Intervention de l'IGEN EVS et des IA IPR EVS de Paris

Accueil par Elisabeth Carrara, IGEN-EVS.

Ce premier jour est consacré  au harcèlement, la seconde journée du séminaire sera dédiée à un travail en partenariat avec des collègues CPE autour de deux problématiques.

Le harcèlement n'est pas une nouveauté mais la lutte contre le harcèlement est devenue une priorité récemment. La question concerne tous les professionnels de l’éducation, à tous les niveaux d’enseignement, 10 à 15% des élèves en âge de scolarité obligatoire sont victimes de harcèlement et l’enquête réalisée en 2010 par Éric Debarbieux pour l’Observatoire de la violence à l’école avec l’UNICEF. Plus de 11% des élèves de cycle 3 se déclarent harcelés.

Toute la communauté éducative est concernée.

Ce séminaire est plus particulièrement centré sur le cyber harcèlement.  Sur cette question, le professeur documentaliste peut mener des actions directement en lien avec le premier axe de sa circulaire de missions, en tant que "maître d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias".

Le développement du cyberharcèlement est lié à celui de nouveaux outils qui engendrent une vitesse et une facilité de publication et, par là, un harcèlement qui s’il se produit à l’école en dépasse immédiatement les limites, s’il se produit hors l’école en pénètre immédiatement l’enceinte. Il n'est plus "seulement lié à un endroit ciblé géographiquement (l'école...) mais va se retrouver partout.". Pour contribuer à lutter contre ce phénomène, un travail lié à la citoyenneté numérique doit être mené.

Pour la  deuxième journée du séminaire, un travail sera mené avec les collègues CPE pour réfléchir aux actions communes à mener sur cette question du cyber harcèlement : comment travailler avec les élèves (formations des délégués) mais aussi avec les parents. Un second axe sera abordé, portant sur le travail personnel de l'élève (devoirs faits, grand oral, accompagnement personnalisé, parcours d'orientation,...).

Comment chacun (CPE, professeur documentaliste) peut-il travailler et comment renforcer, ensemble, l'accompagnement des élèves ? Comment s'emparer de ces nouveaux dispositifs pour travailler avec les élèves ?

Accueil par Anne PEYRAT et Sarah ROUX-PERINET, IA IPR EVS Académie de Paris.

Le numérique n'est pas un choix mais une donnée structurelle : il est essentiel de former les élèves et donc d'accompagner en amont les enseignants. Malgré de nombreux "plans numériques", cela reste une problématique centrale. D'où l'importance des séminaires, temps de réflexion pour partager et mettre en commun.

À Paris, des GIPTIC ont été mis en place (https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_926985/le-giptic-presentation) : "les Groupes d'Intégration Pédagogique des Technologies de l'Information et de la Communication sont l'un des dispositifs d'appui de l'académie pour généraliser l'intégration du numérique au sens large dans les pratiques d'enseignement." Il existe aussi une journée du numérique dans chaque discipline qui a pour objectif de montrer ce qui va être développé et susciter une appétence : https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_1805030/journee-du-numerique-et-de-la-documentation-jnd-le-jeudi-29-novembre-2018-a-la-cite-des-sciences.

Sur le thème du harcèlement, le rôle du professeur documentaliste est central, il est garant d'une mise en synergie, il contribue et est souvent porteur d'une mise en cohérence des objets transversaux et est fédérateur en contribuant à faire sens à l'échelle de l'établissement.