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Les Lettres d'information d'éduscol

L'interview : "Le CERPEP relie l'activité des CPC avec la formation des professeurs"

Jean-Pierre COLLIGNON,
Inspecteur général de
l’Éducation Nationale
et responsable du CERPEP.


Jean-Pierre Collignon revient pour nous sur l’actualité du CERPEP, Centre d’Études et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions, dont il a la responsabilité depuis 1 an.

Pouvez-vous nous rappeler les principales missions du CERPEP qui a changé de nom, anciennement CERPET?

Tout d’abord, cette structure s’appelle CERPEP depuis plus d’un an maintenant. Son objectif est de proposer une offre de formation continue en lien avec des entreprises et d’autres organisations sous forme de stages d’immersion.

Initialement, le CERPET proposait des stages pour les professeurs de l’enseignement technique, qu’ils soient STI (sciences et technologies industrielles) ou éco-gestion.

Depuis un an, et c’est la nouveauté, nos stages s’adressent à tous les personnels de l’éducation nationale. Ce public recouvre aussi bien les personnels de direction, les personnels d’encadrement que les enseignants de toutes les disciplines. Les stages ne sont donc plus uniquement réservés aux professeurs de l’enseignement technique.

Quelles sont les dernières évolutions du CERPEP ?

Mon prédécesseur avait commencé à initier des actions nouvelles. Dès mon arrivée, en septembre dernier, j’ai amplifié le processus en écrivant un plan stratégique du CERPEP dans lequel figurent nos objectifs. 

Nous avons diversifié les types de stages. Il y a toujours ce que l’on appelle les stages classiques, de 3 à 5 jours, mais nous avons aussi mis en place des journées thématiques autour des enjeux de l’entreprise, de thèmes tels que le développement durable, le développement de l’esprit d’entreprendre, l’économie solidaire, etc. Nous proposons également des stages à la carte, sur mesure, pour répondre au besoin spécifique d’une personne et d’une durée plus ou moins longue. 

Nous avons également commencé à contacter des ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation) pour mettre en place des modules de découverte du monde économique dans la formation initiale des enseignants. Et dans le cadre de nos partenariats, nous allons aussi signer une convention avec l’ESENESR (École supérieure de l’éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche) pour participer à la formation des inspecteurs et des personnels de direction. 

Dernière chose, nous développons la mise à disposition en ligne de ressources telles que des visites virtuelles en entreprise, des interviews sur la découverte des métiers, etc. Nous travaillons beaucoup sur la dimension numérique. 

Quel est sont vos prochains objectifs ?

Nous souhaitons changer la « façon de faire ». Jusqu’à présent une entreprise proposait un stage au niveau national et nous faisions venir des professeurs de toute la France. Ce que nous sommes en train de développer fortement, et cela commence à porter ses fruits, ce sont des stages déconcentrés dans les académies. L’idée est d’amener les entreprises à proximité des professeurs. Par exemple, en ce moment, le groupe Schneider propose dans chaque académie un stage sur la fibre optique. Cela ne veut pas dire que nous ne ferons plus de stages nationaux car parfois nous ne pouvons pas faire autrement mais nous voulons proposer des stages de proximité pour les personnels y compris pour ceux d’outre-mer qui étaient obligés de venir en métropole.

Ainsi, cette année, nous avons développé des stages aux Antilles, à la Réunion où peu d’actions étaient menées. Maintenant, il y a même des entreprises de métropole qui envoient des formateurs sur place !

Nous voulons également offrir des stages toute l’année. Jusqu’à maintenant les stages avaient surtout lieu pendant les vacances.  Au cours de l’année, il y a aussi des opportunités que nous essayons de saisir. Même si nous avons un programme, nous souhaitons opter pour une logique de fonctionnement en temps réel. Ainsi, il y un mois, un grand groupe industriel de robotique, Fanuc, nous a fait une proposition de stage en Martinique. Il serait dommage de refuser sous prétexte que ce n’était pas prévu au catalogue.

Quelles sont les principales entreprises partenaires ?

Au total, nous avons 115 entreprises partenaires et un certain nombre d’associations,  environ une quinzaine.
Parmi ces 115 entreprises, nous retrouvons tous les grands partenaires tels que PSA, Schneider, le groupe Legrand, IBM, Airbus, Nestlé etc.

Pouvez-vous nous indiquer le nombre moyen d’enseignants concernés par vos actions ces dernières années ?

Pour vous donner les chiffres de l’année scolaire 2013-2014, nous avons compté 570 participations pour les stages classiques de 3 à 5 jours.
Notre nouveau dispositif, « les journées thématiques », a touché environ 1600 professeurs.
Nous n’avons pas encore les résultats pour l’année 2014-2015, mais le nombre des personnels concernés sera à la hausse.

À quelles filières appartiennent-ils ? À la voie technologique ? À la voie professionnelle ?

Si l’on regarde les statistiques de l’année scolaire 2013-2014, il y a une grosse majorité d’enseignants des disciplines techniques.
Globalement, la participation des enseignants de la voie technologique ou professionnelle est relativement équilibrée et nous proposons des stages spécifiques.
Par contre, pour l’année 2014-2015, je sais que nous aurons une forte augmentation d’enseignants de l’enseignement général.

Selon vous, quelles sont les articulations possibles entre le CERPEP et les CPC?

Il y a des évolutions en permanence dans le système éducatif, à titre d’exemple la rénovation des diplômes dans le cadre des CPC. 

Notre objectif est de donner la possibilité aux enseignants de se former, en entreprise, sur les nouveautés inscrites dans les  référentiels rénovés ou créés. C’est le cas, par exemple, pour deux BTS en cours de création : le BTS Pilotage des procédés et le BTS des Métiers de la chimie pour lesquels nous allons proposer des stages de proximité en liaison avec l’Union des Industries Chimiques (UIC) et les professionnels des Papiers et Cartons.

C’est très important pour les enseignants de trouver des stages en liaison avec les enjeux du système éducatif tel que le développement du PIIODMEP (parcours individuel d'information et de découverte du monde économique et professionnel) comme autre exemple.

Les contacts réguliers que nous avons avec les représentants des branches professionnelles nous donnent la possibilité d’anticiper les besoins et de mettre en œuvre des stages adaptés.


ÉVÉNEMENT À VENIR. Le Centre d’Études et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions (CERPEP) fêtera ses 60 ans l’année prochaine.

Pour en savoir plus sur le CERPEP :
http://eduscol.education.fr/pid31532/stages-cerpep-de-formation-en-milieu-professionnel.html

Actualités

Liste des diplômes professionnels 2015 publiée

en ligne sur éduscol 

 

L’unité facultative de mobilité au baccalauréat professionnel

Première session d’examen

La session d’examen 2015 du baccalauréat professionnel sera la première session permettant aux candidats de présenter « l’unité facultative de Mobilité ». Près de 4000 candidats se présentent à cette épreuve facultative.

La validation de cette unité pourra faire l’objet de la délivrance, par le Recteur, d’une attestation, dite Attestation EuroMobipro.

Trois textes réglementaires en 2014-2015 sur la mobilité

En France, le ministère de l’Éducation nationale a soutenu la mise en œuvre de la recommandation européenne ECVET (European Credit system for Vocational Education and Training) en produisant trois textes réglementaires relatifs au baccalauréat professionnel. Ceux-ci visent à favoriser et à reconnaître la mobilité des apprenants du baccalauréat professionnel soit dans le cadre des unités obligatoires de ce diplôme, soit dans le cadre de l’unité facultative.

Une volonté européenne

La mobilité transnationale est fortement encouragée en Europe pour l’acquisition de compétences et de connaissances favorisant l’ouverture culturelle, citoyenne et professionnelle.

Le programme communautaire « Erasmus + » est un levier financier pour encourager les mobilités, et ce pour tous les publics de la formation professionnelle, notamment les apprentis et les lycéens professionnels.

http://www.agence-erasmus.fr/

Complémentairement au programme communautaire « Erasmus + », la Recommandation européenne du 18 juin 2009 relative au système « ECVET », cité précédemment, vise à faciliter la reconnaissance d’acquis obtenus par un individu en mobilité européenne en vue de l’obtention d’une certification professionnelle, ce conformément à la législation nationale.

Textes de référence et observations

Consultez le détail des textes en rubrique "Textes réglementaires"

 

Programme d'études 2014

Comme chaque année, la Dgesco commande des études à des chercheurs et à des consultants sur les thèmes des diplômes professionnels et de la formation professionnelle.

Pour l’année 2014, 3 études ont été lancées.

1ère étude : « Les évolutions du métier de technicien supérieur technico-commercial »

Confiée au cabinet Maïeutika, cette étude interroge l’existence de la « figure » du technico-commercial de niveau III. Elle s’achèvera à l’automne 2015.

Le BTS technico-commercial, qui relève de la 15ème CPC « Commercialisation et distribution » a été créé  en 2006 (première session en 2008). Il vise une cible d’emplois de techniciens supérieurs alliant compétences commerciales et compétences techniques dans un secteur particulier. La fonction visée est la vente de produits aux entreprises (souvent résumée par l’expression « B to B », « business to business »).

Le client, dans ce cadre, a une bonne connaissance du produit et des fonctionnalités qu’il en attend ; il est donc essentiel que le technico-commercial puisse élaborer son argumentation dans le même registre technique.

Cependant, la dimension « composite » de ce métier pose la question de son positionnement, et de son classement dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles  : doit-on le retrouver dans une catégorie technique ou commerciale ? Le positionnement du BTS dans la 15ème CPC semble être une réponse, qui ne solde cependant pas la question. En effet, devient-on technico-commercial à partir d’un socle commercial auquel on ajoute une compétence technique, ou l’inverse ?

Par ailleurs, la tendance générale, constatée par nombre d’études, à l’accroissement des exigences de la clientèle - y compris celle des particuliers - en termes d’accompagnement et de conseils techniques, ne minimise-t-elle pas la « singularité » de la figure de ce technico-commercial vis-à-vis des autres catégories de commerciaux ?

Existe-t-elle encore, alors même que ce secteur connait de profondes mutations ? Quel est le rôle du BTS « technico-commercial » ? Quelle est sa position vis-à-vis des autres niveaux d’emploi (les « ingénieurs commerciaux » par exemple) ? Ce positionnement est-il le même dans les différents secteurs techniques considérés (bâtiment, industrie..) ? Quelles sont les parts respectives, dans l’alimentation des emplois-cibles de ce diplôme, des jeunes diplômés de BTS technico-commercial et de personnes issues d’autres voies, techniques ou commerciales ?

2ème  étude : « Habilitations et certifications « annexes » dans les diplômes professionnels de l’éducation nationale ».

La Maison des sciences de l’homme de Nantes en partenariat avec le Céreq,  donne au Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche des éléments d’analyse et des critères (critères d’opportunité par rapport aux risques, aux questions d’employabilité, critères juridiques, de coût..) permettant de fonder une approche générale du sujet. Cette étude sera finalisée au printemps 2016.

À partir d’un état des lieux des différentes certifications/habilitations intégrées dans la préparation aux diplômes professionnels de l’éducation nationale, et d’un recensement des difficultés rencontrées, il s’agit d’analyser ce phénomène plus précisément.

Le monde du travail expose les opérateurs à des situations potentiellement dangereuses. Au-delà du développement des équipements de prévention et d’une organisation plus sûre, la formation des acteurs, face aux risques (électriques, chimiques, liés au travail en hauteur, à la conduite d’engins, au port de charges… etc) est un élément clef de la prévention des risques.

Cette exigence de formation se traduit aujourd’hui par la multiplication des certifications/habilitations (habilitation électrique, conduite d’engins en sécurité, travail en hauteur, manipulation des fluides frigorigènes …) dont la possession est souvent obligatoire pour l’exercice professionnel, voire pour la réalisation des périodes de formation en entreprise. Un nombre croissant de ces habilitations/certifications est intégré dans la préparation des diplômes professionnels, non seulement pour des raisons de prévention des risques, mais aussi parce certains secteurs professionnels peuvent être tentés d’en déléguer entièrement la charge à la formation initiale.

Cependant, ces certifications/habilitations « annexes » ne sont pas simples à intégrer dans des cursus de formation, entre des enjeux de coûts, de temps (certaines sont très lourdes), de cohérence pédagogique et de formation des enseignants. Il convient par ailleurs de distinguer les cas pour lesquels l’établissement délivre une attestation de formation de ceux pour lesquels le passage par un organisme certificateur implique un coût non négligeable.

Au-delà, c’est la nature même des diplômes qui est interrogée, la place des compétences professionnelles risquant de se trouver réduite par la multiplication des certifications.

3ème étude : « Les diplômes de l’éducation nationale et les filières industrielles stratégiques ».

Le cabinet Sémaphores, observe au regard des 14 filières identifiées, l’adaptation des diplômes professionnels de l’éducation nationale aux enjeux actuels et futurs. Elle s’achèvera à l’automne 2015.

La politique de « redressement productif » actuellement engagée se traduit par l’identification de filières industrielles stratégiques où l’État constitue avec les acteurs du secteur, et parfois avec la région, des comités stratégiques de filières (CSF). Ces comités sont chargés d’identifier les enjeux clés de la filière et de proposer des actions susceptibles de renforcer sa compétitivité. Les contrats de filière prévoient pour la plupart des actions dans ces domaines : structuration de la filière, développement et performance, emplois et compétences, développement à l’international, financement, recherche et innovation, relation inter entreprises, grands groupes et PME notamment.

Il existe actuellement 13 CSF : Aéronautique, Alimentaire, Automobile, Biens de consommation, Chimie et Matériaux, Éco-industries, Ferroviaire, Industries extractives et de première transformation, Industries et technologies de santé, Mode et Luxe, Naval, Nucléaire, Numérique auxquels s’ajoute la « Silver Economie ». Les analyses menées dans le cadre de la « Commission nationale des services » ouvrent également des perspectives nouvelles.

L’éducation nationale, à travers sa mission de formation initiale des jeunes, mais aussi grâce au processus permanent d’actualisation des diplômes professionnels élaborés en partenariat avec le monde professionnel, s’inscrit pleinement dans cette démarche. Le processus de labellisation de « Campus des métiers et des qualifications », pôles d’excellence qui contribuent à soutenir, par la formation, les politiques territoriales de développement économique et social et à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, constitue un élément important de cette mobilisation.

Comment les enjeux qui émergent dans les comités stratégiques de filières peuvent-ils être pris en compte par l’éducation nationale dans son offre de diplômes professionnels comme dans sa contribution à l’offre territoriale de formations ? Quel rôle pour ces diplômes dans la mobilisation engagée ? Quelles compétences développer, quelles convergences trouver entre diplômes relevant de différents champs (production/services) pour faire face aux évolutions repérées ou attendues?

Nous en saurons plus à l’automne prochain.

Focus

Séminaire
"Renouveler les contenus de formations des diplômes professionnels: transition énergétique et croissance verte"

Pourquoi le séminaire?

Le bureau des diplômes professionnels a organisé le 19 mai 2015 à Paris le séminaire « Renouveler les contenus de formations des diplômes professionnels : transition énergétique et croissance verte ». Cette action nationale de formation a permis de mobiliser plus d’une cinquantaine d’inspecteurs, proviseurs, conseillers en formation continue et partenaires pour réfléchir à la mise en cohérence des pratiques éducatives et formatives dans les formations professionnelles au regard des enjeux de la transition énergétique.

Cette année, la France se dote d’une loi sur la transition énergétique et accueille la 21e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. L’objectif est de limiter les émissions de gaz à effets de serre pour contribuer à lutter contre le changement climatique. Cela implique de réduire l’usage des énergies fossiles, de développer de nouvelles pratiques, d’impulser l’innovation dans les activités économiques.

À cet égard, la prise en compte des enjeux du développement durable et de la transition énergétique dans les diplômes professionnels est une réalité depuis plusieurs années et en particulier depuis le Grenelle de l'environnement.


À LIRE.

Textes réglementaires

Examens professionnels à distance.

La possible tenue à distance d'épreuves et de réunions de jurys concerne désormais l’ensemble des diplômes professionnels.
Un an plus tôt, leDécret n° 2014-314 du 10 mars 2014 autorise la tenue à distance d'épreuves et de réunions de jurys du baccalauréat général, technologique et professionnel.

Depuis le 11 mai 2015, leDécret  n° 2015-520 et son arrêté octroient cette possibilité au CAP, au BEP, au BM et aux MC des niveaux V et IV.
Ces deux nouveaux textes visent à ouvrir, à compter de la session 2016, la possibilité de tenir à distance, au moyen d’outils de communication audiovisuelle :

  • des épreuves ou parties d’épreuves des examens précités.
  • des réunions de délibération de jurys dans le cadre de ces examens.

Ces nouvelles modalités doivent contribuer à la maîtrise de l'organisation de l'examen et permettre de répondre aux besoins spécifiques de certains candidats en raison notamment de leur handicap, hospitalisation, incarcération ou de leur situation

Unité facultative de mobilité: 3 textes

Décret n° 2014-725 du 27 juin 2014 modifiant le règlement général du baccalauréat professionnel :

  •  Possibilité qu’une partie de la période obligatoire de formation en milieu professionnel, dont la durée est de 22 semaines pour la totalité du cursus de baccalauréat professionnel, soit réalisée, dans la limite d’un tiers de cette durée totale, dans un pays membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de l’Association européenne de libre échange.
  •  Autorisation d’une délégation partielle de la formation à l’examen du baccalauréat professionnel à un établissement de formation professionnelle implanté dans un de ces pays et prise en compte, dans la validation des unités du diplôme, des évaluations portant sur cette partie de la formation.
  •  Dorénavant, deux unités facultatives peuvent être présentées par les candidats à l’examen du baccalauréat professionnel.

Arrêté du 27 juin 2014 créant à titre expérimental une unité facultative « mobilité »dans le diplôme du baccalauréat professionnel.

  • Cette unité permettra de valider des acquis généraux et professionnels évalués dans le cadre d’une période de formation effectuée dans un pays appartenant à l’Union européenne, l’Espace économique européen ou l’Association européenne de libre échange.
  • Effective dès la session d’examen 2015, elle concerne les candidats relevant d’une évaluation par contrôle en cours de formation.

L’arrêté créant cette disposition comporte en annexe  le référentiel des compétences professionnelles et générales visées par cette unité « mobilité », la définition de l’épreuve qui permettra de l’évaluer ainsi qu’une grille d’évaluation.

Arrêté du 13 avril 2015 portant sur la création de l'attestation EuroMobipro dans le diplôme du baccalauréat professionnel.

Pris en application des deux textes mentionnés supra, cet arrêté établit la possibilité d’une délivrance, par le Recteur, d’un document attestant des acquis généraux et professionnels évalués au titre de l’unité facultative de mobilité.

Lire, voir, écouter...

La collection CPC-Études: 4 nouvelles publications

  • « Compétences clés : définitions, usages et formalisation », par René Paul Arlandis, Jean-Claude Coulet, Linda Oulmane et Marina Guimaraes, CPC-Études n°2014-4.
  • « Le secteur de la coiffure : évolution des métiers et des emplois, état des lieux et perspectives, conséquences sur l’offre de diplômes », par Catherine Gay et Fanny Montarello, CPC-Études n°2014-3.
  •  « Études de cas sur les jeunes ouvriers de la filière automobile : impact de la crise sur l’emploi, la qualification et les mobilités », par René Mathieu et Armelle Gorgeu, CPC-Études n°2014-2.
  • « Les emplois de la vente et du commerce : quelles évolutions pour les deux baccalauréats professionnels ? », par Jean-Paul Cadet, Françoise Kogut-Kubiak, Samira Mahlaoui et Dominique Maillard.
 

Événements à venir

 

Les 17,18 et 19 novembre  2015

colloque organisé à l'Université de Lille 3.

La voie professionnelle à l'épreuve du baccalauréat et de la hausse du niveau d'éducation: les trente ans du bac pro

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Du 30 juin 2015
au 3 juillet 2015

au Cnam de Paris

Biennale de l'Éducation, de la formation et des pratiques professionnelles 2015 qui aura pour thème: "Coopérer"

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Au fil de l'O

Bilan des CPC 2014

Toutes les publications d’arrêtés relatifs aux diplômes professionnels depuis le 1er janvier 2015

En ce mois de juin, l’heure est au 1er bilan pour le bureau des diplômes professionnels.
Depuis le 1er janvier 2015, 27  arrêtés, portant sur des créations et des modifications, ont été publiés.

Télécharger le tableau récapitulatif des arrêtés

Les travaux de rénovation en cours, à la date du 2 juin 2015

Pour chaque CPC, voici la liste des diplômes en cours de rénovation :

3ème CPC
  • BTS Industrialisation des produits mécaniques
  • BTS Étude et réalisation d’outillages de mise en forme des matériaux
  • BTS Conception de produits industriels
  • BTS Construction navale
  • BTS Fonderie
  • BTS Mise en forme des matériaux par forgeage
  • BTS Moteur à combustion interne
  • BTS Après-vente automobile
  • BTS Maintenance et Après-Vente des Engins de Travaux Publics et de Manutention
     
  • Baccalauréat professionnel Systèmes électroniques numériques- SEN
  • Baccalauréat professionnel Electrotechnique- ELEEC et BP Installations et équipements électriques
  • Baccalauréat professionnel Maintenance des matériels

  • MC IV Soudage
  • MC IV Mécatronique maritime

  • CAP Maintenance des matériels
5ème CPC
  • BTS Géomètre-topographe
  • BTS Enveloppe du bâtiment
  • BP Platrerie-Plaque
  • BP Peinture revêtements
6ème CPC
  • BTS Chimiste
  • BTS Peinture encres et adhésifs
  • BTS Plasturgie- Europlastic
  • BTS Contrôle industriel et régulation automatique
  • BTS Métiers de l’eau
  • BTS Pilotage de procédés (Création)
7ème CPC
  • CAP Crémier - Fromager
  • BP Boucher
8ème CPC
  • Baccalauréat professionnel Métiers du cuir (option sellerie garnissage)
10ème CPC
  • BTS Agencement de l’environnement architectural
  • CAP Ébéniste
12ème CPC
  • BTS Communication graphique à deux options
15ème CPC
  • Baccalauréat professionnel Commerce
  • Baccalauréat professionnel Vente
17ème CPC
  • CAP Restaurant-CAP Brasserie café-CAP Services hôteliers
  • CAP Cuisine
19ème CPC
  • Baccalauréat professionnel Esthétique cosmétique parfumerie
20ème CPC
  • CAP Petite enfance
  • Transformation en un baccalauréat professionnel du diplôme de technicien (DT) podo-orthésiste et du DT prothésiste-orthésiste.

Les métiers bougent

Les métiers et les formations à l’heure du numérique- 24 mars 2015

Une rencontre, organisée par l’AFDET et AGEFA-PME a eu lieu le 24 mars dernier sur le thème « La percée des métiers du numérique : quelles perspectives ? »

Les intervenants

  • Patrick Cocquet, Délégué Général Cap Digital (Pôle de compétitivité) ;
  • Jérémy Gresser, Directeur Adjoint Multiposting  ;
  • Olivier Coone, Délégué à la formation Syntec numérique (syndicat d’employeurs) ;
  • Ghislaine Azemard, Professeur des Universités, titulaire de la chaine UNESCO Innovation, Transmission, Edition numériques, Université Paris 8 Fondation Maison des Sciences de l’Homme, AGEFA PME.

Un résumé de la rencontre

par Stéphane Balas, responsable du programme d’études à la DGESCO

Les métiers du numérique sont divers et se diversifient encore plus aujourd’hui. À partir de métiers centraux (développeur, web master, etc.), apparaissent des métiers nouveaux : juristes, managers en monétisation (secteur des jeux vidéo), spécialiste de la sécurité, etc. En pleine expansion, il est nécessaire de les caractériser et d’identifier les entreprises où ils s’exercent.

Globalement, ce secteur a du mal à recruter. Environ 36 000 emplois seront non-pourvus en 2018, en Ile-de-France.

Six facteurs impactent aujourd’hui ce secteur et expliquent sa croissance :

  •   L’informatique en nuage (cloud) ;
  •   L’Internet mobile ;
  •   L’Internet des objets connectés (montres, bracelets) ;
  •   Le paiement sans contact ;
  •   Le Big Data ;   
  •   La cyber sécurité.

Les candidats recherchés sont majoritairement diplômés à bac + 5 et au-dessus. Ce sont principalement des ingénieurs et docteurs, spécialisés en informatique, mais aussi dans un autre domaine (commerce, marketing, design). La maîtrise de l’anglais est nécessaire.

Sur des fonctions « répétitives », l’embauche de BTS peut être envisagée, mais reste marginale.

©MEN - Direction générale de l'enseignement scolaire
Bureau des diplômes professionnels
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