Le bouton de nacre

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Commentaires

2016/03/10 17:00 #10-11
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LE BOUTON DE NACRE est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers.
2016/03/14 17:40 #10-13
Lycée Les Cordeliers
Le bouton de nacre est un devoir de mémoire! En effet, grâce à deux boutons de nacre découverts au fond de l'océan et dans la glace, le réalisateur Patricio Guzman nous fait plonger dans l'histoire trouble du Chili. On remonte plusieurs siècles en arrière chez les indigènes de Patagonie, peuple ancestral qui arborait une très riche culture annihilée par des envahisseurs de tous bords. On se déplace ensuite bien plus tard quand la dictature de Pinochet des années 70 ensanglante le pays avec des arrestations, tortures, enlèvements et immersions dans l'océan de nombreux opposants politiques. Les deux boutons conservés, une fois ramenés à l'air libre, nous racontent des vies brisées à différents moments de l'histoire.
L'eau, acteur principal du film a gardé un triste secret! L'eau est partout : dans l'océan, les glaciers, les rivières, la pluie... cette eau qui était le cœur de la vie des indigènes et le tombeau de milliers de victimes.
Alors, oui, jetons-nous à l'eau et découvrons un film puissant, envoûtant, qui ne dissimule rien. L'horreur de l'histoire est face à nous. Assumons!
2016/03/15 15:34 #10-15
Lycée de la Vallée du Cailly
"le bouton de nacre" de son titre original "El boton de nacar" est un film documentaire chilien sélectionné au festival de Cannes en 2015.Ce film est porté par la voix off en espagnol (version originale avec sous-titres) de Patricio Guzman, le réalisateur, lui même chilien qui nous raconte avec passion l'histoire de son pays. Ce film a pour thème principal l'eau, le cosmos et l'être humain. Plusieurs témoignages poignants , des reproductions de scènes d’exécutions reproduites jusqu'au moindre détail. donnent une énorme crédibilité à ce film.J'ai été subjuguée à la vue de ces magnifiques paysages encore inconnus pour moi à ce jour, subjuguée par la manière avec laquelle ce documentariste arrive par les mots et par les images à nous transmettre ce devoir de ne pas oublier. Néanmoins ce film documentaire traitant de beaucoup de sujets sensibles qui nous prennent aux tripes soit : le génocide, l'injustice humaine, la loi du plus fort, me pousse à dire que ce documentaire n'est appréciable à sa juste valeur que pour un public ayant faim de connaissances historiques ou ayant la maturité nécessaire pour le comprendre.Je tire ma révérence à ce réalisateur bouleversant d'intelligence cinématographique qui nous fait comprendre l'importance et le but même du cinéma dans notre société. Nul n' a jamais vraiment gagné par la force , la violence et le mépris même si la sensation y est.
Marie Fidèle classe de seconde lycée de la vallée du Cailly Déville Les Rouen
2016/03/21 11:05 #bd86-4c30-ac56-4f343334479e
Lycée pro Eric Tabarly
Le documentaire «Le Bouton de Nacre»a été fait par le réalisateur Patricio Guzman . Il dure 1h22 et raconte sur l’histoire de l’eau le cosmos et de l’humain. Pour moi c’est donc un documentaire historique sur la vie des indigènes de Patagonie. Cette histoire part donc d’un mystérieux bouton retrouvé dans le Pacifique, près des côtes chiliennes.

Le documentaire de Patricio Guzman parle essentiellement des indigènes de Patagonie vivant à l’extrême sud du Chili. Ils ont été massacrés dès le 19ème siècle et il en reste très peu d’entre eux : les images du documentaire sont très choquantes et très dures. Je trouve que ce documentaire est très macabre notamment à cause des images de la femme retrouvé morte à cause du régime de Pinochet. Mais surtout pour moi c’est d’avoir vu les images des personnes qui tuaient les indigènes, et étaient récompensés par une livre (argent) pour un testicule d’homme ou un sein et une demi livre pour une oreille d'un enfant.
Je trouve que ça met très mal à l’aise le spectateur, la façon dont le réalisateur décide de montrer une reconstitution des corps des opposants au régime de Pinochet qui étaient emballés et jetés dans la mer. Pour moi, ce film est également très difficile à suivre car pendant les 30 premières minutes, on s’ennuie vite, puis vient l’histoire des indigènes. Il en reste donc très peu d'indiens aujourd'hui en Patagonie mais dans le documentaire le réalisateur pose des questions sur l’une des dernières indigènes et un moment, il lui demande de dire dans sa langue un certain nombre de mots puis vient à deux mots particuliers qui sont « police » et « Dieu ». La vieille dame nous a dit qu’il n'y avait aucune traduction dans leur langage, cela voulait dire que pour eux, il n’y avait pas besoin de dieu ni de police.

De plus, je trouve que ce documentaire est relativement bien filmé notamment grâce aux images de la nature, avec les glaciers, et les couleurs très lumineuses. En réalité je ne pensais pas que cette partie de la terre, ce pays qui est le Chili vivaient plusieurs tributs indigènes qui naviguaient et se nourrissaient de ce que l’eau leur apportait. C’est un côté touchant grâce au rapprochement entre l’homme et la nature.
Pour conclure, j’encourage les personnes en quête de vérité historique à aller voir ce documentaire, mais je ferai des réserves sur le fait ou la manière de filmer avec plusieurs histoires qui se mélangent et la complexité de l’histoire globale racontée.

Mathis Coulon
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 11:24 #27e9-46a8-a22a-66cfc39b23bd
Lycée pro Eric Tabarly
Patricio GUZMAN a réalisé ce documentaire sur l'histoire du Chili. Il est d'une durée de 1h22 et est sortie en France le 28 Octobre 2015. Ce film raconte l'histoire des indigènes chiliens, les « Kaweskar » qui ont été massacrés au 19ème et 20è siècles. Dans leur société, l'eau est un élément essentiel et on le retrouve énormément pendant le film.
En vérité, ce documentaire se revendiquant très porté sur ses autochtones, n'en parle pas dans son intégralité. Ce film parle aussi et surtout de l'eau, qui est certes le point clé de la vie de ces indigènes est très présent, voir trop, car au bout d'une trentaine de minutes sur se sujet, l'ennui nous vient et prend assez d'ampleur.
Patricio GUZMAN a fait appel à un poète philosophe, Raul Zurita, qui va faire plusieurs apparitions assez courtes, mais on le voit à chaque fois philosopher sur l'eau, le cosmos et ce que les indiens croient de la vie après la mort. Le réalisateur a donc rajouté pas mal d'éléments qui ont eu pour effet de nous faire réfléchir. Tous les éléments qu'il a utilisés étaient assez complexes et n'étaient pas à la portée de tous. Quand on essaie de comprendre, on se détache un peu trop du film et on peut perdre le fil.
Il y a eu beaucoup d'images d'archives très intéressantes montrant bien la vie des autochtones. On les voyait avec des peintures sur le corps représentant le cosmos avec de bonnes explications sur leur croyances. Le film parle également des opposants à la dictature de Pinochet et il y aussi eu une image d'une femme retrouvée morte sur la plage. Cette femme était opposante au régime politique de l'époque qui était une dictature dirigée par Pinochet. Si le réalisateur en avait seulement parlé, ça n'aurait pas été très gênant mais là il a montré une photo d'archive très choquante de cette femme assassinée. Dans ce style macabre, il y a aussi eu l'explication de l’emballage des corps de ces opposants jetés à la mer que j'ai trouvé aussi très gênant. Ces deux éléments m'ont fortement déplu.
Pour conclure, je me suis trop ennuyé sur les passage parlant de l'eau, sur les moments philosophiques, et le côté morbide m'a aussi beaucoup déplu. Je n'ai pas énormément apprécié ce film, même si j'ai découvert beaucoup d'autres éléments sur l'histoire du Chili.

Tom Musereau
LP Tabarly, les Sables d'Olonne
2016/03/21 21:56 #beb8-4fe9-ac3b-80515d22ab0b
Lycée Jean Michel
C'est grâce à cet ancien peuple du Chili, presque inconnu de notre société actuelle en Europe que l'on réalise vraiment que tout est eau. C'est ce clan si simple, glorifiant l'eau qui est aussi univers, que la misère n'épargne pas. De belles photos permettent au début de voir comme la vie semblait simple et remplie de bonheur. L'arrivée des colombes signe l'arrêt de leurs libertés, les sourires disparaissent, les corps sont enchaînés : photos et vidéos montrent alors la tristesse et l'abattement. Le mélange d'images de maintenant et d'avant enrichit le film et permet de se rendre encore plus compte de ce qu'il sait passé. Ce long métrage est d'autant plus bouleversant que l'histoire de ce pays nous est inconnu alors qu'il est arrivé des choses importantes et graves que nous devrions savoir et ne pas oublier pour ainsi leur rendre honneur.
Elsa, 1ère L1 Lycée Jean Michel. Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:01 #9e4d-4219-8e00-37dd14d2d87e
Lycée Jean Michel

Dans « Le bouton de nacre » Patricio Guzman revient sur le passé de son pays, le Chili : terre des Indiens, dont quelques descendants nous racontent la vie paisible et rudimentaire, aux antipodes de notre confort, de nos coutumes, de notre vision de la vie… Et de celle des chiliens civilisés de l’époque. Une différence comme de coutume intolérable pour l’Homme qui mit en place un massacre sans nom.
Ces hommes et femmes vivaient de l’eau. Ils mouraient d’elle aussi, parfois. Mais c’était ainsi. « Elle faisait partie de la famille» nous dit une voix off, certainement celle de Patricio Guzman, qui nous donne également son point de vu parfois, commençant une phrase ou une autre par « je ». Le documentaire prend ainsi un goût de partage, celui des sentiments personnels d’un homme accessible, qui nous permet d’aborder les événements passés avec davantage de sensibilité qu’à la vue d’une exposition des faits simple et crue.
Cette plongée dans une vie rythmée par le clapotis de l’eau sous la pagaie est d’abord agréable. Ponctuée par des témoignages de descendants des indiens et de chiliens érudits d’aujourd’hui, elle transite vers la période noire de l’histoire des indiens. Les moyens utilisés pour les exterminer sont décrits avec une précision chirurgicale, sans périphrase ni voile. On assiste même à des simulations, sans doute nécessaires pour prendre conscience de l’ampleur d’un massacre seulement vaguement connu des écoliers.
Des plans précis de la nature donnent également une dimension esthétique au film, dont la fin se tire regrettablement en longueur. Plusieurs séquences se succèdent, accompagnées de phrases philosophiques annonçant la fin, qui ne vient pas. On en vient à l’attendre, ce qui rend les plans superflus et gâche malheureusement les dernières minutes du film à mon goût. J’ai cependant retenu à quelques mots près une phrase finale qui m’a marquée : « Si l’eau a une mémoire, elle se souvient sans doute du pire de nous».
J’imagine une mère mélancolique qui regrette les erreurs de ses enfants, qui a l’intuition de celles qu’ils commettront ensuite, Elle les voient arriver. Elle y assiste. Elle attend à nouveau les prochaines...

Maud , 2e 2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:03 #97ef-4b76-8f7f-c4b86563ff61
Lycée Jean Michel
L’eau a-t-elle une mémoire ? Ce film, nous en donne la réponse, à travers l’histoire du génocide des Amérindiens du Chili. Ce film est constitué d’images d’archives, de photos ainsi que de reconstructions. Je trouve cela bien d’utiliser différents supports pour nous permettre de mieux comprendre, et de se glisser dans l’histoire. En effet les témoignages sont touchants. De plus, le film comporte du suspens. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé sa chute, lorsque nous apprennons que le bouton de l’homme est retrouvé au fond de la mer, accroché à une enclume, c’est une histoire incroyable ! Ainsi, ils ont rendu le corps aux victimes pour que « les morts finissent de mourir et pour que les vivants continuent à vivre ». Cependant ce documentaire est trop axé sur le Chili, citer une autre référence aurait été subtile. Malgré tout on apprend beaucoup de cet évènement inconnu pour ma part.

Solène , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:07 #aa87-4cd1-8bbe-c2c9cc06837a
Lycée Jean Michel

L’entrée en matière de ce film est plutôt surprenante : en effet, le premier plan de ce long métrage de Patricio Guzman, est un bloc de quartz, vieux de 3000 ans et retrouvé dans le désert d’Atacama, qui contient une goutte d’eau. C’est en fait, directement et en rapport avec le reste du film qui va s’organiser autour d’un lien très fort entre l’eau, le temps, l’univers et nous (plus particulièrement avec les indigènes de Patagonie). Un lien qui est exploité de fond en comble et qui donne un rendu spectaculaire et complètement inattendu !

La voix calme, lente et claire du réalisateur va alors nous bercer tout au long de ce film, qui regorge de souvenirs et d’avenir concernant les survivants du peuple de l’eau des aborigènes de Patagonie.

Des images plus époustouflantes les unes que les autres de glaciers immenses et tranquilles, mais aussi de galaxies lointaines et de cieux magnifiquement étoilés, nous sont exposés. C’est à travers une réflexion très profonde sur l’arrivée de l’eau sur la planète et de sa mémoire que va se modeler le film. En effet, comment nous a-t-on offert ce cadeau, par quel moyen extraordinaire l’eau compose-t-elle à 70% notre Terre, de quoi a-t-elle été témoin durant ces milliers d’années ? Ce long métrage va répondre à cette question à l’aide du cosmos, qui aurait joué un grand rôle dans l’apport de l’eau, la planète bleu, la vie serait donc arrivée à bord d’une comète.

Ce film ne traite pas seulement de cet aspect là, mais il va, grâce aux indigènes de Patagonie, faire part aux spectateurs, les horreurs et génocides, que ce peuple de l’eau et de l’ombre à endurer. En effet, leur histoire est peu connue et il en reste si peu pour témoigner qu’ils ont du mal à se faire entendre. Cependant Guzman va aller en interroger certains, en recueillant des preuves très émouvants. Et on arrive à la conclusion que si l’eau, comme Patricio le dit, a une mémoire, elle se souviendrait de toute cette magie que la Terre a connu, notamment la naissance de ces indiens qui vivent de l’eau, mais aussi d’autre part, du passé tourmenté du Chilli avec l’océan Pacifique qui a servi de lit de mort à plus d’un, lors de la dictature de Pinochet.

Nous avons adoré ce témoignage d’un homme meurtri par le passé de son pays, et été très impressionnées par l’angle choisi de l’eau et du cosmos qui nous a transportées dans les abymes de cette mémoire aquatique en même temps déchainée et à la fois tellement belle.

Alycia et Alison , 1S2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/22 12:52 #2-1
Lycée Jean Michel
Un film magnifique, touchant et sensible .
Ce film nous prend aux tripes littéralement en racontant l’histoire des indigènes du Chili. Le documentaire retrace leur histoire depuis la colonisation .
Ce film m’a particulièrement touché car on voyait des images réelles et atroces du quasi génocide indien par les colons espagnols. Il ne reste désormais plus qu’une vingtaine d’ancêtres de ces indiens ce qui rend le film unique. Leurs témoignages en espagnol et en langue autochtone apportent du réalisme et de la sensibilité qui touche le spectateur. Ces témoignages sont authentiques et permettent de se donner une idée sur leurs conditions de vie.
Le plus surprenant est que ces meurtres se sont perpétués jusqu’à la fin du dernier siècle, tout cela m’a scandalisé, choqué et interpellé. Un bon documentaire que je recommande vivement.

Florian, 1L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/22 16:13 #2-9
Lycée Jean Giraudoux
Dans la continuité de Nostalgie de la Lumière, Patricio Guzman nous livre une impressionnante réflexion sur l'eau. Après la découverte d'un petit bouton en nacre sur de la ferraille, le réalisateur nous fait découvrir l'histoire de son pays : le Chili. L'eau est primordiale dans ce pays car l'Océan Pacifique est sa plus grande frontière, et qu'elle est la voie pour naviguer entre toutes les petites îles qui le composent. En passant des glaciers aux volcans, par les plateaux chilliens, Patricio Guzman nous fait fait découvrir les différents reliefs de son pays sur un fond de musique classique et de témoignages des derniers représentants des Kawésqars, les indigènes de Patagonie. L'Océan est le gardien des génocides qui ont été commis à la venue des Colons au XVeme siècle, et de la perte de leur culture à cause de la civilisation européenne.
Aussi, Guzaman retrace l'histoire de son pays jusqu'au XXeme siècle, avec la dictature de Pinochet. Là aussi, l'Ocean devient le cimetière de milliers de victimes, jetées à la mer mortes ou vives, attachées à une poutre en acier.

Mathilde et Laurine, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:14 #2-10
Lycée Jean Giraudoux
Le bouton de nacre donne un bon aperçu de l’histoire du Chili, de ses débuts avec les indiens et la succession d’évènements qui nuisent aux indigènes. De plus, il y a des prises de vues époustouflantes, les couleurs sont en harmonie, les paysages sont purs, c'est-à-dire qu’ils n’ont pas été retouchés, les gros plans sur les visages et les témoignages sont eux aussi préservés de l’homme dit “civilisé”. C’est un récit touchant et bouleversant mais à la fois apaisant avec l’omniprésence de l’eau. Tout au long du film il y a une métaphore filée de celle-ci : « si l’eau a une mémoire elle se souviendra aussi de ça ». Le film est aussi très poétique et l’on comprend au fur et à mesure qu’il y a eu un génocide envers les indiens. Les kawésquas vivent avec la nature et la respectent, ce qui montre leur différence de culture, des besoins vitaux moindres que la population “civilisée”.

Aïnoa et Fannie, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:15 #2-11
Lycée Jean Giraudoux
Le sujet principal traité ici est celui de l'eau, cette ressource si précieuse pour les indigènes de Patagonie. Mais l'eau a perdu de sa valeur pour les actuels habitants du Chili. Il n'y a pas que la valeur de l'eau qu'ils ont perdue mais aussi leurs coutumes, leur langue. Au delà de ça, la dictature de Pinochet a éliminé ses opposants avec des méthodes barbares comme attacher leur victime avec du fil et poser sur leur cage thoracique une barre d'acier afin de leur injecter un poison et de les jeter dans la mer depuis un avion avec l'aide de civils.
Nous pouvons nous intéresser à la signification du bouton. Un bouton ordinaire, sans aucune valeur à première vue mais qui est en fait le dernier témoin d'une vie humaine horrible : des boutons ont été retrouvés incrustés sur de la ferraille engloutie par la mer depuis vingt ans, unique preuve des assassinats sous Pinochet. L'océan est symbolisé comme étant un cimetière qui peut garder un secret affreux pendant des années. Patricio Gusman, le réalisateur raconte dans son film ces années noires pour son pays. En effet, en intégrant l'eau dans son film, il donne un côté mystique aux survivants de cette dictature et également aux victimes en rappelant que l'eau est le sanctuaire de ces disparus. Gusman fait de l'eau le fil conducteur de son film qui est tout simplement celui de son pays car dès le début du film, nous apercevons un bloc de quartz avec à l’intérieur une goutte d’eau retrouvé dans le désert le plus aride du monde. En délimitant la frontière maritime du Chili, Guzman nous présente d'autre faits historiques comme les massacres des tribus indigènes provenant de Patagonie qui vivaient pour l'océan et le voyage de Jemmy Button en Occident.

Patricio Guzman montre ainsi à la fois la beauté du monde et la violence envers les peuples du Chili.

Corentin, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:16 #2-12
Lycée Jean Giraudoux
C'est un film intéressant, sur un sujet peu commun. Il est vrai que l'on ne parle pas assez de l’histoire du Chili car avant ce film je n'en avais pratiquement jamais entendu parler. Le thème du bouton est très bien trouvé et l’histoire de la femme qui se réveille dans l'hélicoptère est vraiment horrible, on peut essayer d'imaginer ce qu'elle a pu ressentir. Les détails de torture et la reconstitution de la mort des prisonniers sont peut-être un peu choquants mais c'est aussi ce qui rend cette histoire concrète. Il y avait quand même des passages assez longs, quand Guzman évoque l'univers, les planètes. Les témoignages sont vraiment touchants, et grâce à eux, on réalise plus que cela s'est vraiment passé, que c'est réel. J'ai trouvé intéressant qu'on nous parle de l'eau, de son rôle dans toute cette histoire. Les sons étaient essentiellement des bruits naturels, c'est très apaisant, on peut presque s'imaginer au milieu de certaines scènes.

Coralie, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:17 #2-13
Lycée Jean Giraudoux
Le bouton de nacre est un merveilleux hommage aux peuples du Chili. Ils sont tous mis en avant par les plans rapprochés sur leurs visages. Les traits marqués de ceux-ci témoignent de la dureté de leurs vies mais aussi du fait qu’ils l’aient partagée avec la nature. Leur histoire nous est contée en parallèle avec l’importance de l’eau et du cosmos dans ce pays. Les peuples indigènes longtemps exterminés par les colons qui les prenaient pour des animaux, laissent aujourd’hui seulement 20 héritiers. Malgré un début lent, nous sommes rapidement captivés par la beauté et l’immensité des paysages. L’impact des colons européens ainsi que celui de la dictature de Pinochet est énorme. A deux époques différentes, ce sont des mouvements qui ont conduit au recul de la population chilienne et le documentaire nous en informe. De plus, de très bons témoins ont été choisis en tant qu’héritiers de cette population. Ce documentaire reste donc émouvant sans divulguer de fausses informations.

Marion, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:18 #2-14
Lycée Jean Giraudoux
C’est un film très bien fait, autant avec le visuel qu’il nous expose ainsi que ses nombreux sons. En effet, les paysages ainsi que les différentes images sont extraordinaires et magnifiques. L’idée de faire parler certains descendants des tribus indigènes est une très belle approche. Les différents sens qui représentent ceux de l’eau sont très apaisants et nous aident à nous évader et nous détacher de notre vie d’occidentaux. Il nous bercent et nous font voyager à la fois. Cependant, ce que je trouve dommage, c’est que le titre, même si très poétique, ne correspond pas vraiment au documentaire. Le Bouton de Nacre fait à la fois référence à la dictature de Pinochet et à l’indigène Jemmy Button mais je trouve que le documentaire aurait pu se nommer autrement. Le film ne parle peut être pas assez de cet indigène qui au final est l’inspiration du titre de ce film.

Léna, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/23 19:23 #2-41
Lycée Camille Claudel
Après Nostalgie de la lumière, Patricio Guzmán s'est mis à filmer les choses entre elles et est parti explorer l'extrême-sud de l'Amérique : le Chili. Le bouton de nacre est un film sensible qui arrive à intégrer des thèmes différents tout en restant fluide et compréhensible. Tout commence par un élément essentiel à notre survie, l’élément-clé de ce film : l'eau.
Ce documentaire qui exprime l'opinion du réalisateur mais qui est aussi un film philosophique qui aborde la philosophie de manière simple et intuitive, nous emmène explorer les fonds Chiliens où l'eau a une mémoire. La mémoire de deux peuples disparus lors de deux périodes différentes : la colonisation espagnole et la dictature soutenue par les États-Unis d'Amérique. Tout est en relation avec l'eau, tant dans les couleurs, les formes, ou encore les musiques utilisées. Celle-ci vient de l'espace, un des thèmes qu'aborde Guzmán, c'est le lieu de naissance de la vie mais c'est aussi un lieu de deuil, gardien de toutes les souffrances endurées par les indigènes et les victimes de Pinochet.
La mémoire, l'eau, la disparition, le temps, tous ces thèmes sont évoqués avec une incroyable cohérence. L'évocation d'un bouton de nacre, ce petit objet banal, dérisoire et minuscule mais qui représente tant de choses à la fois. La pureté qui ressort de ce bouton contraste avec ce qu'ont vécu les victimes qui ont été échangées contre cet objet sans valeur propre. C'est un moyen pour se souvenir de ces peuples disparus et dont les crimes n'ont jamais été jugés ni punis, mais c'est aussi une preuve que des personnes ont été tuées et jetées à la mer.
Ainsi, mélangeant souffrance, souvenirs et douceur, Patricio Guzmán nous transporte dans les eaux des paysages Chiliens qui cachent beaucoup de secrets.
Violaine C
2016/03/23 20:32 #2-54
Lycée René Cassin
REVIEW –
Le Bouton de Nacre
Titre original : El Botón de Nácar Genre : Film-documentaire
Réalisateur : Patricio Guzmán
Date de sortie : 28 octobre 2015 (France)
Durée : 82 minutes

Thème/Sypnosis
En ayant pour fil conducteur le rapport à l'eau qu'entretient le Chili, le film évoque des épisodes historiques chiliens tels que l'histoire des Amérindiens de Patagonie (Kawésqar, Tehuelches, Selknam, Mánekenk, Yagan) qui ont été massacrés, déportés, déculturés et dont il ne reste de nos jours que de rares descendants, et le Coup d'État du 11 septembre 1973 et la répression qui a suivi durant le Régime militaire d'Augusto Pinochet. (Source : Wikipédia.fr)

Avis personnel
Malgré son côté particulièrement soporifique, ce film est fascinant. Je pourrais même le qualifier d’hypnotisant, avec son esthétique naturelle et reposante – tellement reposante, qu’une bonne partie d’entre nous s’est endormie pendant la séance. Comme dit, les principaux visuels du film sont basés sur la nature, le fil conducteur étant l’eau. La première image est un bloc de quartz contenant des gouttes d’eau – le reste du film se concentre sur l’espace, et les paysages contrastés du Chili.
La voix-off, le réalisateur Patricio Guzmán, ne figure jamais dans le film d’après mes souvenirs. Sa voix est monotone dans son récit, en harmonie avec les visuels montrés. Entre ces visuels ont lieu des interviews et autres rencontres entre le réalisateur et d’autres personnes en rapport avec le sujet traité, ce dernier semblant nébuleux au début, avant de se former au fur et à mesure que les sujets se rejoignent. Au début, il parle de l’eau, de son rapport direct avec le Chili. Dans la deuxième partie, il aborde le sujet du génocide des Amérindiens de Patagonie ayant eu lieu au XIXème siècle. Le troisième sujet parle des meurtres du Chili de Pinochet dans les années 70 aux années 90.
A la fin du film, Patricio Guzmán compare les victimes du génocide à celles du régime politique meurtrier, parlant des Vols de la Mort (« vuelos de la muerte ») et des pratiques de torture infligées. Il propose ensuite l’idée que l’eau à une mémoire, celle des gens qui ont été jetés vivants dans l’océan Atlantique, des gens qui y ont navigué avec leur tribu.
L’une des faiblesses du film est que son public doit rester attentif malgré sa tendance à être soporifique. Les visuels reposants (nébuleuses, galaxies, étoiles, eau, nature en général) combinés avec une voix monotone et des bruits de pluie contrastent avec le sujet du génocide et de l’assassinat de milliers de personnes pendant le règne de Pinochet, et malgré la fascination qu’on peut ressentir pendant le visionnage, il est facile de s’endormir devant le film.
Il y a aussi des interviews avec les descendants directs des Yagan, autochtones vivant au Cap Horn avant le génocide. Le passage que j’ai préféré pendant ces interviews est celui où la voix-off lui demande de traduire quelques mots en Yagan – il est intéressant de constater qu’ils n’ont pas de terme pour « dieu » ou « police ».
Un autre passage intéressant : lorsque des journalistes et historiens font une simulation de mise à mort, et montrent la manière dont ils s’occupent des corps avant de les jeter à l’eau.
Ce film étant un documentaire, les autochtones étaient représentés de manière assez réaliste et j’ai trouvé ça enrichissant. Il devrait y avoir plus de films représentant ces peuples de cette manière, contrairement aux films comme Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato qui se contentent de les montrer comme des sauvages uniquement.

En conclusion :
Le Bouton de Nacre est un documentaire très intéressant et bien réalisé, idéal pour s’informer sur l’histoire du Chili et de son peuple. Cependant, il faut être intéressé et se concentrer sur le film.

Joséphine Conte, SGA
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 21:43 #2-56
Lycée Perdiguier
Anaïs 1 CUISINE

Le bouton de nacre est un film documentaire réalisé par Patricio Guzman sur une partie de l'histoire du Chili. Il commence par nous raconter l'histoire des peuples de Patagonie et leur façon de vivre en harmonie avec la nature et le cosmos. Puis Guzman nous amène sur les traces des colons anglais et nous montre de quelles manières ils ont exterminé ces peuples. C'est ici que l'on entend pour la première fois parler de Jimmy Button, ce qu'il était avant de partir en Angleterre et comment il est devenu.
Puis tout doucement, il nous raconte d'une façon poignante, ce qui s'est passé pendant le coup d'Etat de Pinochet.

C'est d'abord un lien avec l'eau et le cosmos. L'eau est la base de toute les histoires du film est de l'Histoire (avec un grand H) car l'eau est mémoire. En effet, pour Guzman, l'eau a des souvenirs. L'eau est essentielle pour les peuples de Patagonie, c'est grâce à elle qu'ils se déplacent, qu'ils mangent, qu'ils vivent.
Mais l'eau signifie aussi l'exploration et c'est comme ça que les Anglais découvrent la Patagonie et ramènent un indien qu'ils nomment Jimmy Button.
Ce que l'on apprend un peu plus sur ces peuples, il y a certains mots de notre langue qu'il est impossible de traduire dans leur langue natale, comme par exemple : « police » ou « dieu ». Cela n'existe pas chez eux, et cela montre leur façon paisible de vivre en harmonie avec ce qui les entourent ; l'eau, les forêts, le cosmos.

L'eau a un lien étroit entre la vie et la mort. Elle est source de toute vie sur terre, mais malheureusement pendant le coup d'Etat de Pinochet, l'eau a été témoin de beaucoup de morts. Et elle garde en elle, tout au fond, encore des traces de ces actes. Elle est souillée des rails sur lesquels ont été accrochés des milliers d'opposants à la dictature qu'on a jeté et noyés. Sur l'un d'eux, un bouton de nacre (titre du film) a été retrouvé. Ce bouton de nacre est tout ce qu'il reste pour la mémoire de la victime.

Patricio Guzman nous fait découvrir à travers des images d'une grande beauté et un fil d'ariane qui est l'eau et sa mémoire, la tragique histoire des peuples de Patagonie et du Chili. Ses commentaires sont aussi calmes qu'implacables. Bouleversant.
2016/03/23 21:47 #2-57
Lycée Perdiguier
Valentin 1 CUISINE



Le documentaire de Patricio Guzman parle de ce qu'il s'est passé au Chili et sur les côtes de Patagonie au début du XXe siècle et dans les années 1970-80. Le film relate de nombreux événements tristes et macabres comme le génocide des anciens peuples indiens, la conquête par les anglais ainsi que l'exécution des prisonniers politiques de la dictature sous Pinochet. Le tout est filmé à travers des images de paysages magnifiques.
Le fil directeur du film est l'eau qui, pour le réalisateur, a une mémoire. L'eau qui fait vivre les peuples de Patagonie, l'eau élément constituant du vivant et enfin l'eau dans laquelle on a trouvé un bouton de nacre, dernier objet témoin de la vie d'un opposant à Pinochet.

Ce documentaire est intéressant car il montre bien le travail d'investigation de celui qui cherche à comprendre l'histoire de son pays. Guzman a en effet recherché les derniers survivants du génocide des indigènes et a réussi à les interviewer dans leur langue natale. Il nous montre aussi ce qui les raccroche à la nature et au cosmos, ces peuples ne faisant qu'un avec l'eau.
Guzman fait un parallèle entre le génocide des indiens par les anglais et les exécutions de la dictature de Pinochet quelques décennies après. L'élément qui rapproche ces deux histoires est un bouton de nacre trouvé dans l'eau sur un morceau de rail, le lest utilisé par les soldats de la junte militaire quand ils jetaient les corps dans la mer.

En conclusion, c'est un documentaire vraiment intéressant et bouleversant, filmé avec des paysages magnifiques et un travail d'enquête remarquable.
2016/03/23 21:57 #2-59
Lycée Perdiguier
Kevin 1 CUISINE

Ce long métrage est un documentaire du réalisateur chilien Patricio Guzman.
Il s’intéresse à l’histoire de l’eau sur terre mais aussi est surtout à celle du Chili. Certaines personnes, comme Gabriela, racontent l’histoire des clans de leur pays. Chaque clan était différent mais ce qui les rapprochait c’était l’eau et leur destin tragique. Cette tragédie est racontée à travers l’histoire de deux boutons. Celui de Jimmy Button un indien que les anglais « déculturent » en l’emmenant de force chez eux. Celui-ci reviendra dans son pays et à sa culture traditionnelle mais ça sera le début d’un génocide. L’autre bouton est celui incrusté dans un rail de chemin de fer et qui appartenait à un opposant à la dictature de Pinochet. On apprend qu’il y a sans doute plusieurs milliers d’autres boutons incrustés dans des rails comme celui trouvé.
Ce film est une lente et implacable démonstration, à travers de magnifiques images du Chili, des génocides commis à la fin du XIXe et dans les années 1970. Magnifique et poignant!
2016/03/24 09:57 #2-62
lycée de l'Arc

Classe de 2nde

Une goutte d'eau, une histoire…

Émouvant ! Je ne vois pas d'autre mot pour décrire cette œuvre hors du commun qu'est Le bouton de nacre.

Patricio Guzmán, réalisateur d'origine chilienne, nous livre un film documentaire d'une qualité exceptionnelle. Peu représentée par le septième art, la lugubre histoire qu'il choisit de nous relater est celle de son pays natal : le Chili; et cela au travers de nombreux témoignages et photographies tous aussi poignants les uns que les autres.

Tout commence avec un bloc de quartz contenant une goutte d'eau. Une seule et unique goutte d'eau et pourtant tant d'histoires autour de celle-ci. En effet, le réalisateur semble entretenir un certain intérêt pour cette ressource, origine de la vie et pourtant si rare de nos jours.

Puis, après un voyage à travers le cosmos, nous sommes transportés dans le passé, en plein paysage glacial pour arriver finalement à un bouton de nacre.

Ceci représente parfaitement la première qualité de l’œuvre : un merveilleux voyage où tout semble intimement lié et pourtant si éloigné. On écoute avec attention et aisance les différents témoignages de chiliens, dont la souffrance est transmise rien que par le poids de leurs mots, avec en accompagnement de formidables paysages si chargés d'émotions que l'on peine à résister à verser une larme d'émerveillement.

Il faut tout de même savoir que le passé Chilien se rapproche plus d'un génocide que d'un conte de fée. Les témoignages et photographies contrastent donc avec les paysages par leur horreur et leur vérité. Un contraste plutôt efficace puisque le spectateur se sent rapidement subjugué d'émotions toutes aussi différentes que nombreuses. De l'émerveillement ou du dégoût ? De la peine ou de la colère ? Que ressentir ? La perte de repère devient totale et nous y sommes. Nous avons définitivement quitté notre fauteuil pour voyager vers des terres inconnues à travers le temps guidé par le génie incontestable de Guzmán.

Mais n'oublions pas les musiques! A vrai dire, les musiques n'auront jamais été aussi bien intégrées dans un film documentaire. Elle semble être directement jouées à l'écran tant elles s’imprègnent du thème et de la poésie de la réalisation afin de nous offrir une nouvelle façon de voir les choses.

Pour finir, je tiens à remercier Patricio Guzmán pour son travail d'exception mêlant histoire, philosophie et poésie tout en gardant une fine sobriété. A travers ce film, c'est indirectement son histoire qu'il nous raconte. Sa goutte d'eau du long fleuve (peu) tranquille de la vie car comme il le dit : « Nous sommes tous une goutte d'eau d'une rivière ».
2016/03/24 10:05 #2-63
Lycée Guez de Balzac
Au fil de l'eau : la vie et la mort affleurent

La prouesse de ce documentaire c'est de faire le lien liquide entre deux époques, deux barbaries, deux exterminations sur une même terre grâce à l'élément liquide d'une part mais également à une chose aussi dérisoire qu'un bouton de nacre. Des indigènes de Patagonie arrachés à leur terre, contaminés par les colons blancs qui leur ont apporté Dieu et avec lui, les maladies, l'alcoolisme et la mort prématurée aux tortionnaires de la dictature Pinochet qui ont transformé l'océan en tombeau, le film-documentaire décline l'histoire d'une humanité en péril.


Le bouton de nacre échangé par les Anglais contre un homme, surnommé Jimmy Button, arraché au XVIII e siècle à son peuple afin d'être éduqué et civilisé par la société anglaise devient le symbole d'un arrachement. Ce bouton de nacre représente le conflit éternel entre nature et culture. Jimmy Button, éduqué à être un parfait gentleman anglais durant deux ans, est ensuite renvoyé, relâché, abandonné à sa terre natale en ayant à tout jamais perdu son identité et sa langue : ni tout à fait indien, ni tout à fait anglais.Une hybridité qui l'empêche d'exister et de se reconnaître parmi son peuple d'origine. Un déraciné.

Pourquoi l'eau ? Car c'est ce peuple chilien est un peuple de l'eau qui vit en communion avec la nature et qui est jugé sauvage que l'on persécute et condamne. Les indiens de Patagonie vivaient en paix et en communion avec cette eau, sur les côtes d'un Chili soi-disant acculturé. Un Chili qui engloutit des cadavres de dissidents : 2400 cadavres attachés à des rails, enveloppés dans de lourds sacs en plastique, des corps disparus, enfouis dans un véritable cimetière marin et qui refont surface par le biais d'un bouton de nacre accroché et fossilisé sur un reste de rail recraché par la mer. Le parallèle entre ces deux sauvageries, ces deux barbaries, ces deux destructions d'un groupe humain au nom de valeurs plus hautes : Dieu, l'acculturation ou encore un idéal politique dévoyé mettent en lumière le fascisme de nos sociétés qui au nom de nos valeurs fondent un anthropocentrisme déterminé à éradiquer toute différence, toute communion avec la nature et avec les éléments qui n'apparaîtraient pas comme naturels. Patricio Guzman confère à l'eau la puissance d'un élément conducteur. L'eau immerge des corps, elle enfoui un charnier invisible à l'oeil nu.

La force de ce documentaire c'est ce tissage du lien permanent entre l'eau, les éléments et les hommes. Lien d'abord aussi sous-terrain que l'eau et qui se manifeste peu à peu, qui affleure à la surface passant des images du documentaire scientifique pour se diriger vers le témoignage face caméra et se couler ensuite dans les images d'archives, le film-documentaire. De cette hybridité des supports, de la source des images variées, émerge un documentaire poignant. Le chant des anciens qui imitent l'eau, la voix qui fait bruisser l'eau apparaît d'abord sur un mode presque comique, parce que non familier, pour revenir tragiquement à la fin quand l'eau a submergé et englouti son flot de cadavres innocents.Un documentaire qui a la force abrasive de l'eau mais dont nulle source ne pourra annihiler, corroder l'humanité.

La classe de 208
2016/03/24 17:32 #2-66
Lycée Les Chartrons
Le bouton de nacre, la vie émouvante des indiens....

Le bouton de nacre est un documentaire qui parle de la vie des indiens avec pour seul horizon, l’eau. Il raconte une histoire entre 2 boutons, un de plastique qui rappelle les torturés de la dictature et un de nacre qui rappelle l’histoire de la colonisation au Chili. Patricio Guzman réussit a réaliserun documentaire incroyable grâce à un petit bouton. Comment fait-il ?

C’est une histoire passionnante, elle réussit à nous mettre dans le film grâce aux témoignages des personnages qui ont vécu cette histoire.

Le cadrage nous montre des paysages magnifiques, incroyables qu’auparavant je n’avais jamais vu. Il nous raconte la vie des indiens et de l’eau, une vie que l’on ignorait.

Ce documentaire est mis en scène par un narrateur avec un point de vue unique, il maitrise parfaitement l’image. Les images défilent donc quelques coupures de témoignages mis en scène par des plans de caméra très bons.

C’est une histoire émouvante qui réussit à nous captiver grâce à de magnifiques paysages.

Cependant, parfois nous décrochons de l’histoire à cause du manque d’action. Mon avis est plutôt positif sur ce film, c’est un très beau documentaire qui nous raconte une belle histoire.

Marina Mendes Pereira
2016/03/24 17:33 #2-67
Lycée Les Chartrons
Puis comment parler de ce film sans parler des paysages… Ils sont magnifiques : entre les montagnes, les volcans, des images du cosmos et les glaciers. Il y a juste une chose, la musique, elle était trop présente au sein du film Personnellement ces paysages me donne envie de partir voyager vers les côtes Chiliennes. L’histoire sur l’eau est intéressante mais lassante à la fin. A la fin quand la police cherche dans les fonds marins les rails de fer où étaient attachés des cadavres torturés et qu’il trouve un bouton de plastique, c’est très émouvant. C’est vraiment injuste ce qu’il on fait à toutes ces personnes, ils n’avaient rien demandé et ils ont été torturés et jetés dans l’océan, c’est pour cela que certains disent que l’eau à une mémoire…

Camille Tétard
2016/03/24 17:35 #2-68
Lycée René Cassin
Thème/Synpsis : En ayant pour fil conducteur le rapport à l'eau qu'entretient le Chili, le film évoque des épisodes historiques chiliens tels que l'histoire des Amérindiens de Patagonie (Kawésqar, Tehuelches, Selknam, Mánekenk, Yagan) qui ont été massacrés, déportés, déculturés et dont il ne reste de nos jours que de rares descendants, et le Coup d'État du 11 septembre 1973 et la répression qui a suivi durant le Régime militaire d'Augusto Pinochet. (Source : Wikipédia.fr)

Avis personnel : Malgré son côté particulièrement soporifique, ce film est fascinant. Je pourrais même le qualifier d’hypnotisant, avec son esthétique naturelle et reposante – tellement reposante, qu’une bonne partie d’entre nous s’est endormi pendant la séance. Comme dit, les principaux visuels du film sont basés sur la nature, le fil conducteur étant l’eau. La première image est un bloc de quartz contenant des gouttes d’eau – le reste du film se concentre sur l’espace, et les paysages contrastés du Chili.
La voix-off, le réalisateur Patricio Guzmán, ne figure jamais dans le film d’après mes souvenirs. Sa voix est monotone dans son récit, en harmonie avec les visuels montrés. Entre ces visuels ont lieu des interviews et autres rencontres entre le réalisateur et d’autres personnes en rapport avec le sujet traité, ce dernier semblant nébuleux au début, avant de se former au fur et à mesure que les sujets se rejoignent. Au début, il parle de l’eau, de son rapport direct avec le Chili. Dans la deuxième partie, il aborde le sujet du génocide des Amérindiens de Patagonie ayant eu lieu au XIXème siècle. Le troisième sujet parle des meurtres du Chili de Pinochet dans les années 70 aux années 90.

A la fin du film, Patricio Guzmán compare les victimes du génocide à celles du régime politique meurtrier, parlant des Vols de la Mort (« vuelos de la muerte ») et des pratiques de torture infligées. Il propose ensuite l’idée que l’eau à une mémoire, celle des gens qui ont été jetés vivants dans l’océan Atlantique, des gens qui y ont navigué avec leur tribu.

L’une des faiblesses du film est que son public doit rester attentif malgré sa tendance à être soporifique. Les visuels reposants (nébuleuses, galaxies, étoiles, eau, nature en général) combinés avec une voix monotone et des bruits de pluie contrastent avec le sujet du génocide et de l’assassinat de milliers de personnes pendant le règne de Pinochet, et malgré la fascination qu’on peut ressentir pendant le visionnage, il est facile de s’endormir devant le film.

Il y a aussi des interviews avec les descendants directs des Yagan, autochtones vivant au Cap Horn avant le génocide. Le passage que j’ai préféré pendant ces interviews est celui où la voix-off lui demande de traduire quelques mots en Yagan – il est intéressant de constater qu’ils n’ont pas de terme pour « dieu » ou « police ».
Un autre passage intéressant : lorsque des journalistes et historiens font une simulation de mise à mort, et montrent la manière dont ils s’occupent des corps avant de les jeter à l’eau.

Ce film étant un documentaire, les autochtones étaient représentés de manière assez réaliste et j’ai trouvé ça enrichissant. Il devrait y avoir plus de films représentant ces peuples de cette manière, contrairement aux films comme Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato qui se contente de les montrer comme des sauvages uniquement.

En conclusion : Le Bouton de Nacre est un documentaire très intéressant et bien réalisé, idéal pour s’informer sur l’histoire du Chili et de son peuple. Cependant, il faut être intéressé et se concentrer sur le film.

Joséphine Conte
2016/03/24 17:37 #2-69
Lycée Jean-Pierre Timbaud
« Le bouton de nacre » est un film documentaire de Patricio Guzman réalisé en 2015. Ce film d’origine français, chilien et espagnol, dure 1h22 et est en couleurs. S’adressant plutôt à un public adulte voir adolescent, Patricio Guzman se met lui-même en scène dans son film et pose des questions à diverses personnes.

Le résumé : « Le bouton de nacre » est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. À travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

« Le bouton de nacre » est un film passionnant ! Patricio Guzman interroge les indigènes de Patagonie, les premiers navigateurs anglais et les prisonniers politiques. À travers ces témoignages, nous découvrons leur histoire, leur langue et surtout leur rapport avec l’eau. Ce film est enrichissant mais surtout impressionnant. Patricio Guzman nous livre des paysages à couper le souffle (comme les glaciers) ou encore les photographies magnifiques. C’est une réelle prise de conscience qui nous fait réfléchir sur la mémoire de l’eau qui renferme de trop nombreux cadavres chiliens d’où la présence de bouton de nacre au fond de l’océan.
2016/03/24 17:40 #2-70
Lycée de Haute-Auvergne
Le bouton de nacre est à la fois un documentaire sur les peuples indigènes du Chili et une reconstitution des crimes commis sous la dictature de Pinochet. Patricio Guzman se sert d'images d'archives et de témoignages de rescapés pour alimenter son propos. Comment passe-t-on d'un sujet à l'autre ? L'eau sert de fil conducteur, elle est également le protagoniste principal, en effet le Chili est le pays d'Amérique latine qui a le plus grand littoral. Son histoire est donc liée à celle de l'eau : les peuples indigènes vivaient en harmonie avec l'eau, avec la nature, ils croyaient qu'une fois morts, ils deviendraient étoiles… mais leur paradis a pris fin avec l'arrivée des colons qui les ont exterminés sous prétexte de les évangéliser : les monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croit. C'est donc la fin d'un monde, d'un temps, marquée par l'anecdote de Jemmy Button qui accepta contre un bouton de nacre d'embarquer pour l'Angleterre où il oublia ses origines, son peuple ; quand il revint, il ne put reprendre sa vie : la civilisation occidentale lui avait volé son âme. D'un bouton à l'autre, d'une époque à l'autre, au fil de l'eau, la caméra de Guzman nous conduit dans un musée où se trouve un morceau de rail rouillé sur lequel on peut apercevoir, à l'état de sédiment, un bouton. Autre bouton, autre massacre : l'eau devient témoin, sanctuaire des crimes commis par Pinochet. L'eau a donc une mémoire, elle est une langue, une musique qui révèle aux hommes la Vérité. Ce documentaire se présente comme un devoir de mémoire, en effet toute l'oeuvre de Guzman poursuit Pinochet inlassablement. Le spectateur est invité à se poser des questions sur les différents plans de réflexion proposés ici : le plan cosmique, historique et philosophique.

la classe de 2nde (littérature et société - groupe 1)
2016/03/24 17:41 #2-71
Lycée de Haute-Auvergne
Le Bouton de Nacre c'est une histoire du Chili.

L'auteur, Patricio Guzman, a choisi de donner la parole à l'eau qui aurait une mémoire. Elle sert de fil conducteur à ce film documentaire qui mêle poésie et sciences, de l'histoire des Indiens de Patagonie à la dictature de Pinochet.

Les images sont belles et captivantes, la voix off en espagnol nous berce et nous guide mais la succession des thèmes peut dérouter. Ainsi, le spectateur est successivement perdu puis rattrapé, puis perdu à nouveau car le film s'éparpille, passant de scènes cosmiques à des reconstitutions de tortures, ou de l'histoire de Jimmy Button à un chant guttural surprenant. 

L'émotion est toutefois au rendez-vous et l'oeuvre de Guzman est attachante en dépit d'un scénario (pourtant primé à Berlin) dont la logique peut laisser perplexe.

la classe de 2nde (littérature et société - groupe 2)
2016/03/24 17:42 #2-72
Lycée de Haute-Auvergne
Dans ce documentaire poétique et philosophique, Guzman met en relation l’eau et le vivant, l’eau et le cosmos, les Indiens et les colons de Patagonie, les Chiliens et le dictateur Pinochet. Il mêle ainsi des images de nature sublime et paisible à des évocations de chasses à l’homme, de tortures, à toute une Histoire éclaboussée de sang. Guzman a choisi de ne jamais montrer les visages des tortionnaires, mais seulement ceux de leurs victimes ainsi que des objets évocateurs, comme le lit du supplice ou les rails servant à immerger les corps mutilés. Les images sont parfois choquantes, comme ces photos en noir et blanc rappelant le comportement barbare des colons, et les témoignages des Indiens, qui ne connaissaient ni dieu ni police, sont bouleversants de sincérité : ils rappellent à l’Homme qu’il doit se montrer humble face à la nature et au cosmos. Par ce long cheminement au fil de l’eau, Guzman invite le spectateur du présent à réfléchir aux erreurs du passé pour veiller à ne pas les reproduire. On regrettera seulement le côté un peu monotone de la voix off et le rythme lent et excessivement contemplatif du film. L’émotion, forte par moment, a tendance à se diluer dans la répétition et l’étirement des plans.

la classe de 2nde (littérature et société - groupe 3)
2016/03/24 17:44 #2-73
Lycée J. Rostand
 La mémoire de l’eau

Le Bouton de Nacre est un documentaire de Patricio Guzman. Il nous dévoile l’importance de l’eau au Chili, son pays natal. Il nous dévoile plus particulièrement l’importance de la mémoire de l’eau et de son histoire avec les peuples indigènes du Sud (Patagonie), de leur lien et aussi de leur histoire avant et après le coup d’état de Pinochet. De nombreuses réflexions sont faites sur le cosmos, sur l’origine de la vie, sur l’arrivée de l’eau via les comètes… Ce documentaire veut avant tout nous faire réfléchir avant de nous instruire.

Dès le début du film le spectateur est plongé dans l’univers de l’eau. On voit un cube de quartz et les plans essaient de nous immiscer à l'intérieur de ce cube ; au bout d’un moment le narrateur nous montre une minuscule goutte d’eau coincée à l’intérieur d’un bloc de quartz de plusieurs milliers d’années. Le thème de la mémoire de l’eau est directement présent dès le début de ce documentaire. Le narrateur continue son histoire de l’eau venue du cosmos avec les comètes, pour lui l’eau est présente partout. Il continue de nous montrer l’importance de l’eau dans son pays d’origine, avec ses 6435 kilomètres de côtes par des plans, des fois trop longs, des lieux ayant un rapport avec l’eau. L’eau était le moyen de vivre des tributs indigènes du Sud du Chili, pour eux elle est source de vie. Le narrateur va même jusqu'à nous trouver de l’eau au Nord du Chili alors que sévit un climat aride dans cette zone du pays, mais c’est ici que de nombreux télescopes observent l’immensité de l’univers afin de trouver de l’eau dans l’infinité de notre espace.

Le plus marquant dans ce documentaire est ce que nous fait découvrir Patricio Guzman. Pour lui le Chili était coupé en trois parties, le nord, le centre, le sud à cause de sa superficie. Lui vivait dans le sud du chili, mais même avec la réduction des cartes, il ne connaissait pas toutes les cultures et peuples du sud du Chili alors que de nombreuse tribus vivaient dans cette partie du pays comme les Kawésqars, les Alakalufs ou les Yagans. Avec de nombreux plans d’ensemble, le réalisateur nous fait découvrir l’ancien habitat de ces tribus méconnues de tous. Il interroge aussi leurs derniers descendants comme Claudio ou Gabriella à qui il demande de traduire certains mots en leur langue natale pour garder un souvenir de ces cultures en train de disparaître.

Le premier bouton de nacre apparaît avec l’histoire de Jimmy Button, un indigène du Chili du sud, acheté par des anglais avec des boutons de nacre. Il fut transformé en gentleman avec le temps passé en Angleterre, mais il fut ramené sur sa terre natale en Patagonie, en ayant perdu toute trace de son ancienne vie et abandonné sa tribu. C’est avec ces nombreux exemples que Patricio Guzman nous fait découvrir des peuples, ayant des façons de vivre, des croyances différentes, des peuples vivant en harmonie avec l’eau, ne dérangeant personne, mais persécutés et rejetés de la société chilienne.

A travers ce documentaire, Patricio Guzman dénonce aussi la période noire du Chili. Allende était au pouvoir, il a cherché à unir tous les partis progressistes, il était soutenu par le peuple, et a tenté de mettre en place un Etat socialiste de façon non-violente et légale. Le coup d’état du 11 septembre 1973 orchestré par Pinochet de façon violente pour forcer à abdiquer Salvador Allende a détruit tout ce qui avait était mis en place… au même moment, une supernova est découverte grâce aux télescopes chiliens. Cette comparaison renforce l’esprit que tout vient du cosmos, la vie comme la mort. Les opposants au régime ont été torturés puis tués, il y a aussi eu les disparus : on estime à plus de 3000 le nombre de disparus. Une technique pour ne pas que l’on retrouve les preuves des abominables meurtres commis consistait à fixer un rail de métal d’environ 30 kilos sur le dos d’un opposant, puis de lui ligoter les mains, et de l’enfermer dans 2 ou 3 sacs noirs afin de le jeter du haut d’un hélicoptère au beau milieu de l’océan. Une fois, ils oublièrent de bien refermer le sac hermétiquement et un bouton de nacre collé à un rail fit remonter à la surface leurs crimes.

Malgré certains plans trop longs, ou à répétition, ou la sensation que le documentaire change et revient aux mêmes thématiques souvent, Patricio Guzman nous fait découvrir toute la beauté de l’eau mais aussi les nombreuses choses sombres qu’elle garde en ses fonds.

Florent Vrignon et Matthieu Jouin
2016/03/24 17:45 #2-74
Lycée J. Rostand
Le bouton de nacre, un film documentaire réalisé par Patricio Guzmán et sorti en salle en cette fin d'année 2015, aborde les sujets du cosmos, des anciens indigènes du Chili et des disparus sous le gouvernement de Pinochet de 1973 à 1990, avec pour fil conducteur l'eau et un bouton de nacre.

On nous explique qu'avant l'arrivée des premiers colons, un peuple indigène surnommé « les nomades de l'eau », vivait sur la côte chilienne. On les appelait nomades de l'eau parce qu'ils ne se déplaçaient qu'en canoë et ne mettaient pied à terre que lorsqu'ils devaient dormir, étant donné qu'ils se nourrissaient de ce que la mer avait à leur offrir. A un moment du documentaire, Patricio Guzmán interroge une des vingt derniers indigènes survivants et lui demande de traduire « police » et « dieu » dans la langue des indigènes. Elle lui répond qu'il n’existe aucune traduction, ni pour l'un, ni pour l'autre : ce qui nous montre que ce peuple n'avait aucune loi à respecter et ne croyaient en aucun dieu, ils croyaient juste que tout ce qui les entourait était vivant comme les plantes, les pierres et même l'eau. Ils croyaient aussi que les étoiles dans le ciel représentent les âmes des morts.

On nous parle ensuite des disparus sous le régime de Pinochet, tous ces gens qui, parce qu'ils se sont opposés à son coup d'état lorsqu'il détruisit le palais présidentiel avec le gouvernement à l’intérieur, furent torturés, tués puis leur corps lesté avec un rail puis jeté à la mer. S'en suivent de nombreux témoignages marquant par l'horreur et la cruauté des actes commis. Mais le plus marquant reste la reproduction de « l’emballage » des corps devant être jetés la mer. Autre fait marquant : une anecdote sur une femme dont on a enveloppé le corps avant de la lester, et qui se trouvait être encore en vie. On l'a donc étranglée avec du fil de fer. Le plus choquant dans tout cela, c'est que toutes ces monstruosités aient été commises par des civils. Plus tard quand on se décida à repêcher les corps, il n'en restait plus rien mais l'on découvrit sur un des rails, un bouton de nacre incrusté dans celui-ci. Cela rappelle alors l'histoire d'un indigène chilien qui partit en Angleterre pour être éduqué en échange d'un bouton de nacre. Mais une fois de retour chez lui, il ne sera plus jamais le même. Ce bouton de nacre symbolise donc la disparition ou anéantissement d'une identité.

Enfin, le cosmos est évoqué, avec ses immenses nuages de vapeur d'eau, des millions de fois plus vastes que tous nos océans et fait opposition à la goutte d'eau prisonnière d'un bloc de quartz que l'on voit au début du documentaire. Patricio Guzmán se demande alors si, dans cet univers, sur une autre planète, les indigènes chiliens auraient pu vivre en paix et échapper à tous les massacres, chasses à l'homme et tortures endurées sur Terre.

Nous sommes bercés tout au long du documentaire par le doux bruit d'une eau courante et l'on peut admirer de somptueux paysages époustouflants par leurs couleurs et leur luminosité sur des fondus enchaînés avec des ralentis de jets et de courants d'eau. Un documentaire très complet quelquefois un peu lent sur certains plans. Les témoignages nous montrent de nombreuses facettes de toute l'horreur dont est capable la nature humaine.

Léo Friboulet
2016/03/24 17:46 #2-75
Lycée J. Rostand
Un film entre eau et cosmos sur deux drames chiliens

Depuis tout petits, l’eau fait partie de notre quotidien. Elle nous est à la fois familière et indispensable. Patricio Guzmán, le cinéaste chilien qui a notamment réalisé La bataille du Chili et Nostalgie de la lumière, nous la fait redécouvrir dans son dernier documentaire Le Bouton de Nacre. À travers elle, il nous raconte deux histoires de massacres avec vol d’identité, celui des nomades de l’eau patagoniens au dix-huitième siècle et celui des disparus du Chili sous la dictature d’Augusto Pinochet.

Tout commence par un bloc de quartz. Il est vieux de quatre mille ans, et c’est l’écrin d’une unique goutte d’eau. L’eau est un trésor venu des comètes, affirme alors le réalisateur. A partir de cette goutte commence un voyage extraordinaire vers le sud du Chili, où Guzmán nous présente les vingt derniers descendants directs des populations locales du dix-huitième siècle, aux croyances animistes et vivant en harmonie avec l’eau. Ces autochtones, exterminés par les colons, ont disparu de la mémoire, malgré certains indigènes amenés en Angleterre, comme Jemmy Button, un membre des Yámanas ayant échangé sa vie contre un unique bouton de nacre… En demandant à ces descendants des termes de leur langue perdue, le réalisateur veut faire revivre leur culture oubliée. Ces peuples pensaient que les défunts devenaient des étoiles. Guzmán tourne donc son regard vers le ciel et s’interroge : dans l’infinité du cosmos, y a-t-il un endroit où ces nomades auraient pu vivre en paix ? Un endroit où la loi du plus fort est inexistante ?

Le cinéaste le sait bien : le Chili est une terre de contrastes à la recherche de son identité. Entre l’Atacama, le désert le plus aride au monde, et la Patagonie, qui possède une forte humidité, s’étalent quatre mille trois cents kilomètres. Le pays est coincé entre l’océan Pacifique et les montagnes de la Cordillère des Andes. Les cartes du Chili sont coupées en trois : le pays est trop long pour tenir sur une seule. Le voir en entier est précieux. Et même avec six mille quatre cent trente cinq kilomètres de côtes, le Chili n’est pas un pays maritime. Il n’a pas su exploiter son potentiel, contrairement aux ancestraux nomades de l’eau.

Guzmán nous parle alors des disparus du Chili, ces opposants au régime de Pinochet installé dans le pays depuis la prise de La Moneda en 1973 – simultanée à la découverte d’une supernova dans l’Atacama, comme une métaphore de l’explosion de la république populaire d’Allende –, opposants torturés et tués, et dont certains cadavres ont étés jetés dans l’océan Pacifique par des hélicoptères… Il nous présente alors les tentatives d’un plongeur pour retrouver les corps abandonnés. Le documentariste nous raconte alors l’histoire d’un unique bouton de nacre retrouvé incrusté dans un rail utilisé pour faire couler les victimes. Si l’on n’y prend pas garde, l’histoire se répète…

Le Bouton de Nacre se compose de nombreuses rencontres de personnes, qui illuminent le récit de leurs différents points de vue. Mais certaines n’apportent rien de particulier au film, comme celle de Claudio Mercado et son chant de l’eau. Ce chant dérange et empêche de rentrer dans le film, ce qui est dommage. De plus, le discours culpabilisateur du poète Raúl Zurita, qui consiste à dire que tout le monde est responsable des assassinats de Pinochet, n’est lui non plus pas adapté au film. Mais ce dernier est également composé de sublimes images des quatre coins du Chili : du sud avec ses icebergs, ses glaciers et ses fjords, au nord, où les télescopes semblent fleurir dans le désert, en passant par le front de mer d’une ville littorale.

Avec les deux boutons de nacre, Patricio Guzmán retrace deux épisodes importants de l’histoire du Chili. En choisissant l’eau et le cosmos comme fils conducteurs, il casse les codes de la narration et nous offre un film comme aucun autre.

Antoine Josse
2016/03/24 17:47 #2-76
Lycée J. Rostand
De belles images mais une histoire peu captivante

Le bouton de nacre est un documentaire du réalisateur chilien Patricio Guzmán paru en 2015. Ce documentaire parle de l’eau, de nous et du cosmos. L’histoire part d’un bouton retrouvé au large des côtes chiliennes et passe à travers de magnifiques décors comme des volcans, des glaciers, des plaines et des plans d’eau tel que la mer ou des ruisseaux.

Le film commence par un gros plan sur un petit bloc de quartz : dans ce bloc vieux de plus de 3000 ans, on voit une goutte d’eau. Comment a-t-elle fait pour arriver là ? D’où vient l’eau de notre monde ? Que raconte cette goutte ? Ce sont des questions que Patricio Guzman se pose et auxquelles il va essayer de répondre durant ce documentaire.

Le premier thème abordé dans ce film est l’eau au Chili. Autrefois au Chili vivaient des peuples nomades qui se servaient de cette eau pour beaucoup de choses comme pour se nourrir (pêche) ou pour se déplacer (canoë) et qui établissaient leurs campements le long de plans d’eau. Mais à notre époque les chiliens n’utilisent plus l’eau comme avant et la délaissent.

Cette eau a aussi une mémoire pour notre réalisateur, elle a connu l’histoire du Chili et a en mémoire les destructions des peuples. Dans ce film, on parle de deux boutons de nacre, l’un a été une monnaie d’échange et a servi à la destruction de l’identité d’un homme, appelé Jimmy Button, car, en échange d’un bouton de nacre, il a été arraché à son peuple et a perdu ses coutumes, ses habitudes : c’est le début de la destruction des peuples indigènes. L’autre bouton nous permet de nous souvenir des crimes commis par le dictateur Pinochet. En effet, il a été retrouvé sur un rail de train qui servait à couler les corps des opposants politiques du régime. Ils étaient torturés puis tués et jetés dans la mer avec un rail pour qu’il disparaissent à jamais. Mais l’eau a une mémoire et a gardé intact un bouton qui nous permet de ne pas oublier les crimes de cette époque.

Dans ce documentaire, on parle aussi du cosmos, de la création de la vie, de l’origine de l’eau. De l’infiniment grand, comme la supernova qui était visible depuis les centres spatiaux du Chili. Dans le film, on voit cette supernova qui explose en faisant un bruit énorme, alors que normalement dans l’espace, il n’y a pas de bruit. Peut-être que Guzman compare cette explosion au coup d’état contre Allende.

Au début du film, la beauté des images nous a fascinés, mais la lenteur de la voix-off nous a un peu lassés. Ce film est court (1h22) mais passe doucement, à cause de certains plans trop longs.

Mais le montage est très beau comme lors de la scène de la supernova ou encore le montage au niveau du son lorsque un homme imite le bruit de l’eau et qu’il y a un fondu sonore. Des scènes sont aussi très jolies comme celle du glacier qui craque et se casse.

Pour finir, nous dirons que ce film est très beau, possède de belles images et un excellent montage mais l’histoire est difficile à suivre. Malgré tout, ce film plaira a certaines personnes qui se posent des questions philosophiques ou qui cherchent à en apprendre un peu plus sur l’histoire du Chili.

Killian Langlais
2016/03/24 17:47 #2-77
Lycée J. Rostand
L’Histoire d’un pays méconnu

Le bouton de nacre ou El Boton de nacar en version originale est un documentaire franco-hispano-chilien, sorti en 2015.

Son réalisateur, Patricio Guzman est un documentariste né en 1941. Par de nombreux films tel que La bataille du Chili ou encore La nostalgie de la lumière, sorti il y a maintenant cinq ans, il cherche à nous narrer l’histoire de son pays natal, le Chili où il a vécu de nombreux événements tels que le renversement, en 1973, par un putsch militaire organisé par le général Pinochet, du gouvernement de Salvador Allende, élu trois ans plus tôt.

Cette œuvre est un hymne à la nature et à la vie. Elle nous montre toute la diversité des paysages chiliens, dans toute leur splendeur. En passant de la Patagonie, au désert d’Atacama ainsi que par la cordillère des Andes, le réalisateur a su mélanger ces superbes images à l’histoire tragique du Chili. Tout en faisant un parallèle avec l’eau, l’infiniment petit; et le Cosmos, l’infiniment grand. Pour cela, il va utiliser différents plans, rapprochés pour l’eau et plus élargis pour le Cosmos. De plus, c’est l’Homme permet de faire un lien entre ces deux échelles et ces deux plans.

En une heure et vingt-deux minutes, Patricio Guzman va nous raconter à la fois, l’histoire lointaine du Chili, sa colonisation par les colons européens. Il va narrer ainsi l’histoire d’un indigène surnommé Button. Un autochtone de la tribu des Kawesqar, emmené au Royaume-Uni pendant un an contre un simple, un vulgaire bouton de nacre. Lors de son retour, Button va tenter de se réintégrer dans sa société natale, celle où il a vécu, mais en vain : il est trop marqué par la civilisation occidentale. Cela marque le début de l’extinction des indigènes chiliens dont il ne reste, actuellement, plus qu’une vingtaine individus. Ces populations autochtones utilisaient l’eau comme un moyen de se mouvoir mais aussi de se nourrir et donc de vivre. De plus, leurs croyances étaient basées sur la nature, contrairement aux colons qui voulaient les évangéliser.

Le documentariste va également raconter l’histoire qu’il a vécue et filmée : celle d’opposants politiques et de partisans d’Allende assassinés par le régime de Pinochet, dont les corps ont été lestés à l’aide de rails puis jetés dans l’Océan Pacifique, afin de masquer ces massacres de masse. Mais, heureusement, grâce aux mouvements de l’eau et aux courants océaniques, ce passé a resurgi. Cet océan a ‘‘recraché’’ un corps mutilé, une des nombreuses victimes de ces odieux crimes. Des années plus tard, incrusté dans l’un de ces rails, une équipe de plongeurs a retrouvé un second bouton de nacre. Le réalisateur utilise ces deux boutons de nacre comme une preuve, un témoin de ces massacres, tant celui des indigènes que celui des opposants de Pinochet. Dans ce film, l’eau a également une place importante puisque qu’il s’agit d’un élément de vie pour les populations autochtones mais également un élément de mort pour les opposants de Pinochet.

Il nous montre aussi par diverses scènes que l’Homme ne fait plus attention à cette nature fragile, il ne l’observe plus, et même l’ignore. Et donc la pollue, la détruit ainsi que les populations autochtones vivant en symbiose avec celle-ci, tel le peuple Kawesqar.

Ce film est un formidable documentaire car il m’a permis de découvrir l’histoire d’un pays méconnu de moi, le Chili. Cependant, il est assez difficile à comprendre du fait de la multitude de scènes passant de l’eau à l’univers, des autochtones au général Pinochet.

Enfin, il pose la question suivante : est-ce-que la loi du plus fort est valable dans tout l’univers?

Théo Lecardonnel
2016/03/24 17:48 #2-78
Lycée J. Rostand
 Patricio Guzman est de retour en 2015 avec Le bouton de nacre. Ce documentaire chilien de 82 minutes a pour fil conducteur l'eau. A travers ce thème principal, sont exploités des sous-thèmes. Ces derniers retracent l'histoire du Chili à travers les siècles et les époques, en partant de l'apparition de la vie, avec le cosmos, puis avec les indigènes et enfin les années de plomb, avec l'instabilité politique, le coup d’État et la dictature de Pinochet.

Les premières images montrent un bloc de quartz abritant une goutte d'eau vieille de 3000 ans. Ce bloc est filmé en très gros plan. La goutte d'eau représente l'infiniment petit. Plus tard, apparaissent à l'écran des paysages du Chili, filmés du ciel et, plus tard encore, nous voyons l'immensité de l'Océan, qui représente l'infiniment grand, en opposition au bloc de quartz.

C'est un film très complexe avec des références aux périodes marquantes de l'histoire du Chili, mais plein de subtilité en même temps. Notamment avec les différentes métaphores et anecdotes racontées, tout au long du documentaire, par la voix off. L'histoire de Gabriela, par exemple, qui raconte sa première sortie à canoë loin de chez elle, et sa première pêche. Ce documentaire est doté de nombreux petits témoignages d'anciens indigènes (mais pas seulement) très touchants. Comme celui d'un homme qui évoque la perte d'un de ses amis d'enfance emporté par la mer.

Ce long-métrage, en plus d'être superbement bien réalisé, est très instructif. Il nous apprend beaucoup sur le Chili et son incroyable histoire. Il nous permet aussi de découvrir ce pays, à travers de somptueux paysages, très joliment filmés.

L'eau, dans ce documentaire, a une double représentation, et met en avant deux choses totalement contradictoires : la vie et la mort. Elle est d'abord, effectivement, le symbole de la vie avec l'apparition et la naissance du Cosmos. Mais elle est aussi représentative de la mort. Car l'Océan Pacifique qui borde le Chili est un immense cimetière. En effet, pendant les 16 ans, durant lesquels Auguste Pinochet exerça son régime, des milliers de desaparecidos ont été jetés, depuis des avions, dans cet immense océan qui abrite donc de très nombreux morts. Certains d'entre eux sont d'ailleurs, aujourd'hui encore, retrouvés. Comme si, après tant d'années, ces disparus réapparaissaient.

Un élément important du film est également le bouton de nacre, qui donne son nom au documentaire. Ou plutôt les deux boutons de nacre. A travers ceux-ci, deux histoires sont racontées. La première, celle de Jemmy Button, un homme des peuples anciens, qui, dans les années 1800, a accepté de quitter sa vie d’indigène au Chili, pour rejoindre l'Angleterre, contre un petit bouton de nacre qu'il pensait très précieux. La seconde histoire est plus récente. Un bouton de nacre a été retrouvé, collé, sur un rail de trente kilos qui servait à faire couler les corps des opposants politiques dans la mer, pendant la dictature de Pinochet. Ces deux histoires lointaines sont tout de même proches, parallèles, car liées par ce petit objet, qu'est le bouton de nacre. Une très belle subtilité de plus de la part du réalisateur.

La réalisation de Guzman est très poétique. Le montage est fluide et les images fondues, comme si elles se déplaçaient sur l'eau, au fil du courant. La musique, dirigée par Hughes Maréchal entre autres, et les fonds sonores tels que la pluie qui tombe, l'eau qui ruisselle ou l'eau qui s'agite dans la mer apportent eux aussi beaucoup de poésie.

Patricio Guzman a sûrement voulu également montrer le lien qui unissait les indigènes et la nature. Ils vivaient, en effet, au cœur de celle-ci, et en harmonie avec elle. Ils vivaient grâce à la nature. Ils se déplaçaient et se nourrissaient grâce à elle. Ces gens-là prenaient alors le temps de l'admirer et surtout de l'aimer. Ce qui n'est malheureusement plus beaucoup le cas. Les hommes d'aujourd'hui n'en prennent plus soin et ne la regarde même plus, le contexte actuel nous le rappelle bien.

L'eau a une mémoire. Patricio Guzman l'a compris et nous le prouve, et c'est effectivement important de faire le travail de la mémoire, de rappeler le passé. C'est important de montrer et de parler des différent massacres et autres drames qui ont touché le Chili, afin de s'en souvenir mais aussi afin de ne pas, au futur, renouveler les erreurs du passé.

Dans ce documentaire, Patricio Guzman s'interroge, et nous interroge, sur le sens de la vie. Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Quel est notre rôle ? Et si la vie existait aussi sur d'autres planètes ? Tant de questions, toujours sans réponse.

En somme, un film documentaire mémoriel, plein de poésie avec de superbes images, de la belle musique et surtout un bon scénario qui s'est, d'ailleurs, vu attribuer l'Ours d'Argent du meilleurs scénario, en février dernier, à la Berlinale.

Juliette Pucel-Bastié
2016/03/25 07:55 #2-79
Lycée J. Rostand
 « Le bouton de nacre » est un film de Patricio Guzman, un documentaire touchant qui évoque l’histoire du Chili : de celle des indigènes de Patagonie qui ont été massacrés, déportés et acculturés, à celle du coup d’État du 11 Septembre 1973 et la répression qui a suivi, lorsqu’Augosto Pinochet était président. Tout cela est relié au cosmos et à l’eau. C’est le fil conducteur du film.

Dans son documentaire Patricio Guzman s’interroge sur l’apparition de la vie et du cosmos. Dans la première scène on voit un Quartz, une pierre vieille de plusieurs milliers d’années, et, au milieu de cette pierre, il y a une goutte d’eau. L’eau est la source de la vie sur terre. Elle est arrivée sur terre par des comètes.

Le réalisateur, nous parle du lien entre les indigènes de Patagonie et l’eau. C’est grâce à l’eau qu’ils pouvaient survivre. Ils vivaient de la pêche, se déplaçaient en canoë

On entend les témoignages de descendants d'indigènes qui nous disent que l’eau était ce qui leur permettait de vivre mais aussi ce qui pouvait les tuer. Mais les indigènes ont subi un génocide connu du gouvernement de l’époque. Ils ont été chassés des terres où ils avaient toujours vécu. Ils ont été privés de leurs traditions et de leur culture. Ils ont été massacrés, il y avait des chasseurs d’indigènes qui recevaient des récompenses lorsqu’ils tuaient un indigène.

Guzman nous parle de la mémoire de l’eau. Le 11 Septembre 1973, Pinochet prend le pouvoir par un coup d’État. A l’époque, un massacre a été organisé par Pinochet contre les partisans d’Allende qui étaient opposés à sa politique. Ils ont été torturés puis jetés à la mer, bâillonnés à des rails, vivants ou morts.

Le bouton de nacre, titre du documentaire, a un lien avec le film et l’histoire du Chili. En effet, en 1830, un indigène accepte de partir en Angleterre contre un bouton de nacre. Il y reste un an, on lui apprend comment se comporter, et une nouvelle langue. Une fois de retour chez lui, il a beau laisser pousser ses cheveux et reprendre ses habitudes, il ne parvient pas à retrouver sa vie d’avant, il parle un mélange d’anglais et de sa langue natale, c’est comme s’il n’avait plus d’identité. Ensuite, en repêchant les corps que les partisans de Pinochet avaient jetés à la mer, on a retrouvé un bouton de nacre accroché à un rail, qui provenait sans doute de la chemise d’une victime. De plus, la nacre est un élément venu de l’eau. C’est une des raisons pour lesquelles on parle de la mémoire de l’eau. C’est aussi pourquoi le titre du documentaire est « Le bouton de nacre ».

La musique du film est particulièrement bien choisie, car il n’y a presque pas d’instruments mais beaucoup de sons d’eau. Le réalisateur nous montre que l’eau est une musique. La voix de Patricio Guzman nous porte tout au long du film.

Le rythme du film est lent. Il y a des plans longs et des fondus enchaînés. Cela nous permet de mieux apprécier les images et de pouvoir comprendre ce qui y est dit dans le documentaire à travers la voix de Patricio Guzman et celle des descendants d'indigènes de Patagonie.

Patricio Guzman nous montre que l’eau est source de vie, comme pour les indigènes de Patagonie qui vivaient grâce à l’eau, mais aussi cause de mort lorsqu’il nous raconte qu’il a vu un de ses camarade de classe se faire emporter par la mer et dont on a jamais retrouvé le corps, ou encore quand il évoque le massacre des indigènes ou les assassinats que Pinochet a dirigés dans les années 70.

Emma Millet
2016/03/25 07:56 #2-80
Lycée J. Rostand
 Le Bouton de Nacre, la mémoire de l'eau

Le Bouton de Nacre, film documentaire réalisé par le cinéaste chilien Patricio Guzman en 2015, fait suite à son précédent long métrage Nostalgie de la lumière. Guzman réalise un film basé sur quatre éléments importants : le cosmos et l'eau sont liés et partagent une histoire avec les indigènes et les disparus. Ce film nous prouve que l'eau intervient sur l'infiniment petit et sur l'infiniment grand. Cet élément aux couleurs du ciel et du cosmos, transparent, possède une mémoire éternelle.

Dans Le Bouton de Nacre, le réalisateur chilien nous fait comprendre que l'eau est un être totalement vivant. L’eau serait apparue au fin fond du cosmos, ce qui fait beaucoup réfléchir le spectateur sur l'importance d'un des éléments principaux de la vie. Sa mémoire est considérée par les indigènes comme la plus grande de l'univers, en effet, celle-ci voit tout, entend tout, touche tout et comprend tout.

Ce film est également structuré grâce à des témoignages de certains indigènes toujours en vie. On en apprend donc plus sur les indigènes, leurs conditions de vie désastreuses. Une de leurs descendantes, Gabriella, est un des témoins les plus touchants : elle nous conte son histoire qui suscite des émotions chez les spectateurs.

La musique, composée par Claudio Mercado, a un rôle très important : elle nous aide à comprendre le fonctionnement de l'eau. Nous observons que celle-ci possède bel et bien une voix, et en change pour tout nous conter. Sa voix est même apparue lors d'une scène dans le film lorsque qu'elle ramène le cadavre d'une jeune femme noyée dans la mer. L'eau nous raconte les actes horribles qui ont été commis envers cette âme, cette ancienne femme.

L'eau voit tout, elle a vu le jet de cadavres par centaines dans sa propre étendue, elle se souviendra toujours des actes commis par les hommes. Grâce à cet élément, l'humain peut savoir bien des choses.

Dans le Bouton de Nacre, les couleurs sont bien choisies, lorsque que le réalisateur nous raconte l'histoire des indigènes et nous les montre, les images sont en noir et blanc ; en effet, cela nous montre que cela s'est passé et que malheureusement, rien ne pourra nous faire revenir en arrière. Lors des témoignages comme celui de Gabriella, nous revenons à la couleur pour nous montrer que ce témoignage est récent, qu'il y a toujours d'incroyables êtres vivants pour nous conter leur histoire.

Pour représenter l'infiniment petit et l'infiniment grand, nous voyons certaines scènes où nous pouvons retrouver des paysages splendides et immenses (glaciers, océans, montagnes). Egalement, au tout début du film, nous voyons un bloc de quartz qui contient une goutte d'eau, qui ne coule pas, et reste coincée à l'intérieur. Elle est à la fois grande et petite car elle entre dans la composition de presque tous les êtres vivants (comme l'être humain, qui est en grande partie de l'eau), c'est pour cela que dans une scène, nous voyons que l'eau et l'homme sont en harmonie lorsqu'ils chantent.

Ainsi, Le Bouton de Nacre est un film spectaculaire, montrant tout ce que l'eau fait et fera, affirmant que sa mémoire est éternelle, qu’elle ne peut pas être effacée. Les spectateurs qui décident de voir ce film car ils aiment réfléchir seront ravis : ils auront trouvé le chemin de l'eau. Et cet élément les guide jusqu'au cosmos.

Tom Henry
2016/03/25 07:57 #2-81
Lycée J. Rostand
 Le bouton de nacre, réalisé par Patricia Guzman en 2015, est un documentaire tourné en Patagonie, racontant plusieurs épisodes de l’histoire de son pays natal, le Chili. Le sujet principal est l’eau, élément sans lequel la vie est impossible. Patricio Guzman essaie de nous montrer dans son film que cette dernière a une voix. Pour cela, il développe plusieurs thématiques telles que la mémoire, le cosmos ou encore la politique, mais le fil conducteur est un simple bouton de nacre : élément d’océan, et monnaie d’échange.

 Dès la première scène, nous prenons conscience qu’il y aura dans le film une opposition entre l’infiniment petit et l’infiniment grand, quand apparaît une goutte d’eau emprisonnée depuis des millions d’années dans un cube de quartz. L’érosion de la pierre causée par le temps qui file nous rattache à quelque chose d’essentiel : l’univers qui emprisonne par le temps l’eau, crée les glaciers du Chili, l’océan de ses côtes et jusqu’à cette petite goutte d’eau. Malgré cela, le temps comme l’eau continue à filer, les autochtones des tribus Haush, Kaweskar ou encore Salknam, pour qui l’eau était indispensable pour la pêche et leurs déplacements, partent, et les disparus de Pinochet jetés dans la mer se comptent en centaines.

J’ai beaucoup aimé cette métaphore du temps et de l’espace, rattachée à cette goutte d’eau piégée dans le quartz.

Martin Gusinde a pris des clichés au début du vingtième siècle des tribus autochtones. Ces photos constituent un témoignage unique sur ces peuples, disparus aujourd’hui, exterminés par les colons. Ces peuples peignaient sur leurs corps les constellations d’étoiles qu’ils observaient la nuit tombée. De nos jours, ils ne peignent plus leurs corps, ils se comportent comme nous tous. Dans une scène du documentaire, Patricio Guzman leur demande de traduire des mots en leur langue presque disparues, et pour « dieu » et « police », ils ne savent pas quoi répondre car ces mots n’ont aucun sens pour eux. J’aurais aimé avoir plus de témoignages de ces vingt autochtones restants. Parmi ces peuples demeure l’histoire de Jemmy Button, un indigène. Un Britannique lui offre un bouton de nacre en échange d’un séjour en Angleterre. Ce bouton de nacre fait écho ensuite à un autre bouton de nacre trouvé au fond de l’océan Pacifique, incrusté dans un bout de rail rouillé de chemin de fer : il appartenait à une des nombreuses victimes jetées dans la mer sous le régime de Pinochet.

J’ai trouvé intéressant de découvrir de nouvelles civilisations et de différentes manières de vivre. Je trouve fascinant le lien entre les peuples indigènes, l’univers et l’eau. Cependant je trouve que la destitution d’Allende qui mène au pouvoir Pinochet en 1973 avec les disparus mériterait un autre film, je trouve qu’il y avait deux histoires trop distinctes.

Quant aux paysages, ils m’ont époustouflé. Des glaciers aux montagnes, en passant par le désert d’Atacama, le Chili possède une diversité de climats gigantesque. Patricio Guzman a su nous les faire découvrir, sans excès, toujours avec beauté grâce aux fondus enchaînés comme le canoë qui s’éloigne sur l’eau ; avec les sonorités de la pluie, des craquements de la glace, de l’eau qui coule ou encore les chants de Claudio Mercado. J’ai trouvé impressionnants les grands radiotélescopes dans le désert essayant de chercher des traces de vie sur de lointaines planètes en traversant l’univers, avec ses admirables supernovas et quasars.

Dans Le bouton de nacre, Patricio Guzman éternise la mémoire douloureuse mais indispensable des drames qui ont eu lieu au Chili, en recueillant quelques gouttes des souvenirs des peu nombreux survivants et de leurs cultures, grâce aux témoignages et à des images poignantes.

Sidonie Gomont
2016/03/25 07:58 #2-82
Lycée J. Rostand
Un retour aux sources

2010, les salles de cinéma projettent Nostalgie de la lumière, le nouveau film du réalisateur chilien Patricio Guzmán. Un film documentaire sur le massif désert d'Atacama et sur ses immenses télescopes astronomiques scrutant minutieusement le cosmos à la recherche d'un élément rarissime, la vie. Dans ce désert qui ne peut garder que des corps sans vie, certaines victimes de la folie meurtrière du dictateur, tristement célèbre, Augusto Pinochet, sont enfouis dans la sécheresse du sol.

Pourquoi un peuple ferait-il tant d'efforts, pour trouver la vie ailleurs, alors qu'il ne prend pas soin de la sienne ? Pourquoi chercher de l'eau dans l’immensité du cosmos, alors que notre espèce ne se rend pas compte de l'importance de cet élément ?

Notre monde tourne autour de l'eau, et c'est le fil conducteur que Patricio Guzmán a choisi pour son nouveau documentaire, Le Bouton de nacre.

Un film intriguant, qui relie trois sujets par l’intermédiaire de l'eau mais aussi d'un symbole étonnant, qui se trouve être un simple bouton de nacre.

Patricio Guzmán apporte une dimension historique à son film en traitant avec beaucoup de respect deux périodes de l'histoire de son pays natal, le Chili.

Le cinéaste est d'abord allé à la rencontre des derniers descendants des peuples amérindiens de Patagonie, pour comprendre comment ce peuple lointain pour nous a pu réussir à vivre en harmonie avec l'eau qui l'entourait. Et comment cette civilisation a disparu… Les interviews utilisées sont d'une extrême tendresse : ces personnes, forcées de s’intégrer à notre mode de vie brutal, sont désolées par le sort que le monde a réservé à leurs ancêtres. Et quand Guzmán demande à l'une d'elle si elle se sent Chilienne, cette dernière lui répond que non, elle, elle se sent Kawesqar (un des cinq grands peuples Amérindiens de Patagonie).

Un des personnages interviewés nous raconte l'histoire de Jemmy Button, cet indigène qui en 1830, a troqué, pour un petit bouton de nacre qui lui paraissait précieux, sa vie de membre du peuple Yagan, pour partir en Angleterre, prisonnier du commandant Robert FitzRoy. 

Un bouton de nacre, fossilisé dans un morceau de rail est aussi le seul vestige que l'on a retrouvé d'une des victimes du régime de Pinochet, exécutée froidement, inhumainement, dans l'ombre. On attachait les opposants à des morceaux de rails, puis on les faisait disparaître, en les jetant dans l'océan, en se servant de l'eau, cet élément paisible, apportant la vie, pour dissimuler la mort. Combien de vies ont été ôtées de cette façon ? Les chiffres ne cessent d'augmenter. 

« Si l'eau a une mémoire, elle se souviendra aussi de ça ». Voilà ce qui ressort d'un entretien filmé par Guzmán. 

Le cinéaste filme ses images de façon métaphorique. En effet, tous ces éléments un peu brouillons, sont reliés grâce à des prises de vues très bien pensées. Ainsi, nous passons du bouton de Jemmy Button au bouton au fond de l'océan et, à travers ce bouton, sous l'océan, infiniment petit à l’échelle cosmique, les images se fondent, se mêlent pour faire apparaître la lune, un bouton de nacre au milieu du grand océan qui est notre univers.

Le cosmos est le dernier élément qui compose ce documentaire. Patricio Guzmán s’interroge sur ce qui nous entoure. L'eau n'est présente que sur Terre, mais nous n'avons pas réussi à préserver la paix et l'harmonie qu'elle peut nous apporter. Alors, il y a-t-il un endroit dans l'univers où la paix règne ? Un endroit lointain ou la loi du plus fort n'existe pas ? Voilà ce dont rêve le cinéaste dans son film, qui pour moi est un véritable chef d’œuvre artistique et poétique. Celui qui depuis La bataille du Chili se dévoue corps et âme à filmer son pays de naissance le fait aujourd'hui avec émotion et délicatesse.

En résumé, de la tendresse, de la culture, de la beauté, de la brutalité, de l'émerveillement, des interrogations : le cocktail parfait pour un film époustouflant.

Gauthier Saint-James
2016/03/25 07:59 #2-83
Lycée J. Rostand
Un film à la fois poétique et historique

Dernier film de Patricio Guzman, Le Bouton de Nacre, sorti en 2015 sous forme de documentaire, aborde l'histoire et la culture de la société chilienne. L'eau en est le fil conducteur.

Lorsque l'on regarde ce film, on peut immédiatement distinguer trois parties qui sont : les indigènes, le cosmos et les disparus. Ces trois parties sont toutes reliées entre elles par l'eau.

Les indigènes sont ici décrits comme des « nomades » de l'eau. Ce sont des peuples qui vivent grâce à l'eau. Leur mode de vie est totalement lié à l'eau, ils se déplacent « sur l'eau » et mangent même grâce à la nourriture que leur fournit la mer. De même, leurs croyances sont aussi tournées vers la mer. Plusieurs témoignages de ces indigènes vont nous montrer une culture tout à fait différente de celle des Chiliens. Par exemple, lorsque Patricio Guzman demande à une indigène de traduire le mot « police », elle n'y arrive pas car il n'y a pas de police dans leur civilisation. La police est un concept qui leur est inconnu. Cette scène fait sans doute écho à la dictature de Pinochet pendant laquelle cette police a perpétré des actes de violence ainsi que des meurtres.

En revanche, le lien entre le cosmos et l'eau n'est pas forcément évident. On peut penser que ce lien se traduit par cet océan gigantesque présent dans l’espace.

Quant aux disparus, leur lien avec l'eau est évident. Ils ont été jetés dans la mer afin de ne laisser aucune trace. L'eau est donc leur tombeau. Mais la mer joue aussi un rôle de messager entre le monde des morts et le monde des vivants, notamment par ce bouton de nacre retrouvé sur un rail au fond de l'océan. Le bouton de nacre symbolise toute la vie ainsi que l'histoire d'une personne.

Voilà qui m'amène à parler de cet autre fil conducteur : les boutons de nacre. « Les », car il y a deux boutons de nacre. Le premier est celui que le jeune indigène Jimmy Button a reçu en échange d'un voyage en Angleterre. Au retour de son voyage, Jimmy était changé à tout jamais. Il n'arrive plus à trouver sa place dans le monde, partagé entre deux civilisations que tout oppose. Le deuxième bouton est retrouvé sur un rail utilisé pour noyer des opposants à la dictature de Pinochet. Ce bouton est tout ce qui reste de la vie d'un homme.

Ce film dispose aussi d'une dimension sociale. En effet, Patricio Guzman se demande : « Une société où la loi du plus fort ne l'emporterait pas est-elle possible? » Cette question a un double sens : d'un côté elle fait référence à l'extermination des amérindiens au XIXe siècle. De l'autre, elle fait bien sûr référence à la dictature qui symbolise cette raison du plus fort.

Le Bouton de Nacre est un film très poétique par ses somptueuses images. Il nous révèle un autre visage que celui de la dictature. Plusieurs plans sont magnifiques, car ils filment d'une manière si particulière que l'on n'arrive plus à situer le haut du bas. Les images et les paysages sont assurément un point fort de ce film. De même, les interventions des différentes personnes sont poignantes, surtout celles des rescapés, qu’ils soient indigènes ou ancien opposants à la dictature.

D'un point de vue technique, ce film est remarquable. Comme je l'ai dit précédemment, les paysages sont magnifiques. Mais un plan a particulièrement retenu mon attention. Celui de l'ouverture du film. Il s'agit d'un bloc de quartz âgé de plusieurs milliers d'années, dans lequel est retenue prisonnière une minuscule goutte d'eau. Patricio Guzman joue sur l'opposition entre l'immensément petit, concrétisé par cette goutte d'eau retenue dans le quartz, et l'immensément grand auquel il fait référence dans l'évocation du cosmos.

En revanche, l'un des rares, si ce n'est le seul point négatif de ce film, est cette reconstitution de l'horreur du largage de corps perpétrée par la police chilienne sous la dictature. Cette reconstitution n’apporte absolument rien au film. Un témoignage de l'un des survivants aurait été beaucoup plus intéressant. Elle a même un côté assez cynique.

En somme, Le Bouton de Nacre est un très bon film, vraiment poétique. Il permet d'apporter un autre regard sur le Chili, qui nous offre de mieux découvrir son histoire et sa culture. C’est un film qui pose de nombreuses questions sur la société chilienne et qui fait réfléchir sur notre monde. Je conseillerais ce film à tout le monde, il est de loin l'un des meilleurs films de fin d'année.

Hugo Chesnier
2016/03/25 08:00 #2-84
Lycée J. Rostand
 Un film poétique

Le Bouton de Nacre est le dernier film réalisé par Patricio Guzman, le talentueux cinéaste qui a produit l’excellent documentaire La bataille du Chili et le fameux La nostalgie de la Lumière sorti il y a plus d'un an. Ce documentaire franco-hispano-chilien suit en quelque sorte les idées de La Nostalgie de la Lumière sur le cosmos. On peut aussi noter que, dans le film, Patricio Guzman, qui fait aussi la voix-off, nous dit, en parlant d'un de ses camarades de classe mort noyé : '' ce sera mon premier disparu '', faisant ainsi référence à La bataille du Chili.

Le film commence sur un plan très complexe, un bloc de quartz tournant comme dans un vortex. Ce bloc a été retrouvé dans le désert d'Atacama au Chili. Il a été estimé millénaire par bon nombre de personnes averties. Il contient une simple goutte d'eau. Cette goutte est la métaphore du fil conducteur du film : Guzman parle aussi de la mémoire de l'eau contient. On comprend alors que cette goutte d'eau millénaire a vu une immense partie de notre histoire...

Le film va se séparer alors en deux parties, deux pans de l'histoire chilienne reliés par un seul élément, l'eau.

Premièrement, la Patagonie va être décrite finement. De ses longues côtes inexploitées jusqu'aux anciens peuples qui vivaient en harmonie avec l'eau indomptée. Mais, dans ces terres sauvages et restées vierges des centaines d’années durant, la civilisation s'est imposée et le génocide des Patagoniens ancestraux a commencé... Aujourd'hui, seules vingt personnes restent encore, pour témoigner de la culture de ce peuple mort. Ces tribus priaient le ciel et représentaient les étoiles en les peignant sur leur corps, support idéal. On peut voir davantage encore le décalage entre la civilisation de l'époque et leur mode de vie hors du temps : Guzman demande dans une scène du film comment se disent le mot ''Dieu'' et le mot ''Police'' dans l'ancienne langue de Patagonie. Son interlocutrice lui répond qu'aucun mot n'existe pour désigner ces idées «modernes». Patricio Guzman revient, à de nombreuses reprises, sur le fait que les Indiens vénéraient le cosmos et l'eau car l'eau vient du cosmos. Il se demande alors si dans une autre galaxie ou un autre monde, ces mêmes tribus auraient pu vivre en paix sans ces colons féroces.

Deuxièmement, Guzman revient longuement sur la terrible période où Pinochet était au gouvernement. Le nombre de morts et de disparus durant cette période est considérable. Les prisons secrètes et les camps de détention se multiplient alors dans ce pays ravagé. Un historien nous apprend aussi comment les hommes de Pinochet se débarrassaient des corps sans vie, en les attachant solidement autour d'un rail de fer et en les jetant dans l'océan. Nous retrouvons encore l'eau en lien avec les terribles événements de l'histoire récente, toujours présente, surveillant, toujours témoin : elle est celle qui voit tout.

La magnifique narration du réalisateur nous donne une belle mais cruelle leçon de vie dans la scène du jet des cadavres dans l'immensité bleue qui semble sans fond: '' Que nous soyons victime ou bourreau nous sommes tous responsables.'' Cette phrase peut nous faire penser encore une fois au cosmos et au grand Tout dont le cinéaste parlait plus tôt.

Cette œuvre est une magnifique poésie en images qui nous conte deux horribles histoires, en faisant tourner toute cette '' machine '' autour de l'eau et du cosmos. Je dois avouer que j'aurais pu pleurer durant ce film qui nous touche profondément. On retient des scènes remarquables qui dénoncent plusieurs choses à la fois. Un très très beau film à aller voir absolument !

Tom Chartier
2016/03/25 08:01 #2-85
Lycée J. Rostand
 Un véritable jeu entre l'infiniment grand et l'infiniment petit

     Le Bouton de Nacre, est un film sorti en cette année 2015, et réalisé par le talentueux documentariste Chilien Patricio Guzman. Expérimenté et déterminé, il revient sur la triste histoire du Chili durant les années 1973 à 1990, qui connurent l'extermination de plusieurs milliers de personnes. Il met en perspective de nombreuses thématiques, comme l'eau, le Cosmos, les indigènes, la dictature de Pinochet, à partir d'un bouton de nacre, qui devient l'origine de deux grands thèmes, tout d'abord, : l'eau (la nacre) en raison de sa provenance  et la « civilisation », la société actuelle (le bouton) .

     Dans un premier temps, Patricio Guzman évoque la présence d'une goutte d'eau dans un fragment de quartz vieux de 3000 ans : on comprend alors que le thème principal du film sera autour du thème de l'eau, élément incontournable au Chili, en raison de la situation géographique du pays. Il nous montre ensuite de magnifiques images, à l'aide de plans d'ensemble mais aussi de gros plans, révélant la splendeur des côtes et des glaciers chiliens avec des musiques et des sons en parfaite coïncidence avec les images. On peut dire qu'il nous impressionne par un tel spectacle. Patricio Guzman nous montre de merveilleux clichés en opposant l'infiniment grand, le cosmos, à l'infiniment petit, une goutte d'eau ou encore un bouton de nacre. .     

     Dans un deuxième temps, Patricio Guzman évoque les massacres d'indigènes par les colons, ainsi que les assassinats de milliers de personnes sous la dictature de Pinochet (après la destitution d'Allende le 11 septembre 1973), Il associe l'eau à la vie (essentielle pour l'homme) et à la mort (sort des victimes de Pinochet) et forme ainsi une antithèse sur cet élément naturel. Il personnifie l'eau à plusieurs reprises : « l'eau a une voix », affirme-t-il; « l'eau a une mémoire » et il crée de nombreuses métaphores : « l'eau est source de vie » ; « l'eau est mort » (en référence au premier disparu). Il nous montre que la population dite « civilisée » en vient à exterminer et à tuer un peuple inoffensif et appelé « primitif » alors que la « civilisation » a commis des actes barbares et sans motif. Il ramène à notre mémoire « une femme qui arrive morte sur le rivage » et se bat pour la diversité des hommes.

     En effet, dans Le Bouton de Nacre, Patricio Guzman mêle plusieurs thèmes, tous liés, pour donner plusieurs dimensions à son récit. Il nous donne à voir un film à dimensions politique, historique, sociale ou encore poétique (par la présence des nombreuses images et métaphores qu'il fait naître). Il dénonce la société actuelle (et se bat pour la diversité). Le Bouton de Nacre est un film pertinent ; de plus, il est important et même indispensable de garder les traces de la mémoire d'un pays, en l’occurrence, ici, le Chili.

Séverin Pâquet
2016/03/25 08:03 #2-86
Lycée André Malraux
Le bouton de nacre est un film documentaire réalisé par Patricio Guzman qui est un réalisateur chilien né à Santiago le 11 Août 1941. Patricio Guzman est un réalisateur surtout connu pour ses nombreux documentaires sur le Chili. Ce documentaire est de nationalité française, chilienne et espagnole.

Le thème est principalement le déroulement de la vie des Indiens chiliens. On y voit trois personnes : deux hommes et une femme. La femme est de nationalité Kawesquar et les deux hommes Yagans. Dans le documentaire on nous raconte comment les Chiliens étaient maltraités. Ils sont attachés le long d'un rail dans un sac et d'un hélicoptère sont jetés à l'eau pour qu'aucune trace de leur corps ne soit retrouvée. Dans l'océan les chercheurs trouvaient parfois des boutons de nacre gravés sur le rail. Jamie Button a fait une négociation avec les Anglais avec un bouton de nacre qui fait référence à son nom. Ce documentaire est basé sur des faits réels. Le réalisateur a demandé aux Chiliens ce qu'ils pensaient de l'océan et de son importance au Chili : certains en ont peur et d'autres l'admirent.

Amélie Tellier
2016/03/25 08:04 #2-87
Lycée André Malraux
Le bouton de nacre est un documentaire réalisé par Patricio Guzman, sorti en France le 28 octobre 2015. L'Ours d'argent du meilleur scénario lui a été remis.

 Ce documentaire relate le rapport entre le Cosmos, l'eau et les indigènes de la Patagonie chilienne. Deux boutons mystérieux, découverts au fond de l'océan, près des côtes chiliennes nous aident à débuter l'histoire. Ce documentaire nous offre alors de grand paysages de cette région du monde. Nous remontons également dans le temps, à travers les histoires, en passant par les indigènes de la Patagonie, jusqu'aux premiers navigateurs anglais...

 Le documentaire commence tout d'abord à nous parler de l'eau, cette ressource nécessaire à la vie, ce qui représente la singularité de la Terre. De magnifiques paysages sont exploités : fixes, comme figés dans le temps pour mieux nous aider à observer chaque détail, chaque merveille du plan ; ou alors nous suivons l’œil de la caméra qui nous présente des glaciers comme des rivières, mais également une vue aérienne de la Cordillère des Andes qui forme principalement le pays.

Puis le réalisateur nous propose un certain rapport entre cette ressource et l'Homme, qui depuis des lustres l'utilise. Mais les indigènes de la Patagonie partageaient avec l'eau comme une harmonie avec elle.

Dans un second temps, Patricio Guzman nous raconte le désastre qu'a pu vivre la région à travers son histoire : il nous fait part de la dictature de Pinochet et de l'extermination des indigènes comme s'il était nécessaire de nous le confirmer et que les Chiliens assument ce côté négatif de leur histoire. Lorsque l'on demande à une descendante de ses indigènes si elle s'identifie à la population chilienne, elle répond que non.

Le problème de ce film est qu'il est trop lisse et lent, il nous faut parfois reprendre le cours du film.

Cependant, les énoncés du narrateur sont très claires et ont une certaine beauté. Un documentaire sur ce sujet a quand même déjà été exploité avec Nostalgie de la lumière.

 Ce documentaire vaut malgré tout la peine d'être vu car il s'agit d'un réel témoignage sur un sujet beaucoup trop délaissé... Il réussit à nous montrer et à nous faire partager des faits dont on ne parle pas assez de nos jours.

Anastasia Paciarelli
2016/03/25 08:05 #2-88
Lycée André Malraux
Le bouton de nacre est un documentaire chilien réalisé par Patricio Guzman. Ce documentaire raconte la place de l’eau dans la culture des Indiens de Patagonie lors de leur génocide. Un film un peu long mais tout de même très intéressant.

Il n’y a pas vraiment de scénario, le réalisateur veut surtout nous parler de l’extermination des Indiens de Patagonie et des prisonniers politiques lors de la dictature, il nous montre le rôle de l’eau à travers ces deux fléaux peu connus de l’histoire. Pour donner plus de relief à son documentaire, Patricio Guzman utilise de nombreux témoignages, photos et vidéos de l’époque, des hommes et des femmes racontent qu’est ce que l’eau leur évoque et ce qu’ils y faisaient : certains y pêchaient d’autres y faisaient des balades en canoë.

La première image du film est un glaçon, en effet le réalisateur nous parle de l’eau en évoquant les trois états de celle-ci : liquide, solide et gazeux.

Le réalisateur nous fait voyager de la galaxie à la cordillère des Andes avec de magnifiques décors et prises de vue d’une nature imposante. Ce documentaire nous montre aussi à quel point nous avons besoin de l’eau.

Le réalisateur utilise de façon écœurante les fondus enchaînés qui portent à confusion lors des changements de plan. La musique est essentiellement le bruit de l’eau qui ruisselle ou des chants patagoniens.

 C’est un bon documentaire que nous propose Patricio Guzman, les documentaires doivent nous apprendre de nouvelles de choses et ce documentaire le fait à merveille. Le message principal que le réalisateur nous fait passer est que l’eau a une mémoire, c’est grâce à elle qu’on a pu découvrir comment on se débarrassait des prisonniers politiques. Dommage qu’il soit un peu long notamment parce qu’il met longtemps à démarrer. Mais cela ne l’empêche pas d’être un documentaire réussi qui nous montre d’autres cultures et d’autres manières de vivre autour de l’eau.

Camille André
2016/03/25 08:06 #2-89
Lycée André Malraux
Le Bouton de nacre est un film réalisé par Patricio Guzman, il est sorti en 2015.

Ce film est un documentaire sur le Chili, plus précisément sur l'eau ainsi que les peuplades qui voyageaient et vivaient dessus.

 A travers ce film nous découvrons et visitons le Chili. Les prises de vue sont à couper le souffle tant les paysages sont beaux (ex : les glaciers). La lumière est une fois très forte, une autre fois plus sombre et le son accompagne à merveilles les paysages montrés.

 Le titre de ce film est en fait en rapport avec la découverte au fond de la mer de deux boutons de nacre ce qui nous donne sur ce passage des informations sur ces peuplades maintenant à moitié disparues : on nous raconte comment les « indigènes » chiliens sont morts.

 Dans ce film on nous explique aussi comment vivait ces peuplades, leur croyance (ils se peignaient tous le corps ) et aussi comment ils définissaient toutes sortes de vie en fonction des étoiles, de l'eau et enfin du cosmos.

Emeline Calonne
2016/03/25 08:07 #2-90
Lycée André Malraux
Le Bouton de Nacre : un film hors du temps !

 Le Bouton de Nacre est un film de Patricio Guzman qui a remporté le prix Berlinale 2015 de l'ours d'argent pour le meilleur scénario.

Le Bouton de nacre est une histoire sur l'eau, le cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l'océan Pacifique, près des côtes chiliennes. A travers leur histoire, nous entendons la parole des Indigènes de Patagonie, celle des navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques.

Ce film est une véritable bombe ! Des images d'une rare qualité et filmées avec une sensibilité et un respect peu commun. Ce film de mémoire nous plonge dans le cœur de plusieurs civilisations et cultures, nous emmène pas à pas à la découverte d'une population presque inconnue du public et qui pourtant mérite tellement plus. Un film criant de vérité sur le génocide chilien dont on parle si peu. Ce long métrage est un réel voyage dans le temps. Patricio Guzman a une vision de l'eau et du cosmos particulière, il arrive à tisser des liens entre tous les sujets du film. Cette pellicule nous réconcilie aussi avec les documentaires qui sont parfois barbants et ennuyeux.

N'ayez pas de préjugés sur Le Bouton de Nacre car à travers ce film touchant et vrai, on ne peut être déçu.

Emma Veron
2016/03/25 08:07 #2-91
Lycée André Malraux
A travers une goutte d’eau.

 Tout part de deux boutons trouvés dans l’océan. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

Le réalisateur nous raconte un passage de l’histoire du Chili à travers des images poignantes et une narration poétique. Il a favorisé les gros plans pour attirer notre attention sur des points précis. Il y a peu de musique ce qui nous oblige à nous concentrer sur la voix du narrateur. C’est un documentaire qui est un devoir de mémoire se situant dans la continuité de son film précédent Nostalgie de la lumière. L’auteur envisage les deux oeuvres comme un diptyque. Ce film sélectionné à la Berlinade 2015 a reçu l’Ours d’argent du meilleur scénario. C’est un film intéressant mais certains passages peuvent être longs, il faut s’accrocher. Malgré tout nous voyageons à travers de magnifiques images d’éléments naturels, des histoires et des visages de peuples anciens et l’immensité du cosmos.

Gaïa Servain
2016/03/25 08:08 #2-92
Lycée André Malraux
Des images à couper le souffle !

Derrière ce très beau documentaire, il y a une fabuleuse histoire à raconter, celle de l'eau et également celle des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Cette histoire part de deux mystérieux boutons de découverts au cœur de l'océan Pacifique, près des merveillleuses cotes chiliennes, entourées de montagnes, de glaciers et notamment de volcans. Le scénario en lui-même est assez réussi, mais il ne tient pas le spectateur en haleine jusqu'au bout ! Beaucoup de points négatifs viennent ternir ces si belles images. Les dialogues sont trop explicatifs, quel dommage ! En revanche, le fait d'interroger les indigènes est une merveilleuse idée, nous découvrons à travers eux, leur langue, leurs cultures, leur histoire...

Les éléments visuels et auditifs sont bien mis en valeur, la construction des plans est parfaite, la musique, les couleurs et la lumière sont bel et bien présents. Le cadrage et les décors  sont fabuleux et en mettent plein la vue ! De très belles images et diverses photos anciennes nous sont offertes. Même si le film peut être ennuyeux quelques fois, il reste tout de même un très beau documentaire à voir une fois dans sa vie !

Lauriane Bataille
2016/03/25 08:09 #2-93
Lycée André Malraux
Le Bouton de Nacre, Voyage au fil de l’eau.

 C’est une page méconnue de l’histoire du Chili que Patricio Guzmán nous fait découvrir avec Le Bouton de Nacre. Un très beau documentaire sur les peuples de l’eau, le cosmos et l’humanité. Réalisé en 2015, Le Bouton de Nacre est à ce jour le dernier des nombreux documentaires chiliens que nous propose Patricio Guzmán.

Le sujet abordé est l’histoire de l’eau en Patagonie dans toutes ses dimensions : physiques et spirituelles. L’eau est l’élément principal des peuplades indigènes puisqu’elle est nécessaire à leur vie aussi bien par la nourriture terrestre qu’elle leur fournit que par le monde légendaire qu’elle nourrit. Le film aborde aussi le génocide des Amérindiens qui ont été déportés, massacrés, exterminés par la dictature de Pinochet (durant les années de plomb) et dont il ne reste aujourd’hui que de rares descendants.

Le film en reste tout du moins magnifique à travers des paysages naturels impressionnants de montagnes et de glaciers. Des couleurs authentiques. Une bande sonore pure, cristalline. Des images nettes, fluides, limpides. On se laisse facilement bercer par la voix du narrateur, qui n’est autre que celle du réalisateur, s’exprimant à la première personne. La voix off, riche et profonde, coule à nos oreilles. La musicalité de la langue originale nous fait voyager et découvrir l’histoire du Chili du point de vue des Amérindiens.

C’est donc une très belle réalisation. Choquante, par l’histoire bouleversante du Chili, mais fascinante, qui nous permet de voyager à travers ce film riche de paysages surnaturels.

Mathieu Blangy
2016/03/25 08:10 #2-94
Lycée André Malraux
Dans son film, Patricio Guzman s'appuie sur l'histoire de son propre pays, le Chili et plus précisément du régime militaire d'Augusto Pinochet qui gouverna le Chili pendant 16 ans du 11septembre 1973 jusqu'au 11 mars 1990 où plus de 38 000 êtres humains ont été torturés et des milliers de personnes ont été exilées. Dans son documentaire, le réalisateur nous montre la méthode tel un rituel pour se «débarrasser» d'un Indien qu'il soit vivant ou mort.

Un morceau de rail de chemin de fer était attaché à leur corps et on recouvrait la victime de deux sacs rigides puis le tout était balancé dans l'océan depuis un hélicoptère. A travers ce documentaire, on ressent une mixité dans les sujets du réalisateur. Même si l'élément principal du film est l'eau, Patricio Guzman arrive naturellement à nous faire découvrir l'univers, le vécu des Chiliens et celui des Indigènes de Patagonie à travers leurs traditions et leurs coutumes (se mettre de la peinture sur le corps...) expliquées par la vieille dame interviewée dans le film, qui au fond d'elle se sent Kaweskar et non Chilienne. En effet, les différents témoignages présents dans le documentaire sont indispensables au bon déroulement du film car grâce à eux, nous pouvons saisir l'essentiel du documentaire à l'aide de leur histoire. Ces corps lâchés dans l'océan depuis un hélicoptère sont comme un offrande pour l'eau qui va en garder l'ultime trace de cette époque, à travers le bouton de nacre situé sur le rail de chemin de fer découvert par les plongeurs. Patricio Guzman nous fait découvrir un secret caché de notre histoire qu'il est important de connaître.

Mathis Gandourine
2016/03/25 08:11 #2-95
Lycée André Malraux
Le documentaire commence avec l'évocation de l'eau, partie intégrante du Chili et qui donne surtout lieu à la vie, ce qui contraste parfaitement avec la fin qui elle parle de la mort. En effet Le Bouton de Nacre débute avec de magnifiques images qui nous montrent l'importance

de l'eau sur Terre et dans le pays natal du réalisateur Patricio Guzmán, le Chili.

Pendant 1h20 nous suivons l'histoire de ce pays, en long, en large et en travers, ce qui était un peu long mais tout de même intéressant. Le documentaire est conté du point de vue de différentes personnes, ce qui était une bonne chose pour rendre le récit plus vivant.

Ici le bouton de nacre est une des seules choses qui reste, etnous pouvons même dire la dernière

chose de ce peuple chilien qui fut exterminé par son propre gouvernement d'une vulgaire façon, attaché un rail et jeté dans l'océan de façon à ce qu'ils ne remontent pas à la surface.

Le bouton a été la seule chose retrouvée sur ces rails. Ainsi ce documentaire nous apprend beaucoup de choses que ce soit sur l'importance de l'eau ou sur la culture du Chili et les anciennes tribus qui peuplaient le pays et les îles qui l'entourent.

Morgane Denys
2016/03/25 08:19 #2-96
Lycée E. Cotton
« Le bouton de glace » **

 Cela ne ressemble absolument pas à un film, cela ressemblait tout bonnement à un reportage.

Dans le discours de Patricio Guzman, le rôle de l’eau est que c’est une référence et que chacun a besoin de cela pour vivre et par-dessus tout y faire vivre la planète.

Durant le film, on a parlé d’un certain Jemmy Button. J. Button est de base un Indien de Patagonie. Lorsqu’il était à l’étranger, il a dû s’adapter au mode de vie des anglais, car c’était un exilé. Lorsqu’il faut revenu au pays, il parlait à moitié anglais et à moitié la langue de son pays natal, la Patagonie. Il n’était plus le même.

Durant les années 70, il y a eu beaucoup de morts lorsque le président Allende et ses opposants voulaient rendre aux Indiens leur terre, mais les militaires n’étaient pas d’accord, du coup un coup d’Etat a éclaté, cela a fait beaucoup de morts. Cela a causé la mort du Président de l’époque qui a fini par perdre la vie au sein du Palais présidentiel, le 11 septembre 1973.

Durant la projection du film, on nous a aussi fait voir les derniers Amérindiens de Patagonie qui racontaient leurs histoires, ce qu’ils ont vécu et pour ceux qui ont eu le malheur d’être retenus prisonniers, ils ont dit leur nombre d’années.

Quand on y pense, étant donné qu’ils sont les derniers habitants de Patagonie, quand ils seront tous morts, leurs langues, leurs cultures, etc., disparaitra avec eux. 

Vanessa
2016/03/25 13:07 #2-97
Lycée Turgot
A LA RENCONTRE DE PATRICIO GUZMAN

Arthur Bausson, élève de 2nde 2, s'est glissé dans la peau d'un apprenti journaliste et nous livre ici un entretien fictif avec un critique cinéma, au sujet d'un Bouton de nacre, film documentaire réalisé par Patricio Guzmàn, en compétition pour le Renoir des lycéens 2016.

« Quelle joie ! Quel honneur !, songeais-je tout bas, Aujourd'hui est venu le jour de mon premier entretien avec un critique de film. En tant que journaliste expérimenté, je me dois d'avoir une conversation sensée, et qui intéressera nos lecteurs, de plus en plus croissants. »

Après avoir emprunté une minuscule allée puis traversé un couloir sombre comme les ténèbres, je me retrouvais face à la salle de notre entretien. Je poussais alors délicatement la double porte qui me tendait les bras... Dans un fauteuil orange, patientait le critique, qui, me voyant, se leva aussitôt et vint me saluer. Je fis de même. Sans attendre un moment de plus, nous nous installâmes et je commençais par lui poser cette question :

« Bonjour monsieur. Aujourd'hui vous nous avez accordé cet entretien pour nous parler d'un film que vous qualifiez de « touchant et magnifique ». Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce ressenti ? ». Il me répondit alors, avec, notais-je, un léger accent espagnol :

« Bonjour à vous. Effectivement, je suis aujourd'hui présent pour vous parler du film Le Bouton de Nacre . Pour répondre à votre question, je trouve ce film magnifique car les images sont de toute beauté. Vous ressentez le froid quand apparaissent les glaciers de Patagonie et la tristesse s'empare de vous quand vous voyez le sort des habitants du Chili sous le régime d'Augusto Pinochet. Ce film, je le qualifierais de « récit-documentaire », car il raconte une histoire oubliée tout en se déroulant comme un véritable documentaire, ce qui le rend particulièrement poignant. De plus, je le trouve émouvant : vous n'êtes pas sans savoir que je suis moi-même d'origine chilienne, du côté de Santiago, ce qui, explique mon accent espagnol que vous avez sans doute remarqué. Quand je vois ce que sont devenus les opposants au système politique dictatorial d'Augusto Pinochet, cela m'attriste énormément et s'accentue encore plus quand je songe à la colonisation, et aux colons qui massacrèrent mes ancêtres. Je pense que ce film leur rend hommage. Je suis persuadé qu'ils m'entendront depuis le firmament où ils reposent en paix, sous forme d'étoiles.
- J'ai cru comprendre que cette dernière vague de colonisation vous a beaucoup atteint. Pensez- vous donc que les colons sont des criminels ? Qu'ils sont « nocifs » à votre pays ?
- Je vais vous répondre franchement. Il y a cinq cents ans de cela, les colons débarquèrent en Amérique du Sud. Ils rencontrèrent alors des populations vivant en communion avec la nature. Mais les colons prenaient ces populations pour des sauvages, sans aucune éducation. Ils les éradiquèrent, en firent des esclaves. Ce fut des dizaines de milliers de morts ! Ils pillèrent leurs ressources, prirent leurs richesses, brûlèrent leurs habitations, ce qui conduisit les populations à la pauvreté. Il est possible que certains colons furent moins brutaux, moins dangereux. Mais ce fut les mêmes conséquences. Les colons amenèrent avec eux des vêtements, des habits afin de les offrir aux populations amérindiennes. Mais ces derniers furent atteints des pires maladies, ce qui causa leur perte. Je pourrais aussi vous parler du fait que les colons, « surpris » de voir ce genre d'êtres humains à leur arrivée, en kidnappèrent quelques-uns afin de les montrer... Connaissez-vous l'histoire de Jemmy Button ?

- Pas le moindre du monde ...
- Eh bien, Jeremy Button était un amérindien qui vivait avec sa tribu sur la Terre de Feu. Un jour, il se fit enlever par des colons venus d'Angleterre. Ceux-ci le ramenèrent en Angleterre, l'éduquèrent, le nourrirent, le vêtirent, le logèrent. Il devint rapidement, un « véritable anglais ». Quelques années passèrent, Jemmy Button retourna sur ses terres d'origine, rencontra à nouveau sa tribu, mais personne ne le reconnut. Désespéré, il retira ses vêtements puis s'enfonça dans la forêt afin de redevenir celui qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être.
- On voit bien comment la Patagonie a subi les influences des colons. Mais les colons ont aussi su apporter leur culture avec eux, ont apporté des éléments de civilisation occidentale aux Amérindiens.
- Certes, mais ils ont causé plus de mal que de bien. Aussi, je continuerai à les dénoncer, comme l'a si bien fait Patricio Guzmàn.
- Je ne poserai pas plus de questions. Vous avez développé tous les sujets que je souhaitais aborder avec vous
- Je vous remercie de m'avoir écouté. Ce fut un délicieux moment passé en votre compagnie. Je vous conseille donc d'aller voir ce film. Prenez le temps d'écouter le témoignage des descendants des Amérindiens, prenez le temps d'y réfléchir, de vous mettre à leur place. Merci et au revoir.
- Merci pour cet entretien. Ce fut un excellent moment d'échange et de partage, pour une première fois, lui dévoilais-je. »

Je m'en retournais au siège du journal puis commençais à rédiger mon article. Celui-ci achevé, je le lus, le relus : tout me semblait parfait. J'étais certain que mon article allait en émouvoir plus d'un, que les gens iraient voir ce film et alors comprendraient le message délivré par Patricio Guzmàn.

Arthur Bausson
2016/03/25 13:09 #2-98
Lycée Jean-Pierre Timbaud
 Le bouton de nacre est selon moi plus un reportage ou un documentaire sur le Chili qu'un film. Le réalisateur Patricio Guzman est de nationalité Chilienne, tout au long de son parcours en Espagne comme en France réalise des films sur son pays d'origine. Il est très attaché à l'histoire du Chili et nous le prouve avec sa dernière réalisation en 2015. Cette oeuvre nous apporte plusieurs sensations: l'émerveillement, avec la découverte des ce pays avec ses paysages fantastiques, qu'ils soient glaciers ou forestiers. Ou encore un brain de tristesse avec les témoignages des habitants de l'ancienne Pantagonie, ils nous apportent dans leurs témoingnages: de la culture mais aussi une touche de nostalgie. On peut remarquer l'amour qu'ils portent a leurs orignies rien qu'en ragardant les expressions de leurs visages et surtout dans leurs yeux. Le contraste réalité et passage sur l'histoire du pays nous font prendre conscience de l'impact que peuvent avoir les hommes sur la planète: la terre, la mer mais également sur les autres hommes. C'est un documentaire avec beaucoup d'informations historiques tristes mélangés avec des interventions qui redonnent le sourire. Car les intervenants nous transmettent l'amour qu'ils éprouvent leur terre natale, accompagnés d'images d'endroits différents mais avec beaucoup de charme. Ce qui rendait ce documentaire complet et instructif.

Fiona Biencourt
2016/03/25 13:10 #2-99
Lycée Pro des Métiers d'art
Ce film documentaire de Patricio Guzman, le Bouton de Nacre, retrace l'histoire de la civilisation chilienne avec pour lien « l'eau » et son rapport avec l'homme. Ici, l'eau est synonyme de vie et de transport. Nous traversons l'histoire de ce pays avec une certaine fluidité comme l'eau qui coule en Patagonie. Il y a des « interviews » des descendants de ces peuples, desphotographies anciennes et des images impressionnantes du sud du Chili. Un lien se crée entre ces documents et le spectateur.

C'est aussi un film documentaire complexe qui met en relation le vécu des ces peuples du Sud et l'histoire contemporaine du Chili. Le passage d'une histoire à l'autre m'a quelque peu perturbé et a provoqué des longueurs. Il est difficile, dans un premier temps, de faire le lien entre les deux histoires : les peules amérindiens du début du siècle et la dictature de Pinochet dans les années 70. Ainsi, il m'est difficile de mettre des mots et d'expliquer car beaucoup d'information sont livrées. Mais, ce qui est certain c’est que l'on ne peut qu’être bouleversé par ces deux histoires notamment au niveau de la violence subie.

Sacha
2016/03/25 13:13 #2-100
Lycée Pro des Métiers d'art
Le film tire son nom de l'histoire de « Jimmy Button », un habitant de la Patagonie que les colonisateurs veulent amener en Europe pour faire de lui une personne civilisée. Lors de sa montée sur le navire, le capitaine lui donne alors des boutons de nacre pour le récompenser.

Le réalisateur retrace l'histoire du Chili à travers l'eau et son rapport à l'Homme. L'eau est alors synonyme de vie et de transport pour les peuples amérindiens. Au gré de l'eau, nous traversons l'histoire de ce pays avec fluidité. Le spectateur est de suite plongé dans les somptueux paysages de la Patagonie qui regorgent d'histoire.

Le réalisateur interroge d'anciens membres des colonies qui racontent leurs modes de vie. L'un d'eux nous explique qu'ils étaient les nomades de l'eau et qu'ils croyaient en la vie après la mort sous forme d'étoile. Ils pouvaient se peindre sur le corps des lignes blanches ou des représentations d'étoiles. Cette interview est chargée de nostalgie et de tendresse par des moments de silence.

Dorine
2016/03/25 13:14 #5f87-4d8c-8232-fbefc654d9ca
Lycée Pro des Métiers d'art
Ce qui nous saute aux yeux dès le début de ce film documentaire, c'est l'importance de l'eau, des étoiles et du cosmos qui sont présents dans chaque plan et chaque phrase, et qui sont des éléments fondamentaux pour les derniers descendants des peuples amérindiens qui vivaient

en Patagonie. On sent ce lien étroit à travers des témoignages et des interviews, mais aussi lors des descriptions qui accompagnent des prises de vues de paysages magnifiques des côtes chiliennes.
Ce film raconte par deux thèmes différents un peu d'histoire du Chili, par des récits de vie des derniers clans de Patagonie, et aussi par des informations sur la vie des chiliens durant la dictature de Pinochet dans les années 70. Ces deux thèmes se rejoignent par un élément peu commun: un bouton.

Mais, ce bouton est tout un symbole. Pour les peuples de Patagonie, il représente l’impossibilité d'adaptation à la vie moderne, pour un peuple habitué à vivre en acceptant et en s'accommodant des caprices de la nature. Et pour les chiliens qui ont vécu les atrocités durant la dictature, il représente par sa petitesse un vestige qui a résisté au temps, un petit bout de l’histoire du chili des années 70, un bouton retrouvé au fond de l’océan, là où l’on jetait les corps des opposants politiques. Ce bouton devient une sorte d'immense mémorial qu'on souhaiterait indestructible.

Le film m'a marquée mais je ne pourrais pas dire clairement si c'est d'un coté positif ou négatif. C'est très intéressant. On alterne entre des plans de la nature, des anciennes photographies, des interviews et des reconstitutions. Tous ces éléments ont un lien les un avec les autres. Le rythme du film est assez lent, ce qui m'a donné le temps de m'interroger et de réfléchir sur certains points, et sur les sujets traités qui jouent sur nos sentiments : j'ai ressenti de la colère, de la tristesse, et de l'incompréhension.

Lisa
2016/03/25 13:16 #d6f0-4b9a-9683-2510c3556232
Lycée Edgar Quinet
"Le Bouton de Nacre" est un magnifique documentaire racontant l’histoire du Chili. Nous découvrons les chiliens à travers leur culture et leurs traditions/ Nous partageons avec eux leur joies et leur tristesse. Patricio Guzman, le réalisateur, personnifie l’eau en lui donnant une voix et une mémoire. Pendant 1h20, on se sent transportée au Chili au sein de ses époustouflants paysages.

Un film touchant et nécessaire pour témoigner de la souffrance de ces tribus.

Dinah Traore
2016/03/25 13:16 #3369-4395-a8ce-088265e316b6
Lycée Edgar Quinet
Retournez à l’époque des nouveaux colons, au Chili, où rien n’a encore été découvert, les montagnes imposantes et silencieuses côtoient l’eau.

L’eau, maître d’un peuple chassé et exterminé par les nouveaux colons en quête de nouvelles terres, d’or et d’argent, insensibles au charme du spectacle s’offrant à leurs yeux, préférant baigner dans un matérialisme insensé lorsqu’on peut vivre de peu.

Entre mythe et réalité, le Bouton de Nacre nous fait voyager. La puissance d’un océan et la soif de la conquête de l’homme se rencontrent et se dévoilent au fil de mots de paix des seuls survivants de la tribu marine.

Emilio Fenoglietto
2016/03/25 13:21 #6d20-46f7-bf3a-ec5d538a5be2
Lycée Scheurer Kestner
Il est difficile, pour un adolescent comme moi, de regarder un documentaire au cinéma, il manque l’aspect de la fiction.
Il est difficile de comprendre complètement cette œuvre. En effet, il est assez complexe de déterminer les intentions de l’auteur, l’ensemble des éléments et des idées importantes présentes dans ce documentaire. C’est peut-être trop élaboré pour un simple lycéen.
Il est difficile d’accrocher à un film quand on n’a aucune connaissance sur le sujet en question. En effet, le Chili, le Cosmos et les autres éléments abordés dans ce film sont, pour moi, assez abstraits et inconnus.
Il est difficile d’accrocher à une œuvre qui ne comporte pas de rebondissements ni d’action. Effectivement, dans Le Bouton de nacre, il y a uniquement des images qui défilent, quelques intervenants et une voix off, le rythme est contemplatif.
Il est difficile de plonger au cœur du documentaire, trop de sujets sont traités : l’eau, l’espace, le Cosmos, le Chili… Je me suis senti un peu perdu, égaré par le cinéaste.
Il est difficile d’être impressionné par quelque chose qui, au départ, est pour moi assez banal. En effet, le fil conducteur de cette réalisation est l’eau, mais cela reste, pour moi, un élément comme un autre présent sur la Terre. Je n’imaginais pas forcément toutes ses caractéristiques, son histoire, le lien avec certaines civilisations…
Il est difficile de se sentir concerné par un documentaire qui parle de phénomènes divins, surnaturels, spirituels quand on n’est pas croyant et assez rationnel. Effectivement, la réincarnation des hommes en étoiles ou encore les croyances liées au Cosmos sont, pour moi, des sujets assez vagues et éloignés de la réalité.
Mais j’ai aimé les paysages, ils sont magnifiques et très variés. J’ai rarement vu autant de beaux paysages dans un film, le cinéaste a clairement insisté sur ces derniers, pour le plus grand bonheur de mes yeux. Je me rappelle notamment d’un iceberg immense, planté au milieu de l’océan, splendide.
J’ai aimé le fait que ce documentaire m’ait transmis une multitude d’informations concernant le Chili qui est, pour moi, un pays dont j’ignore les principales caractéristiques, sa population, son histoire, sa culture… J’ai été étonné d’apprendre que c’est le pays qui possède la plus grande superficie côtière mondiale.
J’ai aimé ce documentaire car il nous fait prendre conscience que nous ignorons tout de certaines civilisations reculées, certaines tourmentées par l’Histoire comme au Chili. Ce documentaire incite à nous intéresser davantage au monde qui nous entoure et à nous renseigner sur certains pays, élargir notre connaissance, notre savoir.
J’ai aimé la variété des genres et des sujets même si c’était difficile à analyser. Ce documentaire comprend de la poésie, de l’histoire, du document… Il passe du personnel à l’universel, du Chili à la Patagonie, de l’eau à l’Océan, en passant par le Cosmos et l’espace. Tout cela avec une incroyable cohésion.
J’ai aimé l’originalité de ce documentaire, beaucoup moins ennuyeux et monotone qu’un documentaire classique, justement grâce aux paysages et à leur variété.
J’ai aimé le fait que le documentaire et la voix off soient en espagnol. C’est une très belle langue qu’on ne retrouve pas souvent dans les films (même ceux en version originale) et que j’apprécie particulièrement.
J’ai aimé cette œuvre car elle provoque une intense envie de voyager. En effet, après avoir vu Le Bouton de nacre, j’ai eu envie de partir, de partir loin, découvrir le Chili, la Patagonie, la planète entière, toutes les civilisations, toutes les cultures.

Romain Naegelen
2016/03/25 13:22 #e206-4932-aa70-f0da3e0e9a34
Lycée Scheurer Kestner
L'Homme est-il une étoile perdue dans l’immensité du cosmos ? La vie provient-elle d'une comète ? Les Hommes ne peuvent-ils pas vivre en harmonie sur une terre qu'ils partagent ? Un bouton peut-il changer la vie d'un Homme ? Patricio Guzmán tente de répondre à ces interrogations dans ce long-métrage de 2015 qui mêle documentaire et poésie. La maîtrise de son art lui a valu l'Ours d'argent au festival de Berlin.

La première goutte d'eau a été apportée sur terre par une comète. Une goutte d'eau emprisonnée dans un bloc de quartz serait donc à l'origine de la vie. Nous, simple spectateur, ne nous rendons pas, ou plus, compte que la matière qui constitue les trois quarts de notre monde est à l'origine de toute forme de vie. Si l'eau vient d'une comète, l'Homme est-il une étoile qui compose la galaxie ? Patricio Guzmán nous repousse dans nos retranchements et modifie notre vision somme toute « banale » de notre place sur cette planète.

Ce cinéaste Chilien s'intéresse particulièrement à un endroit reculé de cette planète, la Patagonie. Il filme avec justesse et finesse les fjords, les déserts, les océans qui font la richesse du pays. Puis, il décrit la Patagonie hostile et bouleversée de la fin du 19e siècle grâce à des images d'archive et des témoignages d’autochtones. Ces derniers ne se considèrent pas comme des Chiliens mais bel et bien comme des membres de leur tribu respective. Les peuples Kawesqars, Tehuelches, Selk’nams, Haush, Yamanas, et Mapuches partagent une nationalité et un archipel. Cependant, ils n'ont ni le même mode de vie, ni le même langage. Les Kawesqars et les Yamanas vivent au rythme des vagues, dans des canoës. Le témoignage d'une femme Kawesqars nous interpelle. Le documentariste lui demande la traduction de « Dieu » dans son dialecte et elle lui répond qu'il n'y a pas « ça » dans sa culture. Ces peuples ont peut-être tout compris à l'existence. Ils ont vécu en harmonie avec la nature, sans chercher à s'inventer un maître. Les spectateurs découvrent et sont scandalisés par les images d'archives brutales de l'extermination de ces peuplades à la fin du 19ème siècle. Des années plus tard, Augusto Pinochet décide d’une autre extermination. Patricio Guzmán reconstitue les méthodes d'anéantissement des opposants politiques. Dans ce massacre, les Hommes sont jetés à la mer, lestés d'un rail contre leur poitrine, qu'importe qu'ils soient morts ou vivants. Tout ce qui reste d'eux aujourd'hui est un rail rongé par les abîmes sur lequel peut rester un bouton, seul souvenir d'une mère, d'un proche disparu. Le Chili est marqué par cette période. Restent les survivants et les descendants de ces opposants, peu nombreux. Certains d'entre eux cherchent leur place dans l'Univers et d'autres cherchent sur les plages chiliennes les moindres traces d'un parent disparu. Personne, à part l'eau qui « a une mémoire » et le cinéma de Patricio Guzmán, ne pourra relater tous ces faits avec précision, se souvenir de tous ces cadavres.

Bérénice Del Tatto
2016/03/25 13:24 #5942-4368-9717-af6d2a327297
Lycée Antatole France
Guzman s’inspire depuis toujours du coup d’état d’Augusto Pinochet de 1973 qu’il a connu personnellement puisque c’est son quatrième film sur ce sujet. Cette histoire a bouleversé sa vie. Il veut retracer l’histoire qui est passée sous silence, inconnue du monde entier. Il réalise ce film en mémoire de l’histoire chilienne. Le bouton de nacre retrace l’histoire du Chili à travers les drames depuis l’histoire de Jemmy Button.

Ce film a une force. Les spectateurs deviennent acteurs ; on est entrainé et touché par ce film. On s’attache aux peuples exterminés comme les peuples de Patagonie. Guzman nous fait entrer dans la mentalité des personnesinterrogées et les aide à se souvenir en essayant de retrouver la mémoire de leur culture d’origine,de leur faire retrouver le vocabulaire d’origine avant d’être contraint de devenir chilien.

Il a aussi la force de nous faire voyager. Sur Terre comme dans l’univers, sur la mer comme sur les terres, grâce aux paysages qui nous sont montrés tout au long de ce long métrage. Il peut alors être associé aux films de Yann Arthus-Bertrand, il nous donne autant envie de voyager par sa force.

Au cours du film, Guzman, nous offre la métaphore du glacier qui s’effondre, en cohésion avec l’esprit du pays qui s’effondre à son tour. En effet ce film retrace l’histoire déchirante du Chili depuis Jemmy Button jusqu’à la dictature de Pinochet en ayant pour leitmotiv le bouton de nacre.

Rémy Gaquere, Margot Deprecq, Maxime Delmarre et Noémie Gouillard
2016/03/25 13:25 #ec1e-410b-943f-aff5e65c9b65
Lycée Antatole France
Le bouton de nacre, de Patricio Guzman est un documentaire sur le Chili filmé en partie à la manière de Yann Arthus-Bertrand. Dès le début du film, le réalisateur fait un lien entre l’eau et le Chili. En effet, le film commence et se termine par l’image d’un bloc de quartz, dans lequel est emprisonnée une goutte d’eau, trouvé dans le désert d’Atacama. Cela dessine un parallèle entre le désert le plus aride du monde et la présence d’eau. Guzman montre des images de cristaux, de blocs de glaces et d’océan. L’eau présente à la fois la vie mais aussi la mort. Par exemple, le narrateur utilise sa propre expérience d’un ami qui a été emporté par les flots. Le film a également une dimension historique toujours en rapport avec l’eau, qui se dévoile au fil du film. Sous la dictature de Pinochet, à partir de 1973, des opposants politiques ont été enchaînés à un rail puis jetés au fond de l’océan. Fait historique qui a été gardé secret jusqu’à la découverte récente d’un cimetière sous-marin. Guzman nous présente la remontée des rails à la surface. Ces événements peuvent expliquer le désamour des Chiliens pour l’océan à la différence des autochtones qui, eux, vivaient de l’océan.

Le film présente des paysages magnifiques, associé à une musique qui montre l’ambiance douce que Guzman veut donner à son œuvre. On se retrouve transporté dans le pays, à la fois par la beauté des images mais également par le réalisme des bruits de la nature. La signification du titre est mystérieuse, elle se dévoile au fur et à mesure : avec l’histoire d’un autochtone surnommé « Button » car attiré pour monter dans un bateau vers l’Angleterre grâce à des boutons de nacre, et la découverte d’un bouton de nacre attaché à un rail ayant appartenu à la chemise d’un opposant politique. Le film présente des interviews intéressantes de philosophes et d’artistes, ainsi que des témoignages touchants de descendants. Nous pouvons remarquer le choc des cultures entre notre civilisation et celle du Chili, mais aussi au sein du Chili lui-même.

Cependant, le film est assez lent, surtout au début, et certaines images sont un peu répétitives. Parfois, le film insiste trop sur l’eau et prend le pas sur l’évolution de l’histoire, ce qui peut retirer du plaisir au visionnage du film. Il y a peu d’action et beaucoup d’informations, le film peut paraître soporifique. Le bouton de nacre a cependant une large dimension éducative. Il faut vraiment avoir envie de voir quelque chose d’éducatif, sinon il peut sembler peu ou pas divertissant.

Eve-Marie Virey et Fanny Grenz
2016/03/25 13:26 #392e-4865-b697-8583f1770922
Lycée Emmanuel Here
Voilà un documentaire rare qui évoque des épisodes historiques noirs de l’histoire du Chili, à l’instar des Amérindiens de Patagonie, massacrés. Mais en même temps, avec ces génocides, le réalisateur évoque aussi le Cosmos.

Patricio Guzman concentre son attention sur une partie précise du Chili qui se trouve dans le Sud du pays. C’est le plus vaste archipel au monde, riche de multiples paysages : îles, rochers, où après la colonisation, la population autochtone est passée de 8000 individus au XVIIIe sicle à 20 descendants directs aujourd’hui.

Le réalisateur évoque une mer révélatrice de ces secrets historiques enfouis, comme la présence de boutons de nacre appartenant à d’anciennes victimes du régime Pinochet – un océan, témoin macabre de cadavres. Si Patricio Guzman voulait susciter la réflexion, c’est totalement réussi !

Ce film est aussi une histoire de fluide qui transporte le spectateur vers l’inconnu grâce à la musique et à la narration : on nous explique d’une façon claire et poétique, l’origine de cette terre et, en même temps, la richesse de notre planète.

L’introduction du film est très importante. Les paysages sont « incroyables » avec notamment des glaciers, petits, moyens, grands… La variété de ce documentaire structuré intelligemment offre à l’écran, un monde que l’on ne soupçonnait pas et où les mots « Dieu » et « police » n’existent pas…

Linda Araphkanova
2016/03/25 13:27 #5531-4efe-b08f-5de3e137f655
Lycée Emmanuel Here
Le film de Patricio GUZMAN, est un documentaire français, chilien et espagnol et aussi universel… Ce film de Patricio GUZMAN succède à Le cas Pinochet (2001), ou encore Salvador Allende (2004).

Le Bouton de nacre est une histoire d’eau, sur l’eau, dans l’eau où se reflètent le Cosmos et nous. L’histoire part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages apocalyptiques de volcans, de montagnes, de glaciers. A travers ce récit, nous entendons les paroles des indigènes de Patagonie mais aussi celles des prisonniers politiques et celles des premiers navigateurs anglais.

Certaines personnes nous disent que l’eau a une mémoire mais elle a aussi une voix.

A travers un morceau de quartz dans lequel se trouve une, une seule goutte d’eau, s’introduit le film. Avec simplicité, le réalisateur, nous expose une histoire originale où quelques entretiens d’autochtones racontent des faits réels. L’eau et le Chili sont les deux piliers de ce documentaire qui dévoile lentement des paysages splendides avec des couleurs époustouflantes. Des photographies d'Indiens, des sons étranges complètent ce décor.

La voix off étonnamment envoûtante de Patricio GUZMAN nous explique une histoire, qui nous emporte dans la grande Histoire des Indigènes et de leur discrète disparition.

C’est un documentaire d’un réalisme étonnamment fantastique.

Marie RICHMANN
2016/03/25 13:28 #277d-44a6-93dd-f0d4dee320f2
Lycée Georges Colomb
Nature. Culture. Croyances. Massacre. Courage. Résistance. Disparus. Étoiles. Souvenirs. Renaissance.

Autant de petits mots à la fois simples et misérables qui résonnent magnifiquement dans ce nouveau film de Patricio Gùzman. Des petits mots, qui surgissent de cette fabuleuse nature que l'on avait encore jamais vue représentée ainsi. Une nature mère, et non esclave des hommes, révélant avec poésie et émotion l'incroyable histoire du Chili.  

  Après l'omniprésence de la terre au Nord du Chili dans Nostalgie de la lumière, c'est avec une certaine fluidité que le réalisateur lui-même chilien nous emmène au Sud de ce beau pays, aux antipodes du désert d'Atacama pour nous faire découvrir un autre élément. Une essence précieuse que nous pensions connaître mais qui nous surprend encore davantage dans Le bouton de nacre. L'eau. L'Homme est de l'eau. L'air est de l'eau. La terre est de l'eau. Tout est eau. Une belle croyance ancienne qui persiste encore aujourd'hui dans certaines tribus indiennes. Gùzman a d'ailleurs fait une rencontre marquante et bouleversante, qui va donner naissance sans doute à la scène la plus surprenante de son documentaire : Claudio Mercodos est un anthropologue et musicien spécialisé dans les chants indiens. Il a proposé au réalisateur d'interpréter « un chant de l'eau », un chant déconcertant qui peut d'abord sembler étrange mais qui va rapidement s'avérer profond et très impressionnant. Cette approche propre au chant traditionnel n'a laissé personne indifférent et, l'espace de quelques instants, a donné vie aux photographies muettes de l'océan.  

Patricio Gùzman est parvenu à retranscrire de façon spectaculaire les mystères et toute la beauté que l'eau peut engendrer. Des reflets à couper le souffle, qui semblent vouloir emprisonner l'image de la Nature et cèdent la place à des vues éblouissantes. Une majesté presque irréelle, accentuée par des jeux de lumière délicats et tout aussi surprenants.  

Mais au-delà du charme et de la douceur qui s'en dégagent, l'océan est aussi perçu comme intimidant, agressif et sinistre. Un monstre en somme, qui est capable d'arracher la vie même aux plus intrépides. Patricio Guzman lui-même en témoigne : il a perdu un camarade d'enfance dans ces vagues prédatrices : « Ce fut mon premier mort » l'entend-on ajouter ensuite. Une phrase révélatrice de la tournure macabre que va prendre l'histoire du Chili.

En effet, à travers Le bouton de nacre, le réalisateur n'a pas seulement voulu nous présenter son pays atypique et ses sublimes paysages bleutés et glacés. On y décèle aussi une volonté de  dénoncer une réalité coupable et d'en faire part aux spectateurs.

  Ce film-documentaire, ce sont  des histoires, des personnages, des lieux, des photographies, des témoignages, des souvenirs. Un amoncellement de petits bouts de vie que Gùzman relie merveilleusement bien entre eux par une idée, un objet, une similitude. Un bouton de nacre, un nom si élégant pour parler d'événements aussi tragiques. Ce film-documentaire, c'est le souvenir d'une culture dévastée au XIX siècle : Jemmy Button, un chef indigène, s 'est laissé séduire par un petit bouton de nacre en 1830, pendant la colonisation espagnole. Il s'est laissé conduire en Europe, à Londres, où on lui a appris la langue du pays. Il a été habillé de façon convenable, des manières lui ont été inculquées, et c'est devenu en quelques années un véritable gentleman. Puis il a été renvoyé au Chili, dans le seul but de diffuser le mode de vie occidental. C'est un simple et déplorable bouton qui a fait mourir sa culture. Mais ce film-documentaire, c'est aussi la mémoire de la répression des opposants sous l'infâme dictature de Pinochet au XXéme siècle :  on a retrouvé il y a quelques années un bouton de nacre littéralement incrusté dans des coquillages qui jonchent les rails de train. Des rails, auxquels étaient accrochés les malheureuses victimes du dictateur pour disparaître à jamais au fin fond des océans. Ce bouton est donc tout ce qu'il reste de l'un de ces nombreux opposants victimes d'un système effroyable.

      Voilà ce petit détail subtil auquel le metteur en scène va se raccrocher pour ressusciter la mémoire de ces courageux disparus, et en faire les héros d'un documentaire bouleversant, mêlant poésie et science à une fabuleuse histoire culturelle. 

Marie Mouret
2016/03/25 13:33 #d234-4ea5-a481-648e32a9f1c1
Lycée Georges Colomb
Le bouton de nacre est un documentaire de Patricio Guzman, ce film est tourné dans son pays d'origine : le Chili, plus exactement au sud. Il est composé de deux parties, qui résument l’histoire du Chili. 

La première se passe au 19ème siècle lorsque les espagnols ont essayés de conquérir le sud du Chili. Un chef indien va être fasciné par un bouton de nacre que porte un espagnol. Ces derniers vont s’en servir pour l’emmener et l’éduquer à l’Européenne. Ils le renvoient ensuite dans son pays  avec l'espoir qu'il détourne les indiens de leur « éducation ».

Aujourd’hui il reste au total 13 indiens qui n’ont pas subi ce « lavage de cerveau ». Dans le film Patricio Guzman va en interviewer quelque uns.

La deuxième histoire se passe au 20 ème siècle. Le Chili était une démocratie jusqu’en 1973. Un coup d’état va élever Pinochet au pouvoir et il va mettre en place une dictature, qui durera jusqu’en 1990. Sous cette dictature, les opposants sont systématiquement arrêtés et pour la plupart éliminés de cette façon: on les attachait à des rails et on les jetait dans la mer. Un jour Patricio Guzman apprend qu’un bouton de nacre s’est incrusté à un rail. Ce bouton lui rappelle le bouton qui au 19eme siècle avait fasciné un indien et fait perdre toute la culture indienne. Le bouton de nacre devient donc un symbole, d'où le titre du film. Il devient le symbole des oppressions et des massacres, de la manière dont des personnes ont voulu supprimer des choses qui les gênait. L’auteur du film veut donc  parler de ceux qui ont disparu, veut les faire revivre. A deux reprises on à voulu faire disparaitre des opposants, des indiens ; selon Patricio Guzman, son travail est de faire revivre ces personnes, de faire l’inverse de ce qui était attendu, de faire renaître, de faire parler ces personnes. 

Pour faire son film, Patricio Guzman va s’intéresser à la culture, aux croyances indiennes.La culture indienne et la culture Européenne sont très éloignées : les occidentaux ont une idée de domination sur la nature, ils l’utilisent , alors que les indiens vivent avec, pensent que l’homme fait partie de la nature( comme le bouton de nacre incrusté)

Ce film repose sur une association d’idées et d’images. On y retrouve beaucoup de puissance, qui nous met en accord avec la nature par les sons, les sensations,  l'eau. L'eau est très importante car le film est basé sur les idéologies indiennes qui sont très liées à l'eau.

Patricio Guzman a fait, en 2010, un film qui porte sur le désert qui se trouve au nord du Chili. Ce film, c’est : «  Nostalgie de lumière ». Ces deux films sont liés. Ce sont des diptyques. Ils ont tous deux des thèmes très distincts : l'eau et la terre. Et Guzman veut réaliser un troisième film basé sur la cordilière des andes, créant une trilogie à partir de ces trois films.

Lou Scheneider
2016/03/25 13:34 #65da-4f54-97f7-8a75b570ac63
Lycée Georges Colomb
Patricio Gùzman est considéré comme l’un des plus grands réalisateurs de documentaires. Etant Chilien d’origine, il s’intéresse beaucoup à son pays, et nous le fait découvrir à travers ses films.

Après le thème de la terre au nord du Chili dans Nostalgie de la lumière, il nous fait glisser au sud de ce pays à travers le thème de l’eau dans Le bouton de nacre. 

Gùzman se sert de ce bouton de nacre comme symbole, pour nous faire part de l’effroyable histoire du Chili. Ce film est avant tout un souvenir du massacre des indiens au 19ème siècle et de la disparition de leur culture : lors de la colonisation espagnole, un chef d’une tribu indienne s’est laissé séduire par un bouton de nacre porté par un officier. Il a été conduit en Europe où on lui a appris la langue et les traditions du pays. C’est devenu en quelques années un véritable gentleman, puis il a été renvoyé au chili pour diffuser la culture occidentale. C’est donc toute la culture indienne qui a été détruite par un simple bouton de nacre. 

Ce film est aussi un hommage aux opposants assassinés sous l’horrible dictature de Pinochet au 20ème  siècle.

Le réalisateur veut donc redonner vie aux disparus et aux croyances indiennes oubliées, à travers l’eau, les sons, les sensations. Les Indiens ont une culture radicalement différente de la nôtre : ils ont choisi de vivre en harmonie avec la nature et non pas de la dominer. 

Le réalisateur nous a révélé que l’histoire de son pays serait racontée en une trilogie, nous attendons donc avec impatience la troisième partie !

Un documentaire atypique et complexe, qui révèle de superbes paysages et qui nous transporte au coeur de l'infâme histoire du Chili.  

Lou, Marie et Maude
2016/03/25 13:35 #0f54-49c1-894d-accc6339c164
Lycée Georges Colomb
Le Bouton de Nacre est un documentaire émouvant réalisé par Patricio Guzman qui, dès le premier plan, nous plonge dans l’univers de l’eau. Ce film nous fait voyager dans le Chili entre deux moments historiques liés par un bouton de nacre. L’auteur a voulu nous transmettre la cruelle histoire de l’extermination du peuple indien du sud du Chili,région qui est essentiellement composé d’îles.

Ils étaient des milliers au départ, maintenant il ne reste plus que treize indiens. L’auteur a interrogé plusieurs indiens, pour reconstruire les événements du passé à partir des souvenirs de chacun. Ils étaient proches de la nature. Pour eux l’eau était sacrée car elle leur apportait la nourriture. Ils pensaient avoir une âme animale. Après leur mort, les Indiens pensaient qu’ils se réincarnaient en étoile. Ils n’avaient ni dieux ni police. L’auteur nous apprend l’histoire d’un indien attiré par un bouton de nacre possédé par les Anglais, qui l’ont enlevé pendant un an pour le transformer en citadin anglais. A son retour, il transmis la civilisation à son peuple. Ce qui a contribué à détruire la culture indienne. 

Des années plus tard, une dictature s’est installée au nord du Chili. C’était une des pires dictatures au monde. Les opposants étaient emprisonnés, tués grâce à du poison, attachés à un rail pour les faire disparaitre au fond de l’océan.           

« L’Océan est un cimetière », « la cruauté n’a pas de limite » : ces phrases prenantes nous font ressentir la cruauté de l’histoire du Chili. Un documentaire original, des témoignages émouvants avec des paysages spectaculaires, qui nous montrent l’eau dans tous ses états. L’auteur nous montre la grandeur du Chili.

Sarah, Sofia et Lola
2016/03/25 13:35 #4e3b-4561-a7d0-ad583686003c
Lycée Georges Colomb
« Le bouton de nacre » est la suite directe de « Nostalgie de la lumière » (2010), deux films documentaires qui nous racontent l'histoire du Chili.

Patricio Guzman a séparé ses deux films : « Nostalgie de la lumière » dévoile l'histoire du Chili du nord : le désert d'Atacama et « Le bouton de nacre », quant à lui, raconte l'histoire du Chili du sud : la Patagonie.

« Le bouton de nacre » est un documentaire qui a comme morale la mémoire, le souvenir de culture ou d'idées détruites.

Dans ce film deux symboles forts sont utilisés : le bouton de nacre et l'eau. Le bouton de nacre représente la volonté de pouvoir des colons au 19eme et de la dictature au 20eme siècle

Le thème de l'eau réapparaît souvent dans « Le bouton de nacre ». En effet, l'eau relie tout les sujets principaux du film entre eux : les indiens de la Patagonie qui basaient leurs vie et leurs culture sur l’eau et les prisonniers politiques dont les corps disparaissaient dans l'océan.

Ce film favorise les plans proches, du moins au début. Ses plans sont esthétiques, mais trop répétitifs, ce qui, contrairement au plans d'ensemble (éloigné), est parfois fatiguant pour les yeux et,  pour nous, un documentaire doit être reposant.

En revanche les images sont très belles, la plupart des plan sont agréables, même si, bizarrement, pour certaines scènes, la qualité de l'image change.

Dans l’ensemble, « Le bouton de nacre » est un bon film. Les images sont belles, la musique est discrète, mais agréable et l'histoire est intéressante. Par contre, le rythme du film est trop lent, ce qui le rend ennuyeux.

Morgane, Dorian et Oriane
2016/03/25 13:37 #9ba4-407b-b69a-c8a0d7b7dac7
Lycée Charles Hermite
Un documentaire passionnant

 Le Bouton de Nacre est un documentaire réalisé par Patricio Guzmán présentant de superbes images d'une région méconnue: la Patagonie chilienne, une région qui nous renvoie à deux périodes sombres de l'Histoire du Chili, l'extermination des indiens et de la dictature de Pinochet. Les faits énoncés sont intéressants mais surtout horribles. Les images sur l'eau et son bruit nous offrent de très beaux moments tout le long du film. On a l'envie de savoir tout ce qui est arrivé durant ces épisodes tragiques et douloureux de l'histoire du pays. Les interviews sont quant à elles très émouvantes et nous permettent d'encore mieux comprendre le documentaire.

Le cinéaste, chilien, a expliqué :“J’ai eu envie de raconter une histoire méconnue du Chili, presque effacée”. Il voulait parler de la formation de son pays, de sa richesse et de sa consistance. Les vingt premières minutes sont les plus importantes à ses yeux. Il avait l'ambition de mettre en place une narration qui transporte le spectateur jusqu'à l'inconnu.

C'est un très beau film, à ne pas manquer. 

Laura Lauterbach
2016/03/25 13:37 #394b-4e0e-98d5-b0ce6c062093
Lycée Charles Hermite
Le bouton de nacre est un documentaire sur le Chili. L'homme qui nous le présente parle en espagnol. Il nous présente le Chili, ainsi que différents chiliens. Le film tourne autour du thème de l'eau, comme nous pouvons le remarquer dès le début, lorsque l'on voit la goutte d'eau à l'intérieur de la glace. Nous pouvons admirer aussi beaucoup de paysages: de glaciers, de lacs, de montagnes enneigées. L'espace et les étoiles ont aussi une place importante dans le film, car l'homme qui parle explique que l'eau est venue de l'espace.

Durant le film -lorsque les personnes ne parlent pas- nous entendons les bruits de l'eau qui coule, des vagues ou encore de la pluie. On rencontre même un homme qui parle le langage de l'eau avec sa respiration, c'est à la fois surprenant, admirable et fou.

C'est un documentaire qui n'a ni queue ni tête, fait "à sauts et à gambades", on peut parfois s'y perdre en tentant de trouver le point commun entre tous ses sujets. Un film intéressant dans l'ensemble.

Julie Meisse
2016/03/25 13:38 #f8a1-4f08-ad3a-1a26373703bc
Lycée Charles Hermite
C’est dans un document passionnant que Patricio Guzman joint l’harmonie de l’eau et la vaste étendue du cosmos.

D’abord bercés par la symphonie des gouttes d’eau qui constituent notre univers, le film nous offre un panorama exceptionnel sur les volcans, les montagnes et les glaciers du Chili, symboles d’une puissante source naturelle.

Mais c’est sur les côtes que le réalisateur souhaite s’attarder pour nous conter la magnifique histoire du bouton de nacre dans une fiction où certaines de ses images rejouent le passé, voulant rendre visible l’impensable.

Dès lors, la scène se centralise sur l’Homme lui-même, et ces peuplades indigènes vivant en parfaite osmose avec la Nature. L’histoire de Jemmy Button en est le triste exemple, lui l’indigène de 14 ans à qui on offrit un bouton en 1830. En échange, les colons l’emmenèrent à Londres et il y reçut l’éducation d’un gentleman, mais Jemmy, dès son retour sur sa terre natale un an après, subit lourdement la violence due au choc des deux civilisations.

Une population installée depuis des milliers d’années, pratiquement exterminée par les idéaux des occidentaux…

De leurs coutumes jusqu’à l’implantation des nouvelles colonies, Guzman retrace le contexte historique et politique de la Patagonie en la confrontant à un passé douloureux face aux horreurs subies.

Nous découvrons la parole originelle des rares descendants d’indigènes à la suite d’une époque révolue.

Filmant des canoës d’Indiens voguant silencieusement sur l’océan ou reconstituant le largage dans la même eau les corps des opposants à Pinochet, Guzman fait revivre l’histoire en révélant une vérité cachée.

En faisant poser les (sur)vivants de cette époque devant la caméra, le réalisateur exhume les morts, les mots et la langue en redonnant une dignité à tous.

Ainsi le Bouton de Nacre est un film culturel incontournable, proposant un long voyage sur une Terre et son histoire encore trop peu connue de nos générations… à voir à tête reposée !

L’eau a une mémoire, elle a le secret de nos origines…

Lucile Hamadou
2016/03/25 13:39 #d097-42f8-9b5d-122a63898417
Lycée Charles Hermite
Le bouton de Nacre est un film très apprécié de la presse. En effet, des journaux tels que Le Monde , Paris Match ou encore L'Express lui attribuent une note très élevée. Ils conseillent également à leurs lecteurs de le voir sans plus tarder car il s'agit d'un film qui nous laisse "stupéfait [...] aussi bien par le propos que par la forme" d'après Paris Match. Le Monde , quant à lui nous fait remarquer que " Patricio Guzman, le réalisateur, filme [...] l'histoire de son pays, dans toute sa violence et sa poésie. "

Alors que nous sommes dans une époque ou l'on a tendance à privilégier le film plutôt que le documentaire, il semblerait que Le bouton de Nacre est parvenu à séduire un bon nombre de ses spectateurs.

Tout d'abord il y a dans ce documentaire toute l'histoire d'un pays, avec les phases historiques importantes, allant de sa découverte et colonisation par les Anglais jusqu'au génocide qui s'y est produit.

Le réalisateur, Patricio Guzmán, reste relativement juste sur les évènements, ne cherchant pas à blâmer son pays ni à cacher son histoire.

C'est pour cela qu'il s'agit d'un documentaire polémique, contenant aussi une dimension poétique en rapport avec l'eau ; l'eau qui est l'essence de la vie pour les membres de l'ancienne tribu chilienne présentée dans ce film. D'ailleurs plusieurs membres de cette ancienne tribu témoignent , il s'agit d'une bonne idée de la part du réalisateur, cela rend comme un "devoir de mémoire" par rapport au passé de cette tribu qui a peu à peu disparu.

Il y a aussi l'aspect musical que l'on retrouve avec divers bruits qui font écho à l'eau. Cette fascination pour l'eau se fait ressentir aussi par leur langage, quand un membre de la tribu parle, le son de sa voix a le même rythme que l'eau.

Enfin ce documentaire nous fait également réfléchir à divers sujets comme l'histoire de Jimmy avec le "devoir civilisateur" ou le "fardeau de l'homme blanc" comme le surnomme Rudyard Kipling, qui change la façon d'être de Jimmy. Ou bien des questions plus philosophiques comme l'existence d'un Dieu sans nom, avec cette femme dans l'incapacité de le traduire.

Pour conclure, j'ai tendance à penser que ce documentaire n'est pas adapté à un public de notre âge ( 15 - 18 ans ). Ce n'est pas assez ludique, donc nous avons tendance très vite à décrocher, ce qui est dommage.

Manon Rémy
2016/03/25 13:40 #42bb-481d-8806-2689fc223295
Lycée Charles Hermite
C'est un documentaire captivant que Patricio Guzmán a réalisé. Un film intéressant, qui nous raconte l'histoire contemporaine de son pays, et qui témoigne de la beauté des paysages antarctiques bleutés, glacés, fascinants et affolants du Chili. Le son passionnant nous emmène dans leur monde, et son histoire bouleversante nous raconte les vérités et les preuves d'un génocide.

Nous passons d'un morceau de quartz piégeant des gouttelettes d'une eau venue des étoiles, symbolisant l'importance de l'eau, à une histoire du Chili. L'auteur nous embarque dans le sud du Chili, en Patagonie, pour un voyage à la fois poétique, cosmique, et politique. Il part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l'océan Pacifique, au large des côtes chiliennes.

Tout commence quand l'homme blanc met en place la loi du plus fort. Ces indiens n'avaient aucun pouvoir contre eux, ils n'avaient pas la force de lutter contre cet événement brutal. Des tortionnaires fascistes attachaient les victimes avant de les noyer avec un bouton de nacre collé dessus, pour ensuite les lancer dans l'océan, vivants ou morts. Ils espéraient que la mer garderait le secret du crime... Les indiens ont perdu leurs langues, leur coutumes, ont sombré dans l'alcoolisme et ont péri à cause des maladies amenées par les colons. Lorsque l'on regarde la mer, l'eau, on regarde l'humanité tout entière. Ce sont des terres à la fois merveilleuses et ensanglantées.

Ce documentaire sous le signe de l'eau évoque différents habitants du Chili. Ils sont nommés les Kawéskar, les Sélkam, les Aoniken, les Hausch et les Yamanas. Pour eux, l'eau est associée à la mort, au massacre, et au génocide, car entre 1200 et 1400 personnes ont été jetées dans l'océan. Il reste aujourd'hui dix-neuf survivants de ce peuple.

Si l'eau a une mémoire, elle se souviendra de ça.

Cette réalisation est beaucoup plus brillante que d'autres documentaires, car il y avait des plans intéressants qui attiraient le regard, et qui donnaient une envie d'en savoir plus. C'est une histoire originale qui vaut la peine d'être explorée.

Kevser Kartal
2016/03/25 13:40 #b2d6-4120-8390-71fcea3be477
Lycée Charles Hermite
Vers l'autre rive est un récit initiatique qui présente un mystère continu de la mort cohabitant avec la vie. Kurosawa expose un film dans lequel le sensible et l'abstrait sont au même point, à égalité, car un rapport au monde entier est exprimé.

Ce film peut nous paraître étrange parce qu'il met en parallèle, et dés le début, le monde des morts et des vivants comme si cela était évident. Nous pouvons être étonnés de la réaction de Mizuki, l'héroïne principale, en voyant son mari, Yusuke, disparu depuis trois années déjà. Elle lui demande simplement d'enlever ses chaussures. Mais nous pouvons également être surpris par leur rencontre avec les fantômes tout au long du film.

Il se peut que nous ayons eu tendance à nous ennuyer par moments devant ce film car chacune des scènes est filmée dans le calme et la douceur. Nous pouvons tout de même apprécier ce moment qui nous prouve qu'il n'y a pas de limite à l'amour, pas même la mort.

Marion Baro
2016/03/25 13:42 #0cf6-45cf-b32f-55ddee7361a3
Lycée Pro Langevin Wallon
Le cosmos, l’eau et les hommes.

Le bouton de nacre est un documentaire réalisé par Patricio Guzmán qui nous parle de l’eau et du Chili. Ce film nous fait découvrir le peuple patagonien à travers le témoignage de rares descendants. Nous apprenons ainsi comment ils se nourrissaient, quel était leur quotidien et, en particulier, leur habitude de faire du feu dans leur bateau lorsqu’ils voyageaient. Cela explique que les Européens ont baptisé la Patagonie « Terre de feu ».

Ce documentaire évoque les difficultés et les malheurs qu’ont subis les patagoniens. Dans son film, Patricio Guzmán évoque l’histoire dramatique du Chili pendant la dictature de Pinochet, à partir de 1973. L’Etat chilien commettait des carnages et se servait de l’océan comme cercueil pour les victimes torturées.

Ce film montre de très beaux paysages du Chili : des plans d’eau avec la lune s’y reflétant, des montagnes enneigées sur lesquelles soufflent des vents violents, d’immenses glaciers formant des stalactites au-dessus de la mer déchaînée…

Chaque image est accompagnée de sons comme le souffle du vent, le rugissement des vagues, le ruissellement de l’eau. La bande son est d’excellente qualité.

Cependant, ce film ne nous a pas captivés car il n’y a pas beaucoup d’action. Pourtant, il est instructif et fait découvrir aux spectateurs de belles images.

Dérick de Meira, Morgan de Sousa, Ludovic Bertot et Walid Derradji
2016/03/25 13:43 #0f7b-499f-8a83-bd36c4cd890d
Lycée Les Chartrons
LE BOUTON DE NACRE est une histoire sur l'eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l'Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. Ce même type de bouton qu’on retrouve dans les fonds marins environnants, accrocher aux coquillages qui sont collée sur les rails sur lesquels, au temps de Pinochet, on ligotait les cadavres pour qu’ils puissent mieux coulée. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques.

Certains disent que l'eau a une mémoire. Ce film montre qu'elle a aussi une voix.

Alicia Lamothe
2016/03/25 13:44 #d254-46aa-b4fc-046cb03a8efa
Lycée Les Chartrons
Le bouton de nacre est une histoire sur l’eau, le cosmos et nous. Elle part de deux boutons mystérieux qui évoquent la colonisation, le génocide. A partir de cela il va mettre en œuvre les beautés et les mystères de la nature, il va même nous parler de son traumatise par rapport à la dictature chilien.

Ce documentaire me semble réel, il évoque des sujets que nous même nous ne pouvons pas imaginer. C’est poétique, émouvant car à travers ce documentaire on apprend à réfléchir de façon à ce que l’on plonge dans l’histoire. Les mouvements sont très lents, doux puis après ils deviennent rude. Ce film montre que l’eau à une mémoire et cette mémoire est bien là : nous entendons les bruits de l’eau et nous pensions que c’est des chants imaginaires.

Des mouvements de caméra inattendus, des cadrages surprenants.

Des chants d’eaux brusques et à la fois doux qui accompagnent la mémoire de l'eau et les images d'eau solide, d'eau liquide, de glaciers sonores...

Telon De Dorada
2016/03/29 19:46 #8416-4cb3-9724-691e42356ee4
Lycée A. Fresnel
Perdu dans l'immensité de l'océan


Dans Le bouton de Nacre, Patricio Guzmàn nous raconte l'histoire du Chili à travers l'eau et l'espace, l'histoire des Amérindiens de Patagonie, parsemée de rencontres avec les colons anglais, de massacres, l'histoire de la dictature, en un mot l'histoire d'un pays.
Ce documentaire m'a moins touché que Fatima, car j'ai eu du mal à suivre le déroulement du film : le récit me semblait décousu, passant d'un sujet à l'autre, d'une époque à l'autre sans transition. Toutefois, la réflexion développée dans ce film est très intéressante et les témoignages sur la culture indienne déclinante et la dictature de Pinochet sont émouvants, notamment les indiens qui parlent la langue indienne à la fin du documentaire.
J'ai trouvé le principe des transitions entre les périodes en passant par l'espace étaient plutôt bien faites ; l'histoire de Jeremy Button, cet indien emmené en Angleterre, est très intéressante. Par contre, je n'avais pas compris au début le rapport entre le titre du film et son sujet, ce qui fait que je n'ai pas trop compris le rapport au début.
Dubois Raphaël
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:47 #e316-4012-a465-b2ce918df6e0
Lycée A. Fresnel
L'histoire du Bouton de Nacre


Le Bouton de Nacre est un film espagnol de Patricio Guzman sorti en 2015. Patricio Guzman, qui est le narrateur, nous montre à travers le film son pays natal : le Chili. Tout au long du documentaire, il raconte l'histoire de son pays à l'époque de Pinochet, un dictateur militaire de 1974 à 1990 et bien avant, l'histoire de la Patagonie, quand les Autochtones étaient des tribus indiennes. Au début, Guzman explique que la mer a une mémoire mais à la fin on comprend qu'elle a aussi une voix, voici pourquoi.
Tout cela se passe, concrètement, par des histoires, des personnages, des lieux, des photographies, une pensée subtile qui les relie. Une histoire parmi d’autres : celle de Jemmy Button, l’indigène qui a été séduit par un bouton de nacre et ensuite ramené à Londres en 1830 par un Britannique, commandant de la marine royale britannique qui cartographia cette région et ouvrit la voie à la colonisation. On lui a enseigné la langue anglaise, on l’a habillé comme il fallait, on lui a appris les manières et on a fait de lui un gentleman, puis on le renvoya chez lui. C’est évidemment le début de la fin pour sa civilisation, l’affaire ayant coûté à l’Occident le prix d’un bouton de nacre. Ce même type de bouton qu’on retrouve dans les fonds marins environnants, accroché aux coquillages qui ont colonisé les rails sur lesquels, au temps de Pinochet, on ligotait les opposants pour mieux les engloutir.


Marcelle Manon
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:48 #c5e8-43af-a8c0-e1c5aa429a39
Lycée A. Fresnel
La mort et l'eau

Un bouton dans un glaçon, voilà ce qui reste du génocide des Patagons d'Amérique du Sud. Ce documentaire narre l'histoire de descendants dont les parents furent victimes d'un génocide méconnu, lors de la colonisation de l'Amérique par l'Angleterre. Des descendants de patagonie témoignent de l'atrocité que leurs parents ont vécue. Il nous raconte leur relation avec l'eau et comment ils en ont été privés petit à petit. Il nous montre comment leur peuple a été exterminé pendant la dictature Chilienne. Enfermés dans des sacs et torturés de la manière la plus atroce qui soit ils furent jetés dans la mer. Cette même mer de laquelle ils viennent et dans laquelle seront retrouvés leur corps sans vie. Tout cela, pendant la dictature de Pinochet, dictateur sanguinaire qui n'hesita pas à exterminer des milliers de gens. Quoi que très instructif, ce film reste tout de même fade. Le mélange des thèmes de l'espace, de l'eau et du génocide ne coïncide pas, on ne voit pas le rapport entre l'espace et le génocide.

PERON Héloïse et GOHI Grâce
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:50 #4f2e-4ce3-b36a-ab3307d5d4e4
Lycée A. Fresnel
Un peuple à la mer


Le bouton de nacre, Patricio Guzmán

Le bouton de nacre est un film sur le thème de l'eau ; on découvre des pays splendides, des montagnes enneigées aux plaines verdâtres ou au plus près des glaciers. L'histoire de ce pays immense qu'est le Chili, où aucune carte d'école ne l'affiche en entier, est retracée. L'eau est apparue avant toute chose, elle est symbole de vie, elle peuple l'univers, elle est 70 % de notre planète.

Elle conserve la mémoire des tous premiers Hommes aux prisonniers politiques sous le régime dictatorial de Pinochet. L'histoire est racontée par deux boutons, trouvés au fond de l'océan, le premier évoquant les indiens et le second  les prisonniers politiques. Les indigènes de Patagonie sont les sujets principaux du film, on les voit massacrés par les Chiliens ou convertis à la culture chilienne (ou anglaise comme Button), leur culture et leur langue continuent d'être diffusées par une vingtaine de personnes ; chacun se considère avant tout comme patagon plutôt que comme chilien.

Les sorts réservés aux opposants politiques du régime de Pinochet nous alertent et font prendre conscience au spectateur de ce pays inconnu au plus grand nombre. Mais c'est avant tout une critique du Chili qui a oublié son origine avec l'eau, qui est devenue une menace et non un cadeau. C'est un magnifique documentaire avec des images extraordinaires et la découverte d'une culture et d'une langue exotique tout aussi extraordinaire, ainsi que les témoignages des différentes personnes, le parcours de la femme chilienne sur une embarcations précaire, le tour du Chili par les différentes rivières et fleuves.

On se sent transporté sur ces images et par ces histoires telle une barque sur le Pacifique. On découvre un monde et une histoire inconnus. On peut certes reprocher le côté un peu trop documentaire et soporifique de l'histoire avec une voix off très présente mais il en reste quand même comme un bon moment passé au cinéma.

Yvart, Mathieu,
(1ère ES1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:50 #c7d9-47f0-832d-1a5c22dc3d99
Lycée A. Fresnel
D'eau et de glace

Ce film nous raconte la découverte de deux mystérieux boutons dans l'Océan Pacifique près des côtes chiliennes. Il capte notre attention en nous montrant l'influence qu'a l'eau sur le cosmos,les paysages glacés. Les témoignages des indigènes de Patagonie nous passionnent pour le mode de vie, les différentes cultures et langues cités. Ils nous évoquent le génocide que leurs ancêtres patagoniens ont subi, lié à l'arrivée des colons au moment de la découverte de ces eaux du monde.
Ce peuple a subi bien après beaucoup de violence à cause du tyran Augusto Pinochet. Cette projection nous a beaucoup intéressées par l'originalité dont Patricio Guzman nous fait part. Ce film nous enseigne les points fondamentaux de notre existence avec délicatesse. Nous avons été émues par les cultures des Patagoniens que nous avons pu découvrir tout au long de ce film. Ce documentaire, bien que formel nous transporte avec lui entre eau et cosmos, dans une aventure étonnante et pleine de découvertes. L'eau, en plus d'être indispensable pour l'Humanité, influence en grand partie notre vie en plus d’être présente à 70% de notre planète.

Lemière Maryse
Lenoury Océane

(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)

2016/03/29 19:52 #7929-4647-9982-9a1c0641ac92
Lycée A. Fresnel
L'eau est un océan de larmes

Le bouton de nacre, Patricio Guzman

Dans Le bouton de nacre, l'eau a une voix, l'eau a une pensée, l'eau a une mémoire. Cette eau qui compose 70% de notre planète est ici mise en valeur, illustrée par de magnifiques paysages. Dans ce film, le personnage principal est un bouton. Un bouton qui a une histoire à raconter. La surprise est de taille lorsque que l'on entend les histoires de ces habitants de Patagonie qui nous racontent leurs souvenirs, leurs vies d'avant, leurs voyages. A travers leurs récits, nous voyageons dans le temps remontant à l'époque où les Chiliens traversaient les fleuves sur leurs embarcations. La surprise est d'autant plus grande lors du récit de spécialistes qui nous expliquent les conditions de la prise du pouvoir de Pinochet, ce dictateur qui a fait tant de victimes. Tous nos sens sont en éveil lors du visionnage de ce documentaire poignant. Notre culture s’enrichit, nos yeux s’émerveillent et nos oreilles sont aux aguets. Devant de telles images, de telles histoires, on ne sait que dire. Les Chiliens nous enseignent une leçon de vie, un autre langage, un autre univers. Ils nous apprennent comment une nation si libre et si heureuse a pu être détruite par une autre nation se proclamant supérieure. C'est un documentaire que toutes les générations peuvent voir.




Lefèvre Coralie
(1ère ES 1; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/30 14:10 #8b4d-447e-b73a-5841300bd732
Lycée François Ier
Le Chili est un pays contrasté, entre merveilles de la nature et sanglants génocides. Patricio Guzman le montre bien dans son film « Le Bouton de nacre » Ce film documentaire, ours d'argent du mailleur scénario nous conduit dans l'histoire oubliée du Chili, de sa culture originelle et de l'élimination de celle-ci. Patricio Guzman aborde deux thèmes dans son film : la culture des Kawésqar, peuple de Patagonie, puis la dictature de Pinochet qu'il a lui-même vécue et fuie. Pour débuter, servir de transition et conclure le Bouton de nacre, le réalisateur chilien inclut à son long-métrage un rapport à l'eau qui au début semble surprenant e,t à la fin, paraît évident.
Ce film, d'un point de vue purement historique, est très attrayant. Seulement quelques spécialistes et descendants connaissent l'histoire que le Chili tente d'enfouir, sur le peuple kawésqar et autres tribus de Patagonie. Patricio Guzman fait appel à ces personnes et le résultat est soigné, juste et intéressant. On apprend la culture de ce peuple et en particulier leur certain rapport à la nature. Les Kawésqar ne croyaient pas en un être supérieur mais en une religion dans divinité. d'ailleurs dans le film, le cinéaste chilien pose une question à une descendante kawésqar sachant parler la langue. il lui demande : "Comment dit-on Dieu en kawésqar ?" Et la femme lui répondit : "Ce mot-là n'existe pas." Ce peuple pensait que leur âme maontait et formait une étoile après leur mort. Ainsi, les Kawésqar se peignaient ce qui ressemblait à une sorte de ciel sur leur corps. Patricio Guzman choisit donc de nous montrer des photos du peuple pendant leur rite.
C'est à ce moment que le film bascule. Ces photos pleines d'innocence cachent un génocide commis par les évangélistes venus coloniser le pays. Après un parallèle sur l'histoire de Jemmy Button, Patricio Guzman nous amène vers un sujet qu'il connaît bien, la dictature de Pinochet (il a réalisé Le Cas Pinochet en 2001). Cette fois, le réalisateur chilien aborde ce thème avec une poésie liée à l'eau particulièrement touchante.
« Le Bouton de nacre » n'est pas un film seulement historique. Il est aussi philosophique. Son titre est inspiré du bouton que donne le marin anglais à Jemmy Button pour qu'il vienne avec lui en Angleterre et d'un bouton retrouvé sur un rail tenant un résistant à Pinochet dans l'océan. Patricio Guzman nous montre bien que l'océan engloutit tout et même parfois les crimes commis par la dictature de Pinochet. ici l'eau peut être une mémoire, parfois un assassin mais ce qui est sûr, c'est que le Chili est une terre d'eau. Patricio Guzman nous invite à réfléchir grâce à ce film à la nature, à notre rôle avec elle, et à nous demander, entre le génocide colonialiste et les massacres de Pinochet, qui sont les êtres civilisés.
Muni d'un excellent scenario, de belles images, « Le Bouton de nacre » n'est pas un film comme les autres et est à voir si vous l'avez raté.

Critique co-écrite par Sabri BELGHOUL et Colas BELHACHE, élèves de 1ère ES2/L2 du Lycée François Ier LE HAVRE
2016/03/30 14:18 #c634-4c2f-8f11-e0aa315d7a31
Lycée François Ier
Le Bouton de nacre ou la face cachée du Chili



Patricio Guzman nous livre un documentaire sur l'histoire de son pays natal, le Chili. "Le Bouton de nacre"est nommé au festival de Berlin et reçoit l'Ours d'argent du meilleur scenario. 

Ce documentaire à caractère philosophique comporte trois grands axes qui sont l'eau et la nature, l'histoire tragique des Amérindiens de Patagonie et la dictature instaurée par Pinochet, massacrant, déportant et déshumanisant les Amérindiens.

Dans ce film, on retrouve l'importance de la nature et de la dimension cosmique. Dès la première image, on passe plusieurs minutes à observer un bloc de quartz contenant une goutte d'eau à l'intérieur.  le Chili se situe sur la plus grande côte du monde, la côte pacifique. les Chiliens ont alors une rapport direct à l'eau. l'eau est indomptable, comme les conditions climatiques et les terres sauvages. l'homme doit s'adapter à la nature, la fabrication de canoë en est un bel exemple. on en vient donc à parler des Amérindiens, une civilisation et une culture différentes, comme les peintures sur leur corps, ainsi que les chants et les rituels. Dans le film on peut voir un ethnologue capable de reproduire les bruits de l'eau, de la nature et toutes ses nuances. les Indiens n'ont ni le mot "Dieu", ni le mot "police" dans leur langue, ils sont inexistants car ils estiment n'en avoir pas besoin. Il n'y a pas de norme, il s'agit seulement de vivre ensemble et en harmonie avec la nature. le film prend alors une dimension plus sombre et violente à l'arrivée des colons. les colons considérant les Amérindiens comme des sauvages, créent un choc des civilisations, un bouleversement des cultures, et la destruction de la nature. Ils vont jusqu'à massacrer et déporter les Amérindiens avec l'exemple de Jemmy Button et don bouton de nacre. L'échange d'un simple bouton contre son exportation en Angleterre. Il revient des années plus tard complètement transformé, désorienté et sans identité. Le titre du film prend alors tout son sens. une survivante amérindienne, Gabriela, confie qu'elle n'est pas chilienne mais kawesqar (le nom de son peuple)/ Ces tribus ont souffert d'une grande violence physique et psychologique.
En 1973, Allende a été le 1er président à reconnaître et à vouloir redonner les terres et les droits aux indigènes amérindiens. Suite au coup d'état, la dictature de Pinochet instaure des camps de concentration où ils torturent, tuent puis se débarrassent des corps qui sont attachés chacun à des rails qu'ils jettent ensuite à la mer.

Dans ce film on en vient à se demander qui sont les vrais civilisés et qui sont les sauvages.L'histoire de Jemmy Button peut faire penser à l'histoire de Pocahontas, ou encore au films Le Nouveau monde de Terrence Malick qui parle du même sujet. On assiste à une remise en question de la place de l'homme dans l'univers, les Amérindiens disent même qu'on renaîtrait dans les étoiles. Sans oublier la mer, qui porte en elle toutes les mémoires des disparus et l'histoire tragique du Chili.

Critique co-écrite par Léa LOUIS-DIT-TOUTAIN et Mélody TRAINS, élèves de 1ère ES2/L2 du Lycée François Ier LE HAVRE
2016/03/31 13:40 #d9d4-4a5d-a14b-2ddc15cf06a8
Lycée Pierre de la Ramée
Le Bouton de nacre

Le Bouton de nacre, un documentaire d’1h22 réalisé par Patricio Guzmán, retrace l’histoire de la Patagonie chilienne au travers de son rapport à l’eau.
Les images montrées par le film, allant de glaciers de la couleur turquoise la plus pure à des représentations détaillées et scintillantes du cosmos, sont d’une beauté inouïe. En outre, le documentaire tout entier est un magnifique hymne à l’eau, à cette denrée précieuse à l’origine de la vie. Mais non content de faire passer un message sublime sur l’eau, Le Bouton de nacre permet au spectateur la découverte des méconnus Indiens de Patagonie.
Toutefois, le film présente quelques défauts non négligeables. En effet, le point historique concernant la dictature de Pinochet n’est en fin de compte pas vraiment expliqué (seules ses conséquences sont détaillées) et cela peut s’avérer difficile à suivre pour un spectateur peu coutumier de cette période. De plus, le rythme du film, bien que celui-ci soit relativement court, est d’une lenteur extrême, faisant de cette manière décrocher aisément le spectateur.
Ainsi, malgré la beauté et la richesse de ses images et de son message, Le Bouton de nacre se révèle vite être assommant du fait de son caractère léthargique.

Djouzi Ambrine 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée, Saint-Quentin
2016/03/31 13:42 #28c7-4a4a-9385-4c506b6343de
Lycée Pierre de la Ramée
« Tombeau océanique », Le bouton de Nacre, Patricio Guzmàn

Le bouton de Nacre est tout ce qu'il reste des indigènes de Patagonie. Un tout petit témoin de l'horreur, encré dans les coquillages, au fond du Pacifique, qui fut leur seule sépulture.
C'est le sujet principal des recherches minutieuses du documentariste Patricio Guzmàn. A travers ce reportage aux couleurs merveilleuses de son pays, il nous replonge lors de la conquête du Chili par l'homme blanc, le gouvernement Allende ou encore la dictature de Pinochet, qui a éliminé ses opposants de façon violente et cruelle. C'est de cette façon que le bouton de nacre se retrouve au fin fond de l'océan, seul témoin des crimes barbares. Attachés à un rail, morts ou vifs, ils étaient jetés à l'eau.
Ce travail de mémoire, le réalisateur chilien l'avait déjà commencé en 2010 avec Nostalgie de la lumière, et Le bouton de nacre est la suite de cette réflexion, qui utilise l'eau comme fil conducteur.
Que ce soit à travers des glaciers, des minuscules particules emprisonnées dans des minéraux ou encore les vues aériennes spectaculaires des cotes chiliennes, Guzmàn nous montre que l'eau est omniprésente dans la vie des peuples indigènes de Patagonie, de la naissance à leur mort …

Lindsey Ouart. 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée, Saint-Quentin
2016/03/31 13:45 #c653-453a-a48f-41db688d77d0
Lycée Pierre de la Ramée
Le Bouton de Nacre
Un documentaire émouvant.

Le Bouton de Nacre est un film du réalisateur Chilien P.Guzmàn et est sorti en 2015. Ce film est un documentaire historique et géographique ayant pour fil conducteur l'eau, dénonçant le génocide des indiens vivants au Chili par les colons.
Ce documentaire est composé essentiellement de témoignages et d'images de la Patagonie , et il est accompagné de la voix du réalisateur qui nous fait vivre les souffrances des Indiens et la beauté des paysages à travers de magnifiques clichés photos et vidéos du Chili et de la Patagonie , le seul point négatif est la durée du documentaire, trop court à notre goût, mais cela n'est rien comparé aux nombreux points positifs tels que la voix claire, intelligible et compréhensible du réalisateur et les témoignages pertinents , émouvants des indiens qui ont vécu ce génocide.
De plus ce documentaire aborde un point plutôt discret sur le contexte historique : les personnes ayant disparues lors de la dictature de Pinochet.

Gosset Hélène, Ridey Manon, Peudepiece Lauryne 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée saint-Quentin
2016/03/31 14:39 #af16-43ba-a18e-035ff6a9c032
Lycée Georges de la Tour
Le Bouton de nacre, réalisé par Patricio Guzmán, est un film documentaire évoquant une histoire sur l’eau et le cosmos, comme l’affiche le présente.

Le bouton au milieu de l’affiche est celui retrouvé vers la fin du film. Il est le seul vestige d’une vie humaine. C’est le dernier témoin de l’horreur qu’a vécue un peuple sous la dictature de Pinochet. Ce bouton a été découvert incrusté dans un sédiment de coquillages, sur un morceau de rail immergé depuis quarante ans au fond de l’océan. Sur l’affiche, les côtes chiliennes sont retracées, comme dans le film, pour situer la découverte de ce bouton.
2016/03/31 21:06 #b1c7-4d99-8b70-77bcff62b3de
Lycée A. Fresnel
Voyage au cœur des sens

Le bouton de Nacre, film de Patricio Guzman, est une histoire sur l'eau, le Cosmos et nous. Cette histoire parle de deux mystérieux boutons découverts au fond de l'océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l'eau a une mémoire. Ce film montre qu'elle a aussi une voix.

Patricio Guzman aime interroger les secrets de l'univers. Il n'a de cesse de revenir dans son Chili natal et d'interroger les fondements du pays. Le bouton de Nacre s'intéresse à la Patagonie, aux Indiens décimés jadis par le colon blanc. C'est une histoire précise, posée et bouleversante.

Sous l'aspect d'un documentaire, Patricio Guzman nous transporte des années en arrière, et nous raconte, à travers différents témoignages poignants, mais aussi des photographies et des lieux, l'histoire de ses ancêtres (divisés en plusieurs tribus : les Haush, les Kawéskar et les Sélknam). L'histoire de Jimmy Button, jeune indigène qui en échange de sa liberté accepte un bouton de nacre et est emmené à Londres en 1830 par un général de la marine anglaise. Il cartographie alors sa région natale dont il est l'expert et marque ainsi le début de la colonisation. Après avoir reçu une éducation à l'anglaise, il est renvoyé dans son pays natal. Seulement celui-ci revient différent et n' est plus jamais le même, tel un étranger dans son propre pays.

Ce film à dimension historique transmet les archives d'un génocide continu d'une époque proche : 1980, sous la dictature de Pinochet. Nous y découvrons les conditions déplorables dans lesquelles vivaient les Chiliens colonisés et surtout les brutalités leur étant faites. Grâce à des reconstitutions minutieuses, nous voyons les différentes étapes de ce génocide, de « l'emballage » des corps des victimes - dans des sacs de toile puis de plastique - , jusqu'à leur jetée dans la mer depuis les hélicoptères. Il nous est même dit que pour être certain que les corps couleraient, des rails de chemin de fer (environ 30kg), étaient placés sur le torse des victimes.

Patricio Guzman, à travers les différents témoignages des derniers membres des anciennes tribus Chiliennes, nous raconte une même histoire. Celle d'une population forte, soudée mais qui reste néanmoins marquée par une tragédie. Comme le dit si bien le journal Le Point : « Le cinéaste chilien rend grâce à l'eau dans un documentaire délicat et poétique où se superposent plusieurs histoires sur la mémoire de son pays. »


LAMINE Isabel-Renée 1S3
lycée A Fresnel CAEN, histoire des arts
2016/03/31 22:42 #8774-4ff7-912e-898b3439a7f5
Lycée Emmanuel Mounier
Le Bouton de nacre
Le film Le Bouton de nacre est un documentaire de Patricio Guzmán qui parle de l'histoire de l'eau dans l'Univers et du génocide dramatique marquant l'histoire du Chili.
Le film se base sur des éléments autobiographiques de l'auteur et ce dernier vient à faire la voix off du documentaire.
Le scénariste nous explique de manière tout à fait ludique le fonctionnement du cosmos et de la lumière racontant leur propre histoire, regarder les étoiles c'est voir dans le passé, mais aussi voir leur passé.
Cette partie est difficile pour nous spectateur ne connaissant pas forcément le fonctionnement astrophysique et ayant peu de connaissances sur la science en général.
Une grande partie très enrichissante raconte et retrace les meurtres des indigènes de la Patagonie du Chili et des opposants de la dictature de ce pays à cette époque.
Patricio Guzmán s’intéresse particulièrement à l'eau parce que les victimes de ces massacres furent jetées à la mer attachées à des rails, l'eau est nécessaire à la vie et témoigne par ailleurs des meurtres de l'histoire du Chili avec des preuves incrustées dans les rails qui retenaient les corps sous l'eau.
Les témoignages de certains indigènes mais aussi des opposants restants sont poignants.
Le titre Bouton de nacre est en rapport avec un bouton trouvé incrusté dans un rail, le bouton de nacre est un cadeau des Anglais offert à un indigène prénommé Orundelico en échange de sa propre personne et donc de sa civilisation.
Cette partie du documentaire est d’autant plus importante que le titre est inspiré de cette histoire, le bouton de nacre n'a aucune valeur comparé à la liberté de cet homme, un bouton est inapproprié et déplacé rendant cet homme au statut d'objet.
La surprise reste que le Chili a étouffé ces massacres, et que les militaires de ce pays n'ont pas reconnu ces meurtres, les corps n'ont jamais été rendus, ils n'ont donc pas respecté l'honneur militaire et la mémoire des familles.
Le documentaire est riche en informations mais assez complexe à comprendre, surtout lorsque nous n'avons pas les connaissances précises sur le sujet.
Ludivine Koeberle, TL du Lycée Mounier de Grenoble
2016/04/01 14:28 #c9d1-471a-a896-5d75b6e462ca
Lycée A. Rimbaud
Le bouton de nacre est une véritable ode. Une ode à l’eau, une ode à la mémoire, une ode à l’humanité. En mêlant la poésie et le songe à la réalité dure et froide, ce film fait l’éloge de l’harmonie avec de magnifiques images et des témoignages apaisants. L’eau qui a une voix, un chant, une mélodie, lie la nature à la civilisation, le cosmos à l’être humain.
Au-delà de sa force naturelle, elle possède une mémoire. Ainsi elle se souviendra longtemps de l’horrible destruction humaine subie par les « nomades de l’eau » lors du coup d’Etat de pinochet. Ce film retranscrit l’horreur de ces crimes commis contre une civilisation en harmonie avec la nature et le cosmos par l’intermédiaire de documents historiques et de reconstitutions.
Le double aspect de ce film, -poétique et terrible-, nous emporte dans un univers tout autre que notre quotidien et ne peut nous laisser indifférent grâce à sa profondeur marquante.

Lila Schneider 1L2 Lycée Arthur Rimbaud d'Istres
2016/04/01 14:59 #583a-4a8d-ba7d-67e431a9a47d
Lycée Guy Chauvet
Patricio Guzmán, réalisateur chilien confirmé, poursuit, dans ce documentaire, Le Bouton de nacre, sorti en 2015, une sorte d’enquête sur le temps, la mémoire, l’histoire de son pays, notamment en ce qui concerne les heures les plus noires de sa « construction » et de son évolution. À partir d'un bouton de nacre retrouvé au fond de l’océan Pacifique, Patricio Guzmán retrace l'histoire des tribus indigènes de Patagonie, qui depuis l’arrivée des Conquistadors, ont été les victimes de la convoitise (terres), de l’arrogance (volonté de les « civiliser »), de l’inconséquence (maladies) voire de la méchanceté (assassinats) des colonisateurs. Au XVIII ème s., ils étaient 8000 indigènes, ils ne sont plus que 20 descendants directs au moment du tournage. Il revient aussi sur les violences commises sous le régime du dictateur Pinochet (1973-1990) contre les opposants politiques, notamment sur une des façons dont on se débarrassait des corps des malheureux torturés, lestés d’un rail, ensachés, balancés dans l’océan depuis un hélicoptère.
Le film débute par un très gros plan serré sur un cristal de quartz qui retient prisonnière une goutte d’eau, un élément essentiel à la vie, et qui à l’échelle de la Patagonie chilienne est très présent, par la neige des montagnes, la pluie, les fleuves, lacs, enfin par la glace et l’océan. Tout au long du documentaire, on peut admirer ces paysages magnifiques, les plans d’ensemble s’enchaînent, sous la forme de panoramiques, de travelling, de plans fixes qui reflètent par leurs cadres, l’exigence de qualité du réalisateur. La musique composée par Hugues Maréchal et Miranda & Toba, accompagne parfaitement bien les images, tantôt poétiques, cosmiques quand il s’agit de l’infiniment grand (les photographies de l'univers prises par la Nasa sont à couper le souffle), tantôt fortes, voire violentes quand il montre la reconstitution à l’aide d’un mannequin , de ce que la mémoire ne peut oublier sous la dictature du général Pinochet.
D’ailleurs, il pose le principe de la mémoire de l’eau, la goutte d’eau du début qui provient sous forme gazeuse de l’univers, que l’on retrouve sur Terre à l’état solide sous forme de glace, ou liquide: océans, fleuves, lacs …, est le symbole d’un temps qui passe, dont l’échelle varie selon ce dont il est question: l’Univers, la Terre, l’Homme, le film qui constitue lui-même un élément de mémoire.
Le documentaire est composé de cinq témoignages de personnes, des descendants des tribus indigènes de Patagonie qui expliquent comment ils vivaient quand ils étaient enfants et comment ils vivent aujourd’hui. L'histoire est racontée à partir d'anciennes photographies des tribus indigènes, où l'on peut voir qu'ils vivaient sans vêtements mais avec des peintures qui leurs recouvraient le corps. Ce qu’ils ont perdu du fait des changements plus ou moins imposés par les colonisateurs et les régimes chiliens de leurs modes de vie. Le talent de Patricio Guzmán est d’avoir rendu ce documentaire cohérent et clair. Le montage est dynamique, pas le temps de s’ennuyer, on est emporté dans ce voyage de mémoire, à la découverte d’une terre, de peuples et de leur histoire.

Loénie Fulneau, Madysson Godeau, Maëlyss Lemaitre et Maëva Poignand – 2de option « arts visuels »
2016/04/02 19:53 #1d0c-445b-95fd-55b62d86d0aa
Lycée Charles Hermite
Le bouton de nacre est un documentaire sur le Chili. L'homme qui nous le présente parle en espagnol. Il nous présente le Chili, ainsi que différents chiliens. Le film tourne autour du thème de l'eau, comme nous pouvons le remarquer dès le début, lorsque l'on voit la goutte d'eau à l'intérieur de la glace. Nous pouvons admirer aussi beaucoup de paysages: de glaciers, de lacs, de montagnes enneigées. L'espace et les étoiles ont aussi une place importante dans le film, car l'homme qui parle explique que l'eau est venue de l'espace.
Durant le film -lorsque les personnes ne parlent pas- nous entendons les bruits de l'eau qui coule, des vagues ou encore de la pluie. On rencontre même un homme qui parle le langage de l'eau avec sa respiration, c'est à la fois surprenant, admirable et fou.
C'est un documentaire qui n'a ni queue ni tête, fait "à sauts et à gambades", on peut parfois s'y perdre en tentant de trouver le point commun entre tous ses sujets. Un film intéressant dans l'ensemble.

Meisse Julie, 1ère L- lycée Hermite, Dieuze
2016/04/02 19:54 #873c-424b-a2ad-b50a52f65475
Lycée Charles Hermite
Un documentaire passionnant

Le Bouton de Nacre est un documentaire réalisé par Patricio Guzmán présentant de superbes images d'une région méconnue: la Patagonie chilienne, une région qui nous renvoie à deux périodes sombres de l'Histoire du Chili, l'extermination des indiens et de la dictature de Pinochet. Les faits énoncés sont intéressants mais surtout horribles. Les images sur l'eau et son bruit nous offrent de très beaux moments tout le long du film. On a l'envie de savoir tout ce qui est arrivé durant ces épisodes tragiques et douloureux de l'histoire du pays. Les interviews sont quant à elles très émouvantes et nous permettent d'encore mieux comprendre le documentaire.
Le cinéaste, chilien, a expliqué :“J’ai eu envie de raconter une histoire méconnue du Chili, presque effacée”. Il voulait parler de la formation de son pays, de sa richesse et de sa consistance. Les vingt premières minutes sont les plus importantes à ses yeux. Il avait l'ambition de mettre en place une narration qui transporte le spectateur jusqu'à l'inconnu.
C'est un très beau film, à ne pas manquer.

Laura Lauterbach, 1ère L- lycée Hermite, Dieuze
2016/04/02 19:55 #42be-4ea0-b3f1-d79ed57e0217
Lycée Charles Hermite
Le bouton de Nacre est un film très apprécié de la presse. En effet, des journaux tels que Le Monde , Paris Match ou encore L'Express lui attribuent une note très élevée. Ils conseillent également à leurs lecteurs de le voir sans plus tarder car il s'agit d'un film qui nous laisse "stupéfait [...] aussi bien par le propos que par la forme" d'après Paris Match. Le Monde , quant à lui nous fait remarquer que " Patricio Guzman, le réalisateur, filme [...] l'histoire de son pays, dans toute sa violence et sa poésie. "
Alors que nous sommes dans une époque ou l'on a tendance à privilégier le film plutôt que le documentaire, il semblerait que Le bouton de Nacre est parvenu à séduire un bon nombre de ses spectateurs.

Tout d'abord il y a dans ce documentaire toute l'histoire d'un pays, avec les phases historiques importantes, allant de sa découverte et colonisation par les Anglais jusqu'au génocide qui s'y est produit.
Le réalisateur, Patricio Guzmán, reste relativement juste sur les évènements, ne cherchant pas à blâmer son pays ni à cacher son histoire.
C'est pour cela qu'il s'agit d'un documentaire polémique, contenant aussi une dimension poétique en rapport avec l'eau ; l'eau qui est l'essence de la vie pour les membres de l'ancienne tribu chilienne présentée dans ce film. D'ailleurs plusieurs membres de cette ancienne tribu témoignent , il s'agit d'une bonne idée de la part du réalisateur, cela rend comme un "devoir de mémoire" par rapport au passé de cette tribu qui a peu à peu disparu.
Il y a aussi l'aspect musical que l'on retrouve avec divers bruits qui font écho à l'eau. Cette fascination pour l'eau se fait ressentir aussi par leur langage, quand un membre de la tribu parle, le son de sa voix a le même rythme que l'eau.
Enfin ce documentaire nous fait également réfléchir à divers sujets comme l'histoire de Jimmy avec le "devoir civilisateur" ou le "fardeau de l'homme blanc" comme le surnomme Rudyard Kipling, qui change la façon d'être de Jimmy. Ou bien des questions plus philosophiques comme l'existence d'un Dieu sans nom, avec cette femme dans l'incapacité de le traduire.

Pour conclure, j'ai tendance à penser que ce documentaire n'est pas adapté à un public de notre âge ( 15 - 18 ans ). Ce n'est pas assez ludique, donc nous avons tendance très vite à décrocher, ce qui est dommage.
2016/04/02 19:55 #a15f-4d1b-8bb1-ea0b7957fd50
Lycée Charles Hermite
Le bouton de nacre
C’est dans un document passionnant que Patricio Guzman joint l’harmonie de l’eau et la vaste étendue du cosmos.
D’abord bercés par la symphonie des gouttes d’eau qui constituent notre univers, le film nous offre un panorama exceptionnel sur les volcans, les montagnes et les glaciers du Chili, symboles d’une puissante source naturelle.
Mais c’est sur les côtes que le réalisateur souhaite s’attarder pour nous conter la magnifique histoire du bouton de nacre dans une fiction où certaines de ses images rejouent le passé, voulant rendre visible l’impensable.
Dès lors, la scène se centralise sur l’Homme lui-même, et ces peuplades indigènes vivant en parfaite osmose avec la Nature. L’histoire de Jemmy Button en est le triste exemple, lui l’indigène de 14 ans à qui on offrit un bouton en 1830. En échange, les colons l’emmenèrent à Londres et il y reçut l’éducation d’un gentleman, mais Jemmy, dès son retour sur sa terre natale un an après, subit lourdement la violence due au choc des deux civilisations.
Une population installée depuis des milliers d’années, pratiquement exterminée par les idéaux des occidentaux…
De leurs coutumes jusqu’à l’implantation des nouvelles colonies, Guzman retrace le contexte historique et politique de la Patagonie en la confrontant à un passé douloureux face aux horreurs subies.
Nous découvrons la parole originelle des rares descendants d’indigènes à la suite d’une époque révolue.
Filmant des canoës d’Indiens voguant silencieusement sur l’océan ou reconstituant le largage dans la même eau les corps des opposants à Pinochet, Guzman fait revivre l’histoire en révélant une vérité cachée.
En faisant poser les (sur)vivants de cette époque devant la caméra, le réalisateur exhume les morts, les mots et la langue en redonnant une dignité à tous.
Ainsi le Bouton de Nacre est un film culturel incontournable, proposant un long voyage sur une Terre et son histoire encore trop peu connue de nos générations… à voir à tête reposée !
L’eau a une mémoire, elle a le secret de nos origines…
Lucile Hamadou, 1ère L- lycée Hermite, Dieuze
2016/04/02 19:56 #9adb-43c1-9a0f-dbcca5ecfe9b
Lycée Charles Hermite
Critique: Le Bouton de Nacre

C'est un documentaire captivant que Patricio Guzmán a réalisé. Un film intéressant, qui nous raconte l'histoire contemporaine de son pays, et qui témoigne de la beauté des paysages antarctiques bleutés, glacés, fascinants et affolants du Chili. Le son passionnant nous emmène dans leur monde, et son histoire bouleversante nous raconte les vérités et les preuves d'un génocide.

Nous passons d'un morceau de quartz piégeant des gouttelettes d'une eau venue des étoiles, symbolisant l'importance de l'eau, à une histoire du Chili. L'auteur nous embarque dans le sud du Chili, en Patagonie, pour un voyage à la fois poétique, cosmique, et politique. Il part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l'océan Pacifique, au large des côtes chiliennes.
Tout commence quand l'homme blanc met en place la loi du plus fort. Ces indiens n'avaient aucun pouvoir contre eux, ils n'avaient pas la force de lutter contre cet événement brutal. Des tortionnaires fascistes attachaient les victimes avant de les noyer avec un bouton de nacre collé dessus, pour ensuite les lancer dans l'océan, vivants ou morts. Ils espéraient que la mer garderait le secret du crime... Les indiens ont perdu leurs langues, leur coutumes, ont sombré dans l'alcoolisme et ont péri à cause des maladies amenées par les colons. Lorsque l'on regarde la mer, l'eau, on regarde l'humanité tout entière. Ce sont des terres à la fois merveilleuses et ensanglantées.
Ce documentaire sous le signe de l'eau évoque différents habitants du Chili. Ils sont nommés les Kawéskar, les Sélkam, les Aoniken, les Hausch et les Yamanas. Pour eux, l'eau est associée à la mort, au massacre, et au génocide, car entre 1200 et 1400 personnes ont été jetées dans l'océan. Il reste aujourd'hui dix-neuf survivants de ce peuple.
Si l'eau a une mémoire, elle se souviendra de ça.

Cette réalisation est beaucoup plus brillante que d'autres documentaires, car il y avait des plans intéressants qui attiraient le regard, et qui donnaient une envie d'en savoir plus. C'est une histoire originale qui vaut la peine d'être explorée.
KARTAL Kevser, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/04 15:02 #df2e-4d20-ae02-7676b906d06e
Lycée Guillaume Fichet
Le bouton de nacre

Le bouton de nacre est un documentaire de Patricio Guzman réalisé en 2015. Il aborde certains épisodes de l'histoire du Chili comme le génocide de tribus amérindiennes ou le récit des victimes et témoins de la répression sous Pinochet.

Le film est construit de manière à alterner des plans assez contemplatifs, par exemple sur des paysages (qui évoquent beaucoup Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio, un film qui montre la démesure de notre monde en filmant des paysages naturels et la civilisation de manière très lente et contemplative) et les témoignages de survivants des tribus, des témoins du génocide. La photographie est très belle, les plans contemplatifs sont très esthétiques et hypnotiques, par exemple au début du film lorsque la caméra se focalise sur un iceberg pendants plusieurs minutes ou la scène dans laquelle un homme chante sur des images d'eau. Aucune illustration choquante n'est utilisée, le réalisateur n'en a pas besoin pour nourrir son propos. Seuls les faits relatés sont violents, et ils sont entrecoupés d’anecdotes sur le Chili qui apaisent le spectateur.
A travers le thème de l'eau, Patricio Guzman parle de la vie beaucoup plus que de la mort. A plusieurs reprises il évoque le cosmos et des questions métaphysiques telles que notre place sur terre ou l'importance de la vie humaine.
Cette façon d'aborder un sujet difficile permet au spectateur de prendre conscience d'un pan violent de l'histoire sans pour autant ressortir de la salle mal à l'aise.



Justine Luiset, Lycée Guillaume Fichet, Bonneville.
2016/04/04 15:20 #fe51-46b8-9366-dc4208a870ec
Lycée Guillaume Fichet
Le Bouton de Nacre, est un documentaire réalisé par Patricio Guzmàn en 2015 dans lequel il revient sur l'histoire de peuples primitifs du Chili, les Selknam, les Kawesquar et les Haush. Le réalisateur qui se sent proche d'eux, par le fait qu'ils partagent la même nationalité, cherche à montrer la beauté de ces peuples affaiblis, et un héritage presque disparu comme par exemple la langue et la fabrication de leur canoë.
A travers ce documentaire, Guzmàn fait ressortir le meilleur de l'humanité, illustré par ces peuples pacifiques qui vivent au plus près de la nature en accord avec l'eau. Mais aussi le pire, comme le génocide orchestré par toute une nation qui les a exterminé : aujourd'hui il n'en reste plus que vingt. De plus, ce film est marqué par l'évocation des années noires de Pinochet et de la suppression des prisonniers politiques pendant cette période. Toute une série de torture et de meurtres apparaissent à l 'écran dans le but de livrer la vérité.
Par sa voix, le réalisateur se place en tant que narrateur mais aussi en témoin. Celui-ci nous accompagne tout du long de ce documentaire, et ne se tait que pour laisser place à un silence respectueux et au calme de la nature qui résiste à la mort et au temps qui passe. Ce silence est accompagné d'un flot d'images de la nature filmée au cœur du Chili et alterne avec des témoignages poignants.
L'eau est un fil essentiel de la narration, elle apparaît dès le premier plan, prisonnière d'un cube de quartz, elle est aussi récurrente tout du long du film avec les plans de paysages puis est ensuite mêlée aux témoignages comme témoin et complice de cette tragédie. On comprend alors que l'eau tient une place importante dans la vie des hommes et de ce film qui l'érige en tant que personne à part entière.
Enfin, Le Bouton de Nacre est un titre éponyme d'une anecdote qui a marqué la transition entre deux peuples différents. En effet, un autochtone, en échange d'un bouton de nacre, a quitté son peuple pour découvrir à sa manière le monde, dit ''civilisé''. Des années plus tard, il revient vers sa patrie, mais il ne sera plus jamais le même.
En somme, ce documentaire illustre l'engagement politique de Guzmàn qui souhaitait dénoncer les atrocités qui ont été commises. En plus d'être une cause politique et humanitaire, ce film agit comme un coffre renfermant les dernières reliques d'un peuple quasi disparu, imperméable aux vagues du temps. Il traite de sujets graves avec prudence et poésie ce qui ne laisse jamais de marbre.

Lucie Van der Hauwaert , Eléa Groussaud , Camille Miranda, Emilie Gardier. 
Lycée Guillaume Fichet
2016/04/04 16:20 #ae07-4950-9fd0-f7f7675e3909
Lycée Stéphane Hessel
Le Bouton de Nacre est un film réalisé par Patricio Guzman qui montre la valeur de l’eau en Patagonie.
Première image : un bloc de quartz contenant une goutte d’eau. Après ce plan, de magnifiques panoramas centrés sur l’eau s’enchaînent les uns après les autres et nous remplissent les yeux de belles images.
Le réalisateur décide de miser sur les liens entre l’eau, la nature et les indiens de Patagonie. Les paysages sont agréables à voir même si les plans s’étirent en longueur.
Les tribus des indiens de Patagonie vivent sur des archipels, ils se déplacent d’île en île. Ce peuple est en parfaite harmonie avec l’eau et le cosmos.
Les colons débarquent en Patagonie pour massacrer des tribus, pour obtenir plus de terres à cultiver. Les chasseurs tuent les membres des tribus et comme trophées de guerre, ils rapportent une partie des corps pour prouver leur mort. Quelques années plus tard, les tortionnaires de la dictature chilienne de Pinochet emprisonnent les opposants politiques à leur dictature, les torturent en leur injectant du poison et les attachent à un rail, avant de les lancer à la mer. Le seul objet retrouvé des victimes : un bouton de nacre qui donne son titre au film, qui est aussi l’objet qui a séduit l’indigène Jimmy Button.
Le réalisateur montre la beauté de l’histoire de la Patagonie qui est étroitement liée à l’eau.
Le réalisateur choisit de nous faire profiter de plans contemplatifs. Cette histoire est triste et cruelle, elle reste néanmoins très poétique. Le Bouton de nacre est un beau film sur la nature et l’histoire de la Patagonie.

Lycée Stéphane Hessel
Classe 1RPIP
2016/04/05 10:58 #ffd4-4b5e-b7ff-0043a40d5a55
Lycée Georges de la Tour
"Le Bouton de Nacre" est un film de Patricio Guzman. L'affiche est en rapport avec le film.
Tout d'abord , au premier plan on peut voir un " gros " bouton de nacre, dont les proportions exagérées le font ressortir sur un fond foncé représentant le cosmos. On pourrait le confondre avec une planète. Ce bouton est à l'origine de l'histoire du film. Cependant il fait référence au deuxième bouton qui a été trouvé au fond de l'océan de Patagonie. Il représente la vie de toutes les victimes de cette tribu massacrée avec des méthodes barbares.
Ensuite, la nuance qui domine est foncée, représentant une belle nuit étoilée avec une lune, qui fait contraste et qui se reflète dans l'eau. Les couleurs sont sombres et froides pour évoquer le désastre du génocide de Pinochet. Le principal sujet du film est l'eau, source de vie qui est illustrée sous toutes ses formes (pluie, glacier, lac et océan). Derrière un océan sans mouvement ainsi que quelques reflets se trouve un atroce secret dont il en est le gardien .
Enfin, une petite barque placée au bas centre de l'affiche représente les Amérindiens qui traversaient d'immenses distances sur de frêles embarcations.
L'affiche illustre bien la fragilité de ce peuple innocent en montrant une silhouette de trois personnes sur une toute petite barque avec le fond d'un ciel astral qui domine.

Célia, Laurene, Sophie
2016/04/05 21:12 #a497-4a44-ba7c-9e26896e6981
Lycée André Malraux
Recette du bouton de nacre

Ingrédients :
- Une cuillère à soupe d’eau
- Une pincée de paysages
- 350g d’amérindiens
- Un zeste d’histoire (150 g de colons anglais)
- 150 g de dictateurs
- Nappage de culture espagnole


Mélangez une cuillère à soupe d’eau et une pincée de paysages et vous obtiendrez un décor majestueux.
Ajoutez une tribu d’amérindiens (350g), mélangez encore, et l’harmonie naît.
Aromatisez d’un zeste d’histoire : 150 grammes de colons anglais. Une réduction regrettable des amérindiens aura lieu.
Laissez reposer quelques temps.
Saupoudrez de 150 grammes de dictateurs. Une nouvelle réduction aussi désarmante se produira.
Enfournez le tout pour une durée de 82 minutes.
Après ces réductions, seuls 50g de survivants amérindiens pourront être dégustés !
Un nappage de culture espagnole est conseillé.
Suggestion de présentation : un bouton de nacre.
Le résultat n’est pas copieux du fait des réductions, mais il n’en demeure pas moins délicieux, raffiné, digne des grands restaurants ****
Avis aux fins palais : le goût de la culture amérindienne est intense, saisissant.

Les chefs cuisiniers sont Florian H, Marie, Camille D, Adeline, Marion, Kelly, Clélia et Laly.
2 mamv du lycée professionnel André Malraux de Béthune
2016/04/05 21:15 #6843-4160-b46c-a761076117df
Lycée André Malraux
Le bouton de nacre est un CRI, un CRI D'INDIGNATION.


Indignons-nous car les colons anglais ont privé les peuples du Chili de leurs canoës,

Et ont entrepris de les habiller.

Indignons-nous car l’homme blanc a privé l’indien de Patagonie de l’eau et de ses trésors,

Et a dissimulé les peintures de son corps.

Indignons-nous car ces envahisseurs en dépit leurs humanistes prétentions,

Ont anéanti une civilisation.

Indignons-nous car ces meurtriers ont fait de l’eau, cet élément essentiel pour qu’il y ait de la vie,

Le théâtre d’une horrible agonie.

Indignons-nous car le voyage de Jemmy Button en échange d’un bouton de nacre,

Se révélera être un véritable massacre.

Indignons-nous car des missionnaires ont tenté de répandre la foi,

Alors que pour Gabriela Paterito, Dieu ne se traduit pas.

Indignons-nous car ces indiens ont cessé de vivre,

À cause de la prolifération des microbes ou d’un testicule qui vaut une livre.

Indignons-nous car ces exterminateurs ont fait de l’eau, source d’harmonie, de musique,

La source d’un cri qui retentit aujourd’hui bien au-delà des Amériques.

Indignons-nous car les massacres commis par les colons anglais,

Seront renouvelés par la dictature de Pinochet.

Indignons-nous car les idées de Marta Ugarte, la femme de la plage, lui ont été fatales,

Au point de devoir absorber contre son gré une dose de Pentothal.

Indignons-nous car les camps de concentration ne sont pas l’ignominie d’un seul homme,

Il y en a eu aussi sur l île de Dawson.

Indignons-nous car l’océan est devenu un immense cimetière,

Peuplé d’innocents et de rails de chemins de fer.

Indignons-nous car la mer n’est pas le seul cimetière,

On peut aussi mentionner les déserts, les cratères.

Indignons-nous afin que le monde sache

Ce que depuis trop longtemps on lui cache.

Indignons-nous contre ces barbares,

Qui sont un déshonneur pour l’Histoire.



Classe de 2 MAMV de Monsieur Corroyette Anthony

Lycée Professionnel André Malraux

62400 Béthune
2016/04/06 10:37 #df27-434e-abc2-d6ab766dd090
Lycée Guy Chauvet
Le Bouton de nacre est une histoire sur l’eau, le Cosmos et l'être humain, initié par de mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes. L’eau a peut être une mémoire, mais elle a surtout une voix. Oui, car certains pensent que l'eau garde "en mémoire" les divers éléments du passé, comme l'exemple des boutons qui ont été retrouvés dans du quartz après des années passées.
Tout au long du film, les magnifiques et impressionnants paysages sont accompagnés parfois d'une musique douce, ou même du bruit de l'eau, de la pluie et des cascades. L'eau est montrée comme une musique, on nous explique alors qu'il faut apprendre à écouter la nature pour l'entendre, savoir se focaliser sur un seul son, par exemple une goutte d'eau qui tombe sur une feuille, afin d'entendre la voix de l'eau.
Photographies jaunies à l'appui nous découvrons les coutumes, les habits, les chants, les traditions, des tribus décimées et leur proximité avec l'eau. Ils vivaient en harmonies avec l'eau et vénéraient la mer, car ils se nourrissaient des poissons et crustacés venus de celle ci, se nettoyaient, nageaient et voyageaient en canoë qu'ils fabriquaient eux même. Le film nous apprend énormément d'éléments sur le peuple chilien, il y a même des interviews de chilien qui ont vécu à l'ancienne époque, ils nous parlent alors dans leur langue, et traduisent certains mots. On peut d'ailleurs confirmer que c'était des peuples libre, car le mot "Dieu" n'existe pas dans leurs langues.
Principalement en couleur, certaines images/vidéos sont en noir et blanc et donnent un aspect documentaire au film.
J'ai apprécié ce film pour les découvertes entrevues. Je le recommande à tout ceux qui ont envie d'en apprendre plus sur la culture d'autres peuples, et sur les faits historiques qui ce sont produit au Chili.
Pauline - 2de

2016/04/06 10:41 #8c05-4955-a85f-36a716830cab
Lycée Jules Ferry

Film sublime mais lent...
Un bloc de quartz dans lequel est emprisonnée une goutte d'eau, la voix calme et posée d'un homme chilien. C'est comme ça que débute le documentaire de Patricio Guzmán, sorti en 2015. De cette goutte d'eau partent plusieurs sujets, un peu trop même. L'océan, l'univers, les autochtones du Chili, le génocide de ces derniers et l'histoire de deux petits boutons de nacre vont transporter le spectateur à travers le temps et l'espace.
Dans son magnifique film, Patricio Guzmán dénonce les crimes perpétrés par les hommes envers leur propre espèce. Il met en avant les survivants du génocide chilien. Il parle aussi de l'importance de l'eau chez les peuples indigènes, qui y puisent leurs ressources. Il explique que depuis le désert chilien, des sondes spatiales ont découvert de l'eau dans notre univers. S’il y a de l'eau, il y a sûrement de la vie. Alors est-ce qu'un même génocide a eu lieu sur une autre planète ? Ou est-ce que sur cette planète des autochtones vivent toujours en paix selon leurs coutumes ? Tous ces sujets arrivent à ces deux questions qui touchent énormément le spectateur, le fait réfléchir.
Le spectateur est aussi touché car ce documentaire dénonce directement le génocide. Les patagons ne savent pas traduire ''police'' dans leur langue... ils n'en avaient pas besoin pour être heureux. Une femme autochtone interviewée dit qu'elle ne se sent pas chilienne : elle est Kawesqar. Quand elle dit cette phrase, le spectateur est ému car il comprend que ces peuples vivaient mieux avant l'arrivée des européens.
Le spectateur apprend beaucoup de choses. Ces peuples indigènes oubliés refont surface dans ce film pour faire connaître leur histoire. Là apparaissent les deux boutons de nacre. Le premier servit de monnaie à un patagon qui fut amené en Angleterre pour un projet de civilisation. Le deuxième est celui d'une victime du génocide. Il a été retrouvé accroché à un rail par lequel étaient lestées les personnes tuées avant d'êtres jetées dans l'océan. Ce deuxième bouton évoque alors aux spectateurs les fours crématoires d'Europe ayant servi pour détruire les preuves du génocide. Un homme interviewé par Patricio Guzmán dit que l'eau a une mémoire et qu'elle se souviendra à jamais de ces horreurs. Le spectateur se rend compte que c'est vrai, la preuve : le bouton de nacre a été retrouvé.
Le seul petit bémol de ce sublime documentaire est la lenteur. En effet, les images défilent lentement, ce qui ennuie le spectateur. On voit pendant plusieurs minutes sur toute la durée du film des gouttes d'eau, la galaxie, des images d'archives représentant des patagons. Ces images ne nous avancent pas sur l'histoire et sont inutiles à la compréhension du film bien qu'elles soient magnifiques. Cet ennui lié aux images est renforcé par la musique, les sons, les bruitages. La musique est lente, répétitive, parfois traditionnelle des peuples autochtones. On entend souvent l'eau couler, ce qui berce le spectateur et le pousse à fermer les yeux. Heureusement, il les rouvre en voyant les paysages à couper le souffle et en étant intéressé par les horreurs qu'ont subies les indigènes.
Ce magnifique documentaire est vivement recommandé !!

DRUET Justine
2016/04/06 10:44 #2ac4-43f1-a690-a989d9b6f73a
Lycée Jules Ferry

Ce film raconte l'histoire de l'eau, du cosmos et de l'histoire du Chili. L'eau faisait partie intégrante de la vie des indigènes de la Patagonie mais les habitants actuels du pays semblent l'avoir oublié. Pendant la colonisation, les colons ont pris leurs territoires et les indigènes ont perdu leurs langues, leurs coutumes, ont sombré dans l'alcoolisme et ont péri à cause des maladies amenées par les colons.
Le point fort de ce film est les images. Il y a de sublimes vues d'ensemble sur la nature, les montagnes, les glaciers, sur l'eau, les lacs, les rivières, sur le cosmos, la terre, les étoiles... La lumière et la qualité des images permettent de mettre en valeur ces lieux grandioses. Par exemple, il y a un plan sur un glacier, la glace est presque de couleur turquoise, ce qui la rend splendide. En plus des images magnifiques, le rythme lent du film permet de prendre le temps de les contempler. Mais le rythme lent n'a pas que des côtés positifs car après une heure, on commence à s'ennuyer.
Certains plans rapprochés sur des objets attisent la curiosité et pousse à s'intéresser davantage car pendant ce temps le narrateur ne parle pas et c'est au spectateur de deviner ce que c'est. Par exemple, un plan rapproché sur le cristal montre une goutte d'eau à l'intérieur du cristal mais au départ il était difficile de deviner ce que c'était.
Le réalisateur utilise le même plan mais pour deux objets différents. On pourrait croire que c'est le même objet alors que non et on se fait surprendre à chaque fois. Par exemple, le plan sur la terre et une boule sculptée fait qu'ils se ressemblent. Pendant un certain temps on peut avoir un doute et se dire que c'est aussi une planète. Mais on se fait surprendre par la véritable nature de cet objet.
Pour finir, Bouton de Nacre est un film très intéressant, un peu ennuyeux mais qui peut vous surprendre.

Oddos Luca
2016/04/06 10:46 #3ded-4bd9-b86d-46dbf976bb19
Lycée Jules Ferry

Le bouton de nacre est un très beau film, avec des paysages impressionnants. Comme le film est basé sur l’eau, le réalisateur à choisi de le montrer sous plusieurs de ses formes. On découvre des glaciers, des océans etc. c’est un très bon choix de mettre les paysages au ralenti, comme le glacier entrain de s’effondrer, cela donne encore plus de beauté au film.
Les bruits de fonds sont apaisants ce qui rend bien avec les décors. Pour Patricio Guzmán l’eau a une voix c’est pour cela que l’on entend les clapotis de l’eau, ou l’eau qui coule, sur presque tout le film. Quand on regarde les glaciers ont entend la glace craquelée. A part le bruit de l’eau on entend une musique douce et calme.
Ce documentaire nous montre aussi l’histoire poignante des indigènes de chili racontée par leurs descendants. Cette histoire est triste. En entendant comment ils ont été traités par les hommes blancs (ils ont été chassés et tués par des maladies extérieurs) ont comprends à quel point la loi du plus fort à toujours existé. Un des moments les plus émouvants du film fut quand le réalisateur demanda à une indigène de traduire plusieurs mots dans sa langue. Puis il lui demanda de traduire le mot police, alors l’indigène lui expliqua que ce mot n’existait pas car ils n’avaient pas besoin de police avant l’arrivé des hommes blancs.
Finalement le bouton de nacre est un film avec une belle histoire que je vous conseille d’aller voir.

Mendy alvina
2016/04/06 10:48 #6ba7-496c-84bc-10caf0da2cb0
Lycée Jules Ferry


Le Bouton de nacre est un film très long à démarrer. Les premières scènes durent pendant un long moment et se ressemblent toutes: elles sont montrées à multiples reprises, la caméra change et re-change de position plusieurs dizaines de fois avant de re-projeter une scène similaire. On en vient à se demander quel est le but de tout ça, car le thème du documentaire n'a même pas été introduit à l'écran! D'abord vient un quartz sous tous ses angles, puis les côtes chiliennes, puis une maquette de ces mêmes côtes... Et ça pendant une vingtaine de minutes, sans aucune musique et un monologue revenant toute les cinq minutes avant de repartir tout aussi soudainement. Et, même si le film s’accélère par la suite, il n'en devient pas rapide pour autant: peu de gens apprécieront un rythme aussi lent.
Le film nous amène doucement au dénouement, mais l'ambiance change beaucoup entre temps. On nous montre les cascades qui coulent, les nébuleuses dans l'espace, et tout ça fait rêver. On ne nous en laisse cependant pas le temps, puisque les scènes de tortures et les récits cauchemardesques suivent juste après. Cette alternance tranche nettement la beauté de la nature et la cruauté des hommes. Le thème du film est de plus en plus clair grâce à cette succession d'ambiance.
Le sujet a pour but de pousser les gens à se rendre compte de la nature autour d'eux. Pour ça, on nous montre l'histoire d'une tribu ayant été massacrée et torturée par les hommes. Des descendants racontent alors la vie de ce peuple. Un témoignage en particulier est important: alors que le journaliste demande à une des descendantes de traduire le mot "police" dans leur langue, elle répond que la tribu n'avait pas cette chose là, et que, par conséquent, aucun mot n'en est l'équivalent. Ils ne commettaient pas d'acte qui appelait à une restriction immédiate par une police, alors pourquoi étaient-ils qualifiés de sauvages? La paix qu'ils trouvaient grâce à leur connexion avec la nature était devenue incompréhensible pour nous, et de ce fait nous avons décidé d'exterminer ce que nous avons nous-mêmes perdu au fil du temps. Ce film essaie de nous rappeler que la nature n'est pas que de la décoration parmi les immeubles, et que l'homme n'est pas foncièrement mauvais.

Martinez Tabata - 2°6
2016/04/06 10:51 #eba2-48fb-abdf-63d44d526d48
Lycée Jules Ferry

Le bouton de Nacre


Dans ce film, on nous parle du Chili qui serait inhabitable pour les habitants sans l’eau qui l’entoure. Les habitants l’oublient mais les indigènes de Patagonie ne peuvent vivre sans l’eau, elle faisait partie intégrante de leur vie.
Le film nous précise que pour certaines personnes, il reste seulement un bouton de ce vestige humain. Ce documentaire est dramatique, il nous explique le fait qu’aux côtes chiliennes, ils envoyaient des gens au fond de l’océan pour faire disparaitre, les ennemis de la dictature de Pinochet. Donc l’océan est le gardien d’un peuple noyé.
L’auteur veut nous faire part des ressentiments des derniers survivants à travers leurs témoignages, leurs souvenirs et il donne le fil conducteur du film à l’eau car tous les survivants ont un passé commun avec l’eau.
Le réalisateur est aussi en colère, il relate tous ces faits pour exprimer ses émotions, le peuple noyé, une culture et une langue particulière des survivants qui disparaissent. Il semble vouloir tout embrasser donc tout accueillir : la vie et la mort et la violence du monde.
Le réalisateur utilise aussi les émotions et les sentiments en partageant des images époustouflantes, un poème cosmique et une vision politique de la chili. Il révèle en nous, une réflexion de la plus haute importance.
En bref, un documentaire sympathique mais qui manque d’action, qui est un peu lent et soporifique.

Antonin Pastore
2016/04/06 10:52 #19c3-4dca-bfaa-00380529f481
Lycée Jules Ferry

Ce documentaire fait ressurgir de l'océan les sombres passages de l'histoire du Chili. L'eau comme fil conducteur dévoile l'atrocité du massacre des indigènes par les colons jusqu'à la dictature de Pinochet.
Patricio Guzman nous sensibilise au sort, longtemps caché, de ces hommes et ces femmes qui ont souffert, par des photos choquantes de cadavres d'aborigènes ou d'opposants politiques.
L'évocation de son enfance sert de transition au passage de l'histoire de son pays. Il se rappelle et raconte les aventures de Jemmy Button, un aborigène chilien, découvert dans ses livres d'écolier. Ces anecdotes qui s'intègrent au récit historique révèlent l'attachement profond de Guzman pour sa terre natale.
Ce documentaire offre des paysages et des images à couper le souffle. L'eau comme fil d'Ariane est représenté par des glaciers magistraux, des gouttes de pluie, des rivières, des vagues illustrant le récit de l'auteur. Ces images pleines de sérénité contrastent avec l'atrocité du sujet et permettent au spectateur d'apprécier le film sans en être horrifié.
Ce documentaire alliant vérités historiques sur de splendides paysages du Chili ne manquera pas de vous émouvoir.
Jilliot Clément 2nd6
2016/04/06 10:55 #9a15-4971-bc32-632c369f4f87
Lycée Jules Ferry
Le bouton de nacre est un documentaire de nationalité française, chilienne et espagnole réalisé par Patricio Guzmán et paru le 28 octobre 2015.
Le bouton de nacre est un film qui parle de l’eau, de la mer, de l’océan près des côtes chiliennes où des boutons de nacre ont été trouvés. Des indigènes de différentes tribus qui vivaient en Patagonie nous racontent leur histoire.
D’abord, ce film a très bien été fait car il y a beaucoup de plans d’ensemble qui montrent les magnifiques paysages du Chili comme les différents îles qui forment cet archipel. Ou encore les côtes de la Patagonie qui sont filmées depuis la mer certainement à l’aide d’un bateau.
Ensuite, ce film est très ennuyeux. Premièrement parce que les voix restent monotones, que ce soit la voix off qui nous accompagne tout au long du film ou bien les indigènes de Patagonie qui racontent leur vie en tant qu’enfant vivant à cet endroit par exemple. Ce film est également très ennuyeux car il n’y a pas d'action afin de capter l’attention des spectateurs. Il y a énormément de scènes qui montrent seulement des paysages et de l'eau, oui ces scènes sont magnifiques mais après peu de temps on aimerait bien voir autre chose.
Enfin, dans ce documentaire, il y a des moments très touchants et émouvants. Comme, par exemple, quand on apprend que l’océan est un cimetière dans lequel on jette les cadavres à l’aide d’avions. Les cadavres sont ‘’emballés’’ dans des sacs de patates avec un morceau de métal d’environ trente kilos sur eux afin qu’ils restent au fond de l’eau. Ou encore quand on nous montre comment les indigènes ont été torturés. Le fait que se soient des vrais habitants de Patagonie qui nous racontent leur histoire, rend ce film beaucoup plus réaliste et émouvant.
Finalement, le bouton de nacre est un documentaire très intéressant seulement pour les personnes qui souhaitent apprendre des choses sur la culture, la manière de vivre et l’histoire des chiliens. Il est donc inutile, pour ceux qui ne s’y intéressent pas, d’aller le regarder.

Brech Charlotte
2016/04/06 10:57 #5bb2-408b-949d-5b0bceb5a6a3
Lycée Jules Ferry
Ce documentaire évoque des faits historiques tels que l'histoire des Amérindiens de Patagonie. Il aborde également le sujet du cosmos et bien sûr de l'eau. Ce documentaire raconte l'histoire des boutons de nacre retrouvés dans l'océan pacifique et nous mène au sud du Chili en Patagonie.
C'est un documentaire intéressant car le réalisateur nous transmet son savoir, ses découvertes à travers ce film. Il explique comment vivaient les peuples, où et ce qu'ils faisaient. Il met en valeur le passé de l'Amérique du sud en montrant l'importance de l'eau au Chili mais aussi son histoire car sans histoire nous ne sommes rien.
Le tournage est bien réalisé car il mêle des scènes actuelles à des images d'archives. Par exemple, le réalisateur filme des paysages actuels du Chili mais aussi des photographies de l'époque des indigènes. Il interviewe aussi des descendants directs pour parler de leurs ancêtres, de leur histoire, ce qui accentue encore plus le côté historique. Et enfin, l'équipe du film construit une grande carte de l'Archipel d'îles du Chili qu'ils vont soigneusement peindre pour étudier de plus près ce pays et nous faire découvrir ses secrets.
Les cadrages des scènes sont bien choisis car le réalisateur montre des paysages magnifiques qui font rêver comme les montagnes enneigées ou encore les lacs. On dirait des paysages de carte postale. Ces paysages magnifiques sont accompagnés d'une musique douce qui les met encore plus en valeur. Ils donnent un côté paisible au documentaire, qui montre aussi des scènes d'horreurs comme par exemple lorsqu'ils se débarrassent des corps.
Mais c'est aussi ennuyeux car le film est long et il n'y a pas d'action. La voix off qui raconte l'histoire est lente et ne change pas de tonalité. Mais à part cela, c'est un bon documentaire.

C'est un film grâce auquel on apprend beaucoup de choses.

CATHALA Marie-Audrey
2016/04/06 10:59 #400f-4310-a0d7-02a33c1d4a89
Lycée Jules Ferry

Le bouton de nacre est un film documentaire réalisé par Patricio Guzmán. Ce documentaire d'origine chilienne est sorti en octobre 2015.
Ce film traite de l'histoire et de la violence qu'a subie le peuple d'indigènes de Patagonie (Chili).
Dans ce film, il y a de magnifiques paysages hivernaux comme les icebergs, glaciers, neiges qui tombent dans l'eau… et une omniprésence d'eau (image, son, voix d'un indigène qui «chante» la musique que fait l'eau) durant tout le long du film. Le réalisateur joue aussi avec le reflet de l'eau à travers la mer, les flaques d'eau, les gouttes d'eau… ce qui est juste sublime !
Mais ce film est répétitif car en effet il ne fait que passer des images de l'eau (à chaque transition/changement de décor) après les témoignages des indigènes restants. Ces témoignages sont intéressants car ils peuvent être vus comme un devoir de mémoire. Il nous montre la culture et la souffrance qu'a subie ce peuple d'indigènes car ils ont été tués cruellement. On mettait des primes sur leurs testicules, seins… et on les traitait de sauvages. Plus tard, on les emprisonnait et les attachaient à des poutres avant de lâcher leur corps inertes dans a mer par des hélicoptères. Alors qu'ils étaient innocents…
En effet comme les corps étaient jetés dans la mer. Le spectateur devait ne pas être à l'aise. Le narrateur par la froideur des glaciers et la sombre luminosité représente dons la mer comme étant le cimetière des indigènes. La mer dans ce documentaire pouvait être aussi magnifique que dangereuse car elle peut «engloutir» des personnes comme l'ami d'enfance du narrateur.
Enfin ce film documentaire reste un beau et bon documentaire. Les témoignages des indigènes nous montrent la réalité des choses (qui se sont produites). Et en plus elles sont représentées. Par exemple, quand une indigène disait qu'elle naviguait sur une barque en pleine tempête de neige. La caméra montrait le blizzard qu'il y avait, la barque qui tanguait… et c'était comme si le spectateur était sur cette barque. Et naviguait pendant ce passage. Cela désigne les épreuves auxquelles les indigènes faisaient face. Ce film nous met dans la peau de ces indigènes. Même si le spectateur pouvait, à cause de tous les sujets présents, être un peu perdu.
Kea Christine
2016/04/06 11:01 #e8bb-492d-8cb3-aea26aa86b89
Lycée Jules Ferry

Le réalisateur évoque l’histoire des tribus de son pays natal, le Chili. Il explique leur vie basée sur la philosophie de l’eau, décrit leurs souffrances vécues et nous fait voyager à travers des paysages magnifiques.
Il est intéressant de connaitre l’histoire des différentes tribus Chiliennes, de savoir comment ils ont vécu et de connaitre leur philosophie de vie. Ce documentaire prend, à plusieurs reprises, la forme d’une interview. Une voix off interroge plusieurs survivants des peuples indigènes fondés principalement sur l’eau. Ceux-ci se déplaçaient constamment en naviguant à l’aide de petites barques souvent construites avec les matériaux à porter de main. Elles n’étaient donc pas très résistantes. Plusieurs témoins racontent qu’ils on déjà vu des proches mourir à cause de l’eau (courants marins, etc.) mais qu’elle ne leur faisait pas peur et qu’ils continuaient de vivre avec. Celle-ci leur apportait tout ce dont ils avaient besoin pour vivre comme cite à un moment du film la voix off : « ils mangent ce que l’eau leur procure ».
Ce peuple n’avait ni dieu, ni règles. Leur seule loi était celle de l’eau.
Patricio Guzman ne s’est pas contenté de nous faire découvrir les origines de son pays. Il réalise un vrai travail d’historien en décrivant la souffrance et les tortures que les peuples ont endurées. La voix off est un choix décisif du réalisateur car celle-ci nous accompagne tout au long du documentaire. Justement, lors des interviews, celle-ci nous permet de ne voir que les sujets interrogés et donc de se concentrer sur leurs expressions du visage et de pouvoir ressentir leurs sentiments lors de questions « ambigües ». La voix off ne prend aucun parti. Le spectateur n’est pas influencé. Il peut créer sa propre opinion.
De magnifiques paysages de glaciers et d’océans se dévoilent sous nos yeux ébahis, accompagnés de solos d’instruments. La musique et l’eau accompagnent l’histoire des hommes. Un instrument grave est associé à la violence tandis qu’un instrument aigu berce les moments de vie agréable. L’eau est alors présente. Elle symbolise la paix et le calme.

Ce documentaire nous plonge dans un autre monde où l’on perd nos repères. Patricio Guzman réussit à tout relier avec poésie. A VOIR ABSOLUMENT !

MADALA Dorian
2016/04/06 11:03 #0abf-42af-988f-b6509e9d84de
Lycée Jules Ferry
Dans sa nouvelle œuvre cinématographique, Bouton de Nacre, Patricio Guzman présente l'histoire de son pays marquée à la fois par la violence et la poésie.
Le spectateur découvre une culture qui lui est entièrement méconnue. Il pénètre alors dans le monde des autochtones, un peuple du Sud du Chili. Le public perçoit rapidement l'importance que prend l'eau dans cette culture chilienne. Le documentaire débute par la présentation d'un bloc de quartz datant de plusieurs milliers d'années. A l'intérieur de celui-ci, une goutte d'eau est coincée. La caméra prend le temps de le montrer sous toutes ses formes en tournant autour de lui. Le spectateur est alors imprégné d'une partie du sujet et du genre du film. Tout au long du documentaire, cette ressource est omniprésente. Sous un plan d'ensemble, le spectateur découvre alors de magnifiques paysages constitués en très grande partie d'eau. Cela permet à la fois de rêver face à ces panoramas d'exception mais surtout à comprendre la géographie du Chili. De plus, selon les Chiliens, l'eau entretient une relation entre l'univers et les hommes. C'est pourquoi Patricio Guzman a fait le choix de montrer l'univers dans toute sa splendeur. On observe donc le ciel étoilé et les comètes. L'importance de cette ressource est donc encore une fois mise en relief. Cependant, cette poésie, particulièrement présente dans la première partie du film, cache une autre vision de l'histoire du pays bien plus tragique.
En effet, par ce documentaire, le réalisateur a souhaité présenter les violences subies par les peuples chiliens lors de la dictature de Pinochet. Par des images choquantes et percutantes, le spectateur ne peut que réagir. Par exemple, les opposants au régime ont été tués et leurs corps ont été jetés dans l'océan. Dans Bouton de nacre, on voit alors la façon dont sont emballés les corps avant d'être largués par des avions au large de l'océan Pacifique. Lors de cette scène, le spectateur éprouve tantôt de la pitié pour ces individus, tantôt il ressent une incompréhension face à la disparition d'un peuple qui ne demande qu'à vivre en harmonie avec l'eau. Grâce à ces images percutantes, le public prend véritablement conscience des dangers de la dictature et des massacres qu'elle est capable d'entreprendre. On peut même généraliser la dictature du Chili à toutes celles qui existent dans le monde. Le message est alors perçu plus fortement.
Bien que le sujet du documentaire soit très intéressant, le spectateur peut s'ennuyer à cause de la lenteur du film. Par exemple, lors d'un passage, un homme chante afin d'imiter l'eau. Grâce aux onomatopées, il réussit à reproduire les chants des Indiens. Cette scène paraît extrêmement longue car il reprend à trois reprises le même chant. Le spectateur aurait attendu une à deux démonstrations, ce qui était suffisant pour montrer la relation qu'ont les Indiens avec l'eau. La voix off, présente tout au long du film, accentue cette lenteur. En effet, elle parle sur un ton monotone. Le spectateur peut facilement s'ennuyer de cette voix. De plus, aucune musique n'accompagne la voix et les images. La platitude du film est donc renforcée.
En conclusion, dans Bouton de nacre, Patricio Guzman établit un parallèle entre deux mondes sauvages : les autochtones vivant en harmonie avec la nature et les colons et fascistes qui sont à l'origine de massacres. Si vous voulez connaître l'histoire du Chili, un pays possédant un patrimoine naturel remarquable, ce film vous apportera de nombreuses connaissances.

Winne Lætitia
2016/04/06 11:05 #97c2-44c6-bebd-75ceb1b3e3d8
Lycée Jules Ferry

Le Bouton de nacre est un documentaire Chilien-Espagnol réalisé et commenté par Patricio Guzman. A partir d'un bouton de nacre retrouvé en mer, on assiste à un véritable documentaire sur la disparition des indigènes de Patagonie à cause de la colonisation Espagnole puis sur la dictature de Pinochet soutenue par les USA. Idée originale qui permet à ce documentaire d'être touchant, politique et captivant.
La beauté des images avec des plans aériens et des paysages à couper le souffle est un des principaux intérêts de cette œuvre. Lors du survol de la Patagonie -sur fond de musique classique et "chant de l'océan"-, le contraste entre le vert des terres et le bleu de l'océan est magnifique.
La bande son a alors une importance capitale, elle entraîne le public dans un voyage entre terre et mer. Le son, "la voix de l'océan" comme l'appelle les indigènes est très importante car avec elle, réside tout l'intérêt du propos historique. La mer est révélatrice des secrets enfouis. Les chants et les propos des Indiens et des acteurs donnent au film un aspect plus humain et vrai.
Les interviews que mène le réalisateur tout au long du reportage le rendent très émouvant car elles sont réalisées avec une grande humanité. Ce sont alors les victimes de la conquête et du régime de Pinochet qui nous racontent. La profondeur de leurs propos et le réalisme de leurs histoires sont très poignants, comme lors de la scène ou le réalisateur de mande aux indigènes de traduire différents mots dans leur langue natale. Lorsqu'il demande le mot "police" la femme est incapable de lui répondre, il n'existe pas. Cela montre à quel point ils étaient libres et en parfaite adéquation avec leur environnement.
La portée historique de la réalisation est très importante. On nous parle d'un génocide et d'un régime dictatorial, d'un crime contre l'humanité. On minimise souvent l'horreur qu'on subie ces peuples d'Amérique. Pendant ce film toute leur histoire repose sur un bouton de nacre trouvé sur un rail au fond de l'océan qui servait à la disparition des corps. L'intérêt du documentaire est ici, la mer, l'eau a une mémoire mais aussi une voix. Ces actes ne pourront pas toujours rester impunis.
Ce film est très intéressant et prenant même si le ton et la lenteur de la voie du narrateur entraîne une légère somnolence que l'importance du propos et l'intérêt historique parviennent à masquer.
Ce film est à voir pour découvrir une civilisation disparue sur fond poétique et paysages spectaculaires.

BALLIN Romane 2nd6
2016/04/06 11:11 #2114-4eea-b774-ac42cee389dc
Lycée Jules Ferry
Un bouton. Un simple bouton de nacre, minuscule, à première vue insignifiant. Il est pourtant l’unique témoin de la violence et de l’horreur sans précédent qui frappèrent les Indiens de Patagonie il y a bien des décennies. Ce même bouton utilisé pour convaincre un indigène de rejoindre la civilisation occidentale en Angleterre. Ce même bouton, retrouvé au fond de l’océan incrusté dans une poutre métallique, unique vestige d’un homme disparu sous le voile bleu et tempétueux de l’oubli.
À travers ce symbole, l’histoire des sombres années du Chili nous est contée pendant près d’une heure et demi.

Patricio Guzman décide avec son documentaire, de traiter de différents sujets autour du Chili et de ses alentours, tous reliés à un même fil conducteur : l’eau. À grand renfort de magnifiques plans de paysages polaires, équatoriaux ou bien océaniques, on nous parle de l’eau dans l’univers, essence de la vie et de la création, et de l’eau et des hommes. Deux grandes idées s’opposent alors : l’eau apporte la vie et fait partie intégrante du quotidien des hommes, mais l’eau c’est aussi la mort. Les membres des peuples nomades de l’eau nous expliquent l’importance de l’eau dans leur civilisation et dans leur culture. Sans elle ils ne pourraient vivre. Cette manière de faire parler directement les quelques nomades restants est beaucoup plus touchante que si l’on nous avait présenté l’histoire du chili avec des chiffres et des reconstitutions. Voir l’émotion retranscrite par leur visages, entendre leur voix, apercevoir cette lueur de fierté au fond de leurs yeux lorsqu’on leur demande de traduire certains mots dans leur langue natale… Tout cela est tellement émouvant que cela attise inévitablement notre intérêt pour le film.

Cependant, outre la connotation positive donnée à l’eau par ces indiens, on voit également une autre facette de cet élément. Ainsi, certains nous expliquent que l’eau est également source de grands dangers si l’on s’aventure dessus sans précaution. C’est elle qui a permis aux colons d’arriver jusqu’au Chili, ravageant la civilisation indienne de l’époque. Les autochtones furent décimés et torturés par les européens. L’eau, silencieuse et sombre, est la détentrice de bien des secrets, aussi atroces soient-ils. Effectivement, les opposants à la dictature de Pinochet mise en place à l’époque étaient précipités dans le plus grand des secrets au fond de l’océan, attachés autour de rails métalliques. Voila d’où venait le second bouton de nacre retrouvé sur l’un deux… L’une des scène frappante du film est une reconstitution de ces actes ignobles perpétrés sur ordre du dictateur. Un mannequin, que l’on peut prendre un instant pour un véritable cadavre est effectivement ensaché et ligoté sous nos yeux. La musique est très basse, angoissante, les bruitages et les sons amplifiés, et personne ne nous explique ce qu’il se passe. C’est lorsque que la lourde poutre de ferraille tombe durement sur le corps inerte et l’écrase de tout son poids que l’on réalise l’ampleur de ce qu’il se passe. Que l’on comprend que des personnes vivantes subissaient ça. C’est ainsi que sans paroles, Guzman a réussi à capter l’attention de toute la salle. Tout les spectateurs sont en alerte, à fleur de peau, pas un seul bruit ne se fait entendre.

Ces sujets terre à terre et plutôt glaçant sont pourtant enveloppés d’une certaine chaleur, et nous sont présentés de manière poétique. Ce notamment à l’aide d’une qualité d’image exceptionnelle. Tout est rapporté à l’eau, à sa force, sa violence, ou à sa fluidité et sa limpidité. Nous observons l’eau sous toutes ses formes. Guzman met en parallèle gros plans et plans d’ensemble, use des reflets et des couleurs véhiculées par l’eau qu’elle soit à l’était liquide ou solide, et utilise le champ contre champ. De nombreux plans référents à celle-ci ont été glissés au montage entre différentes scènes qui n’avaient en apparence rien à voir. Lorsque l’on parle des massacres perpétrés contre les indiens ou du rapport fusionnel de ces peuples à l’eau par exemple. L’eau lie tout les éléments du film entre eux. De nombreuses métaphores sont nichées au cœur de ce documentaire : elles créaient des liens entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, des passerelles entre l’époque coloniale et celle de la dictature Pinochet, et tirent des fils entre les deux boutons de nacres qui éclairent cette histoire… Le tout commenté par une voix off calme et reposante guidant le spectateur à travers le monde et les âges.

Sublime, touchant, et émotionnellement éprouvant, ce film documentaire mérite toute notre attention.

Bouvier Axel
2016/04/06 16:25 #3-13
Lycée Auguste Pavie
Le Bouton de nacre est un documentaire réalisé par le chilien Patricio Guzman retraçant l'histoire de l'eau en Amérique du Sud et expliquant l'histoire des Indiens, leurs façons de vivre. Notre avis sur le film est partagé car il y a des passages intéressants comme quand il retrouve les corps sur la plage et d'autres plus complexes à comprendre comme quand un ethnologue chante bizarrement avec l'eau. Le titre nous semble mal choisi car pas assez précis et on a eu du mal à comprendre le contexte, le but du génocide; Certains passages mettent bien en valeur la beauté des paysages, les cascades, les glaciers, les arbres et il y a des moments culturellement enrichissants car les traditions des Indiens ( leur rapport avec l'eau ou leurs tatouages ) sont bien expliquées . Le film est aussi axé sur le témoignage des survivants du génocide et cela aide au devoir de mémoire grâce aux témoignages de quelques Indiens qui ressuscitent leur langue. L'assemblage des scènes nous permet de revivre les éléments grâce aux photos, aux reconstitutions, aux interviews. Pour conclure, ce film est intéressant car il nous fait ressentir des sentiments et vivre une partie oubliée de l'histoire chilienne.
2016/04/08 20:18 #3-49
Lycée M. Gambier
Clément Mortreuil _ 2nde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.
CRITIQUE DU BOUTON DE NACRE

El boton de Nacar, de son vrai nom, est un film documentaire sorti le 31 Octobre 2015 et réalisé par le cinéaste Patricio Guzman. Le thème principal repose sur l'idée de l'eau, mais aussi sur le rapport entre les tribus indigènes de Patagonie, la dictature de Pinochet ainsi qu'un minuscule bouton de nacre.

Ce film documentaire se situe dans la continuité de Nostalgie de la lumière, une autre œuvre de Patricio guzman sortie en 2010. Le réalisateur remplace l'élément principal de son film qui était le sable par l'eau. Il subsiste tout de même un lien entre ces deux films, ces deux œuvres dévoilent une recherche effectuée par plusieurs familles recherchant les leurs sous la dictature Pinochet . Dans Nostalgie de la Lumière, ces différentes personnes recherchent désespérément les ossements de leurs proches disparus, alors que dans Le Bouton de Nacre, différentes familles recherchent aussi les corps de ceux qui se sont fait tués et jetés à la mer. On peut donc percevoir une relation entre ces deux histoires, un même objectif dans un lieu et des circonstances différentes.

Guzman va dénoncer à travers sa création (ou son œuvre) le massacre injustifié de deux types de personnes.(Au fur et à mesure que de merveilleuses images et des témoignages défilent), il nous montre des tribus indigènes de Patagonie, des nomades de l'eau qui ne vivaient que pour ça, qui vont devenir les proies de chasseurs colons invétérés (qui ne cherche qu'à tuer toutes ces personnes jusqu'à la dernière par profit.) En parallèle, le cinéaste dévoile une autre injustice envers d'autres innocents, il dénonce les crimes que la dictature de Pinochet a effectué. Toutes ces victimes, tous ces disparus ont été torturés et lestés avec un morceau de rail pour les jeter à la mer morts ou vifs par hélicoptère. L'océan, l'eau sont et resteront à jamais le cimetière de toutes ces pauvres personnes exterminées. Patricio Guzman a basé son œuvre sur ces injustes massacres, mais il a tout fait pour faire resurgir la vérité enfouie au fond de l'eau. Il va justement filmer la découverte d'un rail tout rouillé incrusté de coquillages où l'on a retrouvé un bouton de nacre. Celui-ci est le dernier vestige d'une vie humaine, d'une des victimes de Pinochet. Il témoigne de l'atrocité de ces meurtres et il rappelle toutes les personnes tuées et non retrouvées de la dictature de Pinochet. Le réalisateur a voulu dénoncer ces horreurs faites à plusieurs innocents indigènes ou Chiliens.

Le cinéaste voulait nous faire passer un message. Son travail consistait à nous montrer également que l'eau avait une mémoire, elle garde les traces des nomades qui sont passés sur l'eau mais également les marques des victimes de Pinochet restées au fond de l'eau. Pratricio Guzman a donc fait remonter un rail et un petit bouton de nacre de l'eau pour prouver que comme la terre, l'eau possède une mémoire, elle a gardé les souvenirs du passé. Elle a longtemps caché au fond d'elle ce morceau de rail et ce bouton mais elle cache encore beaucoup d'autres choses, de vestiges du passé.

Le réalisateur a séparé son film en trois dimensions différentes : historique, philosophique et poétique. Cette première dimension nous est montrée à travers plusieurs traumas historiques, comme le massacre injustifié des tribus indigènes ainsi que de leur culture millénaire. Nous pouvons aussi percevoir un plan philosophique en rapport avec le cosmos et la valeur de l'eau. L'eau est présente sur toute la surface de la terre et, sans doute, ailleurs. Guzman met donc en relation l'eau et l'univers comme il a uni le ciel et le sable dans Nostalgie de la lumière, en nous faisant comprendre que l'eau est aussi présente dans cet univers, dans les étoiles. Il crée donc un lien entre l'océan et l'espace. Et le cinéaste a également intégré une certaine poésie dans son œuvre. Il semblerait donc qu'à travers toutes les images merveilleuses de la Patagonie, de l'eau, des cristaux de quartz, des tribus... que le réalisateur ait voulu rassembler le cosmos, l'immensité du monde et de l'eau, la vie ainsi que la mort, la violence des massacres... dans un même fil poétique.
2016/04/08 20:19 #3-50
Lycée M. Gambier
Anne-Lise Legoupil_ 2nde1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Le bouton de Nacre

Lors d'une interview, Patrizio Guzman, cinéaste chilien, déclare :"Un pays sans Cinéma documentaire est comme une famille sans album de photos." Il offre ainsi à la jeune génération chilienne qui veut comprendre l'histoire de son pays Le Bouton de nacre, un film magnifique mais aussi terrible, chargé de souvenirs, témoignages, images... Ce documentaire, qui a obtenu un prix mérité au festival de Berlin, est notre cadeau cinématographique de cet automne 2015.
La voix posée de Guzman nous conte cette histoire du Chili, du malheur des Indiens du sud du Chili, confrontés successivement à l'arrivée des premiers navigateurs anglais, puis celle des propriétaires terriens, des chercheurs d'or, des colons, cette histoire des prisonniers politiques, opposants au régime Pinochet.
Un bouton de nacre, objet dérisoire, est rendu sacré par la parole des derniers survivants, Cristina Calderon et des témoins chiliens tels Claudio Mercado, anthropologue et musicien, Gabriel Salazar, un historien, Raul Zurita, poète et Emma Malig, plasticienne. La découverte d'un bouton de nacre au fond de l'océan pacifique près des côtes chiliennes nous porte au cœur de la fable imaginée par le réalisateur.
Il était une fois un peuple qui vivait heureux entre montagnes et mer, entre terre et ciel - la mer étant l'horizon premier et infini ... Les paysages sont magnifiques. La photographe Katell Dijian nous permet d'imaginer le destin heureux qu'auraient dû connaître ses "nomades de la mer". Hélas les européens sont arrivés, provoquant chaos et destruction jusqu'à l'anéantissement quasi total des habitants de l'archipel. Qui s'en souvient encore ? Les derniers témoins ? Les éléments naturels, tels l'eau, la mer..? Ou matériels comme ce bouton de nacre ? Il s'en est passé des événements dans l'archipel. L'eau s'en souvient nous dit Guzman et le bouton de nacre en est témoin auprès des derniers indigènes.
Le bouton de nacre est un chef-d'œuvre documentaire, profondément humaniste et poétique. Il nous reste à l'oreille le bruit de la pluie qui tombe, de l'eau qui coule, des vagues qui roulent, des glaciers qui craquent, des chants de Mercado... Il nous reste dans les yeux un ciel magnifique et dessous une grande quantité d'îles et de canaux, une mer et des glaciers bleus, des forêts, des nappes de brumes ou des rideaux de pluie sur la mer.
Quel destin aurait eu le peuple de la Patagonie du Sud si le Commandant de la Marine Royale britannique n'avait eu mission de cartographier l'archipel ? Si L'indien Jemmi Button ne s'était laissé séduire par un bouton, serions-nous parvenu jusqu'au bouton de nacre qui accompagnait la dépouille d'un opposant au régime Pinochet" Le futur est dans la mémoire et dans le passé "répond Guzman dans l'interview. Son propos est universel et actuel : le cinéaste nous invite au Devoir de mémoire.
2016/04/08 20:20 #3-51
Lycée M. Gambier
Laville Alexandre _ 2nde 1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Le bouton de Nacre

Sorti en octobre 2015, Le bouton de Nacre est un documentaire réalisé par Patricio Guzmán. Ce film témoigne des massacres de chiliens par les tortionnaires lors de la dictature de Pinochet. Ces souvenirs sont comme remontés à la surface quand ont été retrouvés des morceaux de rails au fond de la mer et plus tard, sur l'un de ces morceaux, un objet habituellement sans trop d'importance : un bouton de nacre. Ce documentaire ne parle pas que des massacres de la dictature Pinochet, mais aussi de l'eau sous toutes formes, qu'elle soit liquide ou solide. Il parle aussi de la géographie chilienne, des indigènes de Patagonie, exploités, massacrés.
Ce documentaire nous présente des scènes sublimes, avec des images très bien réalisées. Nous avons un travail des couleurs avec les glaciers ainsi qu'un travail graphique avec le sillage d'un bateau, ce qui donne un effet de miroir, si bien que l'eau nous entoure. Ces images proviennent du Chili et elles nous en révèlent des paysages magnifiques presque inconnus. Pour arriver aux indigènes Patagons, tout en bas du pays, on passe par l'histoire de l'eau et du cosmos qui vont nous mener à la culture des indigènes, à leur mémoire. En effet, ces personnes étaient en lien avec l'eau, ils vivaient de ses ressources, ils voyageaient à l'aide de canoë. Mais leur histoire va disparaître peu à peu avec l'arrivée des européens qui ont colonisé ces terres jusque là sauvages ; les colons ont massacré les habitants de ces terres. Cette histoire du Chili est mise en relation avec une autre : celle de la dictature Pinochet. Des personnes témoignent pour faire ressurgir un passé qui avait été caché à tout le monde lors de la dictature de Pinochet ; enfoui dans la mer, le passé ressurgit à l'aide de l'eau, de mots, et d'un bouton de nacre.
2016/04/08 20:21 #3-52
Lycée M. Gambier
Pauline Groult _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Critique

Le Bouton de nacre, de Patricio Guzman

Le bouton de nacre, si petit, offre le contraste de l'espace, comme si ce bouton appartenant à une victime du massacre de Pinochet représentait le microcosme faisant référence au macrocosme ; et Patricio Guzman nous entraîne alors du microcosme au macrocosme et inversement dans son documentaire Le Bouton de Nacre sorti le 28 octobre 2015.

Grâce à de magnifiques paysages de la Patagonie, Guzman nous raconte l'histoire de ce bouton de nacre, au fil de l'eau. Ce bouton appartenait à une personne ayant été attaché à un rail et balancé à l'eau en haut d'un hélicoptère, au Sud du Chili. Ce bouton est alors le témoin du massacre de Pinochet. Cette mer, devenue le cimetière de 1 400 âmes, est aussi le moyen de vivre des peuples indigènes, elle leur assure leur subsistance et fait partie de leur mode de vie.

Ce film n'a pas seulement une dimension historique mais aussi philosophique, il pense à notre rapport à la mémoire et offre une réflexion sur le temps. Ces gouttes d'eau coincées dans un bloc de quartz depuis quelques milliards d'années sont une parfaite allégorie de la mémoire, celle de l'eau reflétant celle du Chili.

Le Bouton de Nacre offre un témoignage de l'Histoire du Chili, il fait remonter à la surface une histoire douloureuse, celle de la dictature de Pinochet ainsi que celle des peuples indigènes.
2016/04/12 12:33 #c1e9-4afa-b76f-608873c46307
Lycée René Cassin
Dans son dernier film, Le Bouton de Nacre, Patricio Guzman filme les côtes chiliennes, en particulier celles de la Patagonie. Au travers de ces paysages maritimes grandioses, il nous raconte la vie des indigènes torturés et pour la plupart décimés par la colonisation et le terrible sort des victimes de Pinochet. Il s'attache à nous montrer la tristesse et le désespoir qui réunissent ces époques éloignées dans le temps.
Lors de recherches effectuées dans l'océan pacifique, au long de l’immense côte chilienne, un rail, recouvert de coquillages parmi lesquels apparait un bouton de nacre, est découvert. Ce bouton, point de départ du film, symbolise également l'objet avec lequel les indiens étaient amadoués et les vêtements portés par les victimes de Pinochet.
Guzman donne la parole à de rares survivants des tribus de Patagonie qui se rappellent de leur vie en symbiose avec la nature et à des miraculés de la dictature qui se souviennent des milliers de personnes assassinés puis ficelés à de lourds rails pour les faire disparaitre dans l'océan.
La scène la plus touchante est celle où des rescapés de ce désastre nous racontent leur jeunesse fauchée. Ils ont longtemps été amnésiques avant de pouvoir recouvrir la parole et la mémoire grâce au regard exigeant et bienveillant du réalisateur.
Au cours du film, on est subjugué par les images de glaciers majestueux, la voix d'un homme qui écoute et converse avec l'eau, les photos anciennes d'indigènes qui faisaient corps avec la nature, le terrestre et le cosmos. Tous ces passages marquants nous amènent à réfléchir sur notre place sur terre et dans le cosmos, synthétisée par la première apparition du film : un bloc de quartz dans lequel se trouve une minuscule goutte d’eau.
Ce film très poignant fait suite à Nostalgie de la Lumière, le précédent film du réalisateur qui explorait le lien entre l’univers et la vérité tragique du désert d'Atacama transformé en cimetière par Pinochet. L'affiche du Bouton de Nacre apporte pourtant une touche d'espoir. Un immense bouton, telle une lune lumineuse, est entouré par des milliers d'étoiles brillantes sous lesquels vogue un canoë. Ses passagers, survivants , sont porteurs de vie.
2016/04/12 12:37 #8684-4856-a999-957d5d67b6f8
Lycée René Cassin
Dans son dernier film, Le Bouton de Nacre, Patricio Guzman filme les côtes chiliennes, en particulier celles de la Patagonie. Au travers de ces paysages maritimes grandioses, il nous raconte la vie des indigènes torturés et pour la plupart décimés par la colonisation et le terrible sort des victimes de Pinochet. Il s'attache à nous montrer la tristesse et le désespoir qui réunissent ces époques éloignées dans le temps.
Lors de recherches effectuées dans l'océan pacifique, au long de l’immense côte chilienne, un rail, recouvert de coquillages parmi lesquels apparait un bouton de nacre, est découvert. Ce bouton, point de départ du film, symbolise également l'objet avec lequel les indiens étaient amadoués et les vêtements portés par les victimes de Pinochet.
Guzman donne la parole à de rares survivants des tribus de Patagonie qui se rappellent de leur vie en symbiose avec la nature et à des miraculés de la dictature qui se souviennent des milliers de personnes assassinés puis ficelés à de lourds rails pour les faire disparaitre dans l'océan.
La scène la plus touchante est celle où des rescapés de ce désastre nous racontent leur jeunesse fauchée. Ils ont longtemps été amnésiques avant de pouvoir recouvrir la parole et la mémoire grâce au regard exigeant et bienveillant du réalisateur.
Au cours du film, on est subjugué par les images de glaciers majestueux, la voix d'un homme qui écoute et converse avec l'eau, les photos anciennes d'indigènes qui faisaient corps avec la nature, le terrestre et le cosmos. Tous ces passages marquants nous amènent à réfléchir sur notre place sur terre et dans le cosmos, synthétisée par la première apparition du film : un bloc de quartz dans lequel se trouve une minuscule goutte d’eau.
Ce film très poignant fait suite à Nostalgie de la Lumière, le précédent film du réalisateur qui explorait le lien entre l’univers et la vérité tragique du désert d'Atacama transformé en cimetière par Pinochet. L'affiche du Bouton de Nacre apporte pourtant une touche d'espoir. Un immense bouton, telle une lune lumineuse, est entouré par des milliers d'étoiles brillantes sous lesquels vogue un canoë. Ses passagers, survivants , sont porteurs de vie.
Velluire Laurine, Faure Amandine, Seconde 4 Lycée René Cassin, Tarare 69

2016/04/13 17:23 #51de-4be6-b22c-c2c1c9d8b81c
Lycée la Fourragère

Dans ce documentaire, on observe les paysages de ce si beau pays qu'est le Chili. Son ciel si merveilleux, des montagnes si somptueuses, des lumières si éclatantes, des eaux si splendides, une terre si riche.
Le thème principal de ce documentaire est donc l’eau. Oui, de l'eau, sur cette terre qui se nomme le Chili, en Amérique du Sud, qui s’étend sur 4300 km. Dans cette région de la Patagonie, l’eau est omniprésente et l’on peut la découvrir à travers les divers glaciers, lacs, fleuves qui nous ont été présentés. Ce sont principalement ces décors qui captent l’attention du spectateur. Certaines scènes nous laissent sans voix par leur beauté. Mais cela ne suffit pas pour réaliser un bon film et c’est pour cela que l'œuvre ne se concentre pas sur l'eau au sens scientifique du terme, mais nous raconte également une partie de l'histoire du Chili, comme par exemple la dictature de Pinochet de 1973 et ses milliers de morts et disparus. Les opposants politiques sont torturés avant d’être lancés à la mer, accrochés à un rail pour les entraîner au fond de l’eau. C’est ainsi que l’on a retrouvé un bouton de nacre accroché à un rail, plus tard, ce qui donna le titre au film. Mais tout cela a bien sûr toujours un lien avec l'eau, la mer. Le chef d'œuvre ici est de prendre cette idée de départ qui est l'eau, et d'en faire plusieurs idées, plusieurs leçons, plusieurs sujets à analyser.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Chili et son histoire, ce documentaire est une très belle expérience. Il vous apprend beaucoup de choses, notamment nombreuses coutumes de certaines tribus, grâce à des interviews qui attirent notre compassion par leur histoire et leur dialecte. Nous nous rendons compte finalement que ce monde n'est né presque que de malheurs tout aussi affreux les uns que les autres.
ROBIN Tanguy janvier 2016
2016/04/13 17:27 #fb99-49b3-81dd-43306258b93a
Lycée la Fourragère
Dans ce film, Le Bouton de Nacre, l'eau est l'élément fondamental, toute l'histoire du Chili que nous expose P. Guzmàn tourne autour de ruisseaux, de fleuves, d'océans, d'iceberg … Ce documentaire raconte une histoire qui repose sur la découverte de deux boutons de nacre dans le Pacifique. Avant même que le film commence, Patricio Guzmàn nous indique l'esprit de son film en citant l'épigraphe du poète chilien Raul Zurita : « Nous sommes tous les ruisseaux d'une même eau ».
La toute première image du film est un bloc de quartz du désert d'Atacama datant de 3000 ans qui a conservé une goutte d'eau : une image assez impressionnante qui laisse ensuite place à tout un ensemble d'icebergs dont le bruit qui s'en échappe est inquiétant, mais cela montre que l'eau vit sous toutes ses formes. Et cette thématique que l'eau vit se retrouve dans le chant imitateur des bruits de l'eau de Claude Mercado, un des personnages interviewé dans ce film.

La voix off qui commente ce film, tel un sillage des eaux, nous transporte à travers le temps passé de la Patagonie du Chili pour nous faire découvrir la vie de cinq tribus indiennes, dont les Kaweskars, peuples exterminés par le Dictateur Pinochet et son armée.

Le Bouton de Nacre fait revivre ces peuples morts enfouis dans l'océan qui borde ce pays isolé de 4200 km de côtes, formant presque une île. C'est sur ce même océan que cent ans auparavant, ces peuples nomades se déplaçaient en canoë, vivaient sur l'eau en toute paix et adaptaient leur voyage en fonction des « humeurs » de l'eau, en fonction de la météo aquatique. Gabriella, un témoin interviewé dans ce film, raconte un épisode de sa vie dans sa langue natale : le kaweskar. C'est alors que lorsqu'elle commence à évoquer les assassinats politiques, le génocide de son peuple, elle est incapable de traduire deux mots : « Dieu » et « police » ; tout simplement car ces mots n'existent pas dans sa langue, les peuples d'avant vivaient sans la loi du plus fort. Ce passage est très révélateur de ce qu'est devenu le Chili.

Ce film présente donc des peuples ancrés dans l'histoire qui vivaient avec la nature, mais qui ont étaient exterminés, pour l'unique raison de ne pas être comme les autres et donc d'être inutiles aux yeux du dictateur.

La façon abominable dont ces pauvres gens sont morts et la façon dont leurs corps ont été dissimulés dans l'océan pour cacher cet acte ignoble de la part de la police de Pinochet agissant sous son ordre, est montrée à travers des moments touchants, des moments plus horribles et des moments plus difficiles à regarder qu'un simple paysage où l'eau chemine sur sa mémoire.

Au point de vue cinématographique, très souvent des plans larges sont faits sur différents paysages de l'eau, des gros plans sont principalement réservés pour les portraits ce qui correspond tout a fait à l'importance de l'eau sur la vie. En effet une des thèses qui pourrait s'appliquer à ce film est : s'il y a l'eau il y a la vie, car l'eau elle-même vit et procure aux êtres humains de quoi vivre. Cependant, si l'eau vit, elle a aussi une mémoire et elle se rappellera donc de cet épisode horrible, de tous ces corps jetés dans l'océan, de toutes ces personnes qui ont été enfermées dans un camp de concentration que l'eau entourait, de cette partie de l'histoire liée à l'eau, à la glace, aux volcans, mais aussi associée à la mort, au massacre, au génocide. Elle se souvient et se souviendra encore longtemps, car des atrocités comme celles là ne s'oublient pas !
C'est donc un documentaire très poignant mais très intéressant, car si au Chili il ne reste que vingt héritiers directs de ces peuples, dans les autres pays très peu connaissent cette histoire abominable qui se calque sur celle du génocide des juifs par les allemands. Et si ce documentaire existe, c'est grâce à la découverte des plongeurs d'un bouton de nacre accroché à une portion de rail. Ce film révèle ainsi tous les caractères que l'eau peut prendre : elle peut-être dangereuse, symbolisant ainsi la mort comme elle peut-être quelque chose d'essentiel à la vie, symbolisant la purification...
Ce documentaire a donc bien le mérite d'avoir été réalisé pour diffuser une vérité très peu connue de jeunes comme nous, et même de beaucoup d'adultes.

LIDAINE Gaëlle janvier 2016
2016/04/13 17:31 #65e8-4349-9969-ea838216c99f
Lycée Léonard de Vinci
« EL BOTON DE NACRA ».


Ce vendredi, je suis allé voir « Le bouton de nacre » du réalisateur chilien Patricio Guzman. Le film se déroule au Chili. Ce film est un documentaire sur le Chili. C'est le réalisateur qui fait aussi le narrateur. Il nous explique l'histoire du Chili des premiers amérindiens à aujourd'hui.
Le réalisateur filme les paysages chiliens de la Patagonie, il évoque aussi les colons qui massacrèrent les tribus amérindiennes du Chili et il montre également des tribus chilienne et leur lien avec l'eau. Le film va même parler de la dictature chilienne du général Pinochet et des morts, torturés et tués : « les disparus ». Ce sont tous ces fils qui rendent ce film si émouvant et si intéressant.

Les personnages ont tous une importances ici car chacun a une histoire différente à raconter, leur témoignage laisse une empreinte forte dans le film car le documentaire est justement concentré sur ces témoignages. Le film est tourné la plupart du temps à l’extérieur, quand le réalisateur filme les témoins ou quand il filme l'eau, les paysages magnifiques de la Patagonie chilienne ou les amérindiens des anciennens tribus.

Ce qu'il y a d'émouvant dans ce film, c'est que tous les témoignages ont un lien avec l'eau, que ce soit les anciennes tribus amérindiennes qui vivaient quasiment sur l'eau et qui ramaient du sud au nord du Chili ou la dictature du générale Pinochet qui jetait les corps des résistants à l'eau pour cacher les preuves de leur massacre. L'eau est l'élément de base de l'existence : elle permet la vie comme la mort. Mais le film montre aussi qu'elle cache des secrets.

Pour conclure ce film m'a réellement plus car il met en évidence l'importance de l'eau, mais aussi raconte l'histoire de nombreuses tribus amérindiennes qui ont été massacrées par les colons, et encore celle des nombreux opposants politiques morts pour leurs idées. Il raconte finalement l'histoire de Jimmy Button, un jeune amérindien qui a accepté d'aller en Angleterre en échange d'un bouton de nacre, qui a perdu sa culture et n'a jamais pu se fondre aux mœurs anglaises, et qui, de retour chez lui, était incapable de reprendre son ancienne vie.

Ce film me touche aussi pour des raisons intimes car je suis Argentin. Ma famille a subi les atrocités de la dictature en 1976. Et ma grand-mère maternelle faisait même partie d'une tribus du nord de l'argentine (La Plata). Ce film parle de mes origines.


Diego Galan, Lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 17:37 #fee0-4808-9a30-54cfe5ec74a9
Lycée la Fourragère
A travers les paysages et la douceur de la voix du conteur Guzman, le Bouton de nacre aborde principalement le sujet de l'eau mais aussi l'histoire du Chili et de son peuple.
Avec l'océan Pacifique à l'Ouest, l'eau constitue la plus grande frontière du Chili, l'eau est le lieu de naissance de la vie mais elle est aussi un cimetière où reposent les corps torturés des sympathisants d'Allende.
On commence le film avec de merveilleux paysages à nous couper le souffle, nous ne savons pas très bien si tout cela est réel tellement les paysages sont spectaculaires. C'est pour ce genre de passages que je ne regrette pas d’être allée voir le film.
Le passage décrivant l'horreur qu'ont connu les Chiliens lors de la dictature de Pinochet, tuant 1400 desaparecidos m'a beaucoup émue. Guzman a utilisé les témoignages de personnes encore vivantes mais aussi des photos d'archives qui ont donné un effet encore plus réel et choquant.
Les documentaires ne sont pas le genre de long métrage que j'ai l'habitude de regarder mais les paysages grandioses et l'histoire du peuple chilien m'ont permis d'apprécier ce film.
MARCHAND Camille - 31/12/2015
2016/04/13 17:40 #6470-4ae5-b56d-52ad8888d713
Lycée Léonard de Vinci
« Le bouton de nacre », entre histoire et poésie.
Le bouton de Nacre, de et avec le réalisateur chilien Patricio Gusmàn.

Le bouton de nacre est un film sous forme de documentaire qui raconte le passé du Chili à travers l'histoire d'un bouton de nacre et d'une goutte d'eau retrouvé dans un bloc de quartz. Ce film est très axé sur l'eau et les populations ayant vécu grâce à elle.

Les images montrées ne sont jamais choisies au hasard et collent parfaitement à ce qui est dit par le film : elles sont à chaque fois extrêmement prenantes. Parfois la camera se focalise sur le détail d'une étendue puis recule pour nous montrer cette étendue, cela crée un effet intéressant car on ne sait pas tout de suite ce qu'on est en train de regarder et on comprend au fur et à mesure que l'angle de camera se déplace (on pense à l'exemple du glacier : la caméra film d'abord un bloc de glace puis nous montre la totalité de l’immensité du glacier). Ce procédé participe au choix esthétique du film et à sa poésie.

De plus, on peut voire des scènes très poétiques avec encore une fois des images époustouflantes, mais aussi des musiques et d'autres procédés qui installent une ambiance hypnotique et envoûtante dans le film (par exemple les moments où on voit et entend de l'eau couler durant de longs instants).
Cependant un moment plus contestable pour le public concerne les scènes étranges et non-expliquées qui durent dans la longueur : les moments où l'un des anciens chante un chant probablement traditionnel sur un fond d'eau qui coule. Néanmoins sans doute que ces scènes accentuent la poésie du film et doivent finalement être acceptées comme telles, il suffit d'un peu d'ouverture d'esprit.

La poésie revient et devient autre car elle se mêle à la politique face aux témoignages et on est véritablement captivé lorsque les personnes ayant vécu parmi les populations indiennes du Chili nous racontent ce qu'elles ont vécu notamment autour de l'eau. Ces populations nous présentent des hommes et des femmes pleins de sagesse et on est attristé lorsque le film nous raconte comment ces gens ont été manipulés (notamment avec l'épisode de Jimmy Button à la fin) puis finalement tués.
Le film nous renseigne aussi sur les temps modernes, et notamment la dictature de Pinochet. Il y a des scènes très fortes qui montrent comment les résistant ont été torturés et exécutés pour finir au fond de l'eau. Cette dimension politique est très intéressante aussi.

Pour conclure, j'ai vraiment bien aimé le film car je l'ai trouvé très documenté sur son sujet avec des témoignages poignants et des paysages à couper le souffle.Je le conseillerai donc vivement à toute personne qui voudrait passer un moment agréable entre documentation et poésie.

Emile Baron, Lycée Léonard de Vinci, Levallois
2016/04/13 17:49 #40fc-4b40-b838-52b5b2da3f37
Lycée Léonard de Vinci
Le Bouton de Nacre

« Le Bouton de Nacre » est un film de Patricio Guzman sortie le 28 Octobre au cinéma. C'est en fait un film documentaire axé sur l'eau.

L'histoire débute par deux boutons de Nacre trouvés au fond de l'océan pacifique non loin des côtes Chiliennes. Les premières images sont à couper le souffle : des paysages apaisants, un calme profond, seul le bruit de l'eau est présent. Cette volonté de montrer l'eau comme une présence particulière reste durant tout le documentaire. Patricio Guzman montre l'eau au-delà de sa fonction initiale. Au-delà d'être nécessaire à la vie, elle est source de réconfort.
Un réconfort, on le voit lorsque qu'un homme interviewé nous montre l'eau coulant sur la roche. Il décrit le son qu'elle produit, aussi minime soit-il, comme une mélodie, une berceuse. Peu après ces images, une chanson dans sa langue natale se fait entendre. À nos oreilles ce n'est qu'un rythme insolite puisque cette langue a disparu, mais c'est apaisant, et une sensation de calme nous envahit. Le but est de se rapprocher de l'eau, et Patricio Guzman réussit incroyablement ce prodige.

Mais le réalisateur glisse aussi dans son film des notions d'histoire et de philosophie. D'abord celle des Indiens chiliens. Il nous montre comment ces personnes ayant une culture, un mode de vie et des croyances différentes des nôtres, se font lâchement abattre par des hommes qui n'essayent même pas de comprendre ne serait-ce que leur langue, comment ces tribus se font habiller à la mode des colons alors qu'elles avaient leurs habitudes et cultures. Tissu, dessins sur la peau, masques:défilent sur l'écran des objets d'art. Mais on détruit tout. Rien ne leur est épargné : ils sont contraints de suivre les directives des oppresseurs au risque de se faire abattre. La plupart décède d'ailleurs rapidement, les maladies, et peut être aussi la tristesse, en sont la cause. Patricio Guzman montre des images fortes, une culture détruite, un rapport à l'eau important et réussit à nous faire vivre cette culture au travers de son documentaire.

Ensuite, vient l'histoire des disparus du XXème, les victimes de Pinochet. Une véritable chasse à l'homme commence : le film devient comme une enquête. On apprend comment le régime du colonel tue puis attache les corps à des rails avant de les jeter à la mer. Des images d'archives nous montrent ces atrocités innommables.

La dernière image du film est un bouton de nacre incrusté dans un rail que l'on remonte de la mer, bouclant ainsi la boucle. Suit l'histoire de Jimmy Bouton, presque une fable.

Personnellement, ce film m'a beaucoup apporté, ne connaissant peu, voire pas du tout, l'histoire du Chili. Les images d'archives m'ont profondément marquée ainsi que les panoramas qui sont plus que magnifiques, le contraste entre les deux est saisissant. C'est un film fort et qui m'a énormément plu, je le recommanderai volontiers à mon entourage.


Louise Deluermoz, Lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 21:03 #cf7d-4687-a29a-4748db986b15
Lycée René Cassin
D'après Guzmán « Si tu dépasses la douleur et la transformes en souvenir, la mémoire peut revenir »

Le documentariste chilien Patricio Guzmán retrace l'histoire de sa terre natale en évoquant ceux qui manquent, les disparus indigènes et les disparus de la dictature de Pinochet. Après avoir filmé le désert d'Atacama en 2010 dans Nostalgie de la lumière à l’extrême Nord du Chili et redonné une mémoire à la terre, il explore désormais l'extrême Sud de son pays et interroge l'eau, grand témoin de l'atrocité et de la barbarie humaine. Dans un pays qui a eu du mal à se constituer comme une nation, Guzmán se donne pour tâche de lui redonner une identité grâce à son passé.

C'est par les témoignages de ceux qui restent, les survivants indigènes et les torturés de la dictature que Patricio Guzmán rend la mémoire à son pays amnésique. Son œuvre porte une réflexion à la fois politique et poétique qui intègre une dimension intime où l'on entend le réalisateur s'exprimer lentement en voix-off. Ses longs plans silencieux et contemplatifs nous confrontent au regard des témoins et sont troublants parce qu’ils redonnent un visage aux disparus et aux rescapés. Le spectateur a le plaisir de suivre de belles séquences comme celle où une artiste plasticienne déplie, sous nos yeux et sous les yeux du réalisateur, une carte du Chili, devant laquelle Patricio Guzmán, ému, explique ne jamais avoir vu son pays en entier.

Si son œuvre est réussie c'est qu'elle est à la fois un jugement contre l'impunité et un hommage aux victimes. Patricio Guzmán nous saisit en montrant la bassesse de l'Homme responsable de la perte d'un peuple pacifique et contemplatif, en symbiose avec la nature, les Kawesqar, tribu indigène de Patagonie, peuple de l’eau dont il ne reste aujourd’hui qu’une vingtaine de survivants. L’une des membres de la tribu relate ses origines grâce à sa langue maternelle, langue dans laquelle le mot « police » n’existe pas. Et c'est aussi l'horreur qui saisit le Chili, lors du coup d'état de Pinochet, métaphorisé en explosion d'une super nova dans le ciel.

Par ses plans saisissants de comètes, étoiles ou glaciers, Patricio Guzmán défie l’immensité, il semble vouloir réunir dans une même œuvre le destin des hommes et du cosmos.

Ce film est une remarquable démonstration de ce en quoi Patricio Guzmán croit qu' un « pays sans cinéma documentaire c’est comme une famille sans album photo. »

Thibault Buffy seconde 4 Lycée René Cassin.






















2016/04/13 21:07 #5dad-4ee1-83ef-a090e1a559bf
Lycée René Cassin
LE BOUTON DE NACRE

Ce documentaire réalisé par Patricio GUZMAN, nous raconte, grâce au ciel et à l’eau, symboles de beauté, une chronique des peuples chiliens. Dans le passé, cinq grands peuples chiliens existaient. Guzman nous raconte leurs vies quotidiennes faites de déplacement en canoë, d’îles en îles et comment ils ont été décimés par les colons européens. Il ne reste que vingt survivants, à qui le documentaire donne la parole, pour nous présenter leur histoire et leur légende. Guzman se demande comment le Chili a pu arriver à un tel chaos. A ces réflexions politiques s’ajoute, pour les victimes de Pinochet, un travail de mémoire car le film suit le récit monstrueux des civils torturés, exilés et le souvenir des personnes exécutées.
Dès le début du film, la lenteur de la voix du narrateur et des images qui défilent, transporte le spectateur. Nous sommes au cœur d’un long métrage contemplatif. Guzman prend le temps de nous montrer la beauté du monde, l’eau et le cosmos car « nous sommes tous les ruisseaux d'une même eau » dit le poète Raul Zurita, dans une belle formule humaniste.
Le film débute par un gros plan sur un bloc de quartz contenant une petite goutte d'eau avec, en fond sonore le bruit de son ruissellement. Le ton est donné : l’eau est à l’origine de la vie mais aussi de son film. Guzman montre que dans ce bloc trouvé dans le désert d'Atacama où tant de victimes de Pinochet ont disparu, il y a une vérité que personne ne peut faire disparaître.
Après le renversement du gouvernement du président Salvador Allende, le général Augusto Pinochet prend les commandes d’une dictature militaire sous laquelle des milliers de personnes sont torturées, tuées et poussées à l’exil.
A partir de ces faits historiques, Guzman expose des vérités oubliées en évoquant notamment la découverte sur un morceau d'acier d’un mystérieux bouton de nacre au fond de l’océan pacifique. Ce petit morceau de nacre, qui a donné la titre au film, rappelle la monstruosité des militaires qui jetaient des chiliens à la mer, vivants ou morts, attachés à des rails, ainsi que la monstruosité des colons blancs qui massacrèrent les populations indigènes à des fins mercantiles.
Le bouton de nacre est donc un documentaire poétique sur le passé tragique d’un pays. A partir de l’horreur et du réel, Guzman réussit une véritable œuvre d'art. Il saisit tous les spectateurs, par des passages poignants, accompagnés de longs plans sur des paysages époustouflants ou des regards silencieux de victimes qui en disent long. En rappelant le passé cruel des peuples chiliens, laissés trop longtemps ignorés de tous, il amène à réfléchir sur le monde qui nous entoure en s’adressant à chacun de nous.
Alexandra Faure , seconde 4 du lycée René Cassin.
2016/04/13 21:13 #8114-4b0d-bde6-811746af9523
Lycée René Cassin
Patricio Guzman a le Chili qui coule en lui comme l’eau qui coule en chacun de nous. En effet ce réalisateur, scénariste, monteur, touche à tout, nous présente son second volet composant une trilogie sur la sombre histoire du Chili.
La première partie du film emporte le spectateur dans un monde sublime, avec des paysages grandioses et le tout, lié plus ou moins à l’eau. En contemplant l'espace, Guzman crée aussi un autre type d'analogie entre microcosme et macrocosme, entre passé et présent. En effet ce film débute avec des images de planètes ressemblant étrangement à des pierres rondes. Cette opposition entre le gigantisme des planètes et les pierres présentes dans le film, donne presque un sentiment de vertige. Ce lien existant entre ces deux mondes sera réutilisé par la suite, dans ce film qui semble chercher une raison profonde aux bouleversements politiques que le Chili a connus. Toute cette avalanche d'images est là pour attendrir le cœur des spectateurs qui seront confrontés, plus tard, à la violence des hommes. Guzman explique que les chiliens qui côtoient l'océan s'en sont toujours, paradoxalement, détournés. Mais en "niant l'océan" Guzman affirme qu'ils se sont "coupés de la vie". Ce film chilien s'adresse avant tout aux Chiliens car ils ont longtemps refusé ce passé et il est temps, pour Guzman, qu'ils retrouvent la mémoire.
Ce film est présenté comme un immense puzzle que le spectateur s'amusera à reconstruire grâce aux petits éléments dissimulés dans toutes les parties du film. En effet le réalisateur n'a pas choisi l'eau uniquement comme fil conducteur, il a choisi aussi, le bouton de nacre. La nacre créée par des coquillages pour se défendre est, dans ce film, la métaphore de la bataille entre les indigènes et les colons, entre les dissidents et Pinochet. Malheureusement cela est, comme dans la nature, peu efficace contre l'invasion.
Guzman s'amuser à nous mettre dans une situation d'incompréhension. En effet pendant une très grande partie du film, le réalisateur nous place au même niveau que les Chiliens rejetant leur passé. Nous ne comprenons pas le film comme ces derniers qui ne comprennent pas leurs ancêtres. Ce n'est finalement qu'à la fin du documentaire que toutes les petites pièces s'assemblent pour enfin donner tout son sens à ce film et à son titre. Nous comprenons enfin que le bouton de nacre relie finalement toute l'histoire du Chili. Par exemple, le bouton de nacre retrouvé ancré dans un rail, servait de poids pour lester les corps des torturés du régime de Pinochet. Cette eau présente partout, aussi bien sur Terre et dans l'espace est porteuse de plusieurs sens, elle aussi. En effet ce film évoque le premier carnage commis par les colons sur les peuples indigènes présents au sud du Chili. Ces colons d'origine espagnole sont donc venus de la mer. Le danger et/ou la mort vient donc de l'eau. A contrario ce peuple vivait sur l'eau, la mer les nourrissait, les hébergeait. La seconde histoire que raconte ce film est le massacre des opposants au régime de Pinochet. Et l'eau a encore un rôle important dans cette histoire puisqu'elle a servi de tombe au corps mutilé des opposants.
Guzman nous présente dans ce film tous les aspect de l'eau , porteuse de vie et de mort. Le réalisateur retrace le passé de son peuple, dans un beau film de remémoration. Il parle de sombres périodes historiques tout en alliant subtilement une part de féerie dans les images qui nous sont proposées. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix et un regard.

Loan Tricaud et Pierre Livet, seconde 4 lycée René Cassin
2016/04/13 21:17 #95f8-4cc9-a85d-ffe728b887df
Lycée René Cassin
Le bouton de nacre
Le Bouton de Nacre, documentaire réalisé par Patricio Guzman sur l'histoire du Chili, de la Patagonie et de ses habitants, commence par l'image d'un bloc de quartz trouvé dans le désert d’Atacama dans lequel est enfermée une bulle d'eau.
Que représente-t-elle ? L'enfermement des peuples chiliens ? Celui des Kawesqar, un des peuples indigènes de la Patagonie, qui jusqu’à l’arrivée des colons européens vivaient en accord avec la nature, l'eau, la terre. Sans religion, ils se sentaient reliés au cosmos: ils disaient descendre des étoiles et y retourner car : «l'eau fait le pont entre les étoiles et nous». L'eau était l'une des bases de leur croyance, ils devaient tous savoir ramer, naviguer et mangeaient «tout ce que voulait leur donner la mer»: des moules et des huîtres. Quand ils regardaient le ciel, ils voyaient leurs morts parmi les étoiles et lorsqu'ils écoutaient les différents sons de l'eau, ils disaient entendre les voix des disparus. En leur hommage, ils se peignaient sur le corps une représentation du cosmos faite de points lumineux.
Le film paraît scindé en deux parties: il évoque d'abord la beauté du monde et ensuite la laideur des hommes. Un enchaînement de belles images de planètes prouvent que l'homme n'est pas grand-chose face à l'immensité de l'univers. Une de ces planètes ressemble beaucoup à un bouton, à un bouton de nacre.
En effet ce bouton de nacre nous rappelle que des navigateurs anglais s'en sont servis comme  monnaie d’échange  contre un indigène baptisé Jimmy Button qu’ils ont exhibé à la cour d’Angleterre avant de le ramener, acculturé, en Patagonie. Ce premier drame annonçait le mépris des futurs  colons qui ont débarqué en Patagonie, niant les croyances des tribus indigènes et massacrants les résistants. Mais ce film évoque aussi d'autres horreurs comme celles commises sous la dictature de Pinochet. Là encore l’eau, source de vie, deviendra tombeau.
Guzman, sensible à l’omniprésence de l’océan qui borde son pays demande à une plasticienne «montre-moi quelque chose que je n'ai jamais vu» et celle-ci, avec beaucoup de précaution, déplie une immense carte de plusieurs mètres de long. Touché, Guzman réalise qu’il n'avait « jamais vu une carte du Chili en entier, il était toujours partagé en trois, comme trois pays différents ». On réalise qu’en faisant son film, Guzman a réuni 3 histoires différentes : celle des peuples indigènes vivant en osmose complète avec la nature, la période monstrueuse de la colonisation et enfin l’époque tragique de la dictature de Pinochet pendant laquelle tant de personnes ont été emprisonnées, torturées et éliminées.
Vanessa Tisseur et Léa Moret, seconde 4 du lycée René Cassin.
2016/04/13 21:43 #676c-492d-9eee-0867c9550d8d
Lycée René Cassin
Mémoire de l’eau, et mémoire des hommes
Dans la continuité de Nostalgie de la lumière, le réalisateur Patricio Guzmán réalise un documentaire intense en émotion et impressionnant. Il mêle une vision cosmologique, une vision anthropologique, et une vision politique à propos du Chili. L’objectif du réalisateur est de retracer l’histoire de son pays et de rendre mémoire à son peuple.
Ce film commence par une superbe évocation de ce qu’il y a de plus précieux sur Terre, l’eau, et par cette belle phrase « nous sommes tous les ruisseaux d’une seule eau ». En effet, nous sommes tous issus de ce même élément, omniprésent dans le cosmos, sur terre, et dans notre corps. L’eau est indissociable du Chili, le pays natal du réalisateur. C’est donc sur cette terre qu’il décide de s’attaquer et d'enquêter à partir du « bouton de nacre ». C'est l'indice dérisoire qui relie les deux grandes périodes tragiques du Chili : la description des peuples indigènes et les disparus de la dictature de Pinochet. Il décide donc d'explorer de plus près le sud de la cordillère des Andes.
Tout d'abord, le réalisateur évoque les coutumes et les mœurs des indiens qui vivaient sur la cordillère des Andes et qui furent pour la plupart exterminés par les colons. C’est à ce moment-là que le premier bouton de nacre apparaît grâce à un indigène, Jimmy Button. En effet, il a été échangé contre un bouton par les Anglais. Ils sont aujourd’hui une vingtaine de survivants de ces peuplades, dont deux figurent dans ce film. « Vous considérez-vous comme chilienne ? », demande le réalisateur à l'une des survivantes. « Non, répond-t-elle, je ne suis pas chilienne, mais kawésqar » (le nom de son peuple).
Ensuite, c'est la mémoire des victimes de Pinochet qui est évoquée. Le film montre tous les disparus, les crimes non jugés et non punis, les cadavres de torturés lestés d’un rail qui furent jetés à la mer par hélicoptère de manière à ne jamais refaire surface. C’est dans cette mer que Guzmán filme l’exhumation d’un de ces rails couvert de rouille et de coquillages, près duquel on a retrouvé un deuxième bouton de nacre. Le cinéaste chilien ne veut pas que l’histoire oublie les victimes et les événements, il reproduit donc les moindres détails de leurs exécutions comme s’il était un juge qui imposait une reconstitution. Pour cela, il a recours aussi à différents témoins.
Pour finir, le Bouton de nacre est un film incroyablement beau ; on y voit de très belles images  telles que d’extraordinaires vues aériennes de la Patagonie, ainsi qu'une grande variété de plans, comme ceux, très rapprochés sur l’eau, les glaciers, les cristaux de quartz. Dès le début du film, le spectateur est confronté au gros plan d’une goutte d’eau conservée dans un bloc de quartz retrouvée dans le désert d'Atacama : cette représentation a plusieurs sens, elle montre par exemple que ce microcosme devient une stratégie de dénonciation des criminels.
Une voix off envoûtante et un montage admirable en font un film remarquable et singulier. C’est donc un délice pour nos yeux et nos oreilles !
Patricio Guzmán, dans une interview, explique que « les plus jeunes ressentent un fort désir de savoir tout ce qui est arrivé » Ce documentaire joue très bien ce rôle. « Si tu dépasses la douleur et la transformes en souvenir, dit-il, la mémoire peut revenir » c’est ce qu’il a souhaité faire, rappeler au monde le passé du Chili. On reste frappé, stupéfait même, aussi bien par le propos que par la forme…
Clotilde Manecy seconde 4 lycée René Cassin.

2016/04/13 21:46 #db57-40ed-8fe4-889ee6ffe94a
Lycée René Cassin
Le Bouton de nacre
 
Le bouton de nacre a été réalisé par Patricio Guzman en 2015. Partisan d'Allende, il fut arrêté par Pinochet, une fois relâché, il a été contraint à l'exil. Le titre « le bouton de nacre » fait allusion aux boutons échangés contre des hommes, notamment Jimmy Button, le représentant d'un peuple méprisé, mais aussi aux boutons retrouvés sur les cadavres des dissidents à la dictature de Pinochet, plongés au fond des eaux.
 
A travers ce film, le réalisateur cherche à reconstituer l'histoire du Chili et à redonner la mémoire à tous ses compatriotes. Pour cela il décide de faire le lien entre l'espace et les peuples indigènes qui le faisaient en peignant le cosmos sur leur corps en mémoire de leurs ancêtres. Ce film dévoile également leur massacre en recueillant les témoignages des derniers survivants. C'est un documentaire à la fois édifiant, terrifiant, poétique et philosophique car il nous amène à réfléchir sur la politique et la société. Certains plans nous plongent dans une atmosphère sereine par ses paysages et sonorités différentes qui nous font découvrir une culture autre que la nôtre. Nous pouvons donc dire que ce documentaire navigue entre la violence et la tragédie de l'histoire de ce peuple et la beauté de la nature.
 
Dans ce film, nous sommes en quelque sorte en symbiose avec la nature. Une des scènes les plus marquantes est celle de l'interview des derniers survivants d’un peuple indigène, Guzman leur demande de traduire plusieurs mots dans leur langue maternelle (le Kawesquar), à chaque mot ils répondent presque instantanément sauf pour deux mots « police » et « brigands » car « on n’en a pas besoin ». Ce peuple pacifiste contraste magnifiquement avec la plupart des civilisations où règne la violence.
Ramos Ellina, Grange Clément, seconde 4 Lycée René Cassin Tarare  
2016/04/14 07:35 #ca57-4e7c-9f6a-93c36c86ed90
Lycée Argouges
Le Bouton de nacre est un documentaire sur le Chili. Il utilise le thème de l'eau pour raconter l'histoire du pays et des indigènes de Patagonie. Le film montre ce peuple qui vit en harmonie avec la nature et explique comment l'homme blanc s'est emparé du territoire des Indiens. Ils ont perdu leur langue, leurs coutumes ; ils ont sombré dans l'alcoolisme et ont fini décimés par les maladies apportées par les colons. Ce documentaire nous fait aussi découvrir l'histoire du dictateur Pinochet et les atroces méthodes de torture et d'assassinat dont il s'est servi pour se débarrasser de ses opposants.
Le fil directeur du film est l’eau. Le titre vient de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique. Toute l’histoire du Chili est racontée en rapport avec la thématique de l’eau et le film semble construit comme de l’eau qui coule. On part d’une goutte d’eau puis, comme un ruisseau, le documentaire donne l’impression de ruisseler sans but précis. Nous passons de la création du cosmos à la connaissance d’un peuple puis à l’extermination de ce peuple.
Ce film a des qualités. Les images et les prises de vue aériennes des paysages du Chili sont magnifiques. La bande son est également réussie. Les images et le son se complètent bien et l’un donne du sens à l’autre. Nous sommes pris par la magie des lieux puis nous arrivons à l’histoire de ces massacres, une histoire d’autant plus émouvante que c’est une histoire vraie et une histoire que nous ignorions totalement.
Ce qui est dommage c’est que nous avons rapidement décroché de cette histoire pourtant intéressante. Le rythme du documentaire est beaucoup trop lent. Il manque d’action. De plus la voix off est monocorde et la musique douce participe à endormir le spectateur.
2016/04/14 10:41 #350b-48b4-8b82-a34f0f4a3a51
Lycée René Cassin
Une mer d'étoiles pourpres.
 
Le Bouton de Nacre, second film de la trilogie de Patricio Guzmàn sur l'histoire du Chili est sorti le 28 octobre 2015. Tout d'abord son titre annonce les deux éléments du film: le "Bouton" qui nous fait penser à la civilisation donc aux humains et la "Nacre" qui nous amène à penser à la mer et aux fonds marins. La première image nous montre un simple bloc de quartz, pourtant unique : ce bloc trouvé dans le désert d'Atacama, le lieu le plus sec du monde, renferme une goutte dans une cavité. Grâce à différents mouvements de la caméra qui pivote autour de ce bloc, le narrateur nous parle d'emblée de sa fascination pour l'eau : " Nous sommes tous les ruisseaux d'une seule eau,"dit le poète Raul Zurita. Le réalisateur, Patricio Guzmàn rappelle que l'eau est source de vie. Il n’est pas le seul à le penser : en 1967, Théodor Schwenk demande :" Qu'est-ce donc une eau vivante? Une eau dans laquelle le cosmos peut-être présent, d'où rayonnent des forces de vie qui sont aussi orientées vers le corps, l'âme et l'esprit de l'homme". Guzman s’attache lui aussi à faire le lien avec le cosmos. Il s’appuie sur un peuple indigène pour qui : " L'eau est le pont entre les étoiles et nous.". Les Kawésqars peignaient le ciel sur leurs corps et furent massacrés par les colons européens.
Pour dénoncer le massacre des opposants au régime de Pinochet et l'impunité des tortionnaires, Guzman convoque encore la parole du poète Zurita :" il faut laisser mourir les morts pour permettre aux vivants de vivre". Patricio Guzmàn suit le propos de son dernier film, "Nostalgie de la Lumière" qui montrait des femmes cherchant à retrouver les restes d'ossements de leurs proches, victimes de la dictature de Pinochet et ensevelis dans le désert d'Atacama. Dans ce film, Patricio Guzmàn revient sur ces mêmes crimes mais par l'intermédiaire de l'eau, de l’océan dans lequel étaient jetés les suppliciés.
Le réalisateur fait aussi appel à la plasticienne Emma Malig qui a créé une immense carte du Chili et de ses 4000 km de côtes. Cette carte éclaire le travail de Guzman. Elle met en relief des lieux plus précis, les terres des Kawesqars, volées par les colons, et qu'Allende leur avait redonnées après son accession au pouvoir.
Ce film, récompensé aux Berlinades 2015, rapproche donc deux périodes sombres du Chili pendant lesquelles
des hommes furent décimés.
Rey Nans, Richonnier Hyppolite, seconde 4 Lycée René Cassin, Tarare 69 
2016/04/14 22:43 #9c7d-405e-8e3e-81960c50ef9e
Internat d'excellence
Le Bouton de nacre : un documentaire impressionnant

Le documentaire Le Bouton de nacre nous relate l'histoire de l'eau et plus particulièrement celle du peuple chilien. Les premières minutes du film traitent de l'eau, informent le spectateur de sa composition, ses origines et va même jusqu'à nous faire entendre sa voix. Le spectateur est exposé à des images de glaciers, du cosmos, accompagnés d'un son captivant. C’est vraiment incroyable ! La manière dont le documentaire est filmé suscite l'attention du spectateur avec une alternance de plans, de volumes sonores... Tout au long du documentaire, nous restons attentifs car nous comprenons le sens du film, la façon dont il se déroule. Le réalisateur filme les choses étape par étape. Tout d'abord il parle de l'eau, puis nous présente deux boutons trouvés au fond de l'Océan Pacifique, pour enfin parler de l'histoire que ces boutons renferment. C'est ainsi que Patricio Guzman opère plusieurs transitions pour parler de l'histoire des indigènes de Patagonie et des prisonniers politiques. Il y a toujours un lien entre les différents sujets. Voilà pourquoi à la fin du documentaire, lorsqu'il se remet à parler de l'eau, nous ne sommes pas « déconnectés » puisque le documentaire n'a jamais cessé d'en parler à vrai dire. L'eau est vraiment omniprésente dans le documentaire mais le réalisateur a tourné ce documentaire de façon à ce qu'on ne s'en rende pas compte et c'est le cas.

Les premières images sont des instants de « bonheur », une période vierge de problèmes respirant l’harmonie qui prennent fin à l'arrivée des colons. Suite à cela, nous découvrons la noirceur du documentaire. Ce passage de belles images à une histoire particulièrement étonnante se fait d'une manière mesuré, pas trop brusque. Dans la mesure où les transitions permettent d'aborder le sujet calmement. J'ai bien aimé cela. Ainsi, nous voyons la beauté de l'eau puis son côté triste. Les couleurs renforcent également ces deux aspects : le spectateur ne peut être que stupéfait au départ face à de si belles couleurs ( du rose, du violet, du bleu extrêmement clair ), mais plus nous avançons plus les images s'assombrissent. Le documentaire prend alors un autre tournant. Cet autre tournant avait déjà été initié par les premières scènes dans lesquels nous assistons à une interview. L'indigène interviewée, nostalgique, parle de son enfance, ses habitudes avec son père. Sa nostalgie nous fait comprendre que cette enfance à connue une fin tragique. La voix qui commente l'histoire ne change pas de ton, il ne tente pas de dramatiser la situation, il garde son sérieux. J'ai également aimé cela.

L'avantage des documentaires c’est qu'il n'y a pas d'acteur. Les personnes qui parlent sont des victimes ou des historiens, ce qui permet de renforcer la véracité des propos et de susciter davantage d'émotion chez le spectateur. Le documentaire diffuse les témoignages de personnes dont la plupart sont assez âgées donc très attachants. Nous partageons leur tristesse et leurs joies, surtout lorsqu'ils parlent de leur enfance (qui n'a pas été très facile mais ils appréciaient cela). À travers eux, le réalisateur fait revivre l'histoire de ces indigènes dont leur nombre ne cesse de diminuer. De plus, à chaque témoignage, le réalisateur cite le prénom des témoins, encore et encore, nous avons l'impression que ça ne s'arrête pas, une certaine manière de faire durer ce fragment insoupçonné d’histoire. Quelques scènes filment les différents témoins en train de respirer, ces moments au caractère singulier ne vous laisseront pas indifférent. Ces moments de silence qui font ressentir l’essoufflement de ce peuple autochtone chilien minoritaire.

Émilie Morgan, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun

2016/04/14 22:44 #3872-4fb7-b9fb-e30a415dd57e
Internat d'excellence
Le bouton de nacre : Agua, tu mi madre



Véritable voyage vers les cours d'eau les plus secrets, les plus énigmatiques, les plus féeriques : Le bouton de nacre fait partie de ces documentaires qui en l'espace d'un instant transporte l'esprit et l'âme du spectateur vers des rives inconnues et enchanteresses. Patricio Guzmán fait de son documentaire un émerveillement continu face à la beauté de cette nature à l'état sauvage et pourtant si éblouissant. Le réalisateur parvient à travers son œuvre artistique à faire découvrir le monde souvent mal connu de l'eau : entre bruitage et confrontation splendide avec le milieu naturel, Guzmán réalise un véritable chef-d’œuvre ! Peu à peu, le spectateur est pris au sein d'un tourbillon infini qui lui conte, lui narre, lui expose l'histoire de l'eau avec les hommes, des hommes avec l'eau. Les images toutes plus belles les unes que les autres émerveillent le spectateur, qui subjugué par tant de charme et de beauté ne cesse d'écarquillés ses yeux impressionnés par la beauté du monde qui l'entoure. Le réalisateur nous propose un véritable tour du monde d'une heure trente à la découverte des planisphères qui peuplent la planète mais par dessus tout, ce dernier nous présente l'eau sous tous ses aspects : liquide, solide, gazeux. De véritables perles de jouissance pour chacun. La caméra de Guzmán se fait reflet du monde, elle nous transporte et nous amène aux quatre coins de la planète là ou l'eau est reine, là où l'eau est maîtresse des lieux. Émerveillé devant ces gigantesques blocs de glace aux auréoles de couleurs toutes plus impressionnantes les unes que les autres, l'eau est la matière de l’art de Guzmán ! On découvre, on est ébahis devant la puissance de cette denrée extrêmement importante, véritable source de vie et de richesse. Au-delà de la veine artistique développée par le réalisateur, le documentaire se fait cri d'espoir et rappelle à chacun le lien étroit et profond qui le lie intimement, historiquement, biologiquement à l'eau, source inépuisable. Au-delà de l’intérêt particulier que le réalisateur porte à l'étude de l'eau, ce documentaire provoque en chacun une véritable réflexion, une véritable remise en question sur l'utilisation parfois outrageante de l'eau. Car le documentaire ne se fait pas seulement reflet d'images existantes, mais il tire la sonnette d'alarme, il se fait cri d'espoir et invite en illustrant si promptement la beauté incontestable de l'eau à protéger cette source, à la garder intacte. Réaliste, le documentaire nous présente des images à l'état brut, ainsi le public est ébahi devant ce bloc de glace s’effondrant à l'écran, devant ces êtres vivants qui font de l'eau leur espace de vie premier mais par dessus-tout devant l'histoire de ce peuple chilien qui a entretenu avec l'eau et cela durant des années une relation presque maternelle. Le documentaire nous rappelle l'Histoire de l'Homme avec l'eau, il nous fait comprendre que l'eau est vitale, primordiale, incontestablement indispensable. Guzmán personnifie l'eau, il la rend humaine et à travers son reportage il l’érige tout simplement en gardienne de la Terre. L'eau est ici protagoniste et sa place de personnage principal est tissé par un fil très particulier : le fil de la vie. Guzmán lie l'histoire des peuples avec l'eau et féeriquement de l'eau avec le tu, de l'eau avec le nous. Le documentaire nous est narré à travers des propos parfois poétiques, épris d'un certain lyrisme parfois envoûtant. De temps à autres, la parole est donnée aux rescapés de peuples anciens du Chili : la sagesse de leurs voix, la dimension épique de leur récit sublime encore un peu plus ce documentaire déjà si passionnant. Dans cette œuvre cinématographique tous le monde a la parole : l'eau comme l'homme. L'eau parle, l'eau crie, l'eau nous confie ses secrets, nous montre ses trésors cachés : une complicité se crée entre elle et nous. Si l’œuvre de Guzmán est avant tout une œuvre documentaire chargée de narrer l'histoire de l'eau, elle nous conte également celle des indigènes de Patagonie ou encore celle des premiers navigateurs anglais comme pour nous montrer que l'eau possède une histoire constituant l'essence, la quintessence de chacun d'entre nous. Guzmán réussit son pari : celui d’émerveiller et parallèlement celui de faire réfléchir sur l'avenir de la source la plus vitale dont ait besoin l'homme : la fameuse eau. Plus qu'un simple documentaire, Le bouton de nacre est une véritable œuvre artistique où la parole est plus que jamais donnée à l'eau, qui se fait personnage, qui se fait actrice, qui se fait protagoniste !
Imane Benmamar, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun.
2016/04/14 22:45 #955f-4f3d-83e1-719783e0434e
Internat d'excellence

Le Bouton de Nacre

Ce film intitulé Le Bouton de Nacre réalisé par Patricio Guzmán est sorti le 28 octobre 2015. C'est un documentaire qui dure 1h22.
Rien qu'un bouton, banal, minuscule, dérisoire. C'est le seul vestige d'une vie humaine, le dernier témoin de l'horreur, découvert incrusté dans un sédiment de coquillages, sur de la ferraille immergée depuis quarante ans, au large des côtes chiliennes. Les tortionnaires de la dictature de Pinochet faisaient ainsi disparaître leurs victimes : ils les lestaient avec un morceau de rail, et les jetaient à l'eau, mortes ou vives. L'océan est le gardien de cet atroce secret, le linceul opaque d'un peuple de noyés, d’oubliés, de niés. C'est la mémoire des années noires de son pays que le documentariste Patricio Guzmán fait remonter des fonds silencieux. Depuis La Bataille du Chili, le cinéaste a voué toute son œuvre à ce patient travail de plongeur, chercheur de vérité et de justice. De falaises de glace en bras de mer, des vapeurs mystérieuses d'un quasar perdu aux confins de l'espace jusqu'aux crépitements minéraux, quasi abstraits, d'une pluie torrentielle, Guzmán fait de l'eau le matériau conducteur de son film. Progressant par association d'idées et d'images, de témoignages et de souvenirs, cette œuvre fascinante évoque un travail psychanalytique. Le long de la frontière maritime du Chili, on remonte vers d'autres traumatismes historiques, d'autres crimes impunis : le massacre des tribus indigènes de Patagonie qui vivaient pour et par l'océan, la destruction de leur culture millénaire. Le cinéaste semble vouloir tout embrasser, tout accueillir : la vie et la mort, la violence et la rondeur du monde, dans les mêmes flots émouvants et poétiques. Cette opposition du sublime et de l'horreur montre toute la spécificité de ce documentaire qui est l’œuvre d’un génie à la fois émouvant et engagé.

Thomas Van Kerckhove, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 22:46 #7c01-43ba-924f-4986b70784d6
Internat d'excellence
Mia Madre

Margherita est une réalisatrice. Alors qu’elle est en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain, sa mère à l’hôpital est gravement malade. Elle va alterner les phases de tournage, son rôle de fille dans l’accompagnement vers la mort de sa mère avec son frère et son rôle de mère.


Ce film est paradoxal.


En effet, il déborde de vie : l'acteur américain qui joue le rôle principale dans le film réalisé par Margherita est plein de vie, drôle et très attachant. Puis il y a la fille de la réalisatrice en pleine crise d'adolescence. Sa fille représente la vie, elle est encore toute jeune, il lui reste plein de choses à apprendre et à vivre. Puis il y a Margherita qui elle vit la fin d'une histoire amoureuse, doit gérer sa fille qui vit des moment difficiles. Elle travaille sur son film également dont le tournage ne se réalise pas comme elle l’aurait voulu. Elle rencontre des difficultés avec son acteur, ingérable. Elle est en pleine création. Ainsi les moment de joie, de peine, les difficultés de son métier, sa fille, son histoire d'amour symbolise la vie.


Mais la mort y est paradoxalement très présente. En effet, la mère de la réalisatrice est à l’hôpital, grièvement malade. On sent sa mort arriver durant tout le film. Margherita cherche à être présente pour elle. Ce film ne cesse d'alterner les moments joyeux puis tristes. La mère de la réalisatrice joue alors un rôle important pour la fille de Margherita. Elle joue le rôle de transmetteur. Elle lui transmet son savoir notamment en latin. elle l'aide dans ses devoirs. Ces moments sont très importants, elle lui transmet son savoir pour pouvoir le transmettre à son tour.


La mort de celle-ci est alors inévitable personnellement je n'ai pas été très touchée par sa mère. Je pense que ce film touchera des générations antérieures à la nôtre qui s'interrogent sur la longévité de leurs parents.

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Agathe Chardon Legrand, Internat d'excellence de Sourdun
2016/04/14 22:48 #63cc-4983-b7e8-f4aa3b4c6cc1
Internat d'excellence
Mia Madre, la genèse de la renaissance de la comédie dramatique italienne

Mia Madre est un film réalisé par l’italien Nanni Moretti et sorti dans les salles en 2015. Ce film raconte l’histoire de Margherita (Margherita Buy), une réalisatrice en plein tournage d’un film social mettant en scène des travailleurs contre la fermeture de leur usine. Elle doit gérer de front l’aggravation de la maladie de sa mère, le comportement exubérant de la « star » américaine de son film Barry Huggings (John Turturro), la crise d’adolescence de sa fille et les reproches incessants de son ancien compagnon. De plus, elle tente de tenir la comparaison avec son frère Giovanni (Nanni Moretti), toujours irréprochable et attentionné dans les moments les plus durs.

Ce film s’inscrit dans la catégorie de la comédie par le fait que le réalisateur nous montre l’agonie physique et psychologique de la mère de Margherita. Elle commence déjà à faire son deuil sans le vouloir : elle est dans le déni quand elle pense toujours que sa mère peut guérir de sa maladie et accepte la mort proche quand elle prend conscience des très frèles capacités physiques qu’il reste à sa mère. À travers le deuil de sa mère, Margherita fait ainsi le deuil d’elle-même, un deuil personnel et moral qui est l’expression de la lassitude de son existence. Cette lassitude face à sa vie se voit par sa phrase fétiche qu’elle énonce à tous ses acteurs : « Sois à côté du personnage ». Cette manière de jouer, elle la répète sans cesse jusqu’à ne plus la comprendre elle-même. Le coté comique est symbolisé par le personnage de Barry Huggins. Ce personnage est un acteur américain de seconde ordre qui prétend avoir tourné avec les plus grands réalisateurs. Il n’arrive pas à jouer certaines scènes selon la volonté de Margherita, il n’arrive pas à prononcer ses répliques dans un italien correct et il trouve toujours des excuses pour masquer ses grandes carences dans son jeu d’acteur. Pour se faire, il essaye d’adopter un comportement d’acteur reconnu, réputé, égocentrique qu’il n’est pas. Il est donc la caricature de l’acteur qui se voile la face et qui persévère malgré son jeu d’acteur peu sophistiqué.
Margherita est un personnage autobiographique : Nanni Moretti a lui aussi vécu l’agonie de sa mère pendant le tournage de son film Habemus Papam. C’est donc à travers ce personnage qu’il nous montre comment il a vécu cette situation entre la pression autour de ce film et la lente agonie de sa mère. Giovanni est le stéréotype même du personnage qui va tout quitter pour aider un être cher. Il a quitté son travail pour de se dévouer entièrement à accompagner sa mère dans ses derniers moments. On retrouve souvent ce type de personnage dans ce type de film. La mère mourante est aussi un personnage type de ce genre de film. Malgré cela, l’interprétation de ce rôle est bonne, elle amène un petit vent de fraicheur et éveille de l’admiration chez le spectateur grâce à cette volonté de vivre pleinement ses derniers moments de vie.
Les scènes qui m’ont le plus marqué sont la scène à l’hôpital où Margherita force presque sa mère à se lever et à marcher mais elle prend conscience à ce moment que sa mère ne peut vraiment plus le faire. Ainsi que, la scène sur le tournage où Margherita et Barry se disputent à propos des oublis de répliques de Barry et où Margherita cède et quitte le plateau sous l’accumulation de la pression et du stress que lui cause sa vie.
Mia Madre est donc une sorte de film autobiographique où Nanni Moretti nous fait vivre une situation vécue de sa vie à travers le personnage de Margherita. Il réussit quand même à garder une dimension universelle en n’interprétant pas le rôle du réalisateur mais en interprétant un rôle plus discret mais tout de même important. La touche comique apportée par le personnage de Barry apporte de la gaieté dans ce film, ce qui donne un mélange de registres parfait. N’étant pas un adepte de ce type de films, je recommanderai, cependant, à n’importe qui d’aller voir cette comédie dramatique qui redonne du souffle à cette catégorie de film prisée autrefois par les Italiens.

Joris Badet, Première C, Internat de Sourdun
2016/04/14 22:49 #6e9c-4477-8925-c1ed835e15a5
Internat d'excellence
Mia madre, un film empli d'émotions

Mia madre est un film italien de Nanni Moretti sorti le 2 décembre 2015 au cinéma. Ce film appartient au genre drame du fait de la mort de la mère du personnage principal et comédie du fait de l'apparition d'un célèbre acteur américain qui va complètement bouleverser la situation dans la démesure et le rire et a remporté 12 nominations. Ce film met en scène une réalisatrice, Margherita, en plein tournage de son nouveau film. Mais le personnage principal n'est pas seulement une réalisatrice mais aussi une maman et a une vie privée très difficile qui s'explique par la maladie de sa mère qui a entraîné son hospitalisation et la crise d'adolescence de sa fille, Livia. Tout le long du film, on voit évoluer Margherita dans son travail où elle tourne différentes scènes de son film dont elle n'est jamais contente, à l’hôpital où est sa mère qui se porte de plus en plus mal toujours accompagnée de son frère qui est irréprochable.

Le film débute par le trajet qu'effectue le personnage principal de son travail à l’hôpital en faisant une halte pour s'acheter à manger pour elle et sa mère entrée à l’hôpital depuis peu. À son arrivée, son frère l'attendait pour lui montrer la chambre et servir le plat qu'il lui avait spécialement préparé. Ce film met donc en scène un fils dévoué à sa mère contrairement à Margherita qui est dévouée à son métier, le cinéma.

J'ai aimé ce film par sa portée universelle et réaliste qui est illustrée d'une part par le sujet de la perte de sa mère qui peut permettre à n'importe quel spectateur de se mettre à la place du personnage et d'autre part par le sujet du film tourné par Margherita qui porte sur les ouvriers d'une entreprise qui se font licenciés, ce qui correspond aussi à une vérité sur le monde dans lequel la réalisatrice vit. De plus, l'universalité se réalise dans l'omniprésence des émotions et des sentiments des personnages qui permet au spectateur de s'identifier au personnage et de vivre la scène à travers ses yeux. En effet, ce film repose sur les sentiments des personnages qui sont principalement la tristesse, l'angoisse et la colère de Margherita et des membres de sa famille qui sont opposés à la bonne humeur et à l'humour de l'acteur américain qui joue le rôle principal du film de Margherita. De plus, le rôle comique de l'acteur américain cherche à nous faire réfléchir sur le rôle social du cinéma. Cette réflexion sur le rôle social du cinéma est renforcé par l'engagement de la réalisatrice dans la société dans laquelle elle vit à travers le sujet des ouvriers malmenés dans les entreprises.
Ce film est également intéressant à travers sa réflexion sur l'incompréhension du monde après la mort de sa mère. En effet, Nanni Moretti, à travers ce film, fait une autobiographie de sa vie par le fait qu'il a lui aussi perdu sa mère. C'est pour cela que le réalisateur apparaît dans le film puisqu'il incarne le frère de Margherita, Giovanni mais la vision du réalisateur est la vision de Margherita face au monde. En effet, à travers le personnage de Margherita, le réalisateur montre que son métier l'accapare au détriment du soin qu’elle apporte à sa famille et ses proches. C'est pour cela que Margherita se sent coupable de ne pas avoir consacré assez de temps à sa mère comme pour refléter les regrets du réalisateur. Ce film s'inscrit donc dans l'œuvre du réalisateur à travers la dimension autobiographique qui existait déjà dans La chambre du fils où il mettait en scène ses doutes et ses cauchemars.

Le point fort de ce film est pour moi la mort de la mère car cette scène constitue à la fois l'apogée de l'expression des sentiments et une prise de conscience du personnage principal. En effet, la réalisatrice apprend la mort de sa mère en plein tournage d'une scène de son nouveau film ce qui la bouleverse complètement. Cette scène nous montre pour la première fois la sensibilité du personnage. De plus, cela constitue une prise de conscience du personnage à travers le fait qu'elle n'écoute pas ses proches et sa famille.

La fin du film s'ouvre sur l'entrée de Margherita dans la bibliothèque de sa mère défunte comme pour se ressourcer et lui demander pardon de ne pas avoir été assez là pour elle. Le film se clôt par un plan de Margherita en pleure regardant un vieux livre posé sur le bureau.

Pour conclure, ce film est intéressant de par son universalité, l'importance des sentiments des personnages mais également par la réflexion sur l'importance du cinéma et son rôle dans la société. Un film autobiographique bouleversant, à voir absolument.
Manon Porchon, 1ere C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 22:50 #6ed7-4a7c-8e07-5a048dc22267
Internat d'excellence
Mia Madre


Le film Mia Madre est une mise en abîme évidente d'une réalisation cinématographique. C'est un mélange de la vie privée et professionnelle de Margherita, réalisatrice en plein tournage, qui est ici narré. Une vie personnelle bien agitée par la maladie de sa mère qui s'en suivra de sa mort, par la crise d'adolescence de sa fille et par sa relation conjugale qui est mise en danger. Une vie professionnelle tout aussi agitée, la réalisation d'un film qui vise à représenter une certaine réalité, mais également, les pertes récurrentes de mémoire d'un grand acteur américain qui joue dans ce film. La vie professionnelle de cette jeune femme va empiéter grossièrement sur sa vie personnelle, c'est notamment son couple qui va en faire les frais. Pour se consacrer à son film, la réalisatrice a décidé de quitter son mari pour quelques temps. Cette prise de pouvoir des obligations professionnelles est, ici, notamment symbolisée par une scène où un acteur de son film, s'invite chez elle, à table avec son mari et sa fille. La vie privée empiète, elle aussi sur le monde professionnel, dans le sens où la maladie et la mort de la mère de la protagoniste vont marquer un relâchement dans son travail. C'est un personnage usé qui nous apparaît au fur et à mesure que la maladie de sa mère s'amplifie. Durant tout le film, on assiste à une comparaison entre Margherita et son frère. Ce frère, Giovanni, très discret et très présent est joué par Nanni Moreti en personne : est-ce une façon pour lui de prolonger le deuil de sa propre mère qu’il a perdu il y a peu de temps ?
SANGARE Matoma, 1C, Internat de Sourdun
2016/04/15 00:21 #9d76-4230-bcbf-4379042f0ca7
Lycée Guez de Balzac
Matthieu DUSSAIGNE 2°8 – Français
Le bouton de nacre, Documentaire réalisé en 2015 par Patricio Guzmán.
L’eau, l’origine de la vie sur Terre. Voilà le fil conducteur de ce documentaire au caractère poétique et même assez nostalgique : beaucoup d’éléments nous font pénétrer dans le documentaire : l’atmosphère, la musique, l’image… Il possède cependant un caractère plus « cinématographique » qu' un documentaire scientifique passant à la télévision.

En partant d’un bouton de nacre, celui retrouvé au fond de l’océan Pacifique, narrant l’histoire du voyageur chilien Jemmy Button qui n’apparait qu’au milieu du film, le réalisateur Patricio Guzman montre sa fierté envers ses origines ainsi que sa volonté de nous dévoiler son univers plein d’imagination. En effet, c'est un documentaire unique, Guzman nous embarque dans un monde hors du temps, décalé de la société moderne, jouant entre les éléments de la nature et l’histoire de l’Homme. Après Nostalgie de la lumière, le réalisateur nous présente un nouveau film sur l’Histoire du Chili, sur ses injustices, sa terre et son ciel mais surtout son rapport à l’eau.

Le film débute par un gros plan sur une pierre de quartz avec des plans rapprochés, longs puis changeants et des transitions en fondu. Le quartz, une pierre transparente, nous montre ici la symbolique de tous les éléments apportés dans le documentaire : presque rien n’est innocent. Car cette pierre évoque la pureté, brillante et translucide comme une goutte d’eau, elle était considérée par les peuplades amérindiennes comme susceptible d'évoquer le céleste, le surnaturel, le fait de voler mais surtout le feu et était utilisée pour éloigner « les mauvais esprits » : c’est-à-dire la vie de ces anciennes populations. En cela même si le début du film est assez lent, cette pierre parle puissamment.
Ce qui installe progressivement la singularité du film. Une poésie, une « divagation » sur des sujets étroitement liés : l’eau et l’univers, notamment au début, de par les paysages naturels et purs, mais aussi l’espace et l'atmosphère irréelle. En effet, le cinéaste propose de revenir aux faits de l’Histoire et donc à des sujets tabous (avec un sentiment d’amour pour son pays). Il utilise un scénario complexe possédant des thèmes très nombreux et variés, mais aussi cette ambiance de simplicité, de « retour aux sources », presqu’une atmosphère lunaire et est appuyé par un panel d’artistes très intéressants et leurs témoignages. Nous pouvons vraiment retenir une scène du film, celle où l’artiste Emma Malig réalise une carte entière du Chili, présenté comme une île. On se demande ce qu’elle veut faire et puis les plans se déroulent et elle nous présente cette carte magnifique.

Les différentes scènes nous laissent voir de nombreux témoignages : des Patagoniens, des victimes de la dictature, des artistes (comme le poète Raul Zurita, la plasticienne Emma Malig) qui ont tous un rôle très important dans ce film, qui en quelque sorte rattrapent le passé du Chili. Ils créent, chantent, racontent leur histoire (et alimentent le « délire du réalisateur »). Par exemple, la femme Kawesqar dit une série de mots dans cette langue ancienne : moments certes longs mais montrant le vrai travail du réalisateur et des journalistes (ici assez engagés) qui ont vraiment trouvés des pépites en termes de renseignements.

Les plans sont longs, très imagés et marqués par une qualité d’image et de contenu assez magnifique : les paysages chiliens sont d’une extrême beauté, parfois éclatants de couleurs, parfois grisonnants ; les vues en panoramiques sont multipliées ainsi que les travellings en bateau évoquant les petites embarcations si chères aux indiens de Patagonie rattachés à un rapport vital à l’eau. La force de l’image est très utilisée, images accompagnées de sons parfois très variés.
Ensuite, le réalisateur, ou plutôt le narrateur (présenté comme d’origine chilienne), nous parle de l’Histoire chilienne qu’il n’a pas vécue. Ce qui représente un signe de respect et de recul très important dans ce film. Avec sa voix envoûtante, il fait beaucoup de parallèles entre l’eau témoin de l’Histoire, l’espace (« Est-ce que dans d’autres galaxies, la loi du plus fort règne de la même façon ? »), son enfance évoquée à l'aide du souvenir de la perte d'un ami proche…

Le jeu des contrastes est également très utilisés : les couleurs des paysages et la météo rude amérindienne, la modernité des images (notamment spatiales) face aux photos en noir et blanc, la dure réalité de l’Histoire du Chili face au vide de l’espace et à la pureté de la nature. A l’image de ce désert d’Atacama déjà utilisé par P. Gúzman : l’observateur du ciel portant les marques et la poussière du passé.

Le documentaire est plutôt optimiste malgré les sujets développés concernant l’Histoire des Indiens de Patagonie et de la dictature de Pinochet. On peut y voir les photos en noir et blanc des visages des tribus, des rictus, des familles ruinées par la colonisation, des images violentes et accompagnées de sons brutaux. Ces scènes longues sont coupées par des scènes de paysages, de la mer avec des sonorités agréables à entendre. Toutes plus longues que les unes que les autres, ces successions de photographies sont renforcées par des reconstitutions assez discutables bien que miroirs de la réalité, par exemple le fait que les corps soient jetés dans l’eau… En effet il se termine sur une reproduction de la disparition des corps sous la dictature. Ceci est suivi par la démonstration de l’équipe de récupération des corps dans l’océan : sur l’un des cadavres, on retrouve un bouton de nacre, la boucle est bouclée, c’est le dénouement de l’histoire que veut nous raconter Patricio Guzman.

De plus, nous pouvons dire de ce long-métrage qu’il est à la fois d’une simplicité impressionnante, les paroles, les images sont hors du temps, et d'une grande complexité, le réalisateur réussit à traiter énormément de sujets à la fois mais à les présenter de manière agile et fluide. Il permet de traiter dse sujets graves de manière d’une part très culturelle, et d’autre part dans une ambiance pacifique, voire même patriotique.

Finalement, au cours de ce documentaire, il faut suivre le narrateur qui passe d’un sujet à l’autre, d’une comparaison à l’autre. C’est en ça que c’est un film difficile à regarder, à apprécier en tant que tel, puisqu’il est impressionnant d’originalité : parfois lourd de contenu, il possède quelques scènes très longues : le charme opère ou n’opère pas. J’ai effectivement apprécié regarder ce documentaire et notamment apprendre de nombreuses choses pendant tout la durée du film.
Mathieu Dussaigne, seconde 8

2016/04/15 00:21 #ba42-4e13-9d17-21917e1e2eba
Lycée Guez de Balzac
Arnaud Hérault Seconde 8
Le Bouton de nacre :
Le réalisateur chilien Patricio Guzman nous présente un documentaire à la découverte de l’eau et du rapport de son pays avec celle-ci après avoir réalisé Nostalgie de la lumière qui portait sur le désert d’Atacama.

La scène d’ouverture nous intrigue : un bloc de quartz âgé de plusieurs milliers d’années avec des gouttes d’eau à l’intérieur. La deuxième scène, magistrale, sur les îles de Patagonie nous fait croire que ce documentaire sera scientifique. Puis, les images de synthèse du Cosmos représentant l’arrivée de l’eau sur la Terre nous confortent dans cette idée.
Le réalisateur parle aussi de lui et de l’eau comme lorsque un ami d’enfance fut emporté par les vagues mais aussi de son pays et de la carte de celui-ci déroulé : « C’est la première fois que je vois mon pays en entier ! ».
Le documentaire devient anthropologique : le réalisateur se rappelle de ses cousins éloignés Kawésqar, ou autres membres des tribus autochtones de Patagonie, tous marins, disparus à l’arrivée des colons blancs par la « chasse à l’indigène », les maladies apportées par les Blancs, les mauvais traitements et finalement un génocide qui ne dit pas son nom. Gabriela, survivante au visage fatigué par les ans, nous apprend qu’il n’y a ni « dieu », ni « police » chez eux.
Le réalisateur nous montre les liens terribles entre différents moments de l’Histoire chilienne : une supernova explose lorsque la dictature s’établit au Chili, les opposants au régime sont incarcérés sur l’île de Dawson, dans l’établissement où les Indiens furent internés. Mais encore, ce bouton de nacre d’un opposant retrouvé sur un rail dans la mer alors que c’est un même bouton qui embarqua Jemmy Button, Indien, pour l’Angleterre et lui fit perdre son identité, sonnant le déclin de sa civilisation.
L’émotion est également présente : les images inoubliables d’un hélicoptère de l’armée qui jette à la mer des mannequins enveloppés de sacs de patate, un rail sur la poitrine… Et dire qu’il y a trente ans, ces mannequins étaient des hommes…
Les interventions utopiques et engagées du poète Raul Zurita amènent un peu de douceur et de droiture dans ce combat contre l’omerta de la dictature avec sa phrase : « Laisser mourir les morts pour permettre aux vivants de vivre... ». Les chants marquants et étranges du chanteur nous laissent songeur : et si les Indiens avaient été envoyés sur une autre planète, pleine d’eau, vivre en paix comme le suggèrent les intervenants ?
On est surpris par la tournure des évènements. L’ennui peut venir vite sauf si l'on est bien concentré et les sous-titres de ce film en espagnol achèvent de perdre le spectateur à l’esprit vagabond lors de cette séance !
La réalisation est typiquement documentaire : des belles images du Chili et de la Patagonie, une voix off douce et des personnages au naturel, sans maquillage mais avec un peu d’éclairage.
La mer est le lien entre tous ses sujets : la mer qui tue, la mer qui cache les morts ou les rejette par ses courants, la mer traversée par les Indiens, celle délaissée par les Chiliens pour l’industrie terrienne.
Patricio Guzman dresse un portrait tourmenté de son pays natal à la fois sociologique, historique, anthropologique et finalement peu scientifique contrairement à ce que le début pouvait nous laisser croire, en quête de vérité et de justice après la dictature, beau par ses paysages mais malheureusement pas assez rythmé avec ses différents sujets, complexes qui sont liés par un mince fil conducteur, l’eau.
Arnaud Hérault seconde 8
2016/04/15 09:58 #38a0-450a-a650-47562cea1e0e
Lycée Jean Michel

C'est grâce à cet ancien peuple du Chili, presque inconnu de notre société actuelle en Europe que l'on réalise vraiment que tout est eau. C'est ce clan si simple, glorifiant l'eau qui est aussi univers, que la misère n'épargne pas. De belles photos permettent au début de voir comme la vie semblait simple et remplie de bonheur. L'arrivée des colombes signe l'arrêt de leurs libertés, les sourires disparaissent, les corps sont enchaînés : photos et vidéos montrent alors la tristesse et l'abattement. Le mélange d'images de maintenant et d'avant enrichit le film et permet de se rendre encore plus compte de ce qu'il s'est passé. Ce long métrage est d'autant plus bouleversant que l'histoire de ce pays nous est inconnu alors qu'il est arrivé des choses importantes et graves que nous devrions savoir et ne pas oublier pour ainsi leur rendre honneur.

Elsa, 1L, lycée Jean Michel, Lons-le-Saunier
2016/04/19 10:04 #f8bb-482f-b1dc-3eb62149eb87
Lycée A. Fresnel
Le Bouton de Nacre



Le Bouton de Nacre est une histoire sur l'eau, le cosmos et nous. Le Bouton de Nacre réalisé par Patricio Guzman est un documentaire chilien sorti le 10 novembre 2015. Le film est passionnant : il parle de la vie des Chiliens à travers différentes époques. Ce peuple s'appelle le peuple de l'eau. Le réalisateur a fondé une partie de l'histoire sur la Patagonie pour montrer comment un groupe d'humains a réussi à survivre pendant 10 000 ans sous le froid ; aujourd'hui, il reste une vingtaine de survivants. Ce film nous montre qu'au Chili il n'y a pas que des Chiliens mais il y a différents groupes (les Haush, Kawéskaret, Sélknam). Ces personnes étaient des nomades.
C' est grâce à ce petit voyage dans le temps que ce film devient enrichissant et intéressant pour notre vie car maintenant on sait plus de choses sur le Chili et son histoire. On nous apprend aussi dans ce film pourquoi le réalisateur a choisi ce titre pour son film car des chercheurs ont retrouvé au fond de l'eau deux boutons de nacre près des côtes et c'est comme ça que le film commence.
Mais au début je ne comprenais pas pourquoi il parlait du bouton de nacre je ne l'ai compris qu'à la fin quand on nous montre l'histoire de Jimmy Button qui a échangé sa liberté pour un bouton de nacre pour devenir un marin anglais ; mais après avoir reçu une éducation anglaise, il est retourné dans son pays natal (le chili). Cependant Jimmy Button n'était plus le même à cause de ce qu'il avait vécu en Angleterre.
Depuis la découverte des deux boutons, on dit que l'eau a une mémoire mais aussi une voix mais aussi que la mer est un cimetière. C'est une histoire bouleversante mais précise, c'est pourquoi on peut le retrouver dans les archives du génocide à l'époque de la Dictature 1980. Je vous incite à aller le voir car c'est un documentaire extraordinaire et passionnant.

Eugénie Adé 1ère S3
(Lycée A. FRESNEL, CAEN, histoire des arts)
2016/04/26 20:49 #fc14-4733-9c26-6d4a5cf9e049
Lycée Camille Claudel
Magnifique. Un film qui nous parle de l'eau, un élément matériel, et qui passe à l'histoire de tout un peuple. Tout semble très naturel sans doute pour se rapprocher le plus de la réalité et de la vie des Indiens qui joue une part majeure dans le documentaire. C'est un film émouvant qui parle de la disparition, de la langue et d'un peuple. Beaucoup de sentiments qui sont amplifiés par le fait que pour notre génération, nous n'en avons, pour la plupart, pas entendu parler.
Le jeu avec l'eau est magnifique, à certains moments, on ne sait plus dans quel sens on se trouve.
Les Indiens pensaient que quand ils mourraient ils devenaient des étoiles, c'est une croyance très pure, et ces images étaient belles.
Le seul point négatif serait la lenteur au début du film mais la suite en vaut vraiment la peine, un film de toute beauté.
Pour faire une brève conclusion, c’est un film qui se regarde sans se forcer, qui montre l'histoire d'une langue, d'une peuple qui disparaît. Qui nous apprend des choses, qui nous fait nous poser des questions. Personnellement, lorsque je suis sortie de la salle de projection, j'avais le cœur lourd mais en même temps j'étais fascinée et voulais savoir encore plus de leur vie, quelles étaient leurs « relations » avec les astres, l’eau, leurs tenues, leurs chants. Beaucoup de questions qui, malheureusement, ne trouveront, sans doute, pas de réponse.
2016/04/28 20:38 #3f0b-44c6-9e97-6b07e142d082
Lycée Scheurer Kestner
Quel rapport entre le Chili et un bouton de nacre, entre le cosmos et l’histoire de la Patagonie ? Des questions auxquelles Patrizio Guzman répond dans LE BOUTON DE NACRE, son dernier documentaire sorti en 2015 qui a remporté l’Ours d’argent du scénario au Festival de Berlin.

Le film commence par une séquence sur une goutte d’eau prisonnière d’un bloc de quartz depuis des millénaires et qui refuse de s’évaporer. Toute la première partie du film est dédiée à l’eau, son apparition sur Terre, son omniprésence, son importance, ses formes diverses, sa beauté. L’eau est le moteur de ce film, que ce soit dans le cosmos, dans les glaciers ou dans les fjords de Patagonie. Selon Guzman, l’eau a, comme la terre une mémoire, et elle se souvient de la tragique histoire du Chili.

La seconde partie du documentaire éclaire le sombre passé du Chili. D’abord, la colonisation brutale et meurtrière, le génocide des populations indigènes de Patagonie. En effet, ces peuples vivant en accord avec la nature et l’eau, ont été victimes d’une véritable chasse à l’Homme. Les colons gagnaient une livre pour chaque Indien tué. Ce peuple comptant plus de huit mille indigènes au 18e siècle a vu la quasi-totalité de sa population disparaitre, ils ne sont plus que vingt aujourd’hui. Deux de ces survivants figurent dans le film. Le témoignage d’une de ces survivantes Kawesqars m’a touché. Lorsque Guzman lui demande comment on dit « Dieu » dans leur langue, elle lui répond qu’ils n’ont pas « ça » dans leur culture. Cette réponse montre bien que ces peuples étaient en accord avec la nature et n’avaient pas besoin d’une divinité pour vivre en harmonie et expliquer leur place sur terre. Le Chili connait ensuite le coup d’Etat de Pinochet en 1973 qui va à son tour déporter ses opposants dans des camps pour les torturer et jeter dans l’océan des corps de résistants.

Le rapport entre le bouton de nacre, l’eau et ces génocides ? Patricio Guzman nous raconte alors l’histoire de Jemmy Button, un jeune indien qui a été arraché à sa terre qui a été payé avec un bouton en nacre, d'où son nom. En effet, en 1830, le capitaine Robert FitzRoy capture quatre indigènes de la Terre de Feu à la suite du vol de son bateau. Jemmy Button est l’un d’entre eux. Il est élevé en Angleterre et ramené dans son pays natal quelques années plus tard alors qu’il s’est adapté aux normes occidentales et finit sa vie dans une déchéance totale. Son histoire marque le début de la fin de la civilisation autochtone. Le titre du film est également lié à la découverte d’un bouton de nacre attaché à un rail retrouvé au fond de l’océan qui s’est décroché de la chemise d’un opposant politique.

Ce film est d’une beauté singulière. Dans la première partie du documentaire, je me suis sentie minuscule devant l’immensité des glaciers d’un bleu envoutant et du cosmos, des étoiles, de la galaxie. Tout au long du film, la voix off du cinéaste m’a ensorcelée, elle est rauque et douce à la fois. L’espagnol, la langue parlée au Chili donne de la poésie à ce fascinant documentaire de Patricio Guzman.

Marie Chapot, 1ES1, Lycée Scheurer Kestner, Thann
2016/05/03 10:32 #3843-4e81-8bf8-b33de9b4283c
Lycée Charles Hermite
Par Nathan, Tiffany, François et Anaïs, TL du lycée Charles Hermite, Dieuze

Un film dont la trame est l’eau, voici le pari fou de Patricio Guzman. Mais comment montrer cet élément indispensable, indissociable à la vie, fil conducteur de ce documentaire intitulé Le Bouton de Nacre ? Sorti dans les salles obscures en octobre 2015, il est traité sur un ton à la fois poétique, scientifique et philosophique. Le Chili natal de Guzman devient dès lors pendant plus d’une heure, le lieu d’exposition de cet élément vital.
Ce choix n’est évidemment pas anodin. Qui mieux que le Chili et sa domination mondiale en termes de côtes maritimes pour prétendre incarner cette expérience à la fois lyrique et engagée ? Nos yeux ébahis par la beauté des images presque documentaires coïncident avec une succession de plans naturels mêlés à de fascinantes images cosmiques pour souligner l’importance vitale de l’eau. Mais le plus troublant pour le spectateur réside du fait qu’à travers les séquences, elle semble nous parler, nous délivrer un message comme si l’eau devenait alors pour l’homme une soif poétique. La scène où un anthropologue tente d’établir une communication avec l’eau nous a beaucoup marqué. Très vite le film nous apprend que l’eau est l’identité même de la civilisation chilienne. Ainsi pour certains peuples comme les « kawesqar » dont nous entendons d’émouvants témoignages, l’harmonie aquatique est la clé même de la culture. Toutefois cet attrait voué à l’eau est très vite contrasté par un sinistre passé : c’est par les routes maritimes que les colons ont débarqué au Chili et ont asservi les populations locales.
Mais vous nous direz alors, quel est le lien entre ce film et son titre ? Et bien il faut dire que ce bouton de nacre (on ne peut plus anodin) devient alors le symbole fort de toute l’histoire que peut renfermer l’eau. C’est par cet objet qu’a été achetée la liberté du célèbre indigène Jemmy Button mais c’est aussi par lui qu’une victime de la révolution contre Pinochet a été découverte liée à un rail de chemin de fer. La puissance créatrice de l’eau devient alors une page tragique de l’histoire. Guzman parvient à la fois à nous fasciner par l’importance de l’eau tout en nous apportant un message de postérité sur la violence arbitraire qu’ont subi les habitants de Chili.
Malgré quelques lenteurs, Le Bouton de Nacre ne peut nous laisser indifférent tant son message poétique et politique est brillamment lié sans pour autant sombrer dans des clichés manichéens. Loin des blockbusters américains, ce film est un témoignage poignant de la Patagonie. Mais que peuvent bien valoir nos mots car seule l’eau renferme tous les secrets de ce sublime documentaire, qu’elle seule peut nous témoigner.
2016/05/03 10:36 #e45c-40a7-a05c-615c0f564727
Lycée Charles Hermite
Tout en haut du monde




Une odyssée poétique et enchanteresse digne des romans d'aventures de Jules Verne, voilà comment l'on pourrait aborder cet humble film d'animation de Rémi Chayé. Tout en haut du monde nous en effet conte le voyage initiatique d'une jeune aristocrate russe du nom de Sacha dans la Russie du XIXème siècle. Jeune fille audacieuse, cette dernière n'a qu'un seul but: retrouver le prestigieux brise-glace «le Davaï» de son aïeul Oloukine, parti à la conquête du pôle Nord. Mais devant l'hostilité du prince Tomsky, le nouveau conseiller scientifique du tsar, Sacha décide de s'émanciper de son cocon familial et de partir seule à la recherche du «Davaï» avec pour simples bagages les boucles d'oreilles que son grand-père lui avait offertes et un manuscrit de la localisation de ce dernier. Commence alors pour Sacha une aventure aux antipodes de sa vie de noblesse mais sa détermination sera toujours à la hauteur de son affection pour son grand-père et sa ferme volonté de retrouver l'honneur de sa famille aussi. Tout au long de son périple, Sacha va peu à peu rentrer dans le monde adulte et même s'imposer face au caractère hargneux du capitaine Lund et de ses marins ainsi qu'elle le fera contre l'indifférence de Larson qui, tous, accepteront finalement d'entamer les recherches du «Davaï» comme un symbole. Sacha parviendra à assagir ces rudes personnalités. Bien plus qu'un périple parsemé de dangers; c'est une quête vers le bonheur, un chemin vers la joie bien illustrée par la dernière scène.



La simplicité de l'image et le jeu des couleurs proposent une plastique admirablement émouvante et attrayante. La musicalité n'est pas non plus en reste et contribue à l'harmonie de cette «invitation au voyage». Quant à la finesse et la délicatesse du doublage de Sacha par la jeune actrice française Chirsta Theret (distinguée notamment dans le rôle de Déa dans l'adaptation d'Améris de L' Homme qui rit), l'histoire à la fois singulière et proche des histoires de notre enfance, devient un émerveillement des yeux et des oreilles.



Tout en haut du monde est donc une très belle surprise du cinéma d'animation français de ce début d'année. Ces 80 minutes s'écoulent sans lenteur et parviennent à nous offrir un joli moment dans les salles obscures. Bien que parfois naïf, ce défaut se sublime en qualité à nous rappeler les contes que l'on nous narrés avant de dormir. Mais d'ailleurs n'est-ce pas le but de l'animation de nous enchanter ? Tout en haut du monde émerveillera à la fois les petits et les plus grands qui ont soif d'un cinéma d'animation de qualité. Peut-être pas un chef d’œuvre, ce film proposera néanmoins une excellente parenthèse dans le quotidien de quiconque aime la magie et le charme et désire s'évader dans un moment exquis !



GOTTI Audrey

MARANDE Chloé

STREIFF Delphine
MULLER Nathan
2016/05/03 10:42 #5dfb-453b-b895-60e27efde6df
Lycée Charles Hermite
Par Audrey, Chloé et Delphine


Fatima est un drame français de Philippe Faucon, sorti le 07 octobre 2015.

Dans ce film éponyme, le réalisateur nous plonge dans le quotidien d'une mère immigrée, travaillant comme femme de ménage afin d'assurer l'éducation et l'avenir de ses deux filles. Souad, une adolescente de quinze ans, semblable à de nombreuses jeunes filles de banlieue, en quête d'identité, est déchirée entre le modèle maternel dont elle a honte et les illusions de la société de consommation. Nessrine, dix-huit ans, sérieuse étudiante, vient d'intégrer la première année de médecine.

La première scène du film s'ouvre sur cette famille à la recherche d'un appartement pour l'aînée, et déjà apparaissent les premiers signes des inégalités sociales contre lesquelles elles devront lutter. Ce film présente un caractère réaliste. Il dénonce les stéréotypes tout en les évitant grâce à une caméra pudique qui nous fait pénétrer dans l'intimité des personnages.

Dans son quotidien, Fatima est dénigrée tant par les Français à cause de ses difficultés linguistiques, que par les femmes de sa communauté, jalouses de la réussite de la fille.

Cependant, lorsqu'elle écrit en arabe, nous pouvons percevoir l'intelligence de cette femme sous-estimée. Le réalisateur a fait le choix de faire des gros plans sur ses lettres, créant ainsi un effet de complicité avec le spectateur.



Ce film, pour lequel nous avons eu un coup de cœur, est une franche réussite. Nous vous le recommandons vivement.

2016/05/03 10:56 #9ed8-4946-8f6d-256a40d8145b
Lycée Charles Hermite
Adaptée d’une bande dessinée de Camille Jourdy, Rosalie Blum, comédie réalisée par Julien Rappeneau est une belle surprise du cinéma français de ce début d’année. Le scénario tout en légèreté relate le parcours de trois personnages tous aussi différents les uns des autres.
D’un côté Vincent Machot, interprété par Kyan Khojandi (révélé dans la série Bref), un coiffeur d’une trentaine d’années qui est toujours ancré dans le cocon familial sous la tutelle pesante de sa mère. Sa vie va basculer le jour où une réminiscence resurgit à la rencontre de Rosalie Blum, une femme aussi mystérieuse que banale qui s’avère cacher un lourd passé. Cette rencontre crée l’envie de découvrir l’identité de l’un et de l’autre. La volonté passionnée de Vincent d’enquêter sur Rosalie va le mener à rencontrer de nombreuses embûches.
Un nouveau personnage va faire son apparition : Aude, une jeune femme d’une vingtaine d’années à la recherche de son identité dans un monde où la famille et le travail sont en contradiction avec ses valeurs.
Ce qu’il faut retenir de cette douce fable poétique dans le quotidien banal de la vie, c’est avant tout la recherche d’un bonheur qui est le signe de l’amour, de l’amitié du simple fait de profiter de tout ce qui nous entoure. Ainsi le spectateur est attaché à ces trois personnages à la fois drôles et émouvants.
Nous n’oublierons pas les personnages secondaires (comme Anémone qui interprète la mère de Vincent) qui font naître des sourires enfantins mais qui nous amènent aussi à réfléchir sur le regard mère-enfant sous divers angles.
La focalisation interne répétitive des protagonistes contribuent à l’originalité de cette trame mélancolique et bienveillante.
Rosalie Blum est une véritable bouffée d’oxygène pour le spectateur baigné dans un quotidien oppressant. Ce « feel good movie » est une parenthèse enchanteresse même si le scénario peut paraître un zeste romancé ou « fleur bleue ». Mais ne nous acharnons pas sur ce point car la magie des salles obscures possède cette puissance merveilleuse de nous permettre de nous évader un temps du cours de la vie ; et Rosalie Blum est tout simplement une ode, un hymne du bonheur !

Nathan, Mélanie, François et Anaïs
2016/05/04 09:52 #d8b5-4308-b21f-02ed88e2a6a1
Lycée Jean Racine
Les élèves de 2de1 du Lycée Jean Racine de Montdidier (80) ont été surpris par le genre du documentaire qu'ils connaissent peu. Le film leur a d'abord semblé lent et ennuyeux mais ils ont quand même été séduits par la beauté fascinante des paysages chiliens et surtout par l'histoire du Chili, et la dictature de Pinochet.

Laissons la parole à quelques élèves :

Le film documentaire chilien réalisé par Patricio Guzman est composé de trois parties.
La première est un défilé d'images centrées sur l'eau et le cosmos. Ce passage est le plus poétique, on ne peut que contempler.
La seconde partie est basée sur la géographie du Chili. Cette étape est très instructive car une artiste à travers une de ses œuvres présente le Chili et ses frontières maritimes.
Et la troisième est un concentré d'histoire sur le peuple des Indigènes, sur leur colonisation, le génocide et la dictature du général Pinochet. Ce passage est le plus touchant des trois car une reconstitution de la torture subie est montrée à l'écran.
J'ai beaucoup apprécié ce film car il nous raconte l'histoire d'un peuple méconnu par rapport à celle des Indiens d'Amérique du Nord. Les interviews des prisonniers ayant vécu la torture mise en place sous la dictature m'ont beaucoup touché. Ces prisonniers racontent leur histoire avec une dignité sans égale et ils font preuve d'une grande pudeur.

Critique de Damien S.




Nous avons tout d'abord trouvé la première partie de ce film légèrement ennuyeuse et un peu trop lente à notre goût même si elle était tout de fois très instructive : nous avons beaucoup appris sur le Chili, sur son peuple, sa géographie, ses paysages ; c'est un pays que l'on ne connaissait pratiquement pas. Les différentes photographies de tous ces paysages de volcans, de mer, de glaciers, de montagnes étaient magnifiques.
Nous avons ensuite beaucoup apprécié la deuxième partie de ce film qui raconte l'histoire du Chili. Cette partie nous a vraiment touchées et bouleversées. Les témoignages des différents rescapés indigènes de Patagonie nous ont donné beaucoup d'émotions ; leurs visages restent dignes malgré ce qu'ils ont vécu, leurs paroles sont pleines de vérités et leurs témoignages sont poignants. Certains rescapés disent également que l'eau, la mer en particulier est omniprésente, c'est par elle qu'est arrivée la colonisation et c'est aussi elle qui servira de cimetière à environ 1400 personnes lors du régime Pinochet. L'eau est le fil conducteur de ce film.
La partie sur l'extermination de ces 1400 personnes apparaît vraiment triste et troublante et c'est lorsque l'on découvre ces deux mystérieux petits boutons de nacre sur les rails qui entourent les victimes jetées au fond de l'océan Pacifique que l'on a réellement compris le titre de ce documentaire. A travers ce film rempli d'émotions et de poésie, l'auteur parvient à rendre hommage aux rescapés et aux morts du Chili, il a voulu dénoncer les crimes commis envers des innocents et ne veut surtout pas que l'on oublie la souffrance des personnes torturées puis jetées à la mer comme de vulgaires paquets.
Le réalisateur Patricio Guzman réussit à nous faire découvrir l'histoire de son pays chargée de secrets et de non dits.

Crritique de Léa L. et Léa W.


Le Bouton de nacre réalisé par Patricio Guzman est un documentaire retraçant le parcours de deux boutons de nacre retrouvés au fond de l'océan Pacifique : ils retracent et relient aussi deux histoires dramatiques de meurtres au Chili.
Il nous raconte l'histoire de peuples indigènes anéantis par la colonisation et ensuite le récit des torturés sous Pinochet.
Je dois avouer que ce documentaire a été l'un des plus beaux que j'ai vus.
La seule chose que l'on pourrait reprocher à ce film est sa lenteur , le début semble en effet interminable. J'ai vraiment eu peur de m'endormir mais très vite, lorsque les paysages apparaissent, il n'y a plus d'ennui. Quelqu'un qui aime l'histoire et la géographie ne peut qu'aimer ce documentaire.
Tout est troublant, voire émouvant : les paysages, les histoires, les rencontres.

Fannie T.



Le documentaire Le Bouton de nacre de Patricio Guzman est sorti en 2015 dans les salles de cinéma. Ce film documentaire nous parle de l'extermination des Indiens et aussi de la dictature de Pinochet et des massacres qu'il a perpétrés contre ses opposants . L'eau est le fil conducteur de l'histoire de ce long-métrage car c'est au fond de l'Océan Pacifique que l'on retrouve un élément et plus précisément un bouton. Il va permettre aux spécialistes de reconstituer une période du Chili et montrer que l'eau garde les traces de toute la violence de ces événements.

Le film est divisé en deux parties. La première replace le Chili géographiquement et permet de montrer toute la beauté de ce pays tout en nous dévoilant les différents paysages qu'il abrite.

La deuxième partie raconte l'histoire du Chili, notamment la dictature de Pinochet et les crimes commis contre ses opposants. Elle nous parle également du massacre perpétré à l'encontre des Indiens, de leur vie et de leur coutume.

Concernant la réalisation, les plans d'ensemble sont très longs et très variés, ce qui permet de mettre en valeur toute la splendeur des paysages capturés. La Patagonie est magnifiquement filmée vue du ciel.

Les personnages qui témoignent sont filmés en gros plans et montrent sans artifice leur vrai visage, notamment celui d'une des dernières représentantes de la tribu Yagan.

Les couleurs sont magnifiques et très vives, à la fois chaudes et froides. Des insertions de photographies de missionnaires et d'explorateurs de la fin du XIXème siècle sont présentes. L'utilisation de ces photos en noir et blanc donne plus d'intensité encore à l'évocation de la vie des Indiens.

Une voix « off » retranscrit efficacement l'émotion du drame vécu par ce pays pendant cette période tout en expliquant clairement le déroulement du documentaire. La musique tient également une part importante dans ce film ; la pluie, l'eau qui coule, les craquements de glace nous font bien ressentir la dureté de l'endroit.

Ce film est donc très intéressant d'un point de vue culturel car on apprend beaucoup de choses sur l'histoire du pays, à travers des témoignages et des souvenirs, des images de portraits et de paysages superbes.

Critique de Nicolas R.
2016/05/16 21:00 #f4e8-43e9-9ec3-8779770489d5
Lycée O. Redon
Dans son dernier film documentaire, Patrico Guzman évoque l'histoire de son pays le Chili depuis le génocide des derniers amérindiens de Patagonie jusqu'aux victimes de la dictature de Pinochet. Le thème de l'eau va servir de fil conducteur entre ces deux événements tragiques.
Dès le début de son introspection, le réalisateur nous plonge au cœur des glaciers avec des plans époustouflants dont le son des craquements de la glace nous immerge encore plus au plus profond de cette terre sauvage.
Dans cette immensité, un puis deux boutons de nacre vont faire leur apparition. Le premier a servi aux colons hispaniques pour amadouer un indien, un certain Jimmy Button et le pousser à les suivre jusqu'en Europe. Comment imaginer son retour après des mois d'acculturation forcée?
Le deuxième bouton de nacre va nous permettre d'en connaître un peu plus sur les horreurs perpétrées par le dictateur Pinochet dans un temps plus proche.
Ce film met donc en avant une histoire méconnue pour la plupart des élèves et c'est bien ça l'un des mérites de ce prix: découvrir, aller à l'encontre d'autres cultures...
La classe de TASSP
2016/05/18 08:29 #cca3-4abe-8f9d-f1a3bde7a342
Lycée La Fayette
classe de première, Lycée La Fayette, 43100 Brioude

Dans son documentaire intitulé « Le bouton de nacre », le chilien Patricio Guzman, à travers une atmosphère harmonieuse, nous raconte, par le biais de sa propre voix off grave, neutre, une part sombre de l'histoire de son pays. Un simple bouton en nacre, banal, dérisoire, fut retrouvé au fond de l'océan. Il demeure la seule preuve d'une vie humaine, le dernier témoin de l'horreur qu'ont fait subir les hommes de Pinochet, à ses opposants. La poitrine compressée par un lourd morceau de rail, ces derniers sont largués d'un hélicoptère, en pleine mer, tels des déchets, des rebuts. On dit que l'eau a une mémoire, une voix. Alors, elle se souviendra de ces 2400 cadavres, gisant au fond de l'océan pour l'éternité. Comme pour nous ménager, Guzman installe une ambiance calme, harmonieuse, avec de magnifiques paysages naturels du Chili (côtes escarpées, forêts mystérieuses, criques paradisiaques...) en plans successifs, ajoutés à une musique douce, envoûtante. Mais, lorsque la caméra remonte la cordillère des Andes, le réalisateur dénonce d'autres crimes historiques, impunis, oubliés : le massacre des indigènes de Patagonie qui vivaient en fonction de la nature, à laquelle ils vouaient un culte respectueux, par les colons, avides de pouvoir et des mythiques richesses du Nouveau Monde.
Ce n'est pas le film du Prix Jean Renoir que j'ai préféré parce que je n'ai pas pour habitude d'aller voir des documentaires avec mes amis ou ma famille. Je suis assez réticente sur ce sujet pour la simple et bonne raison que j'aime les films d'action où il ne faut pas réfléchir, seulement savoir qui est tué par qui. Je me lasse très vite lorsque l'ambiance est calme, comme dans ce film. Pourquoi avoir choisi de le défendre alors ? Parce que j'aime apprendre de nouvelles choses, et je ne prends pas de gros risques en affirmant que personne (de la classe) ne connaissait cette part de l'histoire du Chili. Certains ont peut-être étudié le cas du dictateur Pinochet, en Histoire, ou en ont entendu parlé. De même pour les Indiens de Patagonie. Peut-être que leurs noms nous sont vaguement familiers, mais sans plus. C'est pourquoi j'ai trouvé important que Patricio Guzman nous éclaire sur eux. Il est nécessaire d'avoir de la culture dans ce monde, afin de se forger notre propre opinion.
2016/05/19 23:54 #4-9
Lycée E. Cotton
« Le bouton de glace » **
« Cela ne ressemble absolument pas à un film, cela ressemblait tout bonnement à un reportage.
Dans le discours de Patricio Guzman, le rôle de l’eau est que c’est une référence et que chacun a besoin de cela pour vivre et par-dessus tout y faire vivre la planète.
Durant le film, on a parlé d’un certain Jemmy Button. J. Button est de base un Indien de Patagonie. Lorsqu’il était à l’étranger, il a dû s’adapter au mode de vie des anglais, car c’était un exilé. Lorsqu’il faut revenu au pays, il parlait à moitié anglais et à moitié la langue de son pays natal, la Patagonie. Il n’était plus le même.
Durant les années 70, il y a eu beaucoup de morts lorsque le président Allende et ses opposants voulaient rendre aux Indiens leur terre, mais les militaires n’étaient pas d’accord, du coup un coup d’Etat a éclaté, cela a fait beaucoup de morts. Cela a causé la mort du Président de l’époque qui a fini par perdre la vie au sein du Palais présidentiel, le 11 septembre 1973.
Durant la projection du film, on nous a aussi fait voir les derniers Amérindiens de Patagonie qui racontaient leurs histoires, ce qu’ils ont vécu et pour ceux qui ont eu le malheur d’être retenus prisonniers, ils ont dit leur nombre d’années.
Quand on y pense, étant donné qu’ils sont les derniers habitants de Patagonie, quand ils seront tous morts, leurs langues, leurs cultures, etc., disparaitra avec eux. »

Vanessa, T GA1
Eugénie Cotton, Montreuil
2016/05/23 15:26 #4-74
Lycée pro Magenta
Le bouton de nacre de Patricio Guzmán est plus qu’un énième film documentaire sur l’histoire de son pays, le Chili à qui il a consacré sa vie. C’est une œuvre d’art totale, poétique, esthétique, musicale, mémorielle, cosmique.

C’est un voyage dans le temps et l’espace du Chili que propose le réalisateur, mais aussi à la rencontre de personnages clés, hauts en couleurs comme l’anthropologue et musicien siffleur Claudio Mercado qui chante le bruit de l'eau, l’héritier de Neruda, le poète Raul Zurita qui avance que « dans un monde de victimes et de bourreaux, il y a des victimes et des bourreaux, mais chacun est responsable de tout. […] quand surviennent des choses, aussi horribles que toutes celles qui arrivent dans l’Histoire, même si on y a pas participé, on est tous responsable.»

On croise aussi les premiers habitants de ce pays qui s’étire sur 4300 kilomètres le long de l’océan Pacifique, jusqu’au cap Horn. Les Indiens de l’extrême sud du continent qui ont quasi disparu qui sont connus par les magnifiques photos en noir et blanc du curé autrichien, Martin Gusinde ou par des témoignages très émouvants de leurs derniers descendants comme Gabriela qui témoigne logiquement et ironiquement qu’il n’y a ni le mot Dieu, ni le mot police dans leur langue vernaculaire.

On fait aussi la connaissance de Jemmy Button, cet Indien qui avait accepté d'aller en Angleterre contre un bouton de nacre en 1830. Revenu au Chili, il avait oublié sa langue, ses coutumes et donc rejeté par les siens. On retrouve tristement ce bouton symbole au fond l’océan, sur un rail de chemin de fer qui servait à lester les opposants à Pinochet durant la dictature pour les noyer.

Avec ce film, Patricio Guzmán démontre que l’eau, fil rouge de son film possède une mémoire, qu’elle dévale les torrents, qu’elle soit de glace en iceberg ou prisonnière d’un bloc de quartz vieux de plusieurs milliers d’années. L’eau est donc un élément constitutif du pays, elle est nécessaire à la vie mais évoque aussi la mort que cela soit celle d’un camarade de classe de Patricio Guzmán ou celle des martyrs de la DINA.

Le bouton de nacre devient alors un tombeau, une cathédrale poétique et politique, une œuvre d’art pour se souvenir.

La classe de TGA1
LP Magenta
Villeurbanne
2016/05/23 15:35 #4-77
Lycée pro Magenta
Le bouton de nacre de Patricio Guzmán est plus qu’un énième film documentaire sur l’histoire de son pays, le Chili à qui il a consacré sa vie. C’est une œuvre d’art totale, poétique, esthétique, musicale, mémorielle, cosmique.

C’est un voyage dans le temps et l’espace du Chili que propose le réalisateur, mais aussi à la rencontre de personnages clés, hauts en couleurs comme l’anthropologue et musicien siffleur Claudio Mercado qui chante le bruit de l'eau, l’héritier de Neruda, le poète Raul Zurita qui avance que « dans un monde de victimes et de bourreaux, il y a des victimes et des bourreaux, mais chacun est responsable de tout. […] quand surviennent des choses, aussi horribles que toutes celles qui arrivent dans l’Histoire, même si on y a pas participé, on est tous responsable.»

On croise aussi les premiers habitants de ce pays qui s’étire sur 4300 kilomètres le long de l’océan Pacifique, jusqu’au cap Horn. Les Indiens de l’extrême sud du continent qui ont quasi disparu qui sont connus par les magnifiques photos en noir et blanc du curé autrichien, Martin Gusinde ou par des témoignages très émouvants de leurs derniers descendants comme Gabriela qui témoigne logiquement et ironiquement qu’il n’y a ni le mot Dieu, ni le mot police dans leur langue vernaculaire.

On fait aussi la connaissance de Jemmy Button, cet Indien qui avait accepté d'aller en Angleterre contre un bouton de nacre en 1830. Revenu au Chili, il avait oublié sa langue, ses coutumes et donc rejeté par les siens. On retrouve tristement ce bouton symbole au fond l’océan, sur un rail de chemin de fer qui servait à lester les opposants à Pinochet durant la dictature pour les noyer.

Avec ce film, Patricio Guzmán démontre que l’eau, fil rouge de son film possède une mémoire, qu’elle dévale les torrents, qu’elle soit de glace en iceberg ou prisonnière d’un bloc de quartz vieux de plusieurs milliers d’années. L’eau est donc un élément constitutif du pays, elle est nécessaire à la vie mais évoque aussi la mort que cela soit celle d’un camarade de classe de Patricio Guzmán ou celle des martyrs de la DINA.

Le bouton de nacre devient alors un tombeau, une cathédrale poétique et politique, une œuvre d’art pour se souvenir.

La classe de TGA1
LP Magenta
Villeurbanne