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Pratiques collaboratives

1. De quoi parle-t-on ?

blog, folksonomie, partage de signets, réseau social, Web 2.0, wiki...

Définitions

Blog

Office québécois de la langue française

Blogue : définition

« Site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s'expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d'articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d'un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d'hyperliens, d'images ou de sons, et pouvant faire l'objet de commentaires laissés par les lecteurs.
Le blogue, qui est créé et animé généralement par une seule personne, mais qui peut aussi être écrit par plusieurs auteurs, se caractérise par sa facilité de publication, sa grande liberté éditoriale et sa capacité d'interaction avec le lectorat. »

Grand dictionnaire de la langue française (Québec)

Différents termes
L'Office québécois de la langue française a traduit le terme anglais blog par blogue. Il emploie également weblogue à la place de weblog.
En France, la Commission générale de terminologie et de néologie a adopté le 20 mai 2005 le terme bloc-notes. Mais il reste peu usité.

Occurences sur Google
Une recherche sur les pages francophones de Google (14/05/2009), donne les occurences suivantes :
- blog : 3.190.000.000
- blogue : 16.000.000
- weblog : 6.860.000
- bloc-notes : 2.590.000 (toutes significations confondues)
- weblogue : 320

Folksonomie

Office québecois de la langue française

Définition

«  Système de classification collaborative et spontanée de contenus Internet, basé sur l'attribution de mots-clés librement choisis par des utilisateurs non spécialistes, qui favorise le partage de ressources et permet d'améliorer la recherche d'information. »

Équivalent anglais
folksonomy

Termes non retenus :
socionomie , peuplonomie , populonomie , personomie, potonomie

Notes

«  À l'inverse des systèmes hiérarchiques de classification (faite par des experts), les contributeurs d'une folksonomie (des internautes, de simples utilisateurs) ne sont pas forcés d'utiliser une terminologie prédéfinie, mais peuvent librement choisir les termes (catégories thématiques) pour classifier leurs ressources. Ces termes sont souvent appelés mots-clés, descripteurs ou étiquettes (tags en anglais).
Il existe de nombreux sites Web qui exploitent la folksonomie pour le partage de ressources, comme des photos, des images vidéo, des pages Web, des signets, etc. »
La folksonomie permet notamment de classer les billets publiés dans les blogues.

Notes linguistiques :
«  Le terme anglais folksonomy est un mot-valise issu de la contraction de folks (les gens) et de taxonomy (classification hiérarchisée). L'adaptation française de ce terme est folksonomie.
En plus du terme folksonomie, on rencontre dans Internet plusieurs autres équivalents pour désigner ce concept en français : socionomie (socio-, de social, société, ce mot aurait un sens différent en économie), peuplonomie (peuplo-, préfixe français inexistant; mot non transparent), populonomie (de populo, populace « bas peuple », connotation péjorative), personomie (de personne, manque de précision) et potonomie (de pote « ami », mot familier, non pertinent dans le contexte). Cependant, ces derniers, très peu attestés, n'ont pas été retenus, car ils constituent, à notre avis, des tentatives de francisation peu satisfaisantes sur le plan terminologique et viennent concurrencer inutilement le terme folksonomie, déjà largement utilisé. »

Les termes de la blogosphère

Wikipédia

Définition

« Une folksonomie est un néologisme désignant un système de classification collaborative décentralisée spontanée. Le concept étant récent, sa francisation n'est pas encore stabilisée, bien que le grand dictionnaire terminologique l'ait ajouté à sa base de données[1]. Le terme folksonomie est une adaptation française de l'anglais folksonomy, combinaison des mots folk (le peuple, les gens) et de taxonomy (la taxinomie). Le terme a été créé par l'architecte de l'information Thomas Vander Wal. Certains auteurs utilisent à la place les termes potonomie, peuplonomie, taxinomie populaire ou encore taxionomie sociale.
À l'inverse des systèmes hiérarchiques de classification, les contributeurs d'une folksonomie ne sont pas contraints à une terminologie prédéfinie mais peuvent adopter les termes qu'ils souhaitent pour classifier leurs ressources. Ces termes sont souvent appelés mots-clés ou tags ou, en français, étiquettes.
L'intérêt des folksonomies est lié à l'effet communautaire : pour une ressource donnée sa classification est l'union des classifications de cette ressource par les différents contributeurs. Ainsi, partant d'une ressource, et suivant de proche en proche les terminologies des autres contributeurs il est possible d'explorer et de découvrir des ressources connexes.
Le concept de folksonomie est considéré comme faisant partie intégrante du Web 2.0. »

Wikipédia

Réseau social

dicofr.com

en anglais : social networking

Définition

« Communauté d'individus ou d'organisations reliés de manière directe ou indirecte entre eux, en fonction de centres d'intérêts, de points de vue ou encore de besoins communs.

Sur internet de très nombreux sites permettent la création de ce type de réseaux. Les plus connus étant FaceBook, LinkedIn, MySpace ou encore Flickr pour les photographies. »

Partage de signets

Office québécois de la langue française

Définition

« Pratique qui permet de sauvegarder ses signets sur Internet, de leur attribuer des mots-clés pour en faciliter la recherche et de les partager avec une communauté d'internautes. »

Équivalent anglais
social bookmarking

Synonymes
partage de favoris, partage de marque-pages

Terme(s) à éviter
bookmarking social, social bookmarking

Notes

« Le partage de signets permet aux internautes inscrits en ligne d'accéder à leurs sites préférés depuis n'importe quel ordinateur, c'est-à-dire depuis n'importe quel lieu de connexion à Internet (travail, domicile, cybercafé, hôtel, etc.). Par la diffusion publique de ses favoris et de ceux des autres membres du site de partage de signets, on peut aussi découvrir de nouveaux sites liés à ses centres d'intérêt, grâce au système de classement par mots-clés (tags). 

Le terme favori, utilisé surtout au pluriel, a été retenu par Microsoft pour désigner les signets du navigateur Internet Explorer.
Le terme marque-page, moins répandu, est surtout utilisé avec le navigateur Firefox de Mozilla. Au pluriel, on écrira : des marque-pages.
Le terme hybride bookmarking social, mal adapté au système linguistique du français, est à éviter.
Le terme social bookmarking, emprunt intégral inutile à l'anglais, est à éviter en français. »

[Office québécois de la langue française, 2008]
Grand dictionnaire terminologique de la langue française

Michèle Drechsler

Définition

« Le socialbookmarking est une pratique visant le partage de signets ou "bookmarks"pour un site Web public et le fait de les "tagguer" avec des mots-clés. Le socialbookmarking est la pratique de la mémorisation, du captage des adresses d’un site web avec le souhait de pouvoir le revisiter sur son ordinateur. Pour créer une collection de signets, il faut s’enregistrer sur un espace dédié de partage de socialbookmarking qui vous permet de partager les bookmarks, rajouter des "tags" de vos choix, de les rendre "publics" ou "privés". Tout visiteur de sites de socialbookmaking peut chercher des ressources par mots clés, par personne, découvrir les différentes classifications que les utilisateurs ont créées...
Les systèmes de folksonomie ont une caractéristique importante. Avec des mots-clés, on a le potentiel de modifier la manière dont nous stockons et de trouver de l'information. Il devient important de savoir comment récupérer, retrouver des informations en utilisant un cadre créé entre collègues. Le socialbookmarking simplifie la distribution des listes de référence, de bibliographies, papiers, et d'autres ressources entre pairs et étudiants... »

Les pratiques du socialbookmarking dans le domaine de l'éducation : affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives. Thèse - Novembre 2009 - Université Paul Verlaine de Metz - p. 59-61

Voir : bibliographie

Wikipédia

Définition

« Le social bookmarking (en français « marque-page social », « navigation sociale » ou « partage de signets ») est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris.
Dans un système ou réseau de bookmarking social, les utilisateurs enregistrent des listes de ressources web qu’ils trouvent utiles. Ces listes sont accessibles aux utilisateurs d'un réseau ou site web. D’autres utilisateurs ayant les mêmes centres d’intérêt peuvent consulter les liens par sujet, catégorie, étiquette ou même de façon aléatoire. En dehors des favoris web, on peut trouver d’autres services spécialisés sur un sujet particuler... »

Wikipedia.org

Web 2.0

Quelques précisions

Ce terme a été inventé par O'reilly dans son fameux post :
What Is Web 2.0. Design Patterns and Business Models for the Next Generation of Software".

« Le Web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou une technique, c'est un ensemble de bon procédés qui suivent une évolution logique du Web.  On peut résumer le "concept" Web 2.0 en deux aspects : l'un qui est technique et l'autre qui est plus lié à la communication et au partage. »

le.web.2.0.googlepages

Lucie Audet

« Le terme « Web 2.0 » est généralement utilisé pour désigner une évolution d’un Web statique et unidirectionnel vers un réseau dynamique et interactif, caractérisé par une large participation des usagers à la création et à l’échange de contenus. »

Lucie Audet  Wikis, Blogues et Web 2.0 : Opportunités et impacts pour la formation à distance. REFAD, mars 2010

Wiki

Définition
« Wiki signifie rapide en Hawaïen. Le Wiki est un site Web permettant à tous les internautes d’en modifier le contenu. L’écriture du site est alors dite collective. Chaque page d’un wiki contient un lien hypertexte qui renvoie à une page permettant d’éditer le contenu et ainsi d’effectuer les modifications, sans validation préalable. La structure du wiki n’est donc pas fixe, mais évolue au fur et à mesure de l’ajout de pages dans le wiki. »

 AIFBD. Le web 2.0 et les bibliothèques 2.0-Wikis, mars 2009