Amal

affiche AmalRéalisé par : Mohamed Siam

Long-métrage : Egypte

Genre : Documentaire

Durée : 1H23

Année de production : 2017

Distributeur : Juste Doc

Synopsis

Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Egypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon ?

Récompenses

  • 2018 : Cinemed - Festival International du Cinéma Méditérranéen de Montpellier - Montpellier (France) - Prix étudiant de la première œuvre
  • 2018 : FIDADOC - Festival International de Documentaire à Agadir - Agadir (Maroc) - Prix des droits humains
  • 2018 : Sheffield Doc/Fest - Sheffield (Royaume-Uni) - Prix du jeune public
  • 2018 : Journées cinématographiques de Carthage - Tanit d'Or du meilleur documentaire

Sélection à des festivals

  • 2018 : Festival de Cinéma de Douarnenez - Gouel Ar Filmou - Douarnenez (France) - Sélection Grande tribu
  • 2018 : États généraux du film documentaire - Lussas (France) - Sélection Plein air
  • 2018 : Durban International Film Festival - Durban (Afrique du Sud) - Compétition
  • 2018 : DOK.FEST Internationales Dokumentarfilmfestival München - Munich (Allemagne) - Sélection
  • 2018 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Sélection Latitudes
  • 2018 : Millenium - Festival international du documentaire - Bruxelles (Belgique) - Compétition internationale
  • 2017 : IDFA - International Documentary Festival Amsterdam - Amsterdam (Pays-Bas) - Sélection

Sites

Presse

Vidéos

- Quel était le projet premier du réalisateur : parler d'Amal ou de l'Egypte ?

- Comment Mohamed Siam a-t-il rencontré Amal ?

- Que faut-il connaitre du contexte historique égyptien ?

- Mohamed Siam filme Amal comme le faisait son père

- L'image de la femme donnée dans le film

- L'utilisation des images d'archives personnelles

- l'absence du réalisateur à l'écran

- Le tee-shirt d'Amal

Dossiers à télécharger

Photogrammes

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

  • Lycée Delamare Deboutteville, Forges-les-eaux (académie de Rouen), une critique réalisée par Myriam, Kelvin et Ugo

delamare amel1

  • Lycée Margeriaz, Barberaz (académie de Grenoble), une critique réalisée par Mathis Pinier et Paul Anjuere

margeriaz amal

  • Lycée Pravaz, Pont de Beauvoisin (académie de Grenoble)

amal pravaz

Commentaires

2019/03/18 18:37 #2018-amal-1
Lycée Saint Exupéry, Fameck, académie de Nancy-Metz
Critique cinématographique du documentaire Amal du réalisateur SIAM

Mohamed Siam nous fait découvrir un nouveau genre au cinéma : le documentaire. Ce genre se différencie de la fiction. Il vise à représenter la réalité et il est informatif, il nous apporte des informations sur certains éléments sociétaux, économiques ou politiques et cherche ainsi à témoigner d’une situation ou d’un phénomène. Ici, dans Amal, le réalisateur retrace la vie d’Amal une adolescente vivant en Égypte et alterne des images de son passé enfant et de sa vie de jeune fille au présent du printemps arabe en 2012 à nos jours. Il insère dans son documentaire des vidéos d’archives de sa plus tendre enfance filmées par son père mort lors des émeutes pour plus de démocratie, ce qui renforce le réalisme. Ce documentaire a donc pour but de nous présenté la situation en Égypte à travers l’histoire d’une jeune adolescente.

La vie du réalisateur Mohamed Siam a inspiré son propre film. En effet, durant son enfance, il a perdu son père tout comme Amal. Il a aussi été élevé par sa mère et sait ce que peut provoquer une perte, il est alors proche d’elle. Après avoir fait des études en psychologie, il s’intéresse au cinéma et c’est à ce moment qu’il décide de réaliser un film qui précédera Amal, film intitulé Force majeure. Il rencontre Amal un an avant le début du tournage et il y a tout de suite une alchimie entre eux, elle lui montre des vidéos que son père avait filmé de son vivant, il les intégrera au film. Son idée de créer un film où il pourra montrer la vie d’une femme dans le monde arabe qui se bat pour ses droits devient alors possible.

De plus, il faut remarquer que les conditions de tournage étaient assez inhabituelles. En effet, dans le cadre des manifestations de 2012 à 2015, le réalisateur était obligé de dissimuler sa caméra pour ne pas attirer l’attention. Cela a nécessité un énorme travail pour cacher sa caméra et filmer des plans montrant la réalité des choses : l’effet de foule, les déplacements, la dissimulation de la caméra par un drap ou encore la poussière ont provoqué de nombreuses difficultés lors du tournage. Le comportement imprévisible et naturel d’Amal a également posé soucis par moment : ainsi vers le début du film Amal chante un hymne révolutionnaire avec ses amis et défie même un policier ; le réalisateur a donc été obligé de la suivre et de filmer chaque scène dans toutes ces circonstances. Il faut aussi savoir qu’il ne possédait pas d’autorisation pour filmer pendant cette période de tensions.

Au début du film nous pouvons observer la jeune Amal sur une piste d’athlétisme avec un tee-shirt où un « S » est représenté, on peut ainsi se dire qu’elle souhaite se considérer comme une Superwoman, d’ailleurs tout au long du film elle restera déterminée à ne pas se soumettre. Elle ira jusqu’à provoquer les policiers lors de différentes manifestations. De manière générale, nous pouvons voir que les femmes sont discriminées en Égypte, De plus elles vivent dans un environnement politiquement très difficile, Amal avec ce T-shirt peut alors d’une certaine façon représenter l’espoir de ces femmes. Dans leur pays elles sont obligées de porter le voile, il est aussi mal vu de porter des pantalons qui mettent leur corps en valeurs. Amal dénonce les violences qu’elle a subies lors de l’occupation de la place Tahrir, car elle souhaite partager la douleur qu’elle a ressentie lorsque les coups pleuvaient sur son corps d’adolescente, quand ses cheveux furent arrachés et que les chocs électriques entraient en résonance avec son corps blessé mais elle souhaite surtout montrer ce que les policiers lui ont fait subir en la maltraitant ainsi. A cause des actes de ces policiers, Amal garde des blessures physiques mais aussi psychologiques.

Nous allons maintenant parler de la vie du protagoniste principal : Amal. Elle a quinze ans au début du documentaire, cette jeune fille possède un fort tempérament mais surtout elle est pour le féminisme. Ce qui nous fait dire cela est le fait qu’elle s’habille tel un garçon. De plus, elle se rebelle contre le régime qui dirige le Caire malgré le risque de représailles physiques de la part des forces de l’ordre. Lorsqu’elle a seize ans un nouveau gouvernement doit être élu pour permettre à l’Égypte de se reconstruire. Amal pousse sa mère à voter pour les Frères Musulmans mais celle-ci préfère donner sa voix à leur opposant proche de l’ancien régime destitué et corrompu : Amal en voudra fortement à sa mère. Le représentant des Frères musulmans Mohamed Morsi est finalement élu. La jeune Amal a maintenant dix-sept ans et nous pouvons la voir dans un véhicule se dirigeant vers un stade de foot : nous apprenons que les hommes l’accompagnant vont assister à ce match de foot, que la jeune fille souhaite s’y rendre mais que cela lui est interdit. Effectivement le fait qu’elle soit une femme l’empêche de faire les mêmes activités que les garçons, son petit-ami est d’ailleurs celui qui lui interdit ces choses, nous constatons alors qu’Amal est beaucoup moins impulsive que dans sa jeunesse. Est-ce dû à la pression de la société masculine et religieuse ou au passage de l’adolescence à l’âge adulte fait de renoncement et de concessions ? Elle devient plus sage, et plus résignée et semble reproduire le schéma de vie de sa mère d’autant que Les frères Musulmans cèdent la place à un régime militaire dirigé par le général Sissi. A sa majorité Amal commence à porter le voile signe que la fin de sa rébellion est arrivée, qu’elle rentre dans le rang puisqu’elle désire rejoindre la police après ses études tout comme sa mère. Choix étonnant puisque nous savons que son père est mort sous les balles des policiers du régime au début du printemps arabe.. La jeune adulte se justifie en affirmant que pour elle ce sera un moyen de changer les choses directement à la source, c’est-à-dire de l’intérieur. A la fin du film Amal est âgée de vingt ans et la caméra fait un gros plan sur son ventre rond : elle est enceinte. Nous pouvons interpréter cette scène de plusieurs façons. Est-ce le signe que ses révoltes pour plus de liberté prennent fin ? Se conforme t-elle à l’image et au rôle dévolus à la femme en Orient ? Pense t-elle que le combat sera plus facile pour son enfant ? Toujours est-il qu’elle semble heureuse et apaisée.

Ce documentaire nous transporte au cœur de l’Égypte et plus précisément au Caire, capitale de l’Égypte. Mais les images montrées à l’écran sont bien loin de celles des cartes postales, avec de jolies pyramides. Ce documentaire dévoile le chaos, les violences que subissent les habitants, les révolutions dans la ville, les bidonvilles avec en arrière plan les pyramides ! Tout cela permet de prendre conscience de la réalité des choses, et de nous rendre compte de la vie des habitants. Ce décor est bien loin de ce que nous pouvons nous imaginer de l’Égypte et nous oblige à voir au-delà des images et stéréotypes. C’est là la force de ce documentaire avec la vie d’Amal en devenir.

Driant Alyssa, Barreira Léna, Le Lohé Amélie et Hauck Benjamin.
2019/03/29 11:37 #2018-amal-2
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un documentaire qui manque de clarté


Amal est un film en couleur réalisé par Mohamed Siam. Il a été produit en 2017 en Egypte et est sorti en France en 2018. Il s’agit d’un documentaire de 1h23, avec Amal Gamal dans son propre rôle. Le réalisateur a souhaité retracer l’adolescence de la jeune femme, tout en intégrant des vidéos tournées entre 1997 et 2006 par le père d’Amal lui-même.


Le film est en version originale sous-titrée : en arabe, la langue parlée en Egypte.


Un documentaire tourné au cœur même des émeutes, avec un fond mélancolique de la jeunesse d’Amal, mais qui semble interminable.



La guerre civile égyptienne

En 2012, en Egypte, des émeutes sanglantes ont lieu suite à la chute du régime. Amal, une adolescente de 15 ans, victime des violences policières, ne compte pas renoncer à sa liberté. Elle refuse de se laisser marcher sur les pieds, tient tête aux policiers et cherche sa voie. Elle choisit de se battre pour voir un nouveau parti politique s’installer et ainsi retrouver la paix dans le pays. Mais comment y parviendra-t-elle dans un endroit où les femmes doivent se soumettre à la volonté des hommes ?



Un manque de rebondissements

Le réalisateur utilise la voix off d’Amal pour qu'elle nous partage ses réflexions ainsi que ses sentiments les plus profonds. Malheureusement, celle-ci est trop présente et est parfois utilisée inutilement. De plus, cette voix off empiète sur l'action qui est déjà quasiment inexistante, et empêche également tout rebondissement. Ce documentaire de 1h23 semble alors interminable. Par ailleurs, beaucoup de sujets sont abordés mais peu d'entre eux sont détaillés ou approfondis ; de ce fait, certains éléments sont difficiles à comprendre. De plus, la fin du film est très décevante et presque bâclée.



Une dénonciation politique

Cependant, ce long-métrage raconte une histoire réelle, celle d’Amal, qui tente de sauver sa liberté en tant que femme, à une période où un changement politique s’impose. Le réalisateur a voulu montrer le destin de nombreuses égyptiennes à travers la jeune femme, et est resté le plus fidèle possible à la réalité en allant directement au cœur des émeutes et en filmant les tensions et les mouvements de foule. La politique est donc au centre du sujet, mais malheureusement les explications sont incomplètes, ce qui rend la compréhension plus difficile. En revanche, la réalité se mélange parfaitement à la fiction, nous avons ainsi l’impression de participer à l’aventure d’Amal.



Un parfum de mélancolie

Nous sommes également touchés par le destin d’Amal, de voir à quel point sa vie a changé entre son enfance et son adolescence. Grâce aux vidéos tournées par son père, nous comprenons qu’Amal était déjà une petite fille téméraire, espiègle et qui n’a pas froid aux yeux. Le fait de savoir que les vidéos sont d’origine rend l’histoire encore plus poignante et ajoute une touche dramatique. Elles montrent les similitudes entre le passé et le présent, mais aussi l’évolution d’Amal qui est devenue une jeune fille puis une femme.



Malgré sa fidélité à la réalité et le sentiment de nostalgie qui s’en dégage, ce documentaire ne réussit pas à captiver le spectateur jusqu’au bout, la voix off est trop présente, il manque de rebondissements et certains sujets importants ne sont pas assez détaillés.



Lou DUPONTREUE et Calypso FALIZE, élève de 2nde Lycée Saint Pierre d'Abbeville



2019/03/30 11:35 #2018-amal-3
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
«Amal» est un documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017. Il a aussi fait le scénario et la production de son film. C’est un film fort en émotion, dramatique, qui montre une véritable leçon de vie bouleversante. Amal est une jeune fille de 14 ans, qui a un très fort caractère et qui n’arrête pas de se battre pour la révolution égyptienne pour renverser le président Moubarak. Car une vraie révolution naît toujours à l’intérieur de celui qui l’a mène malgré son âge et son sexe. Elle est la seule à se battre dans cette révolution auprès d’autres hommes qui la considèrent entre autre comme un jeune garçon car depuis le jour où elle a été tirée par les cheveux, traînée par terre et balancée par des policiers sans cœur, elle a décidé de couper ses cheveux et de mettre la capuche sur elle pour qu’on la considère vraiment comme un homme. Amal montre qu’elle n’a peur de personne, elle insulte les policiers, monte sur les barricades et veut à tout prix tout renverser mais un peu plus tard dans le film on comprend qu’elle a changé d’avis et porte désormais un foulard et veut à son tour faire carrière dans la police. Elle a une énergie qui fascine le public. Mohamed le cinéaste suit le parcours d’Amal sans père, rétive a l’autorité policière, politique et religieuse et nous propose une expérience assez unique au monde. Il a suivit Amal et uniquement elle pendant 6 ans, de l’adolescence à l’âge adulte. Vu que c’est un documentaire tout ce qui s’est passé au long du film c’est réellement passé et cela peut toucher le public. Le metteur en scène ne nous cache rien car il reste toujours auprès de notre héroïne, il joue avec la caméra et son statut de personnage mais tente aussi de cacher son intimité. En avançant dans le temps on replonge soudainement dans le passé d’Amal lors de ses anniversaires qui nous montrent aussi son caractère frondeur et révolté mais aussi sa psychologie. Dans son enfance, Amal était plutôt une jeune fille blagueuse et souriante alors que devenue adolescente elle a complètement changé. Elle est passé de la petite fille joyeuse à l’adolescente perturbée et engagée, une véritable bombe à retardement qui se bat pour avoir le droit d’exister comme elle l’entend. Avec le passage entre futur et passé, Amal devient un écho symbolique dans les bouleversements que connaît l’Égypte et donc presque comme une figuration mythologique du peuple égyptien, tourmentée entre les traditions religieuses lors des émeutes du stade Port Saïd le 1er février 2012. Ce qui motive Amal, c’est ce besoin d’apprendre, de comprendre et de réparer.

Lilia 1L
2019/04/02 17:12 #2018-amal-5
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Dans ce documentaire de 2019 réalisé par Mohamed Siam nous allons suivre l’histoire d’ Amal, personnage éponyme, qui est une jeune Égyptienne qui va grandir pendant la révolution égyptienne de 2011, pendant laquelle les Égyptiens revendiquèrent la démocratie et la justice sociale. Cette révolution est une série d’événements--des manifestations, des occupations de l’espace public ou bien des affrontements contre les forces de l’ordre-- qui aboutiront à la démission du président, Hosni Moubarak. Nous verrons dans ce documentaire la jeune Amal, alors âgée seulement de 13 ans lorsque cette révolution commence, prendre part à ces événements. Ce documentaire ne nous montre pas simplement les horreurs que la jeune Égyptienne va vivre, comme par exemple lorsqu’elle se fera traîner au sol par les cheveux lors d’une confrontation entre les citoyens et les forces de l’ordre, mais il nous montre aussi l’enfance de cette jeune fille que l’on va suivre dès son plus jeune âge, à l’aide de vidéos qu’avait enregistrées son père. Ainsi, ce documentaire nous offre un point de vue de l’intérieur sur cette révolution.

Clément, 1ère L
2019/04/02 17:20 #2018-amal-6
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Amal de Mohamed Siam : un film politique, tragique mais…ennuyeux.

Avis de l'équipe de critiques du Lycée Anatole France : On n’aime pas mais…

Amal de Mohamed Siam est un film égyptien de type documentaire qui est centré sur la figure d’une fille en prise avec les traditions de son pays. Le réalisateur nous propose de la suivre pendant six ans au cours de la Révolution égyptienne. Ce qui nous permet de la voir évoluer, grandir et s’affirmer. Mais, qu’en avons-nous pensé ?
Notre équipe de critiques reste divisée bien que l’impression générale qui ressort de cette séance soit négative.
Tout d’abord, c’est l’image qui nous a déplu. En effet, le côté « documentaire », tourné caméra à l’épaule, entrelacé de flashbacks amateurs nous a laissé une impression désagréable, comme si le tournage avait été fait à la va-vite, sans grand soin. Le film est, selon nous, un peu trop centré sur le personnage d’Amal (même si on n’oublie pas que c’est l’objectif d’un tel film…). Cependant, les gros plans sont trop fréquents et on n’a pas assez accès à sa famille, à ses amis, à d’autres figures potentiellement importantes.
Par ailleurs, le sujet du film est un peu trop sérieux pour des lycéens. La politique de l’Egypte est un thème que l’on aborde peu en France et surtout entre élèves de 15/16 ans. Tout ceci nous semble lointain et fort éloigné de nos préoccupations. Pour autant, ce sujet peut intéresser puisqu’il nous permet d’en savoir plus sur un événement historique oublié des médias français en l’occurrence. Le film a en cela un aspect didactique.
Mohamed Siam utilise le flashback fréquemment, sans grande utilité, simplement pour « remplir » le documentaire, pour éviter une transition trop abrupte. Néanmoins, il peut s’avérer pertinent quand il évoque la figure paternelle. Dans ce cas-là, il met en évidence le lien entre le père et sa fille, met en valeur son amour et insiste sur l’importance de cette figure disparue dans le parcours d’Amal. En effet, mort avant la Révolution, le père de la jeune Egyptienne a toujours évoqué son envie d’y participer. En quelque sorte, Amal réalise le vœu de son père et sa révolte est un hommage.
D’un point de vue de l’image, le côté naturel, dénué d’effets spéciaux peut être un atout pour des spectateurs habitués à des grosses productions numériques telles que Star Wars ou Ready Player One de Spielberg. On a l’impression d’être face à la vraie vie.
Certains d’entre nous se sont demandé ce qu’ils faisaient là pendant la séance et d’autres ont eu des difficultés à éprouver de l’empathie vis-à-vis du personnage d’Amal. Peut-être est-ce dû au fait que la jeune fille oscille entre bonnes actions louables et nobles (la révolte) et mauvais comportement (elle parle mal à sa mère) ? Sa vie n’est pas clairement retracée et il y a de trop nombreuses zones d’ombre. On aimerait en savoir plus sur elle afin de mieux la comprendre.
Enfin, la musique plutôt bien choisie et harmonieuse est trop peu présente et mal placée, au début et à la fin du film. Elle aurait pu accompagner tout le destin de la jeune fille.

Si l’on peut résumer, Amal est un documentaire bien structuré (le réalisateur utilise avec ruse la piste athlétique pour placer les bornes temporelles du film) qui, malgré ses défauts esthétiques, valorise une femme forte et rebelle. Amal voudrait autant de liberté qu’un homme, sans pour autant être considérée comme un garçon. Elle veut être libre et respectée. L’image finale – une Amal enceinte et tendre – suggère qu’elle est prête à être mère et à transmettre des valeurs à son enfant. Son parcours, difficile et révolté, l’a fait grandir.

Rien que ce message fait de ce documentaire un objet visuel digne d’être regardé.

Par Flavie Racine, Flavie Andrzejewski, Clara Pouchain, Valentin Purvost, Kévin Gervois, Brayan Clabaut & Dorean Vermand
2019/04/02 17:21 #2018-amal-7
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Amal est un documentaire réalisé par Mohamed Siam. Il a fait l’ouverture du Festival international du film documentaire d’Amsterdam, le plus grand festival mondial du film documentaire.

L’histoire se passe en Égypte, après la révolution de 2011. Une jeune fille prénommée Amal participe aux manifestations sur la place Tahrir (principale place publique du Caire, en Égypte) pour lutter contre l’injustice et la corruption. Mohamed Siam la filme à différents moments de sa vie (de son adolescence jusqu’à ses 20 ans) et ces images alternent avec celles filmées par le père d’Amal depuis sa naissance. Ce qui est alors mis en évidence, c’est le contraste entre sa vie quand elle n’était encore qu’un bébé (heureuse, épanouie, en famille) et sa vie pendant les manifestations (triste, violente, difficile).

Mohamed Siam nous montre ce que la jeune fille vit dans ces manifestations, subissant la violence des policiers qui n’a pourtant pas l’air de la décourager. Il nous montre aussi les conséquences de ces manifestations. Les femmes n’ont pas le droit d’y participer, c’est pour cela que les policiers se montrent violents envers celles qui défient la règle. Amal y participe pourtant, elle qui a commencé son militarisme si jeune.
Ce documentaire est intéressant car il nous montre aussi la vie quotidienne de ces gens qui se sont battus pour mettre fin à l’État policier. Ce qui est mis en avant, c’est l’histoire d’Amal et de sa famille durant ces manifestations. Il est intéressant de suivre Amal au fil des ans. Ainsi, elle est différente quand elle était petite (elle était un peu plus féminine par rapport à ses années d’adolescence, où elle est contrainte de porter un sweat à capuche pour se fondre dans la foule des manifestants, gommant ainsi sa féminité). En revanche, son caractère ne change pas. Elle est toujours déterminée et tient tête aux adultes.

Manon, 1ère L
2019/04/03 13:38 #2018-amal-8
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Amal est un film créé et réalisé par Mohamed Siam, sorti en 2017. Ce film, pouvant être interprété comme un documentaire, suit six ans de la vie d’une jeune égyptienne, Amal, une révolutionnaire de la place Tahrir, qui va se battre contre le gouvernement égyptien et contre elle-même.
Avec des acteurs authentiques, le film nous plonge dans la vie d’une des révolutionnaires, Amal, nous montre et raconte son parcours avant et après la Révolution égyptienne. On y voit l’Egypte telle qu’elle est aujourd’hui, et le combat des Egyptiens pour obtenir leur liberté.
J’ai beaucoup apprécié ce film, j’ai été émue et choquée, et impressionnée par le courage ou l’inconscience d’Amal face à la Révolution. Peu de jeunes adolescents auraient le courage d’aller manifester pour leurs droits face à la police, aux coups de bâton, aux gaz lacrymogènes… Même après avoir été traumatisée, elle va continuer encore plus fort pour défendre ses idées. J’ai trouvé ça très courageux de sa part.

Sarah Razafimandimby, 1C , Lycée Pasteur, Nice
2019/04/03 21:15 #2018-amal-9
Lycée Langevin Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de
Amal
Film documentaire de Mohamed Siam

Ce documentaire suit Amal, jeune égyptienne vivant au Caire, de 2011 à 2017. A 13 ans elle participe aux manifestations sur la place Tahrir et subit la répression des forces de l’ordre. On la voit violemment traînée par les cheveux. Cette scène est reprise à différents moments du film, c’est le moment de gloire d’Amal, le souvenir qui la rattache à sa lutte pour la liberté et à un groupe de garçons qui l’acceptent malgré son jeune âge et son genre.
Les extraits de films familiaux qui entrecoupent le documentaire permettent de mieux cerner Amal. Ses parents appartiennent à la classe moyenne éduquée. Ils sont ouverts d’esprit et chérissent leur fille unique. Amal est déterminée, têtue, parfois frondeuse avec ses parents. Le père est mort et la mère manquer d’autorité pour empêcher sa fille de sortir dans les moments d’agitation sociale. Les discussions politiques entre elles sont vives.
Quand l’amitié avec Suna se transforme en amour, Amal doit perdre une part de sa liberté de garçon manqué et se conformer aux normes, ici symbolisées par le port du voile.
Le film est construit en chapitres correspondant aux huit années. Une piste de course avec son podium indique le passage du temps. Chaque épisode intègre des archives familiales, les anniversaires successifs de la petite Amal. Régulièrement aussi, les images de la répression place Tahrir soulignent l’évocation des souvenirs communs avec Suna et ses amis.
Ce film nous montre une jeunesse qui veut conquérir sa liberté, loin des clichés sur les sociétés arabes. Les dernières images sont situées au stade. Amal, enceinte, porte son vieux T-shirt de Superman, celui des premières images de l’entraînement à la course. Elle a retrouvé sa liberté et une réponse à sa question : « Si être une femme veut seulement dire avoir peur et s’inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon ? ».

Seconde 3 - LPO Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne 94

2019/04/04 12:28 #2018-amal-10
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Léa Faury 2CUS, LP ATLANTIQUE ROYAN



Ce film documentaire raconte l'histoire d'une fille de 12 ans qui s'appelle Amal. qui vit en Égypte pendant la révolution en 2012. La population manifeste place Tahrir pour renverser le président Moubarak et son régime corrompu.
Dans ce film, on suit Amal qui est filmée pendant 5 ans par Mohamed Siam. Amal est très impliquée dans la politique, elle participe activement aux manifestations.

Amal a subi plusieurs traumatismes dans sa vie : tout d'abord elle est née prématurément, elle a failli mourir, puis son père, avec qui elle était très proche, est mort. Plus tard, elle perd son ami et lors d'une manifestation, Amal se fait violemment tirer les cheveux et traîner par des policiers.

Il faut dire qu'Amal aime prendre des risques. C' est un garçon manqué car elle veut pouvoir jouir de la même liberté que celle des hommes, alors elle porte une capuche pour qu'on ne la reconnaisse pas, elle joue au ballon, elle fume et elle chante avec ses amis mais elle ne veut pas de cette image. Quand on le lui fait remarquer, elle s'énerve tout de suite. Elle soutient que c'est une fille comme la scène où elle est dans le bus, qu'elle est maquillée et qu'elle veut absolument aller à un match de foot alors qu'elle n'y est pas autorisée. Amal se bat pour l'égalité entre les hommes et les femmes.

Amal est fille unique, elle est le centre de la vie de sa famille. Elle a été éduquée dans la liberté ce qui peut expliquer pourquoi elle participe autant aux manifestations. Le film « grandit » en même temps qu'Amal, et on peut dire que l’Égypte avance pendant qu' Amal grandit.

Ce film est assez particulier dans sa construction, il y a des flash-back de son enfance quand son père la filmait avec amour lors de ses anniversaires. Le réalisateur a mêlé la petite histoire, celle d'Amal, à la grande Histoire, celle de l'Egypte. De même, il souhaitait qu'on soit dans la tête d'Amal qu'on entend en voix off et chaque année passant, les dates inscrites sur le terrain d’athlétisme montrent qu'Amal court pour avancer, comme l’Égypte. Mais sa course semble vaine. On la voit à chaque fois, déterminée, sur la ligne de départ, mais comme un éternel recommencement.

Une scène particulièrement touchante du film est le moment où Amal rend visite à sa famille et veut aller voir la tombe de son père. A côté de celle de son père, il y a sa tombe à elle... Autres scènes émouvantes, c'est lorsqu'elle se coupe les cheveux ou se scarifie, les sourires et les joies de l'enfance ont cédé la place à la douleur.
Amal est singulière avec sa capuche et son fort caractère. Elle est petite et énergique, elle crie, elle insulte. Elle sait ce qu 'elle veut. Amal porte souvent un tee-shirt avec le logo de Superman, elle est en quelque sorte la "Superhéroïne" de ce film.

Ce film montre également la condition des femmes musulmanes, l'état policier, la censure, la peur, la violence de l'Egypte et si la révolution n'a pas porté tous ses fruits, les graines du progrès social ont été semées. Amal fait partie de la génération qui fait changer les choses dans le pays, d'ailleurs "Amal" signifie "espoir". l'Egypte est un pays qui se bat et qui espère la liberté.A la fin du film Amal annonce qu'elle veut devenir policière comme son père, elle se dit que, peut-être, elle arrivera à faire changer les choses.
D'ailleurs, la dernière image est porteuse d'espoir. Certes, Amal porte le voile mais on peut comprendre qu'après s'être battue pour la liberté, elle va mettre au monde la relève, celle qui, plus tard, luttera aussi pour son pays.
2019/04/04 19:22 #2018-amal-11
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Amal

Cette production est un documentaire qui se passe suite à la révolution égyptienne du 25 janvier 2011. Cette révolution a eu lieu suite aux abus de la police mais aussi à la corruption du gouvernement de Hosni Moubarak, elle prend place dans la capitale (Le Caire) et plus particulièrement sur la place Tahrir. Ce documentaire traite de l'existence des femmes en Egypte. Il est vrai que dans la culture musulmane, les femmes ont peu de place face aux hommes, elles sont considérées comme « utiles » uniquement pour donner naissance, en 2013 le pays était considéré comme le pire pays pour les femmes. De nos jours les femmes ont plus de liberté mais leurs droits sont toujours sous-estimés. Durant le visionnage de cette production nous suivons la vie d'Amal, jeune égyptienne défendant la cause féminine, durant cinq années. Les actions d'Amal, pour défendre la cause de la femme et afficher de la résistance face aux policiers, sont motivées par le fait que son petit-ami a été tué, lors d'une émeute, par la police. Pendant la durée de cette réalisation, nous pouvons suivre les différentes étapes de la vie de cette jeune femme. Entre les manifestations, la résistance face aux policiers mais aussi son évolution jusqu'à ce qu'elle est devenue de nos jours. Ce que l'on peut voir à la fin c'est une jeune femme qui s'est féminisée, qui désormais porte le voile et qui va devenir une jeune mère de 20 ans. Désormais porter le voile est peut-être une façon pour Amal de rester libre tout en éduquant son enfant de la meilleure manière qui lui semble. Mais cela ne veut pas obligatoirement dire qu'elle abandonne le féminisme, probablement a-t-elle un autre moyen de le défendre. Ce documentaire porte sur un sujet important sur lequel tout le monde doit être sensibilisé mais aussi pour lequel tout le monde peut et doit agir contre toute forme de discrimination.


Marion 1L
2019/04/04 19:41 #2018-amal-12
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Étouffée dans un climat devenu hostile au fil des décennies, l’Égypte décide de se lancer elle aussi à la conquête d’une vie plus juste et égalitaire. C’est ainsi qu’en 2011, la Révolution Égyptienne vient s’inscrire dans les événements du Printemps arabe, avec comme « siège », la place Tahir du Caire.
Amal, une jeune fille âgée de 14 ans au début des manifestations, décide d’intégrer les foules et de s’engager dans un combat idéologique alors que les femmes n’étaient pas les bienvenues.
Grâce à une chronologie bien définie par le réalisateur Mohamed Siam, le documentaire retrace l’adolescence difficile et remue les souvenirs passés d’Amal.

Issue d’une famille aisée, avec une enfance plutôt heureuse et entourée de parents bienveillants, rien ne destinait la jeune Amal à devenir jeune manifestante lors de la Révolution de son pays en 2011. Il aura fallu des années d’incohérences politiques et sociales pour réveiller les troupes et ainsi mobiliser toute la population, des plus pauvres au plus riches.
A 14 ans, la jeune égyptienne tient tête aux forces militaires, elle sait se faire respecter par tous et s’intègre au fil des contestations à des groupes d’hommes.
Malgré les remarques sexistes qui lui sont faites, rien n’y fait . Amal a une envie ancrée en elle : coûte que coûte, elle veut changer les choses et faire partie intégrante de l’Histoire.

Alors que le spectateur est projeté au beau milieu du combat des Égyptiens, le réalisateur du film n’oublie pas de faire remarquer que le personnage principal n’est autre qu’Amal et décide donc de nous faire vivre quelques instants de son enfance.
Fidèle à ce qui était annoncé, il s’agit bel et bien d’un documentaire : Siam nous montre des images tirées d’un caméscope, comme beaucoup en ont connu et fait revivre des événements familiaux du passé : Amal à son anniversaire, Amal à la mer ou encore Amal toute petite. Une simple reconstitution de ces événements n’aurait eu aucun charme. Le choix de montrer de vieilles et véritables images frappe le spectateur . Il a enfin l’occasion de pouvoir découvrir la vie du personnage principal.
C’est un vrai plus, cela aide grandement à la compréhension du film et des événements.
La jeune fille calme est en réalité une grande révoltée et ne demande que la justice dans son pays. C’est peut-être le métier de juge de sa mère qu’il l’en aura inspirée…

Le combat continue. Amal ne lâche pas avec les années, elle grandit, se responsabilise et gagne en maturité même si elle en possédait déjà aux débuts des protestations égyptiennes. Malgré les violences qu’elle subit des policiers, les morts de Port-Saïd ou encore les blessés des manifestations, elle décide plus tard de s’engager dans la police.
Un paradoxe ? Pas du tout. Lorsque l’on veut changer ou modifier quelque chose, on s’attaque à sa racine. Amal a tout compris et décide en tant que femme, manifestante et militante de s’engager dans la police.
Son objectif est de donner une plus grande place à la femme au sein d’une société de culture islamique. Changer tous les stéréotypes féminins qui y règnent et surtout, faire de ses futurs collègues ou en tout cas une partie, des partisans de l’équité, d’un gouvernement plus juste et sans corruption.

En un peu plus d’une heure, Mohamed Siam a réussi à faire vivre un véritable bonheur à son public.
En plus des connaissances qu’il a apportées sur une partie de l’histoire du pays, Siam a réussi à montrer une nouvelle facette de l’Égypte encore méconnue : le féminisme.
Celui-ci se répand pas à pas dans le monde, mais également plus discrètement au Moyen-Orient. Son documentaire est un véritable lanceur d’alerte et un appel au changement.
Quelque part, a posteriori, Siam a ajouté sa pierre à l’édifice et contribue à l’essor de la femme dans une société islamique conservatrice.


Amaury 1L
2019/04/04 20:00 #2018-amal-13
Lycée PRO La Salle, Avignon, académie de Aix Marseille
Amal c'est "l'espoir", "l'espérance" mais Amal dans sa vie est une tête brûlée ! Rétrospective d'une vie d'une jeune égyptienne, nous plongeons à ses côtés avec la caméra du réalisateur dans des souvenirs eux-mêmes filmés par le papa d'Amal. Cet homme a donné un amour inconditionnel à sa fille. Amal vit beaucoup au travers de l'image de son père. Des arrêts d'image nous sont proposés sur une enfance heureuse. Une fille au large sourire dès ses deux ans, trois ans...Puis, retour sur des séquences de sa vie avec ses amis à 13 ans dans la rue, avec son compagnon dans un bus à 16 ans, dans une réunion de famille à 20 ans...L'ambiance est sourde lors des émeutes, la violence des scènes est retenue au moment du face à face avec la police. La révolution égyptienne est montrée au pied des pyramides qui ont fait la grandeur d'un empire. Les clans politiques d'un côté, des groupes de jeunes qui se retrouvent jour et nuit, une présence policière et Amal qui se cherche au travers de situations parfois dangereuses. Un garçon manqué ? Une jeune fille déterminée certainement, frondeuse. En aucun cas, elle veut renoncer à sa liberté. On retrouve Amal avec une copine dans un café où se dessinent quelques projets professionnels...obtenir son bac et devenir policière ? Amal va se marier, elle est enceinte, elle veut honorer la sépulture de son père, elle partage des avis divergents sur les candidats à la tête de l'Etat avec sa mère...Amal est pleine de fougue. Elle poursuit une course sans cesse montrée dans ce documentaire. Le "S" de superwoman est un signe, une signature sur son tee-shirt ? Amal veut aller vite, faire bouger les lignes, braver les dangers, écouter son coeur et aller vers son destin dans un contexte où le statut de la femme reste à définir.
Romain, Lucas (Seconde Bac pro SN).
En Français, nous avons étudié un article de Reporters sans Frontières qui indique qu'au niveau de la liberté de la presse, l'Egypte se place au 161ème rang sur 180 pays dans le classement 2018.
2019/04/05 00:13 #2018-amal-14
Lycée Louis de Foix, Bayonne, académie de Bordeaux
La fille de la rébellion
Pour son nouveau documentaire, Mohamed Siam concentre sa caméra sur Amal, une jeune fille de 14 ans qu’il a rencontrée alors qu’il cherchait à montrer la révolution Arabe du point de vue des jeunes. Il choisit finalement de filmer Amal car la jeune fille, par son attitude libre l’a immédiatement fasciné. Il constate rapidement qu’elle est très à l’aise devant la caméra.
Alors, il la filme pendant six années, il scrute son évolution physique et émotionnelle pendant la révolution égyptienne. Amal est très impliquée dans les manifestations et semble habitée par une rage sans limite. La caméra suit Amal, on voit tous ses faits et gestes et les gros plans dégagent de fortes émotions comme les moments où elle pleure, elle fume ou lorsqu’elle crie de colère.
Pendant le tournage, Mohamed Siam découvre qu’Amal a été filmée durant toute son enfance par son père très aimant, malheureusement décédé. Le montage du film intègre à la vie d’Amal des extraits de vidéos familiales. Ces bouts de vie montrent le caractère déjà espiègle de la jeune fille. C’est aussi une façon de faire exister à l’écran son père toujours présent dans l’esprit de sa fille.
Dans le film, il est montré qu’Amal est une jeune fille forte qui a un caractère proche de celui d‘un garçon ; néanmoins, en grandissant, elle est confrontée à la discrimination contre les femmes. Car sa vie n’est que contradictions : Amal fait la révolution mais elle fait aussi la fête. Elle s’amuse mais son petit ami cherche à lui dicter de nouvelles règles de vie.
Un parcours d’athlétisme représente symboliquement le parcours d’Amal. Les années passent mais rien ne change vraiment à part son âge, son physique et son moral. Car Amal semble parfois vaciller, douter et elle prend des décisions surprenantes, comme celle de devenir policière, elle qui luttait pourtant contre leurs brutalités dont elle a été victime.
Amal est un film simple à comprendre, il est aussi instructif et montre une jeunesse éloignée de la nôtre. C’est un film que l’on conseille.
Lucie Correia, Naïa Urtizberea, 2nde7
2019/04/05 08:56 #2018-amal-15
Lycée des arènes, Toulouse, académie de Toulouse
« Les épreuves que nous traversons nous changent à jamais »


Mohamed Siam suit Amal, une jeune égyptienne de 12 ans durant six années. Six années de changements, six années de combats, combat contre la politique de son pays, combat contre l’idéologie de sa mère, combat contre son chagrin, combats contre elle-même .
Il partage avec nous l’évolution de cette adolescente qui se bat pour ce qu’elle croit être juste puis devient progressivement une femme avec ses désillusions, ses déceptions …

« Fais ce qu’il te plaît et n’aie peur de rien » , ces paroles traduisent parfaitement l’esprit d’Amal . Nous voyons une adolescente forte, courageuse, en pleine résistance mais surtout seule. Elle se bat pour ses idées sans aucune peur, sans aucun regret et avec la conviction profonde de respecter les paroles de son père. Elle était si proche de lui ... vivait une relation fusionnelle et unique avec ce père qu’elle chérissait tant , ce père qui s’est éteint. C’est lui qui a filmé toutes ses «premières fois» : la première fois qu’elle se tient assise, sa première fois à la mer, son premier anniversaire….. images d’archives qui surgissent dans le film comme ses souvenirs .

A seulement 15 ans , Amal est d’une grande maturité, audacieuse parce que révoltée, elle dissimule sa féminité, manifeste en cachant ses fragilités . « Si être une femme veut seulement dire avoir peur et s’inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon» .

Pendant une grande partie du film, le réalisateur filme son personnage dans la pénombre .Scènes de rues prises en fin de journées avec un manque de lumière qui soulignent ainsi le caractère réel et pesant de la situation.
Pourquoi avoir monté ces images sous exposées, parfois floues? Est-ce pour annoncer la débâcle, l’avenir obscur d’Amal ou celui de son pays?

On retrouve Amal quelques années plus tard , elle est confrontée à un choix , celui d’être dans le système ou d’en être exclue à jamais . Elle va changer , devenir une femme , amoureuse , rêveuse avec de nouvelles préoccupations et la détermination qu’elle avait par le passé semble l’avoir quittée .

Amal à 20 ans, sans plus trop de certitude, assise dans une cafétéria , discute de son avenir avec son amie …
- Tu t’appelles Amal , lui répond-elle , et ça veut dire Espoir !

Safia, Imène, Zoé 
2019/04/05 09:19 #2018-amal-16
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
Amal est un film créé et réalisé par Mohamed Siam, sorti en 2017. Ce film, pouvant être interprété comme un documentaire, suit six ans de la vie d’une jeune égyptienne, Amal, une révolutionnaire de la place Tahrir, qui va se battre contre le gouvernement égyptien et contre elle-même.
Avec des acteurs authentiques, le film nous plonge dans la vie d’une des révolutionnaires, Amal, nous montre et raconte son parcours avant et après la Révolution égyptienne. On y voit l’Egypte telle qu’elle est aujourd’hui, et le combat des Egyptiens pour obtenir leur liberté.
J’ai beaucoup apprécié ce film, j’ai été émue et choquée, et impressionnée par le courage ou l’inconscience d’Amal face à la Révolution. Peu de jeunes adolescents auraient le courage d’aller manifester pour leurs droits face à la police, aux coups de bâton, aux gaz lacrymogènes… Même après avoir été traumatisée, elle va continuer encore plus fort pour défendre ses idées. J’ai trouvé ça très courageux de sa part.

Sarah Razafimandimby, 1C , Lycée Pasteur, Nice
2019/04/05 12:09 #2018-amal-17
Lycée Jacques Callot, Vandoeuvre, académie de Nancy-Metz
Une jeune fille du nom d'Amal grandit à travers une Egypte ravagée par la révolution de 2011 et des élections présidentielles controversées. Amal se rebelle contre un pouvoir corrompu en participant à des manifestations, fume dans une Egypte conservatrice... Tout au long du film, Amal grandit, se cherche, se rebelle et cherche sa liberté dans un pays aux droits restreints.


Amal est un film fort en émotion qui nous expose la situation désastreuse de l'Egypte dans les années 2000, un pays corrompu par des politiciens, où les citoyens voient leurs libertés limitées.

La façon dont le film est présenté le rend intéressant, entre la fiction et le documentaire. Dans la première scène, on voit Amal qui court sur un couloir de piste d'athlétisme numéroté, et chaque numéro correspond à une partie de la vie d'Amal. Le film montre ainsi la révolution égyptienne de 2011 alors qu'Amal a 15 ans, puis deux ans plus tard, et se termine aux 20 ans d'Amal et sa grossesse. Il mélange des images d'archive, d'autres issues de films familiaux, notamment des images d'anniversaire, et des images de documentaire qui suivent Amal dans sa lutte ou sa vie de famille réelles. Il se veut ainsi au plus près de la réalité.

En effet, en plus d'avoir une exposition de la situation politique du pays, on voit évoluer Amal, jeune fille rebelle qui restera marquée par cette révolution sanguinaire. Pendant qu'elle manifestait, elle va se faire taper par la police et va perdre son premier amour à cause de son engagement. Après ces événements, elle veut qu'on la traite comme un homme car elle comprend rapidement qu'une femme ne peut manifester, ni jouer au foot ni fumer... Elle devient anonyme en s'habillant d'un sweat-shirt dont elle relève toujours la capuche, lui donnant l'allure d'un garçon. Puis plus tard, elle défie les codes de la société en se montrant comme une femme occidentale : elle se maquille, elle a un petit-ami, elle fait des études : elle ne respecte pas la conduite à tenir pour une femme en Egypte, elle est confrontée au machisme et au sexisme de ses compatriotes masculins. Elle prévoit de faire un métier où elle pourrait changer la société égyptienne, en devenant procureur ou policière.

Dans ce film, on retrouve aussi quelques scènes que le père d'Alma avait filmé quand elle était petite, on y voit une petite fille déjà rebelle avec un fort caractère ; tout au long du film la mémoire de son défunt père est présente.

La fin du film se clôture sur Alma qui porte la vie, sa grossesse est une allégorie du renouveau, d'un monde meilleur, d'une nouvelle Egypte.

Pour conclure, Mohamed Siam nous transporte dans un pays conservateur, misogyne, sexiste et où la répression est violente, mais qui porte les germes d'un avenir meilleur dont Amal est le puissant symbole.

Mathilde Fischer
2019/04/05 14:01 #2018-amal-18
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Amal est un film documentaire égyptien, en couleur, sorti en salle le 20 février 2019, dont le metteur en scène est Mohamed Siam. Le réalisateur suit la vie d’une adolescente en quête de liberté après avoir participé à la révolution égyptienne. Il a passé six ans, caméra à la main, à saisir l’évolution d’Amal depuis le début de la révolution, le 25 janvier 2011, et des premières manifestations jusqu’à l’accalmie de ces dernières et l’entrée d’Amal dans les études supérieures.
Ce film pousse à la réflexion, nous nous sommes questionnés sur différents points du film et sur une potentielle suite. L'aspect politique du film nous donne à voir une Égypte post-révolution et nous fait relativiser notre propre condition. Le réalisateur a voulu nous proposer un film sans artifice, honnête, qui ne cache pas la douleur ni la violence de la révolution telle qu'Amal la vit, violence qui contraste avec la douceur de son enfance visionnée, en alternance avec les images actuelles, en cassette. Ces vidéos d'Amal petite ponctuent l'histoire et créent un effet de réminiscence. Ces réminiscences accentuent la forme cyclique du film que l'on peut déjà avoir avec le début du film (cinq ans après la révolution quand Amal se prépare à courir sur une piste) et qui se termine par la même scène. La piste de course apparaît aussi tout au long du film pour représenter chaque année passée après le Printemps Arabe, le un du starting-block désignant la première année. Dans ce documentaire frappant, hommes, femmes et enfants sont tout unis pour un même combat. Nous avons, au travers de l’œil de la caméra, une vision pleine d'espoir pour un monde meilleur. Cette vision provient d'Amal, une jeune fille révoltée, indignée et déterminée à gagner la lutte contre l'injustice du pouvoir politique égyptien.

Pour finir, le réalisateur a été audacieux de faire un documentaire dans un pays en crise comme l’Égypte et de dénoncer le manque de liberté instaurée par le gouvernement.



Maëlyss et Sloan

2019/04/05 17:18 #2018-amal-19
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film est un documentaire du réalisateur Mohamed Siam, sorti le 20 février 2019. Il raconte l'histoire d'Amal une jeune égyptienne très impliquée dans la révolution égyptienne de 2011. Le but de cette révolution était de dénoncer les abus de la police sur la population. Durant une des manifestations auxquelles elle participa elle se fit traîner par les cheveux par un policier. Tout le film est construit autour de cette scène traumatisante. Durant le film on verra différentes facettes de cette jeune fille forte. Elle sera révoltée, triste, fille modèle, ado capricieuse et amoureuse, puis studieuse et déterminée à rétablir l'ordre depuis l'intérieur en devenant policière. Ce film est long pas (par sa durée, il ne dure qu'une petite et demie), mais son développement est lent et il s'essouffle. Ainsi la fin n'apparaît pas comme une conclusion mais plus comme un soulagement. L'absence de musique d'ambiance rend les scènes très longues.
Dimitri 1L
2019/04/05 22:18 #2018-amal-20
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique du film « Amal » par Théo

La « nouvelle » Égypte à travers la vie d'Amal.

Amal est un film de Mohamed Siam sorti en 2017. Ce film est un documentaire qui suit la vie d’une jeune fille nommée Amal pendant 6 années- de ses 14 ans à ses 20 ans… mais à travers son destin particulier c’est aussi le portrait d’une Égypte en plein bouleversement. Dans cette Égypte post-révolutionnaire, la jeune fille Amal s’efforce de conserver sa liberté malgré une politique peu amène à l’égard des femmes. Elle garde malgré toutes les brimades qu’elle subit une envie profonde de changer les choses.
Ce film est un documentaire dans le mesure où nous suivons la vie d'Amal dans la « nouvelle » Égypte et dont nous découvrons petit à petit le passé d’abord heureux puis tellement douloureux : la mort de son père, la répression de Tahrir, la mort de l’ami-amoureux. Les flash-backs dessinent le portrait d’une jeune rebelle qui tente de se fondre dans la foule essentiellement masculine des révolutionnaires. Lorsque Amal est jeune, elle a l'air si innocente même si elle est un peu turbulente en soufflant par exemple les bougies lors de l'anniversaire de sa mère, et plus on avance dans le temps, plus elle se rebelle contre les policiers lors de manifestations, elle se met à fumer, s’oppose à sa mère prête à soutenir un gouvernement corrompu, comme celui de Moubarak. Les références aux évènements de Port-Saïd où fin janvier 2013, des émeutes avaient éclaté après la condamnation à mort de 21 individus pour avoir causé la mort de 74 supporters, ainsi qu'à la place Tahrir, l'une des principales places de la ville du Caire, surnommée à juste titre « place de la libération » obsèdent littéralement une jeunesse égyptienne meurtrie qui veut changer la société.

Le film suit la vie d'Amal, « espoir » en égyptien, la caméra colle à son sujet de façon presque organique et montre l’évolution/régression du personnage au gré des élections politiques. Le film débute sur un chant de la jeune fille alors que l'écran affiche encore les sociétés de production sur un écran noir. La première image, c'est Amal qui arrive sur une piste d'athlétisme et qui se place pour courir. Un écran noir s'affiche puis le film démarre par des images d'émeutes et des images de la jeunesse de la jeune fille. Dans la manière de tourner, le réalisateur a installé de véritables images d'archives familiales filmées par le père d'Amal, et ensuite il a utilisé la même manière de filmer pour justement garder le regard du père, père aimant dont le deuil semble impossible pour la jeune fille. Ce mélange entre histoire intime et histoire collective est d’une grande efficacité et le spectateur ressort de cette expérience forcément ébranlé. On peut penser dans la manière de réaliser au film Sonita sorti en 2016.
2019/04/10 13:17 #2018-amal-21
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Manon Moreau Lycée Jules Ferry Paris Amal, Mohamed Siam, 2019

« Je pensais que j’allais mourir mais c’est comme si mon âme ne voulait pas quitter mon corps » dans Amal nous sommes plongés au cœur de la révolution égyptienne qui éclate en 2011. Nous vivons sa violence, sa détresse, ses manifestations, ses réflexions,…
Mohamed Siam suit une jeune fille, Amal, pendant six années. Tout commence à l’âge de quatorze ans lorsqu’elle descend dans la rue pour manifester. Les images et les discussions qu’Amal entretient, sont d’une vérité bouleversante, notamment quand elle est trainée par les cheveux, à même le sol, par un policier. Suite à cet évènement d’une violence inouïe, elle se coupera les cheveux très courts et ne se séparera plus jamais de sa capuche. Garçon manqué est l’étiquette qu’il lui est attribué, cependant elle témoigne d’un courage de fer pour manifester dans une foule entièrement masculine, en plus d’être mineure.
Nous voyons évoluer la société à travers les yeux de cette jeune fille, à la conscience bien trop avancée pour son âge qui s’explique par la perte de son père ainsi que de son premier amour, tué à Port Saïd. En plus de voir les conséquences de la révolution égyptienne, nous prenons connaissance de la misère dans laquelle le pays est enfoui. Le jonglage entre les vidéos d’Amal enfant, souvent prises durant un anniversaire et celles du réalisateur, permet au spectateur de la connaître intimement : nous découvrons une fille pleine de vitalité et très éveillée dès son plus jeune âge. Ce témoignage débordant d’affection que laisse son père est d’autant plus touchant que le père est mort.
Amal, qui signifie espoir, porte bien son nom : elle représente la révolte d’un peuple, le partage entre sa condition de femme et ses opinions politiques, la liberté à laquelle elle tient.
Elle désire transformer le monde, c’est pourquoi elle se lancera dans des études de droit. A notre plus grand étonnement, alors qu’elle insultait un policier sous son nez de « voyou » quelques années plutôt, elle nous confie à la fin qu’elle souhaiterait peut être devenir policière, afin de changer les choses de l’intérieur.
Voudrait-elle suivre les pas de son père, lui-même policier, comme pour lui rendre hommage ?
2019/04/12 12:55 #2018-amal-22
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Amal est un film-documentaire réalisé par Mohamed Siam en 2017, en Egypte. Ce film raconte deux histoires : celle d’Amal, jeune adolescente égyptienne rebelle et celle de la révolution en Égypte. Amal est une jeune fille têtue et téméraire ; lorsque son père meurt, il lui dit qu’une révolution aura lieu et qu’elle ne devra pas avoir peur. Effectivement, cet événement a bien lieu lorsque qu’Amal est jeune adolescente. Pendant les années qui suivent, elle participe au printemps arabe, aux manifestations malgré les violences des policiers,elle va de l’avant et se bat pour un système politique plus juste dans son pays. Elle n’hésite pas à déroger les règles de son pays qui privent les femmes de liberté et à se faire passer pour un garçon pour pouvoir participer aux manifestations. On suit cette jeune héroïne en quête d’identité tout au long du film, on la voit grandir, on est témoin de ses questionnements, de ses doutes, de ses choix. Faut-il s’intégrer au système ou en être complétement exclu ? Quel métier choisir ? Le réalisateur utilise aussi des vidéos réalisées par le père d’Amal. Ces flash-back donnent un regard sur l’enfance de la jeune fille, comme si nous étions dans sa tête. Le regard du père derrière la caméra et celui du réalisateur derrière la sienne se ressemblent un peu. Le documentaire se déroule sur six ans ; chaque changement d’année est marquée par la répétition d’une même scène : Amal est au départ d’une piste d’athlétisme puis s’élance pour courir comme si elle s’élançait dans cette nouvelle année. Ce film nous livre également un témoignage de la révolution Égyptienne, nous montre le système politique présent ainsi que les nombreuses manifestations qui ont eues lieu. Il nous fait part du quotidien des Égyptiens qui vivent dans la peur et dans l’incertitude. De plus il nous montre les difficultés qu’ont les jeunes de se construire un avenir dans un pays autant bouleversé mais qui vont faire partie d’une génération qui va changer beaucoup de choses.

Léa Berret. 2nd. Lycée Bonaparte. Autun
2019/04/12 13:37 #2018-amal-23
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Amal ou le film dont vous n’arriverez pas a décider si vous avez aimé ou non 

Des gros plans dérangeants, des passages plus presque inutiles, et des moments dont on ne se souvient même plus à la sortie de la séance...
MAIS 
Un beau message, une remise en question sur la place des femmes partout dans le monde, un film qui parle d’événements récents qui ont encore un impact aujourd’hui, et un film assez court (ce qui est plutôt un bon point sinon ça aurait été beaucoup trooooop long) 

En conclusion un film qui pourrait être génial en théorie mais qui n’est pas aussi bien qu’il n’y parait en pratique. En soit un film qu’il n’est pas nécessaire d’aller voir mais qui peut passer le temps si on a rien d’autre à faire !
Marie, IL
2019/04/12 13:39 #2018-amal-24
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Annonce : Nous sommes de jeunes lycéens, nous cherchons un film (intéressant si possible) à présenter au P.J.R (Prix Jean Renoir).
Nous recherchons des films récents, originaux et européens.
"Bonjour ! Je suis Amal et je souhaite me présenter au P.J.R.
Je suis un documentaire éponyme réalisé par Mohamed Siam. Certes, je suis égyptien mais je souhaite tout de même me présenter. Mon histoire est celle d’une jeune fille dont le nom rime avec espoir dans une Egypte post-révolutionnaire. Cette jeune fille a perdu son père et vit seule avec sa mère. Elle est du genre têtue, mais elle fait preuve d’un grand courage car elle a vu la mort à plusieurs reprises (son père, ses amis,…) et malgré ces expériences traumatisantes, elle continue de manifester et tente de vivre dans cette Egypte secouée par les événements politiques. Pas facile de se trouver dans un monde chaotique…Amal hésite entre être « tomboy » et être une femme. Voilà pour l’histoire ! Niveau image, ma particularité est de mélanger des images d’archives avec des images tournées et des vidéos d’Amal petite.
Niveau son, il n’y en a pas beaucoup, c’est vrai, mais je vous apprendrai quelques chansons en arabe, notamment « Joyeux anniversaire » !
J’espère que vous me choisirez car je présente le monde égyptien post-révolutionnaire à travers le regard d’une jeune fille que vous verrez grandir.
Je propose une expérience unique qui (même si elle vous laisse sceptique), ne vous prendra au pire que 1h30 de votre vie ! (6 ans en 1h30, c’est une belle offre pas vrai ?)"
Souhila, 1L
2019/04/16 16:27 #2018-amal-25
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Aude BANO, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
Lors de ses séances d’athlétisme qui ouvrent le film, Amal porte un tee-shirt Superman, et j’ai remarque que cela pourrait être en fait son costume pour tout le film. Car, tout au long du film, c’est une petite héroïne.
Amal a été tourné pendant six ans, et on la voit enfant, jeune fille, et adulte.
En six ans, les anniversaires s’enchaînent et l’adolescence a le temps de mener sa propre révolution. Elle assiste et prend part à une révolution historique en Egypte. Elle s’oppose aux différents pouvoirs, elle n’a jamais peur de hausser le ton et de bomber le torse face à la police. On constate que les garçons de l’Egypte ne l’acceptent pas à cause de son sexe. Mais Amal est rebelle et déterminée. On peut dire que c’est un garçon manqué.
Ce film m’a permis de réfléchir à l’éveil d’une conscience politique, et sur l’évolution d’Amal au grès des années. On voit Amal changer son regard sur les autres. C’est une fille forte. Elle coupe ses cheveux, cache sa tête sous une capuche et n’hésite pas à provoquer les policiers. Elle chante et manifeste aux côtés de ses amis, qui la protègent et lui interdisent parfois de prendre trop de risques. Malgré ça, elle refuse d’être traitée comme une gamine afin que les idées et les envies des femmes puissent ne pas être diluées dans une société autoritaire.
Mais le film a été par moment difficile. Il y a des moments où je n’ai pas tout compris. 0 la fin du film, Amal est enceinte, alors que sa religion la force à se marier. Elle a toujours été rebelle, mais cette fois-ci la révolte semble incroyable.
2019/04/16 16:28 #2018-amal-26
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Alexis PERRET, première ASSP du lycée Jacques Brel, Saint-Pons-de-Thomières, académie de Montpellier
« Amal, est un film documentaire réalisé par Mohamed Siam. Il nous fait voir la vie d’une jeune fille, Amal, pendant une période d’environ 6 ans, entre ses 14ans et ses 20ans. Nous pouvons suivre son périple, à la recherche de liberté et d’égalité. Ce garçon manqué évolue sous nos yeux tout en gardant son caractère bien tranché. Nous assistons aussi à une période importante de la vie égyptienne. En parallèle du destin d’Amal se dessine le portrait d’une Égypte en peine révolution à la recherche d’un meilleur gouvernement.

Ce documentaire nous montre des moments heureux de la vie d’Amal, son enfance avec son père (qui va bientôt mourir). Il nous plonge aussi dans le moment présent où cette jeune fille se bat en colère contre son pays. On voit qu’Amal a eu une liberté dans sa maison qu’elle n’avait pas en Egype, puisqu’elle est une femme dans un pays musulman. Et que c’est sans doute ce qui l’a poussé à faire la révolution.

Lors de sa petite enfance, Amal a l’air d’une petite innocente malgré sa turbulence, (comme lors de l’anniversaire de sa mère). Elle fait tous pour être contre les lois et les principes de son pays : elle fume, ne porte pas le voile, s’oppose aux ordres de sa mère, manifeste.

Ce film est intéressant, parce qu’il raconte une histoire réelle, la vie d’une personne qui lutte et défend la liberté, sa liberté dans cette Égypte instable. On s’intéresse ainsi à la politique d’un pays bien loin de nous.

Mais ce film a plusieurs défauts. Il est parfois trop lent. Et le réalisateur a mis la voix off d’Amal trop souvent à mon goût, même si cela est utile pour exprimer ses sentiments les plus enfouis. Il y a aussi beaucoup de sujets qui peuvent être intéressants, mais qui ne sont pas détaillés, ce qui empêche une compréhension totale de cette histoire.

Lors de la dernière scène, voir Amal enceinte suscite plein de questions qui demandent des précisions. C’est pourquoi elle est, pour moi, décevante.

2019/04/18 10:50 #2018-amal-27
Lycee Jules Ferry, Paris, académie de Paris
Stel Yus Iere L Lycée Jules Ferry Paris
La technologie permet aujourd'hui de dénoncer les inégalités dans le monde au moyen de films ou de documentaires, que l'on retrouve partout, sur tous nos écrans. Ce moyen de diffusion n'a presque pas de limite, sa portée est mondiale, certains documentaires ont donc le pouvoir de faire changer le monde dans lequel nous vivons, par le partage du savoir. Amal, film réalisé par Mohamed Siam, Égyptien, nous offre le témoignage du combat quotidien d'une femme dans un pays patriarcal comme l’Égypte. Le film a obtenu en tout 7 nominations.

Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Égypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon ?
Amal est un film qui a la particularité d'être un documentaire tourné sur 6 années, autour de sa protagoniste, dont nous suivons les étapes de vie de 14 à 20 ans. Le film est très intéressant et plutôt captivant, il insiste sur les révolutions Egyptiennes, particulièrement bien filmées, mais aussi sur la place qu'y occupe Amal, car il est dur en Egypte de s'investir autant qu'Amal le fait, lorsqu'on est une femme. C'est donc une lutte infernale et continue contre une injustice fondamentale que mène la protagoniste. On voit souvent Amal se faire rejeter par son groupe d'ami, son petit ami, voire sa famille pour diverses raisons Parce qu'elle est une femme et que ce n'est « pas sa place » ou encore parce qu'elle est trop rebelle. On voit beaucoup de vidéo d'elle et de son père, quand elle était petite, par moments, qui viennent rajouter de la sensibilité au personnage .
Le réalisateur nous raconte que si le tournage était au début plus ou moins accepté par les personnes filmées, avec le temps cela devint de plus en plus dur pour eux de filmer les scènes, car pour les « acteurs », cela devenait un film politique. Amal est donc un film tourné sans autorisation, ce qui rajoute un côté captivant au film. De plus, nous n'avons le nom d'aucun des personnages, seulement ceux de l'équipe qui les a filmés.
Le film est néanmoins long, et il est organisé en plusieurs parties : elles sont séparées d'une année à chaque fois, et on les compte comme « un an après la révolution égyptienne », et ainsi de suite, prenant pour départ cette révolution égyptienne. Cette manière d'organiser le documentaire permet de passer très rapidement d'une partie à l'autre, mais crée une sorte de monotonie dans leur visionnage... Il n'est donc pas surprenant de perdre son attention à certains moments du film, voir de décrocher complètement durant une bonne partie de celui-ci.
Amal reste un film intéressant et captivant la majeure partie du temps, il est inspirant par son discours qui encourage la liberté, et est très touchant. Je ne regrette pas de l'avoir vu.

Un bon documentaire. Stel Yus
2019/04/18 10:53 #2018-amal-28
Lycée Evariste Galois, Beaumont sur Oise, académie de Versailles
Une révolutionnaire dans l’âme

Nous avons tous entendu parler aux journaux télévisés, de la révolution égyptienne de 2011, mais peu d’entre nous, voire aucun, y ont participé.
Il aura fallu six ans de tournage pour nous présenter ce documentaire intense sur la vie de Amal, une enfant grandissant dans cette Égypte post-révolutionnaire.
Amal est une révolutionnaire dans l’âme qui malgré son jeune âge (15 ans au début du documentaire) participe aux manifestations égyptiennes et tient tête aux policiers comme les garçons avec qui elle joue au foot dans les rues.
Être une femme en Égypte à cette période, c’est ne pas être libre pour Amal. Tout au long de ce film on constate une évolution de la mentalité et des idées de Amal. Prenons l’exemple le plus frappant : le changement vestimentaire, au début Amal s’habille comme un garçon manqué (sweat, jogging, etc) et pendant la scène dans la voiture, l’héroïne se fait maquiller et prend soin d’elle, sûrement pour plaire à son petit copain.
Malgré de nombreuses scènes poignantes comme les images du moment où elle se fait tabasser ou encore les souvenirs de son père dont elle était très proche, ce film est en lui-même assez lent mais on peut le comprendre car l’histoire de Amal est lourde à porter et le réalisateur a voulu le montrer grâce au tempo.
Ce film nous a évidemment touchées grâce à certaines images mais dans l’ensemble ce n’est pas notre film préféré du prix Jean Renoir.
Mais il nous a fait vivre la révolution égyptienne d’une autre façon que celle que nous connaissions déjà.

Léna Coomans et Elodie Caulier
Lycée Evariste Galois (95
2019/04/20 18:21 #2018-amal-29
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Dénonciations illustrées

L'histoire se déroule en Egypte, de 2011 jusqu'en 2017. Nous sommes plongés dans le quotidien et la vie d'une jeune adolescente, Amal ("Espoir" en arabe). Un bout de sa petite enfance nous est donnée à voir grâce à des vidéos de famille, mises en parallèle avec les prises de vues de ce documentaire qui va de ses 14 à ses 20 ans.
Cette jeune fille rebelle et courageuse décide de militer contre les autorités égyptiennes et un régime politique qui lui déplaît, au sein de manifestations sur la place Tahrir confrontant la police et les hommes, le peuple, qui protestent.
On voit aussi Amal dans son intimité, par exemple en pleine dispute avec sa mère. Tout au long du film, on la voit aussi faire face au sexisme et à la condition féminine, qui la pousse, plus jeune, à ressembler à un garçon pour pouvoir mieux s'intégrer lors des manifestations.
Amal va affronter beaucoup de violences, mais cela ne va pas l'empêcher de se battre pour sa liberté et de garder espoir malgré tout. Elle attache aussi une grande importance à ses études, qui vont peut-être lui permettre de faire changer le système si elle le peut.
On la voit donc grandir, faire des choix, aimer, rire, douter, se poser des questions, pleurer, se révolter...

Dans son documentaire "Amal", Mohamed Siam prend des risques à dévoiler, raconter, les événements du quotidien d'une jeune Egyptienne lors de la Révolution, car il les illustre alors par des plans crus, vivants, saisis dans toute l'authenticité et la franchise du moment, mais parfois un peu plus mis en scène, nous faisant douter sur le genre (film de fiction, ou documentaire ?).
Il fait face, lui aussi, aux violences des manifestations et des autorités, au regard et aux réactions des Egyptiens lors du tournage. Parce qu'il expose et dénonce pleinement ces violences, son documentaire est alors censuré en Egypte.
J'ai trouvé difficile d'assister à cette projection, car je n'avais aucune connaissance du contexte du film, et le genre du documentaire m'est vraiment peu familier. Pourtant, j'ai trouvé l'histoire de cette jeune fille poignante : j'admire complètement son parcours et sa place en tant que femme au sein de ces événements bouleversants.
Cela m'a ouvert les yeux sur un sujet que je ne connaissais pas du tout, et m'a donc appris beaucoup de choses sur une période symbolique de ce pays : Amal (au nom prédestiné ?) représente bien l'engagement et l'espoir de changement de toute la jeunesse d'Egypte.
Et finalement, c'est un film que je vous recommande, car il m'a fait comprendre à quel point il est intéressant de sortir de sa zone de confort !

Juliette Denis, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas.
2019/04/21 10:36 #2018-amal-31
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Le film nous fais voyager dans une Égypte post-Révolutionnaire ou le chaos semble régner . Nous suivons Amal , une jeune fille de 15 ans impliquée dans de nombreuses manifestations un ans après le débuts de celle-ci en 2012 . Ce film est un témoignage d'une vie rythmé par une révolution de 6 ans où nous pouvons voir l'évolution de l’Égypte , une Égypte chaotique en plein changement . Le film est assez long pour un résultat assez décevant . Le film étant un documentaire chargé de témoigner il contient beaucoup de scènes de manifestation mais j'ai trouvé l'histoire assez confuse . On nous jette directement dans l'action sans même savoir l'état de l’Égypte: pour quelles raison a-t-elle engagé cette révolution ? Pourquoi dure- t-elle 6 ans ? On nous raconte la vie d'une adolescente qui se cherche dans ce monde qui change autour d'elle . On la voit évoluer avec son pays , ses opinions transformées au fur et à mesure cependant cela n'aide pas forcément à la compréhension. Le film commence par des manifestations puis par les études d'Amal , son changement d'adolescent en femme . On sait qu'Amal est une jeune fille rebelle qui tient tête au policier et qui fait ce qu'elle veut quand elle veut mais n'est-ce pas normal pour une jeune fille qui doit se chercher dans un monde qui ce cherche lui aussi ?
Angel Carpentier.
2019/04/21 10:43 #2018-amal-32
Lycée de l'Arc, Orange, académie de Aix Marseille
Amal est un film documentaire réalisé par Mohamed SIAM sorti en

février 2019 le film nous fais voyager dans une Égypte post-
Révolutionnaire ou le chaos semble régner . Nous suivons Amal , une

jeune fille de 15 ans impliquée dans de nombreuses manifestations 1 an
après le début de celle-ci en 2012 . Ce film est un témoignage d'une
vie rythmée par une révolution de 6 ans , une Égypte chaotique en plein changement .
Le film est assez long pour un résultat assez décevant . Le film étant
un documentaire chargé de témoigné il contient beaucoup de scènes de
manifestations mais j'ai trouvé l'histoire assez confuse . On nous jette
directement dans l'action sans même savoir l'état de l’Égypte , pour
quelle raison a-t-elle engagé cette révolution ? Pourquoi dure- t-elle 6
ans? On nous raconte la vie d'une adolescente qui se cherche dans ce
monde qui change autour d'elle . On la voit évoluer avec son pays , ses
opinions changées au fur et à mesure cependant cela n'aide pas
forcément à la compréhension . Le film
commence par des manifestations puis par les études d'Amal , son
changement d'adolescent en femme . On sait qu'Amal est une jeune
fille rebelle qui tient tête au policier et qui fais ce qu'elle veut quand
elle veut mais n'est-ce pas normal pour une jeune fille qui doit se
chercher dans un monde qui se cherche lui aussi ?
Bilore Sasha
2019/04/21 16:30 #2018-amal-33
Lycée Maine de Biran, Bergerac, académie de Bordeaux
"Amal"
Difficile de critiquer ce film-documentaire.

Avec un mauvais jeu de mots, je dirais qu'il nous a mis à mal avec le personnage éponyme qui lutte pour la liberté de son pays, l'Egypte, et la sienne par la même occasion.

Durant 1h23, on voit l'évolution de cette jeune fille avec les quelques clichés de son enfance, la vidéo d'un anniversaire (où l'on voit déjà sa force de caractère) au milieu des images de sa participation -elle a 15 ans- aux manifestations contre le pouvoir égyptien en place.

Le film sort alors de ces événements "officiels" pour basculer dans une sorte de reportage sur la difficulté d'être une jeune femme libre dans un pays très machiste.
Elle lutte, à titre privé, contre son petit copain qui lui dicte sa conduite, la contrôlant sur ses vêtements, l'empêchant d'assister à un match de football.
Elle lutte mais son énergie lui manque aussi parfois. Un jour, elle essaie de se suicider.
Au final, elle a 20 ans, on la voit, portant un foulard, caressant son ventre de femme enceinte. Quel sera son avenir ? Peut-être celui de sa mère, juge, ou celui de son père, policier, mort dans son enfance... Le film s'interrompt sur ces questions, mais nous avons l'impression que par sa ferme volonté, cette jeune fille va continuer à lutter pour sa liberté.



Critique collective à partir d'une proposition d'Enzo LAFARGUE - 1STMG2
2019/04/21 23:25 #2018-amal-34
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
AMAL
Amal est un film documentaire égyptien, libanais, allemand, français, norvégien, danois et qatarien, de 1h23 min réalisé par Mohamed Siam, sorti en France le 20 février 2019. Le personnage principal du documentaire est Amal Gamal une jeune Egyptienne de 15 ans.
Amal est un documentaire qui suit pendant 6 ans une jeune fille, Amal, à partir de 2012, 1 an après la révolution égyptienne de 2011. Elle est alors âgée de 14 ans, le documentariste la suivra jusqu'à ses 19 ans, en 2018. Amal est jeune, vive, révolutionnaire, garçon manqué et n'a peur de rien. Elle vit sans son père qui est mort trois ans avant la révolution. Il avait confié à sa fille qu'il y en aurait une. Son père était policier, mais Amal les déteste. Pour cause : elle nous raconte que durant une manifestation ils l'ont tirée par les cheveux et les lui ont arrachés. De plus, Ils ont tiré sur le peuple égyptien. Rebelle, elle participe aux manifestations avec des garçons se camouflant sous la capuche de son sweat-shirt. Lors des présidentielles de 2012, n'étant pas majeure, elle ne peut pas voter, alors elle interroge les gens sur leur vote. Mais pour elle, les deux hommes se présentant : Mohamed Morsi des Frères musulmans et Ahmed Chakif qui vient du dernier gouvernement militaire, sont aussi mauvais l'un que l'autre. Ce serait comme choisir entre la peste et le choléra. Les années passent et Amal grandit, tout en continuant à se poser des questions sur la société, sa place en tant que femme, le système, la politique. Mais en grandissant cette jeune fille fougueuse s'assagit : elle porte plus souvent le voile, fait des études , rencontre un jeune homme qui lui dit de ne pas aller aux matchs de foot, par exemple, et se pose des questions sur son avenir professionnel. Ce documentaire nous permet de suivre d'un point de vue plus intime les événements égyptiens post-révolution : le retour des corps, au Caire, des victimes de l'émeute du stade de Port Said en 2012, l'arrivée au pouvoir de Mohamed Morsi en 2012, le coup d'état des forces armées égyptiennes en 2013.
Amal est un documentaire intime, sa famille et Amal oublient la caméra. Cela nous permet de nous sentir au plus proche des événements. Entre chaque année du documentaire,il y a des images d'archives filmées par son père nous montrant Amal petite en train de fêter son anniversaire ou être en vacances avec sa famille. Les raccords sont bien faits: par exemple à la fin d'une des années du reportage nous voyons Amal tenir une brosse à cheveux et au début de la vidéo d'archive, nous voyons sa mère lui brosser les cheveux. Des liens sont faits. Le fait de voir le film en version originale sous-titrée, nous permet d'avoir la véritable intonation des voix et entendre cette langue arabe qui accroche, qui est sèche quand Amal s'énerve. Nous ressentons sa colère.
Pour moi, Amal est un film à voir. Ce documentaire traite un sujet dont on parle peu, que l'on connaît peu. Puis, comme je l'ai écrit plus haut, grâce à la caméra et à cette jeune fille nous découvrons l'Egypte du peuple. Ce documentaire est aussi très intéressant car nous constatons, sans pour autant parfaitement comprendre l'évolution d'une jeune Egyptienne qui s'interroge sur ce qu'elle est et sur son rôle. Amal nous propose une réflexion sur la condition féminine, l'âge, le système, la politique et le pouvoir mais aussi sur le monde oriental, qui hélas, vit souvent des troubles. Deux phrases d'Amal sont à retenir, elle les dit vers la fin du documentaire, elle doit être âgée de 18 ou 19 ans : une sur la place de la femme " Je devais être un homme, comme eux. Si être une femme veut seulement dire avoir et s'inquiéter de ce que les gens pensent, alors à quoi bon ?" et une sur la société contemporaine : " Je ne sais plus. S'il vaut mieux être dans le système ou en être exclue à jamais" . Je trouve que ces deux phrases résument très bien ce film. Pour finir, Amal se coupe souvent les cheveux depuis l'épisode avec les policiers. Les cheveux sont un des éléments de la féminité, alors le fait qu'elle se les coupe n'est-il pas inconsciemment un geste symbolique ?
Mathilde Poisnel