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Indexation de ressources

Séminaire SDTICE 2007

Interventions du 27 mars

Projets inter-UNT, réseaux de portails OAI (ORI-OAI)

Alain MAYEUR (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis)
Yohan COLMANT (Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis)

Alain Mayeur, de l'université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, présente les activités d'un groupe de travail sur le réseau de portails OAI, constitué comme "projet inter-UNT qui a pour objectif de mutualiser les réflexions sur les problématiques de valorisation et de partage  des ressources numériques". Il s'agit d'un "lieu d’échange sur les organisations à mettre en œuvre », destiné à « mutualiser les pratiques sur la mise en place de composants applicatifs pour déployer des portails thématiques et des outils de référencement sur les UNT. Le projet s’inscrit dans une démarche de création numérique importante avec, d’une manière globale, l’ensemble des ressources (pédagogiques, administratives, scientifiques, etc.) pour développer une qualité d’information nécessaire au développement des services numériques dans le cadre de l’utilisation des ENT (Espace Numérique de Travail)". Le groupe de travail correspond aux "besoins d’accessibilité et de diffusion des ressources dans les contextes des UNT et des UNR, en partant des établissements". Il fonctionne depuis 18 mois. Une réflexion est menée au sein d’UNIT sur la "convergence des besoins de référencement et d’indexation avec UVED". Alain Mayeur précise que « le ministère a souhaité que ce travail soit élargi à l’ensemble des UNT".

"Le projet répond aux besoins de stockage, de référencement, d'indexation et d’accès aux documents. Il a pour but d'assurer la valorisation et la gestion pérenne des contenus numériques, de développer un système global d'information en lien avec les ressources numériques pour avoir un référentiel unique de documents. Il s'agit également de partager les informations entre les établissements et de donner l'accès à distance aux ressources numériques par Internet tout en respectant les droits d’auteur, l’interopérabilité, les normes d’échange, les problématiques de vocabulaires communs". Alain Mayeur expose les modalités d'organisation en réseau pour "harmoniser le  partage des ressources dans plusieurs contextes (UNR, UNT, réseau d’établissements…)". Il souligne la « volonté de laisser la ressource au niveau de l’établissement producteur et gestionnaire, tout en mutualisant les réalisations, par le biais de portails thématiques et en disposant de fonctionnalités de recherche performantes".

Alain Mayeur indique que l’on est en présence d’une "évolution nécessaire : c’est un chantier important qu’il faut mener à bien pour développer l’accessibilité, afin d'avoir une présentation homogène de l’offre de formation, de profiler les usages, d'articuler les offres de formations avec les ressources numériques associées". L'enjeu est d'obtenir une "lisibilité des ressources accrue auprès des étudiants et des enseignants, un accès organisé aux ressources pédagogiques au moyen de l’ENT, une présentation homogène, au sein de l’établissement, des ressources potentiellement accessibles aux usagers" ainsi que "des services d’accès en fonction du profil de l’étudiant". Le périmètre du projet touche à "la production et à la gestion des ressources, mais aussi à leur publication en permettant de contrôler les droits d’accès par les usagers. Il touche aussi à leur visibilité grâce à l'indexation en LOMFR et la classification élaborée par les UNT, etc." La mise en place d’un système de gestion de documents correspond aussi à « un système de production partageable par l’échange de métadonnées OAI-PMH et un système de recherche avancée (métadonnées, texte intégral)".

Le groupe de projet est constitué d'experts de l’INSA de Lyon, de l'université Rennes-1, de l'INPT (Institut national polytechnique de Toulouse), de l'université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis. Le pilotage est inter-UNT, auquel sont associés des directeurs de SCD. Le développement technologique est fait en open source.

Yohan Colmant, de l'université Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, poursuit la présentation pratique du projet ORI-OAI, de réseaux de portails OAI. « Vu de l’extérieur, un entrepôt de ressources est une boîte noire dans laquelle il y a des documents, auxquels sont associées des métadonnées. L’entrepôt compatible OAI permet d’organiser les protocoles d’échange des ressources. Le moissonneur compatible OAI est capable de faire des requêtes sur un entrepôt OAI. Par exemple, un internaute accède au site web d’UNIT et retrouve tous les entrepôts moissonnés par UNIT". L'équipe projet est partie de travaux réalisés dans le cadre d’ESUP portail, indique-t-il. Elle est "actuellement en phase finale et passe en phase de test. Une première version complète est achevée, l'équipe travaille maintenant à la mise en place d’autres formats que le LOM". Pour la distribution du projet ORI-OAI, la mise en place diffère selon les contextes différents : selon qu’il s’agit d’un établissement, d’une UNT ou d’une UNR".

Questions

Un participant de Nice demande s'il est possible d’y intégrer l'outil de communication scientifique entre chercheurs HAL (Hyper article en ligne, http://hal.archives-ouvertes.fr). Alain Mayeur répond que le groupe "travaille sur une coordination entre le référentiel au sein de l’établissement et le référentiel national HAL. Une réunion a eu lieu il y a une dizaine de jours sur la question de se relier à HAL. Par contre, HAL est d'ores et déjà moissonnable immédiatement". Selon Marcel Spector, "cela suppose que les systèmes d’information locaux fonctionnent, et on voit au quotidien des systèmes qui ne fonctionnent pas. Quelle est la stratégie de récupération de l’existant ? C’est le cœur du début du système". Il s'agit pour Alain Mayeur, "d’abord de travailler les systèmes, ensuite de récupérer l’existant. Les deux aspects doivent être menés en parallèle. Il faut aujourd’hui déclencher ces chantiers". Pour Marcel Spector, « la question est que 90 % des ressources sont grises. Comment faire pour qu’elles soient visibles ? Le problème est d’abord de faire des systèmes d’information locaux qui se tiennent, et on n'a pas beaucoup avancé jusqu’à présent".