Information et Gestion

Animateur : Alain Henriet, IGEN

 

Intervention d'Alain Séré, IGEN

Le programme d'enseignement d'information et gestion a été écrit à "deux mains" en quelque sorte entre la commission des "comptables" et la commission des "informaticiens". En réalité, il aura fallu plus de deux mains, car l'écriture d'un programme n'est pas chose facile et le résultat, finalement, n'est jamais que la traduction d'un compromis.

Compromis entre des ambitions disciplinaires, toutes légitimes, quant il s'agit d'inventorier ce qui doit figurer absolument dans le programme et les contraintes de temps disponibles. Compromis entre le souhaitable et le possible, entre le présent et le futur (du moins ce que l'on peut en connaître), entre le CT (la suite en terminale) et le M ou L terme (l'après-bac).

Un programme d'enseignement, c'est aussi des principes fondateurs, ceux qu'on se donne a priori, mais aussi ceux qui s'élaborent en chemin et qui éclairent les choix. Mon propos serait de vous faire partager quelques uns de ces principes…

1er principe :

Enseigner "par des technologies" et non pas "aux technologies" (ce qui est réservé aux formations post-baccalauréat). Qu'est-ce que cela signifie en Information et gestion ?

On désigne ici le potentiel proprement culturel de la formation par la technologie ou, dit autrement, la construction de la pensée de l'élève à partir de sa découverte d'un savoir-faire qui lui donne des instruments pour analyser, modéliser, prévoir.

Les TIC sont convoquées pour autant qu'elles peuvent être mises en œuvre par l'élève dans le contexte de son enseignement. En inscrivant celui-ci dans le cadre conceptuel du SI, le choix était assez évident :

  • focaliser sur les données et les traitements en gestion,
  • focaliser sur les réseaux en communication.

2ème principe :

Privilégier des objectifs d'acquisitions fondamentales durables et pertinents pour la poursuite d'études dans différents cursus.

Renoncer à tout aborder "dans le désordre", renoncer à prendre le risque d'introduire une sorte de vulgate de savoirs et savoir-faire informatiques qui n'aurait cours que chez nous et qui serait plutôt déformante qu'initiatrice.

Faire le choix d'une contribution restreinte mais stable à l'installation de fondamentaux réutilisables durablement quelle que soit la spécialité => le choix du modèle relationnel.

Renoncer à installer un enseignement simpliste qui reproduit en modèle (!) réduit l'enseignement à la technologie => le choix de ne pas enseigner la conception des bases de données relationnelles.

3ème principe :

Promouvoir des pédagogies de l'action mobilisant des outils qui permettent de dépasser le statut d'utilisateur de TIC (ça c'est pour le B2i), d'échapper à l'uniformisation culturelle des modes opératoires (ça c'est pour Ms) et de former par la diversité, par la comparaison, par la confrontation au choix des solutions.

Nous installons des supports et des scénarios qui prennent appui sur des objets informatiques existants, dont l'analyse et l'usage préalables en permettent la compréhension et se faisant l'acquisition de connaissances du programme.

Nous faisons le choix (le pari) d'encourager explicitement l'usage d'outils issus de l'Open source ou d'autres solutions que tout Ms, parce que nous savons que c'est un moyen pédagogique éprouvé de faire progresser la culture technologique (voire l'appétence pour cette culture) chez lez élèves comme chez les professeurs.

Ces principes, vous les retrouverez à l'œuvre en terminale, dans la spécialité CFE comme dans la spécialité GSI.

Aujourd'hui, l'intégration toujours plus grande de compétences TIC dans les programmes et les enseignements scolaires (B2i, niveau lycée en préparation) contribue à banaliser certains savoirs et savoir faire de nos enseignements technologiques (et professionnels).

Une obligation externe en quelque sorte à "faire la différence", non pas pour satisfaire nos égos mais pour donner effectivement un avantage "concurrentiel" à nos élèves :

  • Connaître les technologies et pas seulement les outils !
  • Comprendre les enjeux, mesurer les potentialités et les limites de leur mise en œuvre dans les organisations.


Pour conclure, je voudrais revenir rapidement sur l'image de Magritte invoquée ce matin par Alain Burlaud. La métaphore de l'œuf dit aussi que le programme est une promesse et qu'il appartient aux enseignants, à vous d'en faire une réalité, de lui donner corps, hauteur, élan !

C'est ce à quoi je vous invite maintenant.

Supports pour l'accompagnement des nouveaux programmes de 1ère

Les supports présentés ci-dessous ont été spécialement réalisés pour l'accompagnement des nouveaux programmes des classes de 1ère STG, dans leurs dimensions SI (système d'information) et TIC (technologies de l'information et de la communication).

 

 

Thèmes du programme
Supports
Point 2.1 : Le système d'informationCôté Cours sur le système d'information
Cas Medi-Livre
Côté Cours sur la représentation des flux d'information
Cas Boitamusic
Point 2.2 : Le modèle relationnel
Point 2.3 : La base de données
Côté Cours sur le modèle relationnel
Cas Parole et Musique
Cas Sportons
Cas Neptune Hôtel
Point 2.4 : la logique algorithmiqueCas Choiseul
Cas MedicSanté
Cas Convertisseur