philosophie : François Jourde

Par François Jarraud

Articulation du site et du cours de philo
« Mes élèves consultent surtout les cahiers de textes en ligne. Ils sont publiés sur des plateformes de blogues, et j'y intègre les documents utilisés et/ou produits en cours... Pour le moment, je n'incite pas les élèves du secondaire à intervenir sur le site (par exemple dans les commentaires des billets)... Quant à moi, le site me permet de conserver la mémoire de mon travail, et de le rendre visible au-delà de la classe. Cela génère parfois des interactions avec d'autres personnes. »

À propos de Twitter
« Pour l'heure, je l'utilise de trois manières.
1. Personnellement, comme un outil de veille informationnelle : ici, je reçois beaucoup et j'émets peu.
2. Dans le cours de philosophie, mon utilisation demeure assez minimale : Twitter ne me sert qu'à générer un flux de courtes notes que je place sur mon site, et qui informent surtout de l'actualité du cours et de quelques liens liés au cours.
3. Je n'utilise pleinement Twitter qu'avec les étudiants de BTS (cours de psychosociologie de la communication). Outre l'usage précédent (générer un fil d'informations), Twitter me sert à susciter des échanges hors et autour du cours proprement dit...
Ce caractère public des échanges me permet d'ailleurs de les sensibiliser à la question de l'identité numérique, qui doit être plurielle. Je les sensibilise et les exerce à la nécessité de varier le mode de communication selon l'identité numérique : ils ne peuvent pas s'afficher ni s'exprimer sur le réseau Twitter du cours comme ils le feraient par exemple sur leur réseau social Facebook... »

Mobilisation des étudiants
« Ils sont assez mobilisés. Cela d'ailleurs me frappe, — ou plutôt me confirme un phénomène bien connu des psychosociologues : l'engagement s'accentue avec le sentiment de liberté ! En effet, je leur ai également demandé de réaliser un blogue d'étudiant (ce projet est en cours). Or, je leur avais dit que si la création du blogue est un exercice imposé, leur participation à Twitter était optionnelle et libre. Résultat : affluence sur Twitter, mais pas sur les blogues… »

Lire l'intégralité de l'entretien sur le site du Café pédagogique

Voir le site de François Jourde

  • En histoire

café pédagogique

Twitter : reconstituer l’histoire en 140 caractères

Par Lyonel Kaufmann, Professeur formateur, Didactique de l’Histoire, HEP Lausanne (Suisse)
« Depuis 2007, les blogs pédagogiques ont connu un développement réjouissant. Qu’en sera-t-il de l’utilisation du microblogging (twitter, identi.ca) ? L’expérience en cours de TwHistory mérite déjà le détour.
Au final, l’avis des élèves relativement à une telle séquence aboutit à une évaluation très controversée. Certains y ont salué l'intégration des médias numériques dans la salle de classe, d'autres y voyaient une salle de classe tout simplement chamboulée et ont manifesté leur désir d’un retour à un enseignement “traditionnel”.
Du côté des enseignant-e-s, les initiants de TwHistory sont conscients que de telles activités doivent prendre en compte la variable temps, le nombre limité de périodes accordées à l’enseignement de l’histoire et la nécessité de concevoir des scénarios reproductibles d’une année à l’autre. Elles devraient également intégrer la question des curricula pour s’intégrer dans l’activité habituelle de la classe. Enfin, leur objectif consiste aussi à développer des scénarios en plusieurs langues, voire de développer des outils de traduction permettant la participation en temps réels ou différés en plusieurs langues. »

Lire le compte rendu  et explorer les liens :
Le  Café pédagogique, n° 109

Le site http://twhistory.org/

2. Des journalistes en huis clos, reliés seulement à Twitter et Facebook

Huis clos sur le net : le bilan

« Après cinq jours et cinq nuits passées dans un gite du Périgord, totalement coupés du monde et seulement reliés à l’actualité par Facebook et Twitter, les cinq journalistes des Radio francophones publiques tirent le bilan de cette expérience inédite...
La première est la rapidité de relais qu’offre twitter....
Le deuxième enseignement est que les médias traditionnels nous manquent pour comprendre et pour décrypter l’actualité qui nous parvient...
Le troisième enseignement est la hiérarchie qui ressort de twitter...
Pour ce qui est d’un enseignement clair et général, je dirais, après cinq jours "d’enfermement", que twitter/Facebook et les médias classiques ne sont pas à opposer. Ces deux réseaux sont complémentaires. En clair, l’un informe, l’autre relaye. »

France-info, 05/02/2010

À quoi a vraiment servi "Huis clos sur le Net"?

Interview des journalistes

L'Expansion, 05/02/2010

Huis clos sur le net: le jour sans lien

« C’est un défi que certains d’entre nous avons fixé pour cette avant-dernière journée de l’expérience Huis clos sur le Net. L’idée est de ne pas cliquer sur les liens des messages envoyés sur Twitter et Facebook.
Bien entendu, il s’agit d’une situation totalement artificielle. Aucun internaute n’agit de la sorte. C’est aussi le cas des journalistes utilisant les réseaux sociaux qui profitent de toutes les sources d’informations disponibles... »

RTBF, 04/02/2010

Huis clos sur le Net : les réseaux sociaux ne font pas toute l'info

« L’expérience, qui a consisté pour cinq journalistes à s’informer uniquement par le biais de Facebook et de Twitter pendant cinq jours, a pris fin. Leur conclusion est sans surprise... »

01.net, 05/02/2010

« Huis clos sur le Net » enfermé dans les clichés

Cinq journalistes sans médias, hormis Twitter et Facebook : bilan d’une expérience peu probante.
« Sur le plan de la com’, l’opération a été un franc succès. [...] Conséquence de cette médiatisation, les cinq journalistes-cobayes ont dû faire face à une véritable «cabale» des internautes, selon Anne-Paule Martin (RSR), qui ont rapidement souligné les défaillances du dispositif. Pour que l’opération soit bien menée, il aurait fallu ne pas l’annoncer. De fait, cela a modifié les comportements des utilisateurs de ces réseaux sociaux. Certains ont été plus réactifs, plus précis, et plus productifs que d’habitude, adressant directement leurs infos aux cinq participants. D’autres, au contraire, se sont amusés à faire circuler des fausses informations.
Pas question ici de remettre en doute le sérieux et la bonne foi des participants. Mais les conclusions de Huis clos n’étaient-elles pas déjà écrites à l’avance ?... »

Libération, 09/02/2010

3. Un nouveau wiki en information-documentation

wiki fadben
Wiki InfoDoc

Wiki InfoDoc est un projet collaboratif piloté par la FADBEN (Fédération des Enseignants documentalistes de l'Education Nationale) destiné à préciser le contenu d'un enseignement en information documentation.
Cet outil cherche à associer acteurs de terrain et chercheurs dans la définition de notions essentielles et la mutualisation de pistes pédagogiques sur ces mêmes notions.
> Information
> Document
> Source
> Recherche d'information
> Indexation
> Exploitation de l'information
> Espace informationnel

Voir aussi

Le dossier d'éduscolPratiques collaboratives

Ce dossier a été restructuré. Des mises à jour ont été effectuées.
1. Pratiques collaboratives et culture numérique
3. Outils collaboratifs dans l'enseignement
4. Exemples d'usages dans les disciplines
5. Exemples dans divers contextes professionnels
6. Le cas des encyclopédies collaboratives
7. Bibliographie-Webographie