Philosophie

9e Rencontres de Langres (2019) - Le Temps

Nous appréhendons le temps comme la source de tout changement, comme une promesse de renouveau ou même de progrès. Mais avec lui, l'intensité de la vie se mêle aux langueurs de l'ennui comme aux esquisses de la mort. La philosophie recueille et réfléchit cette expérience contrastée. Les Rencontres Philosophiques de Langres ont permis d'explorer ces différentes frontières : celle du temps très intimement vécu et du temps socialement ou objectivement construit ; celle du temps humainement approprié, assimilé même, et celle du temps qui déplace, au point de les bouleverser parfois, nos institutions, nos représentations, nos croyances les plus assurées.

Enregistrements des conférences et restitution des séminaires de la 9ème édition des Rencontres philosophiques de Langres « Le Temps », du 3 au 5 octobre 2019.

Présentation : « Nous appréhendons le temps comme la source de tout changement, comme une promesse de renouveau ou même de progrès. Mais avec lui, l'intensité de la vie se mêle aux langueurs de l'ennui comme aux esquisses de la mort. La philosophie recueille et réfléchit cette expérience contrastée. Elle tente de la décrire aussi précisément que possible, et la questionne, pour ce qu'elle peut susciter d'étonnement au regard de ce que tenons pour la réalité des choses. Il est singulier que le passé puisse être à ce point présent - ne point passer justement - et même prendre figure d'avenir ; que la durée la plus fluide et la mieux continuée vienne parfois se rompre sur des instants dont on ne perçoit ni la provenance ni la destination, mais qu'on dit volontiers et comme par défaut « éternels ». Ainsi le temps paraît tenir à l'individualité et à la labilité de nos existences, d'une part, aux tensions et aux constructions sociales dans lesquelles elles sont prises, entravées, contraintes, d'autre part. Réduction ou tension qui, d'elle-même, interroge. N'a-t-on pas trop vite fait de rapporter le temps à l'appréhension que nous en avons, ou même à la mesure objective que les sciences nous en proposent ? Car soudain, ce sont sa réalité et son unité qui apparaissent incertaines. Or quand nous disons : « le temps », c'est bien avec l'intime conviction qu'il existe. Que serait le monde, et pas seulement notre monde, sans le temps ? Mais si le temps fait partie des évidences du quotidien, il ne se laisse pas aisément saisir ou considérer en lui-même, dans ce qui pourrait constituer sa réalité propre et susceptible d'être, sinon séparée, en tout cas distinguée. Et derechef, on est précipité dans ce halo de croyances et de représentations, acquises et fugitives à la fois, où se confondent « en temps réel » ce qui est et ce qui est dit de ce qui est.Les Rencontres Philosophiques de Langres ont permis d'explorer ces différentes frontières : celle du temps très intimement vécu et du temps socialement ou objectivement construit ; celle du temps humainement approprié, assimilé même, et celle du temps qui déplace, au point de les bouleverser parfois, nos institutions, nos représentations, nos croyances les plus assurées. »

 

À retrouver sur le site Éduscol : https://eduscol.education.fr/cid142126/rencontres-philosophiques-de-langres-2019.html

 

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