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Réunion des interlocuteurs académiques de documentation, Paris, les 28 et 29 janvier 2003

I Participants

  • M. Jean-Louis Durpaire, inspecteur général, EVS

  • M. Yves Neuville, inspecteur général, EVS

  • Marie-Noëlle Cormenier, sous direction des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation

  • Interlocuteurs académiques de documentation

 

Académies Prénoms Noms
Aix-Marseille Mireille Marchand
Amiens Florence Coulombs
Besançon Brigitte Mulat
Bordeaux Michel Roger
Clermont-Ferrand Jacqueline Rossignol
Corse Marie-Paule D'Orazio
Créteil Claire Carrier
Dijon Odile Cognard
Grenoble Dominique Molin
Guadeloupe Edmond Rousseau
La Réunion Eric Amiot
Lyon Claudine Thiry
Martinique Fernand Lin
Nancy-Metz Evelyne Sondag
Nantes Christian Avarguez
Orléans-Tours Jean-Luc Neveu
Paris Martine Ernoult
Poitiers Nathalie Marc
Reims Valérie Scholtès
Rennes Martine Le Liboux
Rouen Michel Treut
Strasbourg Valérie Laurent
Toulouse Pascale Bénévent

 

Académies non représentées : Caen, Guyanne, Lille, Limoges, Montpellier, Nice, Versailles.

 

II Informations diverses

  • Animations disciplinaires

    Le calendrier des dates de réunion des animations disciplinaires rassemblant les interlocuteurs académiques des différentes disciplines et les comptes rendus de ces réunions sont en ligne sur éduscol, à l'adresse : http://eduscol.education.fr/secondaire/conseillers.htm

  • Expérimentations nationales

    Deux expérimentations à l'initiative du bureau DT B1 peuvent intéresser particulièrement les documentalistes, il s'agit de l'expérimentation "Environnements de travail en ligne : l'évolution des modes d'accès au savoir, des formes de travail, du métier d'enseignant, du rôle du CDI" et de l'expérimentation "Education à la civilité de l'internet".
    La première implique diverses disciplines et la documentation, deux lycées (académie de Poitiers et de Versailles) et deux collèges (académie de Créteil) y participent.
    Dans la seconde, le ministère de la jeunesse de l'éducation nationale et de la recherche et le forum des droits sur l'internet sont partenaires. Trois écoles, trois collèges et trois lycées des académies d'Amiens, Créteil, Reims et Rouen y participent.
    Le forum des droits sur internet est un organisme d'information et de concertation sur les questions de droit et de société liés aux réseaux,
    adresse : http://www.foruminternet.org/


  • Images Spot

    Un ensemble d'images spot a été acquis par les académies. Ces images constituent une banque d'images mutualisée, accessible gratuitement sur le site de la société SPOT image,
    adresse : http://www.spotimage.fr/accueil/proser/listeduc/preseduc/welcome.htm

    Les images sont téléchargeables, pour les lire, un module du logiciel Titus est mis à disposition sur éduscol ainsi que quelques explications de base :
    http://eduscol.education.fr/espace/satimg.htm


  • Bureau virtuel

    Fin 2003, les enseignants pourront accéder à des ressources personnalisées à partir du bureau virtuel grâce à des canaux RSS (Rich Site Summary). Le RSS est un langage xml permettant de décrire les métadonnées de sites web et permettant l'affichage de canaux sur un site Web (définition provenant du site Netscape : http://my.netscape.com/publish/formats_obj/rss-0.91.dtd).
    Afin de proposer du contenu pour ces canaux, les interlocuteurs académiques des différentes disciplines doivent réfléchir d'une part à l'indexation des productions pédagogiques et d'autre part à la syndication de contenu. Pour l'indexation, il faudra identifier les champs nécessaires à la description des ressources de la discipline et réfléchir à la nomenclature des valeurs possibles. En ce qui concerne la syndication, qui est le moyen d'afficher du contenu provenant d'un ou plusieurs autres sites, il faudra : réfléchir aux éléments qui seront syndiqués (par exemple les dernières mises à jour, les dernières nouveautés...).


  • Méta données : site CNDP

    Un dossier relatif aux métadonnées sur le site du CNDP explique ce que sont les métadonnées, leur utilité et comment les utiliser,
    adresse : http://www.cndp.fr/standards/metadonnees/
    Deux formulaires à remplir sont proposés, l'un simplifié, l'autre plus complet. Ces formulaires, une fois remplis, permettent d'obtenir un fichier de métadonnées prêt à insérer dans un document.


  • Equipement des CDI

    En complément des échanges que nous avons déjà eu sur l'équipement des CDI et la sécurité des réseaux, quelques sites académiques ont mis en ligne des documents sur ces sujets, il s'agit des académies de :

    - Clermont : http://cdrd.ac-clermont.fr/pedago/docu/lieu/equipeme.htm
    Grenoble : http://www.crdp.ac-grenoble.fr/doc/equip/equipement.htm
    Rouen : http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/espinter/dossiers/guide/cdi.htm
    et http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/equipes/doc/Pedagogie/cdi1.htm
    Toulouse concernant le serveur de cédérom SLCD : http://www.ac-toulouse.fr/tice/experimentations/linux/slcd.htm
    Versailles : http://www.ac-versailles.fr/cdi/infocdi/brochure.htm


  • Iitinéraires de découverte
    Un groupe de formateurs de l'IUFM de Bourgogne a réalisé et mis en ligne un dossier très complet sur les itinéraires de découverte depuis l'élaboration du projet jusqu'à son évaluation. Ces documents seront une aide précieuse pour les enseignants qui encadrent des itinéraires de découverte,
    adresse : http://www.dijon.iufm.fr/format/formform/idd_site/index.htm


  • Nouvelle liste de diffusion "e-logidoc"

    Une nouvelle liste de diffusion "e-logidoc" vient d'être créée. Elle concerne toutes les questions-informations relatives aux logiciels de gestion documentaire. Cette liste est modérée et hébergée par éduscol :
    http://listes.eduscol.education.fr/wws/info/e-logidoc


  • Enquêtes de la DPD

    Une enquête a été menée par la DPD (direction de la prospective et du développement) sur les pratiques pédagogiques en LP 2001-2002 à la demande du CNDP. Une synthèse des résultats de cette enquête devrait être publiée courant 2003 dans la publication "Note d'information" ainsi qu'un rapport complet dans la collection "Dossiers et formations".
    Une autre enquête est en cours à la DPD concernant les politiques documentaires dans les collèges. Concernant ce thème, un texte de cadrage est en ligne sur le site de l'académie de Nantes. Ce texte est signé par l'inspection pédagogique régionale et a été transmis par la Rectrice aux chefs d'établissement, adresse :
    http://www.ac-nantes.fr/peda/disc/cdi/pdf/Politdoc.PDF


  • Certificat Informatique et Internet (C2i)

    Le C2i sera mis en place l'année prochaine dans l'enseignement supérieur. Il comporte un niveau 1 d'exigence applicable à tous les étudiants et un niveau 2 faisant l'objet d'exigences plus élevées en fonction des orientations professionnelles des formations dispensées.
    Il a pour objectif de :

    • permettre à l'étudiant de maîtriser des compétences désormais indispensables aux études universitaires ;

    • le rendre capable de faire évoluer ses compétences dans un monde où les technologies de l'information et de la communication sont en constante évolution ;

    • établir qu'il maîtrise les compétences qui l'aideront à s'insérer dans le monde des activtés professionnelles.

    Pour des informations complémentaires, voir la circulaire 2002-106 du 30 avril 2002, BOEN n° 19 du 9 mai 2002,
    adresse : http://www.education.gouv.fr/bo/2002/19/default.htm

 

III Bilan des travaux définis l'année dernière

 

IV Eléments d'enquête sur l'environnement informatique des CDI

Cette enquête a été proposée aux interlocuteurs académiques de documentation durant l'année scolaire 2002- 2003 afin de mieux connaître l'environnement des stations de travail proposé aux élèves dans les CDI des différentes académies.
Dix-sept académies ont répondu à cette enquête par l'intermédiaire de l'interlocuteur académique de documentation.
L'enquête aborde dix points :

  • Serveur utilisé pour le réseau
  • Environnement logiciel pour sécuriser le réseau
  • Sécurisation de l'accès internet
  • Serveur de cédérom
  • Logiciel documentaire
  • Antivirus
  • Méthode de maintenance
  • Dotations logicielles
  • Achat groupés
  • Suite bureautique mise à disposition par les académies

 

Serveur utilisé pour le réseau

On trouve majoritairement des serveurs Windows NT puis des serveurs Novell et Linux et en plus faible représentation des serveurs Windows 2000, sachant que plusieurs types de serveurs peuvent être utilisés dans une académie. On remarque que les nouvelles installations se font davantage sous Linux ou Windows 2000 et que les réseaux sous Novell correspondent soit à des réseaux administratifs, soit à des installations anciennes.

 

Environnement logiciel pour sécuriser le réseau

Les solutions adoptées sont diverses, on trouve Iaca, Magret, Altaïr, dans plusieurs académies. Solstice, Gespere, Gestion NT4/2000, Kheops, WinProtect + Adele Pro sont utilisés respectivement chacun dans une académie.

 

Sécurisation de l'accès internet

Pour sécuriser l'accès internet, de plus en plus d'académies utilisent sous linux le serveur SLIS, on trouve également l'utilisation de Eole mais qui apparaît plus faiblement dans les réponses.

 

Serveur de cédérom

Le serveur SLCD est utilisé majoritairement, on trouve en plus faible nombre des tours physiques fournies par les collectivités territoriales ou le recours à des applications du type Virtual- cd ou Daemon tools pour créer des images virtuelles de cédérom.

 

Logiciel documentaire

Bcdi est utilisé majoritairement dans les académies, Superdoc l'est dans quatre académies et Diderot dans une académie.

 

Antivirus

Norton et Trend sont les plus utilisés ensuite viennent Mac Afee et F Secure puis Pccillin.

 

Méthode de maintenance

Dans les académies la maintenance se fait en majorité en interne, quelques unes ont externalisé la maintenance en ayant recours à des sociétés de service. Au niveau de la mise en oeuvre, on trouve dans certaines académies la mise en place de plate-forme d'assistance.

 

Dotations logicielles

Certains établissements bénéficient de dotations logicielles émanant soit des collectivités territoriales soit des missions Tice académiques sur projet déposé par les établissements.

 

Achats groupés

Il concerne en majorité les antivirus.

Suite bureautique mise à disposition par les académies

On trouve en premier Star Office, puis Open Office et Lotus.

 

V Espace de travail collaboratif

Pascale Bénévent, académie de Toulouse, a réalisé un espace de travail collaboratif pour le groupe des interlocuteurs académiques de documentation, à l'aide de Quick Place. Cet espace est hébergé sur le serveur de l'académie de Toulouse. C'est un espace sécurisé sur le web où les interlocuteurs académiques pourront communiquer, partager des ressources et faire le suivi de projets. Différents dossiers peuvent être créés en fonction des thèmes d'échanges. Les utilisateurs peuvent accéder à un agenda partagé, gérer des tâches à effectuer, enregistrer des documents comme brouillon (personne d'autre que l'auteur n'a la possibilité de visualiser les modifications jusqu'à ce qu'il décide de les publier), publier un document en notifiant tous les interlocuteurs ou seulement certains. Les fichiers publiés peuvent être dotés d'une extension .doc, .ppt, .xls, .gif, .jpg, ou .jpeg, .html ou .htm. Il y a deux manières de publier des fichiers soit les envoyer sous forme de fichiers attachés, soit préciser le type de fichier à publier (texte, présentation, tableur...), à ce moment là, ce fichier s'affiche dans l'interface de l'espace collaboratif mais ne peut être récupéré sur le disque dur des autres utilisateurs.
Chaque interlocuteur a été créé en tant que membre de cet espace et en a été informé par messagerie électronique. Des documents concernant cette réunion ont été déposés dans l'espace collaboratif, ils pourront être consultés et récupés par les interlocuteurs.

Quelques décisions

Cet espace est réservé aux seuls interlocuteurs académiques de documentation. Pour l'instant, il n'est pas envisagé de l'ouvrir à un public plus large. Il est proposé, afin de faciliter la récupération de documents, d'enregistrer les documents textes déposés dans l'espace collaboratif en format .rtf. Nous devons continuer à réfléchir à la déontologie de l'utilisation de l'espace et faire des propositions.

 

VI Recensement de ressources gratuites

Michel Roger, interlocuteur de l'académie de Bordeaux a rassemblé un nombre important de logiciels et de tutoriels gratuits, diffusés principalement en ligne et pour certains dans quelques revues informatiques. Ce recensement déjà commencé l'année dernière a été mis à jour pour cette réunion. Le document élaboré apportera une aide précieuse aux enseignants en quête de logiciels à acquérir à moindre frais pour utiliser avec leurs élèves ou pour eux-mêmes.

Ce recensement concerne des logiciels : aspirateur de site, de création de document PDF, de création de pages html, de création de cédérom, de gestion de tour de cédérom, de dessin et de retouches d'images, de bureautique, de gestion de réseau, serveur de CD, de gestion du B2i, de visualisation depuis le poste serveur des postes clients et de nombreux tutoriels relatifs à ces ressources.

En commentaire à ce recensement, il est rappelé que logiciel libre signifie un libre accès au code source des logiciels et pas gratuité. Par ailleurs, il est souligné l'importance de proposer aux élèves une gamme élargie de logiciels et d'essayer d'utiliser dans les établissements des logiciels libres. Il est souligné, fait nouveau, que maintenant l'on trouve dans les revues dédiées à l'informatique, des articles relatifs à la prise en main de ces logiciels. L'année dernière, avait été évoqué la difficulté de trouver des guides aidant à s'approprier les logiciels libres, l'offre éditoriale étant jugée rare dans ce domaine. Ce changement montre l'importance prise par ces logiciels et peut permettre par conséquent une appropriation plus aisée de ces derniers. Il est souhaité que nous continuions à faire de la veille sur ce sujet, à échanger des informations et à recenser les tutoriels disponibles pour de telles ressources.

 

VII Environnements numériques de travail

Les environnements numériques de travail des utilisateurs sont pris en compte dans les réflexions du ministère, ils font l'objet d'un schéma directeur au sein du S3IT (schéma stratégique des systèmes d'information et des télécommunications) et constituent un des projets prioritaires de l'actualisation du S3IT pour la période 2002-2004. Nicolas Chung, ingénieur au bureau des technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement scolaire, nous présente les environnements numériques de travail dans le cadre du schéma directeur.

 

Environnements numériques de travail

L'environnement numérique de travail est un point d'accès à un ensemble intégré de services numériques mis à la disposition d'un individu dans le cadre de son activité de travail, un espace web accessible depuis n'importe quel poste du réseau.
L'enjeu est de faciliter la généralisation de l'usage des TIC pour les utilisateurs et les académies :

  • en professionnalisant l'offre de services numériques aux établissements,

  • en maximisant l'interopérabilité des environnements de travail au niveau national,

  • en développant des systèmes d'information documentaires,

  • en offrant des services pour améliorer le fonctionnement des établissements scolaires.

 

Schéma directeur des environnements de travail

Le schéma directeur des environnements de travail vise à organiser des offres de services en matière de technologie de l'information et de la communication pour les établissements d'enseignement. C'est un projet prioritaire du S3IT (schéma stratégique des systèmes d'information et des télécommunications) pour 2002-2004.

Les objectifs sont de :

  • Fournir un ensemble de préconisations, des offres de solutions à destination des établissements d'enseignement et des collectivités.

  • Mener une réflexion sur les évolutions des outils et des pratiques dans la perspective d'une généralisation.

 

La démarche retenue est une démarche évolutive, elle se construit dans la durée.

Les résultats attendus sont :

  • la mise en cohérence et la rationalisation des dispositifs TIC dans les établissements, afin de faciliter la généralisation des usages,

  • le développement d'une offre de services et de contenus de qualité, adaptée aux besoins,

  • la formalisation de partenariats forts entre les collectivités, l'EN, et les industriels, pour la mise en œuvre de ces solutions.

 

Les partenaires au sein du projet sont :

  • les directions du Ministère concernées et le CNDP,

  • les corps d'inspection,

  • les universités : CPU, CDEFI, CSIER, AMUE, CRU, CRI, projets Campus numériques

  • les rectorats (missions TICE), établissements scolaires et écoles (utilisateurs), réseaux d'interlocuteurs académiques disciplinaires.

 

Autour du projet nous trouvons les partenaires suivants :

  • la Caisse des dépôts,

  • les concepteurs de solutions,

  • les collectivités.

 

Vision des environnements numériques de travail dans le schéma directeur

Il s'agit de dispositifs s'appuyant sur les TIC, au niveau d'un établissement scolaire ou d'une école, donnant un accès sécurisé, à travers un terminal banalisé, dans ou hors de l'établissement, principalement à travers les réseaux, à un ensemble ouvert et cohérent, personnalisé et personnalisable, de services numériques.

L'Architecture : un socle et des briques

  • Un socle proposant :
    - un annuaire
    - un accès sécurisé
    - et permettant le nomadisme et la personnalisation

  • Des briques donnant accès à des applications et des ressources :
    - vie scolaire
    - gestion documentaire
    - travail collaboratif
    - courrier électronique
    - plates-formes pédagogiques
    - canaux d'information interne
    - canaux d'information externe
    - outils bureautiques
    - stockage de publication

 

Le calendrier du projet

Le projet a démarré en mai 2002, il comprend différentes études et séminaires afin d'aboutir en juin 2003 à une version 1.0 du SDET (schéma directeur des environnements de travail)

Conclusions des études menées

  • Etude de l'existant

    - Des usages, des services établis, mais une offre « environnement de travail » peu mature, surtout dans le 1er degré.
    - Un déploiement limité, dans quelques établissements.
    - Des approches spécifiques (vie scolaire, ressources, travail coopératif), des ambitions globales.
    - Une réflexion insuffisante sur la modularité, l'ouverture, la sécurité, et les problématiques de normes et standards.

  • Etude européenne

    - Il y a peu d'études dans le scolaire sur les environnements numériques de travail.
    - Il existe des offres de services nationales ou régionales (ressources, espaces de travail coopératif) via Internet : Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Norvège,…
    - Quelques expérimentations ambitieuses sont menées, avec des produits enseignement supérieur, mais limitées dans leur déploiement.

 

Environnements numériques de travail et gestion des ressources - vers un système d'information documentaire d'établissement

Problématique

  • Les ressources sont extrêmement variées (de l'enseignant isolé à l'éditeur scolaire)

  • L'usager a besoin d'une offre cohérente, unifiée (à ce jour on est confronté à des outils de gestion disparates), fortement personnalisable,

  • Il a besoin d'outils permettant le suivi de modalités d'échanges très diverses.

 

Un cycle documentaire simple… trop simple ?

Le cycle documentaire qui permet de passer par étapes successives de la création à la consultation de ressources apparaît trop simple dans le contexte scolaire.

Des pistes de travail sont à envisager :

  • Préconisations concernant les métadonnées et les vocabulaires associés.

  • Recommandations concernant les formats des ressources.

  • Automatisation de l'indexation.

  • Préconisations fonctionnelles minimales pour les services de base (mise à disposition, stockage,…)

  • Niveaux de qualification des ressources.

 

Des questions restent ouvertes :

  • Quel niveau (géographique, métier) pour chaque fonction de gestion des ressources ?

  • Comment motiver la production et l'indexation de ressources ?

  • Comment accélérer la transition vers le numérique des éditeurs ?

  • Quelle gestion des droits d'usages et de la propriété intellectuelle ?

 

Certaines questions concernent plus particulièrement les documentalistes

  • Quels outils documentaires pour quels utilisateurs et pour quels usages ? (personnel, groupe, classe, dans, hors l'établissement, avant, pendant, après la classe…)

  • Quels nouveaux rôles pour le CDI et pour les documentalistes dans la perspective d'un système d'information documentaire d'établissement ouvert sur l'extérieur ?

  • Quels besoins de standardisation à quels niveaux ?

 

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez consulter :

 

VIII Présentation du projet ENS (Espace Numérique des Savoirs)

Thierry Bertrand, bureau de la production et de la diffusion du multimédia éducatif, nous présente le projet "Espace Numérique des Savoirs".

 

Conditions nécessaires en amont

Réussir l'intégration des technologies de l'information et de la communication dans l'éducation suppose que le niveau global des équipements informatiques des établissements d'enseignement dépasse un seuil critique - c'est aujourd'hui le cas - et qu'une offre cohérente de ressources numériques (contenus et services) soit couplée à ces équipements, avec un accompagnement pédagogique.

 

Utilisation des ressources dans un contexte scolaire

Dans le paysage numérique actuel, l'offre de ressources est presque toujours suffisante pour répondre aux besoins essentiels. Toutefois, l'utilisation de ces ressources dans un contexte scolaire soulève des difficultés particulières. Elle requiert en effet l'acquisition au préalable des droits d'usage appropriés, auxquels peuvent s'ajouter les coûts d'accès pour les ressources qui sont commercialisées. L'Éducation nationale, dans sa mission de service public, doit œuvrer pour une démocratisation et une facilitation de l'usage des ressources numériques.

Concept de l'Espace Numérique des Savoirs

C'est pourquoi s'est forgé le concept d'un Espace Numérique des Savoirs, portail d'accès à un socle minimal de ressources numériques, rassemblant les " fondamentaux " du savoir et accessible dans les conditions suivantes : gratuité et liberté d'utilisation des contenus mis à disposition à des fins pédagogiques. Ce portail, dans un premier temps, s'adresse aux enseignants, aux étudiants et aux élèves des écoles, des collèges, des lycées, des IUFM et des centres de documentation pédagogiques du réseau Scérén. À moyen terme, il sera ouvert aux universités. Par son truchement, les utilisateurs pourront récupérer un extrait littéraire, une carte géographique, une reproduction d'œuvre d'art, une image médicale, un article de journal, une séquence de film, un enregistrement musical et l'inclure dans un cours, un exposé, une présentation numérique, etc.

Perspective européenne

Dès sa genèse, le projet est inscrit dans une perspective européenne. Il envisage l'intégration progressive de productions numériques européennes non françaises et l'ouverture aux autres établissements d'enseignement de l'Europe. L'Espace Numérique des savoirs ainsi constitué contribuera à l'élaboration d'un patrimoine commun à tous les acteurs de l'éducation de l'Union. Il est certain que la complexité des problèmes juridiques à résoudre fait de cette perspective un objectif à plus long terme.

 

Mise en oeuvre - Constitution de l'offre

La mise en oeuvre et la constitution de l'offre ont été confiées à la sous-direction des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation. La mise en œuvre de l'Espace Numérique des Savoirs commence naturellement par la constitution de l'offre, donc la définition de son périmètre et des " fondamentaux ". C'est une tâche difficile et il faudra du recul, notamment grâce aux retours des utilisateurs, pour parvenir à un consensus. Des premiers choix, nécessaires, ont été arrêtés. Ils peuvent être discutés mais ils ont le mérite d'amorcer la réflexion. Dans cet esprit, des négociations ont été engagées avec des organismes institutionnels, des éditeurs privés, des groupes de presse et des associations qui fournissent des ressources afin d'acquérir les droits nécessaires pour une utilisation en contexte scolaire et d'obtenir des tarifs préférentiels d'accès dans le cas des productions commerciales. Il est primordial de garder à l'esprit que les ressources ainsi mises à disposition demeurent la propriété de leurs fournisseurs, qui en assurent également l'hébergement. Lorsque certains besoins ne sont pas couverts par la production existante, des cahiers des charges spécifiques ont été élaborés pour faire réaliser des ressources nouvelles, en co-production ou en production totalement externalisée, avec des éditeurs publics ou privés. Certaines de ces ressources peuvent être la propriété exclusive du ministère.

Première offre

En février 2003, la première offre devrait proposer :

  • des médias : un site spécifique de l'AFP (Agence France Presse) et les sites de journaux de la presse quotidienne nationale et régionale avec, le cas échéant, un crédit d'archives téléchargeables ;

  • des dictionnaires et des encyclopédies : " Le Robert ", " Le Robert junior ", l'encyclopédie " Tout l'univers ", l'encyclopédie " Hachette multimédia pro ", " L'Encylopedia Universalis ", produits tous reconnus d'intérêt pédagogique par la commission multimédia du ministère ;

  • des archives audiovisuelles numérisées, sous forme de clips assez courts pour autoriser le téléchargement, extraits des fonds de l'INA avec en fil conducteur, des repères chronologiques de l'histoire de France du XXè siècle;

  • des données économiques et statistiques de l'INSEE ;

  • des ressources muséales, avec, tout d'abord, le site Louvre.edu ;

  • une centaine d'images satellitales, distribuées par Spot Image ;

  • un corpus de textes de la littérature française, avec le site " Basile ", réalisé par le CNED et les éd. Champion ;

  • des animations scientifiques, en mathématique, sciences-physiques et sciences de la vie et de la Terre, réalisées avec la technologie flash, modulaires, brèves et interactives pour illustrer des notions de programme nécessitant un recours à une représentation dynamique.

 

Une planification pragmatique

De nombreux arguments ont pesé pour l'adoption d'un processus de mise en œuvre progressif. Parmi eux, l'argument économique a joué un rôle majeur. Que les ressources soient gratuites ou non, il faut acquitter des droits spécifiques pour permettre leur utilisation, individuelle ou collective, dans un but pédagogique et non commercial, tels les droits de représentation et de reproduction. Dans le cas des ressources payantes, il faut en outre régler des forfaits d'accès. Il faut enfin contribuer aux coûts de réalisation de ressources nouvelles. Le cumul de toutes ces dépenses représente une masse financière très lourde, calculée à l'échelle de tous les établissements du territoire. Autre argument décisif : nombre de fournisseurs ne sont pas prêts à accepter de libérer les droits pour un usage pédagogique de leurs ressources si l'accès n'est pas restreint au seul établissement d'enseignement. Ils craignent notamment que l'ouverture à une consultation depuis le domicile privé mette en péril leur stratégies commerciales et leurs équilibres financiers. Il s'ensuit un surcoût et une contrainte technique supplémentaire, complexe à réaliser, qui consiste à mettre en place un dispositif de filtrage des accès au portail de l'Espace Numérique des Savoirs. Enfin, il est indispensable de disposer d'indicateurs quantitatifs de consultation réelle pour chacun des types de ressources sélectionnés, afin d'évaluer et de guider la pertinence des choix.

 

Une première phase

Une préfiguration de l'Espace Numérique des Savoirs va être testée sur un panel limité d'établissements volontaires. Ce panel est aujourd'hui constitué, à l'issue d'un appel à candidatures qui a été lancé auprès des académies en mai 2002. Il comprend les IUFM et leurs antennes (environ 130 établissements), les centres de documentation pédagogique du réseau Scérén (environ 170 établissements), des écoles (environ 550), des collèges (environ 390) et des lycées d'enseignement général ou professionnel (environ 330).
Le test va se dérouler de février 2003 à juin 2004. Jusqu'en juin 2003, la mise au point des modalités techniques d'accès au portail et des modalités de suivi et d'accompagnement constitueront les priorités d'étude, en concertation avec les équipes pédagogiques des académies et des établissements du panel. Cela devrait permettre que l'année scolaire 2003-2004 soit, quant à elle, préférentiellement consacrée à l'évaluation, quantitative et qualitative, des usages et à l'analyse des besoins. À elle seule, cette première phase représente un investissement de plus de deux millions d'euros.

 

La généralisation

Le bilan du test permettra d'étayer la réflexion, cruciale, qui devra préluder à la généralisation.
En ce qui concerne la libération des droits pour le numérique, faudra-t-il envisager une transposition du dispositif instauré pour lutter contre le photocopillage ?
En ce qui concerne la prise en charge des coûts d'accès, faudra-t-il s'inspirer de ce qui se fait actuellement pour les manuels scolaires ?
Dans le (ou les) modèle(s) économique(s) à mettre en place, quels seront les rôles respectifs de l'État, des collectivités territoriales, des communes et des établissements ?

Dès lors qu'un processus aura été enclenché, d'autres questions se poseront avec une acuité renforcée, comme l'harmonisation juridique et financière des négociations menées avec les producteurs de ressources, l'adaptation du concept aux établissements d'enseignement supérieur, la relation avec les environnements de travail spécifiques développés dans les établissements et dont plusieurs prototypes sont déjà en expérimentation, l'articulation avec l'extérieur - le " hors école ", la prise en compte des normes et des standards internationaux…

En complément vous pouvez prendre connaissance du discours de Monsieur Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, dans le cadre du lancement de l'Espace Numérique des Savoirs, le 3 février 2003, au collège d'Ausone.

 

IX Itinéraires de découverte, B2i

Itinéraires de découverte

Les itinéraires de découverte sont obligatoires depuis la rentrée 2002-2003 au collège en classe de cinquième et il seront étendus au niveau quatrième à la rentrée 2003-2004, cf. Bulletin Officiel de l'Éducation nationale, n° 16 du 18 avril 2002, relatif à la préparation de la rentrée 2002 dans les collèges et la mise en oeuvre des itinéraires de découverte,
adresse : http://www.education.gouv.fr/bo/2002/16/default.htm.

Il nous est apparu intéressant d'échanger à propos de la mise en oeuvre des itinéraires de découverte et de l'implication des documentalistes dans les différents projets.

Cet échange fait apparaître différentes réactions sur le terrain, soit une bonne implication de la part des enseignants dans les itinéraires de découverte, soit de l'attentisme, dû au fait que certains pensent qu'ils ne seront pas poursuivis. En ce qui concerne leur mise en place, il est souligné unanimement que les itinéraires de découverte engendrent une surcharge de travail importante pour les documentalistes et que les plages horaires en barrette ne leur permettent pas de s'impliquer pédagogiquement dans les itinéraires comme ils le souhaiteraient.

Plusieurs itinéraires se déroulant en même temps, ils sont obligés, ne pouvant accueillir et encadrer tous les élèves, de remettre aux enseignants les documents qui seront utiles aux élèves dans leur recherche. Les documentalistes ne peuvent ainsi mettre en oeuvre qu'auprès de quelques élèves les apprentissages documentaires et les compétences transversales que favorisent les itinéraires de découverte. De cette situation, il s'ensuit de la déception, voire de la frustration et d'aucuns craignent de voir disparaître la démarche documentaire des itinéraires dans lesquels le documentaliste n'est pas investi.

Par ailleurs, certains documentalistes se sentent dessaisis des compétences documentaires à faire acquérir, par la façon dont internet est préconisé et utilisé - solution miracle à toute recherche - sans plus de réflexion sur ce média.

Il est souligné que les enseignants, habitués à la production finale de l'élève, accordent peu de temps dans les itinéraires au tâtonnement, considéré comme une perte de temps, alors qu'il est nécessaire dans la phase de recherche.

En ce qui concerne les pratiques pédagogiques des enseignants, peu de changements sont notés : ceux qui avaient l'habitude de travailler seuls, restent dans leur classe et ne travaillent pas plus avec le documentaliste et ceux qui travaillaient déjà en équipe avec le documentaliste continuent de le faire.

En remarque aux déceptions formulées, M. Durpaire souligne que le rôle du documentaliste change, il devient, face au chef d'établissement, le pilote de la politique documentaire de l'établissement, il en est l'organisateur. C'est ainsi qu'il doit se positionner dans l'établissement. En ce sens le texte sur les missions des documentalistes est à revoir.
Comme solution aux problèmes soulevés, il est proposé qu'à terme les enseignants soient formés aux pratiques documentaires. Dans une académie, l'IUFM proposent des modules de formation à la recherche d'information, modules obligatoires dans le cadre de la formation initiale, mais ce type de formation reste très succinct, voire inexistant dans l'ensemble des académies.
Certains notent malgré tout que les itinéraires de découverte ont suscité moins de remous que les TPE, les enseignants de collège étant plus habitués à travailler ensemble et les documentalistes se sentant dans une posture plus pédagogique que dans le cadre des TPE. La taille plus petite des collèges par rapport aux lycées explique certainement cela. On remarque que dans l'ensemble, le documentaliste parvient à s'impliquer pleinement dans deux, voire trois itinéraires pas plus. Cependant, en ce qui concerne l'évaluation, les documentalistes y sont peu, sinon pas associés. Le carnet de bord se révèle pourtant un bon outil pour évaluer la progression de la démarche de l'élève.
Du côté des élèves, on note un bonne implication dans les itinéraires, certains y consacrant du temps en plus des douze séances de deux heures, il est observé malgré tout que les bons élèves ont tendance à rester bons et les faibles à rester faibles.

 

B2i

Le B2i est obligatoire dans les collèges depuis l'année scolaire 2000-2001, cf. la note de service du 16 novembre 2000, publiée au Bulletin Officiel de l'Éducation nationale (BOEN) n° 42 du 23 novembre 2000. Parmi les compétences à valider un certain nombre relèvent de compétences documentaires. Lors de la précédente réunion nous avions confronté nos expériences sur la mise en place du B2i et l'implication des documentalistes. Un an après, nous constatons que leur investissement reste faible, même s'il est plus important que celui de la plupart des enseignants, les professeurs de technologie excepté. En ce qui concerne la participation des documentalistes à l'évaluation des compétences documentaires du B2i, elle est très variable. Elle oscille entre aucune participation et un bon investissement. Dans ce cas, est soulignée la difficulté de valider les compétences de tous les collégiens. Le B2i apparaît dans l'ensemble être le fait des professeurs de technologie dans de nombreux établissements.

Par ailleurs, des documentalistes de lycée constatent qu'un certain nombre d'élèves arrivent au lycée sans qu'aucune compétence du B2i ait été validée.

 

X Présentation d'expérimentations et de projets pédagogiques

Intranet

Nous allons aborder ici la mise en place d'un intranet à travers mon expérience dans plusieurs établissements. TZR dans l'académie de Poitiers, l'investissement dans trois lycées différents, chacun connaissant un contexte particulier quant aux TICE et au réseau m'a permis de mieux percevoir et construire la position de l'enseignant documentaliste dans cet espace. Ne seront pas vus ici les aspects proprement techniques, car ne relevant pas spécifiquement de notre compétence. Le questionnement principal porte sur le rôle et les fonctions des documentalistes dans ce contexte informationnel.

Tous ces établissements ont en commun une restructuration en cours, un équipement informatique efficient et un CDI en transformation, tant au niveau de l'espace que des pratiques, avec notamment l'introduction des nouveaux dispositifs. Les disparités se retrouvent essentiellement dans l'investissement de l'équipe et la mise en place d'un dispositif d'administration et de maintenance du parc informatique. Je vais commencer par l'exemple de fonctionnement le plus abouti, tout au moins dans son projet, évoquant ensuite les deux autres situations afin de conclure sur les éléments structurant la réalisation d'un portail documentaire.

Le lycée Emile Combes (LGT et LP d'environ 1000 élèves) de Pons en Charente-Maritime a bénéficié d'une restructuration et d'un équipement de grande ampleur. La communauté éducative a très tôt donné la priorité au développement des TICE et aux usages pédagogiques s'y référant. Le rôle de l'enseignant documentaliste a au départ été d'impulser un projet cohérent et de développer une politique d'équipement. La mise en place d'un comité de pilotage et l'inscription d'une demande ambitieuse lors du contrat de plan 2000-2006 ont permis l'arrivée en trois tranches de 450 ordinateurs dans le lycée, le détachement à temps plein d'un enseignant d'électrotechnique pour l'administration du réseau, l'équipement en serveur et le câblage. Aujourd'hui, les 2/3 des PC sont en réseau, sous Linux. L'administrateur gère cet équipement ainsi que le site du lycée et l'intranet en construction. Les enseignants documentalistes font activement partie du comité de pilotage et s'inscrivent dans ces trois espaces : réseau, site et intranet.

Au niveau du réseau : BCDI est accessible en consultation à partir de tous les postes connectés dans l'établissement. Dans le CDI, les 15 postes mis à disposition des élèves offrent de plus des céderom thématiques et encyclopédiques en réseau. La connexion individualisée, chaque utilisateur disposant d'un login et d'un mot de passe, permet une gestion efficace : plusieurs espaces sont proposés aux utilisateurs suivant leur profil : chacun dispose d'un fichier personnel ainsi que d'un accès public à un fichier classe. Les enseignants peuvent ainsi mettre à disposition des élèves des devoirs et les récupérer par le même biais. Des imperfections demeurent, notamment dans la gestion des droits de lecture et d'écriture. L'accès à Internet au CDI est réservé à la recherche documentaire. Pas de chat ni messagerie sauf inscrits dans un travail pédagogique, les élèves ne peuvent se connecter que s'ils disposent d'une disquette de démarrage du navigateur à demander auprès du personnel de la médiathèque. Les raisons doivent être motivées. Les enseignants remplissent à cette fin un formulaire à remplir indiquant les thèmes de recherche et les dates. Un contrôle régulier est opéré conjointement avec l'administrateur réseau.

Le site et l'intranet ne sont pour l'instant pas dissociés. Un portail documentaire spécifique devrait voir le jour prochainement. À l'heure actuelle, les services proposés sont, outre notre base, la liste des manuels scolaires en cours cette année scolaire, une présentation du CDI : locaux, personnels, fonctionnement (règlement intérieur, charte Internet) et horaires.

Sont à venir des outils permettant de développer et de suivre nos usages en matière de formation, de gestion et de communication. Ainsi, nous tentons de développer la plate-forme " Portée " en partenariat avec le CRDP de Poitiers à travers 3 axes.

  • Au plan pédagogique : concernant la formation à la recherche documentaire la démarche et les outils seront explicités à travers des fiches méthodologiques. Une contextualisation sera alors proposée à chaque élève en fonction de la séquence pédagogique (collaboration avec l'enseignant de discipline). L'idée est d'offrir une possibilité de dialogue et d'individualisation des outils. Ainsi, chaque fiche pourra être remplie par l'utilisateur et faire l'objet d'une évaluation (sous forme d'appréciation avec un espace de réponse individuelle ou collective) communiquée par le biais de l'intranet. Est prévu également une rubrique spécifique aux nouveaux dispositifs, notamment les TPE. Le carnet de bord sera alors en ligne, avec mention explicite des étapes de la recherche d'informations et une zone de dialogue avec les enseignants encadrant ce travail. De même, tous les documents de présentation et de formalisation des séquences TPE (calendriers, explication du dispositif, grille d'évaluation…) seront accessibles. La construction de ces outils est menée conjointement avec des enseignants impliqués dans un DU TICE proposé par l'Université de Poitiers.

  • En matière de communication, deux orientations axent notre travail : la mise en ligne de ressources (BCDI et sélection ponctuelle et/ou spécifique, une rubrique "Nouveautés", "BO", "Exposition" s'il y a lieu) et le développement d'une politique d'acquisition structurée avec un espace de propositions (acquisitions et abonnements) ouvert aux enseignants et coordonnateurs matières essentiellement.

  • En matière de gestion du CDI : la réservation de salles, de matériels, …se fera par le biais de l'Intranet.

 

La mise en route de ce nouveau service est prévue pour la rentrée prochaine.

Les autres expériences étaient beaucoup moins avancées. Malgré un équipement équivalent en nombre, la sous-utilisation était patente, en ce qui concerne les applications réseau tout au moins. L'intranet balbutiant s'attachait essentiellement à un projet "classe communicante" avec comme appropriation la plus efficace la gestion des absences. Certains cours étaient mis en ligne ainsi que des corrections. La non-prise en compte des usages pédagogiques possibles et l'absence tout à la fois de coordination, d'implication et de moyens pour l'administration et la maintenance informatique montraient en creux les éléments nécessaires au développement cohérent des TICE.

En conclusion, l'implication de l'enseignant documentaliste dans le réseau et plus particulièrement l'intranet me paraît importante à plusieurs titres : elle assure le positionnement de responsable de la politique documentaire dans sa dimension de gestion et de communication. De plus, elle permet le développement des usages pédagogiques en matières de TICE. La mise en place de modules interactifs de recherche d'information abordant l'ensemble de la démarche et des outils favorise et harmonise les pratiques diverses des enseignants, traçant la spécificité de l'enseignant documentaliste et non son exclusivité en la matière. Ainsi, la construction de cette production doit être réalisée par l'enseignant documentaliste, l'utilisation étant quant à elle partagée par l'ensemble des enseignants abordant cette méthodologie. L'intranet en tant qu'espace dynamique de travail collaboratif me semble être un vecteur essentiel de notre action et un champ d'expérience à exploiter à la fois dans le pilotage et dans le développement des usages.

Intervention de Nathalie Marc (académie de Poitiers)

 

Alinéa

Présentation par Claire carrier, interlocutrice de l'académie de Créteil

Alinea est une base de données de critiques d'ouvrages de fiction réalisées par des élèves, issue d'un projet au sein d'un groupe de documentalistes de l'académie de Créteil. Ils échangeaient au début les disquettes de résumés d'ouvrages écrits par leurs élèves, dans le cadre de projets entre professeurs et documentalistes. Il s'agissait, en intégrant les résumés dans les bases documentaires des CDI, d'inciter les élèves à échanger autour de leurs lectures, stimulant par là même le désir de lire et de s'exprimer.

En 1997, l'arrivée d'Internet a donné un souffle nouveau à l'initiative, en permettant alors d'élargir les échanges. Le site Alinea, réalisé par le Grid Infodoc (Groupe de réflexion informatique et documentation) sur le serveur académique de Créteil, a permis la participation de 20 établissements de l'académie de Créteil et de 16 établissements d'autres académies.

Argumenter son point de vue, écrire pour être lu, tout cela donne sens à la traditionnelle fiche de lecture : les élèves peuvent consulter les choix de leurs pairs, les rédacteurs recevoir les réactions de leurs lecteurs par courrier électronique...

Bien sûr, cette publication sur le net est indissociable d'un accompagnement pédagogique soutenu. Le mémoire professionnel d'une documentaliste, en stage dans un collège de Rosny, en Seine St Denis, Communiquer autour de la littérature de jeunesse pour susciter l'envie de lire , et offrant une large place à Alinea en témoigne, affirmant la collaboration nécessaire, pour une réalisation pédagogique de qualité du professeur de lettres et du professeur documentaliste.
Depuis juin 2002, Alinea est devenu une véritable base de données. La programmation, réalisée par Michèle Borras, au sein de la Mission TICE de l'académie de Créteil, donne enfin toute sa mesure au projet. Plusieurs modes de consultation de la base sont proposés : requêtes prédéfinies (toutes les fiches, les plus récentes, les fiches préférées...), recherche simple (monocritère) et avancée (multicritères). La participation à l'alimentation de la base se fait par inscription en ligne de l'établissement. Celui-ci reçoit un code d'accès qui permet la saisie des fiches par les élèves. Les modalités de saisie (enregistrement de brouillons, relecture de la fiche avant envoi...) visent à faciliter le travail pédagogique, et notamment la rédaction sur plusieurs séances, ainsi que les corrections multiples à la demande du professeur ou des gestionnaires de la base. Les fiches ne sont publiées qu'après validation par les gestionnaires qui peuvent avoir avec l'élève et/ou le professeur un vrai dialogue avant la publication. Des listes d'autorités sont fournies (mots-clés, genres, pays...) afin de susciter un réel travail de description de l'ouvrage et de permettre une recherche performante.
Quelques mois d'existence de la nouvelle base de données ont fait émerge r un certain nombre d'améliorations à apporter à l'application. Alinea proposera très prochainement de nouvelles fonctionnalités visant notamment à faciliter le travail de saisie, de relecture et de validation.

Pour plus de précisions, lire l'article paru dans le N° 45 de la revue Médialog, adresse :
http://www.ac-creteil.fr/medialog/ARCHIVE45/no45.htm

 

Solstice

Michel Roger, interlocuteur de l'académie de Bordeaux, nous présente Solstice.
Solstice est une interface logicielle, une surcouche de Windows NT et 2000, permettant de sécuriser l'usage du réseau, en proposant une gestion fine des comptes élèves et des comptes professeurs.

Ce logiciel facilite d'une part la maintenance pour la personne ressource de l'établissement et d'autre part l'accès pour les utilisateurs. Il a été créé par Philippe Fortin, enseignant au Lycée Barthou de Pau, pour mieux gérer le travail en réseau des élèves dans le cadre des TPE.
Il est maintenant développé par son auteur et par le Catice de l'Académie de Bordeaux. Comment fonctionne -il ?

Pour l'élève ou l'enseignant de base

L'usager s'identifie grâce à un identifiant et à un mot de passe. Dès lors, il est accueilli par un message général lui rappelant la date, l'heure et le lieu de sa dernière connexion, ce qui lui permet de voir si quelqu'un essaye d'utiliser son compte. Un message personnel peut être ajouté si l'un des administrateurs veut s'adresser à une personne en particulier.
Sur son bureau l'usager trouve des icônes lui permettant d'accéder aux ressources communes et à un certain nombre d'espaces, en fait ces espaces sont des disques virtuels désignés par des lettres. Selon les disques et les choix de l'équipe pédagogique l'usager aura des droits (lecture, lecture-écriture, …) plus ou moins importants.

 

Les principaux espaces :

  • Pour les enseignants

Logiciels Profs
Ressources Profs
Partage Profs
Espace de travail personnel

  • Pour un élève de 6ème A
  • Logiciels 6ème A
    Ressources 6ème A
    Partage 6ème A
    Espace de travail personnel

Dans l'espace Logiciels les enseignants et les élèves vont trouver un outil leur permettant de changer leur mot de passe et un compteur internet permettant l'accès chronométré au web. L'espace Ressources permet de mettre à disposition des élèves, en lecture seule, des documents qu'ils devront enregistrer dans leur répertoire de travail.
L'espace Partage permet le transit des documents d'un élève à un autre.
Les enseignants disposent aussi d'un outil " verrou " qui permet sur une salle, soit d'interdire l'accès à internet, soit d'autoriser l'accès avec décompte du compteur élève, soit l'accès libre, sans décompte du compteur élève.
Un outil " Assistant de connexion " permet à l'usager, élève ou professeur, de se connecter sur des espaces plus particuliers (espace de partage de tout le niveau 4ème par exemple ou espace club journal). Ce bureau est " cassé " chaque fois qu'un usager se déconnecte et est reconstruit, en local, à chaque nouvelle connexion. Il n'y a donc plus ni disparition d'icône, ni scorie laissée par le dernier utilisateur.
Les bureaux peuvent être variés en fonction des utilisateurs (élèves ou professeurs), des postes (le bureau du documentaliste peut être " libre "), ou des salles. Tout est affaire de scripts.
Dans tout établissement utilisant Solstice les élèves signent une charte qui précise les droits et devoirs des utilisateurs (élèves et enseignants). Il y est précisé qu'un contrôle a posteriori des adresses peut avoir lieu et que des sanctions peuvent être prises contre ceux qui n'auront pas respecté la chartre. Dans les établissements, il n'est pas procédé à un contrôle systématique. Nous vérifions les adresses avec quelques mots clés (deux ou trois fois par an) et nous ne faisons de recherche fine que lorsqu'un enseignant a des doutes sur l'utilisation d'un élève. La notion de charte est importante du point de vue de la légalité, dès lors qu'il y a contrôle. Chaque établissement rédige sa propre charte.

 

Pour le gestionnaire

:Sur le serveur l'outil Solstice se présente comme une interface graphique, un tableau avec une série d'onglets : "gestion de la base", "modifications", "sauvegarde", "groupes", "internet", "suivi", qui permettent la gestion conviviale du réseau sans avoir à rentrer dans NT.
Chaque onglet donne accès à des pages composées d'éléments paramétrables grâce à des boutons radio, des cases à cocher ou des champs à compléter.
L'administrateur peut

  • Créer une salle ou un groupe d'ordinateurs.

  • Ajouter des ordinateurs dans ces espaces et décider de leur mode de fonctionnement (accès libre, accès via bureau commun, possibilité ou refus d'accès au gestionnaire d'impression …..)

  • Créer, déplacer, supprimer un élève ou un enseignant.

  • Attribuer des classes à un enseignant.

  • Créer des groupes de travail.

  • Paramétrer les accès à internet (plages horaires, durée, passerelles, proxy ….)

  • Créditer ou remettre à zéro les compteurs internet.

  • Effectuer un relevé a posteriori des adresses visitées.

  • Visualiser les différentes connexions d'un élève (sur quel poste, à quelle date et heure).

  • Visualiser qui est allé sur tel poste.

  • Visualiser les adresses visitées et les mots clefs employés.

 

Ce ne sont que quelques unes des possibilités offertes par Solstice. Utilisé depuis plusieurs années dans et hors l'académie de Bordeaux, y compris dans des établissements étrangers, nous pouvons assurer que cet outil sécurise considérablement l'usage en réseau, supprime 95% des problèmes matériels, permet d'avoir un environnement stable et est très vite accepté tant par les enseignants que par les élèves.

Site : http://solstice.ac-bordeaux.fr/

Liste de diffusion : http://www.ac-bordeaux.fr/wws/

Seules les demandes effectuées en utilisant une adresse professionnelle reconnue (du type xxxx@ac-yyyy.fr ou xxxx@educagri.fr pourront être directement traitées.

 

GIBII

Michel Roger, interlocuteur de l'académie de Bordeaux, nous présente Gibii (Gestion Informatisée du Brevet Informatique et Internet). Gibii est un logiciel qui permet une gestion informatisée complète du B2I. Il a été écrit par des membres du Catice de l'académie de Bordeaux qui l'ont mis gratuitement à la disposition des établissements scolaires. Il repose sur un serveur Web qui contient un module Apache, Php et un serveur MySQL.

A l'inverse des outils que l'on trouve dans le commerce et qui, trop souvent, s'apparentent à des qcm, Gibii propose une démarche dynamique : les élèves s'auto évaluent puis demandent la validation de leurs items aux enseignants. Ce logiciel implique toute la communauté scolaire car les choix de paramétrage supposent une concertation réelle avant la mise en place de l'outil et un suivi par la suite.

Ce logiciel contient quatre modules :

Le module gestionnaire pour le Chef d'établissement

Il peut voir :

  • Les compétences que chaque enseignant estime pouvoir valider.

  • Quels items sont validables dans chaque classe (au cas où certains items ne pourraient être validés par aucun des enseignants de la classe le chef d'établissement peut mettre en place des stratégies alternatives).

  • L'avancement des validations par classe.

  • Les résultats de chaque élève.

  • La délivrance des diplômes.

 

Le Module administrateur

  • L'administrateur effectue la configuration et la bascule en fin d'année scolaire.

  • Il agit sur les paramétrages généraux du logiciel (format des dates, type de login , durée de vie d'une demande, nombre de validations nécessaires pour chaque item, nombre de demandes simultanées…)

  • Il peut : importer élèves et enseignants depuis GEP.

  • Créer, modifier, supprimer un élève, lui remettre le mot de passe par défaut.

  • Gérer les listes d'élèves.

  • Gérer les enseignants, c'est à dire attribuer des classes, attribuer une discipline, remettre le mot de passe par défaut, créer, modifier, supprimer un enseignant.

  • Créer une classe.

  • Créer un nouveau compte d'administrateur ou de gestionnaire.

  • Importer et exporter des données. Sauvegarder ….

 

Le module professeur

  • L'enseignant déclare les items qu'il pense pouvoir valider.

  • Il valide ou refuse, avec ou sans commentaire, les demandes des élèves.

 

Le module élève

Il comprend les items du B2i mais reformulés afin d'être compréhensibles par un élève de collège.

  • L'élève peut demander la validation d'un ou plusieurs items.

  • Il peut accompagner chaque demande d'un petit message justifiant sa demande.

  • Il peut voir, à tout moment, les items qu'il a acquis, ceux qui sont en instance de validation, ceux qu'il ne possède pas encore.

 

Fonctionnement :

  • L'élève lance Gibii via un raccourci placé sur son bureau et s'identifie avec son code et son mot de passe. Il demande la validation d'un ou plusieurs items (selon les choix faits par l'équipe enseignante). Il accompagne, s'il le souhaite, sa demande d'une remarque motivée.

  • Lorsqu'un enseignant lance Gibii il s'identifie, comme l'élève, et a devant lui les demandes de validation des élèves. Seules apparaissent les demandes des élèves de ses classes si celles-ci portent sur des items qu'il a déclaré pouvoir valider.

  • Il valide ou refuse -avec ou sans commentaire- les demandes des élèves.

  • Lorsque l'élève s'identifie à nouveau il reçoit les messages des enseignants. Il peut donc demander la validation d'autres items.

 

Téléchargement du logiciel à l'adresse :
ftp://carlo.ac-bordeaux.fr/public/outils/catice/B2I/

Il existe une liste de diffusion, très dynamique, à l'adresse suivante :
http://www.ac-bordeaux.fr/wws/info/gibii

Pour tout renseignement complémentaire écrire à l'adresse suivante :
catice33@ac-bordeaux.fr

 

I-Polyweb

I-Polyweb nous est présenté par Pacale Bénevent, académie de Toulouse. C'est un projet du CRDP de Midi-Pyrénées. Développé en partenariat avec la société Intersoft, c'est un ensemble logiciel basé sur des produits libres qui permet à tout utilisateur disposant d'un navigateur de type HTML d'accéder à des sources pré-sélectionnées accessibles en réseau local ou distant, de collecter les informations intéressantes, de diffuser les informations collectées.

Il permet ainsi de réunir en un document homogène les résultats de recherches faites par une interrogation simultanée de sources hétérogènes locales ou distantes préselectionnées (exemple : les bases des bibliothèques " amies ", bases d'autres CDI, BM, BCP, IUFM, bases de données de la BNF, bases du CNDP, catalogues de CRDP…)

Ces bases de données peuvent être générées par n'importe quel des logiciels documentaires du marché (BCDI2, BCDI3, Diderot, Ex Libris, Atalante, Bestseller, Horizon…). La seule condition est qu'elles soient accessibles sur un réseau, soit par une interface web, soit par une interface directe avec le SGBD (SQL par exemple). Les informations collectées peuvent être diffusées et/ou exportées en dehors de l'espace Polyweb et introduites par exemple dans une base de données locales.

Ce projet comporte plusieurs sous-projets :

  • Accès à des bases de données distantes

    Depuis plusieurs mois, cet outil permet d'ores et déjà de :
    - diffuser les catalogues des médiathèques des CADP (Centres d'Animation et de Documentation Pédagogique ) de la Haute Garonne, centres de ressources rattachés à une circonscription sous la responsabilité d'un IEN et dont l'activité est tournée en grande partie vers l'enseignement primaire.
    - d'accéder aux catalogues des CDDP de Midi Pyrénées (les bases ont été dupliquées et hébergées sur un serveur car elles ne sont pas accessibles sur internet).
    - Prochainement, une quarantaine de bases en ligne vont être interrogeables via i-Ployweb.

  • Expérimentation de la mutualisation du traitement documentaire dans les CDI Cette expérimentation va débuter en mars, avec l'accord de Mme la Rectrice. Une vingtaine d'établissements vont externaliser leur base : faute de pouvoir accéder aujourd'hui sur internet, en temps réel, aux catalogues des médiathèques des établissements, la solution retenue pour cette mutualisation est la constitution d'un réservoir interrogeable par i-Polyweb. Il sera alimenté par la mise à disposition d'une partie des bases de données des CDI des établissements participant à l'expérimentation. Les notices fournies devant être propres au CDI (les notices exportées excluront celles qui ont été achetées, une charte fixera les règles pour les documentalistes expérimentateurs).Une recherche dans ce réservoir permettra de sélectionner des notices et de les exporter dans un format choisi correspondant au logiciel documentaire utilisé en vue de leur incorporation dans le catalogue local. Le test s'effectuera de mars à juin ; une évaluation doit permettre de valider les hypothèses de facilitation de la mutualisation documentaire.

  • Intégration dans le Bureau virtuel
    Cette intégration dans le bureau virtuel est un projet en cours d'étude.

 

XI Discussion sur la mission des interlocuteurs académiques

Ce point, proposé à l'ordre du jour par des collègues nouvellement nommés "interlocuteur académique", a rencontré un échos très favorable de la part de l'ensemble du groupe. Chacun ressent le besoin d'échanger sur ce sujet afin de se forger une idée plus précise du rôle de l'interlocuteur académique. Pour alimenter la réflexion nous nous sommes appuyés sur deux textes, un texte proposé par l'académie de Toulouse, fiche action intitulée "Informatique pédagogique interlocuteurs disciplinaires" et un document de travail, élaboré par des collègues du bureau DT B1, document non officiel et encore en cours de rédaction.

La majorité des points figurant dans ces deux documents semblent faire consensus auprès des interlocuteurs qui voient dans cette formalisation la reconnaissance d'une certaine légitimité même si certains trouvent assez ambitieux le spectre couvert.

De notre échange, il ressort que les interlocuteurs académiques sont un relais d'information et d'impulsion entre le ministère et l'académie concernant l'usage des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement.

Leur mission repose sur une bonne connaissance des technologies de l'information et de la communication dans le domaine de la documentation, pour ce qui nous concerne, ainsi que d'un investissement dans les structures académiques TICE liées à la documentation.

Il semble acquis qu'une veille informationnelle est essentielle dans différents domaines : connaissance des évolutions de la politique nationale et des nouvelles réformes (IDD, TPE, PPCP, B2i), des projets et produits soutenus par la Direction de la technologie ainsi que des actions d'innovation et des expérimentations mises en place par cette même Direction - ceci afin d'aider à la diffusion de ces informations dans les académies et de favoriser l'usage des TICE auprès des documentalistes - connaissance des projets et expérimentations académiques afin de les faire connaître auprès des autres interlocuteurs académiques lors des réunions annuelles - et puis bien sûr avoir une bonne connaissance des évolutions technologiques et de l'offre logicielle concernant la documentation.

Dans leur académie, il apparaît primordial que les interlocuteurs académiques participent aux activités du groupe TICE et documentation, bien que certains soulignent qu'il n'existe pas toujours. Dans le cadre des activités de ce groupe, ils peuvent être amenés à faire connaître les logiciels et les ressources électroniques intéressant la documentation ou propres à être utilisés par les élèves dans un CDI, à participer, auprès des IPR-IA, aux actions d'information et d'animation organisées à destination de leurs collègues, à l'enrichissement du site académique dédié à la documentation, à des missions de formation dans le cadre de stages consacrés à l'usage des TICE, au dispositif d'assistance aux utilisateurs, au suivi d'expérimentations académiques plus générales, notamment celles relatives aux environnements numériques de travail, aux plates-formes de travail collaboratif, aux intranet... Chaque interlocuteur n'accomplit pas obligatoirement toutes ces tâches mais chacune est exercée par un bon nombre d'entre eux.
L'échange se termine par le souhait de voir émerger un texte qui préciserait la mission de l'interlocuteur académique.

 

XII Propositions de travail pour l'année en cours

Nous proposons à l'issue de ces deux jours de privilégier trois axes de travail pour l'année en cours :

  • un sur les intranets d'établissement

  • un sur les logiciels libres

  • un sur les usages d'ENS (Espace Numérique du Savoir)

 

Intranet d'établissement

Une réflexion commence à se développer dans les académies autour des intranet d'établissement dans le cadre du projet S2i2e, sur le terrain de plus en plus d'établissements mettent en place des intranets. Dans cette situation, nous devrions trouver là matière à asseoir notre réflexion et à échanger sur la place de la documentation et des ressources documentaires mises à la disposition des utilisateurs dans l'intranet ainsi qu'à leur condition d'accès et plus largement sur l'organisation de l'intranet et le rôle joué par le documentaliste dans sa mise en oeuvre. Il est décidé de nous informer sur les expérimentations en cours et les réalisations concrètes dans les différentes académies et d'échanger sur ce sujet.

 

Logiciels libres

Soucieux, pour des raisons économiques et déontologiques, d'avoir recours aux logiciels libres dans le cadre d'une utilisation pédagogique avec les élèves ou lors de la réalisation personnelle de documents, nous continuerons à faire de la veille sur ce sujet, à échanger des informations et nous recenserons également les tutoriels disponibles pour de telles ressources.

ENS (Espace Numérique du Savoir)

Le projet ENS apparaît un projet très intéressant pour les documentalistes, tant pour les ressources mises à la disposition des enseignants et des élèves que pour l'utilisation pédagogique qui peut en être faite dans le cadre de la libération des droits de représentation et de reproduction. Les interlocuteurs académiques souhaitent prendre connaissance de l'utilisation qui est faite de ENS. Ils proposent de prendre quelques contacts avec les documentalistes des établissements expérimentateurs et d'échanger sur ce sujet..

Nous communiquerons sur ces différents sujets, en utilisant, selon la nature des informations, soit la liste de diffusion des interlocuteurs académiques de documentation, soit l'espace de travail colaboratif.

Concernant la base des publications relatives aux CDI et à la documentation, les interlocuteurs académiques vont continuer à la mettre à jour, ou communiquer les informations nécessaires pour mettre à jour des données de leur académie.

En vue des échanges de la prochaine réunion que nous prévoyons à échéance d'une année (janvier 2004), il est décidé de continuer à nous tenir informé dans les académies sur la mise en place des itinéraires de découverte au niveau quatrième l'année prochaine.