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Synthèse TraAM documentation - mi-parcours

Bilan intermédiaire 2012-2013 de l'action " Favoriser l'accès, mettre en valeur, diffuser les ressources numériques, en direction des élèves, des équipes pédagogiques et des réseaux. " (2012-2014)".

TraamBilan intermédiaire 2012-2013 de l'action " Favoriser l'accès, mettre en valeur, diffuser les ressources numériques, en direction des élèves, des équipes pédagogiques et des réseaux. " (2012-2014)"

 

Le thème de travail de l'année 2012-2014 " Favoriser l'accès, mettre en valeur, diffuser les ressources numériques, en direction des élèves, des équipes pédagogiques et des réseaux " était déjà au cœur des préoccupations de bon nombre d’académies. Les groupes se sont donc très largement emparés du thème de la mutualisation avec comme objectifs ou conséquences, selon les académies, de renforcer / faire évoluer / impulser des pratiques innovantes intégrées dans la politique documentaire académique, de créer de nouvelles dynamiques de travail et d’échanges. Une indéniable réussite !

 

Réflexions sur la notion de mutualisation

Fonctionnement et caractéristiques des groupes et de leur travail

Des points forts pour les équipes aussi bien que pour les académies

Des difficultés dues à la thématique élargie et au manque de financement

Les axes de travail et les réalisations

Conclusions et perspectives

 


 

Réflexions sur la notion de mutualisation, inclue dans la thématique 2012-2014[1]

1 - Définition collective du travail collaboratif :

Le travail fait interagir plusieurs acteurs pour la réalisation de tâches qui visent à atteindre un but commun. Il apparaît donc naturellement comme collectif et collaboratif. Pour autant, il n’est pas certain que ces notions de collectif et de collaboratif soient interprétées par tous les acteurs concernés de la même façon. Il convient en effet de ne pas confondre collaboratif et coopératif/participatif.

Le travail collaboratif implique qu'un groupe travaille de manière concertée à une production collective dont il est collectivement responsable. C'est typiquement le cas d'une équipe autour d'un projet TraAM. Pour parvenir à une production collective, il faut nécessairement de l'organisation, de la coordination, de la négociation, des décisions, et une réalisation et validation collective. Ces missions incombent aux IATICE, mais pas seulement. Tous les acteurs sont co-responsables de l'ensemble des tâches à mener pour atteindre le but visé.

Le travail collaboratif doit dépasser le stade de la coopération ou de la participation.

· Le travail coopératif est une coopération entre plusieurs personnes qui interagissent dans un but commun mais se partagent les tâches.

·  Dans le travail participatif, il s'agit d'apporter sa contribution, de partager. Mais on ne collabore pas. Alimenter une base de données par exemple, c'est bien participer à un projet en contribuant, mais ce n'est pas nécessairement collaborer au sens de produire ensemble. Est-ce à dire que l'on fait du « collaboratif » lorsqu'on dépose une séquence en ligne ? Non, sauf si la séquence a été élaborée collectivement. Il faut donc dépasser le stade de la mutualisation pour aboutir à un travail collaboratif.

 Le travail collaboratif est le travail réalisé en commun par plusieurs personnes qui mutualisent leurs connaissances et leurs compétences, s'organisent et coordonnent leurs actions pour obtenir un résultat dont ils sont collectivement responsables.

 2 - Pour parvenir à mettre en place un travail collaboratif, il faut créer les conditions de ce travail

Créer les conditions de la confiance

· Tous les membres sont légitimes et apportent au groupe. Ces apports, fussent-ils inégaux, contribuent à l'intelligence collective, dans une logique de co-formation.

·  Accepter que le fruit de son travail soit repris par les autres et se l'attribue.

· Tous les membres sont médiateurs et animateurs. Ce premier niveau de confiance est nécessaire : pour que la communauté fonctionne, il faut que l'enseignant ne craigne pas de perdre ses prérogatives par rapport à ses collègues et qu'il ait une conscience claire de ce qu'il apporte et du rôle qu'il joue.

 Reconnaître le travail de chacun.

Les échanges sont d'autant plus intéressants que les contributeurs, se sentant observés par leurs pairs , ont à cœur de poser de bonnes questions et d'apporter des réponses de qualité. L'absence de tout anonymat accentue cet aspect.

 Apprendre à négocier.

Négocier est nécessaire dans un travail collaboratif, pour parler d'une seule voix. La négociation dans le travail collaboratif n'est pas une opposition mais une manière de trouver du sens dans la production collective.

 


 

Fonctionnement et caractéristiques des groupes et de leur travail

Liste des académies et de leurs référents : Besançon (Mickaël Porte), Bordeaux (Katrine Delage), Caen (Blandine Noé-Bizais), Dijon (Khadidja Derraze), Nice (Didier Mouren), Orléans-Tours (Nadia Lépinoux Chambaud),  Paris (Isabelle Hincapié) et Toulouse (Anne Delannoy).

Les référents sont massivement présents sur les réseaux sociaux (entre 3 et 5 outils utilisés). Ils sont aussi pour la plupart formateurs, conseillers pédagogiques, membres du groupe tice de leur académie et webmestres. Le groupe de référents de cette année compte seulement 3 iatice, et les iatice font partie du groupe TraAM quand ils n’en sont pas les référents.

À une exception ou deux près, les groupes internes sont majoritairement stables et comptent en moyenne 8 établissements (échelle de 7 à 11). Lorsqu’ils ne sont pas composés de volontaires, les groupes procèdent de fait à une réduction finale de leurs effectifs… Renouvelé pour moitié en 2012-2013, le groupe TraAM national compte 2 académies qui participent pour la première fois. Là encore la mutualisation a pleinement joué son rôle : conseils et déploiement d’outils de suivi et travail collaboratifs ont permis une efficacité accrue par rapport aux années antérieures.

Le nombre de réunions internes oscille entre 3 (souvent en présentiel) et 5. L’IPR référent assiste en moyenne à une seule de ces réunions. Seule une académie n’a pas été en mesure d’organiser une seule réunion en présentiel… La taille des académies ne semble plus être le seul motif de l’organisation à distance des réunions. Outils de communication utilisés : Centra, Google Hangout, mails, liste de diffusion interne. Outils de mutualisation : Diigo, Google drive, Padlet, Scoop-it.

 


 

Des points forts pour les équipes aussi bien que pour les académies

Un projet TraAM sur deux ans est un atout réel pour mener à bien les travaux entrepris. Il permet aussi des perspectives de mutualisations et des partenariats ambitieux. Dans certains cas, il a même permis de crever des abcès…

La thématique retenue est une préoccupation réelle des professeurs documentalistes sur le terrain. Le dispositif s’inscrit parfaitement dans les différentes réflexions et préoccupations académiques :

·       l’acquisition, l’utilisation, la valorisation (accès, traitement documentaire)

·       L’intégration et l’utilisation de supports nomades

·       Les besoins en compétences info-documentaires

Cependant, le manque d'équipement dans les établissements rend parfois compliquées à mettre en œuvre les expérimentations avec le numérique (aussi bien en ce qui concerne les outils que l’accès aux ressources).

Quant à la grande variété des sous-thématiques, elle a été vecteur de richesse, permettant également de préparer la politique académique et d’enrichir les formations disciplinaires. L'écriture collaborative, même si elle nécessite beaucoup de temps, est un vrai plus dans la qualité du travail produit.

Le renforcement du réseau collaboratif et de la mutualisation est accru, y compris dans une académie où paradoxalement la mutualisation a eu des difficultés à se mettre en place malgré la proximité des équipes. La motivation des participants est clairement exprimée.

L’utilisation des outils de veille et de partage communs à tous les référents a permis de favoriser les échanges, le suivi des travaux académiques et de réduire la charge de travail de tous les référents. De même, les contacts réguliers par mails et les deux contacts téléphoniques avec les expertes disciplinaires encadrant les groupes ont été très profitables au travail académique et national du professeur référent.

 


 

Des difficultés dues à la thématique élargie et au manque de financement

Tous les référents s’accordent pour dire que, sur ce thème en particulier, le soutien de l’institution fait défaut pour le moment dans beaucoup de cas. Or il est crucial, aussi bien pour résoudre les problèmes matériels (achats de tablettes etc. pour expérimenter) que ceux de l’accès aux ressources numériques (soutien à un niveau sans doute plus haut que le niveau local ou régional).

Ces équipements en tablettes en cours d’année pour certains se sont faits sans harmonisation sur le type de matériel (liseuse, Ipad, androïd, W8), ce qui complique et la prise en main et la mutualisation, d’où le projet d’établir des notices techniques selon les différents types de tablettes.

Problème du financement du matériel pour les expérimentations tablettes et lecture numérique. Il faut monter des dossiers financiers auprès des collectivités territoriales.

Il faut aussi ne pas perdre de vue que le travail sur les ressources et la lecture numérique est un travail d’équipe toutes disciplines confondues. Cela constitue une démarche chronophage car il faut beaucoup discuter.

La participation aux TraAM demande un grand investissement des volontaires et un échange constant entre académies. Il en résulte souvent une certaine lenteur dans l’activation des échanges entre binômes. Tous ces impératifs ne sont pas toujours faciles à maîtriser et satisfaire. Le temps manque pour mener à bien les travaux, entretenir les liens dans les groupes académiques et lancer des binômes entre les académies. Il est également difficile d’estimer correctement la charge de travail et de savoir distinguer proposition de collaboration du réel investissement de collègues.

Si les outils numériques de partage en ligne facilitent les échanges, la collaboration et la cohérence dans les travaux mis en place, ils nécessitent cependant des usages qu’il faut maîtriser avant de pouvoir être appliqués. Un temps d’adaptation et de formation a été quelquefois nécessaire pour que tous les membres du groupe soient opérationnels.

La grande variété des thématiques envisagées cette année a demandé un effort important de la part des référents pour réussir à activer toutes les passerelles entre les projets. Certains projets (et axes) au départ distincts se sont finalement recoupés, ce qui a contribué à une perte de temps dans la gestion des échanges, même si la richesse de la réflexion préalable a été incontestable.

Le maillage avec des partenaires est resté trop souvent le fruit de démarches individuelles et non d’une politique académique.

Dimension juridique de la thématique proposée, notamment concernant une politique d'achats ou de prêts inter-établissements.

 


 

Les axes de travail et les réalisations

Les 8 académies ont choisi de fonctionner autour de 7 axes (voir compte rendu de la première réunion nationale) : la mutualisation (axe 1), vers l’enseignement supérieur et les ressources numériques pour les étudiants (axe 2), l’élève producteur d’information, architecte et acteur de sa formation (axe 3), la mise en valeur des ressources numériques des partenaires locaux, éditoriales, ou produites dans les établissements, via l’ENT, le portail du CDI et la diffusion sélective de l’information (axe 4), Les nouveaux mode d’accès à la lecture (axe 5), pistes de formation pour accompagner le développement des usages (axe 6), les ressources pour un CDI virtuel, à travers l’usage des tablettes (axe 7).

Si la grande précision initiale des axes a été utile pour aller au fond de leur exploitation, il s’avère cependant nécessaire, au terme d’un an de travail et compte tenu des recoupements récurrents, de les regrouper. Ont donc été fusionné et renommés : les axes 3 et 6 ainsi que les axes 1 et 7.

 

Axes pour 2013-2014 :

axe 1 : ressources numériques : mutualisation de fonds spécifiques et de fonds virtuels

axe 2 : vers le supérieur

axe 3 : Développer les usages des ressources numériques : former les acteurs et rendre l’élève producteur d’information

axe 4 : la mise en valeur des ressources numériques des partenaires locaux, éditoriales, ou produites dans les établissements, via l’ENT, le portail du CDI (esidoc ou PMB), et la diffusion sélective de l’information

axe 5 : les nouveaux modes d’accès à la lecture (lecture sur écran / liseuses)

 

Les réalisations 

Tableau des académies partenaires

 

Besançon // Paris, Toulouse, Bordeaux, Orléans Tours, Dijon, Nice

Axes 1, 2, 4

Lien vers la synthèse académique

 

Bordeaux // Besançon, Orléans-Tours, Dijon, Toulouse, Nice, Paris

Axes 1, 2, 3, 5

http://disciplines.ac-bordeaux.fr/documentation/?id_category=15&id_rubrique=41

 

Caen // Nice ? Toulouse ? Les partenariats n'ont pas été concrétisés, c'est un objectif impératif pour l'an prochain.

Axes 1, 3, 4, 5

http://documentation.discip.ac-caen.fr/spip.php?article82

 

Dijon // Besançon / Paris / Nice / Bordeaux / Toulouse

Axes 1, 5, 6

Lien vers la synthèse académique

 

Nice // Besançon, Bordeaux, Dijon, Orléans-Tours, Toulouse

Axes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 plus axe supplémentaire propre à l’académie : le partenariat (rédaction d’un article pour définir les conditions pour qu’un établissement se lance dans le partenariat autour des ressources numériques)
http://www.ac-nice.fr/docazur/spip.php?article862

 

Orléans-Tours // Besançon, Bordeaux, Caen, Nice, Paris, Toulouse

Axes 1, 3, 4, 5, 6, 7

http://documentation.ac-orleans-tours.fr/politique_educative/traamdoc/

 

Paris // Toulouse, Dijon, Besançon, Nice

Axes 1, 2, 4, 5, 6

Lien vers la synthèse académique : http://www.clubdespartenaires.fr/portail/jcms/p2_752519/les-travaux-academiques-mutualises-traam-2012-2014

 

Toulouse // Besançon, Nice, Caen, Orléans-Tours, Paris, Bordeaux, Dijon

Axes 1, 2, 3, 4, 5, 7

Lien vers la synthèse académique

http://espace-cdi.ac-toulouse.fr/spip.php?article197

 

 


 

Conclusion et perspectives

Comme nous l’avions tous prévu lors de la réunion de rentrée, les mutualisations ont été cette année plus nombreuses à l'intra qu'à l'inter (ce qui s’est avéré particulièrement vrai pour l’axe 2 enseignement supérieur). Cependant les productions, souvent encore des documents à usage interne et quelques scénarios, commencent à arriver en voie de finalisation et à être diffusés aux autres équipes.

L’an prochain sera l’occasion d’échanger ces différents documents, de les compiler, se les approprier et de les exploiter en tant qu’outils ou avec les élèves. Il faudra concrétiser les stratégies de déploiement des axes, mettre l’accent sur les échanges inter académiques, produire des scénarios.

Il a été évoqué le souhait de se lancer dans un Mooc, il faudrait en définir la thématique et les modalités.

Perspectives 2014-2016 : jouer jusqu’au bout la carte de la mutualisation en gardant la même thématique 2 années supplémentaires.

 

 

 EDU'Base documentation

 Les scénarios pédagogiques des TraAM alimentent l' ÉDU'bases documentation

 



[1]          Réflexions issues du groupe TraAM de l’académie de Besançon