Carré 35

Données du film


carré 35

Réalisé par : Eric Caravaca

Long-métrage : France-Qatar

Genre : Documentaire

Durée : 1H07

Année de production : 2017

Distributeur : Pyramide Films

 

 

Synopsis

"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."

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carré 35 prony

Commentaires

2017/12/04 10:34 #8025-4899-8ac8-71b1c6abdfe1
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est un film de l'acteur Eric Caravaca. Agée de 51 ans ,Il décide de passer de l'autre coté de la caméra pour nous raconter son histoire émouvante et bouleversante. Le film a été tourné durant quatre années durant lesquelles Eric Caravaca accumule les films de son enfance, les interviews avec les membres de sa famille et les images de Casablanca, le lieu où tout à commencé.
"L'inconscience des parents mène à l'inconscience des enfants". Pour moi cette phrase illustre parfaitement l'histoire du film qui se déroule entre 1954 et 1964. C'est l'histoire d'un secret de famille : Christine, la sœur trisomique de Caravaca, morte à trois ans de la maladie bleue dont on lui a caché l’existence. Jusqu'au jour où Eric Caravaca, qui se promenait dans les allées d'un cimetière qui servait de décors pour un tournage, s’arrêta soudain devant une tombe d'une enfant, et éclata alors en sanglots. Il ressentait un malaise profond et voulait en connaître la cause. Il fit des recherches et trouva enfin : Sa sœur Christine. Le film relate surtout l'histoire d'une mère qui va jusqu’à mentir sur son propre nom, sa date de naissance, qui dénie sa fille trisomique à ses enfants en brûlant toutes traces de ce souvenir :"j'aime pas aller en arrière, qu'est ce que tu veux faire avec une photo ? pleurer ? " . Durant l'enfance de se mère, on lui à caché la mort de sa propre mère pendant dix années. Le film fait aussi référence à la guerre d'indépendance d'Algérie, à la trisomie et à la mort. Le réalisateur a intégré les films de son enfance tournés en huit millimètres pour illustrer ses paroles. On ne le voit pas beaucoup dans le film, il a préféré montrer sa mère et son père avec des images de Casablanca pour donner au film l'allure d'un documentaire sur sa vie. Pendant le film on peut observer la mère vieillir et le père mourir d'un cancer .
Caravaca a choisi de laisser des silences où les parents se confient à la caméra et de zoomer sur leur visages. Dans l'interview, il explique que c'est pour laisser transparaître les émotions. Il y a une scène où la mère s'avoue enfin que sa fille était trisomique et elle pleure devant son souvenir. L'atmosphère du film est pesante et émouvante, elle donne au spectateur l'envie de découvrir la vérité. Dans l'interview Caravaca dit : " Je vis ,nous vivons avec un fantôme" ; Il explique que la société d'aujourd'hui évite la mort alors que la mort fait partie de la vie. C'est pour ça qu'il filme son père, mort, dans son lit d'hôpital . Le film s'appelle Carré 35 car Carré veut dire l'emplacement d'une tombe et 35 le format 35 millimètres car c'est avec ce format qu'il a fait ses premiers films.
J'ai beaucoup aimé ce film car il m'a émue. Je trouve que la musique est magnifique et qu'elle "colle" au thème du film. Les plans sont choisis minutieusement, et la voix de Caravaca est mise en valeur. J'ai adoré la fin où l'on voit la mère qui a renié Christine pendant toute sa vie, aller sur sa tombe à Casablanca où elle descend les marches de l'église où elle s'est mariée comme sur les films en huit millimètres. Je trouve que de mettre ces plans en huit millimètres comme dans les vieux films est une bonne idée. Pour finir je trouve que l'histoire est belle et émouvante, qu'il y a beaucoup de colère notamment dans la scène où elle dit que Christine n'était pas trisomique et qu'elle la compare à une plante. Il y a aussi beaucoup d'émotions quand la mère se retrouve à Casablanca à la fin.
Ehrhard Mélissa 2nd 1
2017/12/04 15:11 #57c8-4ccf-b161-d7f59815d618
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Une sœur qu'il n'a jamais connue, l'acteur et réalisateur Eric Caravaca a tiré un documentaire intime sur les fantômes du passé et le déni. C'est de ce trouble qu'il est parti pour remonter le fil d'une histoire familiale complexe, hantée par la disparition et la décolonisation. Christine était née “différente”, les circonstances de son décès, particulières, tout comme le contexte algérien en ce début des années soixante. Peu à peu se dessinent deux portraits entremêlés : celui d’une époque, et le visage de cette sœur inconnue.

J'ai trouvé ce film bouleversant, j'ai beaucoup aimé le format documentaire. C'est une belle histoire, Angela, la mère de l'auteur m'a beaucoup touché. Elle a eu une vie heureuse mais très mouvementée. Le film fait aussi des parallèles avec l'indépendance de l'Algérie de 1962, et de la trisomie. Un film à la fois violent et délicat.

Emma Bombard - 2de 1 - Lycée Jean Moulin
2017/12/04 15:30 #e7fe-4e4e-92cf-d1e892178ade
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
C’est son histoire intime et très personnelle que le réalisateur Eric Caravaca nous propose de découvrir. Nous le suivons sur les traces d’une grande sœur ignorée, morte à l’âge de trois ans et dont sa mère ne lui a jamais réellement parlé. Il finira par trouver les réponses à ses questions à travers ce documentaire.

j’ai trouvé le film très émouvant mais aussi très difficile à comprendre car l’histoire de sa grande sœur est très compliquée à comprendre. j’ai bien aimé ce film même si je trouve ça assez cruel de parler de tout ça à sa mère qui n’a toujours dépassé ce qui était arrivé.

Enzo Blanchard - 2nde 1 - Lycée Jean Moulin
2017/12/04 15:38 #c187-49f8-8df9-6d5b52fb2769
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le réalisateur et acteur Eric Caravaca nous emmène dans son passé très intime. Une grande sœur qu'il n'a jamais connue, il remonte dans ses souvenirs et ceux de sa mère pour comprendre qui elle était et connaître les causes de sa mort. Il découvrira la vérité à la fin de son documentaire, puis nous apprenons qu'elle n’était pas comme les autres enfants, c'est pour cela que la mère d'Eric a préféré cacher la vérité et donc cacher l’existence de sa propre fille.

J'ai trouvé ce film très émouvant et touchant. Il était difficile à comprendre, mais ça reste un bon film. En faisant ce film, Eric Caravaca a dévoilé toute son histoire, et à convaincre sa mère de tout lui raconter. Quelques scènes du film m'ont profondément marqué, comme celle où l'on voit ces pauvres enfants avec des maladies ou celle où Eric filme son père mort. Tout au long du film j'ai eu les larmes aux yeux.

Flavie Fleurant - 2nde1 - Lycée Jean Moulin
2017/12/04 15:43 #4cf7-4030-a525-4a6eee7d199c
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le film « Carré 35 » est un documentaire réalisé par Eric Caravaca. En fait, ce réalisateur veut connaître la vérité sur un passé familial que ses parents lui cachent ; il s'agit de l'existence et du décès d'une sœur aînée
qui serait morte à l'âge de trois ans donc avant que lui-même et son
frère ne naissent. Cette sœur serait née à Casablanca où elle y est également décédée lorsque ses parents étaient revenus en France pour fuir la colonisation.
Il veut comprendre et connaître la vérité. Pour cela, il mène une sorte d'enquête en interrogeant bien sûr ses parents mais aussi un oncle et une tante. De plus, il collecte des papiers administratifs car il n'y a aucune trace de cette sœur prénommée Christine, même pas une photo. Il s'aperçoit que sa mère a changé plusieurs fois de prénom pour falsifier son identité et ainsi cacher son passé.
De part toutes les interrogations, une révélation est faite : il découvre que Christine était trisomique et qu'elle est décédée de la maladie bleue et d'une malformation cardiaque. On a l'impression que la mère avait
honte d'avoir un enfant handicapé mais malheureusement, on ne choisit pas.
Eric Caravaca nous fait ressentir une accusation envers sa mère. Il l'oblige et ceci malgré elle, à raconter ce passé douloureux et pesant pour elle.
Il en est de même concernant son père : il l'interroge sur son lit juste avant son décès, ceci me paraît assez choquant car cela pourrait lui causer de la peine, lorsqu'il en filme le passage.
A un moment donné, après le décès de son père, il a réussi à décider sa mère de retourner au Maroc, à Casablanca sur la tombe de Christine ; là aussi, il filme cette scène, je ressens cela comme étant très émouvant et bouleversant mais en même temps comme une certaine délivrance.
Dans ce film, on parle beaucoup de mort et d'ailleurs « Carré 35 » est un quartier du cimetière ; décès de la sœur, décès d'une partie de la famille, décès du père ; tout est sujet à la mort, ce qui rend des passages relativement tristes et morbides.
La façon de mener son enquête en passant de scène en scène tout en revenant sur certaines, me paraît par conséquent assez compliquée à suivre.
Néanmoins, malgré la tristesse et l'émotion ressenties « Carré 35 » est un bon documentaire.
Guillaume Soury - 2nde1 - Lycée Jean Moulin
2017/12/05 13:55 #a5a1-4120-8078-ee4a5d737050
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est un documentaire réalisé par Eric Caravaca, en 2017.
Eric Caravaca nous raconte le passé de sa propre famille, avec des interviews de sa mère, son père, son frère… Il découvre la mort secrète de sa sœur aînée, Christine, dont personne ne lui avait jamais parlé. Il va donc enquêter et chercher à comprendre les causes de sa mort. En questionnant sa mère, il n’obtient aucune réponse à toutes ses questions qui le hantent ; Sa mère est dans le déni. Pourquoi avait-elle jeté toutes les photos de son bébé ? On découvrira plus tard que cet enfant, mort à 3 ans, n’était « pas comme les autres », ce qui terrifiait la mère.
Dans ce documentaire, le réalisateur nous montre beaucoup d’anciennes vidéos et photos (des paysages de Casablanca, la maison où Christine est morte, le mariage de ses parents…). Le film est basé sur des retours en arrière, puisqu’il cherche dans les souvenirs cachés depuis bien longtemps.
J’ai trouvé ce film compliqué à comprendre mais très touchant puisqu’il s’agit de la mort d’un bébé. Les scènes avec les enfants malades, le père mort sur son lit d’hôpital, m’ont particulièrement marqué. Je n’ai pas compris le rapprochement entre la sœur d’Eric et son fils, cependant son histoire m’a bouleversé.

Jade LEFORT – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2017/12/08 10:58 #d5f3-4024-b40f-42bed4d54518
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Eric a vécu dans le doute toute sa vie, il a un frère… et une sœur aînée qui n'a été que très vaguement évoqué durant son enfance. Aucune photo, rarement nommée, presque inexistante. Dans ce magnifique documentaire, Eric décide donc de nous faire découvrir le secret de sa famille. Qui est cette sœur dont il n'a que peu entendu parler ?

J'ai trouvé ce film vraiment touchant. Premièrement, parce que ce n'est pas de la fiction mais une dure réalité. Le contexte historique, de l'indépendance de l’Algérie est vraiment intéressant malgré le fait que j'ai été choquée par les exécutions de certaines personnes à ce moment dans le film.

Deuxièmement, les interviews de sa mère et le moment où l'on apprend la mort de son père, sont bouleversants. Tout simplement parce que la mort d'un enfant est le pire drame pour des parents, c'est ce qui gâche une vie, que l'enfant soit jeune ou vieux, j'espère ne jamais subir cette perte. Ensuite, voir le père malade, puis sur son lit de mort, cela m'a fait remonter des souvenirs.

J'ai bien aimé ce film, en plus je ne l'aurais jamais vu, parce que ce n'est pas le genre de film que j'ai l'habitude de regarder, ce genre de film, donc je suis très contente de l'avoir vu.
Sarah Etienne – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2017/12/12 14:35 #3922-4879-977c-29301cca3ccc
Lycée Jean Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Eric Caravaca n’a jamais connu sa sœur, disparue avant sa naissance. Les secrets qui entourent l’existence et la mort de Christine vont pousser le réalisateur à entreprendre des recherches sur l’histoire de sa propre famille. Les dernières personnes qui pourraient témoigner de cela commencent à disparaître, son père lui-même est très malade, il décide d’interroger les membres de son entourage à commencer par sa mère et son père. Ce poids intérieur qu’il porte depuis toujours et la réticence de ses parents à évoquer sa sœur vont l’amener hors de nos frontières pour obtenir les réponses qui vont éclaircir le mystère familial.
Ce film documentaire, film fort et personnel retrace les souffrances familiales liées à l’existence et la disparition d’une petite fille handicapée. Le réalisateur s'est appuyé sur des images d'archives filmées par sa famille au Maroc ainsi que des entretiens auprès de ses parents et de son cousin qui ont connu sa sœur. Il utilise aussi des pièces d’état civil qui lui permettront d’avancer dans son enquête. Pour réaliser ce film et reconstituer le parcours de ses parents, Eric Caravaca voyage beaucoup, notamment au Maroc. Les plans fixes et silencieux sur le paysage laissent planer un doute. Ils servent à nous questionner sur le mystère qui entoure la courte vie de sa sœur. Ces plans silencieux, peu habituels dans des films aux entrées importantes, essaient de nous représenter la vision de ses parents à leur l'époque. Parallèlement à l'histoire principale du film, le réalisateur traite aussi d'autres sujets comme la trisomie et les violences et les meurtres commis pendant la guerre d'Algérie. Les images d'archive en noir et blanc, datant de la décolonisation en Algérie font resurgir un passé douloureux et tabou comme celui lié au secret de sa famille.
Je trouve que ce film est une histoire captivante et intéressante. Les plans silencieux donnent envie d'en savoir plus. J'ai particulièrement aimé ce film spécial car il faut être courageux pour dévoiler un secret de famille et d'en parler à ses parents qui ont nié la maladie. Ils ont enfoui au fond d'eux le souvenir de cet enfant notamment en détruisant toutes les photos sur lesquelles elle figurait, pour ne plus souffrir. La vraie intrigue et l’enquête autour de l'histoire vraie m'ont donné envie de voir ce film.

Mario Da Mota - 2nd1 – lycée Jean Moulin
2017/12/12 15:07 #c521-40b7-848a-f3eff4fc0fa3
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est un lieu particulier, dans lequel se cache la vie d’une enfant morte à l’age de trois ans. Eric Caravaca entreprend ce film pour lever le voile sur la vie oubliée de sa sœur, dont personne ne parle et dont il ne reste aucune photo. Née dans les années soixante, ce film a pour décor la guerre d’Algérie. Ce film est surtout d’un ordre très privé, on rentre dans une histoire qui ne nous regarde pas, mais en même temps, on ne veut pas en sortir sans avoir compris réellement ce qu’il c’est passé ! La vie de sa sœur lui est cachée, mais après tout, pourquoi parler de quelqu’un de mort et qu’il n’a jamais connu ? C’est très clairement l’opinion de la mère, qui ne souhaite pas pleurer devant une photo et c’est pour cela qu’elle brûlera elle-même tout ce qui pourrait lui apporter le moindre souvenir de sa fille.
L’histoire de la famille est retracé par beaucoup d’anciennes vidéos les montrant tous (sauf l’enfant décédé) : Cela apporte beaucoup de nostalgie dans ce film. J’ai trouvé que c'était une bonne idée d’ajouter ces images, par contre, certaines vidéos, dont celle du père mort ou encore celle de l’endroit où il y a beaucoup de cadavres ne sont pas obligatoires de mon point de vue, ce sont des images tout de même très dures et choquantes qui ne devraient pas être visionnées par un public trop jeune.
Le caractère de la mère est dans le déni, celle-ci a presque honte de dire que sa fille était trisomique et différente des autres enfants. Pour elle, que sa fille ne parle toujours pas n’était pas un problème, elle pensait simplement qu’elle avait besoin de plus de temps pour se développer, à contrario, le père (qui a vécu cette histoire de manière différente car il était régulièrement en déplacement) dit clairement que la petite était atteint de trisomie.
Ce film est très bouleversant, Eric Caravaca réussira a faire changer les choses, que sa mère retourne sur la tombe de sa sœur, la faire descendre à nouveaux les marches de l’église ou elle s’est marié… Faire ce film sous forme de documentaire fut une idée remarquable et cela nous permet de mieux rentrer dans l’histoire. Ce film à la fois dur et doux, vous promet un flots d’émotions démesurées  !

Aurore de Laulanié de Sainte Croix - 2nd1 – Lycée Jean Moulin
2017/12/14 11:19 #b4f7-46bb-9881-4eb113c7d06a
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Une histoire intime nous est présentée dans le film Carré 35 sous forme d'un documentaire d’Eric Caravaca, sorti en 2017 inspiré de faits réels très surprenants.

Ce film nous est présenté principalement avec des interviews, pour la plupart du temps, avec une vieille femme qui était la grand-mère d’une petite fille…
L’interview revient sur une petite fille ignorée qui est morte à 3 ans à Casablanca en Algérie, dont la voix fut ignorée par sa mère. Le réalisateur interviewe aussi un des oncles de la petite fille, il cherche à en savoir beaucoup plus sur la mort de la petite fille. Il apprend qu'elle a eu une maladie alors que la grand-mère dit qu’elle n’a pas gardé de souvenir car elle ne veut pas revenir dans le passé et ne veut pas non plus trop en parler.
Eric interroge la tante qui s’occupait de la tombe de Christine, « Carré 35 », emplacement qu'il avait vu saccagé après l’indépendance de l’Algérie et il n' en apprend pas plus, vu que la famille était vraiment discrète……

Malgré tout ceci, ce documentaire est vraiment intéressant mais il est aussi très triste, à cause de cette histoire très surprenante, inspirée de faits réels. Je conseillerai à tout le monde d’aller le voir.

Werner Przewozny – 2nde1 – lycée Jean Moulin


2017/12/18 14:05 #1787-4b1a-843b-bb402e474082
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Carré 35 » est un film qui parle peu mais qui parle bien. Classé dans la catégorie « documentaire », ce film raconte l’histoire de parents à l’apparence banale mais qui dissimulent la mort de leur petite fille, ne gardant même pas une seule photo d’elle sans raison aucune. Mais ont-ils réellement caché ce décès ou bien y-a-t-il derrière quelque chose de beaucoup plus complexe ? Ce quelque chose est recherché pendant tout le film pour finalement être trouvé puis analysé : le déni d’une mère ainsi que l’inconscient des parents qui ressurgira plus tard sur l’inconscient des enfants.

L’un de ces enfants, c’est Éric Caravaca, célèbre acteur ayant un soudain besoin de vérité et d’images lié à la naissance de son propre fils et de passer derrière la caméra pour raconter son histoire. Il apprendra, et le public avec lui, qu’il a eu une petite sœur trisomique (particularité niée par sa mère). Événement perçu comme une humiliation à l’époque, ses parents partiront s’installer loin de leurs amis pour s’isoler. Trois ans s’écoulent et la mère n’arrive plus à assumer le fardeau que représente la petite. Elle la confie à de la famille et s’envole pour la France avec son mari. L’enfant mourra loin de ses parents à cause d’une maladie puis sera ensuite rayée de leur esprit, comme pour signifier un nouveau départ. Mais l’ignorance n’était-elle pas plus destructrice que l’aveu ?

Le film est ponctué d’interviews de plusieurs personnes de la famille (père, mère…) ainsi que de petits films datant de l’époque de son enfance. Une certaine authenticité ressort de ces vidéos familiales malgré la mauvaise qualité de l’image. Avoir choisi la forme du documentaire est très bien, les interviews de la mère notamment sont géniales car elles montrent la complexité de cette femme, toujours sous contrôle mais ô combien sensible ! On y voit son profond désarroi, ainsi que l’emprise que le temps aura sur elle (du temps s’est écoulé entre certaines interviews, elle paraît vieillie dans les dernières), sans impression d’intrusion dans sa vie privée. Nous la partageons, nous n’y rentrons pas de force.
Une autre très belle séquence : celle où la mère met une photo de sa fille décédée sur sa tombe alors qu’elle n’y était pas retournée depuis l’enterrement. Une séquence pleine de sens et terriblement émouvante.

« Carré 35 » est une mine d’images superbes du Maroc. Cependant, des plans sont difficiles, comme par exemple la séquence où l’on voit le père sur son lit de mort. Il évoque aussi un événement historique que nous connaissons mal : la guerre d’Algérie. Un plus pour la « dénonciation » de cette horreur perpétrée par la France mais un moins pour les (beaucoup) trop nombreux plans sur les cadavres, qui rajoutent un côté encore plus morbide à un film qui n’en n’a clairement pas besoin ! La musique y ajoute un semblant de tension et de suspense pas déplaisant.

Je n’ai pas été emballée par ce film mais je l’ai quand même trouvé très touchant.

Anna Cottarel – 2°1 – lycée Jean Moulin
2017/12/19 10:48 #f267-418e-91d3-f251123724d3
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble

Par la présente, je vais vous présenter ma critique du film Carré 35.

Carré 35, est un film émouvant et quelque peu morbide du réalisateur Eric Caravaca racontant son histoire ou plutôt l’histoire de sa famille. Tout le long de ce documentaire Eric va enquêter sur la mort de sa sœur aînée Christine, décédée à l’âge de trois ans, qu’il n’aura donc pas connue… Il va questionner ses parents essayant d’éclaircir ce mystère, mais avec stupéfaction les deux témoignages ne relatent pas les mêmes faits. Le père et la mère ne décrivent pas la même personne. Qui a raison ? Qui a tort ? Pourquoi cacher un tel secret de famille ? Et pourquoi ne pas en parler ?

Tout au long du film nous allons suivre Eric cherchant à connaître le fin mot de l’histoire, allant jusqu’à Casablanca voir la tombe de sa sœur dans le Carré 35. Aucune photo n’est alors présente sur celle-ci, quelqu’un voudrait-il que l’on oublie Christine ? Que l’on ne sache jamais qui elle était ou bien à quoi elle ressemblait ?

La seule chose qui coïncidait entre les témoignages c’est la cause du décès, Christine était morte de la maladie bleue, connue comme une malformation cardiaque touchant le plus souvent les enfants trisomiques. Mais pourtant la mère décrivait sa fille comme une enfant tout à fait normale sans handicap particulier.

Eric cherche encore à comprendre, pour lui il est hors de question de laisser son histoire familiale sous silence.

Le choc ! Eric est troublé. Sa sœur était en fait atteinte de trisomie, sa mère n’assumait pas que sa fille soit différente des autres, et lorsque celle-ci décéda, sa mère voulut tourner la page et tout oublier.



Matteo S., 1 ère G1, Lycée de la Matheysine
2017/12/19 10:54 #284b-4076-a14a-5d3e514e7167
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
Nous sommes allés voir, comme prévu, Carré 35 au cinéma.

Il s'agit d'un documentaire réalisé par Eric Caravaca sorti cette année même.
C'est un long-métrage autobiographique durant lequel on suit le parcours du réalisateur, qui remonte les traces de sa grande sœur qu'il n'a pas connue, morte à 3 ans, dont sa mère n'a gardé aucune photo.
Pour connaître la vérité il interrogera son entourage, à commencer par ses parents, et de la France au Maroc, rassemblera les pièces de l'immense puzzle qui compose son passé familial, jusqu'à arriver jusqu'au carré 35, tombe parmi les tombes.
Superposant archives et image actuelles, le réalisateur dévoile tout de cette épopée et se met à nu sans pour autant montrer son visage, indiquant ainsi au spectateur que bien que cela le concerne lui il n'est certainement pas le seul, et fait de son histoire une représentation de toutes celles dont on ne parle pas.
Dépeignant avec une simplicité et un détachement troublant le déni d'une mère, qui croit que cacher quelque chose suffira à l'effacer, Eric Caravaca compare ce qu'il découvre à son présent et à son expérience personnelle en tant que parent.
Sur fond de décolonisation, des morceaux de vie mis bout à bout retracent un petit bout d'histoire, où partout sont présentes les blessures physiques mais aussi les traumatismes psychologiques.

Il ne s'agit pas juste d'un documentaire réalisé par quelqu'un qui cherche la tombe de sa sœur décédée, c'est le portrait d'une enfant, d'une famille et d'une époque.
J'ai aimé ce documentaire à l'ambiance saisissante, impossible de rester de marbre après une telle histoire, d'autant plus que régulièrement les archives sont là pour nous rappeler que ce film n'est pas seulement réaliste mais vrai. Il sensibilise sans apitoyer, ramène les pieds sur terre mais avec toujours une note d'espoir et incite à la réflexion.
Si vous pensez qu'un documentaire n'est pas un vrai film et que cela ne vaut pas la peine d'aller en voir au cinéma, permettez-moi de vous détromper et de vous conseiller de vous rendre à la prochaine projection de Carré 35.


A. Roudet, 1 G1, Lycée de la Matheysine.
2017/12/19 10:57 #0ad8-4da1-a690-51edc9ae6da6
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
Je vous écris pour vous relater le film Carré 35 et vous adresser une critique de celui-ci.
Certaines familles cultivent des pommes de terre, d'autres les lourds secrets… Eric Caravaca nous livre le sien. Qui était donc Christine, sa mystérieuse et défunte sœur ? Pourquoi a-t-elle disparu des conversations et des photos ? A quoi ressemblait t-elle ?
Au fil des questions que le réalisateur pose à son entourage, le voile se lève lentement. Sa mère ne cesse de répéter qu'elle était mignonne, qu'elle était normale, normale comme n'importe quelle fillette de son âge. Mais plus son fils creuse les recoins sombres de leur passé, plus il se rend compte qu'elle n'était pas « normale » au sens où sa mère l'entend.
L'histoire de Christine, enterrée dans le « Carré 35 » à Casablanca, rejoint l'Histoire des « événements » d'Algérie et du Maroc. Tout comme la sœur d'Eric Caravaca, ces guerres sont un tabou, un déni dont on ne veut pas parler. Le film coud ces histoires ensemble pour délier le mensonge dans lequel il vit.

Le réalisateur filme son histoire à travers de longs plans, montrant avec authenticité les paysages des différents pays et l'émotion des proches interrogés. On ne peut d'ailleurs pas s'empêcher d'avoir le cœur serré lorsque les parents parlent, des trémolos dans la voix et les yeux brillants, de leur fille dont la vie s'est arrêtée à trois ans.
Mais Caravaca n'arrête pas là sa quête de vérité et dévoile aussi de vraies images et films d'époques de ses parents et lui-même, comme si parmi ces fragments de passé, se cachait sa sœur.
Cette autobiographie aux accents de documentaire pousse la réflexion sur la « normalité », la différence et le tabou. Elle est un bel hommage à cette sœur disparue, à ce fantôme qui hante leur famille depuis de longues années.

Savant mélange d'émotion et de poésie, on en sort bouleversé.



F. TROUBAT, 1G1, Lycée de la Matheysine.
2017/12/19 11:04 #1b5f-43c1-98aa-776ac6a65347
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
Après avoir vu Carré 35 d'Eric Caravaca au cinéma, je vous envoie ma critique de ce film.

Ce film documentaire retrace l'histoire personnelle du réalisateur Eric Caravaca enquêtant sur sa propre famille et sur lui-même. Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans sa famille ; c’est là où est enterrée sa sœur aînée, morte à l’âge de trois ans atteinte de trisomie et aucun de ses proches ne possède une photo d'elle. Tout au long du film, Eric interroge alors sa mère et son père comme un journaliste interviewe des acteurs ou des réalisateurs. Il raconte également ce qu’il ressent, avec une émotion très touchante. De longues scènes silencieuses insistent sur le déni de sa mère et sur un lourd secret qui ne veut pas être avoué. Une ambiance pesante est transmise au spectateur. Eric aborde en parallèle à son histoire personnelle, la Guerre d'Algérie et la colonisation du Maroc qui sont des épisodes honteux, enfouis eux aussi, liés aux crimes des soldats français, que des images d’archives viennent rappeler. En montrant également des témoignages et des photos de jeunes enfants atteints d'handicaps physiques et mentaux, le spectateur ressent la peur de la différence et la pitié pour ces personnes qui ne sont pas comme les autres. En mettant à jour les hontes et les choses inavouées de son entourage, Eric touche les spectateurs qui peuvent se sentir concernés par ce sentiment.
Un film hanté et marquant qui ose dire la vérité, en guidant les gens vers la tolérance car il faut continuer à se battre pour que la discrimination et la peur de la différence cessent.

CLECHE J., 1G1, Lycée de la Matheysine.
2017/12/19 17:25 #063d-473a-8184-f2ab8c5eb65d
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Carré 35, un carré mortuaire !
Carré 35 est un documentaire d’Eric Caravaca de 2017, ayant fait partie de la liste hors compétition du festival de Cannes. Le documentariste évoque dans ce film la mort de sœur. En effet, ce film raconte le décès de Christine, elle avait 3 ans quand son cœur s’est arrêté à Casablanca, dans la maison familiale. Cette enfant est morte d’une maladie qui atteint les enfants trisomiques. Elle est enterrée dans le carré 35, le carré des enfants du cimetière français de Casablanca. Caravaca fait une enquête pour découvrir ce qu’on lui a caché durant son enfance, car sa famille a détruit toute preuve d’existence de la petite Christine.
Caravaca fait un documentaire sur son histoire familiale en utilisant plusieurs moyens techniques : il montre les images de mariage de ses parents, avec une caméra super 8. Il utilise des interviews pour faire parler ses parents, et les témoins de la vie de Christine.
A l’écran, certaines choses ne sont pas vues ou filmée comme la naissance de Christine, sa mort, ou encore l’appel à la femme qui s’occupe de la tombe de Christine. Il mélange les images du présent et du passé comme par exemple les vielles vidéos de la maison familiales avec des images d’aujourd’hui.
Dans ce film, certaines choses nous ont choquées comme la première scène quand la mère dit qu’elle n’a jamais été sur la tombe de sa fille. Elle l’a plus ou moins rejeté car elle était trisomique, car à l’époque c’était mal vu ! Le coté biographique de ce film était cependant intéressant.
Amjad Azzaoui et Timmy Dupont lycée Haroun Tazieff
2017/12/20 14:58 #be8c-4090-842f-0b9478c8f0ec
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
D'un secret de famille, une sœur morte enfant qu'il n'a jamais connue, l'acteur et réalisateur Eric Caravaca a fait un documentaire.

Moi ce que je n'ai pas aimé dans ce film c'est que c'était un peu trop joué, d'après moi ce n'était pas réel. Comme par exemple quand la mère du narrateur a dit :« pourquoi garder une photo d'elle si ce n'est pour pleurer ». Je trouve ça un peu dur, surtout que dans la famille on ne parle jamais de cette sœur qui est morte. Comme si ne pas en parler facilitait l’oubli.

Par contre j'ai aimé les images, j'ai bien aimé l'architecture de l'entrée du cimetière.

J'ai trouvé bizarre que dans un film il n'y ait pas de bruits de fond, les montages étaient simples.

Ce qui m'a particulièrement touché c'est aussi que ce film m'a permis de voir les profonds malaises de la colonisation, notamment tous les massacres qu’il y a eu. Cela m'a fait partager ce sentiment, car le réalisateur raconte cette histoire, ce passé douloureux de façon très touchante.

La volonté de retrouver son passé et les causes de la mort de sa sœur m'ont particulièrement touché aussi.

Enzo, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:02 #dd99-4537-925b-97bdb5b5bf36
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
« Carré 35 » est un film Documentaire très bien tourné. Le cadrage, les voix off, les musiques utilisées sont toutes bien recherchées et bien orchestrées, ce qui a suscité de l’intérêt et du suspense durant tout le film. Ce film est vraiment très émouvant, Eric Caravaca nous raconte son histoire. Elle est bouleversante ; il a passé son enfance sans connaître sa sœur, morte à l'âge de 3ans de maladie cardiaque.
Il y a deux passages dans le film qui m'ont marqués personnellement. D'abord quand Eric Caravaca demande à sa mère pourquoi elle n'a pas gardé de photos de sa sœur. Elle lui répond : « j'aime pas aller en arrière. Qu'est ce que tu veux faire avec une photo ? Pleurer ? » La réponse de la mère a pu paraître assez froide et « méchante ». Mais si on réfléchit, et si on prend du recul on comprend qu'elle prend tout son sens. Ensuite il y a un moment dans le film ou on a vu plusieurs cadavres. Ce film regorge de scène fortes en émotions et surtout de discussions troublantes et touchantes entre le fils et le reste des membres de sa famille. Pour moi l'interview qui est la plus touchante de toutes c'est celle entre Eric et Angel. C'est elle qui avait passé le plus de temps avec sa sœur.

Au final ce film ne m'a pas plu, mais je ne suis pas resté insensible devant toutes ces scènes touchantes, et surtout devant les vides de l'enfance d'Eric Caravaca.


Bienvenu, Lycée Professionnel Montel, Colomiers

2017/12/20 15:02 #c703-41fc-a796-5e3c0276afe2
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
« Carré 35 » , un long-métrage documentaire d’une durée de 1h, sorti en 2017 et réalisé par Éric Caravaca ; il y raconte sa propre histoire.
Le film « carré 35 » raconte l’origine d’un lieu particulier pour le réalisateur, l’endroit où repose « Christine » sa sœur aînée trisomique qui est décédée à l’âge de 3 ans de la maladie bleue à Casablanca. En effet il ouvre une grande page de son intimité et de son enfance au monde.
Le tragique décès de sa sœur deviendra peu à peu tabou au sein de sa famille.
La première scène est le témoignage de sa mère, l'angle de prise de vue et le cadrage est caractéristique des documentaires. Le réalisateur utilise peu de musique et d'effet, il laisse plus place à la parole. La musique provoque un effet de malaise et nous fait ressentir une émotion forte. Les témoignages des proches de Éric Caravana donnent les scènes les plus importantes. Chaque protagoniste raconte une partie, ce qui aidera le réalisateur à reconstituer les pièces du puzzle.
Les scènes du mariage de ses parents et celles de leur jeunesse reviennent à plusieurs reprises ; comme celles de l’endroit où repose Christine. Elles marquent les moments clés et sont symboliques.
A la fin, E. Caravaca retrouve une image de sa sœur. Il peut la voir pour la première fois et décide de la remettre sur sa tombe.

Éric Caravaca dans son film « Carré 35 » donne une représentation particulière et symbolique de son histoire familiale. Il s’informe et mobilise les éléments qui pourraient permettre de reconstruire petit bout par petit bout son histoire. Et ainsi lever le voile sur le tabou de sa famille.
On comprend qu’il veut nous faire passer quelque chose à travers tout son long-métrage.
Casablanca est le lieu où tout a commencé, « l’inconscience des parents mène à l’inconscience des enfants », cette phrase pour moi caractérise bien le déroulement du long-métrage.
Cette phrase renvoie au traumatisme de la mère d'Éric Caravaca qui a perdu pendant sa plus tendre enfance sa figure maternelle. Elle avait 8 ans et nous raconte les derniers instants auprès de sa mère. Elle ne sait pas à ce moment là qu'elle ne se réveillerait pas. Le passé de cette mère et ses traumatismes l'ont rendue forte et mystérieuse selon ses proches.
L’histoire se base sur la vie que menaient les parents du réalisateur avant sa naissance et celle de son frère.
Pour moi ce film vaut la peine d’être vu. Pour comprendre les évolutions entre les générations. Éric Caravaca fait des choix originaux : effets, musique, cadrage. C'est une reconstitution mais aussi un film assez profond et émouvant. Le réalisateur mise sur le côté dramatique et réaliste.
Mallory, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:03 #acb5-4e82-8bf7-9ce2c41d2ee8
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Le titre Carré 35, fait référence au lieu où est enterré Christine, une fillette de 3 ans.
Cette fillette a été rayée des mémoires jusqu'à ce que son frère décide de faire un film sur son histoire. Mais ses recherches ont révélé une histoire de famille bien plus complexe et sombre.
Ce film d'ambiance pesante met tout en œuvre pour plonger le spectateur dans un profond mal-être. L'interview en plan fixe de la mère nous permet de mieux comprendre les épreuves qu'elle a traversées.
Le montage alterne entre interviews, souvenirs et archives d’époque dans lesquelles Christine ne sera jamais présente.
A la mort de Christine, sa mère a voulu supprimer tout souvenir pour ne plus avoir à être confrontée au chagrin. Elle a dit « pourquoi garder une photo ? Pour pleurer ? »
L'histoire racontée est accompagnée par très peu de musique, seul un instrument à la fois. Le vide crée un manque de perspective, ainsi un sentiment d'inconfort s'installe.
Ce film documentaire dure une heure à peine. Le cinéaste ne comprend pas pour quelles raisons ce secret a été enfoui pendant un demi-siècle.

Mon avis est que les émotions provoquées par ce film ont été parfaitement gérées. Ce film, bien que sans action, va aller chercher au fond de tous. Il nous amène à ressentir de la tristesse et de l’empathie pour cette famille.
Enfin, le spectateur peut se faire son propre avis sur la situation. Bon ou mauvais ?


Clément, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:05 #aac6-4333-b780-9778083dc7fc
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Carré 35, est un film d’Éric CARAVACA. Il est distribué en 2017 par Pyramide Films, il dure 1h07 et c'est un documentaire.

Ma critique est plutôt négative car pour moi ce film n'est pas intéressant. La mise en scène est rustique, on peut voir dans la première scène l'interview de la mère du réalisateur, sans musique et filmé avec un plan fixe ; et c'est ça dans tout le film. Cela provoque, certes, des émotions mais ça peut être compliqué à voir pour des lycéens.
Ce qui m'a le plus touché, dans ce film, c'est le contexte de honte de la mère pour sa fille qui est différente car elle est atteinte de trisomie. Pour se remettre dans le contexte, cette histoire se passe dans les années 50 ; donc avoir un enfant trisomique était très mal vu. C'était donc difficile à assumer pour une mère ; on parlait de « mongoliens ».

Jérémy, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:05 #da78-40ad-a3a7-79e2fa09cb3e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
C'est un film dramatique que je n'ai pas trouvé intéressant. L'histoire raconte la vie d'une famille qui a perdu sa fille aînée. Elle était atteinte de la maladie bleue. Le film consiste à faire un retour en arrière. On voit des images du passé et toute la famille se fait interviewer.
La mise en scène du film est simple, il y a peu de musique. C'est une mise en scène originale.
Ce film est touchant avec l'histoire de la petite fille qui est morte. Sa mère n'a gardé aucun souvenir car elle souffre. Elle joue un rôle spécial dans ce documentaire car elle raconte la vie de la famille.
Carré 35 est le titre du documentaire, c'est le lieu où est enterré la petite fille à Casablanca. Les parents ont fait comme si elle n'avait pas existé, ils ont tout fait pour l'oublier et n'ont gardé aucune photo.
Dimitri, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:06 #b26c-4f46-908d-0895d081369a
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Carré 35 est un film documentaire réalisé par Éric Caravaca et produit en 2017. Dans ce film l'auteur nous dit : « Je vis avec un fantôme » en parlant de sa sœur aînée décédée à 3 ans. Les parents de l'auteur lui ont caché son existence. Alors il va partir à la recherche des traces de sa sœur, au Maroc. Ses parents y ont vécu avec elle ainsi qu'en Algérie. Sa sœur est née trisomique avec la « maladie du cœur bleu » (souffle au cœur). Il pose des questions à des membres de sa famille comme sa mère, son père, son frère, etc...
Selon moi ce film est dramatique, il est très fort, il nous met vite dans le bain. On est vite dans l'histoire de l'auteur. On remarque que ses parents ont un passé difficile. Comme en Algérie avec la guerre. L’auteur nous montre des images de civils tués afin de montrer les atrocités de la guerre. C'est triste d'imaginer que l'auteur a eu une sœur qu'il n'a pas connue et que ses parents lui ont caché son existence. Nous nous mettons vite à sa place. Il nous montre par la suite des enfants nés avec des maladies ou déformés ; c'est l'une des scènes qui m'a le plus marqué. Les interviews ne sont pas préparées, il n'y a pas de texte, les personnages disent ce qu'ils pensent. On le remarque au silence entre deux phrases, ce qui nous donne l'impression d’être avec eux, de leur parler. Quand il filme le cimetière français, il effectue des plans afin de montrer son abandon. Au moment où il montre la tombe de sa sœur, il la met bien en valeur avec des plans d 'ensemble et des plans rapprochés.
Ce film m'a beaucoup perturbé car il évoque une guerre atroce, des enfants très jeunes, quelques uns des nouveaux nés sont handicapés et déformés. C'est triste pour l’auteur de partir à la recherche de sa sœur décédée sans savoir à quoi elle ressemblait. J'ai aimé ce film mais il est très perturbant.

Alexis, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:07 #3a4d-494a-8892-023f0384e03b
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Carré 35 est un documentaire réalisé par Eric Caravaca, en 2017 qui dure 1heure et 7minutes.

Eric Caravaca nous raconte le passé de sa propre famille, avec des interviews de sa mère. Le film a été réalisé en quatre ans.

Eric Caravaca en grandissant réalise ce film qui est très bouleversant . Il a une soudaine envie de connaître le passé de sa famille et découvre qu'il avait une sœur qui est morte à 3 ans. Elle était trisomique. La maladie était perçue comme une humiliation à l’époque. Ses parents sont partis s’installer loin de leurs amis pour s’isoler. Eric Caravaca collecte des papiers administratifs car il n'y a aucune trace de cette sœur prénommée Christine, même pas une photo. Il s'aperçoit que sa mère a changé plusieurs fois de prénom pour falsifier son identité et ainsi cacher son passé.
Il en est de même concernant son père, il l'interroge sur son lit juste avant son décès. Ceci me paraît assez choquant.

A un moment donné, après le décès de son père, il réussit à convaincre sa mère de retourner au Maroc, à Casablanca sur la tombe de Christine ; là aussi, il filme cette scène, je ressens cela comme étant très émouvant et bouleversant mais en même temps comme une certaine délivrance.

j’ai trouvé le film très émouvant mais aussi très difficile à comprendre car l’histoire de sa petite sœur est très compliquée. J’ai bien aimé ce film même si je trouve cela assez cruel de parler de tout ça à sa mère qui n’a toujours pas dépassé ce qui était arrivé.
Theristo, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:07 #2064-4c64-a577-25d9d8ec8a68
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Le film Carré 35 est un film qui raconte la dure vérité cachée par les parents d’Éric Caravaca.
La voix off explique tout au long de cette histoire le tabou familial qui dure depuis toujours et que le jeune papa découvre peu à peu .

Tout d'abord, je pense que le film est triste du fait de la mise en scène et de la musique, triste et parfois inexistante. Ces choix laissent une pause auditive qui fait donc réfléchir le spectateur. La musique est en général au piano ou à la guitare sèche. Il me semble que c'est toujours un instrument qui joue seul, dans le but de susciter chez le spectateur des émotions et de souligner l'aspect dramatique du film. Des images chocs montrent la propagande nazie ou des images de la guerre civile au Maroc et en Algérie .
Pour en revenir à la mise en scène, elle est pauvre mais tout est réfléchi : les plans fixes, et les interviews nous rapprochent de l'histoire. On peut parler également des images très belles : images d’époque et de maintenant ce qui fait le parallèle entre hier et aujourd'hui. Les souvenirs d'Éric remontent grâce à son enfant qui lui rappelle ses origines. Il découvre ses parents immigrés, très nomades qui changent de pays de nombreuses fois ; honteux de leur enfant spécial. Nous sommes quand même dans les année 50, ce qui prouve l' ignorance des gens face à la trisomie. On utilisait alors le mot « mongolien ». Les parents changent de nom, changent de vie, changent le passé et les événements. Ils ne veulent pas meurtrir leurs enfants et ne leur disent pas toute la vérité.
Julien, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 15:08 #7ca2-4fe5-9694-6918ff708270
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
C'est un film dramatique qui retrace la vie familiale du narrateur. Il interviewe les personnes de sa famille pour connaître l'histoire de sa grande sœur décédée à l'age de 4 ans. Le montage du film est plutôt simple, il n'y a pas beaucoup de musique. Les images ne sont pas de très bonne qualité.
Le scénario du film est triste car la famille du narrateur n'a pas gardé de photographies de la sœur. La mère a déclaré que sa fille était atteinte de la maladie du cœur bleu. Pendant le film on peut entendre et voir des mensonges, des informations non dévoilées par la famille.
Le narrateur parvient à retrouver le caveau de sa sœur sur lequel il y aurait une photo d'elle. Lorsqu'il arrive sur le « carré 35 » de sa sœur il ne voit pas de photographie. Mais il comprend que des fleurs étaient déposées et que quelqu'un entretenait la tombe. Après quelques recherches et rencontres il parvient à retrouver la personne qui s'occupe des fleurs.
Il apprend plus tard qu'une photographie de sa sœur existe et il réussit à la retrouver.

Thomas, Lycée Professionnel Montel, Colomiers
2017/12/20 18:13 #506c-4fb6-8866-c964fe013bcd
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
"Carré 35" est un film documentaire d’Eric Caravaca parlant d'une famille ayant perdu un enfant atteint de la trisomie.
Cette œuvre est unique en son genre, car elle parle d'un sujet très peu abordé et tabou dans la société actuelle, le malheur des enfants atteints du syndrome de Down, autrement dit trisomie 21, mais aussi de la dure vie qu'ont les parents et les proches de ces enfants. Ce reportage est très fort et nous va droit au cœur. Nous avons le témoignage de plusieurs proches de la victime, cette jeune fille innocente qui, un soir s'est endormie à tout jamais.

Ce film est très bien réalisé : par exemple, lors des interviews de plusieurs membres de la famille, le réalisateur laisse le temps à chaque témoin de s'exprimer, cela nous montre la sincérité et les profondes douleurs que chacun éprouve.

Le film est lent, ce qui nous permet de bien comprendre les émotions et les sentiments des témoins qui, malgré eux deviennent acteurs. L'œuvre nous tient en haleine et nous émeut du début à la fin car c'est une histoire vraie.

Le film est choquant, c'est ce qu'on en retient. Les images et les vidéos tournées en super-8 accentuent les sentiments. Un contraste se fait alors entre des images du passé joyeuses, comme par exemple les images de mariage, et les images des témoignages, très tristes.

Pour conclure, "Carré 35" est un témoignage illustré très touchant, abordant un problème de la société très peu abordé. Triste et poignante, cette œuvre mérite que l'on aille la voir.
Samuel - 2nde 2
2017/12/20 18:15 #2773-4387-b546-778b11af90e0
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
Le réalisateur Eric Caravaca nous livre un documentaire intimiste et bouleversant inspiré par sa propre histoire. Le tout est d’une grande densité pour un film de 67 mn seulement.


Carré 35 c’est l’histoire d’un drame familial. C’est un film sur l’oubli, sur le déni. Sur un deuil impossible, celui de la perte d’une enfant pour ses parents. Cette enfant, Christine, c’est la grande sœur qu’Eric Caravaca n’aura pas connue parce que ses parents ne lui en avaient jamais parlé. Ils ont tout fait pour cacher son existence, nulle trace, nulle photo de la fillette. Sur une intuition, le réalisateur part à la recherche de ce passé enfoui, de cette absence terriblement présente. Le film est construit comme une enquête policière : recherche d’indices, de traces, de témoins, entretiens. Au fil de l’enquête, le voile se lève, les zones d’ombre disparaissent peu à peu. Mais derrière le drame du décès d’une enfant, c’est une autre souffrance qui émerge. Tout doucement, les pièces du puzzle se reconstituent.



Un documentaire autobiographique plein de pudeur.

Eric Caravaca scrute l’intime à travers les gros plans sur les visages de ses proches, ses parents surtout. Pudeur et retenue ont accompagné le réalisateur malgré les questions dérangeantes, celles qui bousculent, parce qu’elles remuent un passé trop douloureux. Un passé où se mêlent la douleur et la honte. Tout semble s’être figé dans le temps comme ce plan fixe sur cet abattoir désaffecté à Casablanca.



Interroger la mémoire.

Les séquences du passé tournées en super-8 alternent avec celles du présent. Le va-et-vient entre passé et présent est continuel, comme si on ne se débarrassait pas d’un passé qui reste ancré dans les mémoires, parce que la douleur ne s’efface pas.

Le contexte historique du récit rappelle une autre douleur, celle de la guerre d’Algérie. Les parents d’Eric Caravaca ont vécu au Maroc et en Algérie avant les indépendances. La mémoire du décès d’une enfant se mêle à la mémoire de la guerre d’Algérie : « une guerre qui ne dit pas son nom » et qu’on cherche à oublier, comme on cherche à oublier une mort qui ne dit pas son nom, et qui ne se dit pas tout court. Tout est résumé par la phrase de la mère du réalisateur : « J’aime pas aller en arrière. »

Eric Caravaca interroge la mémoire sans juger. Il pose et se pose des questions, à la recherche de la vérité… pour ne pas oublier.

Martin - 2nde 2
2017/12/21 09:06 #a64e-43ea-8947-fd5cf9631212
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
Ce film- documentaire me semble très intéressant. Eric CARAVACA le réalisateur, cherche à résoudre un énigme que ses parents lui cachaient depuis sa naissance...
Carré 35 semble plein d'émotions, Eric CARAVACA nous fait part que il veut extérioriser les hontes, et que la mort fait partie de la vie.
Ce documentaire transgresse des tabous.
Pour Eric CARAVACA ce documentaire est une façon de se libérer et d'apaiser les personnes qui ont pu vivre la même histoire que lui ! En quelque sorte il fait renaître sa sœur qui, elle a été effacée dans le passé...
Ce documentaire Carré 35 nous fera tirer une leçon à chacun d'entre nous, et pourra nous faire voir la vie dans un autre angle.
Carré 35 peut nous faire grandir, nous libérer et ouvrir les yeux sur des vérité que d'autres préfèreront nier.

Becker Ludivine, Lycée Georges-Imbert de Sarre-Union
2017/12/21 09:36 #fa72-419f-b084-007efa0e087e
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est un documentaire réalisé par Éric Caravaca, sorti le 1er novembre au cinéma. Éric Caravaca raconte l’histoire de sa famille, récit basé sur des mensonges et des cachotteries. Il construit sa narration à travers des interviews de ses parents, de photographies et d' images d’archives historiques.
C’est l’histoire d’un secret gardé depuis toujours : La révélation sur sa sœur, Christine, dont lui et son frère ignoraient l’existence.
Carré 35 est un lieu où sa sœur aînée est enterrée. Elle est morte à l’âge de 3 ans des suites de la « maladie bleue ». Cette maladie touche très souvent les trisomiques. En effet, sa sœur Christine était atteinte de la trisomie 21 mais sa mère ne voulait pas l’admettre. C’est alors que commencent les mensonges et les secrets.
Nous verrons que tout au long de ce documentaire, ses principales preuves sont les paroles de ses parents et les restes de vidéo à partir de pellicules de vieux films.
Éric Caravaca arrive à faire parler sa mère alors que jusque-là, elle n’en avait jamais parlé à personne. Il réussit à faire comme une sorte de thérapie. On peut notamment voir à la fin du documentaire que sa mère descend les escaliers de l’église où elle s’est mariée, comme on a pu voir sur la pellicule et elle arrive même à aller sur la tombe de sa fille alors qu’elle n’y avait jamais été.
A partir de rien, Éric Caravaca a su faire quelque chose et découvrir la vérité sur sa sœur.

Emma De Sousa – 2nde1 – lycée Jean Moulin
2017/12/23 19:23 #0d35-4d6d-91a5-f3409a626e19
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Carré 35, c'est un emplacement du cimetière de Casablanca, où est enterrée Christine, la sœur défunte de l'acteur et réalisateur Eric Caravaca. Dans la famille Caravaca, on ne parle pas de Christine, ou alors très peu ; sa mort à l'âge de trois ans, au début des années 1960, est un tabou, tout comme sa trisomie. Trisomie que la mère du réalisateur ne parvient pas à nommer dans le documentaire, montrant la honte sociale que les parents ont subie et qui les a poussés à effacer toute trace de leur fille. C'est ce refus de « se souvenir » qui a amené Eric Caravaca à enquêter au travers de ce film, pour rétablir la vérité, et surtout, pour comprendre.
On ne sort pas indemne de Carré 35. Dans une interview, Eric Caravaca raconte le moment où il a eu l'idée de faire ce film. Lors du tournage d'un film dans lequel il jouait, à la campagne, il se promène dans un cimetière, et se retrouve devant le carré des enfants. C'est devant la tombe d'une petite fille qu'il est pris d'une immense tristesse qu'il ne peut expliquer. Il comprend alors que cela vient de sa famille, de son passé, d'un vide que rien n'a pu combler et qui est toujours resté là : la mort de sa sœur Christine.

Le sujet du drame familial est quelque chose qui résonne en chacun de nous. Toute famille a connu une histoire tragique de la sorte, ici devenue un secret dont personne ne parle. C'est cette résonnance qui fait de Carré 35 un véritable miroir pour le spectateur, et qui fait qu'il ne sort pas de la salle de la même façon qu'il y est entré.

La distance avec laquelle Eric Caravaca raconte son enquête est frappante ; il ne cherche pas à condamner ses parents d'avoir effacé l'existence de cette petite fille, mais à comprendre ce qui les a poussés à agir de cette façon. Tandis que certains ont pu être choqués du fait de que le réalisateur interroge sa famille, et surtout sa mère, à propos d'un sujet si difficile, je trouve que la façon dont il le fait est juste et précautionneuse. Carré 35 est pour lui un moyen de se soulager de ce poids, et l'on ressent ce soulagement s'opérer au cours du film, notamment à la fin, que je ne vais pas vous dévoiler...

Techniquement, Carré 35 est très soigné. Les plans rapprochés des interviews des membres de sa famille contrastent avec les plans très ouverts des paysages marocains, où se passe une grande partie du film. Les séquences en « Super 8 » montrant la maison au Maroc ou le mariage des parents s'opposent à celles illustrant le présent, plus modernes, formant une dualité symbolique entre le secret et la vérité.

Eric Caravaca prend des risques dans son documentaire, en touchant à un sujet si intime, mais également en filmant son père mort dans son lit d'hôpital, ou encore une petite fille au teint bleuté dans les catacombes de Palerme, des intentions difficilement compréhensibles, mais très marquantes.

La scène qui m'a le plus marquée est celle dans laquelle le père du réalisateur soutient que Christine est morte à quatre mois. Cependant, il est expliqué dans le film que la fillette s'est éteinte à l'âge de trois ans ; pour les parents, elle est morte lorsqu'ils l'ont envoyée à quatre mois à leur famille restée au Maroc, lorsqu'ils se sont définitivement séparés d'elle.

La simplicité avec laquelle Eric Caravaca raconte cette histoire, son histoire, nous fait plonger intégralement dans le film et nous fait ressentir une immense compassion pour une famille, des gens que l'on connaît à peine, et c'est le pouvoir magique de Carré 35.



Capucine Lorrain
1ère L

Lycée saint Sigisbert

Nancy
2017/12/23 19:30 #2d75-4098-9f53-6e8b997ac8a2
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Carré 35, réalisé par Eric Caravaca et sorti en 2017, est un film documentaire sur l'absence d'image et le silence. Absence d'image, parce qu'il ne reste rien du passage de la petite Christine sur Terre, et silence, parce que son existence a été tue. Et son grand frère, réalisateur de ce film, a la volonté de dépasser ce tabou, de soigner sa famille en reconstituant le puzzle du passé. Et la première étape de ce jeu de piste est une question posée aux différents membres de la famille : que s'est-il passé ?
Christine est morte alors qu'elle avait trois ans. Pourquoi ? Parce qu'elle avait un problème. Et c'est ce qui fait la particularité de ce film : le problème est sans cesse contourné par les membres de la famille interviewés. À l'aide d'images d'archive et d'images actuelles, Caravaca va reconstituer l'histoire de sa famille qui a nié l'existence de leur fille Christine parce qu'elle était trisomique. Pas à pas, chacun va témoigner, avec sa douleur et beaucoup d'hésitation, sans tout de suite désigner les faits par leur propre nom.
À première vue, ce film paraît très voire trop intime, ce qui est peut-être vrai. De cette façon, il ne plaît pas au premier regard et a besoin d'être médité. C'est ainsi que les éléments qui déplaisent tout d'abord sont appréciés par le spectateur après un temps de réflexion nécessaire. En effet, beaucoup de scènes choquantes et véritables sont filmées dans ce documentaire, poussant les plus sensibles à fermer les yeux et à détourner le regard. Mais lorsque l'on comprend la portée de ces instants, tout est différent.
L'extrait du film de propagande nazie qui présente des enfants handicapés fait naître la peur, pour mieux comprendre les sentiments des parents de Christine. La vidéo du corps sans vie du père du réalisateur permet de montrer la dimension véritable d'une vie de famille, et pas seulement les jours heureux à la mer, comme sur l'affiche du film. Et enfin, la scène tournée dans les catacombes tire des larmes au spectateur, pour mieux ressentir la mort et son omniprésence qui fait «partie de la vie» d'après le réalisateur.
Cependant, Carré 35 est aussi un film empli d'éléments qu'on aime au premier regard. Son atmosphère si particulière, qui pousse à la réflexion, est hautement appréciable. En effet, beaucoup de plans concentrés sur de magnifiques paysages sont réalisés, accompagnés de musiques douces et agréables composées par le génial Marchet. Ces scènes, exemptes de tout commentaire, permettent au spectateur d'assimiler les révélations tout en appréciant le silence, l'absence de parole toute aussi importante que sa présence. C'est cette ambiance qui aide le spectateur à ressentir au plus profond de lui l'absence de Christine et la présence de son fantôme que l'on peut
toucher, palper. Ainsi, lorsque la voix reprend possession du milieu sonore, son ton calme et apaisé entraîne le spectateur plus loin encore.
La découverte de toute la dimension de recherche effectuée par Eric Caravaca est un autre point non négligeable qui permet d'affirmer que Carré 35 est un petit bijou. En effet, avant de réaliser ce film, lui-même ne possédait pas toutes les réponses aux nombreuses questions que se pose le spectateur. Il lui a fallu interroger sa mère et d'autres membres de sa famille, en utilisant différentes méthodes pour contourner la réalité et leur permettre de se libérer d'un poids immense en admettant la vérité de la phrase : Christine était trisomique.
Enfin, je peux dire que Carré 35 est un film qu'il faut aller voir, non seulement pour tout le bien qu'il a fait à cette famille (la tombe de Christine, située au carré 35 du cimetière de Casablanca, est de nouveau agrémentée d'une photo de son occupante) mais aussi pour tous les bienfaits qu'il aurait sur votre famille. À l'instar du fantôme de Christine, beaucoup de secrets familiaux restent enfouis et disparaissent avec la mort de ses détenteurs. Et grâce à la famille Caravaca, on sait qu'il faut en parler pour se libérer.

Juliette Brunot
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2017/12/23 19:38 #e319-4c98-95f8-e2d54bc0d71a
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz

De notre naissance à notre mort, notre famille est une part dominante de la vie... Et, parfois, nous exprimons le besoin très humain de revenir aux sources voire de comprendre les origines et secrets de notre entourage. C'est dans cette perspective qu' Eric Caravaca nous expose, au travers de son film Carré 35, le chemin qu'il a parcouru pour découvrir le secret de sa sœur, décédée trois ans avant sa propre naissance.
Effectivement, Carré 35, n'est pas une fiction, il se situe dans un cadre réel mais surtout inhabituel qui surprend avec notamment la voix off d'Eric Caravaca, qui narre son histoire sur des plans de Casablanca, ville où ont vécu ses parents, il ya aussi des images d'archives, de vieilles photos, des films 8 millimètres... La diversité des éléments visuels renforcent aussi bien l'aspect documentaire que l'aspect réel de l'histoire qui nous est racontée. Par sa forme, comme par son fond, ce film nous plonge réellement dans ce secret si bien que le spectateur devient aussi curieux que le réalisateur.

Durant le film, nous avons l’occasion d'assister à des "interviews" de la mère de la petite Christine, réelle protagoniste de ce film. Au cours de ces entretiens, elle explique qu'elle ne veut pas retourner sur la tombe de Christine, d'une part car elle dit que, selon elle, il ne faut pas ressasser le passé et d'autre part, en analysant ses gestes lents et le ton mélancolique de sa voix, on comprend qu'elle n'a toujours pas fait le deuil de sa fille. Cependant, à la film du film, nous voyons Angela, accompagnée de son fils sur la tombe de Christine. Malgré le caractère soudain de cet acte, il me semble tout de même compréhensible. Ce film n'est pas seulement un récit de l'aventure du réalisateur à la recherche de sa sœur, mais aussi et surtout un moyen pour lui, sa mère et sa famille de faire le deuil et de rendre hommage à une enfant qui n'a pas pu grandir. Il me semble que Carré 35 fait comprendre au spectateur que le passé, aussi douloureux soit-il, forge ce que l'on est aujourd'hui. Si la mère de Christine accepte de retourner à Casablanca, sur la tombe de sa fille, c'est parce que l'entreprise de son fils l'a aidée à surmonter le deuil et son refus de se confronter au passé.
Une autre thématique abordée par le film est celle de la société et l'intégration dans cette dernière. La trisomie de Christine, cause de l'existence d'un secret autour d'elle, était très mal acceptée à l'époque où elle est née. Voilà pourquoi elle a été cachée durant tout ce temps. Sa mère en fut très malheureuse, cela n'aurait pas eu lieu si la trisomie n'était pas mal acceptée. Cette thématique est également visible lorsque Caravaca évoque l'origine de ses parents. Lorsque ce sujet est abordé, on peut voir le livret de famille de la mère, Angela, dont le prénom a été manuscritement changé en "Angèle" afin de donner une sonorité plus française à son prénom et être mieux acceptée, symbole évident de la difficulté de s'intégrer, symbole qui m'a marqué.

Carré 35 est un film soulevant de nombreuses thématiques que l'ont peut qualifier de topoï : le passé, la famille, la mort... Je suis sortie de la salle bouleversée. Ce film m'a marqué par son authenticité mais surtout par sa justesse, il représente toutes sortes de comportements humains dans lesquels je me retrouve. L'aspect enquête du film séduit tout autant, on se surprend à suivre avec grand intérêt les recherches de l'auteur, comme si Christine était notre propre sœur. Finalement je dirais que ce film est unique, émouvant, mais aussi inhabituel et innovant, un film comme j'ai rarement eu l'occasion de voir, une expérience marquante attend celui qui désire plonger dans le secret de Christine.

Fanny Bocquet
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2017/12/27 18:12 #0b9b-4345-9705-df1f9e85390e
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
« Je vous ai appris à ne pas mentir » avait-elle dit et pourtant cette histoire est racontée suite à la découverte de son mensonge par omission.
Pas de souvenir, ni de photographie, non, sa mère n’a rien gardé. Eric Caravaca ne savait rien de sa sœur aînée, Christine, morte en bas-âge. Il ignorait même jusqu’à son existence. Afin de déterrer ce secret de famille, enfoui au plus profond de la mémoire de ses parents, il mettra donc en place une véritable quête vers la vérité pour enfin avoir des réponses.
Le documentaire Carré 35 est le troisième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir. Ce film, aux allures d’enquête policière, nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde puisque nous sommes dans la même position que le réalisateur. Quand les lumières se rallument , la confusion laisse place à un doux sentiment mélancolique dû à la résolution de cette triste histoire. Peu à peu les pièces de ce gigantesque puzzle familial se sont mises à leur place et la compréhension non seulement du réalisateur mais aussi du spectateur a permis une sorte de délivrance.
Eric Caravaca va à la recherche de réponses, qu’il pense trouver au « carré n°35 » du cimetière de Casablanca, là où Christine est enterrée. Il veut démêler mensonges, omissions et oublis. Le déni compréhensible et véritable de la mère du réalisateur agit sur le pathos du spectateur. Nous comprenons que ne pas parler de Christine, essayer de l’oublier est une réaction de défense chez la mère mais est-ce le comportement le plus adapté ? Elle voudrait pouvoir supprimer son existence afin de supprimer cette douleur et cette honte inavouable. Le réalisateur nous plonge alors dans l’intimité familiale, sans dépasser les limites de l’impudeur et révèle un secret qui avait été longuement gardé. Ainsi des retours en arrière sur le mariage et la joie des parents de Caravaca ne fait qu’accentuer le sentiment de perdition, de vide et la douleur qui transparaissent sur leurs expressions actuelles. La perte de leurs sourires montre comment la mort d’un enfant peut briser une vie. C’est pourquoi les scènes où le réalisateur interroge sa propre famille sont des scènes fortes.
Néanmoins l’une des séquences m’ayant le plus émue est la vidéo d’archives sur les enfants handicapés dans un hôpital, ces derniers sources de honte pour certaines familles sont abandonnés et beaucoup d’entre eux vont être tués lors du régime nazi de la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi l’histoire de famille d’Eric Caravaca s’entremêle à la grande Histoire. En effet, la famille du réalisateur habitait d’abord au Maroc. Cependant lors de sa déclaration d’Indépendance, ils ont dû fuir et migrer en Algérie. Ils devront à nouveau laisser leurs terres lors de l’Indépendance de l’Algérie en 1962. Le fond historique, exploité à l’aide de photos et vidéos d’archives, nous aide à comprendre l’abandon de Christine par ses parents. À cette époque, avoir un enfant handicapé était inavouable. Ainsi il est tout naturel qu’Eric Caravaca, s’étant laissé guider au gré des informations obtenues, de la banlieue parisienne va se retrouver au pays de ses parents, ce qui donne lieu à de superbes travelling sur les paysages marocains.
Notre empathie est à son paroxysme lors du récit du cousin d’Eric Caravaca. En effet, celui-ci a vécu avec Christine, il a eu la vie que le réalisateur aurait pu avoir. Il raconte alors, les yeux remplis de larmes, de quelle façon il a trouvé le berceau de Christine, pour la voir sans vie. La compassion que nous éprouvons reflète alors la douleur des deux hommes. Nous pouvons ressentir le poids qui s’efface de la poitrine des membres de la famille lorsqu’ils font leur confessions. Ce film est libérateur pour tous.
Le film est émouvant : le sujet étant non seulement la mort d’un enfant mais également la honte provoquée par l’existence d’un enfant trisomique. Ce film engendre d’autant plus de sentiments forts qu’il représente une quête de réponses auprès de la famille de Caravaca et non pas un règlement de compte. Le réalisateur ne cherche pas à juger, il ne veut que comprendre et laisser place à la douloureuse vérité. La tolérance est un concept primordial dans ce documentaire où personne n’est remis en cause, la compréhension est le seul souhait du réalisateur. Ce dernier n’a pas seulement réalisé un documentaire autobiographique touchant mais il a aussi permis de libérer les consciences. De cette façon, d’autres familles pouvant se retrouver dans une situation plus ou moins semblable peuvent être touchées par cette oeuvre cinématographique.
Nous pouvons ajouter que ce film nous montre à quel point les liens familiaux peuvent être forts puisque Caravaca éprouve un manque inconscient qu’il ne pouvait s’expliquer. Ainsi, plus qu’un hommage à sa sœur, c’est une deuxième naissance, une deuxième vie qu’il lui donne et celle-ci ne sera pas éphémère.
Carré 35 nous rappelle qu’il faut dire les choses avant de mourir. Une fois que la mort passe, les souvenirs et la vérité sont à jamais perdus.

Emeline Cordier
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2018/01/02 13:48 #e549-4153-a4f8-0489b084a3c3
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Selon vous ce film peut-il être intéressant pour des jeunes de 18 ans ?

Aujourd’hui, on m’a demandé de m’exprimer sur le films « Carré 35 » d’Éric Caravaca. Personnellement je pense que ce film peut être intéressant pour ceux qui aiment analyser les films et non pour se divertir, pour ma part je n’ai pas aimé.
Pour commencer c’est un film documentaire. Or, la plupart des jeunes qui vont au cinéma sont là pour se divertir, passer un bon moment. Voir des films dans les genres Fantastique, action, Comédie etc.
De plus, il y a le manque d’action. Bien évidement il y en a, mais un peu plus aurait était mieux pour des jeunes de 18 ans. Par exemple il y a un long passage quand il se rend à Casablanca où il ne se passe pas grand-chose !
Cependant, C’est encore une fois une question de goût, bien évidement ce film peut intéresser des jeunes de 18 ans car le réalisateur nous fait ressentir de l’émotion. Car c’est des parents qui ont perdu leur petite fille à l’âge de trois ans, elle était atteinte d’une maladie appelé « Trisomie ». L’histoire de ce film peut être vécue par des milliers de personnes.
Et puis, Il y a beaucoup de scènes émouvantes. La maman de Christine n’est pas à l’aise en répondant aux questions de son fils, on voit qu’elle est triste ainsi que le père.
Ensuite, ce film a un aspect historique. Ce film parle à la fois de la décolonisation, du handicap sous le 3éme Reich et l’un des personnages principaux est lui- même atteint de trisomie. On peut apercevoir par exemple le traitement des handicaps.
En outre, Le décès de son père peut nous mettre les larmes à l’œil, mais en même temps, c’est glauque de filmer son père sur son lit de mort.
Enfin, ce qui est positif également, c’est que le réalisateur arrive à filmer la difficulté de la parole. Par exemple, les parents ne sont jamais ensemble dans le cadre, les parents sont en désaccord sur l’âge du décès et sur la date de l’annonce de la maladie.

En conclusion, j’ai donc un avis partagé sur ce film. Au premier abord, je ne le conseillerai pas à mes copains, mais en y réfléchissant, il y a quand même beaucoup de points que j’ai apprécié.

Rachel 2 PROD
2018/01/02 13:48 #b75c-4287-b848-fd95403ff5aa
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Aujourd'hui on m'a demandé de m'exprimer sur le film « Carré 35 » d’Éric Caravaca.
Tout d’abord, je pense que ce film est comme une enquête policière : le réalisateur cherche la vérité sur sa grande sœur Christine, il interroge sa mère, son oncle puis fait des recherches sur les anciens documents : anciens passeports de ses parents par exemple. Puis il se rend lieu au cimetière de Casablanca au carré 35,
De plus, on pouvait voir qu’il y avait des anciens vidéos comme des souvenirs passés à la mer de Casablanca ou encore des moments historiques comme la guerre d’Algérie.
Enfin, il y avait un moment plein d’émotions quand la mère a commencé à avoir les larmes aux yeux à force de parler de sa fille.

Pour moi le film était assez bien, mais j'avais comme une impression que pendant un moment ils répétaient la même chose. Par exemple, sa mère disait en boucle que Christine était normale. Il y avait comme un débat entre la mère et le fils, car le fils disait le contraire il essayait de dire qu'elle était trisomique mais sa mère n’acceptait pas ce qu’il disait.
Cette problématique est certes importante pour le réalisateur biographe, mais elle est pour moi un peu difficile à comprendre. C’est le petit bémol que j’apporterai à cette critique !

Elmas 2 PROD
2018/01/02 13:49 #3dae-4177-89b0-6ab3a48ba8fc
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Le film « carre 35 » peut être intéressant pour des jeunes de 18 ans. Si des personnes se sentent concernés, cela pourrait les aider à leur tour.

Sinon je trouve que ce film n’est pas approprié pour des personnes qui ne sont pas touchées par ce thème du secret de famille.

Ce film met en avant le regard que certaines personnes portent sur les handicapés. Ces personnes différentes sont parfois regardées comme des monstres. Ainsi, le film nous montre deux séquences en rapport avec les nazis ; un rappel d’atrocités encore trop souvent méconnus ; un éclairage sur l’Histoire collective un peu occultée par le génocide des juifs.

Le narrateur, et réalisateur, Éric Caravaca est très présent dans ce film car le film parle de sa sœur aînée qui est le sujet principal : un souvenir oublié.
Cela est certainement, avec le mélange des types d’image, ce qui fait de ce film un film remarquable. C’est pour moi ce qui permet de dire que ce film a toute sa place dans la sélection pour le prix Jean Renoir des lycéens.

Rémi 2 PROD
2018/01/02 14:03 #20c8-4829-9352-e7c6a53a7ffc
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Le film « carre 35 » peut être intéressant pour des jeunes de 18 ans. Si des personnes se sentent concernés, cela pourrait les aider à leur tour.

Sinon je trouve que ce film n’est pas approprié pour des personnes qui ne sont pas touchées par ce thème du secret de famille.

Ce film met en avant le regard que certaines personnes portent sur les handicapés. Ces personnes différentes sont parfois regardées comme des monstres. Ainsi, le film nous montre deux séquences en rapport avec les nazis ; un rappel d’atrocités encore trop souvent méconnus ; un éclairage sur l’Histoire collective un peu occultée par le génocide des juifs.

Le narrateur, et réalisateur, Éric Caravaca est très présent dans ce film car le film parle de sa sœur aînée qui est le sujet principal : un souvenir oublié.
Cela est certainement, avec le mélange des types d’image, ce qui fait de ce film un film remarquable. C’est pour moi ce qui permet de dire que ce film a toute sa place dans la sélection pour le prix Jean Renoir des lycéens.

Rémi 2 PROD
2018/01/02 14:04 #0e5e-4393-aa23-89567230bec5
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Aujourd’hui, on m’a demandé de m’exprimer sur le films « Carré 35 » d’Éric Caravaca. Personnellement je pense que ce film peut être intéressant pour ceux qui aiment analyser les films et non pour se divertir, pour ma part je n’ai pas aimé.
Pour commencer c’est un film documentaire. Or, la plupart des jeunes qui vont au cinéma sont là pour se divertir, passer un bon moment. Voir des films dans les genres Fantastique, action, Comédie etc.
De plus, il y a le manque d’action. Bien évidement il y en a, mais un peu plus aurait était mieux pour des jeunes de 18 ans. Par exemple il y a un long passage quand il se rend à Casablanca où il ne se passe pas grand-chose !
Cependant, C’est encore une fois une question de goût, bien évidement ce film peut intéresser des jeunes de 18 ans car le réalisateur nous fait ressentir de l’émotion. Car c’est des parents qui ont perdu leur petite fille à l’âge de trois ans, elle était atteinte d’une maladie appelé « Trisomie ». L’histoire de ce film peut être vécue par des milliers de personnes.
Et puis, Il y a beaucoup de scènes émouvantes. La maman de Christine n’est pas à l’aise en répondant aux questions de son fils, on voit qu’elle est triste ainsi que le père.
Ensuite, ce film a un aspect historique. Ce film parle à la fois de la décolonisation, du handicap sous le 3éme Reich et l’un des personnages principaux est lui- même atteint de trisomie. On peut apercevoir par exemple le traitement des handicaps.
En outre, Le décès de son père peut nous mettre les larmes à l’œil, mais en même temps, c’est glauque de filmer son père sur son lit de mort.
Enfin, ce qui est positif également, c’est que le réalisateur arrive à filmer la difficulté de la parole. Par exemple, les parents ne sont jamais ensemble dans le cadre, les parents sont en désaccord sur l’âge du décès et sur la date de l’annonce de la maladie.

En conclusion, j’ai donc un avis partagé sur ce film. Au premier abord, je ne le conseillerai pas à mes copains, mais en y réfléchissant, il y a quand même beaucoup de points que j’ai apprécié.

Rachel 2 PROD
2018/01/02 14:04 #8547-49b6-b19d-d10e2670587f
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Aujourd'hui on m'a demandé de m'exprimer sur le film « Carré 35 » d’Éric Caravaca.
Tout d’abord, je pense que ce film est comme une enquête policière : le réalisateur cherche la vérité sur sa grande sœur Christine, il interroge sa mère, son oncle puis fait des recherches sur les anciens documents : anciens passeports de ses parents par exemple. Puis il se rend lieu au cimetière de Casablanca au carré 35,
De plus, on pouvait voir qu’il y avait des anciens vidéos comme des souvenirs passés à la mer de Casablanca ou encore des moments historiques comme la guerre d’Algérie.
Enfin, il y avait un moment plein d’émotions quand la mère a commencé à avoir les larmes aux yeux à force de parler de sa fille.

Pour moi le film était assez bien, mais j'avais comme une impression que pendant un moment ils répétaient la même chose. Par exemple, sa mère disait en boucle que Christine était normale. Il y avait comme un débat entre la mère et le fils, car le fils disait le contraire il essayait de dire qu'elle était trisomique mais sa mère n’acceptait pas ce qu’il disait.
Cette problématique est certes importante pour le réalisateur biographe, mais elle est pour moi un peu difficile à comprendre. C’est le petit bémol que j’apporterai à cette critique !

Elmas 2 PROD
2018/01/05 12:37 #11a0-4a32-b7f1-faec4525731c
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Introduction


Alors, on se retrouve aujourd’hui pour une critique sur le film Carré 35, réalisé par par Eric Caravaca, connu notamment pour avoir réalisé « Le passager ». Il nous offre aujourd’hui un documentaire assez dramatique racontant l’histoire d’Eric Caravaca justement qui part à la recherche de sa sœur Christine morte à l’âge de trois ans, bien avant qu’il ne naisse. La seule information concrète que nous avons est qu’elle est censée reposer dans le carré n°35 d’un cimetière, d’où le titre du film, film qui va principalement évoquer les thématiques du déni de la réalité, ainsi que de la croyance qu’il suffit d’oublier pour faire en sorte que rien ne se soit passé.



Avis:



Alors ! personnellement, ce film m’a évoqué beaucoup de choses qui m’ont touché, donc ma vision est sûrement un peu troublée. J’ai trouvé ce film… triste, il a une ambiance très… calme, thématique de la mort finalement. Il y a très peu de musique, certaines parties sont des extraits de cassettes en noir et blanc du passé, rendant la chose encore plus terne. Le tout propose un calme que l’on connait au genre du documentaire.

Personnellement ce film a su me garder en haleine mais je doute fort que cela soit le cas de tout le monde, si le film ne parle pas à vos sentiments, il est très probable que vous allez vite vous ennuyer, mais si ce film arrive à vous faire rentrer dans son atmosphère, il vous apportera vraiment quelque chose qui va vous marquer. Je pense que ça vaut le coup d’essayer de s’ouvrir à cette histoire.





Analyse



Donc, les plans visuels du film sont divisés en trois parties :



- Une partie des plans du film sont des plans en noir et blanc représentatifs des cassettes qu’avaient gardé les parents et caractéristiques de leur passé.



- Le deuxième type de plan correspond à des plans face caméra avec le personnage à qui Eric pose des questions par rapport à l’histoire de sa sœur (son père, sa mère, son cousin).



- Et le dernier type de plan propose des plans perdus dans le décor, fixé assez longtemps dessus (plusieurs secondes)



Approfondissement



Pour résumer, on est face à un documentaire qui n’a pas volé son titre de par son rythme mais qui n’est pas du tout à but d’information. On peut presque parler de " documentaire dramatique" pour celui-ci, car en l’occurrence c’est une histoire émouvante, sublimée par la réaction des personnages, notamment la mère, chez qui on ressent parfaitement le déni de la mort de sa fille, d’où les différentes choses qu’elle fera qui sont expliqués dans le film.



Julien Simonin, SGC, Lycée René Cassin, Strasbourg







2018/01/07 10:59 #e62b-4958-b982-67d91e0ad41c
Lycée P. Picasso, Fontenay sous bois, Fontenay-Ss-Bois, académie de Créteil
ARTICLE DE MELISSA FRERE 1ère S2 Lycée Pablo Picasso Fontenay-sous-Bois ( Créteil)

CARRE 35


Eric Caravaca est un réalisateur. A 51 ans, il décide de mettre fin à un mystère familial autour de la grand sœur qu’il n’a jamais connue, Christine, morte à 3 ans, bien avant la naissance de Caravaca.
En nous faisant voyager dans le temps mais également dans le pays d’origine de Christine, le Maroc, Caravaca est déterminé à élucider cette surprenante affaire.
De nombreux témoignages sont superposés dans ce documentaire : les avis divergent, de nombreuses pistes ne mènent à rien. La vérité est, en réalité, beaucoup plus difficile à trouver que ce que Caravaca pensait.
Sa mère décide de lui mentir sur la maladie dont était atteinte Christine, niant complètement qu’elle était trisomique. Elle s’est débarrassée de toutes photos, de toutes preuves de l’existence de Christine et refusait catégoriquement d’en parler à ses enfants. Comme si elle n’avait jamais existé.
La trisomie de Christine est la première chose reconnue par son père. Il avoue que cela a fortement touché sa femme. Cependant, son témoignage serait-il fiable ? puisqu’il admettra quelques secondes plus tard que Christine est morte à quelques mois.
Qui des deux à raison ? Qui ment ? Où à qui a-t-on menti ?
Deux questions se posent à nous dans cette partie du film : la trisomie de Christine est une maladie, qui à l’époque et même parfois aujourd’hui, pose problèmes aux familles des enfants qui en sont atteints. La première question serait de trouver en réalité une vraie définition de la normalité. Qu’est-ce qui est normal ? qu’est ce qui ne l'est pas ? La mère d’Eric ne cessait de répéter que Christine était normale et qu’elle n’était pas « un idiot bête » qui est une expression péjorative qui sert à nommer les handicapés. Dans les années 60, accoucher d’un enfant handicapé était une abomination.
Ce type de documentaire nous le fait réaliser à l’aide de plusieurs séquences assez horribles à regarder comme celle de la propagande nazie dans laquelle on voit de nombreux enfants handicapés qu’on nous encourage à tuer. Ou encore, les nombreux corps décomposés d’enfants à la fin du documentaire. Mais la pire de toutes reste la scène de l’abattoir, assez surprenante et écœurante, qui pourrait aussi nous faire croire que Christine est morte assassinée.
La deuxième question serait forcément celle de la famille. Comment peut-on mentir à ses enfants, au fruit de nos entrailles ? À une personne qui partage le même sang que nous ? Aux seules personnes réellement chères à nos yeux ? La mère dit dès le départ « je vous ai appris à ne pas mentir » cependant, c’est elle qui a enterré la vérité et l'a tordue de toutes parts.
Il y en a aussi une troisième en fait, celle du mensonge. Comment mentir ? Pourquoi mentir ? Est-ce vraiment nécessaire ?
Mais surtout, est-ce que le fait de ne pas en parler, signifie effacer le passé ?
Je pense que la mère est également à une place compliquée. Le père semble complètement perdu et marqué, comme s' il n’était pas au courant de la véritable histoire de sa fille. À mon sens, le fils n’est pas compréhensif envers ses parents, il est trop blessant, et il n’a aucune empathie. Je me trompe sûrement, car sa réaction est complètement logique si on réalise que ses parents lui ont menti pratiquement toute sa vie.
Pour finir, je dirai simplement mes impressions sur ce documentaire.
J’ai tout d’abord ressenti de la compassion pour la mère ce qui est assez étrange. Je n’ai pas compris la façon dont le réalisateur nous a peint sa famille. Je suis sortie de la salle frustrée de ne pas connaître le fin mot de l’histoire car la version de Caravaca ne me suffisait pas. J’avais besoin de plus de détails, comme lui j’imagine, de plus d’informations, de plus de réalité, de plus de vérité. J’ai aussi eu l’impression que quelque chose avait marqué les deux parents à jamais. La douleur de perdre un enfant est inimaginable. Puis, à la fin, je n’ai plus eu confiance dans les paroles du réalisateur. J’avais l’impression qu’on me manipulait. Qu’on ne me laissait pas suivre mes propres opinions. j’aurais cherché ailleurs que dans le cimetière, ailleurs que dans l’ancienne maison des parents. J’étais juste là, à observer. Ça m’a perturbé. Les vidéos de ses parents n’ont fait que me perturber davantage.
Il vaut sûrement mieux laisser le passé où il est et savoir tourner la page.


2018/01/07 11:40 #d64a-40ed-aab1-e65a7ef75512
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Critique sur le film Carré 35

Ce film a été réalisé par Eric Caravaca. Il s’agit d’un documentaire qui raconte la vie d'un homme qui apprend qu'il a eu une sœur aînée. Dans ce film, le réalisateur raconte son aventure pour chercher sa sœur Christine qui est morte à l'âge de 3 ans et qui devait reposer dans le carré numéro 35. Ses parents n'ont jamais parlé de sa sœur et n’ont pas gardé de photos d'elle car, pour eux, ça ne servait à rien. Sa mère l'aimait et la trouvait normale malgré le fait qu'elle était trisomique. C'est son cousin qui lui apprendra comment elle est morte et c’est lui qui montrera des photos d'elle au réalisateur.

Personnellement, je n’ai pas aimé ce film. De manière générale, je n'aime pas les films dramatiques. Je n'aime pas non plus les films qui parlent de la mort. Ce film m’a mis mal à l'aise, je ne savais pas vraiment comment réagir.
Pour ceux qui aiment les films dramatiques, je leur conseille d'aller le voir mais pour ceux qui sont trop sensibles, ne le regardez pas !

Dinu Alexandra, SGC, Lycée René Cassin, Strasbourg
2018/01/07 11:42 #468c-4036-924f-5924116cbab6
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Film Carré 35


Carré 35 est une dramaturgie historique qui retrace la vie d’une famille qui cache un lourd secret. Le film mêle des images d’archive à des interviews de chaque membre de la famille qui un à un sont interrogés sur le sujet principal du film : qui était la petite sœur du réalisateur (Eric Caravaca) ? Et quelle est la cause de sa mort ?



Ce qui nous marque tout au long du film c’est la souffrance refoulée des personnages, comme la mère, par exemple, qui est dans une sorte de déni perpétuel et qui affirme que « sa fille allait parfaitement bien ». Elle n’arrive pas à accepter la trisomie de son enfant, comme si c’était une réalité beaucoup trop dure à affronter pour elle.



Cette œuvre comporte également beaucoup d’images choc. Tout d’abord on observe des vidéos issues d’archives de propagande Nazi qui suggèrent très clairement l’élimination des enfants trisomiques. Ou encore les images du père du réalisateur sur son lit de mort quelques semaines après avoir été interviewé par le réalisateur Eric Caravaca, son fils.



L’implication du réalisateur est également touchante puisque ce dernier cherche à tout prix à redonner une identité à sa petite sœur en retrouvant des photos d’elle, ce qui nous montre que les souvenirs sont importants pour faire le deuil et réussir à accepter la disparition d’une personne proche.



En conclusion je dirais que ce film est le plus émouvant que nous ayons visionné jusqu’à présent. Les personnages sont vraiment touchants étant donné que ce ne sont pas des acteurs mais les membres d’une même famille. La douleur donne vie à l’histoire de cette famille ce qui la rend à la fois touchante, mais aussi très vraie.



Lily MILLOTTE et Aceliya KAYA, Film Carré 35

Carré 35 est une dramaturgie historique qui retrace la vie d’une famille qui cache un lourd secret. Le film mêle des images d’archive à des interviews de chaque membre de la famille qui un à un sont interrogés sur le sujet principal du film : qui était la petite sœur du réalisateur (Eric Caravaca) ? Et quelle est la cause de sa mort ?

Ce qui nous marque tout au long du film c’est la souffrance refoulée des personnages, comme la mère, par exemple, qui est dans une sorte de déni perpétuel et qui affirme que « sa fille allait parfaitement bien ». Elle n’arrive pas à accepter la trisomie de son enfant, comme si c’était une réalité beaucoup trop dure à affronter pour elle.

Cette œuvre comporte également beaucoup d’images choc. Tout d’abord on observe des vidéos issues d’archives de propagande Nazi qui suggèrent très clairement l’élimination des enfants trisomiques. Ou encore les images du père du réalisateur sur son lit de mort quelques semaines après avoir été interviewé par le réalisateur Eric Caravaca, son fils.

L’implication du réalisateur est également touchante puisque ce dernier cherche à tout prix à redonner une identité à sa petite sœur en retrouvant des photos d’elle, ce qui nous montre que les souvenirs sont importants pour faire le deuil et réussir à accepter la disparition d’une personne proche.

En conclusion je dirais que ce film est le plus émouvant que nous ayons visionné jusqu’à présent. Les personnages sont vraiment touchants étant donné que ce ne sont pas des acteurs mais les membres d’une même famille. La douleur donne vie à l’histoire de cette famille ce qui la rend à la fois touchante, mais aussi très vraie.

Lily MILLOTTE et Aceliya KAYA, Film Carré 35

Carré 35 est une dramaturgie historique qui retrace la vie d’une famille qui cache un lourd secret. Le film mêle des images d’archive à des interviews de chaque membre de la famille qui un à un sont interrogés sur le sujet principal du film : qui était la petite sœur du réalisateur (Eric Caravaca) ? Et quelle est la cause de sa mort ?

Ce qui nous marque tout au long du film c’est la souffrance refoulée des personnages, comme la mère, par exemple, qui est dans une sorte de déni perpétuel et qui affirme que « sa fille allait parfaitement bien ». Elle n’arrive pas à accepter la trisomie de son enfant, comme si c’était une réalité beaucoup trop dure à affronter pour elle.

Cette œuvre comporte également beaucoup d’images choc. Tout d’abord on observe des vidéos issues d’archives de propagande Nazi qui suggèrent très clairement l’élimination des enfants trisomiques. Ou encore les images du père du réalisateur sur son lit de mort quelques semaines après avoir été interviewé par le réalisateur Eric Caravaca, son fils.

L’implication du réalisateur est également touchante puisque ce dernier cherche à tout prix à redonner une identité à sa petite sœur en retrouvant des photos d’elle, ce qui nous montre que les souvenirs sont importants pour faire le deuil et réussir à accepter la disparition d’une personne proche.

En conclusion je dirais que ce film est le plus émouvant que nous ayons visionné jusqu’à présent. Les personnages sont vraiment touchants étant donné que ce ne sont pas des acteurs mais les membres d’une même famille. La douleur donne vie à l’histoire de cette famille ce qui la rend à la fois touchante, mais aussi très vraie.

Lily MILLOTTE et Aceliya KAYA, lycée René Cassin, Strasbourg
2018/01/07 20:58 #f2aa-4191-9000-98c187aa9ddf
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Une histoire vraie … ''Carré 35 ''
Réalisé par Eric Caravaca


Le film carré 35 est un film touchant car cette histoire pourrait arriver à n’importe qui. Cette dernière expose une partie de la vie des parents du réalisateur Eric Caravaca .
Le fait que ce film soit présenté comme un documentaire prouve que celui -ci est différent des autres films que nous avons vus, avec des moments de silence évoquant le mystère.


L'histoire raconte la '' vie '' d'une petite fille souffrant de la maladie bleue (appelée aussi cyanose congénitale) c’est une maladie provoquée par une malformation cardiaque, vasculaire, ou congénitale liée à la trisomie. Cette enfant est morte par la suite dans leur maison de famille à Casablanca. Après cette tragédie, les parents effondrés d’avoir perdu leurs 1er enfant ont décidé de l’oublier et d’effacer tout souvenir de la petite Christine en pensant effacer la souffrance qu’ils avaient avec ces souvenirs.

On espère vraiment que ce film puisse remporter le prix Jean Renoir car il était original, en plus il était compréhensible, pas comme le film '' The Square'' (un film qui nous a déçu énormément).Personnellement, nous pensons que c’est une belle morale pour les gens qui se plaignent trop souvent pour pas grand-chose …

Emanuela Ayena & Sarah Pacheco, seconde, lycée René Cassin ,Strasbourg
2018/01/07 21:09 #6789-48c1-8760-04e07fa45219
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Carré 35 est le troisième film que nous avons visionné grâce au prix Jean Renoir des lycéens. Malgré que ce soit un documentaire et que je n’aie pas l’habitude d’en regarder, j’ai adoré ce film ! Il a été mis en scène par Eric Caravaca qui jouent le rôle d’acteur / réalisateur. Ce film retrace l’enquête qu’a menée le réalisateur pour tenter de comprendre qui était sa sœur. Quelle était la cause de sa mort ? Et pourquoi ses parents l’avaient-ils cachée à tout le monde ? Au fur et à mesure du film, ce qu’on pensait être une histoire oubliée depuis longtemps apparaît comme une histoire actuelle qui hante encore la famille et surtout on remarque que les versions des protagonistes, notamment celle des parents, sont les mêmes qu’il y a cinquante ans. On peut donc comprendre que ce film traite des secrets, des non-dits dans les familles et surtout d’un rapport au handicap qui a suscité la honte. J’ai beaucoup aimé ce film car il nous plonge à l’intérieur d’une histoire très personnelle, très intime. On suit les investigations comme si on en faisait partie, comme si on appartenait à cette famille détruite cinquante ans plus tôt par la mort d’un enfant. Je trouve que le personnage le plus intéressant à étudier est la figure de la mère : après réflexion on peut penser que celle-ci n’aimait pas sa fille, qu’elle ne supportait pas son handicap et qu’après sa mort elle l’a complètement oubliée. Moi, je ne suis pas de cet avis parce qu’à l’époque le handicap était très mal vu mais surtout le fait d’être différent suscitait la moquerie, la honte. De fait, je peux bien croire que celle-ci eu un moment donné honte de sa fille mais le fait qu’elle ne l’aimait pas, je ne pense pas. A la sortie du cinéma, avec mes amies une affirmation directe s’est imposée : « c’est une mère indigne, elle n’a même pas gardé une photo de sa fille et n’est jamais revenue sur sa tombe ». Les clans se sont donc formés et j’ai été surprise de constater que j’étais la seule à ne pas penser cela. Pour moi, il est compréhensible que les gens, après avoir vécu un tel traumatisme, préfèrent oublier cette partie de leur vie, d’ailleurs cela se traduit par le fait que la mère n’a jamais parlé de Christine à ses deux fils, qu’elle n’a gardé aucun souvenir ( photos, vêtements,…) et surtout, et c’est ce que je trouve le plus choquant, qu’elle n’a jamais avoué que sa fille avait un problème, qu’elle avait un handicap. Quand le réalisateur provoque sa mère en lui forçant la main pour lui faire avouer que sa fille n’était pas normale, elle répond en boucle « Christine était normale, elle allait très bien », ce qui montre bien que la mère a complètement oublié cette période de sa vie et qu’elle s’est montée une image parfaite de sa fille. J’ai aussi beaucoup aimé le ton qu’a employé le réalisateur quand il a réalisé son film : certains, voire beaucoup, pensent qu’il voulait se venger, qu’il voulait faire payer à ses parents de lui avoir menti toute son enfance mais pour moi pas du tout. Il emploie un ton très neutre peut-être un peu redondant pour pousser ses parents à la vérité mais en aucun cas il ne cherche à montrer une image bien précise de ses parents ou des autres protagonistes. C’est donc pour moi là que réside la force du documentaire: montrer et faire parler les gens comme ils sont. Pour fini, lors d’un débat, beaucoup se sont demandés pourquoi Eric Caravaca avait fait ce film car en soi, c’est une histoire personnelle qui ne nous regarde pas et qui donc n’avait potentiellement pas sa place au cinéma mais je pense qu’il a tourné ce film pour nous faire passer un très beau message qui est que toute vie vaut la peine d’être vécue et que le monde tourne grâce au fait que nous sommes tous différents. Magnifique film qui vaut la peine d’être visionné !

Romane, élève de 2nde9
2018/01/07 21:15 #b3a3-4bd5-8f0a-3c3bf5e7cc67
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
«Carré 35» réalisé par Eric Caravaca, est un film-documentaire qui raconte l'histoire d'un secret que Caravaca a toujours voulu découvrir dans sa famille. Il va enquêter notamment sur sa mère qui lui a caché l'existence de sa fille, Christine, décédée à l'âge de 3 ans à Casablanca. On va le suivre avec curiosité, tout au long du film, sur les traces de sa grande sœur dont il n'a jamais entendu parler. Pour cela, il va puiser au plus profond de l'histoire de sa famille. Il va interviewer ses parents, mais aussi l'un de ses oncles, qui a bien connu Christine. L'histoire personnelle que le réalisateur nous propose de découvrir est très intime. Lorsqu'il filme sa mère, celle-ci reconnaît que sa fille avait la maladie bleue, pourtant elle nie que Christine était atteinte de la trisomie 21, provoquée par une malformation cardiaque. Quand elle est interrogée, elle semble se réfugier dans de surprenants démentis. Elle prétend que sa fille allait bien, qu'elle n'avait aucun problème de santé. Elle va jusqu'à inventer des exemples de son bien-être.
On se demande les raisons qui ont poussé la mère de cette enfant à souhaiter en effacer toute trace. La personnalité de la mère reste trouble, elle a changé d'identité à de nombreuses reprises.Très égoiste, elle préfère cacher à son fils l'existence de sa grande sœur. Et pourtant, il a besoin de connaître la véritable histoire de sa famille pour pouvoir se reconstruire.
Sa mère avait également peur du regard de la société : en 1960, date de naissance de Christine, avoir un enfant atteint de trisomie était très mal vu. Le réalisateur insiste sur le regard porté sur les enfants trisomiques, comme il le montre par des images de propagande nazie des années 30.
Lorsque son père à son tour est interrogé, il n'ose pas avouer la vérité et préfère rester évasif.
Son père meurt pendant le tournage, il le filme sur son lit de mort, sans avoir pu en apprendre davantage.
Nous avançons, comme avance Eric Caravaca, à la recherche des lieux, des témoins et des informations qu'il arrive à reconstituer au fur à mesure de ses avancées. On découvre peu à peu qu'une femme inconnue s'est occupée de la tombe de sa grande sœur tout au long de l'absence de sa famille. Eric Caravaca part à la recherche de cette femme dont personne ne connaît l'identité.
Christine repose dans un cimetière de Casablanca, au Maroc. Sa mère n'y est jamais retournée depuis l'enterrement. Caravaca, à la fin du film, la fait revenir sur la tombe de sa fille, et ainsi l'aide à tourner la page du mensonge. Ce documentaire m'a beaucoup marqué par l'originalité des interviews. L'histoire familiale est merveilleusement bien racontée mais elle est tout aussi douloureuse. Ce documentaire délicat cache beaucoup de mystères. Il est assez court et pourtant très touchant et réaliste. On vient à se demander pour quelles raisons l'histoire de sa famille nous toucherait plus qu'un autre reportage et pourquoi le réalisateur a choisi de l'adapter au cinéma et de porter à l'écran, visible par tous les spectateurs, une histoire aussi intime. Ce documentaire est une leçon de vie. L'histoire est marquante et prenante. Le réalisateur a voulu nous faire ressentir ses sentiments intimes, qui rendent le film touchant et attendrissant.

Luna, élève de 2nde9, lycée Carnot (Paris)
2018/01/07 21:32 #0aa5-48e2-83d9-4c4390cfe7fc
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Pourquoi un tel secret? Eric Caravaca s’est posé de nombreuses fois cette question et y a répondu, mais pas n'importe comment, car il nous livre la réponse sous forme de documentaire. En effet Eric Caravaca a sorti en novembre 2017 son deuxième film nommé "Carré 35" . Ce documentaire à la fois intime et pudique nous relate le décès de la petite soeur d'Eric, nommée Christiane, à l’age de 3 ans. Chez les Caravaca, on ne parle jamais de la petite fillette morte bien avant la naissance d'Eric. ll ne reste plus aucune trace d'elle: toutes ses photos et vidéos ont été brulées. Eric va donc essayer de comprendre et de mener son enquête afin de savoir ce qui se cache réellement derrière cette histoire. Mais alors la question que l'on se pose tous est « pourquoi les parents d'Eric lui ont-ils caché l'existence de la petite fille ? » Sa mère avait honte de la trisomie de sa fille et l'avait elle donc confiée à une tante vivant à Casablanca afin que personne ne se rende compte de la maladie de la petite. Cette dernière décèdera là-bas, loin de ses parents restés à Paris. Elle fut enterrée dans le carré 35, la partie Française du cimetière de Casablanca d'où le nom de ce documentaire. Le film alterne entre interviews des proches d'Eric, images historiques et scènes filmées avec une caméra super-8. L'interrogatoire d'Eric met particulièrement mal à l'aise sa mère lorsqu'il commence à lui poser des questions sur la trisomie de sa fille auxquelles elle ne répond pas. Eric nous montre une femme que l'on pourrait qualifier de menteuse et malsaine car toute sa vie est basée sur un mensonge. Nous pouvons voir à un moment du film une succession d'images d'handicapés, images de propagande des années 40, images qui nous glacent littéralement le sang car elles nous gênent. Eric a voulu montrer qu'il ne fallait pas avoir honte. Certaines scènes sont filmées à l'aide d'une caméra super-8, signe d'une technologie passée. Eric a voulu en quelque sorte se réconcilier avec le passé nous exposant par exemple le mariage de ses parents à Casablanca mais aussi celles plus récentes de sa mère retournant la bas.
Ce documentaire à la fois bouleversant, effrayant, gênant et hanté par le fantôme de cette petite fille est un pur chef d'oeuvre mêlant honte et désarroi, qui, d'après Eric, a permis de redonner à Christiane « la vie qu'elle n'a pas eue et la vie qui lui avait été enlevée une deuxième fois en le niant ».

Capucine, élève de 2nde9 (lycée Carnot)
2018/01/07 21:39 #3991-443f-83e2-69328387caae
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Carré 35, film de Eric Caravaca, est un documentaire intime sur son passé et au delà. Un passé qu’il n’a pas connu et qui pourtant le tourmente et qui m’émeut. Dans ce film Eric mêle souvenirs, images du passé et du présent. Ce contraste est bien agencé. Eric est investi dans cette histoire, il effectue des recherches, questionne ses proches et se rend sur les lieux où s’est déroulée l’histoire… Tout au long du film, le réalisateur s’interroge sur sa sœur. Sa sœur qu’il n’a pas connue et qui est née et morte avant sa naissance. Ce documentaire est composé d’interrogations qui s’enchainent. De sa sœur il ne reste rien, pas même une photo: il est donc compliqué pour lui de savoir ce qui a pu se passer. Cette absence de photo nous faitréfléchir sur l’histoire de sa sœur et la rend encore plus mystérieuse. Le spectateur avance au fur et à mesure dans l’histoire en même temps qu’Eric. On s’attache à lui, à son histoire et à celle de sa sœur.

Eric réalise des « interviews » de sa mère, son père puis son cousin qui apparaissent au long du film. Ces temps de parole nous permettent de mieux comprendre l’histoire tout en nous menant sur de fausses pistes. Les paroles sont souvent confuses. Sa mère est silencieuse et évite les questions « intimes ». Du fait de ces interrogations, plein de possibilités sur cette mort s’ouvrent à nous. Eric connaît le secret de ses parents, il sait en quelque sorte ce qui est arrivé à Christine. Ses questions sont ciblées sur quelque chose de précis. Eric demande à sa mère si Christine était différente. Son but est qu’elle lui raconte elle-même la vérité, mais elle niera jusqu'à la fin la trisomie et la maladie de sa fille. Durant ces interviews, Eric reste hors-champ, ses parents sont seuls dans le cadre. Ce face à face met de temps en temps mal à l’aise. La plupart du temps, parents et enfants ont une relation plus proche avec moins de secret.Or ici les mensonges ont l’airs d’être assez présents. Eric met sa mère face à la vérité, il veut la confronter à la réalité. A l’époque, les gens parlaient moins de la maladie de la trisomie voilà pourquoi elle l’aurait cachée. Quand elle dit qu’elle aime sa fille ce n’est pas un mensonge et je pense que d’un coté elle s’en veut de ne pas avoir été là le jour de sa mort ou de n’avoir rien pu faire. La mort d’un enfant est très dure, les parents meurent normalement avant leurs enfants alors qu’ici c’est l’inverse. Une mère ou un père ne s’attendent pas à voir son enfant mourir. Le mensonge, les cachotteries et l’absence de photos peuvent s’expliquer car les souvenirs font mal. En revanche si la mère cache cet enfant seulement parce qu’il est trisomique, l’action est tout de suite beaucoup plus horrible. Les parents ont enterré Christine avec leur passé.

Les images qui défilent au court du film sont magnifiques: des paysages de mer, de campagne et de ville se rencontrent et forment une belle harmonie. Le documentaire est fait d’archives et de petites vidéos prises ces dernières années. Il arrive de voir la même image à une époque différente, par exemple lorsqu’il revient sur la tombe de sa sœur à Casablanca. Ce qui rend ce documentaire encore plus beau. Des images d’un hôpital d’enfants malades se mêlent au reste du film, j’en ressens de la tristesse. En classe on discute sur le film et j’apprends que ces images ont été prise dans un hôpital nazi ce qui veut dire que la vie de ces enfants allait s’arrêter peu de temps après. Cette vérité m’a bouleversée.

A l’inverse de The Square, le carré de Carré 35 n’est pas une œuvre d’art contemporaine. Ici le carré est le lieu où repose Christine. Ce lieu qui a été ravagé par la guerre et où l’unique photo de Christine déposé par sa mère a disparu. Ce documentaire est touchant et à la fois bouleversant. Passé et présent s’y mêlent tout comme vérité et mensonge.

Romane ROSE-COUSQUER, élève de 2nde9, lycée Carnot (Paris)
2018/01/07 21:43 #bea0-401d-a317-bfbf8f80fffb
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
"Petite mésange quand tu poseras tes pattes sur cette tombe, rappelle à notre enfant que chaque jour qui passe rapproche papa et maman d'elle" C’est ce qu’on peut lire sur la tombe de Christine Caravaca, décédée à 3 ans de la maladie bleue. Carré 35 est un documentaire d’Eric Caravaca sorti le 1er novembre 2017 qui décrit l’enquête qu’il a mené sur la mort de sa sœur. De fil en aiguille, il découvre la vérité sur ce fantôme avec qui il a vécu toute sa vie.

Ce film, d’une humanité pure et authentique, dénonce le tabou autour du handicap. La mère cache d’abord le fait que sa fille était trisomique, mais après des recherches, Eric Caravaca apprend que la maladie bleue est très souvent associée à la trisomie. Sa mère essaie encore de le nier, comme si elle ne pouvait pas se résoudre à se rappeler de sa fille. Le père, lui, ne pense pas à cacher l’handicap de Christine

Sur les passeports de parents il découvre qu’aucun de ses parents n’était à Casablanca la nuit du 24 décembre où Christine est morte, ce qui diffère de la version de la mère comme quoi elle avait trouvé sa fille morte dans son lit. On peut y voir aussi la francisation des noms des parents,

Il part au Maroc dans le but de retrouver la tombe de sa sœur, qui est supposée se trouver au carré 35. Or, celui-ci n’existe plus. Pourtant, il trouvera la tombe de Christine, à côté de celles de ses grands-parents. Elle est bien entretenue, ce qui parait bizarre car la mère affirme ne jamais être revenue sur la tombe de sa fille. On apprend qu’une femme inconnue a pris soin de la tombe après l’avoir vu ravagée.

La mise en scène varie entre des films de jeunesse des parents d’Eric Caravaca, dont leur mariage qui revient très souvent, des interviews, des images filmées au Maroc, et d’autres images comme celles de la guerre à Alger, celles d’une propagande nazie qui soutient le programme T4 d’assassinat des enfants handicapés. On y voit aussi des interviews, qui dans le cas de celles de sa mère semblent être presque un interrogatoire, riches en émotions et en authenticité, parfois ponctuées de longs silences qui nous rappellent que ce n’est pas une fiction.

Un film centré sur Christine évidemment, mais aussi sur la mère, qui est présentée comme une personne balancée, avec majoritairement des mauvais côtés présentés dans le film mais aussi des blessures et des faiblesses. On la sent dérangée et mal à l’aise pendant les interviews. On se demande ce qu’elle pense de ce film. Eric Caravaca voulait présenter le drame de sa famille au public, mais sa mère avait toujours voulu oublier la mort de sa fille et la voilà sur un grand écran. On se sent mal pour elle.

En résumé, un film touchant et éloquent, très intime et très bien réalisé. Malgré le fait que ce soit une histoire personnelle, tout le monde peut s’identifier, que ce soit aux personnes, à l’enquête ou au secret.

Clara MENIERE, élève de 2nde9, lycée Carnot (Paris)
2018/01/07 21:46 #d295-4553-ab77-db26cde49a38
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« ATTENDRISSANT »
Voilà comment je pourrais définir le documentaire Carré 35 de Eric Caravaca sorti en novembre 2017. Pourquoi ? Tout simplement car dès les premiers instants du film tout m’a fait penser à une enquête policière « familiale », une enquête à travers laquelle Eric Caravaca a essayé d’élucider les nombreux mystères de sa famille, un en particulier : la mort étrange de sa sœur aînée, celle dont on ne parle jamais « Christine ». Christine, âgée de trois ans, reposant au carré trente-cinq du cimetière français de Casablanca. Sous le nom de ce lieu, qui n’avait jamais été prononcé auparavant dans la famille, reposent de nombreux mystères et de nombreuses questions auxquelles Eric aurait aimé répondre avant.


« COMMENT ? Quand ? Pourquoi ? »
Toute l’enfance d’Eric est basée sur des mensonges. Seuls ses parents peuvent répondre aux questions qu’il se pose. Ce film, cette enquête principalement basée sur les interviews d’Eric Caravaca avec son père et sa mère, sont sa seule source de réponse. Il se penche tout d’abord sur sa mère, un personnage qui m’a particulièrement touchée. Une femme à l’apparence forte mais au cœur faible et fragile, ne pouvant révéler à son fils toutes les vérités des mystères enfouis sous terre. Ces vérités qu’elle-même dissimule au fond d’elle. Pourquoi n’a-t-elle pas gardé une seule photo de Christine ? Pourquoi se dérobe-t-elle aux questions posées par son fils ? Pourquoi son mari la protège-t-il autant et la couvre-t-il ?


TOUTES ces questions, que moi aussi je me suis posée durant le film, reposent en réalité sur l’élément principal de départ : le mensonge. Eric Caravaca a réalisé un documentaire émouvant, en montrant les faiblesses et les limites de l’être humain, ce qui nous concerne tous personnellement d’une manière ou d’une autre. Basé sur un synopsis touchant et accrochant, le documentaire se déroule comme une bobine de fil (film) dont, petit à petit, on essaye de retrouver le début. Le mensonge lui a permis de réaliser ce film puissant et mystérieux qui a répondu aux questions qu’il se posait. C’est en sortant de la séance de cinéma, la boule au ventre et les larmes aux yeux, que l’on réfléchit à toutes les injustices de la vie, toutes ces choses pour lesquelles on voudrait réagir, se battre d’une manière ou d’une autre mais que l’on garde dans un coin de sa tête en essayant de ne plus y penser.

Carlotta MARCHAND, élève de 2nde9, lycée Carnot (Paris)
2018/01/07 21:50 #53e3-478b-b18c-705d293521a0
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Le film carré 35 est un documentaire réalisé par Eric Caracava. Ce film est sûrement l’un des plus émouvant qu’il m’ait été donné de voir. Il raconte l’histoire d’une famille attristée, de secrets gardés et de mensonges inexpliqués.
Eric Caracava, le réalisateur du film, interroge les membres de sa famille, notamment son père et sa mère, pour avoir des explications au sujet de la mort tragique de sa grande sœur Christine. C’était une enfant trisomique qui avait une santé fragile. A sa naissance, ses parents découvrirent sa différence et par la suite ses problèmes cardiaques. Tout au long du film, le réalisateur essaye d’avoir des explications sur les circonstances tragiques de la mort de Christine ; Un sujet tabou et difficile à évoquer au sein de sa famille. Toutes les photos de Christine avaient été brulées.

Le documentaire retrace le parcours de vie de Christine et l’enquête menée par Eric auprès de sa famille pour obtenir des réponses à ses interrogations. Il retrace toute une période de vie du réalisateur. Les personnages principaux sont filmés à des âges différents.

En dépit des demandes successives d’Eric auprès de ses parents, des questions restent sans réponse. Sa mère essaye de détourner le sujet et n’est pas très coopérative pour éclaircir la situation. Quant à son père ses justifications sont assez vagues. Et ces dernières divergent ce qui désoriente le spectateur.

Pour mieux comprendre et obtenir des réponses, Eric Caracava se rend à Casablanca, la ville de naissance de ses parents et la ville où Christine repose pour l’éternité. Toute petite, Christine fut emmenée par sa mère au Maroc auprès de sa tante pour des questions d’image vis à vis de son entourage et de gestion familiale.
Eric se rend au cimetière de Casablanca pour se recueillir sur la tombe de sa sœur dans la partie dédiée aux morts français qui est appelé carré 35. Le film tire son nom de cet espace dédié aux morts et notamment à la sœur du réalisateur.
J’ai trouvé que la scène finale était très émouvante. Ce moment où la mère de Christine revient sur la tombe de sa fille pour un dernier hommage est absolument magnifique. Les sentiments qui sont véhiculés dans ce passage et tout au long du film nous aide à comprendre la tragédie que vivent les membres de cette famille et beaucoup d’autres personnes sur la planète. C’est une véritable leçon de vie pour tous les spectateurs en démontrant qu’elle avait des remords d’avoir laissé sa fille séparée de ses parents et de ne s’être rendu compte de son erreur qu’à l’âge de la sagesse. Elle essaye de réparer ses décisions passées et cruelles !

Sterenn STECK, élève de 2nde9, lycée Carnot (Paris)
2018/01/08 08:02 #323b-434a-a19e-468fc4db6e14
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Carré 35, un carré mortuaire !
Carré 35 est un documentaire d’Eric Caravaca de 2017, ayant fait partie de la liste hors compétition du festival de Cannes. Le documentariste évoque dans ce film la mort de sœur. En effet, ce film raconte le décès de Christine, elle avait 3 ans quand son cœur s’est arrêté à Casablanca, dans la maison familiale. Cette enfant est morte d’une maladie qui atteint les enfants trisomiques. Elle est enterrée dans le carré 35, le carré des enfants du cimetière français de Casablanca. Caravaca fait une enquête pour découvrir ce qu’on lui a caché durant son enfance, car sa famille a détruit toute preuve d’existence de la petite Christine.
Caravaca fait un documentaire sur son histoire familiale en utilisant plusieurs moyens techniques : il montre les images de mariage de ses parents, avec une caméra super 8. Il utilise des interviews pour faire parler ses parents, et les témoins de la vie de Christine.
A l’écran, certaines choses ne sont pas vues ou filmée comme la naissance de Christine, sa mort, ou encore l’appel à la femme qui s’occupe de la tombe de Christine. Il mélange les images du présent et du passé comme par exemple les vielles vidéos de la maison familiales avec des images d’aujourd’hui.
Dans ce film, certaines choses nous ont choquées comme la première scène quand la mère dit qu’elle n’a jamais été sur la tombe de sa fille. Elle l’a plus ou moins rejeté car elle était trisomique, car à l’époque c’était mal vu ! Le coté biographique de ce film était cependant intéressant.
Amjad Azzaoui et Timmy Dupont lycée Haroun Tazieff
2018/01/09 15:25 #09ff-4b88-bc62-9b5d33259960
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le film Carré 35 est un documentaire d'Eric Caravaca, sorti le 1er Novembre. Il dure 1h07 est il est présenté sous forme de documentaire et évoque l'histoire de cette famille qui vit dans un passé douloureux et triste. Ce documentaire raconte l'histoire d'une famille, Christine la petite fille morte à trois ans en Algérie, née avant Eric Caravaca et son frère, lesquels ignorent presque tout de cette sœur. Dans le cadre du film, on voit que le réalisateur prend plusieurs plans dans une mosquée au Maroc pour faire un rappel à sa religion.Dans le film, les bandes sons évoquent la tristesse et les images en noir et blanc sont là pour rappeler la tristesse de cette famille et à quelques moments du film il y a des gros blancs qui servent à accentuer le passer douloureux de cette famille.
Dans le film, Eric va résoudre une sorte d'énigme pour retrouver des infos sur sa sœur. Il va essayer de rassembler les pièces du puzzle pour tenter de comprendre cette histoire. Il va retourner au Maroc où il y rencontrera sa tante qui s'occupe de la tombe de Christine, sa présumée sœur. Il va retourner dans la maison où vivait sa sœur et ses parents avant de revenir en France après cette tragédie. Eric va interroger ses parents qui vont lui donner des éléments de réponse qui l'aideront dans sa quête acharnée. Pendant ces interrogatoires, la mère va se voiler la face sur la maladie de leur fille, contrairement au père.

Ce film est assez compliqué , mentalement parce que c'est une histoire réelle, ce qui sert à toucher émotionnellement le spectateur qui se plonge dans l'histoire.

Louise Begoin - 2nd1 - Lycée Jean Moulin
2018/01/12 18:31 #9ff5-4e85-b222-680c648075bc
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Déterrer la vérité, interviewer un à un les membres de sa famille, laisser partir le fantôme inconnu qui plane sur la famille Caravaca… Voilà les raisons qui ont poussées Eric Caravaca à réaliser le film Carré 35. Ce documentaire aux allures dramatique et historique a été réalisé en 2017 par le réalisateur français Eric Caravaca et a également été présenté au 70e festival de Cannes.
Durant toute sa vie, Erica Caravaca a toujours pensé qu’ils n’étaient que quatre : son père, sa mère, son frère et lui-même. Jusqu’au jour où il découvre l’existence cachée de sa grande soeur, Christine, morte des décennies auparavant. Il décide alors de découvrir la vérité à propos de l’aînée de la fratrie tout en questionnant différents membres de sa famille, en commençant par ses parents. Eric découvre alors que sa soeur est décédée à l’âge de trois ans, atteinte de trisomie, aussi connue sous le nom de la maladie bleue. S’ensuit alors une quête difficile à accomplir puisque toutes les photos où Christine apparaissaient ont été brûlées par sa mère : lorsqu’il lui demande pourquoi, elle répond alors qu’elle n’aime pas retourner en arrière : « Qu’est-ce que tu veux faire avec une photo ? Pleurer ? ».
Le spectateur découvre alors une histoire autobiographique où sont liées la quête très intime et personnelle du réalisateur, à l’allure d’un polar, et l’histoire de l’Afrique du Nord avec ses guerres et immigrations. Ses propres parents ont fui l’Afrique du Nord et ses guerres d’indépendance afin d’aller se réfugier en France et vivre une vie dépourvue de conflits politiques.
Il est intéressant de noter que les mensonges par omission de la part de Mme Caravaca envers ses fils concernant l’existence de Christine sont finalement liés aux non-dits des politiques concernant les guerres d’indépendance en Afrique du Nord. La petite histoire des Caravaca prend alors vie dans la grande Histoire.
Tout au long du film, le spectateur est plongé dans les secrets de famille des Caravaca, et c’est l’ajout de vidéos filmées en 8mm datant de l’époque des parents d’Eric qui va réussir à enlever la possible gêne qu’aurait pu ressentir le spectateur en visualisant le film, à se sentir comme un intrus par exemple, et lui faire apprécier pleinement le film en prenant pleinement conscience de la souffrance des géniteurs de la petite fille. Le mélange des styles de caméra où l’on voit défiler la vie des parents Caravaca et le tournage de la vie de cette même famille aujourd’hui crée un espèce d’assemblage entre les deux époques et montre que ce même secret pèse aussi bien sur les épaules de la génération actuelle que sur la précédente.
Concernant les sentiments que peut éprouver le spectateur face à ce film, il est tout à fait plausible d’éprouver une sorte d’incompréhension, voire de colère face à la réaction de la mère de Caravaca à propos de la mort de Christine. Pourquoi mentir alors qu’elle-même a toujours appris à ses garçons à ne pas le faire ? Malgré ses dires à propos du fait qu’elle ne faisait que les protéger concernant la dure réalité, on ne peut que s’interroger face au manque d’amour d’une mère pour une adorable enfant atteinte d’une maladie. Mais là est, pour ma part, l’une des plus grandes réussites du réalisateur concernant le film puisqu’à la place de ressentir ces différentes émotions purement négatives, j’ai réussi à passer outre et à comprendre qu’Eric Caravaca n’a pas réalisé ce film afin de juger les actes de ses parents mais plutôt afin de montrer le manque de tolérance de la société à cette époque mais aussi à l’époque actuelle.
Il est difficile de choisir une scène qui m’a le plus marquée puisqu’elles étaient toutes touchantes, mais je pense que la scène qu’il faut retenir est celle de la fin du film où l’ont voit la mère du réalisateur se retourner sur sa terre natale, à Casablanca, afin de se recueillir sur la tombe de sa fille. La scène est également filmée avec une caméra 8mm, et ce petit détail qu’est le type de caméra utilisé montre que cela permet enfin à la famille Caravaca de refermer la boucle de ce cercle sans fin qu’était le poids de la mort de Christine, puisque c’était le même type de caméra utilisé pour relater la vie des parents de Caravaca. Le réalisateur a réussi à réunir le passé et le présent malgré les secrets dévoilés et on comprend alors que cette scène est aussi importante pour le réalisateur que pour la mère car c’est en dévoilant au grand jour (littéralement parlant) ce secret familial, d’ordre intime, qu’ils ont réussi à vivre dans le présent sans la présence constante de Christine.
Malgré le trouble et la possible incompréhension du spectateur concernant le début du film face à l’interview effectuée par le réalisateur à sa mère, ce documentaire autobiographique doublé par la dimension historique m’a fait d’autant plus apprécier le film : il parle de sujets dits « tabous » comme la trisomie, les guerres d’indépendance en Algérie, l’abandon d’enfants et le mensonge. J’ai éprouvé divers sentiments à la suite de la projection du film : de la colère, de la tristesse, mais surtout de la compréhension concernant le mutisme de la mère d’Eric Caravaca à propos de la mort de sa fille où l’on peut comprendre qu’elle l’a vécue comme un échec personnel associé à un sentiment de honte. Une métaphore me vient alors à l’esprit lorsque le réalisateur pousse sa mère à dire la vérité : celle d’un accouchement. C’est en racontant la vérité qu’elle redonne vie à sa fille.

Julia Malingrey
Elève de première L
Lycée saint Sigisbert
Nancy








2018/01/13 12:26 #f688-4c90-bf16-4339dd0895a6
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Nous avons trouvé ce documentaire ennuyeux. En effet, le réalisateur a fait le choix de nous montrer des images sans rapport avec le sujet principal. Dans la bande-annonce, on a cru que le film parlait de la guerre d'Algérie, qu'il allait nous montrer des reconstitutions de cette guerre. Au final, le documentaire tournait seulement autour de la mort d'une petite fille et des interrogations de son frère à son propos.
De plus les personnages sont mous, les voix pas dynamiques et les liaisons entre les images sont trop longues, le réalisateur laisse des silences trop longs, inutiles. Cela créé un détachement des spectateurs.

Le réalisateur interroge sa mère Angela. On apprend que cette dernière a renié l'existence de sa fille Christine après sa mort car c'était une enfant atteinte de trisomie. Elle avait honte de la soit disant anomalie de sa propre fille.

Le réalisateur, qui est le petit frère de la fille morte et oubliée, a ressenti la présence d'un fantôme toute sa vie. Sachant que sa mère n'en parle pas, a brûlé les photos, on suppose que le père aussi l'a oubliée. D'ailleurs, il dit qu'elle est morte à l'âge de 4 mois alors qu'elle avait 3 ans lors de son décès. On trouve la mère incohérente, et le réalisateur ne fait pas en sorte d'organiser les paroles de sa mère. Par conséquent, nous recevons des informations, sans rapport les unes avec les autres, on finit par ne plus comprendre: la mère nie l'existence de sa propre fille, puis sa maladie, ensuite elle avoue.

Nous apprenons qu'au cours de sa vie, elle a aussi changé plusieurs fois de prénoms ce qui semble étrange. Nous avons donc été déçus par le propos du film et un peu désorientés.

Loriane, Aladin, Baptiste
2018/01/15 07:54 #9f3c-48b3-9674-4ad694e1da68
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

« Carré 35 »
Documentaire personnel sur un silence
Carré 35 est un documentaire qui a pour première impression son aspect perturbant.
Tout d’abord par l’histoire en elle-même. Un frère découvre qu’il avait une sœur dont l’existence a été mise sous silence à cause de sa maladie dont la mère avait honte. L’histoire est digne d’une véritable fiction, complètement absurde dans la réalité actuelle, notamment par le déni de la mère quant à la maladie de sa fille.
Puis et surtout par ses éléments personnels comme les images et la voix off du réalisateur, de par certains plans qui vont au-delà des frontières du documentaire traditionnel, tels que des images sur la mort et la guerre. Cette authenticité nous met immédiatement face à la réalité qui va nous être exposée, ne nous cachant aucun élément, sans que la véracité des images soit mise en doute. Sans oublier ces lourds moments où le réalisateur pousse à l’extrême sa mère dans ses derniers retranchements afin de connaître une vérité qu’elle s’entêtera à ne pas révéler.
Ensuite, il en ressort une dimension intellectuelle, peut-être même dénonciatrice. En effet, le sujet principal du film est un point sensible dont il est difficile de parler : la maladie, et notamment la trisomie. A travers l’histoire de la famille, nous comprenons comment la maladie était vue dans une société ancienne, à quelle gravité et pourquoi. A cause de l’époque et aux points de vue révélés, nous ne pouvons prendre aucun parti ni jugement sur ce que les parents auraient dû faire, le déni dans lequel ils sont à l’heure actuelle et leurs actions passées. Après tout, nous n’avons pour la plupart ni le problème ni la même vision dans la société actuelle, il nous est ainsi impossible de se mettre à la place des personnages.
Et enfin une conclusion brève où la réconciliation semble avoir opéré. En résumé, « Carré 35 », dont on comprend assez rapidement d’ailleurs le titre qui nomme un fantôme, est un documentaire réaliste qui ne nous prend pas avec des pincettes, nous exposant la réalité de son histoire et la réalité d’une maladie à l’intérieur d’une société.

Arifont Manon
2018/01/18 09:16 #50a8-4572-80b5-ae4289fab132
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est un film documentaire réalisé par Eric Caravaca. Ce film représente l'histoire de famille d'Eric...
Cette histoire est assez tragique, Eric apprend par des photos manquantes sur les albums et autres qu'il a une sœur décédée très jeune.. Apprenant que son père risque de mourir et doit faire une chimiothérapie il se rend compte que c'est sa dernière chance de découvrir la vérité sur sa sœur Christine. Il décide alors de questionner son père sur cette enfant dont on lui a caché l'existence, comme peut nous le dire Eric Caravaca dans l'un de ses entretiens : "Au début je n'arrivais pas à formuler mes questions..." Effectivement au départ, le dialogue était assez difficile, mais il finit par se mettre en place. Après la mort de son père, il décida d'interroger sa mère qui elle était beaucoup moins franche et avait encore du mal à s'exprimer sur certains aspects de sa fille Christine. Eric décida de filmer chaque interrogation qu'il entretenait avec sa famille car il avait été en manque d'image par rapport à sa sœur, il filma aussi toutes les nombreuses recherches qu'il entreprenait afin de comprendre pourquoi on lui avait caché cette sœur et surtout qui elle était.

Le film nous est présenté en plusieurs formes : les souvenirs sont en images vieillies et avec une musique de fond, alors que les passages où il interroge ses parents nous sont montrés de façon naturelle, sans aucun effet et sans son, comme pour faire un rappel sur ce vide qu'il y eut après la mort de Christine.

A la fin, il ramène sa mère sur la tombe de Christine et nous repasse toute les scènes anciennes qu'il fait revivre à sa mère (la descente des marches de l'église lors de son mariage...) tout ça nous est montré comme l'aboutissement d'une longe thérapie, et cette thérapie, c'est le film, c'est ce film qui a permis de lever le voile sur un événement tabou de cette famille..., et la fin nous montre que la page à été tournée et que cette famille va de nouveau vivre sans ce fardeau...

Le film était vraiment très touchant, il était assez dur à comprendre et à suivre car les différents éléments du film étaient un peu éparpillés, mais on s'y retrouvait quand même, ce film n'a pour moi aucun point négatif si ce n'est le début que je trouve assez brusque. Les différents éléments concernant l'Algérie et autres pays sont présents, c'est très complet. Je trouve que le fait de voir cette femme parler directement et ressentir sa tristesse nous procure beaucoup plus d'émotions...

J'ai vraiment préféré ce film au précédent et je ne saurais pas en expliquer la cause mais j'ai été très touchée par l'histoire de cette famille.
Un excellent film qui est à voir et revoir.


Blandine Ribardière – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/01/18 15:52 #2764-42f4-9089-d66902e04a22
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
"Carré 35" commence sur un plan intriguant d'une maison apparemment vide. La caméra s'y engouffre par une fenêtre et commence alors le documentaire.

Ce documentaire raconte l'enquête du réalisateur Eric Caravaca pour comprendre la mort de sa soeur Christine, morte avant sa naissance et dont il ne connaît donc rien. Sa mère lui dit qu'elle était parfaitement normale et qu'elle était là au moment de sa mort. Mais Caravaca, en regardant les passeports de ses parents, découvre qu'ils n'étaient pas au Maroc à ce moment là.

Ce film est très émouvant: il exprime avec justesse le sentiment d'incompréhension que nous ressentons lorsqu'on nous parle d'un frère ou d'une soeur qu'on n'a jamais connu, et la honte qui peut être éprouvée par les parents quant aux raisons de cette disparition.

Clément Lefèvre,
1L2 lycée Queneau, Yvetot
2018/01/19 07:53 #697b-428e-86f3-c5df68d87721
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Secret de famille


« Carré 35 »,premier long métrage d'Eric Caravaca,est un documentaire qui nous plonge dans le triste passé d'une famille,celle du réalisateur.


Ce film présente une quête voulue par Caravaca afin de mettre des mots sur des images n'existant pas, celle de sa sœur qu'il n'a pas connue et dont personne ne parle dans sa famille.A base d'interviews de ses parents et de reportages sur les lieux du passé, le metteur en scène nous présente le destin de cette fille née trisomique et malheureusement décédée maintenant.


Qui est cette sœur ? Que s'est-il réellement passé ? Deux questions symboliques des propres interrogations de l'auteur.


Cette enquête personnelle possède un certain charme car Eric Caravaca distille au fur et à mesure de son film des indices nous permettant de découvrir une certaine vérité.Ce suspense pâtit toutefois de certaines longueurs qui ralentissent le rythme.Par ailleurs,nous pouvons comprendre que le réalisateur ait choisi cette façon de filmer pour que ce long métrage passe de simple reportage à documentaire,pour une sortie nationale en salle.


Le trouble suscité par cette œuvre provient principalement du face à face à distance de ses parents sur la vision d'une même histoire,la leur.Caravaca y ajoute certaines images choquantes voire traumatisantes qui n'apportent pas d'éléments opportuns au film.C'est notamment le cas pour les scènes se déroulant dans abattoir de Casablanca.


Malgré ces quelques défauts,ce premier film d'Eric Caravaca mérite que nous nous y attardions et que nous l'accompagnions dans cette enquête personnelle.Une œuvre imparfaite mais pleine de charme ! A chacun d'avoir son opinion !


Kim Cayol-Minoretti, 2nd Lycée Langevin
2018/01/21 18:43 #a655-4685-af61-19e358e0a451
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Avec sa forme de documentaire et son intrigue digne d'un thriller, carré 35 sait jongler entre le standard et l'innovation.
C'est un film assez complexe de part son sujet délicat et l'approche crue du réalisateur qui, sans pudeur, place des mots et surtout des images sur le tabou de toute une famille, la sienne.
Bien que cette affaire paraisse plutôt personnelle, je n'ai pu m’empêcher de me poser des questions: "et moi, comment je réagirai ?".
Si vous hésitez à aller voir ce film je ne peux que vous conforter dans l'idée d'y aller. Un film sur une vie ou plutôt sur une mort, un film qui vous fait réfléchir remuant les remords.

Pauline Ayme et Mélissa Floch.
2nd Lycée Langevin
2018/01/22 16:49 #4105-4215-a3d6-2a7cdaef469c
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Carré 35, un film pesant mais vraiment touchant


Eric Caravaca agé de 51 ans, est l’acteur et réalisateur du film Carré 35. Il a tiré un documentaire intime sur les fantômes du passé car il vécu dans le doute durant toute son enfance. C’est de ce trouble qu’Eric est parti remonter le fil de son histoire familiale, hantée par la disparition de sa grande sœur, Christine.
Cette enfant n’était pas comme les autres, elle était trisomique, c’était un tabou pour sa mère et sa famille, c'est pour cela que la mère d'Eric a préféré cacher la vérité et donc cacher l’existence de sa propre fille à ses autres enfants.


Le thème est abordé de manière particulière car il décide de passer de l’autre coté de la caméra puisqu’il filme sa mère et son père, pour pouvoir connaître la vrai histoire de la disparition de sa sœur. Caravaca a choisi de laisser des silences où les parents se confient à la caméra et de zoomer sur leur visages. Le film est pesant et émouvant, il donne envie au spectateur de découvrir la vérité.
Dans l’interview, Eric veut nous faire comprendre que la mort fait partie de la vie, et c’est donc pour ça qu’il filme son père mort dans son lit d’hôpital ou les catacombes de Palerme.
Il a su nous expliquer entièrement son histoire de famille.


Ce film nous a beaucoup plu, car il nous a mis dans le thème, il nous a fait ressentir des sentiments et des émotions. Nous ne serions jamais allées voir ce film de nous même, et, nous sommes très contentes de l’avoir vu. Ce documentaire est vraiment intéressant mais très triste, à cause de cette histoire surprenante, issue de faits réels.
De plus, Eric nous fait partager ce documentaire de manière touchante à travers la confrontation entre le passé et le présent marquée par des différences de matière dans la pellicule, les couleurs qui fusionnent dans la scène finale tournée sur sa mère en voyage dans le passé.


La scène qui nous a le plus marquée est celle où l’on voit Angela, la mère d’Eric, sur la tombe de sa fille où elle n’était pas retournée depuis son enterrement. Cette scène était « magnifique » si on peut dire cela, car Angela nous a particulièrement touchée, voir une maman pleurer fait beaucoup de mal, et vu les circonstances c’était vraiment émouvant et bouleversant.


La seconde scène marquante est celle où l’on voit la tombe de la petite fille, où il n’y a plus de photo. Christine n’a rien demandé de tout ça, elle aurait sûrement aimé que sa famille se rappelle d’elle, ou que sa mère parle d’elle pour que malgré son décès, qu’elle vive dans les paroles de sa maman et les cœurs de cette famille.

Et ensuite la troisième scène qui nous a marquée est celle où l’on voit le père d’Eric, mort sur son lit d’hôpital, nous trouvons que cette scène n’aurait pas eu lieu d’être car c’est un manque de respect pour la personne, même si c’est un membre de sa famille, en l’occurrence son père, il n’aurait pas du le filmer, surtout pour un documentaire, ou des milliers de personnes vont le voir.

Nous avons apprécié l’œuvre dans son ensemble, malgré certaines scènes étranges voire pénibles à voir, ce documentaire était vraiment beau à voir.

Carré 35 est donc un film dur mais touchant. Un documentaire sous forme d’enquête policière où le comédien interroge ses proches avec pudeur afin de percer un tabou. C’est un film magnifique et émouvant, avec une histoire vraiment intéressante.


Doriane TOMAS
Mathilde CERINI
2com1


Lycée Ernest Ferroul, Lezignan Corbières
2018/01/23 15:58 #568a-496a-85a9-39e029d72368
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Critique de Maria Carré 35


Un documentaire intéressant sur une histoire familiale, une histoire humaine et psychologique. Le film nous parle de la honte, de la peur du différent. Une enquête du réalisateur pour essayer de reconstituer la réalité derrière le filtre et le mensonge de ses parents, une recherche dans les cimetières, dans sa famille. Un mensonge familial, un mensonge d’une vie. Le film n’a pas de gros défauts mais certaines scènes sont un peu trop étirées certainement pour refléter le malaise des interviews du réalisateurs. Un autre défaut serait les scènes avec la voie off et le paysage en image qui peuvent paraître un peu longues. Mais ce film est très bien fait et réellement intéressant et nous fait penser à un film, « Le Grand Bleu » qui nous décrit une autre histoire familiale. 4/5


Note au réalisateur : le film ne serait pas une réelle référence à Retour Vers Le Futur ?
Marius Gabriel, Lycée Langevin
2018/01/23 16:06 #f2e5-4439-95ef-ad3e596c9e4d
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
Eric Caravaca dans Carré 35, film-documentaire sorti en 2017 cherche à lever le voile; il va s'appuyer sur les photos, les interviews et les lieux. Il entraine les spectateurs dans son périple et comme les pièces d'un puzzle, il faut remettre les pièces en place, afin de se libérer du poids du secret familial et aussi surtout pour que sa soeur Christine ne tombe pas une nouvelle fois dans l'oubli.
C'est l'histoire d'une enquête familiale, Eric, l'auteur veut dé-couvrir le secret qui pèse sur sa famille.
L'élément qui déclenche cette volonté, se trouve dans un cimetière en Suisse,le réalisateur soudain ressent une immense tristesse devant la tombe d'un enfant! Il ne sait pas expliquer alors ce qui lui arrive.
Pourquoi?Qui?Quoi?Quand et Où? il va chercher à résoudre le mystère le traumatisme et empêcher cette tristesse de se transmettre de génération en génération.
Petit à petit, on comprend que ce traumatisme est né de la mère qui vit dans le déni et refuse d'admettre la vérité sur Christine.

Travail collectif réalisé par la classe de seconde professionnelle de Sarre-Union
2018/01/25 14:37 #3b34-4637-91cb-a225ffa1cc0f
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Carré 35, Une enquête familiale
Marilou

Carré 35 est un documentaire d’Eric Caravaca dans lequel il parle de sa sœur aînée morte à 3 ans, et dont il ne savait rien, il n’avait aucune photo à mettre sur le visage de sa sœur Christine.
Suite à toutes ses questions sans réponse, il décide de mener une enquête, et résoudre cette énigme : retourner dans le pays où sa sœur est morte, aller au cimetière français de Casablanca, poser des questions à sa mère, et son père souffrant, chercher une photo de sa sœur...
Le réalisateur arrive à nous introduire dans sa longue enquête. Il ne choisit pas la fiction en faisant appel à des acteurs pour « remplacer » sa mère et son père, ce sont réellement les personnes de sa famille.
Il pose énormément de questions à sa mère, celle-ci paraît insensible, et répond sans laisser la moindre émotion se dégager de son visage, c’est, semble-t-il une mère dure. Elle a longtemps eu honte d’avoir eu une fille souffrant de la trisomie, ou « maladie bleue » comme elle est appelée dans Carré 35.
En se confrontant à son lourd passé Eric Caravaca parle aux spectateurs en voix-off, s'appuyant sur beaucoup de photographies et vidéos du Maroc, des archives privées, d'anciens films de ses parents filmées avec une caméra super 8, une vidéo de son fils Balthazar, (que sa mère appelle François, rappel du prénom de son propre frère mort accidentellement). Il inserre parfois des images de la guerre d’Algérie, montrant les nombreux corps tués par l’armée française, durant la décolonisation.
Ce documentaire est un hommage à Christine, ainsi qu’une réflexion sur le deuil pour la mère. À la fin on voit cette mère retourner sur tous ces lieux du passé qu’elle voulait supprimer de sa mémoire. En faisant cela, elle arrive à montrer ses émotions ( elle sourit, son visage est apaisé), elle a enfin eu la force de retourner sur la tombe et ainsi de se remémorer des souvenirs.
Eric Caravaca a fait d’une histoire familiale et privée un documentaire bouleversant, filmé en enquête policière avec des témoins, et la photo que l'on n'attendait pas arrive …
2018/01/25 14:38 #528a-4525-8a81-942ffe854e59
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Écrit de Salomé

Avant de commencer à développer mes pensées, je veux rappeler qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise interprétation d’un film. Ici, (et comme dans tous les films) l’auteur fait son œuvre comme il la voit, il va la modeler pour qu’on l’interprète comme il le voudrait ; mais à partir du moment où ce n’est plus lui qui regarde mais NOUS (en tant que personne et spectateur), c’est donc juste NOUS qui allons interpréter l’œuvre à notre manière… qui allons la voir d’une façon ou d’une autre… et pas forcément comme le voudrait l’auteur. Tous les êtres humains sont différents et chacun a sa propre interprétation ainsi différente.

Quand j’ai entendu le nom de ce film, je me suis dit que ça allait être un film en rapport avec une bataille ou quelque chose qui s’en rapproche… je pensais à deux possibilités : que ce film allait parler d’un prisonnier avec comme cellule le numéro 35 ; ou alors parler d’une colonie dont la base militaire s’appellerait 35… Puis, on nous a montré une interview du réalisateur, et j’ai compris que ce n’était absolument pas ce à quoi je m’attendais… en effet « Carré 35 » indiquait le numéro de tombe !! Je savais déjà depuis le début que ce film allait être triste, mais pas à ce point là… Ce film m’a énormément bouleversée.

Quand j’avais 10 ans, ma mère, mon beau-père et moi, sommes partis vivre au Maroc pendant 3 ans, à Casablanca. J’habitais à 10 min de l’église où les parents du réalisateur se sont mariés (j’y allais souvent), et plus d’une fois nous avons eu des invités étrangers avec lesquels la visite de Casablanca commençait en général par le grand cimetière français !

Quand j’ai compris où la petite fille avait été enterrée, une sorte d’angoisse m’a pris. C’est peut-être un phénomène étrange à raconter, mais tout au long de ce film, je me suis sentie rattachée à cette histoire, nullement la mienne. Mais pourtant le fait d’avoir eu beaucoup de choses en commun avec ces gens m’a liée à eux le temps du film.

C’était la première fois que cela m’arrivait, j’avais en même temps la souffrance de la mère face à la perte de son premier enfant et la colère de son fils par rapport aux mensonges de ses parents tombés dans un déni. En plus de cela, lorsque Eric Caravaca a filmé son père, venant de mourir, alors qu’il était encore sur son lit, dans une maison médicale, je n’arrêtais pas de penser à ma mère qui elle aussi avait perdu son père pendant son adolescence… Cette scène m’a encore plus reliée à cette histoire ! Au moment de la projection de cette séquence, je me suis dit que l’auteur était complètement « malade » de filmer ça. Cependant, plus le temps passait plus je comprenais que le fait qu’Eric Caravaca ait filmé la mort de son père, était une sorte de métaphore … Je pense que cette métaphore le rattache inconsciemment à un élément manquant à sa vie : La mort du fantôme familial, sa sœur qu’il n’a jamais connue, dont il n’a jamais entendu parler, et dont il ne soupçonnait même pas l’existence … Ainsi, il se fabriquait un souvenir pour se lier à Christine, même s’il ne l’avait jamais connu.

Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui ont eu la chance de pouvoir vivre à l’étranger (Maroc- Casablanca et Tunisie- La Marsa) à mon âge, je pense de ce fait que peu de personnes ressentiront les mêmes choses que moi en regardant ce film. Mais il y a des éléments de tournages qui sont très forts (puissants par leur sens) et que tout le monde peut remarquer : à chaque nouvelle étape, on voit une fenêtre ouverte, comme si l’histoire avançait petit à petit. A la fin, lors de l’avancement de l’histoire, cette fenêtre qui tout long du film était ouverte, se retrouve fermée et marque la fin de l’histoire. On comprend ensuite que la fenêtre appartient à la maison familiale (symbolique très forte ).

LES ÉTAPES CORRESPONDANT AUX « PLANS FENÊTRE » :

Eric recherche la vérité certes, mais aussi une photo de sa sœur. Pour cela, (fenêtre ouverte), il va faire des recherches en France, (fenêtre ouverte) puis partir au Maroc pour trouver la tombe de Christine, (fenêtre ouverte) suite à la photo manquante et à la tombe entretenue, il va appeler cette personne s’occupant de la tombe 35 et chercher la photo, et étape finale (et la fenêtre se ferme), il se rend dans la maison de famille où il trouve une photo de sa sœur morte.

La fin est riche en émotions, car sa mère retourne au Maroc dans l’église et sur la tombe de sa fille avec lui, alors qu’elle n’y était jamais retournée depuis l’enterrement.

Le temps du film, cette histoire était aussi la mienne.
2018/01/25 17:34 #c678-4e7a-8245-d03c4f20c166
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Triquite 2 carré 35


Tout d’abord carré 35 est un film...non plutôt un documentaire..heu plus un film..ouais enfin je sais pas à force et c’est peut être un des problèmes majeurs du film.Le film..le documentaire..enfin tu as compris, est un drame familial autour d’un fantôme , une sœur que le réalisateur n’a pas eu la chance de connaître et va enquêter entre le passé de sa mère , son ancienne vie , celle de son cousin , la mort de son père saupoudré de longs moments sur des plans magnifiques,...enfin pas tous (abattoir rigolo) qui sont beaucoup trop longs et qui malheureusement cassent le rythme du film.Les révélations du film sont mal amenées car à cause de certains indices on se doutait largement de la révélation finale par rapport à sa sœur et de ce qui suit. Enfin bref, film moyen , perso je lui mest 6/10 sur l’échelle de bon film, mais néanmoins il reste un film intéressant à visionner.

PS : le film a-t-il un lien avec Logan Paul ?

Emilien Morel 2nd Lycée Langevin (LPB)
2018/01/25 17:37 #bbf2-4e76-ab42-888dcef8dcee
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Critique Carré 35


Carré 35 est un documentaire conçu comme un film nous présentant la petite Christine et son histoire. Dès sa naissance,Christine n’a pas respiré en sortant du ventre de sa mère. Des mois après sa venue au monde, Christine fait de l’apnée involontairement. Sa mère se précipite à l’hôpital, mais la santé du bébé continue de se dégrader.

La petite trisomique meurt alors à l’âge de 4 ans environ ( Source non certifiée ).

C’est la que va intervenir notre protagoniste, Eric Caravaca. Il recherche des informations à propos de sa petite sœur. Il interroge son entourage, et fait des recherches. Il finit par trouver la vérité : ses parents n’ont jamais avoué le décès de leur petite fille et sa mère a même brûlé toutes les photos de Christine car selon elle : « Parce que je n’aime pas revenir en arrière » .

Le film-documentaire est trop long pour ce qu’il a à proposer , le scénario est qualifié par la plupart d’entre nous d’inintéressant , beaucoup n’étaient pas intrigués par l’histoire de la petite Christine.

Pour conclure ce film médiocre nous a beaucoup déçu du fait de son sujet inintéressant et banal et de ses plans séquences trop lents.

Paul Moulene

Yoan Feldeisen Lycée Langevin
2018/01/25 17:41 #8ed9-46a7-8b3e-49455463802c
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Critique carré 35

Carré 35 est un film que l’on pourrait aussi qualifier de documentaire, il est basé sur une histoire vraie, celle d’une famille. De notre point de vue, le film ne vaut pas le titre d’être un film, un court métrage aurait suffit pour raconter cette histoire, et nous faire accrocher malgré qu’il soit touchant, ce tas d’informations répétées font que ce long-métrage peut être parfois excessif. Les interviews des proches, sont intéressanets mais une fois de plus trop longues, également trop intimes parfois.

Une scène nous a troublées et déplu: le moment où cette personne morte a été filmée, nous trouvons cette scène mal placée dont nous pouvions nous en passer, il ne nous serait jamais venu à l’idée, de filmer un défunt de NOTRE famille, c’est donc pour cela que nous avons détesté ce passage qui nous a dégoûté du film.

L’interview du cousin, est pour nous la scène marquante du film, c’est la première personne à avoir vu l’enfant mort et nous nous sommes mises à sa place et pensons que cela pouvait être traumatisant.

Pour conclure, ce film est quand même bien réalisé et vaut malgré tout, d’être reconnu pour avoir témoigné sur cette histoire.


Carla Couvret et Daphné Cucchi classe de seconde Lycée Langevin.
2018/01/31 15:54 #fa69-4a97-9171-2523abdc2ea6
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes." (source Allô ciné)

Un documentaire nous faisant pénétrer au cœur d'un secret de famille profondément enfoui et nous questionnant sur nos actes, si nous nous retrouvions à la place des protagonistes, comment aurions nous réagi. Au travers de ce drame familial en quasi huit clos (tout se passant dans la maison familiale) on nous montre le reflet d'une époque et d'événements de l' Histoire.
On pourra quand même regretter quelques longueurs, certains passages s'enfonçant inutilement dans, le sordide et n'apportant rien à l'avancement du récit.
De plus certains personnages avec lesquels le film essaye de ne pas se montrer manichéen, finissent par nous laisser insensible ; voir, nous en venons à ressentir un profond rejet pour eux, (Par exemple le personnage de la mère avec qui on devrait compatir, se poser des question sur l'impact que ça a eu sur elle. Celle-ci nous apparaît juste froide antipathique et il est impossible de s'attacher à elle durant le film)
Un film donc en demies mesures, sans jamais arriver à nous emporter entièrement dans son histoire.



Lena coffy lycee langevin
2018/01/31 15:58 #faf6-4543-8061-4a57ea41ee61
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Carré 35 est un documentaire touchant racontant l'histoire d'une famille cachant un lourd secret.
Eric Caravaca mène l’enquête sur la mort de sa sœur. Il découvre après maints interrogatoires que sa sœur Christine était trisomique et qu'elle est morte de la maladie bleue. Ce documentaire aborde un sujet tabou et sensible sur le handicap et son acceptation par les parents. Ce sujet est intéressant et peu souvent abordé.
Clara Champeil, Jaïdie Savoye Lycée Langevin
2018/01/31 16:02 #019c-4210-8aa9-0d1754f785d0
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Carré 35 : A une sœur disparue.

Comment raconter des souvenirs qu’on n’a pas ? Comment mettre des images sur des événements, sur des choses quand il n’y en a plus ? Tel semble être le fil conducteur du documentaire réalisé par Eric Caravaca, Carré 35, qui entreprend un voyage sur les traces d’un passé enfoui, honteux, à la recherche de la vérité. Le réalisateur nous livre un récit bouleversant sur sa sœur, Christine, morte à l’âge de 3 ans et dont les parents ont été jusqu’à occulter l’existence en faisant disparaître tous les souvenirs qui pouvaient se rattacher à elle. C’est ainsi qu’il va mener une enquête à la recherche d’indices, de témoignages permettant de prouver l’existence de cette petite fille atteinte de Trisomie 21 et souffrant de la « maladie bleue », dont il ignorait tout jusqu’à présent.

Il retrace l’itinéraire familial en retournant à Casablanca, où ses parents ont vécu avant de rentrer en France, et va remonter le cours du temps en quête d’un fantôme. L’enjeu de ce documentaire est d’amener ses parents à se livrer pour se délivrer d’un lourd secret, d’un mensonge qui les a conduit à brûler les photos de leur propre fille, à falsifier des passeports et à nier son existence aux yeux du monde. Ainsi, il mène un véritable interrogatoire auprès de ses parents qui sont dans le déni et brouillent les pistes : la mère, fière et mutique, résiste ; le père, affaibli par la maladie, cède et lâche des bribes de vérité. Peu à peu, il lève le mystère effrayant qui a pesé jusqu’à maintenant sur sa vie.

A l’aide de films de famille, tournés en « Super 8 », qui les montrent lui et ses frères menant une existence heureuse avec des parents aimants et d’images d’archives sur les guerres d’indépendance entre 1954 et 1964 qui ont opposé l’Afrique du Nord et la France, il reconstitue peu à peu le puzzle de l’histoire de sa famille. Vie et mort sont intimement mêlées comme les images du présent et du passé, de l’histoire personnelle et de l’Histoire de la décolonisation. Il fait le choix du « Super 8 » pour filmer le corps de son père dont la mort est intervenue au cours du tournage, en écho aux films d’autrefois, pour « transgresser des tabous » : « Le cinéma est ce qui nous apprend à vivre avec les morts », déclare-t-il lors de l’interview des lycéens du Prix Jean Renoir. Il filme avec le même format sa mère, qu’il a convaincue de retourner pour la première fois en cinquante ans sur la tombe de Christine, au Carré 35, l’emplacement où l’on enterre les enfants, au cimetière de Casablanca, au Maroc, comme si le présent se réconciliait enfin avec le passé, la vie avec la mort.

Carré 35 est certes un documentaire autobiographique mais on ne peut se sentir que concerné car toutes les familles possèdent leurs secrets, plus ou moins avouables, qu’il faut exhumer. Allez voir Carré 35, le film d’Eric Caravaca, dédié à une sœur disparue.


Par Thomas LEGENDRE, 2nde Lycée Langevin
2018/01/31 16:05 #6ae3-4035-a1ef-6a7f40759956
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Carré 35 est un documentaire très personnel.

Suivre l’histoire de ce documentaire à travers chaque interlocuteur en temps que spectateur était assezcomplexe. Nous ne savions pas qui étaient toutes ces personnes interrogées, on comprenait difficilement qui était qui. Est ce le frère ? La mère ? La tante ? Le cousin ?
Carré 35 cependant cache une histoire assez forte, vivre en ignorant qui était sa sœur et quelle histoire se cachait derrière elle devait être une épreuve pour le réalisateur qui dédia tout son documentaire à la recherche de la vérité. Une histoire intéressante mais trop personnelle pour les spectateurs.

Maya Thornhill Lycée Langevin
2018/01/31 16:07 #b8ac-4e58-8b1f-694c3ea77a4f
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
UN DOCUMENTAIRE
FANTOMATIQUE


Tout d’abord c’est une histoire de famille, qui repose sur une vérité pesante. C’est plus précisément un documentaire très cérébral, plein d’émotions. On retrouve une voix-off qui nous guide tout au long du film et nous permet de se l’approprier. Ce n’est plus l’histoire du réalisateur Eric Caravaca, c’est la nôtre. Cependant ce long-métrage a un fort impact psychologique, puisqu’il rétablit la vérité sur la vie humaine. Il est dit souvent que la vie est le contraire de la mort, alors que l’un ne va pas sans l’autre. Au travers de ce film, ces termes ne sont plus opposés, ils sont alliés. Il est possible d’avoir une difficulté de compréhension par rapport à la grande libération émotionnelle qui s’y trouve.
La musique que Florent Marchet a composée appartient exclusivement au film et permet cette libération qui nous entraîne dans un autre monde. Enfin, ce film nous oblige à nous poser
des questions, comme par exemple :
Que ferions nous à sa place?


Lisa Morel Lycée Langevin
2018/01/31 16:09 #946c-41e9-b4b2-26ec543fe51d
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Carré 35 raconte l'enquête d'un homme sur la mort de sa sœur ainée, petite fille trisomique enterrée dans le "carré 35", au cimetière français de Casablanca, au Maroc. Cette sœur, il ne sait rien d'elle. Il n'a jamais vu de photo d'elle. Elle est comme un fantôme.

Eric Caravaca nous retrace une histoire réelle, puisque c'est la sienne. L'acteur-réalisateur, en quelque sorte, se recueille, en nous livrant un documentaire tournant autour d'un mystère de famille. "Carré 35" nous conte également l'histoire, par des images authentiques et parfois atroces.

Il y a énormément de choses à dire sur ce film, mais pour poursuivre, on se penchera sur le personnage de la mère, car c'est à mon sens le plus captivant. Elle m'a d'abord intriguée, par son incapacité à accepter la maladie de sa fille: Elle vit dans le déni total, jusqu'à vouloir oublier son existence. Mais cette mère est complètement mise à nue, déstabilisée par son fils qui n'hésite pas à exercer une réelle pression psychologique sur elle. J'ai estimé que le réalisateur nous exposait l'intimité de ses parents sans prendre aucune distance, jusqu'à nous mettre réellement mal à l'aise sur notre fauteuil de cinéma, face au passé et aux secrets d'une famille qui n'est pas la nôtre.

En conclusion, "Carré 35" est un film que j'ai trouvé cru et cynique, bien que l'intrigue et la forme du long métrage m'aient d'abord interpellée.

- Juliette Bujko, 2nd au lycée Paul Langevin.
2018/01/31 16:11 #d599-4149-938b-a5fa618001cc
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Carré 35, un film que nous recommandons 35 fois !

Ce film relate l’enquête qu’a mené le réalisateur pour découvrir le secret qui tourne autour de sa sœur aînée, morte à l’âge de trois ans et dont il ne connaît pas l’histoire.

Le format documentaire était intéressant et original.
Le réalisateur a su nous faire voyager entre les époques en insérant des photos de famille, des extraits de vidéos d’événements passés (mariage) et historiques (guerre Algérie).
Les passages filmés en super 8 nous plongent dans l’intimité du réalisateur.
De plus, la transition avec les plans simples et calmes de la nature nous permettaient de ne pas subir une accumulation d’information, souvent récurrente dans les documentaires .

Lors du visionnage de ce film, on peut s’interroger sur la réaction que nous pourrions avoir face à une telle situation.

Pour finir, nous recommandons ce film émouvant et marquant.


DUPUY Lisa, GENNA Clara,
LUBIN Sélène et BOUILLET Camille
2nd Lycée Langevin
2018/02/01 14:36 #5f34-4d98-b398-ceb0e32d306e
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Carré 35 parle de l'histoire de la famille d'Eric Caravaca qui vient de Casablanca et d'Espagne, plus précisément du secret de sa famille concernant sa grande sœur, morte avant la naissance d'Eric, de la maladie bleue. Il essaie de savoir la vérité. Le film est très bien réalisé, les plans sont splendides mêlant les plans « d'aujourd'hui » (sûrement 2017) et des années 1960/1970 où les bandes-sons et la qualité visuelle n'étaient pas spécialement au point. L'histoire de Christine est tragique dans le sens où elle est cachée à ses frères, il n'y a pas de photos d'elle, ni de vidéos, pas même de réelles anecdotes. Il est d'autant plus intéressant de connaître l'histoire de Christine. Son histoire est émouvante, surtout quand elle est racontée par sa mère. Le début du documentaire est néanmoins assez long, car le spectateur a du mal à comprendre quand la mère de Christine parle et qu'Eric semble parler au nom de sa mère. Eric Caravaca était célèbre pour son rôle dans La Chambre Des Officiers et le découvrir derrière la caméra est tout aussi bien grâce à son don pour la réalisation.

Mayelle PERRIN 1L2
2018/02/01 23:33 #1161-4ebe-be44-2f96a618b796
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Critique du film Carré 35
Sortie en salle le 1er novembre 2017.
Avec le lycée le mardi 9 janvier nous somme allés voir le film Carré 35 au cinéma.
Pendant ce film je me suis ennuyée car le film faisait presque vieux et manquait sincèrement d'action même si c'était un reportage ou un documentaire et non une fiction.
Ce film raconte l'histoire d'un secret de famille, une soeur trisomique morte à l'age de 3 ans. L'acteur est aussi le réalisateur Eric Caravaca qui décide de faire un documentaire intime sur son passé. Il décide donc d’interviewer sa mère qui n'est pas trop partante au début mais qui par la suite se livre à la caméra.
Pour moi ce reportage n'avait pas forcément lieu d' être car moi je pense que dans chaque famille il y a des problèmes, des décès , des handicapés et pour autant en fait-on un film ?
J'ai l'impression qu'il a essayé de partager sa tristesse et de nous faire avoir pitié d'eux. Peut-on bâtir un film sur un désir de pitié ?


Emine Goztas 2nd Com1, Lycée Ernest Ferroul, Lézignan-Corbières
2018/02/02 12:39 #b139-411b-a61c-f591b69635ae
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Carré 35 est un documentaire français, réalisé par Eric Caravaca qui joue le rôle de l’intervieweur dans ce film. Ce documentaire dure 1h07. Les parents du réalisateur se sont mariés au Maroc, par la suite ils ont eu une enfant trisomique qui se prénommait Christine. La mère n'a pas assumé cette triste réalité, et ils ont préféré l'abandonner. Puis ils sont partis en France, ont changé d'identité avant la mort de leur fille. Ils sont revenus à Casablanca, et l'ont enterrée au cimetière «Carré 35». Le cadet, autrement dit le réalisateur, a dû faire beaucoup de recherches pour surmonter les mensonges de sa mère, celui de cacher sa fille.
Ce film est fait de beaucoup d'archives, de photos et de plans sur la mer.

Celui-ci change de l’ordinaire, car il est sous-forme de reportage et ce n'est pas habituel. C'est un reportage touchant qui mérite d'être vu.

Audrey Palayret, 2nd6, Le Mans Sud
2018/02/02 12:42 #92b0-4132-bab2-f89a96f0d86c
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Tout d'abord, Carré 35 est un film documentaire qui raconte l'histoire d'une famille. C'est l'histoire de deux parents qui, en 1960 mettent au monde une petite fille trisomique, et qui n'assument pas la trisomie de leur fille. C'est un sujet tabou.

Ensuite, ils ont eu deux garçons, à qui ils n'ont jamais raconté la mort de leur sœur, la mère n'assumait pas la trisomie de sa fille.

De plus, Carré 35 (le nom du film) n'est jamais nommé dans le film, car vu que la petite fille est un sujet tabou et que la mère ne veut rien dire à ses garçons, elle n'en parle jamais pendant l'enfance de ses deux garçons.

Une fois son enfance terminée, l'un des fils décide d'interviewer sa mère pour connaître véritablement la vie qu'a eu sa sœur, et savoir réellement comment elle est morte et savoir aussi à quoi ressemble sa sœur. Enfin, ce film est triste, car la mère, dans le film, bien qu'elle aime sa fille, n'assumait pas sa trisomie. Elle avait comme une sorte de honte, elle se mettait dans la tête que sa fille était comme toutes les autres petites filles et qu'elle n'était pas atteinte de la trisomie.

Haliya Ben Moussa, 2de6 Lycée Le Mans Sud
2018/02/02 12:45 #381c-487d-8409-c0c6b8f40664
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Quête du réalisateur sur la mort de sa sœur Christine.

Carré 35 est un documentaire réalisé par Eric Caravaca, qui dure 1h07. Dans le documentaire, le réalisateur demande à sa mère la réalité sur la mort de Christine.

Dans la famille, parler de Christine est un sujet tabou. La mère n'a gardé aucun souvenir de sa fille car elle ne veut pas se lamenter sur le passé mais préfère aller de l'avant. Durant sa quête, le réalisateur rencontre des difficultés et les mensonges de sa mère. Eric Caravaca, interroge sa mère et son père comme dans une interview. Christine est la grande sœur du réalisateur, qui est morte à l'âge de 4 ans. Après quelque temps le réalisateur a retrouvé la tombe, sur la tombe il y avait un emplacement pour la photo de Christine : elle n'y est plus à cause de personnes qui ont saccagé sa tombe. Pour avoir plus de détails sur Christine il va voir son cousin, qui lui dit comment elle est morte.

Le documentaire a beaucoup de panoramiques et des travellings.Ce documentaire est un peu triste, mais bien fait, et l'histoire racontée donne envie de regarder le documentaire jusqu'au bout.

Éloïse THOMAS, 2de6, Lycée Le Mans Sud
2018/02/02 12:46 #ef53-4920-ac1b-b96aecd20108
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Une sœur invisible

C'est un documentaire français, réalisé par Eric Caravaca. Le film dure 1h07.
L'histoire se passe au Maroc, à Casablanca, les parents d'Eric se marient fin des années 50. Quelques années plus tard, ses parents ont leur premier enfant, Christine, une petite née avec une maladie. Elle meurt à l'age de 4 ans. Après la mort de leur fille, ses parents décident de cacher la vérité sur la cause de la mort de Christine.

Dans ce film, Eric Caravaca nous présente 6 personnages : sa mère , son père, son petit frère, sa sœur morte, Eric et son cousin. Eric Caravaca interviewe sa mère, son père, son petit frère et son cousin.Il nous montre aussi des photos et des archives de ses parents dans les années 50, on voit des photos de lui en vacances sur une plage française.

C'est un film qui m'a touché car, à la fin du film, sa mère dit qu'elle a toujours appris à dire la vérité à ses fils, alors qu'elle leur a menti en leur disant qu'il n'étaient que deux.

Léane Guerneve, Lycée Le Mans Sud
2018/02/02 12:48 #7409-4728-a7e7-247ef02c03fc
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Carré 35 est un film documentaire.Le réalisateur est Eric Caravaca. Le film dure 1H07 min. C'est un film français.

Les personnages de l'histoire sont le père et la mère d'Eric et sa sœur Christine. Le film raconte l'histoire vraie d'une famille et plus précisément l'histoire d'un secret bien gardé et bien caché.Ce secret est la naissance et l’existence d'une enfant, qui était atteinte d'une maladie dès la naissance. Cette maladie s'appelle « la trisomie ».
Cette enfant va donc perdre la vie.

Environ 20 ans après, son frère va découvrir que ses parents lui avait caché quelque chose et il va donc essayer d'en savoir le maximum en décidant d'interroger sa mère.On voit dans le témoignage de sa mère qu'elle n'admet pas le fait que sa fille était trisomique.Elle n'a gardé aucune photo, aucun souvenir d'elle, car pour elle, il ne faut pas garder de mauvais souvenirs. Elle dit que pleurer ne sert à rien, qu'il faut avancer. Mais on voit pendant son témoignage qu'elle ressent de la tristesse.

À la fin du film, Eric décide d'emmener sa mère sur la tombe de sa sœur.
Mon ressenti par rapport au film est que le film m'a touché, car je l'ai trouvé émouvant, parce que cela évoque la mort d'un bébé et je pense que perdre son enfant doit être une des choses les plus dures à vivre dans sa vie.

Enora Guénot, seconde 6, lycée Le Mans Sud
2018/02/02 12:51 #dd5f-410f-bd40-e35d959984f6
Lycée Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Carré 25 est une enquête mystérieuse sur la sœur d'Eric, morte très jeune et jamais évoquée dans la famille.

C'est un genre de documentaire, français, autobiographique, réalisé par Eric Caravaca et qui dure 1h07min. Le réalisateur fait plusieurs plans sur les photos, la guerre, fouille dans les archives pour découvrir la vérité sur sa sœur morte jeune. Il interroge aussi les parents qui mystérieusement mettent du temps à répondre. Cela est pour eux un sujet tabou, car on apprendra plus tard, quand le secret est découvert, que la sœur était atteinte de trisomie. Cette histoire se passe au Maroc puis en France, et pendant la guerre d’Algérie. La tombe où repose sa sœur est dans une allée nommée Carré 25.

Ce film était pour moi trop lent, donc on décroche vite. Mais le thème est intéressant, sur les sujets tabous que les familles peuvent avoir sur la trisomie (honte).

Maëlle Sauvage,seconde 6, lycée Le Mans Sud
2018/02/03 14:29 #272f-4d94-bc9d-485c93f0d786
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Carré 35: Un film bouleversant et envoûtant du début à la fin.

Le personnage de Christine, enfant trisomique décédée à ses trois ans pour cause de maladie respiratoire est particulièrement intrigant, d'autant plus que le spectateur n'a accès qu'à la fin du documentaire aux photos de l'enfant. On s'imagine alors la petite telle qu'elle pourrait être avec la description que nous en font ses proches, description qui s'avérera fausse pour certains aspects, comme sa mère, qui la qualifiera de blonde alors qu'elle est en réalité brune, ou encore le fait que son père donne l'âge de quatre mois à sa mort alors qu'il s'agit de trois ans. C'est dans ces moments qu'on comprend et ressent la détresse des personnages, ainsi que la perte de leurs moyens et un grand sentiment de solitude. Ils sont dépourvus de leurs sens du début à la fin, effacés et hantés par la plaie ouverte à vif du souvenir profond d'un enfant qu'ils ont aimé d'un amour viscéral. Une phrase résume l'histoire, et m'a bouleversée : « Un fantôme passant de l'inconscient d'un parent à l'inconscient d'un enfant ».

Alice Lecardinal, 1L2.
2018/02/07 11:33 #8ea5-4be3-835c-937edd8f6d76
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."

Ce film ne m’a pas plu, car je ne l’ai pas trouvé intéressant, les films documentairesSANCY ne sont pas des films que j’apprécie, car il n’y a pas d’action. Je me suis malheureusement vite endormi ; ce que j’ai pu retenir avant mon assoupissement c’est que c’est l’histoire d’une fille plus principalement d’une mère qui perd, abandonne sa jeune fille à cause de ses problèmes de trisomie, la fille meurt a 3 ans. Aucune personne de la famille n’a une photo de la petite fille décédée.

Bozzetto Hugo, Noguera Samuel, Arnaud Anthony

2 Com 1, Lycée Ernest Ferroul, Lezignan Corbières
2018/02/07 11:34 #bf25-4a6b-8ad0-c86b130417c8
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Carré 35
 
Ce film, documentaire nous parle d’une vie de famille plutôt compliquée.
Cette histoire est racontée par un membre de la famille, celui-ci nous raconte ce que ses parents lui ont caché toute sa vie, quelque chose qu’il va chercher à découvrir.
«  Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."
Voilà ce que nous dit Eric Caravaca, le réalisateur, producteur et voix off de ce documentaire.
Ce film est réussi car il nous transmet une forte émotion en nous montrant l’histoire de la sœur découverte.
Pour cela il interroge lui-même des personnes de sa famille pour en savoir plus sur cette histoire.
La réaction de sa famille face aux questions de Eric était touchante, surtout la réaction de sa mère qui pleuré et qui ne voulait rien savoir à la maladie de sa fille «  autiste »
La réaction du réalisateur était émouvante étant donné que c’est lui-même qui a questionné ses parents.
Le plus poignant de ce documentaire et le décès de son père mort d’un cancer pendant le tournage.

Ce film est bouleversant car le public sait que l’histoire racontée est réelle.

HADJ Besma
MARI Fanny
2COM1, Lycée Ernest Ferroul
Lézignan-Corbières
2018/02/07 11:38 #25e4-40db-9708-ab14b85e2704
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
arré 35

Carré 35 est un documentaire sous forme de film d’Eric Caravaca qui raconte son histoire ou plutôt celle de sa sœur aînée morte à l’âge de 3 ans à cause de sa maladie. La trisomie et de plus elle avait un souffle au cœur, ce qui causera sa mort.
Cette sœur il ne savait même pas qu’elle avait existé jusqu’à cette année 2017 car ses parents n’en ont jamais parlé et n’ont gardé aucun souvenir ni photos ni vidéo et ce manque de souvenir l’a poussé à réaliser un documentaire sur cette histoire pour percer ce secret à jour.

Ce film est intéressant par rapport à son histoire et plutôt bien réalisé : les interviews, les reportages qu’il a filmés de ses parents font histoire vraie, vécue car en gardant cet aspect « amateur »de l’image, il rajoute à l’effet de proximité avec le spectateur.

Anaïs Bosc 2com1, Charline Conesa 2com1, Lycée Ernest Ferroul Lezignan-Corbieres
2018/02/07 11:44 #4806-44b7-b63f-60a4c8d98204
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Carré 35


Ce film raconte l’histoire d’un garçon ou sa petite sœur est décédé tôt dans son enfance et il s’est toujours posé des questions sur leur vie et surtout sa sœur disparu en quelque sorte, alors il a enquêté une bonne partie de sa vie et il a appris la maladie de son père alors il a décidé de créer un reportage avant qu’ils meurent pour avoir toutes les réponses à ses questions avant toute la suite,

Il a posé des questions à sa famille, et il apprend qu’elle était atteinte d’une trisomie et du coup c’était très tabou dans la famille et c’est donc pour cela qu’elle na garder aucune photo de cet enfant par honte de cette maladie

Mais ce film reste avec un point d’interrogation sur plusieurs questions qu’on pourrait se poser, que s’est-il passé dans leur tête, au bébé, dans la famille.

Il est intéressant on cherche toujours à deviner, à comprendre ce qu’il va se passer après et il est très touchant aussi avec l’histoire et image de l’illustration de la maladie


Le réalisateur a beaucoup d’audace, je trouve, car il va un peu à l’encontre de ce que sa mère veut et il dénonce aussi un peu ses fautes, ses erreurs d’un passé dont elle avait tourné la page.



Lycée Ernest Ferroul Lézignan-Corbières Léa Colin et Emma Estalles 2com1
2018/02/07 18:24 #97ec-41ab-9444-a744c7116372
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Carré 35

Un secret honteux qui finira par se savoir...

Aujourd'hui : 18 janvier 2018, je suis allée voir au cinéma, avec ma classe, un documentaire français : « Carré 35 », d'une durée de 1h07. Ce film documentaire présente une certaine originalité dans le sujet traité. L'acteur Eric Caravaca passe derrière la caméra pour la 2e fois pour nous raconter un secret honteux que ses parents ont toujours voulu cacher ou presque... Ce secret est celui de sa sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Mais bizarrement, aucune photo d'elle n'a été gardée. C'est pourquoi, Eric décide de créer ce documentaire afin de connaître la vérité sur la mort de sa sœur ; mais aussi, la raison pour laquelle ses parents ont détruit tout ce qui restait d'elle et pourquoi tous ces non-dits et ces cachotteries autour d'elle...
Les personnages principaux de cette histoire sont : Eric, sa mère, son père, son oncle et Catherine (sa sœur aînée décédée). Le récit commence avec la mère d'Eric qui répond à ses questions sur ce sujet sensible qui lui tient à cœur : ce qui nous plonge directement dans cette histoire bouleversante.
Les scènes les plus importantes sont celles qui dévoilent progressivement des informations sur sa sœur, ce qui parvient à nous faire comprendre, petit à petit, le silence des parents par rapport à leur fille. La fin de ce film est ouverte car elle nous donne le choix de l'interpréter de plusieurs façons... Celle d'Eric, qui donne sa propre opinion sur la réaction et le comportement que ses parents ont adoptés, ou celle qui nous laisse juger de la situation, grâce aux interviews et aux éléments qu'Eric nous a révélés dans son documentaire. Le film se termine sur une vidéo réalisée à l'aide d'un caméscope, qui représente sa mère se recueillant sur la tombe de sa fille. Cette scène est très émouvante.
Ce documentaire nous propose plusieurs plans intéressants, comme le fait de varier les interviews des personnes proches qui s'enchaînent avec des vidéos flash-back de ses parents. Cela permet de mieux nous projeter et de comprendre plus facilement l'intrigue. La vidéo du mariage des deux parents est l'élément symbolique qui se répète... Peut- être pour nous montrer le bonheur de ce couple avant la naissance de Catherine. Une vidéo m'a parue « choquante », c'est celle du père d'Eric ,mort dans son lit. Comme ce dernier l'explique dans son documentaire, il a filmé son père car il voulait garder une trace de ce dernier, à l'opposé de ses parents qui n'avaient rien conservé de sa sœur. La musique contribue à nos émotions.
Ce documentaire, très émouvant, nous questionne sur les réactions d'une mère devant la maladie de sa fille et la façon dont chacun fait son deuil. Je vous conseille d'aller voir ce film car cette histoire peut vous aider à voir les choses autrement …

Sofia Douay 2de 5 du lycée Julliot de La Morandière
2018/02/07 18:28 #a1d2-4a0c-9af7-2b7f9ea64e16
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Une honte bien cachée

* Le jeudi 18 janvier , nous avons été voir au cinéma « le sélect » à Granville, avec le lycée La Morandière « Carré 35 ». Ce film est un documentaire personnel et dramatique d’ Éric Caravaca sur son lourd secret de famille bien gardé pendant plusieurs années .

* Christine la sœur aînée d’Éric est morte à l'âge de trois ans. Celle-ci est morte chez son oncle et sa tante où sa mère l'avait déposée auparavant car elle faisait une dépression. Aucine photo de cette fillette n'existe, comme si on avait voulu tout effacer. Le réalisateur veut comprendre les raisons du silence de ses parents.

* Les personnes présentes dans ce film ne sont pas réellement des acteurs : ce sont les membres de la famille d’ Éric Caravaca et les témoins de leur secret de famille .

Les plans en noir et blanc, filmés en super 8 donnent un effet vieillot et nous ramènent à la source de l'histoire. Cet effet donne un lien entre les images du passé et les images plus récentes , ce qui donne un fil conducteur et construit l'histoire. Le premier plan et le dernier sont presque similaires, la dernière séquence contient quelques plans en plus qui terminent leur histoire et elle nous ouvre la porte de leur secret en intégralité .

* Le tag « it's about memories » est au sujet de la mémoire perçue dans l'ancien abattoir à Casablanca , car en effet l'auteur est revenu sur la terre de son enfance pour se poser des questions et trouver des réponses contre l'oubli d'une vie passée et niée : celle de sa sœur à l'échelle familiale et celle de l’héritage colonial à l’échelle nationale. Grâce à ce documentaire très personnel, on passe avec beaucoup de finesse et de pudeur de l'intime à l'universel.

* Ce côté personnel du documentaire est parfois trop présent comme quand le réalisateur fait un plan sur son père décédé dans son lit d’hôpital.

* Le plan des enfants handicapés mentaux ( des enfants trisomiques ) lors de la 2 éme guerre mondiale peut être interprété de plusieurs façons. L'une de nous trouve que c'est un plan très déplacé car il donne une mauvaise image des enfants handicapés (mais c’est normal de le ressentir ainsi car ce sont des images de propagande nazie). L'autre trouve ça un peu déplacé mais pas choquant et trouve que c'est une sorte d'hommage à la grande sœur d’Éric Caravaca. Cette dernière trouve injuste et égoïste d'avoir forcé sa mère et son père à reparler d’un sujet douloureux dont ils n'avaient pas envie de parler et de retourner sur la tombe de Christine.

* Finalement nous avons deux avis assez contradictoires mais nous sommes d'accord sur le fait que certains plans étaient choquants .

* Sinon l'une pense que c'est un film très intéressant car on voit l'avis de la famille les réactions , les sentiments des proches sur le fait que Christine soit handicapée et ensuite morte cela est très intéressant de voir les différentes réactions en fonction de chaque personne sur ce sujet alors que l'autre trouve ça un peu ennuyant et au contraire pense que les parents, surtout la mère n’était pas à 100 % sincère.

Nora Lelaidier, Juliette Picot, 2de 5 du lycée Julliot De La Morandière à Granville
2018/02/07 19:27 #92f7-48e5-ba14-4841e2e26ae5
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
La vérité


Jeudi 18 janvier nous nous sommes rendus au cinéma pour visionner le film « Carré 35 » suite à notre projet du prix « Jean Renoir ». Le réalisateur Eric Caravaca , né le 21 novembre 1966 (51ans), est un réalisateur et un acteur français qui a reçu le César du meilleur espoir masculin en 2000.
Ce film est un documentaire d'une durée de 1h07. Le sujet présenté dans ce documentaire n'est pas commun, il est très original mais aussi très difficile à visionner, car il y a beaucoup de passages tristes, notamment lors de la mort du père d' Eric où il le filme mort sur son lit d’hôpital pour garder un dernier souvenir de lui ; nous avons trouvé ce passage choquant.
Les personnages principaux de ce documentaire sont Eric, son frère, sa mère, son père et Catherine (sa sœur aînée qui est décédée).

Eric Caravaca nous raconte le secret que ses parents ont toujours voulu cacher à lui ainsi qu'à son frère. Ce secret est celui de sa sœur aînée qui est décédée de la maladie « trisomie 21 » à l'âge de trois ans ; elle a été enterrée à Casablanca, car cette petite fille vivait là-bas avec son oncle et sa tante. Ses parents sont partis habiter en France et ont laissé Catherine avec eux car pour ces parents c'était trop dur d'élever une enfant trisomique. Elle a été enterrée dans le carré 35 du cimetière de Casablanca, d'où le titre du film.

Les parents d' Eric n'avaient gardé aucune photo, ni aucun effet personnel de cette enfant et ne lui avait rien dit sur cette petite ou presque. Pour donner une réponse aux questions qu'il se posait sur la mort de sa sœur, Eric a donc décidé de faire ce documentaire afin de découvrir la vérité, pour savoir pourquoi ces parents ont détruit tout ce qui restait d'elle mais aussi pour nous faire partager son histoire personnelle sur la mort d'un membre de sa famille.

L'histoire commence directement avec la maman d'Eric qui répond à ses questions, ce qui nous plonge directement dans le vif du sujet. Nous apprenons progressivement des informations importantes sur cette petite fille, ce qui parvient à nous faire comprendre ce silence ; grâce au flash-back présenté nous comprenons aussi la vie passée de ses parents.
La fin de ce documentaire est très émouvante, les dernières images nous montrent la mère d'Eric en train de se recueillir sur la tombe de sa fille : ce qui nous montre que cette femme a décidé de ne plus faire de secret sur la mort de sa fille et d'enfin accepter ce décès.

Ce documentaire nous montre plusieurs plans intéressants, Eric a décidé de varier les interviews entre son père, sa mère, son frère et son oncle mais aussi d'introduire des flash-back sur la vie passée de ses parents (on peut voir des moments de leur mariage par exemple), ce qui nous montre qu'ils étaient très heureux avant la naissance de Catherine. Ce documentaire nous montre comment une maman gère ses émotions face à la maladie et le deuil suite à la mort d'un enfant.

Nous vous conseillons d'aller voir ce film, car c'est un sujet qui n'est pas commun et nous n'avons pas beaucoup d'occasions de visionner ce genre de film, c'est un documentaire intéressant malgré les quelques passages difficiles à regarder, cela nous montre la vie difficile que peuvent vivre certaines personnes.


ROYER Anaëlle
AUVRAY Nathan
2nde5
Lycée Julliot De La Morandière
2018/02/09 11:56 #7144-4dcd-bfe1-b2c12264a24c
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
L'histoire du film met un peu de temps à démarrer mais elle est intéressante. Ce que j'ai ressenti c'est de la tristesse. Le fait qu'Eric apprenne de lui-même qu'il avait une petite sœur morte à l'âge de 3 ans. J'ai aimé le déroulement de l'histoire parce qu'on voit des archives, des anciennes vidéos mélangées aux nouvelles images qui permettent de connaître l'histoire de sa famille. Ce que je n'ai pas aimé c'est que la famille a effacé toutes trace de leur fille. Ils sont dans le déni, ils ont caché beaucoup de secrets sur eux et leur fille. Ils ont refait leur vie comme s'il ne s'était rien passé.

Aaronn Maillot, 1Melec.
2018/02/09 11:57 #764f-4a61-890e-89e0804e3df5
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Recette de Carré 35

Nouvelle recette d'origine française d’Éric Caravaca du 19 janvier 2018.
Temps de cuisson : 1h05.

Ingrédients :
-1 famille
-1 sœur oubliée
-1 mariage magnifique
-une mère sous le choc
-un père qui oublie sa propre fille
-une tombe pratiquement inexistante
-100g de vie oubliée
-30g de discrétion
-des litres de sentiments
-une fin ouverte.

Mélanger les ingrédients les uns après les autres jusqu'à obtenir un film documentaire qui est « Carré 35 ».

Killia Cormier, 1Melec.
2018/02/09 11:58 #ca50-40fa-91f7-de3455c425aa
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
C'est l'histoire d'un homme qui s'appelle Eric Caravaca. Quand il est devenu père, il a appris par sa mère qu'il a eu une sœur qui est décédée jeune. Il cherche alors pourquoi et comment elle est morte.
Ce film ne m'a pas spécialement plu car je n'ai pas compris le film. Ce film est assez court.
J'ai bien aimé le « concept » par caméra, comme si c'était filmé pour une seule personne.

Téo Toffano, 1 Melec.
2018/02/09 11:59 #ce7a-4964-b039-ff9a513fcb6a
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Ce film, pour moi, a été bien réalisé.
Mais globalement je n'ai pas aimé ce film.
Dans une scène, il filme son père qui vient de mourir ou quand il filme sa mère e train de pleurer. Au moment de cette scène, je me suis dit que c'était vraiment absurde de filmer ça. Malgré tout, ce documentaire est bien réalisé, on comprend très bien l'histoire.

Recette :
100g de motivation
50g de concentration
200g d'envie.

Sankouba Minte, 1Melec.
2018/02/09 12:00 #f0f9-40c4-941b-cb8b6ff8c752
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Carré 35 est un film d'Eric Caravaca qui, en ayant appris un grand secret de famille, décide de faire un film autobiographique.
L'histoire nous parle d’Éric qui fut père de famille il y a peu. Au même moment ses parents lui révèlent un grand secret. Eric a eu une grande sœur décédée. Puis il décide de retourner sur ses traces dans son pays natal (Maroc, Algérie). Une fois sur place, il va dans le cimetière où est enterrée sa sœur, elle se trouve au Carré 35 (d'où le nom du film). Au fur et à mesure, on en sait un peu plus sur cette histoire par l'intermédiaire d'interviews de quelques membres de la famille. On apprend par exemple que sa sœur était trisomique et est décédée chez son cousin à l'âge de trois ans. Pleins de choses sont restées énigmatiques comme, par exemple, la personne qui a détruit la tombe et pourquoi la mère a décidé de retourner dans son pays.

Théo Moyon, 1Melec.
2018/02/09 12:02 #69b7-4d9f-acad-a047cd324c06
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Carré 35, réalisé par Éric Caravaca est sorti en 2017. c'est un film documentaire sur sa propre famille et en particulier sur sa sœur qu'il n'a pas connu et cela pour une triste raison.
A l'aide d'images d’archives et actuelles, Caravaca va reconstituer l'histoire de sa famille qui a nié l’existence de leur fille Christine parce qu'elle était trisomique et atteinte de la maladie bleue. Ce film peut paraître choquant pour beaucoup, ce sont en quelque sorte des « horreurs familiales ». Le réalisateur Caravaca, de lui-même, a réalisé toutes les scènes comme les interviews de sa mère qui est insoucieuse au sujet de sa fille et de son oncle. On peut remarquer dans ce documentaire qu'elles sont parfois surprenantes. Effectivement, filmer le corps de son père décédé est peu commun. De plus, il y a cette petite fille qui est donc Christine, abandonnée par ses propres parents qui est malheureusement décédée sous l'effet de la maladie. Ces scènes sont très touchantes, c'est une histoire vraie et non des faits imaginés.
Ce film est intéressant parce qu'il incite à réfléchir sur la situation familiale du réalisateur, de même qu'il est poignant par rapport à la vie de Christine. Il demande de l'attention pour comprendre correctement le déroulement de cette histoire.
Pour libérer quelque chose en soi, il faut en parler, c'est ce que nous en retenons. Et c'est ce que Caravaca a produit dans ce film.

Mehdi De Meuleneire, 1Melec.
2018/02/13 10:56 #eedf-4c77-962e-797bd7192992
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Carré 35 : Recette d'un secret de famille

Recette réalisée par Eric Caravaca
Origine : France-Qatar
Temps de cuisson: 1h07
Année: 2017

Ingrédients :
- 1 frère assoiffé de vérité
- 1 mère qui n'accepte pas la vérité
- 1 père qui ne révèle pas toute la vérité
- 1 grande sœur au passé flou
- 1 secret bien gardé
- 1 sachet de mensonges
- 1 passé brouillé et des souvenirs brûlés
- 1 famille d'émigrés
- 1 zeste de trisomie
- 50g d'histoire familiale
- 50g d'histoire avec un grand H
- 1 pincée de sentiments forts

Mélangez le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène que vous verserez dans 35 carrés. Puis enfournez pour 1h07 de cuisson pour obtenir un documentaire sur un secret de famille touchant et émouvant.

Angèle Roussel et Caroline Dron 2°1
Lycée Saint Pierre
2018/02/13 11:41 #73e2-416d-9543-6bfe830fe60d
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
CARRE 35 : un documentaire intime et poignant
par Elin Kavak et Amandine Bellonet élèves de 2nde

L’acteur et réalisateur Eric Caravaca n’a jamais eu l’occasion de connaître sa grande sœur Christine, disparue seulement à l’âge de trois ans..Le « sujet Christine » ayant été trop peu et trop vaguement évoqué par ses parents (qui étrangement n’ont gardé aucune photo de la petite fille), Eric décide de mener des recherches et nous entraîne au coeur du lourd secret de sa famille.

Ce documentaire a été tourné pendant quatre ans durant lesquels le réalisateur accumule les interviews avec les différents membres de sa famille et multiplie les recherches en allant à Casablanca, là où tout a commencé...Il récupère aussi divers documents officiels et films de son enfance qui l’aideront à rétablir la vérité au sein de sa famille concernant sa sœur.

Lorsque les parents d’Eric parlent de Christine devant la caméra, on remarque déjà que de nombreuses choses ne coïncident pas : le père annonce que la petite fille était trisomique et est malheureusement morte à l’âge de trois ans. Quant à la mère, elle affirme que Christine était une petite fille normale, morte à trois mois de la « maladie bleue ». On apprendra, grâce aux recherches du réalisateur, que Christine était bel et bien une petite fille trisomique, décédée à l’âge dans sa toute petite enfance.

Une mère va jusqu’à mentir sur son propre nom, sur sa date de naissance et brûler toutes traces de souvenirs (« j’aime pas aller en arrière, qu’est-ce que tu veux faire avec une photo ? Pleurer ? ») pour dénier l’existence d’une petite fille « anormale » : cette image est particulièrement horrible. On apprend également que durant l’enfance de cette femme, on lui a caché la mort de sa mère, chose qu’elle n’avait pas du tout apprécié. Nous nous sommes sûrement tous posés cette même question : « alors pourquoi avoir caché l’existence de votre fille ? »

Ce documentaire nous a beaucoup touchées, il est très intime mais aussi poignant : notamment le moment où la mère se livre et dévoile la vérité sur sa fille en pleurant, le jour où elle revient là où tout a commencé (Casablanca) pour se rendre sur la tombe de sa fille et y déposer une photo d’elle. Cependant, nous trouvons cela un peu déplacé de la part du réalisateur d’avoir mis des images de son père reposant sur son lit de mort.

Le film mêle avec l'histoire intime, la grande histoire et se déroule pendant l'indépendance de l'Algérie de 1962.

2018/02/13 14:03 #c565-443b-80b4-ebc33c1a8dcf
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Carré 35, un documentaire qui fait voyager…

Carré 35, un film d’Eric Caracava est un documentaire qui lève le voile sur le mystère de sa sœur disparue. Le terme documentaire peut paraitre ennuyeux pour des adolescents de notre âge, cependant celui-ci est très poignant.

Pour comprendre pourquoi ses parents ne lui ont jamais parlé de cette petite fille, il va leur poser des questions à son sujet et il va par la suite découvrir des événements et des lieux dont il n'avait jamais entendu parler avant. Nous suivons, son histoire détail par détail en même temps qu’il nous fait part de chacune de ses découvertes.

Mais comme tout film il présente des défauts. Parfois, il était difficile de suivre le documentaire ; nous nous sentions perdus entre les personnages, entre les époques. Etait-ce la mère ou la tante, les événements passés ou le présent ? Et cette confusion, ce retour au passé, peut-être voulus, compliquaient parfois la bonne compréhension du film. De même, quelques scènes nous semblaient comporter quelques incohérences et d’autres nous semblaient incompréhensibles comme la scène où nous avons pu voir des cadavres d’enfants exposés dans un lieu macabre. Nous pouvions relever aussi des scènes inappropriées par exemple quand le réalisateur filme son père sur son lit de mort. Il y α également le fait que la mère renie la maladie de sa fille au point de se mentir à elle-même. Ces scènes créent un sentiment de malaise et sont dérangeantes. De même, la scène de « l’interrogatoire » de la mère par son fils est éprouvante. Face à lui, poussée dans ses retranchements, elle finit par fondre en larmes. C’est une scène intime où le spectateur joue le rôle d’un voyeur. Là aussi, le sentiment de malaise est grand.

Malgré tout nous avons apprécié ce film qui nous α profondément touchés car le réalisateur α su nous sensibiliser avec son histoire émouvante.

Léane Danzel d’Aumont et Marion Feugère des Forts, 2nde
2018/02/20 20:05 #ce32-415a-8ae5-c573dd763aa6
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
MI...MI…,NI...NI...
Se dévoiler tout en gardant son intimité : voilà la difficulté du documentaire autobiographique. La manière dont Caravaca gère cette contrainte dans son film Carré 35 est une barrière à la fois à l’émotion et à la compréhension. Le réalisateur, narrateur et protagoniste du film raconte sa quête pour déterrer un secret familial : celui de la mort de sa soeur aînée qu’il n’a jamais connue, dont la famille ne parle pas et n’a gardé aucun souvenir matériel. Depuis le siège du spectateur, Caravaca filme son parcours émotionnel, ses recherches pour la vérité. Le cinéaste explore ainsi son rapport à la mort, au secret, mais aussi à l’image et à la colonisation et décolonisation du Maroc.
Mais ce n’est pas la manière dont il présente son film. En effet, les premières scènes nous plongent dans l’histoire d’un lourd secret, au coeur d’une famille murée dans le silence et entourée par des fantômes. Le spectateur pense alors que le point de fuite du documentaire sera l’histoire si mystérieuse de cette soeur disparue, et que la vérité ne manquera pas d’être stupéfiante, voire glaçante.
Tout faux.
La vie et la mort de la petite Christine ne sont en fait qu’un prétexte du réalisateur pour parler de lui et aborder les thèmes plus vastes qui composent son identité. Mais après une ouverture si captivante, comment ne pas être déçu par la suite ? On s’éloigne de Christine, on digresse, on n’explique peu ou pas des faits comme l'absence du “Carré 35” au cimetière et on aboutit à une “révélation” plus commune qu’on ne pouvait l’imaginer : la petite fille a été terrassée dans son sommeil par son handicap cardiaque.
La déception passée, on peut tout de même se demander si Carré 35 ne cherche pas plutôt à explorer le poids de la mort et du secret, du passé en somme.
Encore faux.
Du moins en partie : les conséquences de cette histoire sur la famille sont bien abordées, à travers de nombreuses entrevues avec ses différents membres et des souvenirs sous forme de photos ou de films de leur passé. Mais il semble que Caravaca pose une limite entre sa famille et le spectateur très prononcée. On ne parle de ces personnes que dans leur relation avec Christine, on ne les voit que parlant d’elle. Le narrateur ne nous donne aucune information complémentaire sur ce qu’elles sont en dehors de ce contexte. Ce détail paraît anodin, et la pudeur du réalisateur est compréhensible cependant elle met en péril l’adhésion du spectateur au film. Comment, alors, comprendre ce que ressentent les personnages et éprouver de l’empathie ? Indécis, le spectateur abandonne tout sentiment à leur égard pour une séance peu émotive et très impersonnelle.
Finalement on peut toujours supposer que Carré 35 est simplement un documentaire sur la colonisation ou le handicap qui a tenté de se donner une ligne directrice émotionnelle et captivante. Caravaca parsème son film d’images d’archives très variées : combats pour l’indépendance du Maroc, propagande Nazie, morgue, abattoir, entrepôt d’anciennes bobines de film… Mais ce qui pourrait constituer un complément enrichissant pour l’intrigue est jeté au spectateur sans transition, lien ou explication et dilue le propos plutôt que de le renforcer. Une fois lancées, les informations sont survolées, jamais ré-utilisées et semblent ne faire sens que pour le réalisateur.
Même si l’on peut reconnaître au film de très belles images de nature et des scènes d’ouverture et de clôture qui témoignent d’une maîtrise de la narration, Carré 35 décrit simplement une suite de pensées de son réalisateur. Sans informations plus personnelles sur lui, elle n’est pas touchante, sans explication de ces enchaînements d’images variées elle n’est pas compréhensible et présentée comme un drame bouleversant, elle est décevante.
Carré 35 qui s’étale sur plusieurs thèmes, histoires et genres sans jamais aller en profondeur, est donc tout et rien à la fois. Caravaca en fait un film fourre-tout dans lequel il jette pêle-mêle tous les sujets.
Carré 35 : MI documentaire, MI autobiographique ; NI documentaire, NI autobiographie.


Rose Vu Hong

1°L Lycée International de Valbonne
2018/02/21 16:29 #a279-4cb6-a05a-dc1c59989ca0
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
INCROYABLE MAIS VRAI: CARRE 35


« A l’âge de 3 ans, ma sœur Christine est morte » : cette phrase nous plonge dans la quête de l’histoire cachée de la famille. Carré 35, un documentaire d’Eric Caravaca, a ému le public dès sa première diffusion, le 21 mai 2017. Et nous a également émues. En effet, ce documentaire émouvant, raconté par son propre réalisateur, révèle la véritable histoire de la mort de sa jeune soeur : Christine. Ignorant pendant des années l’existence de sa soeur, Caravaca se démène pour enfin connaître la vérité en interviewant ses proches. Sa mère, semblait « nier » la vérité sur l’étrange disparition de l’enfant, sans même avoir une seule photo de Christine. Seul semble rester une tombe, enfouie dans le passé, à Casablanca, d’où Angela et Gilberto ont émigré. D’un autre côté, son père, éfondré de tristesse, montre son chagrin et son desaroi.

Le contraste entre les photographies en noire et blanc et les images modernes en couleur forment un opposition entre hier et aujourd’hui.

Cette histoire insensée développe la curiosité du spectateur qui éprouve une vive émotion. Cette émotion créée par les émouvantes paroles, les retours dans le passé ainsi que les photographies en noire et blanc, font ressurgir des douleurs du passé chez le spectateur. En effet grâce à cette histoire incroyable mais vraie, les spectateurs comprennent cette douleur intense de perdre un de nos enfants.



Emilie Bernard et Oriane Guillotin

2018/03/04 17:02 #279a-4cac-9eb3-4169c5bd5d5c
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Le film que nous sommes allés voir s'appelle Carré 35.Il est sorti en 2017 en France et a été réalisé par Eric CARAVACA. Celui-ci nous narre son histoire quelque peu déconcertante au cours de laquelle nous découvrons une famille rongée par un mensonge: la mort non élucidée de Christine la petite sœur du réalisateur.
Au début nous étions sceptiques à l'idée de voir Carré 35, celui-ci nous semblait être un film documentaire. Mais une fois dans la salle nous avons découvert un film à la fois prenant et qui amène une réflexion personnelle sur la nature humaine.

Une fois le film visionné, nous nous sommes concertés afin de discuter sur les ressentis personnels de chacun. A l'unanimité, nous avons éprouvé un sentiment d'injustice et de tristesse pour Christine. Cela nous a fait réfléchir sur la tolérance des parents envers leurs enfants lorsqu'ils sont victimes d'un handicap et le regard en lui- même sur les enfants atteints de troubles physique et psychologique.
La musique est pesante, la bande son est là pour faire passer les sentiments des gens. À chaque fois que l'on parle de Christine, les couleurs sont sombres. La mise en scène de ce film est importante, bien qu'elle soit très simpliste. En effet, il n'y a pas d'acteur, pas de plan « d'action » en dehors des images d'archives, toujours en noir et blanc ce qui renforce l'aspect historique, seulement des face à face avec les « acteurs » ou plutôt la famille d'Eric, plus que de la comédie, ce sont des témoignages. Lors de ces scènes de témoignages, les plans sont fixes, commencent en gros plan et zooment sur le visage de l’interlocuteur, afin d'en détailler l'expression, transmettre une émotion.
Les décors et les costumes, complètement banals, renforcent aussi le coté témoignage du film. Authenticité du film, et de son histoire. La bande-son était également « banale » pas de musique extravagante, mais des musiques « classiques », pesantes, qui insistent sur la gravité de l'histoire que CARAVACA partage avec nous.
Cette histoire, c'est celle de sa petite sœur, décédée sans qu'il ne sache vraiment quand, ou pourquoi. Un secret de famille, que ni sa mère, ni son père n'ont l'air d'avoir accepté, ni partagé avec Eric. Au fil du film, on apprend donc que la petite Christine était atteinte de la trisomie 21, une déficience mentale qui joue également sur l'aspect physique. Ses parents, honteux, n'ont jamais essayé de la soulager de cette maladie, ils l'ont cachée, puis abandonnée.
Ça nous a permis de réfléchir sur la réaction qu'on peut avoir, face à la différence. C'est un très beau film, très touchant.

Tristan, Elisabeth, Kenza, Iléana, Pauline, Jessica
2018/03/10 19:43 #8de7-4ce9-b2dc-29f192d13782
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Carré 35


«Carré 35 » est un documentaire de Eric Caravaca sortit en 2017; il ne s'agit pas d'un scénario mais d'une histoire de famille explorée à la façon d'un documentaire.

En à peine plus d’une heure,Carré 35, réussit parfaitement à plonger le spectateur dans un documentaire bouleversant et intime que le réalisateur-comédien Eric Caravaca nous propose de découvrir en le suivant sur les traces des secrets de sa propre famille.
De très beau plan,des commentaires délicat et apaisant qui nous permette de mieux visualiser le point de vue ainsi que le rôle de Caravaca.
Le réalisateur ne juge jamais. Il ne verse aucune colère contre ses propres parents. Et pourtant il aborde des thèmes absolument terribles comme le déni, le rejet de la différence.
Cependant grâce à la voix off ou dans les interviews de ses proches on peut voir la ténacité de Caravaca a vouloir percer à jour le mystère de sa sœur aînée.
Ces moments sont les plus forts car ils mettent à nu l'inconscient et le déni, puis dévoile une vérité qui demeure inconnue depuis si longtemps.

Cette enquête familiale sur une enfant disparu derrière un tabou d'une autre époque est très touchante. Cette petite fille trisomique enterré avec son handicap signe de honte et de culpabilité pour cette époque.
De plus la fin du film est intéressante car elle montre des images d'archives de propagande nazie avec de jeunes enfants handicapés physiques et mentaux pour nous faire comprendre que le handicap a toujours suscité , le sentiment de malaise et de peur face à la différence.
Tout le long du film on ne sera pas si la mise en scène d'Eric Caravaca est réel ou non. A t-il demandé à ses parents de rejouer des confessions déjà révéler ? Ou la vérité a t'elle été débusquées en direct derrière sa caméra

Malgré un film un peu court , l'histoire de cette famille est poignante et mérite le détour.
2018/03/10 19:46 #c4ad-47b9-89b3-ef23d5f7cd1d
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Waouh, tout simplement waouh.

Carré 35, un documentaire au succès garanti.

Ce documentaire de Eric Caravaca est juste bluffant. Son histoire, son secret de famille dévoilé au grand jour est magnifique. Les « interviewés » (sa famille avec sa mère, son père, son frère ainsi que d'autres membres) ne jouent pas de rôles, ils se livrent fasse caméra. Ces aveux nous amènent de la compassion envers Eric, frère de la petite fille décédée. La famille est filmée chez soi, ce qui apporte l'authenticité eu naturel dans ce documentaire. Les images d'archives de la famille nous fait encore plus rentrés dans ce secret.
Malgré ce documentaire magnifiquement bien fait, quelque petites choses peuvent perturber le spectateur.. En effet, le côté un peu intrusif dans cette famille met mal à l'aise ou encore, on peut se sentir oppressé. Encore une dernière chose, ce film se répète un peu, tourne autour du pot mais quand on est ancré dans le film, ça n'a plus d'importance.
Ce film réalisé avec brio par un talentueux caméraman qui n'hésite pas à mettre au jour son secret de famille révèle de l'audace. Mais cela ne révèle pas que de l'audace, c'est aussi de montrer sa persévérance. Ne serait-ce pas un message qu'il a voulut passé ? Toujours être persévérant et chercher la vérité quoi qu'il en coûte ?
Bon film si vous comptez aller le voir.
SAILLARD MICHAUD
2018/03/12 16:29 #f771-4dac-9fee-cbfbf2ab48e0
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Carré 35 »est un film documentaire français qui parle de Eric Caravaca (qui est aussi le réalisateur) enquêtant sur sa grande sœur (Christine) morte bien avant sa naissance.
Durée du film: 1h07

Christine, à sa naissance, a oublié de respirer. Plusieurs mois après ça recommence ; la
petite fille finit par s’éteindre dans son lit d’hôpital. Ce n’ est pas la santé fragile le la petite fille qui fait que ses parents gardent le silence à son sujet, mais bien sa trisomie. Nés en France, Eric Caravaca et son frère ignorent tout de leur sœur. A commencer par son apparence : toutes les photos d’elle ont été brûlées par leur mère. A l’approche de la cinquantaine, l’acteur-réalisateur se décide enfin à mener l’enquête sur cet encombrant passé. Son documentaire est détaillé en voix-off avec suspense et twists. En bon apprenti détective, il va fouiner dans les vieux papiers administratifs, se rend au cimetière français à Casablanca, et surtout, affronte la vérité de son père mourant, puis celle de sa mère. Cette dernière offre à Carré 35 sa part la plus sombre. Nerveuse, elle a le visage paralysé par les mensonges. Car c’est de sa volonté, découvre-t-on, que Eric ne sait rien de sa sœur. Caravaca a l’intelligence de ne pas la filmer avec les yeux mesquins d’un petit juge. Si monstruosité de sa mère il y a, elle apparaît en partie compréhensible en tant que symptôme d’une époque rongée par le déni (jusqu’au comique involontaire, lorsque la mère affirme à son fils : « Je vous ai toujours appris à ne pas mentir !») : le temps de la décolonisation et de la guerre d’Algérie. Par ce biais de l’analogie historique, illustrée d’archives propagandistes, le cinéaste montre son propre refoulé familial.

Cependant ce film me trouble par la manière dont le réalisateur interroge sa mère. Car il expose à sa propre mère qui n’a toujours pas dépassé ce qui était arrivé. Pourquoi être aussi cruel.



Jérôme Gasc – 2nd1 - lycée Jean Moulin
2018/03/14 16:16 #0239-4936-ab7d-f2409057141d
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Les enfants sont les plus jeunes éléments d’une famille. Lorsqu’un secret entache le souvenir de l’un d’entre eux, comment reconstruire l’entente familiale ? Carré 35 raconte l’histoire d’un homme, perdu, hésitant, confus quant à son passé et celui de sa famille, entre deux versions, deux pays et la quête d’une petite fille trisomique, cachée, dissimulée par sa mère dans le déni de son existence. Dans ce film autobiographique la mère d’Eric Caravaca, le réalisateur, peut être considérée comme un personnage particulièrement touchant.Certaines images peuvent provoquer un certain malaise chez le spectateur dont celles de cette mère lorsque l’on se rend compte qu’elle perçoit une version édulcorée de la réalité. Des plans rapprochés sur des visages torturés, un mélange narratif et historique imposé de manière désordonnée mais un suspense intense qui montre une profondeur cachée sous l’aspect simple donnant envie de connaître le dénouement de ce traumatisme familial.


Sarah Robert-Chloé Adeline TL Lycée Marcellin Berthelot
2018/03/15 09:34 #f857-45b7-a9bd-cd3f4da883c9
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé de l’histoire :
C’est l’histoire d’un homme, il grandit dans une famille qui détient un lourd secret sur la mort de leur fille aîné. Avec son petit frère, Éric ont eu une enfance très paisible, mais en grandissant il aimerait connaitre mort de sa sœur ainé. Il ne connait rien de sa grande sœur mise à part son nom, Christine. Mais d’avoir les réponses à ses questions, devient une obsession car de vivre dans ce déni, le pousse à croire que sa sœur n’ai qu’un simple fantôme dans sa vie. Il traversera les frontières pour connaitre l’histoire de sa sœur.
Critique du film :
J’ai apprécié ce film car l’histoire m’a beaucoup captivé, voir Éric vouloir connaitre l’histoire de sa sœur, malgré qu’elle soit morte et enterrée à des centaines de kilomètres de chez lui. Il dit vivre avec un fantôme et ce terme est pour moi à prendre dans les deux sens. Sa sœur est un fantôme car elle est morte mais aussi parce qu’il ne connait rien d’elle donc il ne peut que la considérer que comme un fantôme. C’est les fantômes qui accompagnent nos vies quand on ne parle pas des problèmes qu’on a eu.
En plus, dans le film de Caravaca, l’histoire de la famille d’Eric se mélange avec l’histoire de la guerre d’Algérie qu’on cache aussi. C’est comme si les deux histoires se ressemblaient.
Parfois, on voit des images filmées aujourd’hui quand ses parents sont vieux mais on dirait de vieux films… Je pense que Eric Caravaca a fait exprès pour donner l’impression que le passé est toujours là.
Sharone Laseule
2018/03/15 09:38 #9029-4a1a-b150-bf99f4b523c5
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé de l’histoire
C’est l’histoire d’une enfant qui est morte à l’âge de 3 ans et qui dont tous les photos ont été détruites. Le réalisateur décide donc de mené une enquête, il se rend compte que cet événement prend place de 1954 à 1964 en Afrique du Nord pendant les guerres d’indépendances. Il apprend que cet enfant été en réalité sa sœur dont il ignorait l’existence. Elle fut trisomique. Ce film réserve pleines de surprise et de secret.
Critique du film
C’est un film pour moi incroyable et riche en émotions. Cette histoire qu’a connue le réalisateur aurait pu être mienne. J’étais attristé et en réflexion durant tout le film. C’est un film profond qui invite à regarder certaine chose de la vie qui ne sont pas forcément évidentes avec une certain recul. Pendant une heure j’ai eu une réalité en face de moi. Comment peut-on vivre en ignorant l’existence d’un membre de sa famille ? Certaine images prônant une politique eugéniste m’ont fait connaître une douleur interne et une frayeur inexplicable, ces images ont activé ma sensibilité mais ce n’était que la réalité. C’est à partir de ce film que je me suis dit qu’avec ce qu’on a, qu’à partir de sa vie, on peut réaliser quelque chose de très réussi. Je conseille fortement ce film en tant qu’expérience d’adulte. Il est très réussi.

Yousfi Abdelali
2018/03/15 09:41 #28ee-4477-8fe2-dbf1cb98e05f
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Critique du film Carré 35 :
J’ai aimé ce film malgré le fait que l’histoire de la mort de sa sœur ainée qui a été cachée et « « oubliée » » par les parents, par rapport à sa maladie, m’ai choquée. J’ai aussi beaucoup aimé la réalisation du projet, et les recherches effectuées afin de découvrir le « secret » de sa famille. Le fait qu’il voyage pour découvrir la vérité nous montre son ambition, son envie de comprendre et nous montre que son mal être prend une énorme ampleur, qui l’empêche de vivre tranquillement, car une tristesse continue est enfouie. Le fait qu’en cherchant sur une petite histoire, il finit par en découvrir des grandes, donne un plus au film. Et une histoire mieux fondée. Le fait que ce documentaire soit sous forme d’enquête, nous donne plus « d’action », car on découvre les scènes, comme lui, les a découvertes. Cette histoire m’a émue, mais aussi choquée.
Cindy Michel
2018/03/15 09:43 #54f0-45e1-b7df-9bd337320d52
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Critique du film Carré 35
J’ai trouvé ce film plutôt intéressant car je n’ai pas l’habitude de regarder des films de ce genre. L’histoire est prenante. La façon dont le film est réalisé est très atypique ce qui le rend d’autant plus original. Certaines scènes qui sont filmées à l’ancienne époque ajoutent un certain charme au film. Cependant il y a quelques moments pendant lesquels j’ai légèrement lâché l’histoire car je ne comprenais pas le sens de la scène.
Ce documentaire reste dans l’ensemble assez émouvant.
Courtial Maxime
2018/03/15 09:47 #5e55-4a9f-b884-6a6518ed7151
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Critique Carré 35
C’est l’histoire d’un couple qui avait une petite fille trisomique âgée de 3 ans. Elle décède suite à la maladie, ses parents effondrés décidèrent de faire comme si cet enfant n’avait jamais existé. Eric Caravaca, réalisateur du film mais aussi frère de la petite fille décida de mener l’enquête au sujet de cette mystérieuse histoire de famille. Même si parfois dans le documentaire, j’ai été un peu perdue à cause de toutes les informations et les images en même temps, malgré ça, j’ai trouvé ça très bouleversant et émouvant car on peut voir que c’est une histoire de famille très compliquée et douloureuse. Je trouve que ce documentaire fait réfléchir quand même et fait prendre conscience des choses de la vie. J’ai été très touchée suite aux témoignages des membres de la famille, c’est une histoire très poignante. L’histoire du cousin de la petite fille qui, lui, a trouvé le corps sans vie de Christine m’a choquée et particulièrement touchée car je pense que c’est le pire d’avoir partagé des moments avec une personne et que d’un seul coup on la retrouve comme ça, morte, sur le son lit. On voit vraiment à travers ce documentaire la tristesse de cette famille, on voit aussi que Christine est un sujet tabou et qu’il est compliqué surtout pour ses parents d’en parler et d’évoquer les souvenirs de cette triste époque.
Anaïs Mayeux
2018/03/19 11:24 #f2ca-454b-a539-c9e1943582be
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Ce film a été réalisé par Eric Caravaca. C’est un documentaire, cette histoire nous raconte un secret de famille révélé au grand jour dans la famille du réalisateur et acteur: une sœur ainée morte enfant à l’âge de 3 ans qu’il n’a jamais connue. Un drame longtemps caché par sa famille, il mène donc l’enquête entre la France et le Maghreb, il remarquera vite qu’il ne reste rien de cette fillette décédée pas de photos, pas de souvenir, rien…
J’ai fait des recherches sur internet et une critique de Cannes 2017 nous disait que tout a commencé par une « intuition » lors d’un tournage en Suisse. Le décor du jour était un cimetière. Alors qu’il marchait dans les allées du « carré des enfants », Eric Caravaca éclata en sanglots. « Je n’avais aucune raison de ressentir une telle peine. J’ai compris que je portais une tristesse qui n’est pas la mienne. » C’est donc à partir de ce trouble, qu’il va remonter dans l’histoire de sa famille. Ce film est donc né d’une image marquante qu’il a ressenti sans même vivre lui-même ce trouble…Cela va lui permettre de s’interroger et d’interroger les personnes de sa famille tels que ses parents, son frère , son cousin.
Au fur et à mesure que nous avançons dans ce documentaire, on se rend compte que cette enfant morte était trisomique. La mère le niait contrairement au père, c’est pour cette raison qu’elle n’a pas gardé de photos de cette enfant. Elle n’arrivait pas à accepter que son enfant n’était pas comme les autres. Elle répétait en boucle, face à la caméra, que c’était sa fille qu’elle l’aimait qu’elle était belle et totalement normale.
Pour ma part, j’ai énormément aimé ce film, il m’a beaucoup touché, en particulier, les personnes de la famille qui parlaient face à la caméra. On pouvait ressentir la tristesse et la difficulté de parler de cet enfant par les silences, les pleurs mais avant tout la difficulté de s’exprimer. Ce n’est pas un film où les acteurs doivent réciter un texte et jouer de fausses émotions. Tout cela dans ce documentaire est réel, c’est ce qui me touche le plus.
Matisse Delage – 2nde1 – lycée Jean Moulin.
2018/03/21 11:53 #9a63-4f27-a6a6-94adfaf7d465
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Carré 35
Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il décide d'écrire une lettre à sa sœur.


Chère Sœur,


J'aurais tout simplement voulu te connaître... Voir comment tu étais belle comment maman nous l'a dit. J'aurais voulu t'aimer et te protéger comme n'importe quel frère l'aurait fait. Ton existence nous a longtemps été cachée mais enfin, à ce jour, nous savons. Nous savons que lorsqu'on nous demandera, à moi et mon frère, combien nous avons de frères et de sœurs, nous n'oublierons jamais de te citer. Grâce à ce film qui est plus une enquête, je te redonne la part d'existence qui te revient de droit, celle qui a été mise de côté pendant trop longtemps.

J'espère que là où tu es la maladie n'est pas un fardeau ! Dans tous les cas, sache que grâce à ce film, aujourd'hui, tout le monde sait qui est Christine, tout le monde sait qui tu es. Cette jeune enfant, trisomique peut-être oui et alors ? Victime de ces injustices ; la maladie et surtout le déni. Désormais je peux donc regarder ces photos avec l'esprit tranquille, t'imaginant y figurer. Je retiens de tout cela que le mensonge n'est jamais bon pour personne.

Trois années de vie ont dû passer vite... Malheureusement, je ne peux pas vivre à ta place mais je te promets de te faire visiter mille et un lieux en te transportant toujours dans mon cœur. Enfin, de là-haut, tu vois peut-être tout mais je te le dis quand même : aujourd'hui peu importe l'enfant que l'on est, les parents peuvent en être fiers !

Ton frère, Eric.



Lettre créée par Quentin Guillo Classe de 1ère L
2018/03/21 12:11 #9f24-4a97-82b3-9f683c76a040
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Carré 35" / Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il décide d'écrire une lettre à sa sœur.


Chère Christine,


Cela fait maintenant plus de cinquante ans que je mène mon enquête sur l'existence d'une sœur que je n'ai pas connue. Je dois t'avouer que j'ai appris seul ton existence. Maman et Papa ne m'ont jamais expliqué que j'avais une grande sœur car, pour eux, je suis le premier mais surtout n'oublie pas que c'est toi la première. Maman a été et est traumatisée par ta mort. Papa, lui, est devenu fou avant de mourir et donc pressé de te rejoindre. Il a affirmé t'avoir perdue lorsque tu étais âgée de quatre mois. Ce qui est faux !
Notre cousin m'a tout dit. Tu sais, c'est lui qui t'a découverte. Ton existence a marqué toutes les personnes avec qui tu l'as partagée. J'aurais tellement aimé connaître ma chère sœur. Je pense que si papa et maman ne t'avaient pas abandonnée, tu serais encore parmi nous... La mort ne t'aurait pas arrachée de notre monde. Papa, lui, le mérite ! On n'abandonne pas son enfant sous prétexte qu'il est trisomique. Sache qu'un jour, nous nous rencontrerons. Peut-être demain... A quoi bon... ?
Maintenant que mon enquête est terminée et que je sais où tu es, je n'ai plus rien à faire sur cette Terre. Mon devoir est de te retrouver pour rattraper le temps perdu. Même si tu es trisomique, je t'aime ma sœur. Et je sais que toi aussi tu m'aimes. Je me sens comme la roue de secours, maman m'a utilisé pour t'oublier. Et bien ce n'est pas ma mère respective. Sache que moi, je t'accepte telle que tu es.

A bientôt Christine ! Je t'embrasse.

Ton frère.



Lettre créée par Aurore Veron Classe de 1ère L
2018/03/21 12:33 #4cce-46df-b12d-832047465fb9
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Carré 35
Carré 35 – Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il décide d'écrire une lettre à sa sœur.


Chère Christine,

J'ai appris ton existence il n'y a pas longtemps. J'aurai voulu la connaître plus tôt, savoir que j'avais auparavant une sœur, une sœur née dont nous n'avons jamais entendu parler.

Lorsque j'ai découvert que maman avait eu trois enfants en regardant dans le livret de famille, j'ai commencé à l'interroger sur ton existence.
Je lui ai posé des tas de questions sur toi mais elle était confuse dans ses paroles. Pour obtenir la vérité, j'ai aussi questionné papa mais cela n'a pas apporté grand chose à part deux versions complètement différentes, deux versions qui ne collaient pas ensemble. Maman raconte de son côté que tu avais la maladie bleue, une maladie qui fait que les enfants naissent trisomiques mais elle insiste sur le fait que tu étais « normale ». Quant à papa, il ne nie pas le fait que tu étais trisomique. Mais dans ce qu'il raconte, tu es morte à quatre mois tandis que maman dit t'avoir découverte morte dans ton lit à l'âge de trois ans.

J'ai alors interrogé notre cousin, un cousin que tu as bien connu. Il m'a révélé la vérité sur ton histoire. Il m'a ainsi dit que tu étais née trisomique et que maman ne voulait pas l'admettre car à l'époque avoir un enfant trisomique était mal vu. Papa et Maman t'ont donc fait garder par notre tante. Il m'a également raconté les conditions de ton décès : c'est lui qui t'a découverte morte dans ton berceau durant la soirée, sans papa ni maman à tes côtés...

Suite à ton décès, nos parents ont quitté le Maroc pour aller vivre en France sous une nouvelle identité. Ils ont ainsi changé plusieurs fois d'identités et ainsi supprimé toutes les photos pour éviter de penser à leur vie au Maroc, leur vie avec toi.
Ils ont ainsi refondé une famille, en faisant de toi une grande sœur deux fois de suite. Tu as maintenant deux frères : Olivier le premier, et moi Éric, le plus petit.

Papa est malheureusement décédé peu de temps après que je le questionne sur toi. Quant à Maman qui a toujours refusé de revenir sur ta tombe, j'ai réussi à la convaincre d'y retourner car depuis que je sais que j'ai une sœur, elle accepte de parler de toi. Elle a déposé sur ta tombe, la seule photo qu'il reste de toi, une photo quand tu vivais chez notre tante. Elle l'a installée à la place de l'ancienne photo (qui a disparu mais que Maman n'a en fait jamais posée).

Face à ce secret, je me sens trahi par mes parents mais je ne peux m'empêcher de penser que Maman a été détruite. Que la vie de nos parents a été si difficile depuis ta mort et que notre vie n'est que mensonge.

Même si je ne te connais pas, tu seras et resteras toujours ma sœur. J'espère que tu vas bien et que tu nous regardes de là-haut.


Je t'aime. Ton petit frère.




Lettre créée par Karène Blaudez Classe de 1ère L
2018/03/21 12:48 #1845-4337-ad60-c83ae726efd6
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Carré 35
Carré 35 – Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il décide d'écrire une lettre à sa sœur.


A toi grande sœur,

Bonjour. Je me présente. Je suis Eric Caravaca, ton petit frère. Un jour en me promenant dans un cimetière suisse, je tombe face à un écrit qui m'a fait ressentir une présence familière, inexistante de nos jours. Après cet événement étrange, je me suis questionné face à cette émotion apparue il y a quelques mois devant cette tombe.
C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à enquêter sur le mystère que cachait notre famille. Papa et Maman laissaient paraître des doutes. C'est en les interrogeant que que leurs contradictions s'opposaient clairement. Papa, par faiblesse liée à sa maladie, répondait véritablement tandis que Maman niait ta maladie, te cachait au reste de la famille puis a effacé ton existence après ta mort. Selon elle, tu es tout ce qu'il y avait de plus « normal » et elle masquait ta trisomie qui par le biais de Papa a été dévoilée.

Après la mort de Papa, nous nous sommes, Maman et moi-même recueillis sur ta tombe malgré la réticence de Maman à vouloir garder les liens avec ses proches décédés.
Après cela, j'ai compris et accepté que je n'étais pas l'aîné de cette famille.
J'aurais tant aimé te connaître...


Adieu, Eric.




Lettre créée par Léa Aubert Classe de 1ère L
2018/03/21 13:34 #e5af-4c3c-8cc8-49562f3f8c3d
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Carré 35"
Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il les partage avec son frère Olivier. Celui-ci décide alors d'écrire une lettre à sa sœur.


Chère Christine,

Tu vois, à chaque fois que j'écris ton prénom, je ne peux m'empêcher de penser aux surnoms qui auraient pu le remplacer si tu étais encore de notre monde. En fait, cela ne s'applique pas qu'à ton prénom car depuis que j'ai appris ton existence, car oui, tu existes dans l'esprit de Maman qui malgré tous ses efforts ne t'a jamais oubliée, chaque seconde de ma vie qu'elle soit passée, présente ou future est interrogée. « Est-ce que j'aurais vécu cela si ma sœur était encore vivante ? » ou « Est-ce que je serais ici si Christine respirait encore ? » et l'inébranlable : « Est-ce que je serais né si le premier enfant de mes parents n'était pas mort ? ». Pour cette dernière pensée, grande sœur, je m'excuse mais je ne pense pas pouvoir l'empêcher d'envahir mon esprit quand je vois Maman. Tu comprends, je ne pense pas qu'elle n'ait jamais été la même après ton décès…. A moins que cela ne soit après avoir appris que tu étais malade. Mais elle t'aimait et c'est encore le cas aujourd'hui bien qu'elle ait du mal à assumer certaines de ses actions faites envers toi. Mais tu lui pardonnes, n'est-ce pas ? Moi, je t'aime tu sais. Je ne t'aime pas pour ce que tu es actuellement, un fantôme que je viens de découvrir, enseveli sous des mensonges et des larmes. Mais je t'aime pour ce que tu aurais pu être et ce que tu serais aujourd'hui, avec nous. Mais on refait le monde avec des Si et se lamenter sur ta mort ne va aider ni toi, ni moi. C'est pourquoi je veux simplement que tu saches que c'est aujourd'hui avec mélancolie et une douce affection que je pense à ta brève existence.
J'espère que là où tu es, tu es heureuse.


Ton petit frère, Olivier.








Lettre créée par Camille Lecardonnel Classe de 1ère L
2018/03/21 13:49 #17b3-4862-9c27-8ce3289c20cc
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Carré 35" / Lettre à ma sœur

Dans ce film documentaire, le réalisateur Eric Caravaca mène son enquête et découvre peu à peu des secrets familiaux. Suite à différentes révélations, il décide alors d'écrire une lettre à sa sœur.


Chère sœur

Je t'écris puisque j'ai enfin découvert la vérité. Pour tout te dire, j'ai toujours douté de ton existence. Nos parents t'ont gardée comme un souvenir douloureux à ne point aborder.

J'avoue ne pas savoir quoi dire. Nous ne nous sommes jamais connus, ton existence m'était étrangère jusqu'à récemment. Je ne m'étais jamais questionné sur l'histoire familiale ; je me contentais de ce que l'on me disait. C'est à l'âge adulte, qu'une petite fissure, enfouie dans mon être et que je refoulais incessamment, a fini par s'ouvrir. Je te savais quelque part, quelqu'un me le soufflait à l'oreille.

J'ai effectué des recherches. Nos parents ont renié ton identité et ta maladie. C'est uniquement notre cousin, que tu semblais tant apprécier, qui m'a éclairé sur la vérité.


Durant toutes ces années, tu ne restais pas seule. Une femme, qui nous est inconnue autant à toi qu'à moi, prend soin de ta tombe.
Et aussi Maman est venue te voir…

Maintenant que j'ai pu combler un peu ce vide avec ton visage angélique, la fissure n'est que cicatrice du passé.


Ton frère, Eric.








Lettre créée par Allison Manigault, Roxanne Verse Classe de 1ère L
2018/03/23 21:37 #5fec-400c-81cb-d758485b8cb8
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen

Carré 35 est un film autobiographique français réalisé par Eric Caravaca en 2017. Le film retrace la vie de sa sœur, disparue. Un secret de famille est dissimulé et le réalisateur va chercher une réponse. Pourquoi Christine est-elle morte, pourquoi Eric n'avait-il jamais entendu parler d'elle ? Plus aucune photo, plus rien, mis à part les souvenirs de ses parents qu'ils cherchent désespérément à dissimuler. Le titre « Carré 35 » vient du nom de la zone d’enterrement de Christine.

De vieux films de famille sont utilisés pour réaliser ce film, malheureusement il n'y a rien concernant Christine. A-t-elle vraiment existé ? Son frère cherchant son histoire va s'enfoncer dans les secrets perdus et ainsi découvrir la vérité.

Ce film étant un documentaire, le réalisateur a mis en scène sa famille, les vraies personnes. Les interviews sont sur plan fixe, on y voit seulement le membre de la famille interviewé par le frère de Christine. On décèle les vraies émotions grâce au fait que ce ne sont pas des acteurs mais les vraies personnes concernées par cette histoire.

Entre interviews et vidéos riches en émotions, ce documentaire, bien que très triste, est bien construit et monté. Il y a cependant quelques images choquantes, des images dures montrant bien la réalité de la vie. Le film étant dur, il faut s’accrocher devant les images et scènes difficiles qu’il présente.




Rodolphe Jardin 1ère L histoire des arts
2018/03/27 10:48 #0289-4569-afaf-c351588cd14c
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Ce film est réalisé par Eric Caracava. C’est un documentaire, cette histoire nous raconte un secret de famille révélé au grand jour dans la famille du réalisateur et acteur : une sœur aînée, morte enfant à l’âge de 3 ans qu’il n’a jamais connue. Un drame longtemps caché par sa famille. Il mène donc l’enquête entre la France et le Maghreb, il remarquera vite qu’il ne reste rien de cette fillette décédée pas de photos, pas de souvenir, rien…
J’ai fait des recherches sur internet et une critique de Cannes 2017 nous disait que tout a commencé par une « intuition », lors d’un tournage en Suisse. Le décor du jour était un cimetière. Alors qu’il marchait dans les allées du « carré des enfants », Eric Caravaca éclata en sanglots. « Je n’avais aucune raison de ressentir une telle peine. J’ai compris que je portais une tristesse qui n’est pas la mienne. » C’est donc à partir de ce trouble, qu’il va remonter dans l’histoire de sa famille ce film est donc né d’une image marquante qu’il a ressenti sans même vivre lui-même ce trouble…cela va lui permettre de s’interroger et d’interroger les personnes de sa famille tels que ses parents, son frère , son cousin .
Au fur et à mesure, dans ce documentaire on se rend compte que cette enfant morte était trisomique. La mère le niait contrairement au père, c’est pour cette raison qu’elle n’a pas gardé de photos de cette enfant , elle n’arrivait pas accepter que son enfant n’était pas comme les autres , elle répétait en boucle, face à la caméra que c’était sa fille, qu’elle l’aimait, qu’elle était belle et totalement normale.
Pour ma part, j’ai énormément aimé ce film. Il m’a beaucoup touché, en particulier, les personnes de la famille qui parlent face à la caméra. on peut ressentir la tristesse et la difficulté de parler de cet enfant par les silences, les pleurs mais avant tout la difficulté de s’exprimer. Ce n’est pas un film où les acteurs doivent réciter un texte et jouer de fausses émotions, tout cela dans ce documentaire est réel, c’est ce qui me touche le plus.
Matisse Delage – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:52 #cd76-4fad-8d46-d208942cad70
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Carré 35 est en fait un "reportage" réalisé par un membre d'une famille à propos de la mort de sa grande soeur dont il ignorait l'existence. Ses parents ont caché toutes traces de sa vie. La majorité des scènes sont des anciennes photos ou vidéos familiales, mais aussi des interviews de son père et sa mère qui, au final, sont les seuls à pouvoir témoigner. Sa soeur est morte de la maladie bleue mais elle était aussi atteinte de la trisomie 21.
Tout le long du film, on découvre alors le secret sur son existence, cela ressemble aussi à une thérapie, cela aide les parents à se confier et cela permet à Eric d'en apprendre plus sur les secrets de sa famille.

C'est un film assez particulier qui ne plaît pas à tout le monde, personnellement je n'ai pas adoré mais je n'ai pas détesté.

Durand Hugo - 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:55 #5286-43e7-988c-b8a5b700c8eb
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Carré 35 » est un film d'Eric Caravaca, ce film est un documentaire. Il raconte l'histoire d'une famille où (Eric Cravaca) part à la recherche de sa grande sœur morte à l'age de 3ans. Il ne reste aucune trace de la vie de Christine, même pas une photo, on sait juste quelle repose dans le carré 35 dans le cimetière Français de Casablanca. Cela fait référence à la décolonisation. « Carré 35 » a été nominé cette année aux Césars 2018.

J'ai beaucoup aimé ce film car c'est un film très poignant à cause des témoignages de sa maman. J'ai également apprécié les musiques de fond et toutes les scènes. Ce documentaire nous faisait rentrer directement dans la vie intime des acteurs et on ne voit pas cela dans tous les films.


Eva Duverger - 2°1 - lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:58 #a795-4712-bce1-70411020310a
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Ce documentaire raconte l’histoire de la sœur cachée du réalisateur, Eric Caravaca. Il a filmé certains membres de sa famille, qui auraient pu connaître sa jeune sœur, décédée à l’âge de 3 ans.
Il leur pose des questions pour savoir comment elle était, pour mieux la connaître. Elle était atteinte d’une maladie mentale.
Caravaca interviewe sa mère. Elle n’a jamais voulu admettre sa maladie, elle le nie devant la caméra; alors que son père affirme qu'elle était malade.

C’est en une heure que Eric Caravaca va nous plonger dans la recherche d’informations sur la vie de sa petite sœur et nous en faire ressortir abasourdis.

Carré 35 est un film qui ne m'a pas vraiment plus. Il m'a quelque peut ému. Mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas un chef d’œuvre.

Ce film-documentaire, réalisé en 2017, est comme un voyage dans le temps où l'on reconstruit le passé d' Eric Caravaca.
En moins d'une heure, il réussit à nous mettre dans l'ambiance du film et à nous procurer des émotions intenses comme de la tristesse, à nous offusquer ou à nous troubler.

Le film est dur, lorsqu'on découvre, au fur et à mesure, la vie de sa mère et tout l'amour qu'elle éprouve encore pour sa fille décédée, il y a environ cinquante ans.
A la fin du film, Caravaca parvient à faire revenir sa mère sur la tombe de sa sœur pour faire son deuil. C'est un moment très fort.

C'est un film très intime car il nous plonge dans l' enfance du réalisateur et dans sa vie personnelle.

Il pose une ambiance très spéciale, surtout lorsqu'il nous parle de l'indépendance du Maroc (1954), de l' exil de la famille en Algérie. Il aborde la guerre dans ce pays et son indépendance en 1962.

Florent Brechet – 2nd1 – lycée Jean Moulin
2018/03/27 11:06 #4173-419d-9722-e22bcc10f273
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Carré 35 » est un film documentaire de Eric Caravaca sur sa propre vie et la vie de sa famille. Ce film est intensément touchant vis a vis des parents d’Eric Caravaca car au début, on comprend que la mère ne veut pas parler de sa fille décédée à l’age de 3 ans, avant la naissance d’Eric et de son frère puis elle dévoile petit à petit la courte vie de cette enfant mais sans admettre que sa fille était malade mais cela, on l’apprend grâce a son père qui, lui, ne cache absolument pas la trisomie de sa fille. Malgré le fait que ce film soit vraiment bouleversant, il est tout de même dérangeant : Tout d’abord par le fait que Eric Caravaca filme sa vie privé et nous invite à la regarder puis par la scène très troublante où il filme la dépouille de son père.

Le côté triste et touchant est en partie dû aux musiques qui on été choisies et qui donnent une ambiance très triste et cela doit être voulu par le réalisateur afin de toucher le spectateur. Les plans rapprochés des parents et de la famille permettent de visualiser leurs émotions et d’entrer en quelque sorte dans leur intimité.

J’ai bien aimé ce film car on découvre petit à petit toute l’histoire de cette famille même si je me sentais un peu comme un intrus qui voyait des choses qui ne lui regardaient pas et qui s’immiscaient dans la vie privée de personnes inconnues et cela m’a un peu dérangé malgré le fait qu’il soit tout de même intéressant de voir les changements d’habitude le la mère après chaque information que lui apportait son fils sur les circonstances et la vie de sa sœur, le père quand à lui ne se voile pas autant que la mère sur ce moment de sa vie à part le moment ou il lui demande si sa sœur était malade.

J’ai aimé ce film à cause de son histoire touchante même si le fait que Eric Caravaca nous filme sa vie privée qui ne nous regarde pas et oblige, en quelque sorte, sa mère à avouer le passé de sa vie quelle préférait oublier, mais c’est quand même intéressant de voir la réaction de sa famille.

Laura Fillaux – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/30 09:39 #7e55-413e-b283-b742bb8a29c6
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Carré 35 est un film documentaire surprenant réalisé par Eric Caravaca.
Ce film dévoile un lourd secret sur la famille du réalisateur : la mort de sa sœur aînée lorsqu'elle avait trois ans.
Cette sœur dont les parents n'avaient gardé aucun souvenir, ni même une simple photo. Cette sœur dont l'existence n'a été dévoilée que si peu de fois par ses parents. Pour combler ce manque d'images, il a réalisé ce film. Le réalisateur s'est donc mis à enquêter sur cette mystérieuse petite fille dont l'on n’évoquait le nom que très rarement comme si cette enfant n'avait jamais existé, comme si elle n'était qu'une fille fantôme.
Dans ce film, on découvre aussi une mère assez évasive sur le sujet. On ressent une certaine douleur quand elle évoque l’existence de sa propre fille. Cette fille nommée Christine. Pour connaître la vérité sur sa sœur, Eric Caravaca a dû interroger plusieurs membres de sa famille comme son père et également son frère qui en savait très peu sur sa sœur. Christine est enterrée au Carré 35, la partie française du cimetière situé à Casablanca. La tombe de sa sœur est saccagée. Aucune photo sur celle-ci.
Durant le tournage, son père est décédé mais Eric Caravaca a décidé de filmer la dépouille du corps. Il ne voulait pas faire comme ses parents : oublier les morts.
Après de long mois d'enquête, il réussit à savoir ce qui a provoqué la mort de sa sœur. Christine était en réalité attente de la Maladie Bleue. Sa mère ne l'a jamais accepté. Pour elle, c'était dur voire « honteux » d'avoir une enfant malade et trisomique. Christine est morte de cette maladie chez ses oncles et tantes au Maroc.
Un lourd secret a été dévoilé. Une certaine légèreté règne à présent dans la vie de Eric Caravaca.

Ce film est très touchant et pendant tout le film, on est plongé dans une enquête mystérieuse. On fait face à une famille touchée par un lourd secret et il nous est impossible de ne pas compatir pour le destin de cette fillette qui a plané comme une ombre sur ses proches.

Maëva Crivelli, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/04/03 14:32 #1def-4a04-9b3e-82131a4e8b79
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Carré 35: une recette bien réussie!

Ingrédients :
- Une sœur décédée
- Une tombe
- Plusieurs villes
- Une histoire cachée
- Des témoins bavards ou pas!...
Préparation :
Prenez tout d’abord une caméra avec un jeune acteur et réalisateur français plein de talent, Éric CARAVACA.
Choisissez le moule d’un documentaire en prenant le format du sujet intime.
Mettez des personnages à la vi en apparence joyeuse et ajoutez une sœur dont la mort est restée jusqu’alors cachée.
Faites voyager vos personnages pour brouiller les pistes : Espagne, Maroc, France…
Ajoutez des photogrammes issus des souvenirs personnels de la famille.
Insistez sur les souvenirs heureux et notamment avant le drame.
Ajoutez le soleil de Casablanca, quelques paysages, la tombe de la sœur, délaissée depuis des années par la famille.
Incorporez un père qui peine à éclaircir l’histoire de sa fille et une mère qui change d’identité au cours de sa vie et refuse de reconnaître la réalité.
Parsemez de quelques témoignages de membres de la famille, de voisins et même d’étrangers qui prennent soin de la sépulture de la défunte.
Mélangez-le tout avec beaucoup de questions de notre enquêteur-réalisateur.
Laissez reposer avec quelques photos.
Faites mijoter avec des musiques bien choisis.
N’oubliez pas les silences, propices à la réflexion et sources d’émotion !
Mettre au cinéma pendant 67 minutes avec une soixantaine d’élèves.
Sortir quand la vérité sera découverte.
Mangez après refroidissement mais toujours avec les émotions.
Partagez avec des amis pour mieux apprécier !
LEMAÎTRE RYAN
Première SSI
Lycée Alfred MEZIERES
LONGWY
2018/04/04 17:12 #9487-46fd-9617-c5d20fa8d485
Lycée de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
Lycée Jean de Prades

Hommage

Pour Christine.

Toi qui, malgré ton absence,
Sais faire naître en nous l’espérance,
Toi qui, là où tu es,
Ne trouves pas la paix.

Je voudrais te connaître,
Toi, ce si petit être.
Ainsi je pourrais,
Un jour, te trouver.

J’ai durement cherché,
Longtemps, presque épuisé,
Par-delà la mer déchaînée,
Pour rétablir la vérité.

Maintenant je t’ai retrouvée,
Et je ne vais plus te quitter.
Je sais désormais qui tu as été,
Et pourquoi tu nous as si tôt quittés.

Emma Belloc 2de
2018/04/07 20:29 #9f8b-46ea-b79d-1587931657c2
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Carré 35 est un documentaire réalisé par Eric Caravaca et sorti le 1 novembre 2017. C’est un film français et qatari qui dure environ une heure.
Dans ce documentaire, Eric Caravaca, le réalisateur du film, retrace l’histoire de sa famille pour mieux connaître sa sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Il enquête, cherche des documents, fait témoigner ses parents pour trouver des réponses aux questions qu’il se pose sur le décès de Christine.
C’est son histoire intime, très personnelle que le réalisateur Eric Caravaca nous propose de découvrir en le suivant sur les traces d’une grande sœur ignorée, morte à trois ans et dont sa mère ne lui a jamais réellement parlé. Le spectateur peut, durant la vision du film, ressentir un sentiment de malaise. En effet, cela se fait sentir au moment où les parents du réalisateur et de la fille morte témoignent. On ressent qu’il est très dur pour la mère de parler du décès de son enfant, elle n’a pas complètement fait le deuil de celle-ci.
On ressent qu’il est très dur pour la mère de parler du décès de son enfant, elle n’a pas complètement fait le deuil. Eric Caravaca, qui les interviewe, est maladroit dans les mots qu’il emploie face à ses parents. Il questionne son père tout en filmant alors que celui ci est mourant. Il va même jusqu’à filmer son père mort sur son lit d’hôpital alors que cette scène n’est pas du tout indispensable. Ensuite, les moments-clés ne sont pas complets dans le film. Par exemple à la fin du film, on découvre sa mère descendre les marches de l’église ou elle s’est mariée, au plan suivant elle est devant la tombe de sa fille. Comment l’a-t-il convaincu de revenir sur les traces d’un passé douloureux ? Qu’a-t-elle ressenti ? Nous n’en saurons rien.
Eloïse Allain, Nathan Sauze et Léa Thion.
2nde 3 cultures et médias
2018/04/07 20:35 #5cfb-4e9e-b37b-023db9486542
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Carré 35, que représente-t-il ?

Carré 35 est le deuxième film réalisé par Eric Caravaca et le premier en tant que documentaire. Ce dernier est-il bien réalisé ?
Le but de ce documentaire est de rendre hommage à la sœur décédée du réalisateur. Pour cela, celui-ci questionne ses parents, remonte dans le passé grâce à des photos, des documents… Ainsi, alors qu’on ne sait rien de cette sœur disparue au début du film, on apprend progressivement que celle-ci était malade et que des informations sur elle auraient dû rester cachées…
Et c’est là que se trouve tout le problème du film : la mère du réalisateur, notamment, souhaitait garder des secrets concernant sa fille car elle n’a toujours pas accepté sa disparition. Et, là où le réalisateur aurait pu la questionner tout en gardant la situation privée, il décide de le faire devant des milliers de spectateurs. Je trouve que c’est quelque chose d’irrespectueux ; et d’ailleurs, on voit bien que cette femme est mal à l’aise devant la caméra. Elle le dit elle-même à plusieurs reprises, tentant d’éteindre la caméra : «Éric… Ça ne sert à rien, tout ça. ». Son fils ne fait que la tourmenter en lui rappelant des choses qu’elle a souhaité oublier : elle a brûlé presque toutes les photos, les documents concernant sa fille, a demandé à ne plus en entendre parler.
Au-delà de cela, on peut trouver un certain intérêt au film. Car, indirectement, on obtient des informations sur une maladie peu connue de la génération actuelle (ses causes, ses conséquences désastreuses…), et découvrir qui était vraiment cette enfant qu’on a voulu oublier, savoir ce qui lui est arrivé, a un côté touchant.
Malheureusement, le réalisateur dérive souvent du sujet et semble vouloir évoquer à tout prix sa vie personnelle, nous donnant l’impression qu’il est la cible du documentaire. Est-il vraiment nécessaire de nous apprendre que son père est décédé (et, par conséquent, était-il nécessaire de lui imposer, à lui aussi, un interrogatoire douloureux avant sa mort?) ? Et, par dessus tout, est-il nécessaire de nous montrer des images de son cadavre sur son lit d’hôpital ? Je qualifierais cela de morbide. On aura déjà pu pardonner les images malsaines des enfants malformés, handicapés et maltraités par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale puisqu’elles avaient un lien avec l’histoire racontée. Mais ici, mis à part le fait que son père ait été « interviewé » auparavant, cela intervient-il dans la quête de vérité du réalisateur ? En aucune façon.
Que signifie le titre « Carré 35 » ? C’est en fait l’un des petits « carrés de cimetière » destinés aux enfants décédés où est enterrée la petite fille, à Casablanca ; et ce carré porte le numéro 35. Ses parents se sont mariés dans cette ville et y ont vécu quelques temps. La tombe de l’enfant comportait une petite sculpture de livre, avec une photo d’elle. La photo a été enlevée, une femme s’en est aperçue et, prise de pitié, décide de s’occuper de la tombe, d’en prendre soin… C’est un des rares passages qui aient vraiment leur place dans le documentaire.
Les musiques ne sont présentes que dans les moments tristes, ainsi que ceux qui mettent le spectateur mal à l’aise. Difficile, ceci-dit, que cela soit autrement, puisqu’il n’y a pour ainsi dire aucun moment joyeux durant le film.
La fin de celui-ci, quant à elle, est bâclée, incompréhensible même. On voit la mère du réalisateur descendre les marches de l’église dans lesquelles elle s’est mariée (cette scène apparaît plusieurs fois tout au long du documentaire, sans forcément avoir de rapport avec ce qui est dit en voix externe, une fois de plus). Puis on la voit se recueillir devant la tombe de sa fille. Comment est-ce possible, sachant qu’elle refusait catégoriquement de s’y rendre ? Comment son fils a-t-il pu la convaincre ? Nous ne le saurons jamais.
Ce n’est donc pas un film que je conseillerais, à moins que l’on sache à quoi s’attendre. Je m’attendais à une histoire bien menée et émouvante, cela n’est pas le cas ; j’ai été déçu. Carré 35 représente, de façon explicite, la tombe de la sœur du réalisateur et donc l’hommage fait à cette dernière, mais aussi, à mes yeux et de façon implicite cette fois, un moyen pour lui de se faire connaître tout en imposant à ses parents des interrogatoires douloureux, et en exposant leur vie privée au monde entier.

Thibaut RAGUIN
2nde 3 cultures et médias
2018/04/11 15:54 #27b7-49bb-b2b8-0bef9dd9bce4
Lycée PRO Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film Carré 35 par l’intégralité de la classe 1BPMS2

Une nouvelle enquête du lieutenant Columbo.

Un jour, nous avons vu débarquer la vieille voiture du Lieutenant Columbo, il en est sorti avec son pardessus râpé pour aller à la rencontre de la mère du réalisateur Éric Caravaca. Le lieutenant a accepté de venir en France pour aider Éric Caravaca et les autorités à percer un mystère vieux de plusieurs décennies.
Comme au début de chaque épisode, l’identité du coupable était connue du spectateur mais ici elle était un peu différente, il s’agissait d’un non-dit familial qu’il convenait d’élucider.
- Bonjour Madame, j’aimerais vous interroger à propos du destin de feu votre fille Christine.
La maman du réalisateur, rassurée par l’apparence débonnaire du Lieutenant, se mit à livrer quelques détails :
- « Ma fille était très affectueuse […], elle avait un souffle cardiaque ».
Le diagnostic initial de cette femme laisse le lieutenant dubitatif et songeur. En effet, la maman du réalisateur avoue sans ambages qu’elle a procédé à la destruction de toutes les photos de sa fille. Cette pratique paraît bien singulière, comment garder la mémoire des morts ? si peu de souvenirs matériels vous rattachent à elle. Mais la mère a une explication limpide :
- « je n’aime pas revenir en arrière ».
Le lieutenant Columbo décide de visionner de vieux films de famille pour comprendre la genèse des événements. Les parents du réalisateur se marient à Casablanca à la fin des années 1950. La petite Christine va naître au début des années 1960. Le lieutenant interroge aussi le réalisateur parti à la recherche des origines d’une sœur inconnue. En l’interrogeant, il constate qu’il s’est rendu dans un cimetière en Suisse, à la recherche du carré enfants. Le Lieutenant, qui sonde les âmes depuis des décennies, constate que le réalisateur a réalisé un petit film à la naissance de son propre fils. La logique des hommes est parfois fort rationnelle se dit-il en son for intérieur. Dans le cas de sa sœur, toutes les traces de son passage sur terre semblent avoir été effacées, dans son cas personnel, il ne veut pas reproduire le même schéma et veut laisser des traces pour la postérité. Le lieutenant poursuit son enquête. Il se gratte la tête en se penchant sur l’état civil des parents d’Éric Caravaca. Ils sont nés au Maroc mais un petit détail perturbe Columbo. La maman du réalisateur s’est fait appeler Germaine, puis Catherine, alors que son vrai prénom est Angela. Columbo était songeur, que cachait cette femme en apparence inoffensive ? Le réalisateur donne à Columbo le livret de famille afin de percer ce mystère. Columbo constate que les prénoms des parents ont été modifiés : Le prénom du père, Gilberto, est devenu Gilbert et le prénom initial de la mère, Angela, est devenu Angèle.
La présence de leur première fille Christine est bien mentionnée sur le livret mais la page a été tachée et dégradée. Cette enfant est décédée le 24 septembre 1963. Columbo consulte d’anciens passeports des parents. Au moment de la mort de leur fille, le Lieutenant constate des départs soudains et inexpliqués. S’agissait-il d’un meurtre qu’il convenait de maquiller en mort naturelle ? S’agissait-il d’un non-dit familial si honteux ? Les parents, semble-t-il, n’étaient pas auprès de leur fille au moment du drame. Columbo multiplie les questions à l’attention du réalisateur :

- « Monsieur, vous souvenez-vous d’un détail qui pourrait m’éclairer, notamment d’un incident familial qui se serait produit à la même époque ? »
- Oui, Lieutenant, mon oncle, le frère de ma mère appelé Francesco,a été transporté à l’hôpital à la suite d’une noyade. On ne l’a jamais revu. La famille se trouvait à Majorque.
Le Lieutenant revient questionner la maman du réalisateur sur les causes de la mort de sa fille. La maman évoque la maladie bleue. Columbo fait venir des experts auprès de lui car il ne connaît pas les fondements de cette maladie.Elle est associée à une maladie chromosomique. La maman, devant les analyses des experts, craque et fond en larmes.
- Oui Lieutenant, « elle était normale, elle allait chercher son biberon ».
La maman évoque une anormalité liée à un problème cardiaque. Le Lieutenant poursuit son interrogatoire :
- « Où est-elle enterrée, madame ? »
- « Au cimetière français à Casablanca ».
La mère apporte une précision supplémentaire, sur la tombe de son enfant il y aurait une photo de Christine.
Columbo et le réalisateur mènent l’enquête conjointement. Les parents d’Éric sont nés en 1935 avec la double nationalité franco-marocaine. Ils vivent au Maroc mais doivent se résoudre à quitter le pays un an avant son indépendance. Leur première fille Christine naît en 1960. Ses parents partent pour l’Algérie mais ils doivent à nouveau partir (pour rejoindre la France) à la suite de l’indépendance de ce pays. Christine décède en 1963. Les deux fils vont naître peu après.
Columbo, dont l’enquête progresse, continue de tirer le fil de la pelote et décide de se rendre au Carré 35 du cimetière français de Casablanca. En dépit de leurs premières recherches, il est impossible de cerner l’emplacement du carré 35. Les deux enquêteurs cherchent tous les deux l’emplacement et à présent, le caveau des grands-parents censé être à proximité de celui de la sœur d’Éric.
Ils finissent par retrouver la tombe mais la photographie de la petite fille ne s’y trouve plus. Columbo et Éric finissent par discuter de littérature, et notamment du roman de Laurent Gaudé, La porte des enfers. Le parallélisme entre les deux situations est évident puisque au cœur des deux existences (personne d’Éric et personnage de littérature), il y a la mort d’un enfant. Comment vivre avec ce poids, cette absence, ces regrets, comment ne pas tout faire pour imaginer une vie avec lui ? Éric est plongé dans un chaos intérieur, Columbo s’en rend compte.
Il est temps de chasser tous ces démons intérieurs pour revenir au réel. La tombe de Christine est entretenue, alors que ses parents ne s’en sont jamais occupée… Un mystère de plus…
La petite histoire a un écho avec la grande. La France préfère oublier ses anciennes colonies, ne pas procéder à un examen critique des méfaits de la colonisation ou du protectorat pour le Maroc. Les blessures sont encore vives, il convient de ne pas les entretenir. Une attitude collective fait écho à une attitude individuelle dans le drame qui nous occupe. La maman d’Éric a préféré passer sous silence un passé qui ne passe pas. Columbo ne s’en laisse pas conter, persévère, trouve le numéro de téléphone de la dame qui s’est occupée de la tombe de Christine. Elle confirme la présence initiale de la photo sur le caveau.
Columbo retourne en France et va interroger le père d’Éric. Le père donne une nouvelle version à Columbo, sa petite fille serait décédée à l’âge de quatre mois. Mais il livre une information que le lieutenant de police attendait, Christine était trisomique. Il indique à son fils que cette nouvelle « a beaucoup touché maman ». Les fils de cette ténébreuse affaire semblent se dénouer quelque peu. La maman d’Éric, selon Columbo, avait honte d’avoir donné naissance à une fille trisomique, surtout dans une société des années 1960 qui n’avait pas fait sa mue. Columbo voit son interlocuteur faiblir et défaillir. Il lui en demande les raisons. Le photographe lui avoue qu’au moment de la première échographie de son fils, il a eu très peur, une peur enfouie au plus profond de lui-même. Il ne résistera pas au souhait de faire des petits films de son fils. Volonté de destruction ou d’absence de témoignages d’un côté, volonté de multiplier les clichés et les films de l’autre pour se souvenir. Columbo pense à haute voix :
- « décidément on ne peut pas guérir de son enfance, c’est ce que disait ma femme l’autre jour ».
Mais les réflexes de la maman d’Éric semblent immuables, alors qu’il a baptisé son fils Balthazar, sa maman s’obstine à l’appeler François. Le culte du secret, de la dissimulation, des vérités partielles…
Le père d’Éric décède. Columbo décide d’élargir ses recherches à d’autres membres de la famille dont le cousin d’Éric, Jean-François. Ce dernier a vécu avec la jeune Christine. Jean-François aimait jouer avec elle mais un jour, alors qu’il décide d’aller jouer avec elle, son corps était froid.
Columbo, à l’aide de Jean-François, est enfin parvenir à cerner l’écheveau des événements.
Pendant neuf mois, la mère d’Éric attendait avec sérénité la venue d’un enfant, or, lorsque cet enfant vient au monde, le corps médical lui annonce qu’il est, je cite, « mongolien ». Les parents sont sous le choc et décident de partir à Alger. Il s’agissait, consciemment ou non, de faire le vide autour d’eux pour s’occuper de leur fille à l’abri des regards indiscrets. La mère de Christine espérait sans doute secrètement un miracle sous la forme (certes naïve) d’une amélioration de l’état de leur fille. Mais l’enfant garde le silence et est différente des autres enfants. L’Algérie connaît de violents soubresauts et la famille doit à nouveau déménager. Les parents rentrent en France, tandis que la petite fille a atteint l’âge de trois ans. La maman d’Éric tombe en dépression. La petite Christine est envoyée chez sa tante au Maroc. Six mois plus tard, la petite est retrouvée morte par Jean-François.
Ce décès correspond également à la fin de la présence coloniale française. Tout semble s’effacer inexorablement.
Les parents d’Éric auront donc deux enfants. Mais le Lieutenant Columbo, fidèle à sa réputation, pense que d’autres causes que la honte et le regard des autres expliquent l’attitude de la maman. Il va la questionner une dernière fois. La maman de sa maman est décédée alors qu’elle-même n’était qu’une enfant, on ne le lui a pas dit. Elle ne l’a su qu’à l’âge de 13 ans. Sa maman a donc reproduit un schéma qu’elle avait connu enfant : pudeur, dissimulation, égard à l’attention des enfants. Toutes ces attitudes sont nobles mais paraissent désuètes à une époque où l’on recherche une quête de sens et, surtout, à reconstituer l’intégralité de son arbre généalogique.
La mission de Columbo est terminée, le réalisateur a retrouvé la maison au sein de laquelle sa sœur est décédée et a retrouvé des archives de famille : la photo de sa sœur Christine en faisait partie et a pu être remise sur sa tombe à Casablanca. Sa mère vient s’y recueillir, comme une forme d’apaisement enfin retrouvée à la fin de son existence.
C’est ma femme qui va être contente quand je vais lui raconter cette belle histoire songe Columbo en regagnant les Etats-Unis.
2018/04/11 21:59 #7b4a-43f2-90ee-e00d46bfb8f2
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon

Critique carré 35 :


Carré 35 est un documentaire d’Éric Caravaca. A travers des témoignages de ses proches, des images d’archives familiales, Éric Caravaca découvre la vérité sur sa famille et rend hommage à sa sœur disparue avant sa naissance.

En regardant ce film, nous avons eu l’impression de ne pas être à notre place. En effet Éric Caravaca questionne sa famille sur la mort de sa sœur qu’il n’a jamais connue. Elle est morte de la maladie bleue avant sa naissance. On apprend au fil du film que sa mère a eu beaucoup de mal à accepter le regard des autres sur son enfant handicapé. Quand son fils l’interroge d’ailleurs sur cette sœur, on se rend compte qu’elle s’est enfermée dans ses mensonges et est persuadée que cette enfant n’était pas trisomique mais aussi qu’elle a assisté à sa mort, … alors qu’elle n’était pas là, elle avait laissé sa fille au Maroc avec sa sœur et était partie en France. On assiste au témoignage des deux parents du réalisateur ayant enfoui leur tristesse, s’étant persuadés de fausses idées. Tout ça est très dérangeant, on n’a pas envie d’être là.

Ce film, qui est un documentaire, mélange les témoignages des parents, de cousins et d’autres personnes à propos de cette fillette, mais aussi des images d’archives familiales (images de ses parents, lieux, des images de son père mort pendant le tournage…). Tous ces supports apparaissent dans un ordre incohérent qu’il est difficile de suivre pour le spectateur. En effet des images apparaissent plusieurs fois (comme celle de la fenêtre dans la maison de Casablanca), d’autres n’ont pas de lien direct avec l’intrigue. Ces informations qu’Éric Caravaca a découvertes pendant le tournage sont livrées au compte-goutte, entrecoupées d’images d’archives historiques concernant la colonisation du Maroc, la guerre d’Algérie, qui sont des épisodes honteux de l’histoire, des crimes de soldats français, enfouis eux aussi. Ce rythme de film difficile à suivre nous laisse dans l’incertitude. Ce film n’est, pour nous, pas conventionnel. Il est dérangeant, à la fin, on ne sait pas quoi en penser. Malgré tout, il nous fait réfléchir une fois que l’on est sorti de la salle et de cette atmosphère étouffante dans laquelle il plonge le spectateur.

Pour nous, les réels messages du film et le réel but de l’auteur sont compris après le visionnage du film qui continue de nous faire réfléchir même une fois qu’il est fini. En effet, l’auteur veut tout d’abord chercher une sorte de recueillement, pouvoir enterrer sa sœur à sa façon des années plus tard grâce à la vérité. Il veut aussi rendre un hommage à cette sœur que tous ont oubliée, il veut qu’elle continue de vivre à travers son film. Enfin il raconte et déterre même des pans de la grande histoire qui se mêlent à sa propre histoire familiale.

Ce film est dérangeant mais aussi émouvant et très juste. Éric Caravaca livre un documentaire bouleversant sur une histoire familiale remplie de secrets et de non-dits illustrés par des interviews touchantes et violentes en même temps d’où ressortent le déni et les mensonges des parents. La subtilité de l’auteur dans ce qu’il nous livre sur sa famille nous montre qu’il ne règle pas ses comptes mais qu’à l’inverse, il cherche seulement à honorer la mémoire de sa sœur, Christine …

Tissier Mathieu, Fargette Léa et Fargette Louise
2nde 3 cultures et médias
2018/04/12 09:32 #c7fe-4bfb-9212-b3beae200990
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
Christine est une énigme pour tous. Elle est la sœur ainée d’Eric Caravaca, réalisateur du film, morte à l’âge de trois ans. Elle est l’image manquante de la famille. Il n’y a plus aucun souvenir d’elle, pas même de photos… Laissée en terre marocaine depuis qu’elle s’est éteinte en 1963, Eric Caravaca essaie de comprendre les raisons de ce silence. L’acteur devenu réalisateur décide d’enquêter à travers ce film documentaire, il questionne son entourage, et réveille un passé douloureux depuis longtemps enterré au sein de la famille.Ce sont les personnes qui ont vécu cette histoire qui s’expriment dans ce documentaire. Elles racontent de façon émouvante, malgré les difficultés, une histoire personnelle et intimiste, avec un certain courage. Les souvenirs douloureux reviennent à la surface.
Quel drame se cache derrière une enfance « oubliée » de tous, sans souvenirs ni photos ?
A travers ce documentaire, c’est une quête de la vérité que mène Eric Caravaca, mais quelle vérité ? Car chaque famille a des secrets, des souvenirs refoulés enfouis dans les mémoires. C’est à une plongée entre passé et présent, entre ici et là-bas que nous invite le réalisateur.

Orélia et Barbara 2de1
2018/04/13 12:20 #5036-4290-9df9-a8cc25f9393d
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Au nom de la vérité
Carré 35 est un documentaire français réaliser par Eric Caravaca, sorti le 1er novembre 2017
Synopsis : le réalisateur, Eric Caravaca part à la recherche de sa sœur Christine décédée à l’âge de trois ans, bien avant qu’il naisse, il apprend l’existence de sa sœur tardivement. Il part alors à la recherche de la vérité, qui est Christine, comment est-elle morte ? Mais comment savoir alors qui ne reste aucune trace de la vie de Christine, même pas une photo. Il sait seulement qu’elle repose en paix au carré 35, au cimetière français de Casablanca. Pour savoir la vérité, Eric Caravaca va devoir aller à plusieurs endroit, savoir se qui s’est passé lors de la décolonisation pour dénicher ce lourd secret de famille.
Ce documentaire va tracer les actions, les interviews qu’a pu faire le réalisateur et de savoir et comprendre les multiples inquiétudes et questions qu’il se pose lors de cette quête de vérité. Mais ce synopsis peut s’avérer être ennuyeux pour les spectateurs, pour certains.
Le générique de début du film est assez brouillon, on a quelque images qu’on ne peut comprendre l’utilité et la signification et le nom du réalisateurs et les noms de l’équipe de tournage met du temps a arrivé et de plus s’affichent un part un à l’écran, ce qui peut tout de suite un peu ennuyer le spectateur. Le film commence tout de suite avec une interview du réalisateur avec sa mère, pas d’introduction de présentation, ce qui est dommage, une introduction aurait pu expliquer le contexte avant de s’attarder dans les interviews et sur les éléments trouver dans la quête du réalisateur. Pas d’effets spéciaux, ce qui est normal dans un documentaire. Dans ce film, on ne parle pas d’acteurs car les personnes dans ce film sont eux-mêmes, ils ne jouent pas un rôle puisque se sont des témoignages. Mais nous pouvons tout de même parler du comportement de ces témoins/interviewers. Ils sont assez convaincants, ils savent se qu’ils disent, leurs sentiments n’ont pas l’air d’être artificiel, ils ont l’aire sincères. Néanmoins, le contenu du film est très grande qualité, on a des archives en très bonne qualité pas comme certains documentaires auquel les archives ont une qualité déplorable. Ils y a des moments forts, notamment lorsque la famille du réalisateur et ce dernier apprennent la mort du père du réalisateur, l’intensité est aussi la bienvenu dans ce documentaire car en effet, plus le film avance plus nous nous posions des questions, enfin ceux qui sont intéressés et qui ne s’ennuient pas. Ce documentaire personnel voire beaucoup trop personnel ; un documentaire sur les camps de concentration en Allemagne nazi serait plus intéressant que ce documentaire. Certes il peut intéresser des personnes mais pas une majorité.
Si je devais lui adresser une note se serait un 5/10 car certes les témoignages et informations sont riches mais l’aspect trop personnel rend ce film pas très intéressant.

Antoine P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/13 12:22 #9233-4148-8314-c7e6da52dd54
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Etrange et surprenant. Voilà ce que l’on peut en penser en sortant de la séance. On se demande aussi pourquoi ce film ? Le sujet est si personnel que l’on peut se dire que cela ne nous regarde absolument pas. Il est donc très difficile de rentrer pleinement de ce documentaire et bien qu’il ne dure à peine qu’une heure il est lent et cette heure devient très longue. La voix monotone et peu rapide du réalisateur en fond accentue cette lenteur ainsi que le manque de musique. En revanche l’alternance entre images d’archives et images de sa propre caméra est intéressante car cela nous permet de nous plonger en peu plus dans le film et ainsi de mieux découvrir l’époque et le contexte de l’histoire. Néanmoins certaines images sont de trop comme par exemple le père mort à l’hôpital. C’est sans doute une image importante pour le réalisateur et c’est également une image très personnelle que le spectateur ne souhaite pas forcément voir. La séquence, à la fin, où la caméra se promène dans un endroit avec des murs recouvert de cadavres et des enfants momifiés est particulièrement surprenante et dérangeante. L’interview des parents est tout aussi impressionnante, principalement pour la mère. Cet entretien est intéressant et enrichissant pour le spectateur qui cherche à comprendre cette histoire. Ainsi malgré la longueur du documentaire, l’histoire reste captivante et on veut en apprendre plus sur cette famille.

Marie N.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/13 12:24 #382c-45f2-a559-ad98929f3336
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Ce carré, ce secret

Carré 35, film documentaire sorti en 2017 réalisé par Eric Caravaca, nous fait découvrir et vivre l’histoire de ce dernier qui enquête sur l’histoire de sa sœur décédée, dont il ne reste aucune trace, noyée dans un secret de famille. Pour cela nous voyageons dans le temps grâce à d’anciennes vidéos comme celle du mariage de ses parents. Un film fort avec des images terribles comme celles de la tombe de Christine, la sœur, ou encore celles de la dépouille de son père. Nous sommes émues par les témoignages de ses proches, découvrir ce terrible secret caché depuis des années pour oublier son existence, par déni de la réalité fait réfléchir sur le fait de ne pas parler pour oublier. Un fabuleux chef d’œuvre qui mêle témoignages, enquêtes, vidéos et musiques. Ce film,où Eric Caravaca cherche vérité et paix, est à voir. Un terrible secret de famille dévoilé sur écran.

Manon.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/13 12:28 #4c00-4329-8b53-4ada7d755099
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
The Christine’s Square
Carré 35 est un documentaire retraçant l’histoire d’un jeune homme, Eric qui n’aillant jamais connu sa grande sœur décédée, est prêt à tout pour connaitre ce lourd secret des raisons de sa mort, il va donc interroger les membres de sa famille et ainsi retracer l’histoire de Christine, sa sœur.
Ce documentaire bien que retraçant la vie personnelle d’Eric Caravaca délivre des informations justement trop impersonnelles telles que les images de la mort du père du personnage principal qui inspire à la gêne ou encore les nombreuses interrogations aux membres de sa famille comme sa mère qui elle-même, n’a toujours pas digéré cette mort bien qu’elle l’ait caché. Ce document est également raté sur le plan émotionnel, en effet la découverte des raisons de la mort de Christine, ces raisons tant recherchées depuis le début, font l’écho d’une simple révélation habituelle, les choses importantes ne sont pas mises en valeur ce qui est dommage. De même, certaines choses sont bâclées comme la recherche de la tombe de cette petite fille, carré 35, au début nous est présenté la tombe de ses grands parent suivies de la voix off annonçant que celle de Christine se trouve non loin de ce lieu. En un instant, nous nous retrouvons sur cette tombe sans avoir eu à faire à la partie « recherche » de celle-ci. Enfin, la mère qui pourtant avait décidé de ne plus retourner sur la tombe de la fille se retrouve à la fin devant cette même tombe, encore une fois on ne sait par quelles raisons elle a changé d’avis, si son fils a réussi à l’en convaincre, etc... Malgré tout, ce film documentaire reste une révélation d’un secret de famille mais aussi un hommage pour Christine, ce qui rend cette représentation touchante, émouvante.

Inès
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 08:48 #2d3a-44a8-ba3d-23bd97036656
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Carré 35
Carré 35 est un film documentaire français de Eric Caravaca sortie le 1 novembre 2017. Produit par Yaël Forgiel et Laetitia Gonzalez, Carré 35 à reçu le César du meilleur film documentaire.

Carré 35 raconte l'histoire vraie du secret de famille d'Eric Caravaca. Il décide de savoir et de rechercher la vérité sur le décès de sa petite sœur ; Il questionne ses parents qui gardent le secret depuis des années mais, de fil en aiguille, il en apprend davantage et décide de partir à Casablanca, là où tout a commencé.

C’est un film documentaire très bien réalisé avec des témoignages de ses proches qui sont à la fois touchants et flous pour garder le secret. La mort est omniprésente, étant donné que l’histoire raconte le secret de famille de la mort de la petite soeur du réalisateur. On voit la détermination de ce dernier qui est prêt à tout pour voir le visage de sa soeur en photo. Les plans de paysage sont très longs. Le fait que ce soit une histoire vraie en rapport avec la mort devient plus captivant, contrairement à d’autres films documentaires, on ne s'ennuie donc pas. On ressent les sentiments émis par le film : la tristesse, le doute, le mystère.
Le film est comme un puzzle, on découvre ce qui s'est réellement passé morceaux par morceaux grâce à des témoignages surprenants et captivants qui révèlent des indices à cette enquête familiale.   

J’ai beaucoup aimé ce film, que ce soit dans la réalisation, les plans et bien évidemment l’intrigue de cette histoire vraie qui nous fait vivre de véritables sensations ; je mets un 4.5/5 pour ce film documentaire.

Etienne VALOGNES 1ere S1 Histoire des arts
2018/04/14 08:50 #2eef-4fc5-8786-140bd0a72595
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est en fait un documentaire qui raconte l'histoire familiale d’Eric Caravaca. Il essaie de résoudre le mystère qui plane autour de la mort prématurée de sa sœur Christine.

Christine. Qui est-elle ? Comment est-elle morte ? Où est-elle ? Ce sont toutes ses questions auxquelles doit répondre Eric Caravaca. En effet, une immense zone d'ombre plane autour de la mort de l'enfant. Il décide de briser le secret en interrogeant sa famille. Il commence par sa mère, personnage très spécial étant donné qu'il ne connaît ni son véritable nom, ni sa véritable date de naissance avant de tourner le documentaire. De plus, lors de son interview, ses propos sont inexacts. Sa mère dit que sa fille ne souffrait d'aucune maladie mentale ou physique mais l'on apprend plus tard par son père qu'elle était trisomique. La mère dit aussi que c'est elle qui a découvert le corps sans vie de sa fille mais on apprend par le cousin du réalisateur que c'est lui qui l'a trouvée.

Si Eric Caravaca tente d'éclaircir le mystère de Christine, il tente aussi de comprendre et de déconstruire les comportements de sa mère et de son père qui lui ont toujours plus ou moins caché l'existence de sa sœur. On comprend alors qu'Angèle, sa mère vit dans le déni et essaie (inconsciemment ou non) de se protéger de la douleur du souvenir de Christine.
Gilbert, son père semble très mal à l'aise lorsque qu'on lui pose des questions sur sa fille. D'ailleurs, lorsque le réalisateur lui demande à quel âge Christine est morte, ce dernier répond non sans hésitation qu'elle est décédée à 4 mois alors qu'en réalité elle meurt à 3 ans. Il a l'air totalement « déconnecté » de cette histoire, comme si ce n'était pas sa fille et comme si ça n'était jamais arrivé.

Ce documentaire est aussi émouvant que déstabilisant : il montre sans rien atténuer la complexité de l'humain face à la mort et nous amène à nous demander : qu’aurions-nous fait à leur place ? Ce reportage est aussi une porte ouverte dans l’intimité familiale du réalisateur qu’il ne faut pas refermer.


Margaux Douchin 1ère ES 1 Histoire des arts
2018/04/14 15:49 #9d17-4341-beef-efe8ff56ab45
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
All is memories

Intéressant est le premier mot venant en tête quand nous pensons ou documentaire Carré 35 de Eric Caravaca. Il est vrai que la vie des autres peut toujours sembler plaisante à voir. Sortir de son cercle de vie et découvrir celle des autres, c'est ce que nous voyons dans cette œuvre.
Sortir de son train de vie et essayer de comprendre la souffrance que porte Eric Caravaca, qui réalise un documentaire sur sa propre vie et son passé. Entrer dans ce film revient à se poser la même question que l'auteur : qui est cette jeune sœur décédée et dont les parents ont caché toute preuve de son existence, y compris les photos.
Il ne s'agit pas d'acteurs connus, seulement de la famille en elle-même. Plus de la moitié du film est consacré à la vue d'anciennes photos, de vidéos. Nous pouvons d'ailleurs voir plusieurs fois la vidéo de mariage des parents, jeunes et souriants. Retour à la réalité quand le réalisateur fait parler ses parents, vieux, et le bonheur semble être parti de leurs yeux. France, Casablanca, allers-retours rythmés par des archives avec le fond sonore de la voix d'Eric Caravaca. Il veut savoir qui était sa sœur allant même jusqu'à mettre des scènes ayant aucun rapport avec elle. Gênantes, dérangeantes comme quand nous pouvons voir le corps mort de son père, signe de liberté de son fils nous ne ressentons pas tous forcément. Aucun tabou sur les maladies, la caméra va jusqu'à filmer un célèbre lieu d'Italie comportant de nombreux corps cadavres d'anciennes personnes malades. La honte des parents, les questionnements d'un fils et la pitié des spectateurs font de ce court documentaire un moment de sentiments.

Angéline B.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 16:10 #565e-4b46-a900-c9e5cb443aa7
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Christine ou l'enfant effacée

Carré 35 nous plonge dans un drame familial. Eric Caravaca prend la décision de réaliser un reportage pour découvrir la vérité à propos de sa sœur aînée, Christine. Son père, sa mère lui donne des réponses floues, Christine serait une enfant tout à fait normale puis elle serait trisomique... La date de sa mort change régulièrement et le sujet est à éviter. Le réalisateur saura-t-il percer le mystère de sa sœur ?
Le documentaire se trouve être très intime et traite de plusieurs sujets. On y parle de la maladie bleue, les secrets de familles ou la guerre d'Algérie.
Eric Caravaca est aussi bien acteur et réalisateur dans son film, on ressent l'émotion tout au long du documentaire et il rend les personnages attachants. La parents sont assez mystérieux et semblent vouloir camoufler un secret ou ne pas trop le révéler. La voix d'Eric Caravaca guide le documentaire du début à la fin. Il y a plusieurs cadrages centrés sur un seul personnage, comme des plans sur sa mère lors d'une interview. Pour moi, c'est une très bonne réalisation malgré quelques interrogations sur le fait du changement d'avis de la mère qui a bien voulu retourner sur le Carré 35. Le film propose de magnifiques plans de la ville de Casablanca, parfois accompagnés de musiques. Le titre résume tout le film, en effet l'intrigue part de la mort de Christine et se finit sur sa tombe. Je recommande ce documentaire intéressant où on se sent impliqués dans cette histoire et on y sort avec plusieurs questions.

Krysten L.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 11:05 #d8d8-4c01-95ff-b6171be9af0d
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Carré 35


Carré 35 est un film réalisé par Eric Caravaca et c’est son premier documentaire.

Ce documentaire consiste à rendre hommage à sa sœur décédée. Pour cela, il questionne ses parents, remonte dans le passé grâce à des documents, vidéos… Alors qu’on ne sait rien de cette sœur disparue au début du film, on apprend au fur et à mesure qu’elle était malade et que des informations sur elle auraient dû rester confidentielles…

La mère du réalisateur, souhaitait garder des secrets sur sa fille car elle n’a toujours pas accepté sa disparition. Et le réalisateur aurait pu la questionner tout en gardant cela privé, il décide d’en réaliser un film ! Pour ma part je trouve ça très irrespectueux car il « viole » en quelque sorte la vie privée de sa famille dont lui ne s’en soucie pas vraiment ! Et on le voit bien que sa mère se sent mal à l’aise devant la caméra. Eric ne fait que l’agacer en lui rappelant des choses qu’elle aurait souhaité oublier : elle a tout brûlé pour ne pas avoir de souvenir car selon elle « ça ne sert à rien de pleurer sur une photo car ça ne ressuscitera pas la personne » et a demandé à ne plus en entendre parler.

On peut trouver un certain intérêt au film. Car on obtient des informations sur une maladie peu connue et le fait de découvrir qui était vraiment cette enfant qu’on a voulu oublier, savoir ce qui lui est arrivé, a un côté touchant.

Le réalisateur dérive souvent du sujet et semble vouloir évoquer à tout prix sa vie personnelle, donnant l’impression qu’il est la cible du documentaire. Je ne trouve pas vraiment essentiel de nous raconter la mort de son père et, encore moins nous montrer son corps dans son lit d’hôpital. Je n’ai vraiment pas apprécié ce moment.

Les musiques ne sont présentes que lors du mariage de ses parents et les moments tristes.

La fin du film m’a semblé incompréhensible. On voit la mère du réalisateur descendre les marches de l’église dans laquelle elle s’est mariée. Puis on la voit se recueillir devant la tombe de sa fille. Comment a-t-elle été convaincue ?



Selon moi, je ne conseille pas ce film. J’ai été déçue.

J'en déduis cependant que Carré 35 représente, de façon explicite, la tombe de la sœur du réalisateur et donc l’hommage fait à cette dernière.

Marine ROULLE

2nde 3 cultures et médias

2018/04/15 23:47 #1722-46dd-a353-11ec340aad00
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice

Ce film est extrêmement touchant car nous pouvons comprendre des le début que cette histoire est vrai. Nous le voyons lorsque Eric Caravaca nous montre les anciens passeport de ces parent et que le nom « Caravaca » apparaît a l’intérieur. Cela est donc très intriguant et attire le spectateur a suivre le reste du film d'un point de vu différent. La volonté de connaître la vérité sur ce que recherche cette personne est extrême qu'elle nous oblige a regarder avec attention la totalité du documentaire.

Parmi les différentes scènes dans lesquelles on suit l'enquête d'Eric, les scènes d'interview sont plutôt longues et répétitive. Particulièrement celle où il interroge sa mère. Celle ci ment a son fils depuis presque 30 ans sur l’existence d'un autre enfant, une fille, morte a l'age de 3ans avant la naissance d'Eric. Elle s'est peut être, voir sûrement, convaincu elle même de ce mensonge qu'elle répète depuis la naissance de ces deux autres garçons.

Cela donne un aspect touchant au documentaire, car nous aussi nous voulons donc savoir pourquoi cette petite est morte si jeune et pourquoi ses parents l'ont-elle caché ? Nous suivons les recherches en même temps qu'Eric et nous découvrons que cette enfant était trisomique. Nous comprenons que la mère en avait honte alors elle disait qu'elle était normal. De nos jours la réaction des parents peut émouvoir le spectateur.

Nous conseillons ce documentaire car il a un côté intéressante sur le faite de suivre Eric Caravaca dans ses recherche sur la vérité. Mais aussi pour son côté touchant qui nous rappelle que dans toutes les familles quel qu'elles soit, il y a des mensonges par en mission.

Barrois/ Haro
2018/04/15 23:48 #71e2-469e-a71d-8cb52f1264f7
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Dans ce film on pénètre dans un secret de famille. Les interviews ressemblent plus à des interrogatoires suivant les personnes. En particulier avec la mère. Celle-ci renie la vérité sur sa fille. Et ment sur la vie passé par la petite fille. Mais en même temps on ne peut que compatir pour cette femme. A l'époque avoir un enfant trisomique était très mal vu, et de nos jours le changement ne se fait pas vraiment ressentir. La vieille dame voulait certainement voir son enfant être normal. Souvent quand on s'imagine des choses, on perd le fil et donc on ne distingue plus la vérité du mensonge.
La mère a vraiment une histoire touchante, et cela en particulier si on se met à sa place.

Ensuite une chose qui m'a choqué sont certaines images. Et plus particulièrement celle de son père. Le réalisateur a-t-il si peu de considération pour son père, pour le filmer mort dans son lit d’hôpital ? La plupart d'entre nous serait en train de pleurer, mais Monsieur Caravaca préfère filmer le défunt. Je trouve cela irrespectueux envers le mort, qui était tout de même son père !


On peut dire que ce documentaire sort de l'ordinaire, car on pénètre dans l'intimité de vraie personne. Cela nous fait réfléchir sur nos proches et les secrets de famille. Mais c'est surtout un documentaire émouvant, à voir.
Marine Serra
2018/04/15 23:49 #f120-4c62-b808-612bc0f0af4f
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
«Carré 35 » est un documentaire de Eric Caravaca sortit en 2017; il ne s'agit pas d'un scénario mais d'une histoire de famille explorée à la façon d'un documentaire.

En à peine plus d’une heure,Carré 35, réussit parfaitement à plonger le spectateur dans un documentaire bouleversant et intime que le réalisateur-comédien Eric Caravaca nous propose de découvrir en le suivant sur les traces des secrets de sa propre famille.
De très beau plan,des commentaires délicat et apaisant qui nous permette de mieux visualiser le point de vue de Caravaca.
Le réalisateur ne juge jamais. Il ne verse pas dans la colère contre ses propres parents. Et pourtant il aborde des thèmes absolument terribles comme le déni, le rejet de la différence.
Cependant grâce à la voix off ou dans les interviews de ses proches on peut voir la ténacité de Caravaca a vouloir percer à jour le mystère de sa sœur aînée.
Ces moments sont les plus forts car ils mettent à nu l'inconscient et le déni, puis dévoile une vérité qui demeure inconnue depuis si longtemps.

Cette enquête familiale sur une enfant disparu derrière un tabou d'une autre époque est très touchante. Cette petite fille trisomique enterré avec son handicap signe de honte et de culpabilité pour cette époque.
De plus la fin du film est intéressante car elle montre des images d'archives de propagande nazie avec de jeunes enfants handicapés physiques et mentaux pour nous faire comprendre que le handicap a toujours suscité , le sentiment de malaise et de peur face à la différence.
Tout le long du film on ne sera pas si la mise en scène d'Eric Caravaca à demandé à ses parents de rejouer des confessions déjà révéler ou si toute la vérité a été débusquées en direct derrière sa caméra.

Malgré un film un peu court , l'histoire de cette famille est poignante est mérite le détour.
Garandel Chloé
2018/04/30 15:39 #cd12-45f0-9a8c-67afc7a9942c
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Eric Caravaca le réalisateur du film fait des recherches sur la mort de sa sœur aînée du nom de Christine et sur sa propre famille. Christine est morte à l'âge de 3 ans. Mais Eric manque d'informations à ce sujet et c'est là que commence son voyage sur la véritable histoire de sa sœur et de sa famille.
J'ai bien aimé ce film car il m'a touché émotionnellement, beaucoup de sentiments se dégagent de ce film, tant de secrets et de mystères concernant sa sœur Christine. Le mensonge et le passé pèsent sur cette famille, tant de souffrance à cause de la tristesse ! Ça en est devenu un fardeau très lourd à porter pour cette famille qui respirait la joie de vivre avant ces évènements.
Ce que j'ai apprécié dans ce film c'est la façon dont il a été tourné, les vidéos de famille en noir et blanc, les première vidéo en couleur, les paysages de Casablanca et de leur maison au Maroc. Les musiques du film étaient en accord avec le film même les premières bandes vidéo j'ai trouver ça incroyable la façon de les conserver et de leur donner une seconde vie. J'ai trouvé ce film passionnant !
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/05/02 09:31 #0db8-4219-90ee-22e840c2dd67
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Carré 35

Dame aux fleurs

Je passais régulièrement dans ce cimetière pour rendre hommage à mes ancêtres en m’occupant de leur tombe pour que même dans la mort, ils ne tombent pas dans l’oubli. Je faisais de même avec des tombes dont personne ne venait s’occuper et déposait des fleurs. C’est ainsi que j’ai découvert cette tombe, dépourvue de photo. Je n’ai cessé de m’en occuper pendant des années jusqu’à l’appel d’un homme qui cherchait à savoir l’histoire de sa défunte soeur. Mais jamais je n’ai cessé de m’interroger sur cette histoire. Pourquoi avoir caché l’existence d’un être humain ? Cette fille avait forcément une famille. Quel acte aurait été suffisant pour justifier ce déni et l’acharnement sur son oubli ? Après ce que je sais à présent, ces personnes n’ont pas seulement nié l’existence d’un être humain mais également ce qu’elle était réellement. Pourquoi renier également sa maladie ? A leur place, je n’aurais pas honte de la réalité de son être mais de moi-même. J’admire son frère qui n’a pas cessé de chercher la vérité sur sa famille, ce qui lui a sans doute permis de répondre à toutes ses interrogations et de pouvoir se découvrir lui-même également et quelle place il occupait dans la famille dont les secrets semblent nombreux.

Eric Caravaca

J’ai toujours ressenti un vide en moi. Je savais que l’on me cachait des choses depuis mon enfance. Ce film est une façon pour moi de montrer l’histoire de ma famille qui semble vouloir être oubliée. Je me suis souvent posé la question de la pertinence d’adapter cette histoire au cinéma, si cela allait intéresser de nombreuses personnes. Au final, l’intérêt est plutôt pour ma famille, moi et pour ceux qui ont été dans la même situation que moi et ont trouvé de nombreuses difficultés à la recherche de la vérité.

Spectateur

J'aurai aimer voir ce film en fiction. Le fait que ce soit un documentaire m'a dérangé. Exposer de cette manière sa famille et son histoire, si bien qu’elle puisse être intéressante, me dérange. Au quotidien, nous sommes exposés aux contraintes de la vie et à des problèmes familiaux ; peu nombreux sont ceux qui vont trouver de l’intérêt à dévoiler sa vie privée. Le plus choquant, de mon point de vue, est d’avoir filmé de cette façon son père récemment décédé.

Salomé Caravaggi
Lycée Bonaparte, TL
2018/05/13 16:01 #aac7-47f9-ac0c-8f2f23f9fa16
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Critique Carré 35, Tom Reculeau,Terminale BAC PRO TORGO
Eric Caravaca a réalisé le film Carré 35 sorti le 1er novembre 2017. Dans ce film, il évoque sa famille et nous parle d'un drame dont il a toujours ignoré l'existence. Effectivement, depuis tout petit, il sentait que ses parents lui cachaient quelque chose. Au final ses parents lui cachaient la mort de sa soeur décédée à l'âge de 3 ans en 1963, 3 ans avant sa propre naissance.
Lorsqu'il a appris l'existence de Christine (sa soeur) ainsi que son décès, Eric a décidé d'enquêter sur sa famille afin de connaître la triste vérité de cette histoire. Pour cela, il enquête, recherche des documents, et va même jusqu'à questionner les membres de sa famille ainsi que ses parents. Ses recherches vont l'amener à apprendre que Christine était trisomique et souffrait d'une malformation cardiaque se nommant la maladie bleue, souvent associée à la trisomie. Cette maladie et les circonstances troubles de la mort de Christine sont les seules explications de la perte de l'enfant, ce qui rend le film très émouvant. Si Eric fait tout pour connaître la vérité, c'est tout simplement qu'il va devenir père dans les prochains mois. Et savoir ce qui s'est réellement passé est très important pour lui en tant que futur Papa.
Ce film est triste et rempli de mystère. Je pourrai même dire que je me mettais à la place du personnage principal, essayant de comprendre moi-même ce qui s'est passé. C'est un film qui fait réfléchir. Car plus tard, dans le film, lorsqu'Eric questionne ses parents, nous apprenons la version du père qui est complètement différente de celle de la mère à propos de l'enfant. Le père a avoué que Christine était trisomique alors que la mère le niait. C'est à ce moment-là que c'est une histoire très mystérieuse.
Cette histoire familiale arrive à se mêler à celle de la colonisation, les parents du réalisateur ayant vécu en Afrique du Nord, Maroc et Algérie, au moment des combats menés contre la colonisation. Ce documentaire peut se regarder comme une enquête policière, avec des moments de grande émotion.
Je recommande ce film parce qu'il est très prenant, mystérieux et très touchant. Le côté mystérieux nous "scotche" devant le film, et ceci le rend très intéressant. Je peux dire que le réalisateur est très courageux parce que ce n'est pas facile d'aborder un sujet de la sorte avec les membres de sa famille. Je pense qu'il voulait évoquer aussi le handicap et la maladie bleue à travers son film afin de sensibiliser les gens.
2018/05/13 18:52 #7037-442b-be52-8e146865090e
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Carré familial
"De quel droit?"
Dans ce film documentaire d'un peu plus d'une heure on se retrouve au beau milieu d'un secret de famille. Eric Caravaca, l'auteur du documentaire mène une véritable enquête sur la mort de sa sœur qu'il n'a pas connue, à l'âge de quatre ans. Au fur et à mesure que l'enquête progresse nous en a apprenons beaucoup sur sa famille et ses secrets plus gros les uns que les autres.
Des scènes sont très marquantes notamment celles où il interroge ses parents face caméra. Et malgré les mensonges longtemps persistants de sa mère on apprend au fur et à mesure la vérité sur Christine. En résumé, c'était une petite fille trisomique et ses parents ont eu honte de ce handicap, l'ont confiée à une tante au Maroc et sont rentrés en France. Christine est décédée au Maroc sans que ses parents ne soient en fait présents et dans des circonstances exactes peu claires finalement.
Autre scène marquante: celle du retour de la mère sur la tombe de Christine à Casablanca, tombe sur laquelle sa photo a été remise en place.
Pour ma part même si l'histoire de Christine m'a touchée, je n'ai pas apprécié ce film parce qu'on se retrouve au milieu d'un secret de famille que le réalisateur rend public alors qu'il aurait dû rester dans le cadre familial. C'est d'ailleurs ce que j'ai dit en sortant de la projection à la surprise générale: «mais de quel droit interroge-t-il ses parents ainsi?»
Audrey Mina, Première Bac Pro, SEP Caraminot
2018/05/17 19:14 #4584-4b63-ba92-35b2df961a46
LycéePRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Quelle claque ! Oubliez les documentaires poussiéreux avec une voix off monocorde ! Le comédien Eric Caravaca avec Carré 35 réalise un deuxième film qui lui tenait à cœur, une enquête familiale sur les traces d’une sœur décédée en bas âge dont il a appris récemment et incidemment l’existence. En une heure et sept minutes précises, Eric Caravaca livre un film bouleversant et intime en filmant ses proches, sa famille, et particulièrement ses parents. La réalité dépasse alors la fiction au fur et à mesure que l'on s’enfonce dans les méandres de cette tragédie familiale qui mêle la grande Histoire avec des images d’archives de la décolonisation au Maroc et en Algérie ou l’eugénisme nazi et l’histoire personnelle de cette famille qui consciemment a voulu effacer l’existence d’une petite sœur trisomique. On est effaré par l’attitude bornée de cette mère qui n’accepte pas la maladie « honteuse » de sa fille et qui la fait disparaître symboliquement une seconde fois en détruisant photos et films. Et c’est cela qui est passionnant, partir de l’absence de documents pour reconstruire l’itinéraire de vie de cette petite Christine, image manquante de la famille. Ce documentaire hanté fait écho au livre d’Annie Ernaux, L’autre fille que l’on a étudié qui découvre elle aussi qu’on lui a caché la mort de sa sœur à six ans de diphtérie. Qu’est ce qui peut se passer dans la tête de parents pour penser que de supprimer un passé douloureux n’a pas de conséquence chez les vivants qui restent ? C’est incompréhensible mais Eric Caravaca avance et reconstitue le puzzle pièce par pièce avec des rebondissements extraordinaires. Par exemple, il retrouve une personne qui troublée par la jeunesse de la photo sur la tombe de la petite fille qui jouxte celle de ses parents, décide de l’entretenir. Une telle péripétie dans un film de fiction passerait pour un artifice scénaristique mais ici tout est vrai et terrible. Comme cette « scène » ahurissante qui voit Eric Caravaca filmer son père, décédé lors du tournage sur son lit d’hôpital comme pour documenter sa mort mais surtout exorciser la douleur et montrer que lui ne veut pas oublier ses proches. Ce film est aussi un authentique film de cinéma avec des travellings sublimes le long de la méditerranée avec la musique de Florent Marchet qui donne à cette œuvre un caractère éminemment poétique. Le jeu aussi sur les formats d’images avec les archives en super 8 et son utilisation aujourd’hui fait que progressivement cette mère va enfin accepter ce qu’elle n’acceptait pas et finalement se rendre sur la tombe de sa fille pour symboliquement y replacer sa photo et trouver une forme d’apaisement. Que peut-on retenir au final de cette aventure intérieure ? Qu’il ne faut rien cacher à sa famille proche, que les petits mensonges peuvent devenir grand et nuire gravement à la construction de l’identité d’une personne et que pour avancer dans la vie il faut savoir d’où l’on vient.

La TGA1 du LP Magenta (69)
2018/05/17 21:44 #3f13-44d6-a9ac-2898f4d69f5f
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Critique «Carré 35»(1h07)

Carré 35 est un film d'Eric Caravaca sorti en 2017. Ce film est un documentaire parlant de la mort cachée de sa sœur aînée morte à l'âge de 3ans et dont ses parents lui ont caché l'existence. Ce film a été réalisé dans le but de combler le manque de photo de celle-ci. Il questionnera ses parents et des membres de sa famille sur la disparition de sa sœur tout au long du film.

Au cours du film, on apprendra que sa sœur était atteinte d'une maladie (la trisomie). Sa mère aura du mal à assumer que sa fille était malade et insinuera qu'elle était « spéciale » comparée aux autres enfants et essayera plusieurs fois de demander à son fils Eric d’arrêter de filmer mais celui-ci ne voudra pas et continuera à questionner au sujet de sa sœur sa mère mal à l'aise devant la caméra. Il rappellera à sa mère des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Le réalisateur dérive quelque fois du sujet principal en évoquant sa vie personnelle.

Le nom de Carré 35 vient du nom de la place de cimetière où est enterrée sa sœur à Casablanca au Maroc. Ses parents auront vécu une grande partie de leur vie dans cette ville et se seront même mariés là-bas. On y apprendra que une personne inconnue à la famille s'occupait régulièrement de la tombe de sa sœur.

Nous trouvons la fin incompréhensible un peu comme le film en général, beaucoup de scènes apparaissent plusieurs fois sans un aucun rapport avec ce qui est évoqué à ce moment-là.

L'ambiance générale du film est malsaine, nous trouvons et les musiques amplifient cette sensation désagréable. Ce film nous a fortement déçus, l'histoire est mal construite et rend mal à l'aise, troublante. Nous ne recommandons pas ce film.
Hugo Dechêne
Alexis Auperpin
Dorian Curez
Nathan Rullier
2nde 3 cultures et médias