Livre numérique

6. Aspects socio-économiques

Marché de l'édition numérique

En 2012

Pourquoi le livre électronique patine-t-il en France ?

Il semblerait que le manque d'interopérabilité, du point de vue de l'usage, ne favorise pas le développement du marché du livre numérique. «C'est un problème récurrent des produits verticaux, comme Kindle d'Amazon, celui d'Apple ou dans une moindre mesure Kobo de la Fnac – qui utilise un système standard mais le modifie un peu pour rendre les livres non achetés sur la Fnac difficilement lisibles.» Le prix du livre numérique, plus élevé, n'est pas le seul frein au développement de ce marché.

ZDNet, le 22/11/2012

Les liseuses représentent-elles un marché pour la presse ?

«80 000 titres numériques disponibles sur 600 000 références papiers, 0,3% du chiffre d’affaires de l’édition, 1,1 million de livres numériques payants téléchargés, ce segment a représenté en France 12 millions d’euros de CA en 2011 selon Gfk Consumer Choices.Cette tendance devrait s’accélérer; ce marché pourrait atteindre 55 millions d’euros de CA en 2015, avec une croissance envisagée de près de 80% cette année avec 21 millions d’euros de CA en 2012 !
Même s’il ne concernerait que 5 % du lectorat français, on voit depuis quelques mois ce marché se réveiller. Cela est induit par l’arrivée de nouveaux terminaux, la mise en œuvre de règlementations, l’émergence de formats standards, la croissance importante de l’offre mais aussi du nombre de distributeurs.»

JDN, l'économie de demain, le 13/10/2012

Livre numérique : le projet MO3T officiellement lancé

«18 entreprises parmi lesquelles des éditeurs, des libraires, des opérateurs télécom et du livre ou encore des constructeurs viennent d'annoncer le lancement du projet MO3T, qui vise à développer un nouveau modèle de distribution des livres électroniques[...].»
L'objectif du projet MO3T – pour Modèle Ouvert Trois tiers – est de créer une interopérabilité des droits entre les différents acteurs du livre électronique.
«Néanmoins, s'il tient ses objectifs, le projet MO3T pourrait effectivement offrir plus de confort aux amateurs de livres numériques, en proposant des DRM moins restrictifs et des fonctions aujourd'hui inimaginables, comme prêter un livre numérique à un ami qui n'utilise pas la même plateforme de lecture, par exemple.»

Cubic, 27/09/2012

Livre numérique: prix unique demandé

«Les libraires français réaffirment aujourd'hui "le caractère essentiel" du prix unique du livre numérique au lendemain de l'engagement de quatre éditeurs internationaux, qui font l'objet d'une enquête de la Commission européenne aux côtés d'Apple, de modifier leurs contrats.
Le français Hachette Livre, Simon & Schuster (CBS Corp, Etats-Unis), Harper Collins (News Corp, Etats-Unis) et Verlagsgruppe Georg von Holtzbrinck se sont engagés à renoncer à certaines clauses conclues avec les détaillants, qui revenaient selon la Commission à entraver la concurrence.»

Le Figaro.fr, le 20/09/2012

"Le numérique peut être une chance de réinventer le livre"

"Dans un manifeste publié sur LeMonde.fr mercredi 5 septembre, le collectif des 451 défend le livre papier face au progrès inéluctable du numérique."

"Le livre numérique ne serait-il qu'une "marchandise" tout juste bonne à "engranger des profits"? C'est l'idée que défend le collectif des 451, qui rassemble des "professionnels de la chaîne du livre" pour qui "un fichier de données informatiques téléchargées sur une tablette ne sera jamais un livre". "

, 10/09/2012 

E-Dantes : nouveau diffuseur numérique

La diffusion des livres numériques compte un nouvel acteur e-Dantès, société créée par quelques anciens de Bragelonne dont l'objectif est de "défendre les titres de la maison, dans leur version numérique, et par la suite d'assurer la promotion d'ebooks" (Alexandre Levasseur, membre de l'équipe). Le catalogue d'ebooks comprend actuellement 450 titres appartenant tous à la littérature de l'imaginaire ( science-fiction, fantasy, fantastique, bit-lit) mais également la romance grâce à la collection spéciale des éditions Milady.
On peut consulter ce catalogue sur le site d'Immatériel

Actualitté, 05/09/2012

Le livre numérique prend son envol en France

Le livre numérique décolle enfin en France grâce aux marchés des liseuses et des tablettes en forte croissance en 2012 dans l'Hexagone et à une offre de contenus plus riche, selon les données de l'institut GfK publiées mardi. [...] L'offre de liseuses à encre électronique s'est étoffée ces derniers mois et les ventes ont suivi, passant de 27.000 unités en 2010 à 145.000 en 2011, avec une prévision pour 2012 de 300.000 [...] Outre le boom des tablettes et liseuses, le prix unique du livre numérique, garanti par la loi depuis novembre 2011, a rassuré les éditeurs français qui ne craignent plus de voir les ebooks bradés par les géants de la distribution en ligne comme aux Etats-Unis.

AFP, 28/08/2012

L'éditeur de manuels scolaires Inkling élargit son offre à l'iPhone

« Commercialisant au format numérique de très nombreux manuels scolaires depuis 2010 sur iPad et iPod touch, l'éditeur Inkling vient d'annoncer qu'il intégrait désormais l'iPhone dans ses offres [...] on pourra consulter un livre acheté pour son iPad également sur son iPhone et cela, à tout moment et les données d'un support de lecture à l'autre seront synchronisées.»

Actualitté, 02/08/2012

Les éditeurs font la paix avec Google

«Après six ans de litige, un accord-cadre sur la numérisation des livres épuisés a été signé entre le Syndicat national de l'édition et le géant américain du Web...».
Cet accort concerne «la numérisation des œuvres indisponibles en version papier mais encore sous droits (un livre ponctuellement épuisé ou celui d'un auteur oublié)... À charge maintenant, pour chaque éditeur, de signer ou non avec Google dans le cadre de cet accord. Les deux parties devront établir, avec l'accord des ayants droit, les listes de livres numérisables et déterminer pour chaque œuvre si elle est commercialisable. »

Le Figaro, 12/06/2012

Presse : le numérique prend le relais du papier

« Le Financial Times et le New York Times voient leurs abonnés aux éditions numériques dépasser les ventes de journaux imprimés... Le quotidien économique est aujourd'hui diffusé à 310.000 exemplaires, pour 270.000 abonnés numériques. La bascule s'est déjà faite sur le marché américain, en 2011. Le point d'inflexion sera atteint globalement grâce à l'essor du mobile. Chaque semaine, le ­Financial Times recrute 15 à 20 % de ses nouveaux abonnés à travers ce canal. Pour Rob Grimshaw, il sera même le principal canal de distribution de l'information dans trois à quatre ans... Le quotidien américainThe New York Times assiste lui aussi aux premières victoires du numérique sur le papier. De septembre 2011 à mars 2012, la diffusion des éditions numériques du New York Times a dépassé 807.000 exemplaires quotidiens, selon l'Audit Bureau of Circulations, l'équivalent américain de l'OJD. Sur la même période, le journal papier s'est vendu à près de 780.000 exemplaires par jour.»

Le Figaro, le 04/06/2012

Les plateformes numériques sont-elles l'avenir de la BD?

« La dématérialisation de la BD pourrait bien offrir plusieurs avantages pour les éditeurs et pour les lecteurs. D'abord, une BD est un produit qui se lit vite. A l'heure du "vite consommé, vite oublié", qui a envie d'encombrer des étagères d'albums, certes non pas épais, mais encombrants ?
Par ailleurs, chaque année arrive sur les tables des libraires une masse de nouveautés de bande-dessinées toujours plus imposante (5 327 livres de bandes dessinées ont été publiés en 2011 dont 3.841 strictes nouveautés). Les maisons d'édition dépensent des sommes folles dans l'impression. Sorti de chez l'imprimeur, un album de 48 pages coûte environ cinq euros. Face à l'inflation des coûts du papier, de l'encre et du stockage, les entreprises ont intérêt à pondérer leurs coûts de fabrication. »

Huffingtonpost.fr, le 03/01/2012

Conférence mondiale sur le livre numérique : un bilan 2011 encourageant

La conférence mondiale sur le livre numérique a été l'occasion de faire un bilan des ventes d'ebooks sur l'année 2011. Ces chiffres sont équivoques, ils peuvent démontrer à la fois la progression des ebooks et leurs limites.

Actualitté.com, le 27/01/2012