Economie et Droit

Jean Claude Billiet (IGEN) ouvre la séance consacrée à la présentation du thème « Les dysfonctionnements du marché » en classe de première.

Deux thèmes sont retenus.

La notion de spécialisation

Anne-Marie Nourry rappelle que l'enquête du CERPET de juin 2004 a révélé le besoin de préciser le positionnement de cette notion. En classe de première, seule la notion de spécialisation des agents est retenue, celle des états n'étant pas abordée. Cette notion fait l'objet d'un dossier spécifique illustré à partir des ouvrages de J. Stiglitz. Ce dossier a été remis aux formateurs académiques.

La notion d'effets externe et de bien collectifs

Marie-Christine Avisse rappelle la nécessité de montrer que la coordination des échanges par un système de prix connaît des limites dues notamment à l'existence d'effets externes et à la présence de biens collectifs. L'état, la puissance publique, sont alors contraints de pallier ces insuffisances par la mise en place de mécanismes correctifs ou incitatifs.

Ensuite, Jean-Claude Billiet (IGEN) remet en perspective, en classe de terminale, le thème consacré à la monnaie : formes et fonctions de la monnaie, le financement de l'économie.

Ce thème difficile est étudié en 3ème année de licence de sciences économiques et doit être abordé de la manière simple avec les élèves, en évitant toute volonté de complexification.

Ce thème est également porteur de nombreuses représentations dans l'imaginaire des élèves : « Il n'y a pas que l'argent dans la vie ; il y a aussi les chèques et les cartes de crédits ». Il convient donc, à l'aide de matériaux pédagogiques fiables tels que la vidéo proposée par la Banque de France, de clarifier les enjeux de cette séquence pour faire assimiler des notions stables.

Anne-Marie Nourry présente le déroulement d'une séquence déductive destinée à faire observer les différentes formes et fonctions de la monnaie, puis à faire analyser et conceptualiser par les élèves les éléments propres à la création monétaire.

L'analyse de la masse monétaire (sans aborder le multiplicateur) fait l'objet de deux présentations complémentaires : une démarche déductive proposée par Marie-Christine Avisse et une approche inductive par Jean-Claude Billet.

Ces deux exemples méthodologiques permettent de préciser d'une part, le sens et la portée de ce thème (découverte de la masse monétaire, de son évolution, puis des causes de cette variation et enfin du rôle spécifique de la banque centrale) et d'autre part, l'explication des notions à construire (financement de l'économie et refinancement des banques par exemple).

Pour conclure cette session, et en abordant un autre thème du programme, Jean-Claude Billet rappelle l'importance de la notion de développement durable, et souligne la nécessité d'une approche interdisciplinaire.