Pratiques collaboratives

5. Usages dans l'enseignement scolaire

Français

Utiliser Twitter

l’ecole numérique

Twitter dans l'enseignement : une autre façon de communiquer

Enseignante de lettres et d’histoire-géographie en lycée professionnel, Laurence Juin a lancé avec une classe un projet de micro-blogging, TWITTER, depuis la rentrée de septembre 2009. [...]

« Twitter en classe me permet de favoriser le difficile (surtout en lycée professionnel) apprentissage de la prise de notes : les 140 caractères (maximum par tweet) imposés par Twitter permettent une prise de note active : ils apprennent ainsi à synthétiser leurs réflexions, exercice qui leur servira dans une possible poursuite d’études et dans leur vie professionnelle.
Twitter en classe permet une prise de « parole » de tous les élèves dans les débats, échanges de classe. L’inclusion de tous les élèves à mon cours est totale.

Twitter est support de productions d’écrit en français. Il permet à chaque élève d’écrire (même si le tweet est court, la production existe) et il me permet de les corriger en syntaxe, en orthographe. À noter qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser le langage sms mais uniquement les abréviations. »

Exemple : séquence transdisciplinaire français / arts appliqués « du haïku au tatouage »
Contexte : les élèves, en classe, doivent produire, avec les consignes pré-requises, des haïkus.
Situation : dans une salle de cours sans poste informatique.
Objectif : produire un haïku et le tweeter lorsque je l’ai validé sur un poste au CDI.
Compétences : production d’écrit, autonomie, critique des productions émises.
Attitude attendue : mutualisation des productions poétiques pour correction, amélioration, partage. L’avance de leur travail est visible et accessible par leur professeur d’arts appliqués en temps réel. Elle peut interagir même si elle n’est pas en cours avec eux

L'École numérique n° 2, décembre 2009

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En savoir plus sur cette expérience

lettres TICE dijon
140 signes : dire beaucoup en peu de mots

Isabelle Farizon - Lycée Jean-Marc Boivin
« Peut-être connaissez-vous les Nouvelles en trois lignes publiées par Félix Fénéon dans le journal Le Matin, à partir de 1906 : celui-ci s’était amusé à détourner les brèves de cette rubrique, en les transformant en très courts récits “à chute”. Le contenu restait inspiré de faits divers réels, mais Fénéon travaillait l’écriture, sur le plan rhétorique, prosodique et stylistique, pour en faire de véritables petits condensés de littérature narrative en 100 à 130 signes. Le résultat était souvent teinté d’un humour assez noir, cherchant à faire sourire de l’humaine condition et des hasards objectifs de l’existence que les surréalistes cultiveront ensuite. [...] Un site Twitter intitulé centquarante reprend le même principe : en 140 signes, espaces compris.. Débarrassé de la cruauté du fait divers, le résultat est souvent drôle et insolite, parfois même, émouvant. [...] Une idée pour faire écrire les élèves : dire beaucoup, en peu de mots… Tout l’art est dans la suggestion et la concision, comme dans un haiku en prose ! De quoi leur faire percevoir aussi ce qui différencie un texte ordinaire d’un texte littéraire.  [L'enseignante a proposé à ses] élèves de seconde trois faits divers de départ, à transformer en petites nouvelles  Resterait à travailler encore la concision, mais l’objectif était seulement cette fois, qu’ils mesurent la transformation stylistique opérée sur une phrase ordinaire. »

Voir le site Centquarante
Voir quelques productions sur le site du lycée

académie de poitiers
Twitter pour favoriser l'interactivité et pour évaluer l'élève

Lors d'une séance de français : théatre et argumentation
Academie de Poitiers
Support : « Seznec » pièce de R. Hossein (diffusée le 20 avril 2010 sur France 2)
Objectifs :
- utiliser Twitter pour rendre l'élève acteur lors d'un visionnage
- évaluer la capacité de l'élève à respecter des consignes précises
- évaluer l'élève dans son utilisation de Twitter
- évaluer l'élève sur les pré-acquis de l'argumentation
- appréhender la future séquence sur le théatre

Blog de Laurence Juin, 21/04/2010