Réunion des interlocuteurs académiques à Lyon - 20 et 21 janvier 2011

Journée du 20 janvier 2011

Intervention de Claude Baudoin, Conseiller TICE du Recteur de l'académie de Lyon, Directeur du CRDP de Lyon

Les travaux qui vont être menés lors de cette rencontre semblent orientés d'une manière articulée, voire systémique, entre l'école et l'entreprise, entre le virtuel et le réel, entre le sérieux et les jeux sérieux, entre le droit d'auteur et la liberté pédagogique, entre technicité et management, entre l'utilisation d'outils bureautiques et une réflexion sur les compétences par et pour les TICE...

 

Les usages TICE dans l'académie de Lyon :

 

Le développement des usages pédagogiques du numérique est placé sous le signe de l'articulation, des compétences partagées et du travailler ensemble.

  1. l'articulation des ressources et claude-baudoindes usages : depuis 2004, la mission TICE académique a été intégrée au CRDP.

  2. L'organisation des compétences partagées État/collectivités territoriales : des conventions ont été signées avec toutes les collectivités territoriales concernées pour la question de la maintenance informatique dans les établissements scolaires ; des conventions ont été signées ou sont en cours pour le déploiement des ENT.

  3. Une tradition de coopération entre les services de l'Éducation nationale : mission TICE- DSI – corps d'inspection - établissements. Les corps d'inspection sont impliqués dans toutes les innovations pédagogiques (ex : manuels numériques et ENT, baladodiffusion et langues vivantes...).

  4. Les efforts en direction des personnels d'encadrement en matière de politique numérique et de compétences TICE : « Espace cadres » au CRDP et travail avec les membres du réseau TICE ESEN. Séminaire sur les scénarios pédagogiques utilisant les TICE avec l'ex- INRP et le CNDP (Agence des usages TICE).

  5. La « laïcité » en matière de solutions logicielles : le CRDP est pôle de compétence des logiciels libres et il a développé le service d'accompagnement OSCAR pour faciliter l'utilisation des salles informatiques par les professeurs.

 

Concernant les ENT, deux départements sur trois sont en phase de généralisation.

Pour les lycées, le marché a été passé, et l'année qui vient sera consacrée au déploiement dans des lycées en expérimentation, aux pré-séries. A la rentrée 2012, l'académie adopte la « stratégie du « big bang » » avec un déploiement massif.

 

L'académie de Lyon tient à ce que les ENT soient d'abord des espaces collaboratifs et de pédagogie et qu'ils soient le pivot de tous les usages TICE.

 

Intervention de Christian Goujet, IA-IPR représentant les IA-IPR (Guy Chaufer et Patrick Pegoraro) et IEN-ET (Christiane Ribat, Véronique Monmaron, Marie-Pierre Sauvé, Dominique Vassal, Bruno Charmoille, Jean Pierre Meissonet)

L'intervention de Christian Goujet porte sur les questions d'orientation du développement des TICE dans les enseignements d'Économie-Gestion

Il est possible de distinguer plusieurs grandes phases dans le développement des TICE en Économie-Gestion tel que M. Goujet a pu l'observer en tant qu'IA-IPR dans la pratique quotidienne des enseignants :

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  • le développement des laboratoires informatiques qui a été fortement impulsé par la création de l’épreuve pratique en STT ;

  • l'apparition d’Internet comme source d’information, de mutualisation des ressources et comme moyen de communication, et l’installation des vidéoprojecteurs. Cette phase débouche finalement peu sur du travail réellement collaboratif ;

  • resterait une phase où l’on souhaiterait que l’usage des TICE permette une transformation et un élargissement de la relation pédagogique : la modification des comportements par la mutualisation de ressources, l'utilisation des outils TICE pour transformer les relations entre les élèves et les enseignants, etc. Cet usage existe (exemple : enseignement à partir de blogs) mais relève encore de l'exception.

Force est de constater que l'utilisation des TICE à des fins de simulation est encore peu répandue (jeux d’entreprise …).

L'attente de l’implication des interlocuteurs TICE pour relayer et défricher différents champs d’expérimentation des TICE reste donc très forte.

 

Présentation de l’équipe DGESCO-A3 et des participants (interlocuteurs et professeurs référents TRAAM)

Conseiller TICE du Recteur : Claude Baudoin

 

IA-IPR de l'académie de Lyon :

  • Christian GOUJET ;

  • Patrick PEGORARO.

 

Équipe DGESCO-A3 :

  • Thierry BOSSO, académie de Créteil ;

  • Christophe GOIDIN, académie d'Amiens ;

  • Gaëlle PENNETIER, académie de Créteil.

 

Interlocuteurs TICE Économie-Gestion (ou représentants) :

  • Bernard LECONTE , académie d'Aix-Marseille ;

  • Jean-Luc GENIN, académie d'Amiens ;

  • Gérard DUBAIL, académie de Besançon ;

  • Chakib ALAMI, académie de Bordeaux ;

  • Éric JULIAN, académie de Clermont-Ferrand ;

  • Apollonie RAFFALI, académie de Corse ;

  • Sandra BOUILLOT, académie de Créteil ;

  • Jean-Christophe DUFLANC, académie de Dijon ;

  • Pascal DEGRELLE, académie de Lille (à distance, via Centra) ;

  • Marie-Claude MARQUES, académie de Limoges ;

  • Jean-Paul MOIRAUD, académie de Lyon ;

  • Nicolas DUPREY, académie de Montpellier ;

  • Philippe LACURIE, académie de Nancy-Metz ;

  • Régis VEAU, académie de Nice ;

  • Paul HELLWIG, académie d'Orléans-Tours ;

  • Isabelle HESPERINE, académie de Paris ;

  • Sébastien VIVIER, académie de Poitiers ;

  • Alain BERNARD, académie de Reims ;

  • Claude COIGNAT, académie de Rennes ;

  • Dominique JOUET, académie de Rouen ;

  • Éric DESCHAINTRE, académie de Strasbourg ;

  • Dominique MONLAUR, académie de Toulouse ;

  • Didier EPSTEIN, académie de Versailles ;

 

Intervenants :

  • Yann BERGHEAUD, Professeur à l'Université Lyon 3 Jean Moulin, directeur du SUEL ;

  • Gérald DELABRE, Directeur adjoint du Centre de Droit et Nouvelles Technologies – Faculté de Droit Virtuelle, Université Jean Moulin Lyon 3 ;

  • Éric GUIRAUT, professeur d’Économie-Gestion au lycée Carriat de Bourg-en-Bresse, académie de Lyon ;

  • Christian MORAND, Angers 3D.

 

Les actions 2010-2011 de la DGESCO-A3 par Christophe Goidin, correspondant DGESCO A3

Les principales actions des correspondants de la DGESCO-A3 pour l'année 2010-2011 (gestion du site Éduscol, animation du réseau des interlocuteurs TICE, TRAAM, etc.) sont résumées dans ce diaporama.

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Chaque année, une enquête est menée auprès des interlocuteurs afin de mieux connaître leurs tâches académiques ainsi que leur relations avec la DGESCO-A3. Retrouvez les résultats de cette enquête.

 

Les mondes virtuels pour le business par Christian Morand, Angers 3D

christian-morandLes univers virtuels (univers immersifs) permettent de plus en plus d'avoir un impact dans le réel et font passer le consommateur du e-commerce au e-shopping, c'est à dire qu'il se promène dans un univers virtuel et peut faire ses achats, réels, dans cet univers (exemple : http://www.3d.angers.fr). L’avantage du e-shopping est que l'internaute passe devant des boutiques, il n’est plus dans la lecture mais dans la découverte d'un environnement intemporel (24h/24, 7j/7) et sans limite physique.

L’idée de la société est de modéliser à partir du réel et de réinventer les usages en faisant du marketing.

Les clients sont de tout type, mais en particulier les villes, à travers le produit Ville 3D (http://www.3d-villes.com) qui met en œuvre une modélisation et des possibilités, pour les magasins, d’intégrer ces univers en 3D avec des liens vers les réseaux sociaux comme FaceBook, Twitter… Pour les communes, c’est clairement un outil de promotion et de mise en concurrence.

D'un point de vue marketing, la 3D et la vision à 360° allongent l'attractivité, le temps passé sur un site, par opposition à un site classique.

En terme d'applications pédagogiques, ces mondes virtuels permettent notamment d'aborder les changements des approches marketing, une autre vision des réunions (via les univers virtuels par exemple avec Assemb'live), etc.

 

Emplois, stages et réseaux sociaux par Jean-Paul Moiraud, interlocuteur TICE Économie-Gestion de l'académie de Lyon

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L’intégration des dispositifs numériques dans les dispositifs d’apprentissage et d’enseignement est la question centrale des deux journées nationales des interlocuteurs académiques en Économie-Gestion.

 

Les enjeux et les usages sont multiples. J’ai choisi d’évoquer une partie de notre travail d’enseignant qui est à la frontière du pédagogique et du professionnel. Notre mission d’enseignant en STG consiste à dispenser des savoirs disciplinaires et à les inscrire dans une professionnalité toujours présente. Les enjeux de l’entreprise ne sont jamais loin, parce que la réflexion disciplinaire interroge le monde professionnel, mais aussi parce que les périodes de stage font partie de nos préoccupations. Parce que nous avons à intégrer dans nos réflexions et pratiques la formation par alternance.

 

Le web 2.0 transforme assurément les façons de travailler des acteurs du monde éducatif (enseignants et apprenants). On passe d’une transmission de l’information du sommet vers la base à une transmission réticulaire et transversale. L’exemple des journaux en ligne est révélateur de ce nouveau paradigme.

 

La question que je propose d’examiner est le lien existant entre les réseaux sociaux et la démarche de recherche de stage et / ou d’emploi. Comment utiliser les réseaux sociaux pour trouver des stages ou un emploi ?

 

 

  1. Les réseaux sociaux, web 2.0

Le travail réticulaire évoqué précédemment nécessite un mininum de clarification méthodologique :

 

Les réseaux sociaux : «Un réseau social est un ensemble d'identités sociales telles que des individus ou encore des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social. L'analyse des réseaux sociaux, basée sur la théorie des réseaux, l'usage des graphes et l'analyse sociologique représente le domaine étudiant les réseaux sociaux. Des réseaux sociaux peuvent être créés stratégiquement pour agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau social (professionnel, amical).

Un réseau social représente une structure sociale dynamique se modélisant par des sommets et des arêtes. Les sommets désignent généralement des gens et/ou des organisations et sont reliées entre elles par des interactions sociales.» - Wikipédia

 

Le web social : «Le Web social fait référence à une vision d'Internet considéré comme un espace de socialisation, un lieu dont l'une de ses fonctions principales est de faire interagir les utilisateurs entre eux afin d'assurer une production continuelle de contenu, et non plus uniquement la distribution de documents.» Il est considéré comme un aspect très important du Web 2.0. En particulier, il est associé à différents systèmes sociaux tels que le réseautage social, les blogs ou les wikis. Wikipédia.

 

Web 2.0 : «L'expression « Web 2.0 » désigne certaines technologies et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s'approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes peuvent interagir (partager, échanger, etc.) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social». Wikipédia

 

On le constate ces diverses définitions mettent en exergue l’interaction entre les acteurs d’un processus de socialisation.

 

 

Notre réflexion porte sur notre capacité à mettre en relation les entreprises et nos élèves / étudiants. De façon traditionnelle (et encore largement efficace) nous utilisons les réseaux personnels des enseignants, les réseaux des anciens élèves, les réseaux institutionnels de nos établissements.

 

Nous pouvons leur associer les nouvelles fonctionnalités des réseaux sociaux. J’évoquerais les deux plus emblématiques de ces dernières années Twitter et Facebook.

 

A. Twitter.

 

1) Définition

Twitter est un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs, appelés tweets (« gazouillis »), par Internet, par

messagerie instantanée ou par SMS - Wikipédia. Twitter permet d’envoyer des messages de 140 caractères ainsi que des URL de sites.

 

2) Utilité

Twitter peut être utilisé de façon fort utile pour sourcer le monde économique. Il convient au préalable de ne pas percevoir cet outil comme un signe de reconnaissance des «geeks», mais bien comme un outil de veille, d’intelligence économique. Il faut donc commencer son travail par une phase de repérage, d’identification des communautés établies. Ce travail est indispensable mais il peut s’effectuer en réseau avec d’une part le travail des enseignants (reste à déterminer la granularité de la recherche : classe, équipe enseignante d’une formation, équipe STG de l’établissement, groupement d’établissements) mais ce peut être aussi le croisement du travail des enseignants et des élèves.

 

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Les entreprises utilisent Twitter pour communiquer, elles sont présentes sur le web (exemple : les entreprises du CAC 40 sur twitter http://twitter.com/#!/referencement/societe-fr/, liste des PME et associations http://twitter.com/#!/referencement/pme-fr ). Il existe une solution sur le web qui se nomme Twibs. Elle permet de sourcer efficacement les entreprises présentes sur Twitter.

 

 

 

 

 

 

 

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Il faut donc au préalable isoler les champs utiles puis réaliser ce travail en collectif constitué de professeurs et d’élèves qui mettront en commun leurs travaux de recherche. Ainsi peut-on passer d’une démarche descendante de type un professeur des élèves à une démarche réticulaire professeurs / élèves. Cela suppose de modeler de façon quelque peu différente sa façon de gérer ses réseaux.

 

 

 

 

  

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Il est nécessaire, pour être totalement efficace, de s’équiper d’un agrégateur de flux Twitter pour suivre précisément les flux par séries ordonnées. Le logiciel gratuit Tweetdeck est de ce point de vue un outil très fonctionnel. Tweetdeck (ou toute autre solution identique) permet de supprimer l’inconvénient de la page Twitter en ligne, c’est-à-dire une affiche chronologique par empilement des informations. Tweetdeck permettra de suivre les flux par entreprise qui twitte (exemple : @renault_live), par thématique (exemple #stage), par cabinet de GRH, etc.

 

 

Bien évidemment l’innovation ne se décrète pas, elle suppose de se réunir en équipe et d’expliquer les enjeux de cette construction. Je vous propose en ligne un petit mémo de formation http://dsaa.apinc.org/2010/09/08/twitter-et-veille/ et une réflexion sur la veille informationnelle http://dsaa.apinc.org/2010/12/21/organiser-sa-veille/.

 

Ce travail peut servir de base à la construction d’une séance de formation en interne.

 


 

 

B. Facebook

 

jpm-4Deuxième figure emblématique du réseau social, Facebook peut être utilisé pour sourcer des entreprises. La démarche entamée pour Twitter peut être utilisée pour Facebook. Là encore, les entreprises ont utilisé et utilisent les services de ce service.

Il faut, également commencer par sourcer les entreprises qui utilisent Facebook pour une stratégie de «branding». Vous pouvez chercher, grâce à un moteur de recherche (ou un méta moteur), à lister les entreprises présentes sur Facebook.

 

Le second temps est de créer une page Facebook dédiée à vos élèves et à leurs recherches d’emplois et / ou stages. Cette page doit être maîtrisée, paramétrée, elle peut être modérée (cela me paraît indispensable). Vous pouvez ainsi agréger les différentes pages qui traitent d’emplois, les pages dédiées des entreprises et celles qui permettent de suivre les actualités en direct.

 

 

Le système de modération, lié à la structure du groupe permet de dissocier les pages pédagogiques des pages personnelles de nos élèves.

 

 

 

  1. Les traces et la mémoire des recherches

 

Le web 2.0 pourrait être classé dans les outils à fonctionnalité de lʼinstantané, pourtant ... une démarche réfléchie permet de conserver des traces et dʼinscrire le travail dans la durée avec possibilité de conserver des historiques.

 

On peut déjà lier Twitter et Facebook, puis il est possible de lier Twitter au site Delicious qui permet de conserver les liens utiles. Cela fera lʼobjet dʼun autre billet.


Télécharger le diaporama de l'intervention de Jean-Paul Moiraud.

 

 

 

Enseignement en immersion par Gérald Delabre, Directeur-adjoint du Centre Droit et Nouvelles Technologies de l'Université Lyon 3, responsable de la plateforme pédagogique Faculté de Droit Virtuelle

La création du campus virtuel de la Faculté de Droit de Lyon 3 a nécessité de mettre en place une plateforme d'e-learning et d'aider à l'apprentissage des TIC.

Le problème initial a été de convaincre d’une part les enseignants, mais également tous les étudiants à utiliser la plate-forme d'échange.

Ces étudiants ne sont pas tous des « digital-natives ». Ils sont évidemment familiarisés à certains outils (réseaux sociaux, smartphone, etc.), mais pour eux ce n’est pas nécessairement naturel dans le cadre professionnel et ils n’ont pas toujours une bonne vision de l'utilisation pédagogique qui pourrait en être faite.

La première mise en situation a été réalisée dans le cadre du C2I niveau 2, métiers du droit.

Le principal enjeu, au départ, est « d'apprendre au maître nageur à nager », c'est-à-dire de faire une présentation de l’usage des outils et non pas une formation à l'outil en lui-même, d'aider et d'accompagner les enseignants en proposant une structure et surtout des contenus (exemple : http://fdv.univ-lyon3.fr/joomdle/). Cela oblige cependant à être extrêmement disponible pour répondre aux demandes. La mise en place d'un forum afin de fournir une bouée aux étudiants et surtout de faire participer l'ensemble des acteurs s'est révélé nécessaire.

Une fois que les utilisateurs savent « nager », il est rassurant d'utiliser un environnement cadré et il est alors possible d'utiliser un environnement plus libre ou des techniques particulières (podcast, liens vers d’autres ressources… ). Par contre, cette nouvelle étape implique une maîtrise par l’enseignant et une bonne connaissance de son domaine (web 2.0, Wi-Fi …) car elle est nécessaire à une pédagogie participative.

Ce processus amène enseignants et étudiants à s’approprier les différents outils et à intégrer les étudiants dans des méthodes de travail à distance, participatives, dans l'utilisation de chat, de forums… mais également des mondes virtuels (exemples : Assemb’Live, Second Life, Open Simulator).

La Faculté de Droit a ainsi redessiné la faculté, un amphithéâtre, etc. et offert la possibilité de mise en contexte à travers des jurys, des tribunaux… (voir : http://www.cdnt.org/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=49).

 

Pour résumer, les différents niveaux de l'e-learning pourraient être les suivants :gerald-delabre-2

  • niveau 1: Pdf, plan de cours, énoncé du TP.

  • niveau 2 : plateforme pédagogique cadrée avec éventuellement des modules personnalisables par le professeur…

  • niveau 3 : internet classique, multimédia, autres ressources en ligne … avec utilisation de podcast.

  • niveau 4 : Web 2.0, Twitter, etc.

  • niveau 5 : les mondes virtuels.

Pour information, les Journées du e-learning auront lieu les 23 et 24 juin 2011 (Former au e-learning / former en e-learning : http://journees-elearning.com).

 

Un point sur la loi DADVSI et l'exception pédagogique par Yann Bergheaud, professeur à l’Université Lyon 3 Jean Moulin, directeur du SUEL

L'enseignant du primaire et du secondaire est un auteur sans droit d'auteur, ou plus exactement les auteurs sont dessaisis de leurs droits patrimoniaux par le jeu de l'exception de service public (article L131-3-1du CPI modifié le 1er août 2006), mais il est débiteur de nombreuses obligations dans l’utilisation d’œuvres existantes.

Néanmoins, dans le cadre de sa mission il est un auteur, mais ne dispose pas de droits sur ses créations, exception faite des enseignants chercheurs universitaires (pas de notion de lien hiérarchique).

L'exception pédagogique (Article L122-5 du CPI), fait qu'il est possible de reprendre des extraits et de travailler sur ces extraits.

Les oeuvres exclues de cette exception sont les oeuvres conçues à des fins pédagogiques (les cours réalisés par d’autres collègues), les partitions de musique et les oeuvres réalisées pour une édition numérique de l’écrit.

Les applications peuvent se faire à des fins d’illustration dans le cadre de l’enseignement (le public est composé d’élèves, d’enseignants, d'apprenants …), sauf pour les activités ludiques ou récréatives ou pour une exploitation commerciale.

La notion d’extrait s'évalue en pourcentage ou en terme de pages consécutives d’une œuvre (deux protocoles d'accord existent entre le ministère et les sociétés d'auteurs.). Il existe cependant une exception en classe : on peut retransmettre une œuvre intégralement si elle a été transmise à la télévision, mais l’utilisation de l’extrait est légale à condition d’avoir acquis l’original. L'enseignant doit tenir à jour un tableau récapitulatif des utilisations d'œuvres. Si l'œuvre littéraire existe exclusivement en format numérique, elle est exclue de l'exception pédagogique. La contrefaçon est l'équivalent en droit du vol, car on ne peut pas voler une chose immatérielle.

 

Télécharger le diaporama de l'intervention de Yann Bergheaud.

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Quelques références :