Sami, une jeunesse en Laponie

Données du film

Affiche Sami, une enfance en LaponieRéalisé par : Amanda Kernell

Avec : Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alström et Mia Erika Sparrok

Long-métrage : Suède, France

Genre : Drame

Durée : 1H53

Année de production : 2018

Distributeur : Bodéga Films

Synopsis

Elle, 14 ans, est une jeune fille d'origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l'humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d'une autre vie. Pour s'émanciper et affirmer ce qu'elle souhaite devenir, elle n'a d'autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.

Récompenses

  • Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
  • Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
  • Prix du public au Guldbagge Award
  • Prix du montage au Guldbagge Award

Sites

Presse

  • Le Monde
  • Les inrocks
  • Libération
  • Première
  • Critikat

Vidéos

  • La carte postale d'Amanda Kernell (EN ATTENTE)

Dossiers à télécharger

Photogrammes

  • Les personnages Sami perso
  • L'institutrice Sami instit
  • Les objets Sami objets
  • Les décors sami décors
  • Ici et là Sami ici et là
  • Soeurs Sami soeurs
  • Les vêtements Sami vêtements
  • Les miroirs Sami miroirs
  • Les mensonges Sami mensonges
  • Une bête de foire Sami bête de foire
  • Le racisme Sami Racisme

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

Commentaires

2018/11/01 14:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Voici un long métrage que nous n’aurions jamais vu si on ne nous l’avait pas proposé dans le cadre du prix jean Renoir des lycéens. Le début est déconcertant. Qui est cette vielle femme au regard dur, qui rechigne à aller à l’enterrement de sa soeur, qui ne veut rien entendre en same ( qui est sa langue maternelle), qui ne veut même pas dormir chez sa famille?
Elle semble toujours seule, même en compagnie de son fils et sa petite fille, même au milieu de touristes qui dansent dans un hôtel. Les plans sont souvent serrés sur son air revêche.
Sami, une jeunesse en Laponie est un long métrage suédois réalisé en 2017 par Amanda Kernell qui en a aussi écrit le scénario.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui s’appelle Elle Marja et qui veut devenir institutrice, et ainsi s’émanciper à la fois de son destin tracé au sein de la communauté sami, mais aussi des suédois qui la dénigrent. Etant une Sami, une Lapone (terme péjoratif car issu de la racine finnoise lapp, « barbare », « grossier », « guenille », par extension péjorative « porteur de haillons »),elle est rejetée par les Suédois. Elle va donc tout faire pour pouvoir atteindre son but: décider par elle même de son avenir. Et, être libre de ses choix, être indépendante, affirmer qui elle veut être, exige un prix très lourd à payer. Pour se sortir de cette situation, il n’y a qu’un seul moyen pour l’héroïne, c’est de renoncer à son identité, sa culture et son peuple.

C’est un film la fois dur, triste et beau qui traite du racisme entre les suédois et les samis. Mais c’est un film aussi optimiste puisqu’on sait dés le début que Elle Marja/ Christina a atteint son but.
La plus grande partie du film est constitué d’un flash-back où Elle Marja (qui va devenir Christina) revoit son enfance traumatisante. Grâce à ce long flash back, on comprend tout le chemin parcouru, tous les sacrifices consentis, les humiliations subies et toute la détermination et la combativité de l’héroïne pour obtenir la vie qu’elle s’est choisie.
Elle Marja et sa sœur sont envoyées dans un pensionnat en Suède. Là-bas elle est victime de toutes sortes d’humiliations et de harcèlements par les suédois, enfants comme enseignants. Son peuple est traité comme une sous-espèce. Les Sami, éleveurs de rennes, se font dénigrer à longueur de temps car, ils sont considérés comme des gens inférieurs aux Suédois car ils n’ont pas les mêmes traditions que ces derniers.
Par exemple les deux soeurs portent leur costume traditionnel pour aller à l’école. Elles ont une maîtresse très sévère qui n’hésite pas à les discriminer:« Vous avez un petit cerveau ». Préjugés anthropologiques que l’on découvre aussi avec la scène choquante de la visite du « roi et de la reine ».Elle Marja est traitée comme un animal lorsqu’elle est mise à nue et examinée comme une curiosité, une bête de foire. Elle Marja ne veut pas être considérée comme une sauvage mais comme un humain à part entière. Elle veut gagner sa dignité.
On peut ressentir de la peine ou de la tristesse car on se met à la place de Elle Marja, comme par exemple, les moments où elle se fait harceler, par une bande de jeunes. Elle baisse les yeux, marche vite et s’en va.Et puis le jour où elle essaie de se défendre face aux harceleurs, ils lui mutilent l’oreille comme si elle n’était qu’un renne. Elle décide alors d’échapper à son destin en rejetant son identité culturelle (nom, vêtement, langue, mode de vie). Le passage en ville est vécu comme une libération. Les couleurs sont plus lumineuses, l’espace agrandi. Elle sort même d’un tunnel avant d’arriver dans un jardin, qui à ses yeux, est magnifique.

Nous avons aimé la sensibilité de ce film. Et de savoir que l’histoire est inspirée d’une histoire réelle (la grand mère paternelle de la réalisatrice) la rend encore plus triste et nostalgique qu’elle n’est déjà. Les plans du film et les musique rendent le film très dur et fort de caractère. Tout comme la jeune actrice dont toutes les émotions, la colère rentrée, la détermination, la souffrance passent dans son regard.
En un mot: magnifique
Critique collective de la classe de 1 COM, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-3
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Au début du film, Christina (Elle-Marja), est très froide avec tout le monde et ne veut pas aller à l’enterrement de sa sœur. Ensuite, on passe directement d’un plan triste à un moment de sa jeunesse où elle acquiert son renne. On découvre par la suite son enfance en tant qu’écolière. Cette vie n’est pas facile pour elle car à l’école les enfants se font battre quand ils font quelque chose de mal. Les enfants se font également traiter comme des bêtes de foire, à être examinés sous toutes les coutures pour voir si les lapons sont pareils que les suédois. (Les Suédois sont considérés comme supérieurs aux Lapons.)
Elle-Marja n’arrive pas à s’adapter à cette vie. Alors un jour, elle se révolte envers des garçons suédois qui les traitaient de « Laponnes » elle et sa sœur. (Si le termes « laponne » et employés par des suédois, il est péjoratif et insultant envers les lapons car selon eux, ils sont « inférieurs ».) Alors, elle sort le couteau de son père qui sert normalement pour marquer les rennes et les menace avec, sauf que ça se retourne contre elle et les Suédois lui coupent le bout de son oreille en guise de punition. (On comprend d’ailleurs à ce moment pourquoi au début du film quand elle est vieille, elle cache ses oreilles avec ses cheveux.)
Personnellement, je trouve ça triste et même écœurant de la part des Suédois. Il y a également le passage extrêmement triste où Christina se lave dans le lac pour voir si elle pue et devient presque touchant car quand elle danse avec Niklas, il la sent et sourit, alors elle sourit aussi comme si elle était satisfaite de ne pas puer et que les Suédois qui lui avaient dit l’inverse avaient tort.
Je trouve que Christina a beaucoup de courage pour trouver la force de partir, de tout laisser derrière elle, pour aller dans l’endroit qu’elle rêve : Uppsala. Le chemin a été long et semé d’embuches et malgré tout comme le regard des habitants dans la ville ou dans le train, quand elle fait de la gym dans son école et que toutes les filles la jugent du regard simplement parce qu’elle n’a pas le même physique qu’elles (un peu plus petite et ronde) ou même encore quand personne ne l’acceptait. Christina a réussi la vie qu’elle voulait, mais en prenant le choix de se mettre sa famille à dos, changer de nom, et renier ses origines.
Elle a d’abord réussi à se faire loger pour une nuit chez Niklas, ensuite dans une grande école où elle pouvait étudier correctement. Pour pouvoir payer cette école, elle a dû vendre les affaires de son père décédé. C’est comme ça qu’Elle-Marja réussit à vivre sa vie comme elle l’a toujours souhaité ; même si à la fin elle regrette tout de même de ne pas être restée auprès de sa petite sœur qu’elle aime finalement beaucoup.
Juliette Gouley, 1 Com , lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:25 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-4
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Film suédois de 2017 réalisé par Amanda Kernell
Une vielle dame d’origine Laponne amène son fils dans son pays d’origine pour assister à l’enterrement de sa sœur. En voyant les autres qui étaient là, elle n’avait aucune envie de renouer les liens avec sa communauté, sa famille. Suite à cela de nombreux flashback arrivent dans son esprit lui rappelant les souvenirs douloureux, les humiliations qu’elle avait subies dans sa jeunesse ainsi que la raison pour laquelle elle s’était séparée de sa famille.
Tout d’abord en regardant le début du film ma première réaction a été l’ennui, je trouvais cela assez mou et les péripéties avaient du mal à s’enchainer. Mais me rappelant que c’était un film européen et que je n’avais pas l’habitude de regarder ce genre de film, je décidai de lui donner sa chance en commençant par le regarder d’un autre angle.
Passées les 25 premières minutes, je compris vraiment le sens du film en me disant que les protagonistes étaient victimes de racisme envers leur ethnie , ils étaient considérés comme des gens de sous-race et arriérés par les suédois. Et c’est pour ça que lors des obsèques de sa sœur elle refuse d’évoquer le temps où elle s’appelait Elle Maja car ça lui rappelle son passé douloureux dans sa jeunesse et qu’elle est partie de sa famille. Et donc pour s’intégrer dans la société présente et pas ne se faire juger par les autres, elle décide de changer son identité. Ensuite, elle décide d’aller à l’école comme toutes jeunes filles de son âge en Suède pour terminer ses études. Mais cette décision a un prix, au sens propre comme au sens figuré.Elle doit renoncer à sa famille et payer ses études. Cette somme Elle Maja ne la possède pas.
Sa détermination à aller étudier était si forte qu’elle alla même demander à Niklas qui était un garçon avec qui elle avait eu une
‘’ folle histoire d’amour ‘’ de l’argent ,mais celui-ci lui dit de s’en aller de chez lui. Humiliée, elle est alors contrainte de rentrer en Laponie.
Elle finit par tuer son renne de rage, car sa famille refuse, de même. Elle finit tout de même, par se procurer la ceinture de son père par le biais de sa mère et elle part pour toujours.
A la fin du film après avoir vu toutes les péripéties qu’elle a vécues, je constate que Elle Maja regrette amèrement d’avoir eu cette séparation entre elle et sa famille. Mais malheureusement elle s’en compte quand ceux-ci ont rendu l’âme. Mon ressentiment final de ce film est qu’il raconte en détails les faits atroces qu’il a eu dans ce pays et finalement mon sentiment est partagé peut-être comme Elle Marja. Est-ce que le sacrifice de sa famille valait vraiment le coup ?
Maxime Demcenko, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:30 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film est réalisé par Amanda Kernell et à déjà obtenus plusieurs prix comme :
Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
Prix du public au Guldbagge Award 
Prix du montage au Guldbagge Award

Ce film s’inspire de faits réels dans les années 1930, Amanda a voulu dénoncer la dure réalité que vivaient les jeunes laponnes à cette époque, au racisme que subissaient ces lapons face aux suédois. Elle a voulu montrer ce qu’est la difficulté de renoncer à sa famille et à ses origines pour pouvoir accéder à la « liberté », accéder à une vie normale sans racisme et sans les contraintes de ses origines.
Amanda a très bien réussi à faire ressentir aux spectateurs les sentiments qu’éprouvent Ella Marja tout au long de son aventure, grâce à son jeu d’actrice avec lequel tous ces sentiments passent dans son regard très prononcé. Ella Marja parle très peu, mais nous réussissons tout de même à savoir ce qu’elle ressent. Donc grâce à tous ces détails et à l’histoire, ce film est très réussi mais à la fois très rude.
Dans cette histoire les lapones doivent aller en internat mais ces jeunes filles subissent le racisme des suédois et sont sujettes à des évaluations ethniques très rudes car elles doivent se mettre nue ce qui est très humiliant pour ensuite être prises en photo. Ces jeunes filles n’ont même plus le droit de parler dans leurs langues d’origine sous peine de réprimandes. Ella Marja s’est même fait couper l’oreille comme si elle n’était qu’un simple renne par des jeunes suédois. Cependant Ella Marja refuse de vivre comme ça toute sa vie et décide de s’enfuir pour aller retrouver son petit copain qui au final est un lâche. Elle est donc obligée de partir et va donc retrouver sa famille. Elle a besoin d’argent pour intégrer l’école normale qui est pour elle le meilleur moyen d’échapper à cette vie de Sami. Mais ça ne se passe pas comme elle avait prévu, elle se fait carrément renier par sa famille. Mais sa mère lui donne tout de même la ceinture en argent de son père pour qu’elle la vende et puisse se débrouiller seule. A partir de ce moment-là, Ella Marja reconstruit sa vie en reniant sa famille, ses origines et en arrive même à changer de nom pour prendre celui de son institutrice qu’elle admirait jusqu’à ce que même son propre fils l’appelle Christina.
Matis Bouloy, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:32 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film a été riche en émotion. Au début j’étais peu réceptive, car je n’avais jamais vu jusqu’à présent de film qui n’était pas en Français. Mais on rentre vite dans le film en français ou pas j’ai été plongée dedans très rapidement. On se demande dès le départ ce que fait cette femme hostile renfermée qui refuse de sourire. Elle retourne pour la première fois depuis de très longues années dans son pays natal pour l’enterrement de sa petite sœur. Elle prétend qu’elle ne comprend pas le sami, elle refuse d’entendre les chants traditionnels. Elle refuse même de dormir chez sa famille. Que cache- t-elle ? Comment en est -elle arrivée là ? Malgré la présence de son fils et sa petite fille elle semble très froide.
Dans l’hôtel face au paysage de la Laponie elle se rappelle et on comprend au fur et à mesure toutes les épreuves qu’elle a dû surmonter, tous les sacrifices qu’elle a endurés.
J’ai adoré ce film. Il était vraiment très beau, avec un beau décor, de belles images et une belle histoire. Ce qui m’a plu chez Elle Marja c’est sa détermination, son envie de réussir ce qu’elle veut. Dans son regard, on peut voir au début comme à la fin du film à la fois de la tristesse mais aussi une volonté sans faille. J’ai été beaucoup touchée par l’histoire dramatique qu’a vécue Elle Marja / Christina.
Elle décide de prendre sa vie en main très tôt. Elle a trouvé n’importe qu’elle moyen pour s’en sortir et pouvoir rentrer dans une école et être comme les autres suédois. Car elle avait honte de sa vie et de sa famille. Ce qui fait d’elle une jeune femme très courageuse, et prête à tout pour s’en sortir même si elle savait quand même, en quittant sa famille qu’elle devra tout de même regretter son choix.
Du jour au lendemain elle est partie vers l’inconnu, sans savoir ce qu’elle aurait pu trouver pour s’en sortir, où elle aurait pu allait dormir, se nourrir. Le moment qui m’a le plus ému c’est quand elle « abandonne » sa mère et sa sœur et qu’elle quitte les sami. Personnellement je recommande ce film magnifique.
Lena Danton, 1 Com lycée pro Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/07 11:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-13
Lycée PRO Le Margeriaz, Barberaz, académie de Grenoble
« Sami une jeunesse en Laponie », un film d’Amanda Kernell. Le film relate les effets de l’eugénisme sur le peuple lapon, vu par une jeune fille Sami. Durant l’un de ses flashback, lors de l’enterrement de sa sœur, on découvre sa jeunesse. Elle-Marja, l’héroine, et sa sœur se voient envoyées dans un pensionnat miteux loin de leur famille, où elles apprennent le suédois et à se comporter comme tel. Au pensionnat, elles sont obligées d’oublier leur culture, sous peine de châtiments corporels. On se rend vite compte du racisme des suédois envers les petites tribus lapones, surtout lors de la scène des études anthropologiques des enfants lapons. Elle-Marja, du fait de cette discrimination, n’a plus qu’une envie : celle de devenir la parfaite suédoise, en reniant ses origines.
POUR J’ai apprécié ce film car malgré un contexte géopolitique difficile à comprendre, il met en lumière des faits historiques tabous pour les suédois que j’ignorais. C’est une histoire émouvante, joué par une jeune fille, ce qui renforce notre empathie pour elle. C’est une belle histoire de vie, mouvementée mais touchante.
CONTRE Je n’ai pas trouvé ce film mauvais, mais je ne l’ai pas non plus apprécié. Il y a trop de sentiments, la réalisatrice a essayé de me rendre empathique tout le long du film. Du fait de cette surexploitation du dramatique, bien qu’il soit justifié, j’ai rapidement décroché de l’histoire et de la protagoniste principale, qui m’aura d’ailleurs très peu marqué de par son attitude rebelle au premier abord puis obstiné à se dire suédoise et non lapone.

Pradhi Gigan--Barthet et Maxence Lubat / 1ère Commerce / LPP Le Margeriaz