Atlantique

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Mati Diop

Avec : Mama Sané, Amadou Mbow, Ibrahima Traore

Long-métrage : France, Sénégal

Genre : Drame

Durée : 1h44

Année de production : 2019

Distributeur : Ad Vitam

Synopsis

Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

Récompenses

  • Grand Prix - Festival de Cannes 2019

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atlantique Armand

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atlantique Schweitzer

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Commentaires

2019/11/08 18:16 #2019-atlantique-1
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique est un film en couleur, c’est un film dramatique français, sénégalais et belge de Mati Diop réalisé en 2019 avec comme acteurs principaux Mama Sané, Ibrahima Traore, Abdou Balde, Aminata Kane, Ibrahima Mbaye, Amadou Mbow, Diankou Sembene et Nicole Sougou pour les personnages principaux.
Le film se déroule dans une banlieue de Dakar, des ouvriers, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour une vie meilleure. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme. Peu de temps après le départ en mer des ouvriers, un incendie surgit lors de la fête de mariage d’Ada, dont ses amies commencent à avoir des comportements mystérieux. Issa, un jeune policier, entame une enquête, loin de se douter de ce qui l’attend.
Mati Diop, réalisatrice et actrice française née à Paris le 22 juin 1982, évolue dans le milieu de l'art depuis son enfance grâce à son père musicien, Wasis Diop. Son oncle Djibril Diop, un célèbre producteur sénégalais lui a apporté sa passion pour le cinéma. Mati Diop a réalisé quatre courts-métrages et un moyen-métrage. Elle a débuté en tant que réalisatrice en 2004 et en tant qu’actrice n 2008, Atlantique est son tout premier long métrage qui a été sélectionné en compétition officielle du festival de Cannes et qui a obtenu le Grand Prix.
Le jeu d’acteur est très bien joué, l’actrice principale n’ayant jamais mis les pieds dans une salle de cinéma parvient à transmettre toute l’émotion de l’histoire.
Le film est visuellement époustouflant, avec son côté documentaire puis fictif et en enfin thriller, l’ambiance du film s’enchaîne dans le mystérieux voire même avec un côté lugubre. Les particularités esthétiques du film ne s’oublient pas de sitôt nous laissons ainsi une image imprimée dans notre tête comme notamment les contrastes des lumières avec les néons couleur bleuté faisant ainsi référence à l’Atlantique. Les bandes sons sont envoûtantes avec un côté qui appartient aux racines du film. L’ambiance devient mystique avec un effet de brouillard comme un filtre naturel.

Le scénario en très grande partie en Wolof nous représente l’injustice de la vie par l’intermédiaire de l’histoire du film qui apporte également une autre vision de la migration. Le message du film est puissant dans son idée dans lequel la jeunesse est mise à l’épreuve dans les difficultés de la vie beaucoup trop tôt, cela change de notre confort et nous apprend plus sur la culture totalement différente de nos habitudes. Le film possède également un double sens au niveau de l’océan, en effet, l’océan est présenté comme un personnage possédant un rôle tout aussi important que ceux joués par les acteurs car il est synonyme de liberté, d’espoir d’un avenir meilleur mais il est également synonyme de malheur pouvant être la prison de la mort de ces ouvriers.
Le montage est propre, soigné et travaillé avec des fondus sur l’océan pour encore une fois vraiment insister sur son rôle omniprésent dans le film.

Je pense que c’est un film qui n’est pas du genre à être aimé de tout le monde et par tous les âges, finalement je pense que soit on aime soit on n’aime pas puisque le film possède une large diversité des sujets qui y sont abordés, nous retrouvons la thématique de la romance, de la migration donc certains n’aimeront pas cette diversité trop large mais au contraire je trouve que cela renforce l’histoire du film puisque vraiment, cela nous prouve que Mati Diop a voulu nous montré une large palette de cette culture, des difficultés sans forcément trop approfondir ces thématiques mais en nous donnant vraiment une meilleure vision globale pour en apprendre plus. Cependant je trouve que la partie qui révèle de la fiction décrédibilise un peu en quelque sorte ce si beau message que le film nous transmet.

Amouri Maëlyne 1ère, Lycée Langevin
2019/11/08 18:25 #2019-atlantique-2
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique, premier long-métrage de la réalisatrice Mati Diop, récompensé par le Grand Prix à Cannes, commence comme un documentaire sur l’émigration de jeunes ouvriers sénégalais pas payés depuis des mois pour leur travail sur une tour luxueuse et futuriste à Dakar. Un soir, ils embarquent à bord d’une pirogue, espérant atteindre le détroit de Gibraltar et trouver une meilleure vie. Les jeunes femmes (petites amies, amies et sœurs de ces migrants) restent. Emportés par une vague, la pirogue et ceux qu’elle transportait se noient. Mais les âmes des garçons réclament vengeance et reviennent hanter les jeunes filles. Souleiman, lui, est venu faire ses adieux à Ada qui l’aimait en secret, déjà promise à un mariage.

Dès le début, le film prend une tournure des plus originales, la première originalité est apparue lorsqu’au lieu de suivre les garçons dans leur action le film suit les filles, dans l’attente de leur retour, immobiles les yeux rivés sur l’océan déchaîné . Cet océan a d’ailleurs une grande importance, il est un personnage à part entière et même sûrement le personnage principal de l’histoire, ce qui la rend très poétique. Il y a aussi un côté contemplatif, avec de longs plans sur ce dernier, comme sujet à des émotions différentes chaque jour, certains houleux d’autres calmes. Il est aussi magnifiquement représenté par les points verts des stroboscopes qui bougent seuls au rythme des vagues, dans la boite de nuit désertée où se retrouvaient les jeunes le soir.
Si les filles possédées ont une apparence normale mais la voix des garçons et dans les miroirs les garçons retrouvent le véritable apparence. Ce qui crée un jeu de miroir superbe entre reflet et réalité.
L’histoire d’amour entre Souleiman et Ada (union qui se réfère un peu à Roméo et Juliette de par sa clandestinité) est elle aussi très belle et a donné lieu à de magnifiques scènes comme au début, quand les deux se croisent, chacun d’un côté de la voie du train, échangeant des regards complices entre les wagons qui passent. Ou encore la dernière scène du film, scène charnelle des adieux entre les amants, qui ne sont Ada et Souleiman que dans le reflet de la glace.

Néanmoins, la manière, très ressemblante au documentaire, dont le film débute contraste énormément avec le tournant fictif que prend Atlantique à la mort des garçons. Ce changement bien qu’original et inattendu m’a paru très déroutant et un peu de trop.
De plus, Mati Diop aborde à la fois les inégalités au Sénégal (elle disait être révoltée pas l’idée de cette tour, un réel projet à Dakar),qui coûterait des millions alors que la situation économique et sociale y est, encore aujourd’hui, désastreuse), les migrations, elle dénonce aussi des inégalités, homme-femme (comme quand les parents d’Ada s’inquiètent de sa virginité) et aussi sociales. Enfin elle aborde les thèmes de l’amour et de la jeunesse à Dakar. Malheureusement, M.Diop s’égare un peu et l’enthousiasme de la réalisatrice a, je pense, brouillé les messages, trop nombreux.



Adèle Paris, 1° Lycée Langevin
2019/11/08 18:36 #2019-atlantique-3
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le succès d’un film mettant en scène l’échec
Atlantique (2019) 1h47 - Mati Diop
La jeune réalisatrice franco-sénégalaise de 37 ans, Mati Diop, vient en cette année 2019 faire son
entrée fracassante dans le monde du cinéma et de la réalisation de longs métrages avec son film
« Atlantique » de 105 minutes qui va être retenu en compétition officielle lors du Festival de
Cannes, et qui sera primé en remportant notamment le Grand prix du jury.
Premier long métrage, premier succès, Mati Diop nous met en scène ici, les ouvriers d’un chantier
de la banlieue populaire de Dakar, qui vont décider en vue d’un avenir meilleur de prendre le large
au gré des dangers de la mer. En cause : une absence de rémunérations depuis plusieurs
mois, accentuant leur précarité économique et les poussant à prendre une décision. Parmi eux
nous retrouvons Souleiman incarné par Ibrahim Traore, qui va être contraint de laisser Ada (Mame
Bineta Sane), la fille dont il est amoureux alors qu’elle a été promise à un autre homme par ses
parents. Après le départ en mer des jeunes hommes, un incendie vient interrompre le mariage de
Ada, tandis que de mystérieuses fièvres viennent s’emparer des filles du quartier. Une jeune
enquêteur, Issa joué par Amadou Mbow va tenter de comprendre ce qu’il se passe, mais sera loin
de se douter que ce sont les Djinns, les esprits des garçons noyés, qui sont venus réclamer
vengeance et faire leurs adieux en ce qui concerne Souleiman envers Ada.
Ce long métrage trouve tout son intérêt dans sa diversité cinématographique, particulièrement
dans son mélange des genres. Au début nous pouvons nous attendre à un film du genre du
documentaire avec les scènes mettant en avant les difficultés rencontrées au Sénégal tant
économiques (employés impayés) que sociales (la femme est beaucoup moins libre au Sénégal
qu’en Occident), puis nous est introduite l’histoire d’amour entre Ada et Souleiman, nous avons
ensuite le drame qui survient lorsque les hommes partis en mer se sont en réalité noyés. Enfin
l’intrigue vire à l’enquête policière menée par Issa, ainsi qu’au fantastique lorsque nous assistons
à ce qu’on pourrait qualifier de « Nuits des Vivants ». Concernant l’univers sonore, nous avons
trouvé ce dernier peu prononcé, discret, ce qui épouse parfaitement le sentiment que le film
cherche à nous faire passer : une réalité dure à accepter. Nous avons dès le début de longs plans
sur l’immensité et la puissance de l’océan, sans musiques, annonciateurs de l’événement
tragique qui s’en suivra. Les images de ce film et les couleurs sont en effet bien particulières,
l’environnement de la ville de Dakar et son atmosphère très polluée donne un certain grain à la
caméra que nous retrouvons sur les plans donnant sur la ville accentuant ce sentiment de réalité.
Seuls les plans donnant sur la mer ne présentent pas ce grain, comme si elle était le symbole de
liberté et d’une vie meilleure.
Au début du film, nous avons l’impression d’un film stéréotype sur l’immigration clandestine de
notre époque, mais Atlantique a su se démarquer et briser les préjugés que le spectateur
pourrait avoir avant la séance. Nous avons de ce fait apprécié ce film qui a su faire preuve
d’originalité à travers le mélange des genres qui se succèdent tout au long du film, mais
également par sa beauté visuelle avec notamment son ambiance pesante où on ne se sent pas à
l’aise grâce à cet effet de pollution bien que présent naturellement dans la ville de Dakar. Les
acteurs incarnent parfaitement leur personnage, le casting a en effet fait jouer des acteurs
sénégalais habitants de Dakar, ce qui appuie là encore sur le côté réaliste, documentaire.
Globalement Mati Diop réalise bien les transitions entre chaque genre même si on peut être
choqué par la transition au fantastique qui est quant à elle brusque et inattendue, et que l’on est
pas forcé de comprendre au premier abord.
En synthèse ce film ne peut pas être qualifié de chef d’œuvre étant le premier long métrage de la
réalisatrice mais il mérite bel et bien ses récompenses obtenues au Festival de Cannes. Même s’ il
s’adresse plus à un public avisé, n’importe quel amateur de cinéma peut être amené à le voir et à
apprécier son charme, nous recommandons.

Gwenaël Hubler, Louca Giribaldi et Meggy Achkayan , 1° Lycée Langevin
2019/11/08 18:49 #2019-atlantique-4
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique 2019

Matti Diop, la jeune réalisatrice, scénariste et actrice née en 1982 avait déjà joué dans quelques films tels que 35 Rhums en 2010, elle a d’ailleurs été nominée au Prix Lumière du meilleur espoir féminin pour ce rôle. Elle décide de s’orienter vers le cinéma grâce à son oncle Djibril Diop Mambety, un des plus marquants cinéastes africains de sa génération. Elle intègre le laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006 et en 2007 le Studio National des arts contemporains du Fresnoy. Elle réalise des courts métrages en s’inspirant du travail d’Apichatpong Weerasethakul, un réalisateur et scénariste Thaïlandais. Elle obtient son premier rôle en 2008 dans le film 35 Rhums. Elle réalise en 2018 son premier long métrage, Atlantique (elle obtiendra d’ailleurs le Grand Prix au Festival de Cannes 2019 pour ce film).

Atlantique qui dure 1h47, est globalement un drame, mais il regroupe de nombreux autres genres tels que: fiction, policier etc ...
Le film se déroule à notre époque dans les banlieues populaires de Dakar. Il dénonce les conditions de vie difficiles dans ces milieux, pour ça il nous montre l’immigration, les mariages arrangés, les conditions de travail difficiles, et bien d’autres choses. Ce film arrive tout de même à ne pas perdre son histoire de vue et ne tombe pas dans la surmoralisation.

Il nous conte l’histoire de jeunes ouvriers qui travaillent à la construction d’une tour, la tour Atlantique. Dans ce groupe d’ouvrier on s’intéresse premièrement à Souleiman, qui est amoureux d’Ada. Elle devient le personnage principal suite au départ de Souleiman, qui veut rejoindre l’Espagne en passant par la mer atlantique, à cause des conditions de travail difficile et non rémunéré. Le film se concentre alors principalement sur la vie d’ Ada. Suite au départ de Souleiman, Ada est promise à un autre homme malgré elle. Le mariage se prépare et un mystérieux incendie se déclenche dans la maison du futur mari de Ada. Apparaît alors un nouveau personnage, l’inspecteur. Des phénomènes de plus en plus étranges vont se produire suite l’incendie.

Le film a un aspect visuel très travaillé, la plupart des plans sont finement élaborés et riches de sens (on peut reconnaître un voilier avec les mouvements de rideaux dans une chambre, ce qui renvoit aux hommes qui ont pris la mer par exemple). Le jour est très lumineux parfois aveuglant. La nuit, quant à elle, utilise des couleurs beaucoup plus froides et sombres, mais elle reste suffisamment lumineuse grâce à l’éclairage public ce qui donne une superbe ambiance au film. De plus, les plans récurrents de la mer, qui surviennent tout au long du film, semble donner vie à cet océan comme un personnage à part entière, avec ses humeurs et son caractère en fonction de s‘il est agité ou non.

Ce film nous a surpris et plu pour la richesse de son scénario, de ses nombreuses qualités cinématographiques, pour le choix des acteurs, le montage (bien que un peu lent surtout au début), pour la qualité des images, des musiques etc...
En revanche on peut reprocher au film de se perdre un peu dans tous ses genres et de ne pas arriver, malheureusement, à tous les faire aboutir. Le film qui se présentait plus comme un documentaire, fait apparaître des éléments fictifs qui ont une grande importance dans le film.
Le montage très lent du début, est un peu ennuyeux et empêche l’immersion, mais heureusement le montage s’accélère en même temps que le film avance.
Une scène qui nous a marqué est celle des miroirs à la fin du film, dans cette scène on comprend l’existence des djinn, on voit Ada qui retrouve (partiellement) celui qu’ elle aime et on les voit s’embrasser à coté du miroir dans lequel on peut voir la vraie identité de celui qu’elle embrasse. Les lumières vertes et la musique rendent cette scène plus vivante.

Pour conclure c’est un film qui a nous a majoritairement plu, malgré ses quelques défauts il reste un très bon film qui sort des cadres.

Neuveglise Jules, Tchitchekian Elsa, Eon Éloïse, 1° Lycée Langevin
2019/11/08 19:04 #2019-atlantique-6
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Le premier long-métrage de 105 minutes de Mati Diop s'intitulant Atlantique (2019) a eu des avis très mitigés. Autant positifs que négatifs. Scénario écrit par la réalisatrice elle-même et Olivier Demangel, produit par la société Les Films du Bal, cette collaboration franco-belge-sénégalaise a tout de même remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2019. Le film n'est pourtant selon moi, pas accessible à tous les âges, il est assez poussé dans son sujet, politiquement et socialement parlant. Il demande une certaine réflexion.

Ce drame raconte l'histoire d'une jeune sénégalaise nommée Ada, follement amoureuse de Souleiman, employé parmi d'autres pour construire de nouveaux bâtiments ultra modernes à Dakar, mais contrainte d'épouser Omar, homme riche et influent. Les employés tel que Souleiman ne sont plus payés depuis des mois par leur supérieur. Ils réclament leur gain. Seulement, rien n'y fait. Alors, l'appel de l'océan prend le dessus. Le jeune homme et ses camarades prennent la mer dans une petite embarcation en espérant atteindre une côté européenne telle que l'Espagne pour sans doute travailler ailleurs et y gagner meilleur salaire. Mais l'océan est un milieu qui ne fait pas de cadeaux...

Pour commencer, le film comporte selon moi, de grandes qualités mais aussi de grandes faiblesses. La ville de Dakar est très justement choisie et filmée par Mati Diop, où l'on peut voir la société dans laquelle vivent les gens, et surtout les femmes. D'un point de vu politique, le contraste entre la modernité de certains bâtiments et les logis rudimentaires d'un bon nombre des habitants de Dakar est très intéressant. On voit bien la différence entre la villa de Omar, luxueuse, lit en je ne sais quelle matière tout aussi chère, immense, comparée à la maison d’ Ada ou ses amies, avec comme seul lit des matelas posés au sol, pour la plupart elles n'ont pas de fenêtres, seulement des morceaux de tissus, et comme portes des grands rideaux. Il n'y pas d'intimité, l'endroit est un peu insalubre, les conditions de vie sont donc un peu rudimentaires, c'est pour cela que la famille d'Ada considère le mariage avec Omar comme un don du ciel. Il ne peut se refuser. On peut de ce biais, s'imaginer la différence de richesses dans les pays tel que le Sénégal. De plus, d'un point de vue social, Mati Diop nous montre très bien la vie des jeunes filles. Elles sont soumises aux traditions et aux décisions de leurs parents, surtout dès qu'il s'agit de mariage. Ada en est le parfait exemple : elle aime Souleiman, mais doit épouser Omar, car sa mère comme elle dit dans le film, considère cela comme une chance extraordinaire de pouvoir se marier avec un homme aussi riche, surtout dans ces pays là. Le but n'étant pas l'amour pur et sincère, mais l'intérêt financier, politique, social et familial. Mais, même si ce film aborde des sujets intéressants d'un point de vue juste et précis, cela reste des choses vues et revues, que ce soit dans des documentaires, des films, des séries, des photos, etc.

Et malheureusement, la suite de l'histoire n'a rien arrangé. Souleiman et les autres partis en mer décèdent suite à une vague qui a englouti leurs bateaux. Leurs âmes perdues reviennent jusqu'à leur terre, à Dakar, pour y trouver des jeunes femmes et les posséder pour se venger de l'homme qui les a fait travailler si dur, et pour réclamer leur argent. À partir du moment où l'on a compris et vu les filles comme possédées, dans la maison de « leur » patron, attendant patiemment qu'il rentre, les yeux blancs, pieds nus et en pyjama, j'ai décroché. Ou peut-être raccroché. Le film avant ce passage là devenait assommant. Beaucoup sont adeptes des histoires d'amour dramatiques, ce n'est pas mon cas. Ce côté fantastique et surnaturel ajouté m'a à la fois « réveillée » car je trouvais ça intéressant, ça rajoute de l'action et une bonne intrigue, on ne comprend pas pourquoi certaines des filles tombent soudainement malades, prises de fièvre et de malaises, pourquoi elles se mettent à marcher sans but apparent en pleine nuit, on ne sait pas. Puis, d'un autre côté j'ai trouvé ça complètement déplacé et hors-sujet. Ça met les gens dans l'incompréhension totale. On passe d'une histoire d'amour à un film sur des femmes zombifiées.
Mati Diop mélange les genres. Certes d'un côté cela peut être intéressant d'avoir différents genres cinématographiques en un seul film, cela permet de surprendre le spectateur et d'attirer un plus large public, mais cela peut aussi justement avoir l'effet contraire. On s'y perd, ici, l'histoire se transforme en quelque chose d'un peu horrifique.

Pour ce qui est de la musique, je n'ai pas du tout aimé. Je l'ai trouvée très redondante, il n'y en avait presque pas, et je trouvais qu'elle était mise souvent au mauvais moment. Elle n'avait rien de particulier. Par rapport aux plans, la plupart étaient très beaux. Surtout les plans sur la mer, qui étaient souvent faits. C'était souvent des plans de coucher de soleil, pour sans doute montrer la fin de la journée, ou peut-être pour laisser comprendre aux spectateurs que l'horizon est vide, pas de bateaux, et donc, pas de Souleiman. Il ne reviendra jamais. Mais, on s'en doute un peu avant même que ça ne soit dit dans le film, cette partie est un peu prévisible. Ces plans là étaient tout de même parfois longs, ce qui m'ennuyaient un peu. Le travail sur les couleurs était lui aussi pertinent. C'étaient souvent des couleurs chaudes, en lien sûrement avec le climat du pays, ou bien le dynamisme de la ville, la vie.

Bon nombre des personnages étaient très travaillés. Notamment deux qui ont retenus mon attention : l'inspecteur Issa et l'amie d'Ada, Dior. J'ai beaucoup aimé ces deux-là. Issa, incarné par Amadou Mbow, joue un rôle clé dans l'intrigue suite à l'incendie durant le mariage d'Ada et d'Omar. Il enquête sur l'affaire, et pense que c'est Souleiman qui est venu gâcher le mariage car il aime Ada et ne veut pas qu'elle se marie avec quelqu'un autre que lui car ils s'aiment. Seulement, en visionnant plus attentivement les vidéos fournies par les invités de la soirée en question, l'inspecteur Issa se rend compte que c'est en fait lui qui a mis feu au lit, car il était possédé par Souleiman. Pris de panique, il rentre chez lui en vitesse, s'attache à un barreau avec des menottes puis jette les clés loin de lui. J'ai trouvé cette scène comique. J'ai imaginé qu'il ne réussisse pas à s'enfuir et qu'il ne puisse pas récupérer les clés, ce qui m'a fait rire. Issa semble très attaché à cette enquête, il veut absolument élucider le mystère. J'avais presque l'impression qu'il était un peu peinée par la situation d'Ada par moment. Donc je voyais leur relation comme peut-être quelque chose qui finira concluant dans la suite de l'histoire. Formation d'un couple ? Bonheur d'Ada ? Deuil de Souleiman ? Ça aurait été une bonne fin, autre que celle qui nous a été présentée. D'ailleurs, c'était un peu similaire. Pour ce qui est de Dior, jouée par Nicole Sougou, l'amie qui aide et conseille Ada, je l'ai trouvée aussi très importante. Même si c'est un personnage secondaire, elle a son rôle dans l'histoire, qui est comme je l'ai dit, de conseiller Ada dans ses choix en tant qu'amie. Elle ne veut que son bien. Puis elle était elle aussi assez marrante. Déjà par son prénom, qui est une marque de parfum. Elle doit sans doute sentir bon. Puis par ses manières de faire et de penser.

Il y a deux scènes qui m'ont marqué. D'abord, la scène où les âmes des hommes perdus en mer ont finalement atteint leur but en récupérant l'argent mais aussi en obligeant leur patron à creuser leur propre tombe, et également la scène de fin, dans laquelle Ada et Issa pris par la conscience de Souleiman se retrouvent enfin. La première m'a plu car je l'ai trouvé comique. Elle adoucit un peu cette histoire aux apparences légèrement horrifiques, surnaturelles, elle ajoute une pointe de rire. C'est un peu ironique, l'homme riche et puissant qu'est le directeur des chantiers des grands bâtiments en construction est entrain de construire des tombes pour ses salariés qu'ils négligent. Il est sous leurs ordres. Ça doit être plaisant du point de vue des hommes disparus en mer d'ailleurs. Mais j'ai trouvé cela tout de même un peu morbide et sombre. Ensuite, pour la deuxième scène, c'est surtout le jeu de miroirs que j'ai trouvé excellent. Ça a sans doute été mon passage préféré. En fait, on voit Ada et l'inspecteur Issa sous le contrôle de Souleiman, s'embrasser, se faire des câlins etc, mais dans le miroir, on voit l'amour d'Ada et non Issa. Les deux âmes sont enfin réunies, peu importe le corps dans laquelle elle est contenue. C'est la conscience qui compte. J'ai interprété cela comme un beau message d'amour.

En somme, je suis également mitigée sur mon avis. J'ai aimé et à la fois pas trop. Il y a beaucoup de points positifs, mais pas mal de points négatifs, du moins selon moi, tout dépend de chacun. Je dirais quand même que je n'ai pas trop aimé, ce n'est pas mon genre de films, mais ça me change de mes habitudes et il était tout de même très bien réalisé avec des sujets variés qui traitent d'un côté des sujets d'actualités (politiques, sociales), et d'un autre côté qui traite un peu plus du fantastique, de l'imagination de chacun, de diverses questions sur l'amour, et qui peut selon moi encore une fois, en toucher plus d'un car c'est une histoire qui reste émouvante malgré sa partie sombre.

Naïs Ollive , 1° , Lycée Langevin
2019/11/08 19:05 #2019-atlantique-6-1
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Le premier long-métrage de 105 minutes de Mati Diop s'intitulant Atlantique (2019) a eu des avis très mitigés. Autant positifs que négatifs. Scénario écrit par la réalisatrice elle-même et Olivier Demangel, produit par la société Les Films du Bal, cette collaboration franco-belge-sénégalaise a tout de même remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2019. Le film n'est pourtant selon moi, pas accessible à tous les âges, il est assez poussé dans son sujet, politiquement et socialement parlant. Il demande une certaine réflexion.

Ce drame raconte l'histoire d'une jeune sénégalaise nommée Ada, follement amoureuse de Souleiman, employé parmi d'autres pour construire de nouveaux bâtiments ultra modernes à Dakar, mais contrainte d'épouser Omar, homme riche et influent. Les employés tel que Souleiman ne sont plus payés depuis des mois par leur supérieur. Ils réclament leur gain. Seulement, rien n'y fait. Alors, l'appel de l'océan prend le dessus. Le jeune homme et ses camarades prennent la mer dans une petite embarcation en espérant atteindre une côté européenne telle que l'Espagne pour sans doute travailler ailleurs et y gagner meilleur salaire. Mais l'océan est un milieu qui ne fait pas de cadeaux...

Pour commencer, le film comporte selon moi, de grandes qualités mais aussi de grandes faiblesses. La ville de Dakar est très justement choisie et filmée par Mati Diop, où l'on peut voir la société dans laquelle vivent les gens, et surtout les femmes. D'un point de vu politique, le contraste entre la modernité de certains bâtiments et les logis rudimentaires d'un bon nombre des habitants de Dakar est très intéressant. On voit bien la différence entre la villa de Omar, luxueuse, lit en je ne sais quelle matière tout aussi chère, immense, comparée à la maison d’ Ada ou ses amies, avec comme seul lit des matelas posés au sol, pour la plupart elles n'ont pas de fenêtres, seulement des morceaux de tissus, et comme portes des grands rideaux. Il n'y pas d'intimité, l'endroit est un peu insalubre, les conditions de vie sont donc un peu rudimentaires, c'est pour cela que la famille d'Ada considère le mariage avec Omar comme un don du ciel. Il ne peut se refuser. On peut de ce biais, s'imaginer la différence de richesses dans les pays tel que le Sénégal. De plus, d'un point de vue social, Mati Diop nous montre très bien la vie des jeunes filles. Elles sont soumises aux traditions et aux décisions de leurs parents, surtout dès qu'il s'agit de mariage. Ada en est le parfait exemple : elle aime Souleiman, mais doit épouser Omar, car sa mère comme elle dit dans le film, considère cela comme une chance extraordinaire de pouvoir se marier avec un homme aussi riche, surtout dans ces pays là. Le but n'étant pas l'amour pur et sincère, mais l'intérêt financier, politique, social et familial. Mais, même si ce film aborde des sujets intéressants d'un point de vue juste et précis, cela reste des choses vues et revues, que ce soit dans des documentaires, des films, des séries, des photos, etc.

Et malheureusement, la suite de l'histoire n'a rien arrangé. Souleiman et les autres partis en mer décèdent suite à une vague qui a englouti leurs bateaux. Leurs âmes perdues reviennent jusqu'à leur terre, à Dakar, pour y trouver des jeunes femmes et les posséder pour se venger de l'homme qui les a fait travailler si dur, et pour réclamer leur argent. À partir du moment où l'on a compris et vu les filles comme possédées, dans la maison de « leur » patron, attendant patiemment qu'il rentre, les yeux blancs, pieds nus et en pyjama, j'ai décroché. Ou peut-être raccroché. Le film avant ce passage là devenait assommant. Beaucoup sont adeptes des histoires d'amour dramatiques, ce n'est pas mon cas. Ce côté fantastique et surnaturel ajouté m'a à la fois « réveillée » car je trouvais ça intéressant, ça rajoute de l'action et une bonne intrigue, on ne comprend pas pourquoi certaines des filles tombent soudainement malades, prises de fièvre et de malaises, pourquoi elles se mettent à marcher sans but apparent en pleine nuit, on ne sait pas. Puis, d'un autre côté j'ai trouvé ça complètement déplacé et hors-sujet. Ça met les gens dans l'incompréhension totale. On passe d'une histoire d'amour à un film sur des femmes zombifiées.
Mati Diop mélange les genres. Certes d'un côté cela peut être intéressant d'avoir différents genres cinématographiques en un seul film, cela permet de surprendre le spectateur et d'attirer un plus large public, mais cela peut aussi justement avoir l'effet contraire. On s'y perd, ici, l'histoire se transforme en quelque chose d'un peu horrifique.

Pour ce qui est de la musique, je n'ai pas du tout aimé. Je l'ai trouvée très redondante, il n'y en avait presque pas, et je trouvais qu'elle était mise souvent au mauvais moment. Elle n'avait rien de particulier. Par rapport aux plans, la plupart étaient très beaux. Surtout les plans sur la mer, qui étaient souvent faits. C'était souvent des plans de coucher de soleil, pour sans doute montrer la fin de la journée, ou peut-être pour laisser comprendre aux spectateurs que l'horizon est vide, pas de bateaux, et donc, pas de Souleiman. Il ne reviendra jamais. Mais, on s'en doute un peu avant même que ça ne soit dit dans le film, cette partie est un peu prévisible. Ces plans là étaient tout de même parfois longs, ce qui m'ennuyaient un peu. Le travail sur les couleurs était lui aussi pertinent. C'étaient souvent des couleurs chaudes, en lien sûrement avec le climat du pays, ou bien le dynamisme de la ville, la vie.

Bon nombre des personnages étaient très travaillés. Notamment deux qui ont retenus mon attention : l'inspecteur Issa et l'amie d'Ada, Dior. J'ai beaucoup aimé ces deux-là. Issa, incarné par Amadou Mbow, joue un rôle clé dans l'intrigue suite à l'incendie durant le mariage d'Ada et d'Omar. Il enquête sur l'affaire, et pense que c'est Souleiman qui est venu gâcher le mariage car il aime Ada et ne veut pas qu'elle se marie avec quelqu'un autre que lui car ils s'aiment. Seulement, en visionnant plus attentivement les vidéos fournies par les invités de la soirée en question, l'inspecteur Issa se rend compte que c'est en fait lui qui a mis feu au lit, car il était possédé par Souleiman. Pris de panique, il rentre chez lui en vitesse, s'attache à un barreau avec des menottes puis jette les clés loin de lui. J'ai trouvé cette scène comique. J'ai imaginé qu'il ne réussisse pas à s'enfuir et qu'il ne puisse pas récupérer les clés, ce qui m'a fait rire. Issa semble très attaché à cette enquête, il veut absolument élucider le mystère. J'avais presque l'impression qu'il était un peu peinée par la situation d'Ada par moment. Donc je voyais leur relation comme peut-être quelque chose qui finira concluant dans la suite de l'histoire. Formation d'un couple ? Bonheur d'Ada ? Deuil de Souleiman ? Ça aurait été une bonne fin, autre que celle qui nous a été présentée. D'ailleurs, c'était un peu similaire. Pour ce qui est de Dior, jouée par Nicole Sougou, l'amie qui aide et conseille Ada, je l'ai trouvée aussi très importante. Même si c'est un personnage secondaire, elle a son rôle dans l'histoire, qui est comme je l'ai dit, de conseiller Ada dans ses choix en tant qu'amie. Elle ne veut que son bien. Puis elle était elle aussi assez marrante. Déjà par son prénom, qui est une marque de parfum. Elle doit sans doute sentir bon. Puis par ses manières de faire et de penser.

Il y a deux scènes qui m'ont marqué. D'abord, la scène où les âmes des hommes perdus en mer ont finalement atteint leur but en récupérant l'argent mais aussi en obligeant leur patron à creuser leur propre tombe, et également la scène de fin, dans laquelle Ada et Issa pris par la conscience de Souleiman se retrouvent enfin. La première m'a plu car je l'ai trouvé comique. Elle adoucit un peu cette histoire aux apparences légèrement horrifiques, surnaturelles, elle ajoute une pointe de rire. C'est un peu ironique, l'homme riche et puissant qu'est le directeur des chantiers des grands bâtiments en construction est entrain de construire des tombes pour ses salariés qu'ils négligent. Il est sous leurs ordres. Ça doit être plaisant du point de vue des hommes disparus en mer d'ailleurs. Mais j'ai trouvé cela tout de même un peu morbide et sombre. Ensuite, pour la deuxième scène, c'est surtout le jeu de miroirs que j'ai trouvé excellent. Ça a sans doute été mon passage préféré. En fait, on voit Ada et l'inspecteur Issa sous le contrôle de Souleiman, s'embrasser, se faire des câlins etc, mais dans le miroir, on voit l'amour d'Ada et non Issa. Les deux âmes sont enfin réunies, peu importe le corps dans laquelle elle est contenue. C'est la conscience qui compte. J'ai interprété cela comme un beau message d'amour.

En somme, je suis également mitigée sur mon avis. J'ai aimé et à la fois pas trop. Il y a beaucoup de points positifs, mais pas mal de points négatifs, du moins selon moi, tout dépend de chacun. Je dirais quand même que je n'ai pas trop aimé, ce n'est pas mon genre de films, mais ça me change de mes habitudes et il était tout de même très bien réalisé avec des sujets variés qui traitent d'un côté des sujets d'actualités (politiques, sociales), et d'un autre côté qui traite un peu plus du fantastique, de l'imagination de chacun, de diverses questions sur l'amour, et qui peut selon moi encore une fois, en toucher plus d'un car c'est une histoire qui reste émouvante malgré sa partie sombre.

Naïs Ollive, 1°, Lycée Langevin
2019/11/08 19:12 #2019-atlantique-7
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique est le premier long-métrage de 105 minutes réalisé par Mati Diop. Il est sorti le 2 octobre 2019, après avoir participé au Festival de Cannes et avoir remporté le Grand Prix. La société l'ayant produit est Les Films du Bal. Son scénario a été écrit par Mati Diop et Olivier Demangel. Trois pays ont participé à ce film : la France, la Belgique et le Sénégal. Plusieurs genres et thèmes sont abordés durant ce film. C'est principalement un film dramatique tirant sur le documentaire, la romance le fantastique et le policier.
Le long-métrage commence sous le point de vue de Souleiman, interprété par Ibrahima Traore, qui, avec les autres ouvriers, réclament à leur patron le salaire qu'ils n'ont pas reçu depuis trois mois. Ces hommes étant les seuls de leur famille à travailler, ils doivent nourrir leur foyer. Après cela, on rencontre le personnage de Ada, jouée par Mama Bineta Sané. C'est une jeune femme promise à Omar, un riche héritier sénégalais. Seulement, elle est amoureuse de Souleiman et redoute le jour de son mariage. Une nuit, les hommes montent dans une barque et, à la recherche d'une vie meilleure, tentent de fuir le pays par l’océan Atlantique pour rejoindre l'Espagne. Quelques jours plus tard, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et les filles du quartier commencent tour à tour à être atteintes de mystérieuses fièvres. Une enquête policière, menée par Issa, débute alors.
Atlantique n’est pas le genre de films que nous avons l’habitude de visionner. Mati Diop a avant tout tenté de raconter une histoire qu’elle aurait elle-même voulu voir à l’écran, et ce long-métrage se retrouve ainsi à mêler plusieurs genres, sans se décider à en privilégier un plutôt qu’un autre : drame social, romance, histoire fantastique, essai documentaire, enquête policière… Il aborde aussi les sujets du mariage arrangé, de la place de la femme dans la société africaine. Ce film est assez imparfait, maladroit, et ne convaincra pas tout le monde, mais il reste intéressant. Premièrement par son jeu d’acteur, étonnamment bon pour des amateurs. Une très belle actrice est révélée : Mama Sané, découverte dans les rues de Thiaroye, et dont le talent pour la comédie semble inné. Avec cela, l’ambiance générale du film qui est assez pesante nous plonge rapidement dans l’histoire. Les images et les lumières sont souvent belles et appuyées par une bande-son bonne et bien maîtrisée. Seulement, oui, il y a beaucoup de défauts à cette œuvre. Si le réel de l’histoire nous a beaucoup touché, ce n’est pas vraiment le cas du côté fantastique. La mode était aux zombies à Cannes cette année, la seconde partie d’Atlantique s’y prêtait donc bien, mais le scénario paraissait bien plus bancal qu’au début du film. Ce dernier manque de cohérence et peut facilement perdre le spectateur. L’enquête sur le feu déclenché au mariage nous a aussi parue plutôt inutile dans l’histoire. On aurait peut-être préféré se contenter d’une histoire sans cette trame policière qui sort un peu de nulle part.
Finalement, on se demande si Mati Diop ne s’est pas montrée un peu trop ambitieuse, en voulant aborder des thèmes qu’elle ne maîtrise pas encore. Atlantique n’est pas un chef d’œuvre, mais pour un premier film, il a quelques qualités notables. Sa poésie notamment nous restera en tête, et assure que la réalisatrice a un vrai potentiel qu’il faudra exploiter à l’avenir.

Giraudet Eva et Vanlaere Lalie, 1°, Lycée Langevin
2019/11/08 19:25 #2019-atlantique-8
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Atlantique est un film dramatique franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en salles en octobre 2019. Il est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2019, où il remporte le Grand Prix.

Avec Atlantique, représentant son premier long-métrage, Mati Diop a su montrer ses talents de réalisatrice en mélangeant d’une façon insolite quasiment tous les genres, tout en ne privilégiant pas un plus qu’un autre . Commençant par un genre reportage/documentaire, il dérive vers une romance amoureuse, dramatique, policier et fantastique. Atlantique est remarquablement interprété par des acteurs trouvés pour la plupart, au hasard par des rencontres, montre que Mati Diop s’est investie pour un résultat plus que convaincant.

Atlantique est un film qui peut se lire de deux manières : Soit croire aux forces surnaturelles avec le folklore de l’Afrique soit comme une arnaque des faibles pour récupérer l’argent aux millionnaires, qui ont la police corrompue dans la poche, et qui ne craignent que les revenants . Cette double lecture du film est une qualité d’Atlantique car c’est au spectateur de choisir en quoi il veut croire.

Malheureusement certains points et passages du film peuvent paraître maladroits, avec comme exemple, les longs plans sur l’océan qui pour certains, montrent le désir de Souleiman, la profondeur de l’océan ( but du plan ) mais pour d’autre, ne sert juste à « combler » le vide de certains plans. En finissant le film, beaucoup de points demeurent encore inexpliqués, peut être par le fait que Mati Diop ait voulu toucher à un peu tous les genres, et que cela a pu les rendre superficiels et peu approfondis.

Néanmoins, Atlantique est un film original qui se démarque grandement des autres, en mettant l’accent sur les raisons des départs des jeunes au péril de leurs vies. Je trouve peut-être exagéré le« Grand Prix » car Atlantique est un film avec de très bonnes idées mais mal exploitées qui peuvent facilement déranger.

Benjamin Fayula, 1° Lycée Langevin
2019/11/09 15:11 #2019-atlantique-10
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique est le premier long-métrage de 105 minutes réalisé par Mati Diop. Il est sorti le 2 octobre 2019, après avoir participé au Festival de Cannes et avoir remporté le Grand Prix. La société l'ayant produit est Les Films du Bal. Son scénario a été écrit par Mati Diop et Olivier Demangel. Trois pays ont participé à ce film : la France, la Belgique et le Sénégal. Plusieurs genres et thèmes sont abordés durant ce film. C'est principalement un film dramatique tirant sur le documentaire, la romance le fantastique et le policier.
Le long-métrage commence sous le point de vue de Souleiman, interprété par Ibrahima Traore, qui, avec les autres ouvriers, réclament à leur patron le salaire qu'ils n'ont pas reçu depuis trois mois. Ces hommes étant les seuls de leur famille à travailler, ils doivent nourrir leur foyer. Après cela, on rencontre le personnage de Ada, jouée par Mama Bineta Sané. C'est une jeune femme promise à Omar, un riche héritier sénégalais. Seulement, elle est amoureuse de Souleiman et redoute le jour de son mariage. Une nuit, les hommes montent dans une barque et, à la recherche d'une vie meilleure, tentent de fuir le pays par l’océan Atlantique pour rejoindre l'Espagne. Quelques jours plus tard, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et les filles du quartier commencent tour à tour à être atteintes de mystérieuses fièvres. Une enquête policière, menée par Issa, débute alors.
Atlantique n’est pas le genre de films que nous avons l’habitude de visionner. Mati Diop a avant tout tenté de raconter une histoire qu’elle aurait elle-même voulu voir à l’écran, et ce long-métrage se retrouve ainsi à mêler plusieurs genres, sans se décider à en privilégier un plutôt qu’un autre : drame social, romance, histoire fantastique, essai documentaire, enquête policière… Il aborde aussi les sujets du mariage arrangé, de la place de la femme dans la société africaine. Ce film est assez imparfait, maladroit, et ne convaincra pas tout le monde, mais il reste intéressant. Premièrement par son jeu d’acteur, étonnamment bon pour des amateurs. Une très belle actrice est révélée : Mama Sané, découverte dans les rues de Thiaroye, et dont le talent pour la comédie semble inné. Avec cela, l’ambiance générale du film qui est assez pesante nous plonge rapidement dans l’histoire. Les images et les lumières sont souvent belles et appuyées par une bande-son bonne et bien maîtrisée. Seulement, oui, il y a beaucoup de défauts à cette œuvre. Si le réel de l’histoire nous a beaucoup touché, ce n’est pas vraiment le cas du côté fantastique. La mode était aux zombies à Cannes cette année, la seconde partie d’Atlantique s’y prêtait donc bien, mais le scénario paraissait bien plus bancal qu’au début du film. Ce dernier manque de cohérence et peut facilement perdre le spectateur. L’enquête sur le feu déclenché au mariage nous a aussi parue plutôt inutile dans l’histoire. On aurait peut-être préféré se contenter d’une histoire sans cette trame policière qui sort un peu de nulle part.
Finalement, on se demande si Mati Diop ne s’est pas montrée un peu trop ambitieuse, en voulant aborder des thèmes qu’elle ne maîtrise pas encore. Atlantique n’est pas un chef d’œuvre, mais pour un premier film, il a quelques qualités notables. Sa poésie notamment nous restera en tête, et assure que la réalisatrice a un vrai potentiel qu’il faudra exploiter à l’avenir.

Eva Giraudet, Lalie Vanlarer, 1° Lycée Langevin
2019/11/10 11:02 #2019-atlantique-11
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le premier long-métrage de 105 minutes de Mati Diop s'intitulant Atlantique (2019) a eu des avis très mitigés. Autant positifs que négatifs. Scénario écrit par la réalisatrice elle-même et Olivier Demangel, produit par la société Les Films du Bal, cette collaboration franco-belge-sénégalaise a tout de même remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2019. Le film n'est pourtant selon moi, pas accessible à tous les âges, il est assez poussé dans son sujet, politiquement et socialement parlant. Il demande une certaine réflexion.

Ce drame raconte l'histoire d'une jeune sénégalaise nommée Ada, follement amoureuse de Souleiman, employé parmi d'autres pour construire de nouveaux bâtiments ultra modernes à Dakar, mais contrainte d'épouser Omar, homme riche et influent. Les employés tel que Souleiman ne sont plus payés depuis des mois par leur supérieur. Ils réclament leur gain. Seulement, rien n'y fait. Alors, l'appel de l'océan prend le dessus. Le jeune homme et ses camarades prennent la mer dans une petite embarcation en espérant atteindre une côté européenne telle que l'Espagne pour sans doute travailler ailleurs et y gagner meilleur salaire. Mais l'océan est un milieu qui ne fait pas de cadeaux...

Pour commencer, le film comporte selon moi, de grandes qualités mais aussi de grandes faiblesses. La ville de Dakar est très justement choisie et filmée par Mati Diop, où l'on peut voir la société dans laquelle vivent les gens, et surtout les femmes. D'un point de vu politique, le contraste entre la modernité de certains bâtiments et les logis rudimentaires d'un bon nombre des habitants de Dakar est très intéressant. On voit bien la différence entre la villa de Omar, luxueuse, lit en je ne sais quelle matière tout aussi chère, immense, comparée à la maison d’ Ada ou ses amies, avec comme seul lit des matelas posés au sol, pour la plupart elles n'ont pas de fenêtres, seulement des morceaux de tissus, et comme portes des grands rideaux. Il n'y pas d'intimité, l'endroit est un peu insalubre, les conditions de vie sont donc un peu rudimentaires, c'est pour cela que la famille d'Ada considère le mariage avec Omar comme un don du ciel. Il ne peut se refuser. On peut de ce biais, s'imaginer la différence de richesses dans les pays tel que le Sénégal. De plus, d'un point de vue social, Mati Diop nous montre très bien la vie des jeunes filles. Elles sont soumises aux traditions et aux décisions de leurs parents, surtout dès qu'il s'agit de mariage. Ada en est le parfait exemple : elle aime Souleiman, mais doit épouser Omar, car sa mère comme elle dit dans le film, considère cela comme une chance extraordinaire de pouvoir se marier avec un homme aussi riche, surtout dans ces pays là. Le but n'étant pas l'amour pur et sincère, mais l'intérêt financier, politique, social et familial. Mais, même si ce film aborde des sujets intéressants d'un point de vue juste et précis, cela reste des choses vues et revues, que ce soit dans des documentaires, des films, des séries, des photos, etc.

Et malheureusement, la suite de l'histoire n'a rien arrangé. Souleiman et les autres partis en mer décèdent suite à une vague qui a englouti leurs bateaux. Leurs âmes perdues reviennent jusqu'à leur terre, à Dakar, pour y trouver des jeunes femmes et les posséder pour se venger de l'homme qui les a fait travailler si dur, et pour réclamer leur argent. À partir du moment où l'on a compris et vu les filles comme possédées, dans la maison de « leur » patron, attendant patiemment qu'il rentre, les yeux blancs, pieds nus et en pyjama, j'ai décroché. Ou peut-être raccroché. Le film avant ce passage là devenait assommant. Beaucoup sont adeptes des histoires d'amour dramatiques, ce n'est pas mon cas. Ce côté fantastique et surnaturel ajouté m'a à la fois « réveillée » car je trouvais ça intéressant, ça rajoute de l'action et une bonne intrigue, on ne comprend pas pourquoi certaines des filles tombent soudainement malades, prises de fièvre et de malaises, pourquoi elles se mettent à marcher sans but apparent en pleine nuit, on ne sait pas. Puis, d'un autre côté j'ai trouvé ça complètement déplacé et hors-sujet. Ça met les gens dans l'incompréhension totale. On passe d'une histoire d'amour à un film sur des femmes zombifiées.
Mati Diop mélange les genres. Certes d'un côté cela peut être intéressant d'avoir différents genres cinématographiques en un seul film, cela permet de surprendre le spectateur et d'attirer un plus large public, mais cela peut aussi justement avoir l'effet contraire. On s'y perd, ici, l'histoire se transforme en quelque chose d'un peu horrifique.

Pour ce qui est de la musique, je n'ai pas du tout aimé. Je l'ai trouvée très redondante, il n'y en avait presque pas, et je trouvais qu'elle était mise souvent au mauvais moment. Elle n'avait rien de particulier. Par rapport aux plans, la plupart étaient très beaux. Surtout les plans sur la mer, qui étaient souvent faits. C'était souvent des plans de coucher de soleil, pour sans doute montrer la fin de la journée, ou peut-être pour laisser comprendre aux spectateurs que l'horizon est vide, pas de bateaux, et donc, pas de Souleiman. Il ne reviendra jamais. Mais, on s'en doute un peu avant même que ça ne soit dit dans le film, cette partie est un peu prévisible. Ces plans là étaient tout de même parfois longs, ce qui m'ennuyaient un peu. Le travail sur les couleurs était lui aussi pertinent. C'étaient souvent des couleurs chaudes, en lien sûrement avec le climat du pays, ou bien le dynamisme de la ville, la vie.

Bon nombre des personnages étaient très travaillés. Notamment deux qui ont retenus mon attention : l'inspecteur Issa et l'amie d'Ada, Dior. J'ai beaucoup aimé ces deux-là. Issa, incarné par Amadou Mbow, joue un rôle clé dans l'intrigue suite à l'incendie durant le mariage d'Ada et d'Omar. Il enquête sur l'affaire, et pense que c'est Souleiman qui est venu gâcher le mariage car il aime Ada et ne veut pas qu'elle se marie avec quelqu'un autre que lui car ils s'aiment. Seulement, en visionnant plus attentivement les vidéos fournies par les invités de la soirée en question, l'inspecteur Issa se rend compte que c'est en fait lui qui a mis feu au lit, car il était possédé par Souleiman. Pris de panique, il rentre chez lui en vitesse, s'attache à un barreau avec des menottes puis jette les clés loin de lui. J'ai trouvé cette scène comique. J'ai imaginé qu'il ne réussisse pas à s'enfuir et qu'il ne puisse pas récupérer les clés, ce qui m'a fait rire. Issa semble très attaché à cette enquête, il veut absolument élucider le mystère. J'avais presque l'impression qu'il était un peu peinée par la situation d'Ada par moment. Donc je voyais leur relation comme peut-être quelque chose qui finira concluant dans la suite de l'histoire. Formation d'un couple ? Bonheur d'Ada ? Deuil de Souleiman ? Ça aurait été une bonne fin, autre que celle qui nous a été présentée. D'ailleurs, c'était un peu similaire. Pour ce qui est de Dior, jouée par Nicole Sougou, l'amie qui aide et conseille Ada, je l'ai trouvée aussi très importante. Même si c'est un personnage secondaire, elle a son rôle dans l'histoire, qui est comme je l'ai dit, de conseiller Ada dans ses choix en tant qu'amie. Elle ne veut que son bien. Puis elle était elle aussi assez marrante. Déjà par son prénom, qui est une marque de parfum. Elle doit sans doute sentir bon. Puis par ses manières de faire et de penser.

Il y a deux scènes qui m'ont marqué. D'abord, la scène où les âmes des hommes perdus en mer ont finalement atteint leur but en récupérant l'argent mais aussi en obligeant leur patron à creuser leur propre tombe, et également la scène de fin, dans laquelle Ada et Issa pris par la conscience de Souleiman se retrouvent enfin. La première m'a plu car je l'ai trouvé comique. Elle adoucit un peu cette histoire aux apparences légèrement horrifiques, surnaturelles, elle ajoute une pointe de rire. C'est un peu ironique, l'homme riche et puissant qu'est le directeur des chantiers des grands bâtiments en construction est entrain de construire des tombes pour ses salariés qu'ils négligent. Il est sous leurs ordres. Ça doit être plaisant du point de vue des hommes disparus en mer d'ailleurs. Mais j'ai trouvé cela tout de même un peu morbide et sombre. Ensuite, pour la deuxième scène, c'est surtout le jeu de miroirs que j'ai trouvé excellent. Ça a sans doute été mon passage préféré. En fait, on voit Ada et l'inspecteur Issa sous le contrôle de Souleiman, s'embrasser, se faire des câlins etc, mais dans le miroir, on voit l'amour d'Ada et non Issa. Les deux âmes sont enfin réunies, peu importe le corps dans laquelle elle est contenue. C'est la conscience qui compte. J'ai interprété cela comme un beau message d'amour.

En somme, je suis également mitigée sur mon avis. J'ai aimé et à la fois pas trop. Il y a beaucoup de points positifs, mais pas mal de points négatifs, du moins selon moi, tout dépend de chacun. Je dirais quand même que je n'ai pas trop aimé, ce n'est pas mon genre de films, mais ça me change de mes habitudes et il était tout de même très bien réalisé avec des sujets variés qui traitent d'un côté des sujets d'actualités (politiques, sociales), et d'un autre côté qui traite un peu plus du fantastique, de l'imagination de chacun, de diverses questions sur l'amour, et qui peut selon moi encore une fois, en toucher plus d'un car c'est une histoire qui reste émouvante malgré sa partie sombre.

Naïs Ollive, 1° Lycée Langevin
2019/11/14 18:52 #2019-atlantique-14
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Atlantique est un film de Mati Diop qui a remporté le Grand Prix au festival de Cannes 2019. C’est un film d’amour dramatique avec une touche de fantastique. Globalement, c’est une histoire de fantômes.
Je ne m’attendais pas à ça, je pensais qu’il serait complètement réaliste et sur un sujet différent. Et ce fut une bonne surprise. Je n’avais jamais vu de film de fantômes qui se passe en Afrique (ou alors très peu), et c'est une raison pour laquelle j'aime beaucoup ce film.

Atlantique dénonce de manière plutôt simple la domination des femmes par les hommes, en même temps que le gros problème de travail et d’argent que connaît le Sénégal.

Je trouve que Mama Sané qui joue Ada, le personnage principal, dit beaucoup de choses avec ses yeux. A un moment, son visage est couvert de points de lumière verte, dans le bar de Dior. Plus tard on trouve chez son époux Omar (qu’elle n’aime pas), une sculpture de visage de femme avec des petits trous qui peut faire penser à Ada dans le bar. Je le vois comme une métaphore d’Ada, qui comme cette œuvre est elle-même achetée par son mari : la statue évoque cette dépendance financière, et nous rappelle que c’est l’argent qui fait le pouvoir.

La bande-son m'a également beaucoup plu, surtout la musique qui m’a fait penser au son d’un sous-marin. Les scènes de nuit, dans lesquelles les lumières vertes se marient au bleu marine, sont assez belles et en rappelant l'océan, donnent leur sens au titre, Atlantique.

Le retour des morts est mis en scène de façon efficace, en y associant la maladie et les hommes qu’on voit dans les reflets.

Quant au décès des hommes partis pour l’Espagne, il met en lumière l'enjeu du film : la tragédie ne serait pas arrivée s’ils avaient été payés par leur employeur. Leurs esprits prenant possession des femmes restées à Dakar mettent en lumière les remords et la culpabilité de ceux à l'origine du drame.

Je n'ai pas été convaincue en revanche par la fin du film, un long plan sur le regard d'Ada. Et bien que cette dernière évolue tout au long de l'histoire, pour devenir une personne indépendante qui agit en fonction de ses propres envies, la dernière phrase, « Je suis Ada », ne m'a pas paru cohérente. Elle ne correspond pas au titre, j’ai l’impression qu’elle a été mise là au hasard, et fait finalement un peu cliché dans ce contexte, c'est dommage.

Je pense que le film aurait pu se terminer plutôt avec cette image de Souleiman, l’amant d’Ada mort avec les autres, parlant sur fond de soleil qui se couche, devant l'océan. L'Atlantique.



Kiyane Zerkak

2019/11/14 19:03 #2019-atlantique-15
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Je ne sais pas si j'ai aimé Atlantique, cependant je crois l'avoir apprécié.
J'ai admiré la lumière qui met toujours en valeur Dakar ainsi que les textures et la peau des acteurs. La ville est en effet très présente dans le film, avec son atmosphère très particulière, comme si elle était un personnage à part entière.
De plus la musique, qui suit un même thème tout au long du film, sublime également la ville, tout comme le wolof, dialecte que la réalisatrice a choisi de nous faire entendre tout au long du film..
Et la mer, puissante et incontrôlable, semble elle-même un autre personnage, présent de façon récurrente.
Tous ces éléments permettent d'offrir au spectateur une vision sénégalaise de Dakar, plutôt que de nous présenter le seul point de vue européen, qui nous est généralement montré dans les fictions et les documentaires qui se déroulent dans cette ville.
J'ai aimé le personnage d'Ada : au début du film elle est partagée entre son devoir d'épouser un homme riche pour satisfaire ses parents, et son désir de retrouver Omar, son amant, dont elle sent toujours la présence malgré sa disparition.
Et une fois la question du mari évacuée, j'ai aimé que les amants parviennent à se retrouver malgré la mort qui les séparait.
Cependant je trouve le reste des personnages (les parents, les amies, les hommes disparus, l'inspecteur, etc.) assez peu présents, pour ne pas dire superficiels, car ils n'existent que dans leur relation avec Ada, et on ne sait finalement pas grand-chose d'eux. Cela m'a de fait un peu empêché de m'identifier à l'héroïne, qui est notre seul point d'ancrage.
La scène des retrouvailles d'Ada et Omar est magnifique, avec ce miroir permettant d'expliquer aux spectateurs qui n'auraient pas compris la présence de deux personnes (Omar et l'inspecteur) dans un seul et même corps, celui de l'inspecteur. Ainsi la nuit Omar possède le corps de l'inspecteur, qui ne retrouve son intégrité que le jour. L'adoption du point de vue de l'inspecteur donne au film la forme d'une enquête, le spectateur comme l'inspecteur tentant de comprendre les mystérieux phénomènes qui agitent la ville.
Pour moi le film retrace le passage d'Ada de jeune fille à jeune femme, et la dernière réplique, "Je suis Ada.", montre qu'elle entre dans cette nouvelle vie, et qu'elle est y est enfin prête.
Malgré tout je ne peux pas prétendre avoir "aimé" le film car j'y suis restée très extérieure. La forte présence de la croyance populaire m'a freinée lorsqu'il fallait être emporté par l'histoire. En effet je n'ai pas dans ma culture de légendes ou de croyances dont l'ampleur soit comparable à celles du film. De plus l'importance des mythes dans la culture sénégalaise n'est que peu ou pas introduite aux spectateurs. On peut cependant louer cette nouvelle vision de l'Afrique qui nous est proposée dans Atlantique.

Alice Fradelizi
2019/11/14 19:04 #2019-atlantique-16
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Histoire de jeunes amoureux : Souleiman et Ada

Les ouvriers de la banlieue de Dakar ne sont pas payés et ils décident de partir vivre dans d'autres pays en s'enfuyant par la mer.
Souleiman est parti avec eux.
Une tempête éclate et beaucoup d'hommes meurent. Ada pense alors que Souleiman est mort.
Ada était promise à un homme riche. Mais lors de son mariage un incendie se répand et la police accuse Souleiman, pensant qu'il était revenu.
C'est pourquoi l'inspecteur harcèle Ada de questions et essaie même de la piéger.
Des femmes arrivent à Dakar, mes ces femmes ne sont que les esprits des hommes morts en mer.
Une de ces femmes a tout raconté à Ada sur ce qui s'était passé lors de la tempête. Et un soir l'esprit de Souleiman est revenu pour voir Ada. Puis à l'aube Souleiman a disparu. Ada était très triste, mais elle doit vivre une nouvelle vie.

Ce qui m'a beaucoup plu c'est l'histoire d'amour entre Souleiman et Ada, car c'est un amour passionnel. Mais ce qui m'a déplu c'est qu'on accuse Souleiman sans aucune preuve, alors qu'il est mort lors de la tempête. Et que Ada soit harcelée par l'inspecteur.
Ce qui m'a choqué c'est aussi que Ada soit obligée d'épouser un homme riche alors qu'elle ne l'aime pas. Mais ce sont des pratiques anciennes...
L'idée des esprits de Mati Diop m'a tenu en haleine pendant tout le film. J'ai trouvé cette idée formidable car pour que ce soit plus terrifiant Mati Diop a mis en scène des esprits de femme pour représenter les hommes morts. Par contre, Souleiman garde un esprit d'homme pour qu'on se sente plus proche de lui.
Le titre du film est bien choisi, car l'océan est un endroit si mystérieux...

Ari Rouach
2019/11/15 08:24 #2019-atlantique-17
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Atlantique, de Mati Diop, m'est apparu comme une abondante source de trouble : il s'amuse à nous brouiller par ses nombreux rebondissements et déroute constamment nos anticipations.
Il s’ouvre sur l’émigration d’ouvriers sénégalais insurgés, partis à bord d’une pirogue sur l’Atlantique. Et alors que l’intrigue semblait se centrer sur l'histoire d'un amour rendu impossible par la tradition du mariage arrangé, le fantastique fait brusquement irruption dans le décor.
Mais monopolisé par la façon dont le film traitait le thème de la condition féminine au Sénégal, mon cerveau n'a pas immédiatement compris le glissement du film vers le surnaturel : ce n'est qu’après les premières manifestations fantomatiques des garçons, de retour après leur naufrage, que j'ai réalisé qu'Atlantique quittait le seul registre réaliste pour s'engouffrer dans une sorte de fantastique.
J’ai ainsi suivi - et par ailleurs aimé - le film pendant ses deux premiers tiers, sans pour autant en avoir perçu le réel sujet. Et c’est seulement après être sortie de la salle que j’ai saisi et pu interpréter plusieurs scènes clés.
J’en ai conclu que le film trouvait sa singularité dans la pluralité des questions et thèmes qu’il abordait, incorporés à la toile de fond de ce contexte caniculaire et même parfois suffocant, de Dakar.
Il faut dire qu'il est assez insolite de voir se mêler réalisme social et spiritualité dans un film : le cinéma occidental nous a plutôt accoutumés à voir le fantastique traité dans des films à gros budget, dont l'action se déroule rarement sur le continent africain ! De même, le thème de l’amour impossible est rarement évoqué dans le cinéma occidental avec des personnages africains.
L’atmosphère générale du film m'a paru de ce fait à la fois intense et très inquiétante.
J’ai été marquée par le réalisme des protagonistes, par l’authenticité de leurs faits et gestes, et ai découvert qu’il s’expliquait par la stratégie de casting de la réalisatrice qui « choisit des personnes qui, sans le savoir, sont déjà "les" personnages et surtout, qui connaissent ces personnages mieux qu’elle ».
Garance Lethiais
2019/11/15 09:23 #2019-atlantique-18
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Atlantique est un film d’amour dramatique franco-belgo-sénégalais du réalisateur Mati Diop sorti le 16 mai 2019 en France. Sélectionné en compétition officielle du Festival de Cannes de 2019, il y remporte le Grand prix.
Tout se passe dans une banlieue de Dakar, au Sénégal. Les ouvriers du chantier d’une tour futuriste, sans salaire depuis plusieurs mois, décident alors de quitter le pays et leurs familles, et de traverser l’océan Atlantique dans l’espoir d’une vie meilleure.
Parmi ces ouvriers se trouve Souleiman, le bien aimé de la belle et jeune Ada qui est malheureusement promise à un autre homme nommé Omar. Quelques jours après le départ des hommes, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et d’Omar.
Suite à cet évènement, les filles du quartier sont prises de maux de tête et d’étranges fièvres dont elles ne comprennent pas la cause.
Ada est loin de se douter que Souleiman est en fait revenu, avec ses camarades...ou du moins leurs esprits, seuls rescapés de leur périple en mer.
Au delà de l’histoire qui m'a beaucoup plu, j'ai aussi beaucoup apprécié le personnage d’Ada, auquel je me suis attachée. Je trouve cette jeune fille très courageuse, qui s’assume et qui sait dire « non ».
Plusieurs moments m’ont marquée dans le film, notamment la séquence où Ada doit passer son test de virginité avant son mariage avec Omar. Ce passage a provoqué chez moi un sentiment de colère, mais également de tristesse. Cela peut sans doute s'expliquer par mon empathie avec la jeune fille, mais aussi peut-être parce que je sais que ce test de virginité est une réalité dans de nombreux pays où les droits des femmes sont bafoués, si l'on songe à leur manière de vivre et au poids des traditions auxquelles elles doivent se plier.

Par ailleurs, le réalisateur Mati Diop a su montrer les contrastes existant dans Dakar : en effet, la ville est filmée de telle sorte à ce la modernité de certains bâtiments détonne avec la vétusté des logements des travailleurs. C’est sur cette opposition que le réalisateur développe l’histoire d'Ada et des autres personnages. Le film s'engage alors sur le terrain du fantastique, notamment par le fait que les filles du quartier deviennent possédées par les esprits des jeunes morts en mer.
Cela n'a pas été sans me poser de nombreuses questions : Souleiman et ses amis sont-ils vraiment morts ? Ces filles sont-elles déguisées ou bien sont-elles réellement possédées ? Tout cela est-il bien réel ? Et puis pourquoi le policier tombe-t-il également malade ?
Toutes ces questions m'ont laissée sans réponse jusqu'à la fin du film; c'est seulement avec un peu de recul, après la projection, en me repassant le film en tête, que je suis parvenue à forger ma propre interprétation...

Pour conclure, je conseille ce film à tout le monde, et à tout type de public car je l’ai trouvé très beau, il nous fait passer par beaucoup d'émotions, tout en dénonçant le problème bien réel des inégalités sociales.
Ce film peut aussi permettre de nous ouvrir les yeux sur les conditions de vie de ceux qui vont choisir de migrer, mais également dénoncer le sort des femmes, qui sont en quelque sorte esclaves des traditions de leur pays.

Imen Tajani
2019/11/15 09:54 #2019-atlantique-19
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Atlantique est un film franco-sénégalais réalisé par Mati Diop et récompensé en 2019 par le Grand Prix du festival de Cannes. Il met en scène une histoire se déroulant dans la banlieue de Dakar au Sénégal, où des ouvriers n’ont pas reçu leur paye depuis plus de trois mois. Inquiets de leur avenir et ne pouvant plus nourrir correctement leurs familles, la plupart décident de quitter Dakar par la mer.
Souleiman, amoureux d'Ada, malheureusement promise à un autre mari plus riche, décide lui aussi de partir à bord d’une pirogue, quitte à laisser celle qu’il aime derrière lui. La relation de conflit d’Ada avec son nouveau mari et ses souvenirs douloureux de Souleiman reviennent tout au long du film, notamment avec de longs plan-séquences dans lesquels la caméra suit l’actrice, comme pour insister sur sa solitude. Ce qui laisse de temps en temps plusieurs minutes se dérouler sans actions importantes et met ainsi le spectateur en position d’attente, parfois trop longue selon moi.
Malgré ça, le casting m'a paru réussi, notamment avec Mama Sané, l’actrice sénégalaise jouant le personnage d’Ada, dont c'était le premier long-métrage sous la direction de Mati Diop. C'est le personnage d’Issa, jeune enquêteur en charge des affaires mystérieuses concernant l’incendie durant le mariage d’Ada et le retour supposé des esprits des travailleurs noyés en mer, qui permet au spectateur de comprendre l’avancée de l’histoire. Son raisonnement d’enquêteur nous guide tout au long du film, comme par exemple au moment où il comprend l’origine de ses malaises depuis plusieurs jours, apercevant une image de lui possédé par l’esprit de Souleiman venu dire adieu à Ada.
Cependant, le message que veut réellement transmettre la réalisatrice me semble un peu flou. Est-ce qu’il s’agit d’un message plutôt spirituel, et dans ce cas plus individuel, traitant ici du retour des esprits après la mort et donc la mise en scène de certaines croyances ? Ou bien est-ce qu’il s’agit d’une sorte de morale, par exemple pour les employeurs qui ne payent pas leurs employés chaque mois ? Ou peut-être un peu des deux ?
Quoi qu'il en soit, nous avons pu sentir la réalisatrice Mati Diop pleinement engagée dans ce film complexe, sensible, et véritablement original.
Rémi Lyscar

2019/11/17 20:14 #2019-atlantique-21
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Aux âmes mortes dans l'océan

Atlantique est un film franco-belgo-sénégalais, premier long métrage réalisé par Mati Diop. Il se déroule dans une banlieue de Dakar. On y suit le personnage d'Ada, incarnée par la très talentueuse Mame Bineta Sané. Bien que vivant en France, Mati Diop a tenu à ce que les dialogues de son film soient intégralement en wolof, la langue locale.
C’est un mariage forcé qui vient donner le ton du film, mais Ada est décidée, elle ne veut pas d’Oscar, jeune homme d'origine aisée choisi par ses parents. Son cœur et son corps sont pour Souleiman, que l'on découvre lors des séquences d'ouverture du film sur le chantier d'une tour immense, marqueur de la modernité de Dakar mais aussi de ses inégalités. Sur un mode documentaire, la caméra virevoltante de Mati Diop nous raconte alors l'injustice de ses frères de misère qui se révoltent, n'étant pas payés depuis trois mois. Puis ce film transgenre prend la tournure d'un polar onirique et fantastique. Souleiman, en quête d'un ailleurs meilleur, disparaît, avalé par l'Atlantique.
Ada, promise à Oscar, choisira-t-elle de respecter sa religion musulmane et les normes sénégalaises ou fuira t-elle dans l'inconnu ? Les forces de l'esprit s'en mêlent et apparaît, suite à de longs plans sur un océan qui semble se soulever, les figures glaçantes de femmes fantômes, zombies aux yeux blancs qui nous mettent mal à l'aise, incarnations de Souleiman et de ses compagnons naufragés. Ils partiront, une fois vengé. L'amour d'Ada et Souleiman sera consommé et consolé.
Cette histoire sombre et hantée, marqué par un amour heurté par le deuil, traite habilement de la question des migrants, de la corruption et des inégalités sociales. Un film où politique, spiritualité et esthétique se mêlent pour aboutir à une œuvre puissante.

Critique collective de la 2GT5
2019/11/18 19:41 #2019-atlantique-22
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique, est un film écrit et réalisé par Mati Diop. Fille d’une mère française et d’un père musicien sénégalais nommé Wasis Diop, elle est également la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety. C’est alors bercé epar le travail cinématique de son oncle qu’elle décidera de s’orienter vers une carrière dans le cinéma.
Elle réalise en 2018, Atlantique, son premier long-métrage qui est sélectionné en compétition officielle du festival de Cannes 2019 et qui obtient d’ailleurs le Grand Prix.

Ce film est à la fois un film envoûtant et surprenant qui traite un sujet sérieux comme la migration à travers une romance entre deux personnages, Ada incarné par Mama Sané et Souleiman lui incarné par Ibrahima Traoré. Nous sommes à Dakar et un groupe d’hommes travaille durement pour la construction de cette grande tour, mais malheureusement l’homme pour qui ils travaillent tous refuse de les payer, bien que celui-ci, nous le découvrirons en regardant le film, vive aisément dans une grande et riche maison. A côté de ça l’amour que se portent mutuellement Ada et Souleiman semble pur et est assez attendrissant à l’écran. Mais hélas Ada est promise à un autre homme à cause d’un mariage que ses parents lui ont arrangé. Un soir tout les hommes travaillant à la construction de la tour décident de partir en mer pour tenter de rejoindre l’Espagne. Malheureusement ils n’arriveront jamais à destination. Ada épousera finalement l’homme qui lui avait été promis et s’ensuivent divers éléments tous plus étranges les uns que les autres. Les femmes restées sur le continent se révèlent être possédées par des Djinns la nuit, on apprendra plus tard que c’est en faite l’âme des jeunes hommes ouvriers revenus pour voir leur femme, leurs sœurs, leurs amis. Tous ça est bouleversant le sujet de migration est bien expliqué ici, ces quelques jeunes et plus vieux décident de braver la mer au péril de leur vie pour espérer trouver un meilleur mode de vie, un travail quelque chose qui leur permettrait d’être heureux, en tout cas plus heureux qu’ils ne le sont maintenant. Ce film nous aveugle quelque peu car on n’imagine pas une seconde que le film va basculer dans le thème du fantastique car ici tout est réaliste les décors et même les sujets abordés. Alors c’est assez déroutant d’autant plus que le genre policier s’immisce dans ce long-métrage car une partie de celui-ci est l’histoire d’un enquêteur qui enquête sur un incendie qui s’est déclaré lors du mariage de Ada.
Enfin ce long-métrage est tout de même, je trouve, sublime. Les acteurs sont beaux et doués malgré qu’ils ne soient pas des professionnel, les plans sont beaux, surtout les plans récurrents de la mer. Cette même mer qui a englouti les corps de ces jeunes hommes. Cette même mer qui donne tant d’espoir à la jeunesse sénégalaise. Je terminerai par dire que ce film mérite les récompenses qu’il a obtenues, je le conseille, c’est un film aussi beau que bon.

Léa Meftah, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:42 #2019-atlantique-23
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique est un film dramatique franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en salles en octobre 2019. Il est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2019, où il remporte le Grand Prix.

Avec Atlantique, représentant son premier long-métrage, Mati Diop a su montrer ses talents de réalisatrice en mélangeant d’une façon insolite quasiment tous les genres, tout en ne privilégiant pas un plus qu’un autre . Commençant par un genre reportage/documentaire, il dérive vers une romance amoureuse, dramatique, policier et fantastique. Atlantique est remarquablement interprété par des acteurs trouvés pour la plupart, au hasard par des rencontres, montre que Mati Diop s’est investie pour un résultat plus que convaincant.

Atlantique est un film qui peut se lire de deux manières : Soit croire aux forces surnaturelles avec le folklore de l’Afrique soit comme une arnaque des faibles pour récupérer l’argent aux millionnaires, qui ont la police corrompue dans la poche, et qui ne craignent que les revenants . Cette double lecture du film est une qualité d’Atlantique car c’est au spectateur de choisir en quoi il veut croire.

Malheureusement certains points et passages du film peuvent paraître maladroits, avec comme exemple, les longs plans sur l’océan qui pour certains, montrent le désir de Souleiman, la profondeur de l’océan ( but du plan ) mais pour d’autre, ne sert juste à « combler » le vide de certains plans. En finissant le film, beaucoup de points demeurent encore inexpliqués, peut être par le fait que Mati Diop ait voulu toucher à un peu tous les genres, et que cela a pu les rendre superficiels et peu approfondis.

Néanmoins, Atlantique est un film original qui se démarque grandement des autres, en mettant l’accent sur les raisons des départs des jeunes au péril de leurs vies. Je trouve peut-être exagéré le« Grand Prix » car Atlantique est un film avec de très bonnes idées mais mal exploitées qui peuvent facilement déranger.

Benjamin Fayula, 1° Kycée Langevin
2019/11/18 19:43 #2019-atlantique-24
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique est un film Franco-Belge-Sénégalais réalisé par Mati Diop sorti en 2019 et tourné de mars à mai 2018 dans la ville de Thiaroye près de Dakar au Sénégal.
Le film raconte l'histoire de jeunes ouvriers sur un énorme gratte-ciel (l'Atlantique) , ils ne sont pas payés depuis trois mois ils décident donc de prendre la mer vers l'Espagne et de trouver du travail pour nourrir leur famille. Ada va se marier avec Omar un immigré régulier en Italie (neuf mois par an) et est Amoureuse de Souleiman ( un des ouvriers partis en mer ) tous deux doivent se retrouver dans un bar avant le départ sauf que Souleiman est déjà parti et cela va faire ressurgir les Djinns qui vont hanter les riches oppresseurs de la banlieue de Thiaroye.
Atlantique me laisse perplexe car la réalisation est belle notamment par la photo qui est magnifique le jeu de couleurs entre le bleu qui fait référence à la mer et le jaune qui nous rappelle qu'on est dans un pays chaud et aussi référence à la fièvre qu'on les personnages au milieu du film. Il y a aussi tout cet aspect entre Ada , le présumé retour de Souleiman et les Djinns. J'aime le film car il aborde des genres comme le fantastique mais il touche beaucoup trop ce qui met le film dans une impasse. On ne sait plus où le mettre c'est ce qui ma laissé perplexe mais pas que ! Le film a tendance à traîner autour du retour de Souleiman. Mais mis à part cela le début se met en place et on est tout de suite dans l’intrigue.
Quant aux personnages ils sont plutôt bien écrits et ils ont un bon jeu d'acteur. Le personnage d'Ada joué par Mame Bineta Sané qui est déconcertant. La seule chose qu'elle veut c'est voir Souleiman. Elle est très bien ainsi que ses amies qui sont divisés entre celles qui ont profité de son mariage arrangé et celles qui lui disent de faire attention et de bien choisir entre retrouver Souleiman ou vivre comme une riche. Le policier qui veut absolument résoudre cette enquête peu importe ces fameuses crises de fièvres qui peuvent lui faire perdre son travail.
En conclusion on peut dire qu'Atlantique est un beau film par son image sa photographie (possible utilisation de l'argentique ) des personnages crédibles mais un gros faible qui reste le scénario qui n'arrive pas s'assumer correctement et qui se place dans des catégories différentes .

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:44 #2019-atlantique-25
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mati Diop, une réalisatrice française d’origine sénégalaise, nous présente sa dernière œuvre : Atlantique. Un film tourné à Dakar, avec un casting « Local », la plupart des acteurs n’ont donc que très peu voire pas du tout d’expérience. Le film aborde de nombreux registres : la tragédie, l’amour, on ne sait plus trop où donner de la tête. Mais l’histoire reste malgré tout très touchante, on ne ressort pas de la salle sans avoir été ému. Le film aborde de nombreux sujets et thèmes, comme par exemple la place des femmes dans la société africaine, encore compliquée de nos jours. On le voit par le personnage de Ada, une jeune fille des quartiers populaires que l’on veut forcer à se marier avec un homme qu’elle n’aime pas, pour des raisons familiales et financières. Ceci est malheureusement une triste vérité dans de nombreux pays aujourd’hui. Ceci est de mon point de vue le côté le plus touchant du film, qui présente un peu comme un documentaire la situation de la femme dans les pays en développement. Mais, peu après la moitié du film, on bascule dans une histoire fantastique est improbable avec l’apparition des Djinns. C’est une idée intéressante, mais très mal annoncée. On maet beaucoup de temps avant de comprendre qui ils sont vraiment, quel est leur but et ce qui est arrivé aux ouvriers dans ce voyage fatal. Le spectateur est comme perdu, et passe plus de temps à réfléchir et se poser des questions plutôt que de profiter du film. Car le coté plus technique du film est lui très bien réalisé et plutôt bien pensé. Je pense par exemple à certains plans, comme celui du regard champ contrechamp entre Ada et Souleiman, séparés par le train qui passe. Entre chaque wagon on a l’impression que le visage de Ada change. On note aussi les effets de lumière présents tout au long du film et de certains plans marquants, comme celui des djinns, marchant en groupe au milieu de la rue. Mais ceci ne m’a malheureusement pas empêché de trouver le film long, très long, trop long…
Mon avis général est donc assez mitigé, mais je vous recommande quand même d’aller le voir, afin de vous faire votre propre avis sur celui-ci.

Maxime Souberand, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:45 #2019-atlantique-26
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mati Diop, Franco-Sénégalaise de 37 ans, première femme noire en compétition à Cannes, révèle son talent de réalisatrice à travers cette œuvre à l’étrange beauté. Dans une réalité géopolitique à Dakar, imageant la situation de quartiers pauvres d’Afrique, la réalisatrice passe par des chemins inattendus du cinéma de genre. Par le fantastique, lorsque les jeunes ouvriers sénégalais très mal payés (ou pas du tout, depuis des mois) pour leur travail considérable sur une tour futuriste face à l’Atlantique, un bâtiment qu’ils ne pourront jamais habiter, vont disparaître et reviennent, envoûtés ; par le film policier, lorsqu’une enquête est lancée ; et même par le cinéma expérimental, avec des images très artistiques invitant le spectateur à se laisser transporter, agrémentées d’une voix off, ces scènes ont une dimension poétique enchanteresse. Elle touchera aussi au genre romantique en alimentant sont film d’une histoire d’amour passionnée et dramatique. Un film rythmé par ces nombreux genres qu’elle osera aborder mais en contrepartie, une histoire parfois un peut difficile à suivre et quelques scènes pouvant s’éterniser et perdre l’attention du spectateur.
Dans son œuvre, Mati Diop dénonce une condition sociale déplorable et le constat est lourd : outre la misère qui pousse à l’émigration clandestine et la corruption des secteurs privé et public, l’aperçu du sort réservé aux femmes est terrifiant. Par exemple, le mariage forcé purement réalisé par intérêt, celui des parents, pour l’argent Ada doit accepter le mariage et impérativement cajoler son riche fiancé. De plus, la grande majorité des rôles masculins dans ce film son incarnés par des personnages qui s’avèrent être extrêmement sexistes. Ainsi, la jeune réalisatrice souligne de grave problèmes à travers son œuvre, un message passé qui a su me charmer.
Et c’est un feu qui viendra détruire sans raison apparente le lit luxueux où devait se dérouler la nuit de noces de son mariage forcé, c’est un incendie presque irréel, ayant un sens poétique, comme rattaché au sentiments et désires d’Ada, un feu qui embrase le film et démarre une véritable intrigue dynamisant la suite de l’œuvre. Les policiers sont confrontés à d’étranges revenants aux yeux sans vie, totalement blanc, qui hantent la nuit le corps de ces filles, du quartier populaire d’Ada aux villas des riches promoteurs immobiliers : des gens bien vivant(e)s habité(e)s par l’âme des migrants naufragés, revenus pour obtenir justice… Pour finir le film nous offre une splendide déclaration d’amour et d’indépendance, magnifiquement bien représentée au travers d’images encore une fois très poétiques, c’est une charmante histoire que nous délivre Mati Diop, une œuvre marquante que je conseille vivement.

Anna Granet, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:47 #2019-atlantique-27
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Critique Atlantique : Une fois seulement !

Atlantique est un film franco-belgo-Sénégalais réalisé par Mati Diop sorti en 2019. Il a remporté le Grand Prix au Festival de Cannes, pour son originalité et pour le mélange de plusieurs thèmes. Il dure 1h44 ce qui m’a été largement suffisant ! C’est un film, qui est très réaliste car il aborde de vrais problèmes dans les pays pauvres, mais il relève aussi de l’imaginaire, car finalement il se transforme en un film fantastique. Son synopsis peut paraître intéressant, mais il m’a bien déçu sur la fin, ce qui m’a laissé une amertume. Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. Isaa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada. Mati Diop n’a pas hésité à mélanger plusieurs genres : drame, thriller, amour et fantastique, ce qui pour moi a gâché le charme de ce film. En effet « Atlantique » est un film intéressant, car il nous met face à des sujets très importants de nos jours : immigration, pauvreté, mariage arrangé, la femme qui doit garder sa vertu jusqu’au mariage… De plus nous suivons de près la vie de ces jeunes sénégalais, cela nous donne un aperçu de leur condition de vie, des traditions... Mais petit à petit, le film va perdre de sa crédibilité lorsque Mati Diop a décidé de faire apparaître des zombies ! Je pense qu’elle a voulu accélérer le rythme du film, ajouter de l’originalité avec cette arrivée surprenante, mais cela est loin de s’accorder avec le reste du film. Les zombies, qui sont loin de ressembler à des zombies, vont casser l’ambiance dramatique du film et vont venir apporter le chaos dans la ville de Dakar (et vont décevoir le téléspectateur). Heureusement Mati Diop a d’autres qualités qui vont rattraper son film comme : les prises de vues, les paysages qui sont magnifiques… Maritime et solaire Atlantique filme aussi Dakar. Cet accord visuel de trois éléments (la mer, le soleil, la ville) participe à un film très atmosphérique, soutenu par une photographie envoûtante. L’ajout de la musique s’accorde parfaitement avec les séquences de l’Océan qui m’ont beaucoup plu. Les plans panoramiques de l’Océan sont très bien choisis, ils représentent l’espoir d’une une vie meilleure (ici l’Espagne). Néanmoins certaines séquences auraient pu être écourtées car cela ralentit encore plus que le film l’est déjà. J’ai trouvé le début du film émouvant puis l’arrivée des zombies était pour moi complètement déplacée, voir hors sujet. Mis à part ce DÉTAIL, Atlantique m’a paru intéressant mais, je n’irai pas le voir une deuxième fois. Si vous allez le voir, il est préférable que vous soyez une personne d’âge mature, afin de porter un plus grand intérêt sur les problèmes des pays pauvres tel que le Sénégal sinon cela n ’en vaut pas la peine !

Marion Nonroy, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:48 #2019-atlantique-28
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mati Diop, jeune réalisatrice et actrice franco-sénégalaise, présente ici son tout premier long métrage en tant que réalisatrice : “Atlantique”. Sortie le 2 octobre dans les salles françaises, et pendant l’automne en Suisse ainsi qu’en Belgique, il s’agit d’un film drame et romance de 105 minutes.
Les acteurs principaux (Mame Bineta Sané, Ibrahima Traoré et Amadou Mbow), non professionnels, délivrent un travail de grande qualité sur cette toile embellie par la musique de la compositrice Fatima Al Qadiri. Ce film résonne comme une envie de sa réalisatrice de renouer avec ses origines et de peindre cette jeunesse qu’elle n’a jamais vécu. Tourné en 3 mois à Thiaroye, près de Dakar, au Sénégal, il conserve une grande authenticité par l’utilisation de la langue Wolof majoritairement.
L’intrigue présente tout d’abord un groupe d’ouvriers sénégalais fatigués de ne pas recevoir de salaire pour leur labeur, dont un jeune homme, Souleiman (interprété par Ibrahima Traoré). Souleiman est amoureux de Ada (Mame Bineta Sané), jeune femme promise en mariage avec Omar, un homme aisé qu’elle n’aime pas. Malheureusement, Souleiman et les autres ouvriers doivent prendre la mer, pour trouver un meilleur avenir, mais les jeunes femmes restent. Mais quelques temps après, d’étranges événements surviennent dans le quartier, tout porte à croire que Souleiman est revenu.
Le film qui est présenté ici, à cheval entre le film et le documentaire au premier abord, dévoile au fur et à mesure une facette bien plus étrange. On retrouve ici les thématiques de l’amour impossible à la Roméo et Juliette dans un contexte trop peu représenté. Mêlant cette histoire d’amour avec une illustration de la condition féminine, par le mariage forcé ou le test de virginité imposé avant le mariage, ainsi que de l’immigration, par la condition des ouvriers et leur destin, ce film se veut dénonciateur. On retrouve également une importance de la culture sénégalaise et musulmane, preuve encore une fois de l’amour de Mati Diop pour ses origines, à travers l’évocation de Djinns, par ces paysages de quartiers sénégalais, ainsi que l’image perpétuelle de l’Atlantique, qui est utilisée à maintes reprises comme une sorte de transition entre deux séquences.
Cette œuvre se révèle visuellement impeccable, et met particulièrement en avant cet aspect. Les
dialogues ne sont pas légions et donnent une saveur contemplative au film, qui offre simplement une vision de cette histoire en harmonie avec la musique de Fatima Al Qadiri. On retrouve également de nombreuses références au voyage des hommes en mer, sans jamais les voir, même partir, ils sont suggérés, soit par le rideau à la fenêtre d’Ada qui se gonfle au vent tel la voile d’une pirogue.
Cependant, la seconde partie du film change assez brusquement de ton, par l’introduction d’éléments mystiques dans ce film dont on pouvait attendre un récit totalement réaliste. Le rythme s’en trouve perturbé, le public assez troublé, mais il semble forger sa force sur cette surprise.
Une scène de fin est particulièrement marquante, par sa poésie mais aussi son aspect visuel puisque on peut y voir un jeu à la fois de lumière avec les lumières colorées du bar, et un jeu de miroir pour montrer l’ambiguïté qui y réside.
On pourra seulement reprocher au film de se perdre un peu lui même. En effet, même si il a l’audace d’ouvrir de nombreux thèmes, on se perd rapidement au milieu de ces derniers puisque certains ne sont que très peu développés, voir pas du tout, on pensera notamment à la relation qu’Ada a avec ses parents, où à la corruption policière brièvement évoquée avec le fait que l’enquête de l’inspecteur Issa doit plus se concentrer sur l’incendie de la villa du riche patron, plutôt que de l’incendie à un simple mariage.
Nous avons ici affaire à un film d’une grande qualité visuelle et musicale, mais qui peut être assez
déroutant par sa tournure et par tous les sujets évoqués. Je recommanderais d’aller voir ce film, car
même si il est surprenant et maladroit par moment, il respire d’une grande poésie.

Baptiste Perisse, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:49 #2019-atlantique-29
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique : Un film qui va vous plonger dans un univers émouvant et fantastique


Atlantique est un film rythmé par les nombreux rebondissements aussi spectaculaires que fabuleux.
Ce n’est pas un film qui est classé dans une catégorie particulière, il est aussi bien romantique que dramatique et fantastique. Il est sorti en France le 2 octobre 2019 et dure 1h45.
La réalisatrice Mati Diop est la fille d’une mère française et d’un musicien sénégalais ainsi que la nièce d’un cinéaste Djibril Diop Mambety. Elle est très influencée par le travail cinématographique de son oncle. Atlantique est son premier long-métrage qui s’avère être un franc succès et remporte même le Grand Prix au festival de Cannes 2019.
Atlantique parle de l’histoire très touchante d’ouvriers qui ne sont pas payés et qui décident donc de quitter leur pays, une banlieue près de Dakar après la construction d’une tour futuriste nommée «Atlantique».
L’histoire est centrée sur Ada une jeune femme qui est promise à Omar un jeune homme riche qui la plupart du temps est en Italie. Mais Ada ne l’aime pas et retrouve en cachette son véritable amour : Souleiman.
Tout au long de l’histoire, nous nous posons la question : que sont devenus les pêcheurs disparus en mer ? Avec une enquête qui va durer durant le film, nous allons être dirigé vers de nombreuses pistes et cela va nous permettre d’être intégré dans l’histoire en menant nous aussi notre propre enquête.
Ce film nous permet également l’immersion dans une culture différente de la nôtre, il nous permet de réaliser la chance que nous avons d’être éduqués, avoir accès à un immense confort et surtout être libres de nos choix. En effet, Ada est à l’opposé de nos principes, elle n’a pas bénéficié des mêmes privilèges que nous, ne parle pas français mais le wolof, et est obligée de se marier avec un homme de bonne famille qu’elle n’aime pas alors qu’elle n’est âgée que de 16 ans. Cela peut nous choquer mais nous permet de nous ouvrir à une partie du monde peu connu où les personnes ne sont pas libres et ont de nombreuses obligations à respecter très jeune.

La réalisatrice nous fait passer un message très important, celui des conditions très compliquées des migrants obligés de quitter leur pays et d’affronter la mer dans de vulgaires bateaux de plaisance, mais aussi de la jeunesse qui est mise à l’épreuve très tôt.

L’océan est un élément très important dans le film, il est un personnage à part entière du film. Nous le voyons à plusieurs reprises de manière suggérée lors de nombreux plans fixes ou bien nous pouvons le voir de manière moins suggérée notamment lorsqu’une lumière est présente sur le visage d’Ada et fait des va et viens comme des vagues, mais aussi le moment où le rideau de la chambre d’Ada bouge au rythme de la mer.

Ce film mêle une belle histoire d’amour impossible, dans un milieu fantastique et dramatique… Ces mélanges provoquent l’incompréhension des spectateurs qui se retrouvent perdus face à ces univers différents. En effet, au début c’est un documentaire qui nous présente les personnages et leurs conditions de vie mais, au bout de 30 minutes, le film va plonger dans un monde totalement différent : la fiction et le fantastique, ce qui est extrêmement troublant et peu compréhensible.

Les couleurs sombres et la musique traditionnelle accompagnée de cris de femme créent une ambiance lugubre et mystérieuse lors de scènes qui relèvent de la fiction et du fantastique. Les contrastes entre les couleurs et la musique sont très bien réalisés et nous plongent encore plus dans l’action du film.

Dans les premières minutes, on découvre un sublime plan sur Ada et Souleiman qui est une succession de contrechamps entre les deux personnages. Ces contrechamps sont possibles grâce à un train qui sépare les deux amoureux. L’auteure, par l’intermédiaire du passage d’un train crée des champs visuels qui nous font découvrir à la fois le visage amoureux d’Ada et de Souleiman. Ce train a une symbolique : le symbole de leur amour impossible.

Mati Diop nous permet également de rentrer dans la peau des personnages notamment lors de l’arrivée de l’inspecteur Issa titubant et transpirant sur la route. La caméra qui le suit et fait de gros plans sur son visage transpirant ainsi que la lumière très puissante, la route très sèche et orangée nous donnent une très forte sensation de chaleur évoquant la transpiration de l’inspecteur.

Selon moi, le film vaut la peine d’être vu car il est très fort en émotion et est très plaisant à regarder pour s’évader et découvrir le quotidien d’une population qui nous est inconnue et qui est très peu représentée dans les films actuels. Il nous permet de plonger dans la dure réalité d’Ada en ressentant ses émotions : l’amour, la tristesse, la colère …

Elodie Crosetti, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:50 #2019-atlantique-30
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le succès d’un film mettant en scène l’échec
Atlantique (2019) 1h47 - Mati Diop
La jeune réalisatrice franco-sénégalaise de 37 ans Mati Diop, vient en cette année 2019 faire son
entrée fracassante dans le monde du cinéma et de la réalisation de longs métrages avec son film
« Atlantique » de 105 minutes qui va être retenu en compétition officielle lors du Festival de
Cannes, et qui sera primé en remportant notamment le Grand Prix du jury.
Premier long métrage, premier succès, Mati Diop met en scène ici, les ouvriers d’un chantier
de la banlieue populaire de Dakar, qui vont décider en vu d’un avenir meilleur de prendre le large
au gré des dangers de la mer. En cause : une absence de rémunérations depuis plusieurs
mois, accentuant leur précarité économique et les poussant à prendre une décision. Parmi eux
nous retrouvons Souleiman incarné par Ibrahim Traore, qui va être contrait de laisser Ada (Mame
Bineta Sane), la fille dont il est amoureux alors qu’elle a été promise à un autre homme par ses
parents. Après le départ en mer des jeunes hommes, un incendie vient interrompre le mariage de
Ada, tandis que de mystérieuses fièvres viennent s’emparer des filles du quartier. Une jeune
enquêteur, Issa joué par Amadou Mbow va tenter de comprendre ce qu’il se passe, mais sera loin
de se douter que ce sont les Djinns, les esprits des garçons noyés, qui sont venus réclamer
vengeance et faire leurs adieux en ce qui concerne Souleiman envers Ada.
Ce long métrage trouve tout son intérêt dans sa diversité cinématographique, particulièrement
dans son mélange des genres. Au début nous pouvons nous attendre à un film du genre du
documentaire avec les scènes mettant en avant les difficultés rencontrées au Sénégal tant
économiques (employés impayés) que sociales (la femme est beaucoup moins libre au Sénégal
qu’en Occident), puis nous est introduite l’histoire d’amour entre Ada et Souleiman, nous avons
ensuite le drame qui survient lorsque les hommes partis en mer se sont réalité noyés. Enfin
l’intrigue vire à l’enquête policière menée par Issa, ainsi qu’au fantastique lorsque nous assistons
à ce qu’on pourrait qualifier de « Nuits des Vivants ». Concernant l’univers sonore, nous avons
trouvé ce dernier peu prononcé, discret, ce qui épouse parfaitement le sentiment que le film
cherche à nous faire passer : une réalité dure à accepter. Nous avons dès le début de longs plans
sur l’immensité et la puissance de l’océan, sans musique, annonciateurs de l’événement
tragique qui s’en suivra. Les images de ce film et les couleurs sont en effet bien particulières,
l’environnement de la ville de Dakar et son atmosphère très polluée donnent un certain grain à la
caméra que nous retrouvons sur les plans donnant sur la ville accentuant ce sentiment de réalité.
Seuls les plans donnant sur la mer ne présentent pas ce grain, comme si elle était le symbole de
liberté et d’une vie meilleure.
Au début du film, nous avons l’impression d’un film stéréotype sur l’immigration clandestine de
notre époque, mais Atlantique a su se démarquer et briser les préjugés que le spectateur
pourrait avoir avant la séance. Nous avons de ce fait apprécié ce film qui a su faire preuve
d’originalité à travers le mélange des genres qui se succèdent, mais
également par sa beauté visuelle avec notamment son ambiance pesante ou on ne se sent pas à
l’aise grâce a cet effet de pollution bien que présent naturellement dans la ville de Dakar. Les
acteurs incarnent parfaitement leur personnage, le casting a fait jouer des acteurs
sénégalais habitants de Dakar, ce qui appuie là encore sur le côté réaliste documentaire.
Globalement Mati Diop réalise bien les transitions entre chaque genre même si on peut être
choqué par la transition au fantastique qui est quant à elle brusque et inattendue, et que l’on est
pas forcé de comprendre au premier abord.
En synthèse ce film ne peut pas être qualifié de chef d’œuvre étant le premier long métrage de la
réalisatrice mais il mérite bel et bien ses récompenses obtenues au Festival de Cannes. Même si il
s’adresse plus à un public avisé, n’importe quel amateur de cinéma peut être amené à le voir et à
apprécier son charme, nous recommandons.

Anaëlle Barrois, Elisa Delagarde, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:51 #2019-atlantique-31
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Atlantique, un scénario qui prend l'eau

Atlantique est bien le dernier film que je serai allé voir au cinéma. Un documentaire qui prend des tournures étranges avant de se terminer en mauvais cliffhanger, voilà une œuvre assez originale pour le coup. L'introduction est très longue et le rythme est lent (pour ne pas compenser). Pourquoi le personnage principal n'est pas celui que l'on suit au début, nous laissant croire que c'est un jeune homme qui n'est à l'écran que pendant le début et la fin (enfin, presque) ?

Atlantique est un long métrage français, sénégalais et belge en couleur, réalisé en 2019 par Mati Diop.

Ada est une jeune femme amoureuse d'un homme appelé Souleiman. Alors qu'elle va bientôt se marier de force à un étranger, son amour de toujours, épuisé de travailler sans recevoir de salaire, prend la mer pour rejoindre l'Espagne avec ses compagnons de chantiers. Anéantie par cette nouvelle, elle se marie finalement, mais à partir de là, des choses étranges vont commencer à se produire. Une enquête de police va être ouverte, Ada est suspectée, Souleiman est aperçu pendant le mariage, voilà de quoi pimenter les choses.

Ce film est ce que l'on peut appeler un mélange de genres. Documentaire, policier, fantastique, drame ou même romantique, on a tendance à se perdre facilement avec toutes ces "portes narratives" (je parle bien sûr des différentes "histoires parallèles" proposées). Quant aux thèmes, ils sont beaucoup moins nombreux et plus simples à identifier : la situation à Dakar et les femmes.

Mais le problème est que ce film est mou : l’histoire d’amour est du « déjà vu », le côté documentaire nous plonge entre le sommeil et l’ennui, sans parler du genre « policier » qui n’a pas sa place ici. Malgré cela, nous avons trouvé de bonnes idées comme l’histoire dramatique avec le mariage forcé et la mort (?) de l’être aimé (qui est ma foi plutôt original), sans parler du « surnaturel », qui a sauvé le film en nous plongeant dans une nouvelle version du monde totalement surréaliste. C’est le moment où nous sommes le plus concentrés et attentifs à l’histoire, car la situation nous échappe complètement et nous voulons en savoir plus.
Par ailleurs en ouvrant toutes ces pistes de narration, la réalisatrice a pris des risques et a négligé la fin, laissant ainsi une vague impression d’inachevé pour certaines thématiques.

Pour résumer, nous avons moyennement apprécié ce film et nous vous le conseillons SEULEMENT si vous êtes amateurs de série sur Arte (et encore !).

Léa Sadak, Nicolas David, 1° Lycée Langevin
2019/11/18 19:52 #2019-atlantique-32
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Une Balade en mer



Atlantique est un film de 1 h 45 réalisé par Mati Diop.

Mati Diop née en 1982 d’une mère française photographe et d’un père sénégalais musicien a vécu en France dans un milieu intellectuel et, n’a jamais connu la misère.
La carrière cinématographique de son oncle Djibril Diop Mambety, (réalisateur Africain mort en 1998, à 53 ans) l’a fortement influencée.

Mati Diop commence sa carrière de réalisatrice en 2004 en réalisant de nombreux courts-métrages. Comme actrice, en 2008, elle joue dans le film de Claire Denis : 35 rhums.

Ses origines sénégalaises l’ ont poussées à réaliser ce film où on retrouve des thématiques importantes qui tiennent à cœur à la réalisatrice.

Atlantique traite de l’histoire d’amour entre Souleiman, un ouvrier qui va prendre la mer en compagnie d’autres personnes de Dakar, avec l’espoir d’avoir un avenir meilleur et, Ada, qui est promue au fortuné Omar. Lors de la fête de mariage entre Omar et Ada, un incendie éclate. Issa, jeune policier, commence à enquêter sur l’incendie. Il n’est pas au bout de ses surprises.


Atlantique, qui a reçu le Grand Prix à Cannes et onze nominations, a d’un côté été loué par la critique et, d’un autre, certains sont restés plutôt mitigés. Les critiques positives l’ont félicité pour son originalité, ses thèmes abordés et sa poésie. Les critiques moins enthousiastes l’ont blâmé pour son ambition excessive, son méli-mélo de registres et, son rythme jugé trop monocorde.


Pour moi, Atlantique est très beau, de par son travail du son, de la photographie, cependant il est trop ambitieux, avec beaucoup de maladresse et une narration confuse. Rajoutant à cela un rythme monocorde qui n’aide nullement à gagner des points. Au contraire le rythme trop mou ne change jamais et, donc ne fait jamais de transition entre les genres et, par conséquent Atlantique nous perd dans son histoire car, on ne sait jamais quand on passe du réalisme au fantastique. Et c’est dommage car à part cela Atlantique aurait pu être un bon film, avec la réflexion du vaste océan qui est roi et, qui peut tout engloutir. Personnellement les images sur la mer et le rivage sont certes longues et peuvent être ennuyeuses pour certains à un moment donné, mais avec le son des vagues et, les couleurs du ciel, c’est comme si on y était et c’est absolument magnifique, immersif et, reposant. Cela dit, même sans ses défauts, il reste un film banal, qui est bon, certes, et qui décrit et dénonce la situation dans ce pays, mais qui n’a rien a envier. En outre Atlantique n’est pas un grand film qui possède des défauts très importants car ils nuisent à la narration du film et, prouve qu’à défaut de vouloir faire de l’original on pouvait s’y perdre. Toutefois vous pouvez aller le voir pour sa description de Dakar et, pour son coté poétique et métaphorique.

Mathias Benhamed, 1° Lycée Langevin
2019/11/20 18:36 #2019-atlantique-32-1
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
Atlantique
Un film dramatique aux tournures fantastiques

Atlantique est un film dramatique franco-belgo-sénégalais, réalisé par Mati Diop (fille d’une mère française et d’un père sénégalais qui grandit à Paris). Sorti en France le 2 octobre 2019, il remporte le Grand Prix du festival de Cannes en Mai dernier.

Qui est le réel coupable de l’incendie ? Souleiman est-il encore en vie ?

Les premières minutes du film, nous présentent la situation initiale. L’histoire se déroule à notre époque, dans la ville de Dakar, la capitale du Sénégal. Nous suivons Ada (Mame Bineta Sané), une jeune femme qui se détache des autres personnages de par sa personnalité, et son histoire particulière dans laquelle nous faisons rapidement la connaissance de Souleiman (Ibrahima Traoré), qui se révolte de ne pas être payé pour les travaux qu’il a fourni sur un lourd chantier durant des mois. Avec ses collègues, Souleiman décide alors de traverser l’Atlantique en pirogue afin de rejoindre l’Espagne et de s’offrir une vie meilleure. Malheureusement, on apprend vite que les aventuriers meurent au beau milieu de la mer, laissant derrière eux des femmes effondrées, dont Ada qui était le grand amour de Souleiman. A travers ce film, Ada nous fait part de sa tristesse dû à son chagrin d’amour et au fait qu’elle doive épouser un homme qu’elle ne désire pas. Lors de la fête du mariage, un incendie se propage et Souleiman semble être à l’origine de celui-ci. L’enquête est alors suivie par l’inspecteur Issa (Amadou Mbow) qui tente de prouver l’implication de Souleiman dans cet incendie, bien qu’il ne soit pas en forme lors de son enquête.

Un film mi-palpitant 

C’est un film original qu’a voulu nous proposer Mati Diop en mélangeant l’histoire de son pays à une histoire « supposée » sortie de son imagination. Le film se compose de deux parties. La première est un récit d’amour dramatique plutôt réaliste, qui montre bien la situation actuelle au Sénégal, ce qui rend le film intéressant, mais avec tout de même des plans bien trop longs et inintéressants, et un manque d’action, ce qui nous fait facilement perdre le cours de l’histoire, et rend donc cette première partie plutôt ennuyante, bien que l’on partage les sentiments d’Ada, malheureusement, le film ne nous a pas laissé le temps de vraiment nous attacher à Souleiman, ce qui nous empêche d’avoir réellement de la compassion pour Ada au début. Heureusement, dans la seconde partie, l’intrigue arrive avec la mise en place de l’enquête sur l’incendie au mariage. Des choses étranges et surnaturelles se produisent. Comme la suite de l’histoire est dans le registre fantastique, nous sommes perdus entre le réel et le surnaturel et nous ne voulons qu’une chose : résoudre l’enquête afin de clarifier tout ceci. C’est donc cette motivation qui nous pousse à regarder le film jusqu’à sa fin ; une belle fin qui nous laisse la possibilité d’imaginer la suite de la vie des personnages. On retrouve tout le long du film de nombreux plans rapprochés, ce qui donne une impression d’être réellement avec les personnages. Les musiques du film sont aussi bien choisies, et s’accordent parfaitement avec l’ambiance variable du film.
Malgré les longueurs de la première partie, ce film, et sa manière particulière d’être filmé, reste intéressant afin de découvrir le Sénégal dans une ambiance particulièrement intrigante, et parfois même inquiétante, avec une fin belle et émouvante.

Marcelline BASTART et Lucille BAUTHEAC
1ère

2019/11/20 20:16 #2019-atlantique-33
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Lycée François 1er
Le Havre


Imprévisible !


Après être sortie de la salle, j’étais tout juste partagée : enchantée et insatisfaite.
Nous avons affaire ici à un film qui dénonce l’actualité de Dakar, à la fois politique, au début du film, puis devient fantastique, chose à laquelle on ne s’attend pas. Mais la réalisatrice, Mati Diop, à réussi à transmettre une certaine émotion qui lui a permis de viser le grand prix du festival de Cannes cette année. Mati Diop a voulu représenter ses origines de femme sénégalaise ce qui rend le film plus authentique plus vrai.
Avant d’aller plus loin, j’aimerais présenter l’intrigue afin de mieux connaître l’histoire. C’est à Daka, les ouvriers d’un chantier ne sont plus payés depuis des mois, ils décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur, en Europe. Parmi eux, un jeune homme (Ibrahim Traoré) vit une histoire d’amour avec Ada (Mam Sané) mais celle-ci est promise à un autre homme. Quelques jours plus tard, la pirogue des jeunes hommes fait naufrage, il n’y a aucun survivant. De mystérieux événements vont se produire sur les habitants du quartier : les esprits vengeurs des naufragés reviennent.
Le coeur du film repose sur l’histoire d’amour d’Ada et de Soleiman. C’est un début tragique, le départ des hommes mais aussi celui-ci du mariage d’Ada, qu’elle n’aime pas et qu’elle ne connaît pas. Au début, j’ai été touchée par le réalisme des scènes mais dès que le film a basculé dans la fantastique, j’ai été déçue. Pourtant habituellement j’aime le fantastique. Je ne suis pas sûre que ce soit judicieux de mélanger un sujet aussi sérieux avec le fantastique, qui à mon sens discrédite la réalité.
Par ailleurs, j’ai adoré les décors, on se sentait au coeur de la ville telle qu’elle est, on en ressentait l’atmosphère. On peut également remarquer les inégalités entre pauvres et riches avec ces belles villas qui contrastent avec les modestes demeures des familles d’ouvriers, d’Ada ou de ses amies.
Même si je ne suis pas spécialiste du cinéma, j’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, des non-professionnels, j’ai apprécié le fait que le français soit mêlé au sénégalais.
Ada et Souleiman sont des personnages très attachants, leur histoire est belle et sincère, on ressent un net rejet pour le mari destiné à Ada qui est désagréable. Les amies d’Ada quant à elle sont sympathiques et amusantes.
Les plans sont particulièrement intéressants et sont de vraies trouvailles. Au début du film lorsque l’on voit apparaître Ada qui rejoint Souleiman, un long train les sépare et ils ne peuvent se voir que par intermittence. C’est déjà tout un symbole. Ensuite, j’ai beaucoup aimé la séquence où Souleiman et Ada se rencontrent pour la dernière fois en face de l’océan avant le départ de Souleiman, je ressentais les adieux et le malheur de Souleiman, mais Ada ne voyait rien. C’était triste et touchant. Pour Ada, ils se reverraient dans la soirée quelques heures plus tard mais Souleiman savait que non et nous spectateurs nous le comprenions également.
Je veux finir ma critique sur cette magnifique scène. Je retiendrai surtout de ce film le cadre, le décor mais aussi son intense émotion.


Louise L.V
François 1er
Classe de 1ère

2019/11/20 20:19 #2019-atlantique-34
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Lycée François 1er
Le Havre


L’impossible traversée.


Tout d’abord, j’ai trouvé cette sortie intéressante car le sujet du film n’est pas le thème sur lequel nous travaillons en classe en ce moment. Atlantique traite de deux sujets sensibles de l’actualité : l’émigration, mais également celui du mariage forcé.
Le titre du film me renvoie directement à l’image d’une barrière séparant deux terres, deux continents. Il se compose d’un seul mot, ce qui renforce le sentiment de fermeté. Ici, c’est l’océan séparant Dakar de l’espagne, destination vers laquelle les hommes vont migrer à bord d’une pirogue.
Dans la forme, je dirais que c’est un beau film. J’ai trouvé les scènes bien tournées, ainsi que les cadrages originaux, où l’on peut découvrir les paysages de la ville de Dakar.
De belles trouvailles, également, comme le plan au début du film où la jeune Ada est séparée du jeune homme qu’elle aime, Souleiman, par un train qui défile, ce qui fait référence à la pellicule du film qui se déroule. Je trouve cette métaphore très belle, en lien avec le contexte.
Au début, je me suis vue plonger dans l’histoire, je me suis mise à la place de cette jeune fille. J’ai essayé de ressentir ce qu’Ada avait dû éprouver, le fait d’être forcée à passer sa vie avec un homme qu’elle n'a pas choisi. Nous sommes bel et bien dans la réalité puis tout à coup nous basculons dans l’irréel. Tout m'a semblé louche et mystérieux : le fait que les âmes des hommes morts pendant la traversée s’immiscent la nuit dans le corps des jeunes femmes. Seul l’âme de Souleiman habite le corps d’un homme, celui du commissaire. Peut-être parce qu’après le décès du jeune homme, c’est le commissaire qui fut le plus proche d’Ada, celle-ci du fond de sa tristesse pense reconnaître Souleiman.
Toutefois, j’ai eu du mal à donner du sens à certaines choses telles que les causes surnaturelles de la transformation, des suées et des chutes du commissaire.
une scène à particulièrement retenu mon attention, celle des retrouvailles entre amies chez le mari d’Ada quand une de ses copines remarque enfin que celle-ci est loin de se sentir remplie de bonheur à l’idée de cette nouvelle vie et lui dit que quoi qu’elle décide, rester avec cet homme qui ne lui plaît pas, qui ne la rend pas heureusement ou bien retourner à sa vie d’avant, dans tous les cas, elle la suivrait, l’épaulerait dans son choix même si celui-ci est de quitter le luxe offert pour retrouver sa liberté mais dans la pauvreté. Pour moi cette amie vaut de l’or contrairement aux autres qui recherchent l’or.
À travers les images, les scènes, les personnages et même les répliques, nous constatons donc que les conditions de vie en Afrique ou du moins au Sénégal sont lourdes à supporter. Les hommes y sont les esclaves des temps modernes, ils attendent depuis des semaines leur paie qui tarde à arriver tout en poursuivant leus tâches. On voit également l’extrême pauvreté à laquelle renvoie cette ville, liée à la crise de l’emploi, à une modernité qui s’installe difficilement.
Selon moi, l’auteur Mati Diop a surtout voulu partager la connaissance de ces femmes qui restent de l’autre côté de l’océan quand leurs hommes tentent l’aventure d’une périlleuse traversée.
Nous pouvons grâce à ce film voir un autre aspect de l’émigration, subie par celle qui ne traversent pas l’Atlantique mais souffrent pour le moins de l’absence ou même de la mort d’un fils, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé disparu en mer.


Camille L.
François 1er
Classe de 1ère 2
Le Havre
2019/11/21 15:39 #2019-atlantique-35
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
ATLANTIQUE: POURQUOI PARTIR? COMMENT REVENIR?

Mati Diop réalise avec Atlantique son premier long métrage. Production européenne et
sénégalaise, le film est récompensé à Cannes en mai 2019 par le Grand Prix.
Aujourd’hui à Dakar, Ada (Mama Sané) est promise au riche Omar (Babacar Sylla), alors
qu’elle est amoureuse en secret de Souleiman (Ibrahima Traoré) qui l’aime en retour. Pressé
par la précarité et la malhonnêteté de celui qui l’emploie sur un chantier, Souleiman se voit
obligé de partir vers l’ Espagne avec certains de ses collègues dans la même situation que lui.
Ils ne reviendront plus… Pourtant, quelques jours plus tard, alors qu’Ada doit épouser Omar,
un incendie ravage la fête de mariage. Une enquête va être menée par l’inspecteur Issa
(Amadou Mbour). Etrangement, quelques semaines après la disparition de Souleiman et
l’incendie, les proches d’Ada vont subir une fièvre abominable. Que se passe-t-il? Comment
expliquer ces mystérieuses fièvres?
L’ambiance du film est immédiatement installée par la multiplicité des formes de violence que
subissent Ada et son entourage. Précarité, pressions sociales et religieuses, condition
féminine…habitent le film sans y avoir véritablement une place autre que celui du contexte.
De même, on devine le naufrage de Souleiman et des ouvriers mais Mati Diop choisit de ne
pas filmer la perdition en mer. Nous la comprenons grâce aux plans sur l’océan qui
paradoxalement permettent une pause apaisante dans cette intrigue on ne peut plus fouillis,
car rien n’y est vraiment fouillé. De même, il n’est pas évident de suivre et d’accepter le virage
fantastique du film qui, durant les trois quart de l’intrigue, présentait un fond réaliste. Mais
après réflexion, cette bascule est le choix affirmé de Mati Diop qui , peut-être par ce biais,
nous parle des migrants et de la banalisation de leur situation. Qu’ils meurent ou qu’ils
survivent, leur destin viendra tôt ou tard hanté nos consciences volontairement ignorantes.
C’est malheureusement la seule possibilité de retour qu’ils ont, car les odyssées ne ramènent
pas toujours les héros à la maison.
D’une histoire d’amour contrarié, Mati Diop réussit avec Atlantique à nous interpeller, sans
nous culpabiliser, sur les raisons qui poussent des personnes à quitter leur terre natale. Cela
peut être un motif nécessaire et suffisant pour aller voir ce film.

Allioui Inaya 1ère
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2019/11/21 15:47 #2019-atlantique-36
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Atlantique récit difforme

De la grande tour de Dakar aux grandes plaines de l’Atlantique le film de Mati Diop nous emmène au Sénégal.

Ce film sur fond de crise économique nous embarque dans une enquête policière impossible alors que des esprits pyromanes s’abattent sur la ville. Ces événements interviennent juste après la mort de nombreux émigrants, dont Souleiman, l’amant d’Ada, campée, par Mama Sané.

Dès le début de nombreux plans sur l’Atlantique semblent inutiles dans l’histoire : sont ils présents parce que la réalisatrice veut nous prévenir que l’histoire d’amour entre Ada et Souleiman va tourner court ? Et se transformer en un récit policier, si l’on peut ainsi nommer la trame d’Atlantique dont personne ne sortira indemme.

Ce qui gène, ce qui dérange ce ne sont certes pas les acteurs et actrices de ce long métrage qui malgré les nombreux défauts que l’on peut lui trouver a été récompensé à Cannes (Grand Prix du Jury). Non. Ce qui dérange, ce qui ne fonctionne pas et fait d’Atlantique un film oubliable c’est une accumulation de détails concernant l’histoire : en effet la réalisatrice fait des choix qui la regardent : longs plans sur l’océan, lenteur, mutisme du personnage principal. Mais lors de sa dénonciation du mariage forcé au nom des mœurs religieuses du Sénégal Mati Diop crée le personnage d’Omar qui épouse la jeune Ada . Omar occupe au début une place centrale dans l’intrigue dont il est au fil du temps lentement écarté puis disparait totalement et brutalement. Mais alors pourquoi ? Pourquoi Mati Diop décide t’elle de revenir à ce qui fait les classiques des films policiers depuis des années ? Alors qu’Omar présentait un angle d’approche beaucoup plus intéressant ?
D’ailleurs cela est osé de la part de quelqu’un qui se passionne à tourner des plans improbables sur un océan calme, plans qui ne sont même pas esthétiquement beaux. Oui, je trouve osé que quelqu’un décide d’arrêter la musique sur des images hyper cinétiques ou encore de créer des moments de latence improbables dans un récit pouvant passer pour rythmé ! Oui, je trouve osé qu’une personne comme celle-ci se refuse à aller encore plus loin ! Oui, voila ce qu’est ce film c’est un ensemble difforme qui ne cherche pas à être conventionnel mais ne cherche pas non plus à être différent.

Zardet Tristan 1ère
Lycée La Ramée Saint-Quentin 02
2019/11/22 11:04 #2019-atlantique-37
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Atlantique

Atlantique est un film français, sénégalais et belge réalisé par Mati Diop. Il est sorti en 2019 et dure 105 minutes. Ce long métrage raconte l’histoire d’un groupe d’ouvriers, sans salaire depuis 3 mois, qui décide de quitter Dakar pour l’Espagne. Parmi ces ouvriers se trouve Souleiman (joué par Ibrahima Traoré) dont l’héroïne Ada (jouée par Mama Sané) est amoureuse. Ils décident de se retrouver le soir dans un bar en bord de mer, mais Souleiman ne vient pas. Ada et les autres jeunes femmes du bar prennent connaissance du départ des ouvriers. Quelques temps après cette découverte, Ada se marie avec Omar à contrecœur mais le soir du mariage, des phénomènes étranges se produisent, comme un mystérieux incendie.
Les thèmes dominants du film sont : l’amour impossible et le mariage forcé, le drame, la migration, l’amitié, la religion et bien sûr, le paranormal.

J’ai aimé ce film pour différentes raisons : tout d’abord, le personnage d’Ada est très intéressant et attachant. Nous pouvons la suivre tout au long de l’histoire et voir ses émotions, ses sentiments. Par exemple, nous pouvons observer son changement de comportement brutal lorsqu’elle apprend le départ de Souleiman. La jeune femme, très heureuse et sociable, se renferme et devient malheureuse. Même ses amies n’arrivent pas à lui remonter le moral. Ce changement brutal d’attitude peut nous donner un avant-goût de la suite tragique du film.
De plus, un certain type de plan m’a marquée, il s’agit des plans vers l’océan. Ils sont toujours assez long et ont, selon moi, différentes significations. Premièrement, ils peuvent représenter le désir de Souleiman et des autres ouvriers de partir de leur pays pour sortir de la misère. Ensuite, ils peuvent souligner le fait qu’Ada veuille revoir Souleiman, qu’elle espère avoir de ses nouvelles. Elle regarde l’océan tous les jours, sûrement parce qu’elle espère le voir revenir, même si elle sait que c’est impossible car l’océan a tué Souleiman. Enfin, ces plans sont là pour rappeler le titre de l’œuvre : Atlantique.
J’ai également apprécié le fait que l’intrigue ne se construise pas seulement autour d’une histoire d’amour. Certains sujets d’actualité, comme l’immigration ou la misère, sont abordés et le film a également un côté fantastique et paranormal. Il est plutôt difficile de lui trouver un genre précis. Cependant, il faudrait faire attention à ne pas trop se perdre dans les genres, à ne pas aborder trop de thèmes. L’intrigue est crédible durant les premières parties du film jusqu’à ce que le paranormal se mêle à l’histoire. Cela peut surprendre le spectateur qui ne s’attendait pas à retrouver une dimension fantastique dans ce long métrage.
Cependant, j’ai moins aimé certains points dans ce film. Par exemple, le fait qu’il n’y ait pas de transition entre la partie « réelle » et la partie fantastique de l’œuvre est plutôt dérangeant. Certaines parties de l’intrigue sont assez prévisibles ce qui peut gâcher l’effet de suspense. J’aurais également préféré que la scène finale soit un plan fixe pour renforcer l’émotion de cette scène. J’ai également trouvé dommage que sur certains plans, la caméra tremblait légèrement. Cela peut déconcentrer le spectateur.

Malgré ces quelques points négatifs, le film était vraiment plaisant et émouvant. L’intrigue est captivante, le spectateur a envie de connaître le dénouement du long métrage. Ce film m’a permis de découvrir et d’apprécier un nouveau genre cinématographique.

Urban Mathilde 1ère
Lycée la Ramée Saint-Quentin 02
2019/11/22 11:14 #2019-atlantique-38
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“Atlantique”, une réalité de banlieue dakaroise

Atlantique est un film de Mati Diop une actrice fançaise sénégalaise qui réalise ici son premier long métrage. Il fait suite à son court métrage Atlantiques d'il y a quelques années.

Il s'agit de l'histoire d'Ada (Mane Bineta Sané) et de son amour interdit pour Souleiman (Ibrahima Tracré). Tout bascule quand Ada apprend que Souleiman est parti avec d'autres hommes sur un bateau en direction de l'Espagne.

C'est un film à la fois romantique, dramatique et fantastique s'appuyant sur des éléments réalistes.
L'arrivé du coté fantastique est brutale et peut vous désapointés car aucun élément précurseur ne l'annonce. Il faut un certain temps pour comprendre l'histoire. Le manque de luminosité de ces images à ce moment du film désoriente mais cela était certainement une astuce pour faire comprendre le côté fantastique de l'histoire. Une autre technique pour orientée sur la progression du film interpele : le plan de la mer à différents moments de la journée illustrés par la présence du soleil qui se couche au fur et à mesure.
La présence des “possédées” ne rend pas l'intrigue crédible en l'état mais nous amène à penser que tous les disparus en mer dans le but de chercher un avenir meilleur affectent de façon certaine ceux qui restent.

Cependant sachant que les acteurs du film ne sont pas des professionnels mais ont été sélectionnés lors d'un casting sauvage, on ne peut être que surpris par la qualité de leur jeu qui rend les personnages crédibles et attachants.
La sobriété des costumes et le respect du folklor font qu'on adhère à l'ambiance du film.
La musique est très bien synchronisée à l'image notamment lors des plans marins puisqu'elle semble faire écho au courant marin. Alors qu'elle est pesante, plus sombre lors de la présence des “possédées”.
Le montage quant à lui est un peu rude avec des plans qui ne sont pas fondus et donc cuté. Cela aurait mis un peu de fluidité à l'enchainement de l'intrigue.

De plus le film s'appuie sur des sujets bien rééls et d'actualité qui sont la migration, le mariage forcé et les différences socio-culturelles.
Or c'est la banlieue qui fait l'objet du thème principal. En effet les décors utilisés sont réels puisqu'il s'agit de banlieue de Thiaroye non loin de Dakar. La réalisatrice s'en ait inspiré pour le déroulement de l'histoire ainsi que le casting car les acteurs vivent dans ces banlieues.
En filmant avec des choses réelles, cela nous montre la difficulté de vie de ces habitants, la misère, le salaire plus que bas...
Tout ces détails nous amène à réflechir sur le pourquoi tous ces gens quittent leur pays au péril de leur vie et en laissant derrière eux des êtres qui leur sont chers. Cela nous fait prendre conscience que pour nous les choses ne vont pas si mal et que notre situation est privilégiée.

En allant voir ce film, il ne faut pas s'attendre à un “happy end”. L'histoire malgré son côté fantastique est plus proche de la réalité que du conte de fée. Cependant la dépression ne vous guette pas non plus puisque une touche d'espoir apparait dans la vie d'Ada.

Delafont Calypso 1ère
Lycée la Ramée Saint-Quentin 02
2019/11/24 16:04 #2019-atlantique-40
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
"Atlantique" est un film franco-sénégalais de Mati Diop. Il parle des maux dont souffre l'Afrique comme l'injustice, les mariages forcés, la souffrance de la jeunesse, le chômage, les inégalités sociales. Il montre aussi la bravoure de la femme africaine.

Des ouvriers sénégalais qui n'ont pas été payés depuis plusieurs mois sur un chantier de construction, décident de quitter Dakar et de prendre la mer pour l'Espagne dans l'espoir d'une vie meilleure. Ada, une jeune fille, est amoureuse de Souleiman qui fait partie des hommes qui sont partis mais elle est promise par sa famille à Omar, un riche homme d'affaires. Lors du mariage d'Ada et d'Omar, un incendie brûle le lit nuptial. L'inspecteur Issa soupçonne Souleiman et accuse Ada de complicité. Des femmes possédées, épouses ou sœurs de ceux qui ont quitté Dakar, réclament à l'entrepreneur la somme qui est due aux disparus et une tombe pour eux. Issa est lui aussi possédé, par l'esprit de Souleiman.

Mati Diop a eu envie de filmer l'histoire d'amour d'un couple africain car il n'y a pas eu encore de Roméo et Juliette dans le cinéma de ce continent, sauf dans le film "Touki Bouki" de son oncle, Djibril Diop Mambety. Elle a voulu montrer aussi la galère de jeunes hommes sénégalais qui les pousse à quitter leur pays en pirogue, au péril de leur vie. Elle a rêvé de "monter les marches de Cannes" et c'est ce qui lui est arrivé en mai dernier où elle a reçu le Grand Prix.

La majorité des acteurs du film ne sont pas des professionnels et pourtant ils sont extraordinaires. Les images de l'océan sont impressionnantes car il représente à la fois la porte ouverte sur un nouveau monde et une tombe pour ceux qui y disparaissent. Il y a des scènes particulièrement émouvantes : la première apparition à l'écran d'Ada et de Souleiman à travers les wagons d'un train qui passe; dans le bar, lorsque les femmes apprennent la mort des hommes partis; plus tard, lorsqu'elles obligent l'entrepreneur à "payer" pour ses erreurs et son injustice et à la fin, les "retrouvailles" du couple à travers le corps d'Issa. Le lit brûlé sans départ de feu, la possession par des esprits font de ce film une histoire qui appartient au genre fantastique.

Pour finir le film raconte la transformation d'Ada : au départ c'est une jeune fille soumise à sa famille par son mariage forcé, ensuite elle devient une jeune femme libérée de ses parents, des coutumes de son pays, notamment grâce à Dior, sa grande amie qui lui conseille de faire ce qu'elle veut vraiment contrairement à ses autres amies qui l'envient de se marier avec un homme riche. Mati Diop est fière de montrer la femme sénégalaise sous ce nouveau jour.

Les élèves de 2de MEI - Lycée Maurice Genevoix, DECIZE
2019/11/26 14:24 #2019-atlantique-41
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

Ce premier long métrage de Mati Diop, ne soulève aucune questions ni réflexion que nous, spectateur, ne nous sommes pas déjà posées. Tout d’abord le sujet du film, les migrants et la dure réalité de leur milieu de vie difficile nous est,ces dernières années assez connu, voire même familier, de part les très nombreux film et long ou moyens métrages, qui mettent en scène les ravages d ‘une société inégalitaire. Ainsi ce long métrage n’échappe pas àcet air de «déjà vu » qui est malheureusement très fréquent dans ce thème.

Pourtant la réalisatrice essaye d’innover, en ne nous servant pas seulement une simple histoire de migrants, mais y mêlant une histoire d’amour impossible entre le personnage principal « Ada » et un jeune travailleurs sénégalais «  Soleiman », c’est à travers cette histoire que le film repose et ce n’est pas un point négatif du film, il s’agit même du seul point positif, car j’ai bien parler « d’innover » et vous seriez d’accord avec moi, pour affirmer qu’une histoire d’amour dans ce genre de film est très connu et n’a rien d’innovateur.


Mais maintenant je vais m’ attarder sur cette touche d’innovation que le long métrage cherche, et je dis bien « cherche », pas sans peine, à montrer au spectateurs. Cet innovation est assez inattendue dans ce genre de film, et il s’agit du fantastique et de l’horreur, enfin ce dernier est néanmoins très subjectif, car on ne se sent pas non plus accroché à nos sièges en le regardant, loin de là et il ne nous est pas difficile d’assister a la moindre scènes du film. C’est d’ailleurs dommage que l’effet, qu’on peut qualifier de « gore » pourtant , n’ est que très peu exploiter, et pourtant cet idée de pseudo « enquête surnaturelle » aurait pu être la clé de réussite du film. Mais les scènes ne conviennent pas, malgré la très belle photographie du film, le coté surnaturelle ne prend pas et la longueur de chaque plan nous fait décrocher rapidement, les personnages secondaires sont très mal exploités, je pense par exemple à l’inspecteur chargé de l’enquête du film, qui se trouve possédé à son tour, mais sans aucune justification, son « enquête » comme son personnage semble tourner en rond, comme les spectateurs d’ailleurs et le reste du film n’est clairement pas à la hauteur pour pallier ces défaut.
Pour finir je me dois de noter tout de même le soin apporté aux lumières et à l’ambiance du film qui, à certains moments sont captivants et la photographie de chaque plans est très soigné.
Thierry Brunet, TES, Lycée Thomas Edison de Lorgues
2019/11/26 14:29 #2019-atlantique-42
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Atlantique, le film de mati Diop récompensé pour son dramatisme conte l’histoire de migrants, prêts a tout pour les besoins de leur famille.

Dès le début du film, l’amour impossible entre Ada et Souleiman est présenté, la réalisatrice nous le fait vivre a travers le choix familial du mariage d’Ada à un jeune homme riche ayant fait fortune.

Rapidement un attachement et une sorte de compassion nous animent , car cet amour déjà impossible, est de plus contrarié par des évènements intrigants…

Ces évènements m’ont laissé perplexe et dérouté, car c’est à la suite du départ forcé de souleiman et ses compagnons en Espagne pour travailler que tout commence à déraper.Les sentiments et les émotions s’emmêlent et s’entrechoquent laissant malheureusement des fois place a l’incompréhension.

En effet le film est tres « terre à terre » en général, les rôles ne sont pas surjoués. Ce qui est intéressant, c’est que la réalisatrice a mis en évidence le côté reportage du film qui nous laisse penser que les scènes sont réelles et spontanés.

De nombreuses images et comparaisons sont utilisées dans le film, en effet la mer à travers le film est très polysémique. Elle symbolise énormément de choses dans le film, le progrès, le pouvoir ou malheureusement, la mort. Je pense que ce penchant persuasif qu’a su donner la réalisatrice à son œuvre est très parlant car le film laisse aussi s’exprimer notre imagination.

Pour ce qui, est de la manière de faire, les passages peuvent sembler longs et récurrents .Des passages du film sont contraignants et provoquent la confusion surtout vers la fin avec l’arrivée des « Djins ».

J’ai énormément apprécié le côté réel des choses.Le film se penche sur l’humanité et sur l’actualité en y mettant un touche personnelle agréable.Même si d’origine le côté dramatique, histoire d’amour ne m’enchante pas énormément le fait que Mati Diop montre la dureté du travail, l’exploitation des hommes, et les femmes rabaissés a des objets, fait réfléchir et nous fait prendre conscience que le monde extérieur nous est inconnu.

Pour finir, je pense que malgré des côtés désattachants du film, la réalisatrice à fait un travail remarquable et éclaire l’œuvre en faisant ressortir la mysticité du film et les enjeux culturels et sociétaux.Même si la déroute est comprise au programme ce film nous touche tous de loin ou de près.

Jean-David Giroux, TES, lycée Thomas Edison de Lorgues
2019/11/26 14:36 #2019-atlantique-43
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Quelle étrange réalisation!
Que dire? Dans un premier temps, le spectateur arrive en territoire inconnu, sur un chantier et se sent un peu perdu. Très peu de dialogues fondus dans un brouhaha de travailleurs en colère. Où est le personnage principal? Le jeune homme qui se met en retrait? On le repère enfin sur le chemin du retour, regardant pensivement la mer, au milieu des travailleurs unis et chantant. La scène est assez longue, mais légèrement compensée par le paysage. Car oui, même si la plupart des scènes sont tournées dans des lieux qui se rapprochent des bidonvilles, les paysages aux couleurs chaudes, assurent un dépaysement total et représentent bien la beauté du continent africain. Cependant, l’histoire, dont le vif du sujet se laisse désirer à cause de scènes peu dynamiques, prend une tournure assez surprenante. C’est-à-dire que l’on se laisse prendre à une histoire plutôt terre à terre qui nous présente, à travers les personnages principaux, des problèmes actuels (puisque sorti en 2019), tels que les migrations subsahariennes du point de vue des femmes et les malaises ressentis par la jeunesse sénégalaise. C’est ici la surprise, lorsque le film bascule brutalement dans le fantastique. C’est là que je noterais une prise de risque de la part de la réalisatrice Mati Diop. Ce changement de genre, où l’on passe d'un drame réaliste à une dimension plus onirique, peut venir pimenter l’histoire comme en gâcher le sens. Malencontreusement, les tentatives originales ne font pas toujours leur effet, à cause du jeu très peu convainquant de certains acteurs. Dans la scène où Ada est interpellée, l’inspecteur parait marquer un temps d’arrêt assez peu naturel et les réponses de la jeune femme semblent récitées. Elles ne marquent pas l’anxiété que l’interrogatoire devrait lui procurer. Pourtant, malgré certaines scènes difficiles à interpréter et lascives, une scène m’a touchée. Celle du moment où Ada se lie à son bien-aimé, à travers l’inspecteur. Je dois dire que j’ai trouvé l’ambiance assez touchante et plus naturelle. On y ressent l’émoi du premier amour. Pour ce qui est des détails plus techniques, les prises sont assez basiques, mais il semble que le caméraman ait filmé sans pied fixe, donnant ainsi des scènes plus spontanées. Un bémol sur une prise où la caméra tremble exagérément. Était-ce prémédité afin de faire un parallèle de l’intrigue qui s’intensifie? Si c’est le cas, c’était inutile, car cela faisait plus mal aux yeux que suggérer l’intrigue. Pour terminer, en prenant en compte le fait que c’est le premier long métrage de la réalisatrice, on s’attend à quelque chose d’un peu cliché, ce qui est souvent le cas pour certains premiers long-métrages. On peut pourtant y voir une sorte d' «honnêteté» dans cette première réalisation, où les pensées des personnages et le message sont profonds. On devine un budget probablement assez limité, mais utilisé malgré tout intelligemment. In fine, en dépit d'une intrigue assez intéressante et originale, à la fin, on reste sur notre faim! Maintenant la question serait de savoir si je recommande «Atlantque» ou plutôt à qui. Je ne le recommanderais pas à tous les amoureux des effets spéciaux, ou d’une romance dramatique à l’américaine telle que «Titanic» de James Cameron (il faut dire que le budget était bien plus gras). Cependant, je le recommanderais aux philanthropes intéressés par le cinéma étranger, à la recherche d’un film qui ne se banalise pas de perfection et d’acteurs expérimentés, mais qui traduit avec sincérité, des enjeux sociaux et une autre approche culturelle dans le cinéma.

Marion Servera, TES, lycée Thomas Edison
2019/11/26 14:43 #2019-atlantique-44
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Atlantique, premier long métrage réalisé par Mati Diop et récompensé du Grand Prix à Cannes est sorti officiellement le 2 Octobre 2019, il se déroule dans une banlieue de Dakar, et raconte l’histoire d’une jeune adolescente sénégalaise Ada, promise à Omar, qu’elle ne désire pas, et amoureuse d’un jeune homme Souleiman. Ce dernier comme d’autres hommes sont ouvriers sur le chantier d’une tour futuriste, et sont sans salaire depuis des mois déjà. Ils décident alors de prendre la mer afin de rejoindre l’Europe en quête d’un meilleur avenir. Quelques jours après leur départ, le jour du mariage d’Ada et d’Omar, la fête est brusquement interrompue à cause d’un incendie, les jours suivants, les filles du quartier, amies, d’Ada sont victimes de fièvres. Suspectant l’implication de Souleiman dans cette affaire, la police lance une enquête qui déboussole Ada.

A travers l’utilisation du fantastique, conjuguée au romantisme, Mati Diop choisit d’illustrer les problèmes socio-économiques qui rongent l’Afrique Sub-saharienne, et par la même occasion d’évoquer les migrations économiques, phénomène touchant de nombreux pays à l’instar du Sénégal. Les acteurs sont d’ailleurs pour la plupart issus de la banlieue de Thiaroye, lieu de tournage du film donnant à celui-ci une réelle authenticité, enrichie par la situation et les actes des personnages. Aussi, les plans, longs, qu’ils soient sur l’océan, le soleil, ou la ville, octroient au cadre entourant ces jeunes personnages, une puissance mystique et presque effrayante qui met d’autant plus en avant le manque de réelle liberté que connaissent les populations défavorisées. Elles sont condamnées à rester au pays, et c’est cette tragédie que les ouvriers vont tenter de briser en prenant la mer, laissant derrière eux des femmes autour desquelles l’histoire va tourner, Mati Diop ayant décider de montrer le côté souvent oublié des migrants, à savoir ceux/celles qui restent.

Ainsi, Atlantique nous plonge dans un univers d’autant plus réaliste que fantastique et la multitude de genre qu’il traverse illustre parfaitement le désordre sentimental que connaît Ada, nous laissant également parmi différentes émotions, différentes sensations, allant du trouble et de la curiosité à l’admiration.

Dennis Portier, Lycée Thomas Edison de Lorgues





2019/11/29 09:27 #2019-atlantique-45
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
ATLANTIQUE
Avant d'entrer dans la salle je m'attendais à voir un film sur une épopée de migrants. Certes celle-ci est présente mais ce n’est qu’une petite partie de ce que le film nous montre. Atlantique c’est tout d’abord une histoire d’amour impossible entre un homme qui veut fuir son pays et la misère et une femme, Ada, qui est promise au fils d’un bourgeois local. C’est un récit touchant de regrets d’amours perdus et de possessions corporelles par des esprits. Le film se détache du cliché du personnage féminin bloqué dans un rôle d’amoureuse triste et niaise, puisqu’ici le personnage principal est féminin et que le personnage qui semble avoir pour seul trait de caractère d'être amoureux c’est le personnage masculin.

Au cours de l'histoire les personnages féminins sont même amenés à prendre une position dominante face aux hommes et à s’émanciper des carcans de la religion et de la société. Le film présente un large panel de personnages avec différentes valeurs et croyances, qui seront amenés à changer tout au long de cette étrange enquête policière menée par un inspecteur complètement dépassé par les événements et dont la santé est la pire ennemie.

Atlantique c’est un film qui vous mène doucement vers quelque chose de franchement étrange car une fois le court passage sur la migration évacué, l’histoire prend des tournures mystiques et voit occidentalisation, religion et croyances locales s’entre-choquer.

Le film est aussi l’occasion de rendre compte de la grande fracture sociale entre une Afrique pauvre et exploitée à la recherche d'une vie meilleure par delà la mer et une sorte d’oligarchie locale occidentalisée qui concentre toutes les richesses et les pouvoirs, deux mondes entre lesquels Ada sera amenée à voyager.

L’utilisation des miroirs a un rôle central dans la compréhension du spectateur car c’est par les reflets que l’on découvre les esprits perdus qui prennent possessions des femmes. Les hommes morts en mer reviennent pour demander justice au dirigeant du chantier qui les a exploités.

Des gros plans permettent de mettre mal à l’aise le spectateur lors des scènes de possessions et de mettre plus en avant les réactions et les sentiments ressentis par les personnages par ailleurs. Le film fait également une belle place aux plans larges qui permettent de montrer tant le vide et l’hypnotisme de l’océan que le fourmillement des centre-villes aux heures de pointes.

C’est une histoire que je pourrais décrire comme “belle” même si le terme est vague car c’est une histoire touchante sur l’amour, les amis, et sur la quête d’indépendance et d'émancipation d’une femme dont la vie est organisée par sa famille, la religion ou les traditions.

Finalement Atlantique c’est une excellente surprise, un film sur la découverte de soi et l’acceptation du deuil d’un amour fusionnel.


Téo Cherlonneix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/11/29 12:08 #2019-atlantique-46
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
Atlantique : Une approche originale sur la problématique des migrants.

Ce film franco-sénégalais réalisé par Mati Diop (jeune réalisatrice de 37 ans) primé au festival de Cannes dans la catégorie "Grand Prix du jury" en mai 2019, apporte une vision nouvelle des conditions de vie des jeunes sénégalais.
On y suit Ada (incarnée par Mame Binetea Sané dont c'est le premier film) qui est amoureuse d'un garçon de son village: Souleiman (Ibrahima Traoré).
Elle ne se voit pas épouser Omar (Babacar Sylla), l'homme à qui elle est promise, qui est fortuné et avide.
Ouvriers dans le bâtiment, Souleiman et ses collègues de travail construisent une tour futuriste dans la ville de Thiaroye. On a été frappés par le contraste entre la misère sociale des habitants de cette ville, les rues poussiéreuses, les habitations délabrées et le projet de construction moderne.
Leurs conditions de vie et de travail sont déplorables et leur patron avide ne leur a pas versé de salaire pendant 3 mois.

Fuyant la misère et les injustices de leur pays, Souleiman et quelques uns de ses collègues et amis veulent traverser l'Atlantique dans l'espoir d'un meilleur avenir.
L'Atlantique qui donne son nom au film est omniprésent comme un chant envoutant relayé par la magnifique bande son de Fatima Al Qadiri.
De plus, s'il symbolise l'espoir, il est aussi signe de tragédie pour ce peuple africain qui a subi pendant tant de siècles l'horreur de l'esclavage (île de Gorée) et du commerce triangulaire.

Malheureusement, la traversée de l'Atlantique reste périlleuse et pour ces jeunes elle sera synonyme d'un voyage sans retour.
Ce qui nous a surpris et parfois angoissés, c'est l'intervention du fantastique dans la triste réalité de l'existence de ces migrants.

Les Djinns, créatures démoniaques et fantomatiques incarnées par les esprits des ouvriers morts en mer font leur apparition avec une intention vengeresse. Ils comptent réclamer leur dû au promoteur.
Dans la volonté d'obtenir justice, les Djinns harcèlent et menacent ce promoteur déloyal le forçant même à creuser leurs tombes.
Autre scène fantastique qui nous a marqués c'est l'incendie du lit nuptial réservé à Ada et Omar. Ce lit en feu symbolise le mariage sans amour qui part en fumée. D'ailleurs Ada a le courage de dire "non" à Omar le jour de la cérémonie afin de rester fidèle à Souleiman.
C'est ce que montre la dernière image du film qui rassemble comme dans un rêve les deux amoureux enlacés.

Le film "Atlantique" a été pour nous une découverte enrichissante abordant la réalité sombre du quotidien de jeunes sénégalais mêlée à des moments fantastiques surprenants.
Félicitations à la réalisatrice Mati Diop pour ce premier long-métrage à la fois prenant, émouvant et plein de rebondissements !


Tommi Chanal, Amandine Collange, Derouiche Hamdi,
Lisa Miramand, Yelena Muller

Lycée Professionnel Privé Notre Dame du Château
Monistrol-sur-Loire (43)
2019/12/01 16:49 #2019-atlantique-47
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
Le film « Atlantique » mérite-t-il vraiment son Grand Prix à Cannes ?

On s’attendait à un chef d’œuvre grâce au Grand prix reçu à Cannes mais au final ce film ne semble pas à la hauteur de cette récompense.

Atlantique est un film de genre réaliste et fantastique, qui a été réalisé par Mati Diop. Cette histoire nous raconte la vie de jeunes dakarois. Ada et Souleiman sont amoureux, mais elle est promise à un homme riche Omar. Souleiman travaille sur un chantier qui construit une immense tour mais les ouvriers sont en colère car ils n’ont pas reçu leurs payes depuis trois mois et décident alors de migrer du Sénégal. Le jeune Souleiman part également abandonnant sa bien-aimée. Lors des noces d’Ada, un incendie éclate. Une enquête est lancée est par le policier Issa, il est persuadé que c’est Souleiman, l’histoire prend une nouvelle tonalité où se mêle l’irréel avec des revenants qui sont les ouvriers naufragés et la réalité.

Le film Atlantique a tout pour plaire. Le début de l’histoire, qui pourrait être un documentaire, est intéressant. Il nous plonge dans les difficultés rencontrées par les jeunes dakarois poussés à immigrer dans l’espoir d’une vie meilleure. Le sujet aborde deux problématiques : la jeunesse dakaroise, fière et résistante avec des revendications et le sort des femmes qui restent au pays. Les personnages sont attachants et les acteurs remplissent bien leur rôle. Mais le film part très vite dans le fantastique dérisoire. Le scénario manque de cohérence et de limpidité, la réincarnation de Souleiman dans le policier et les noyés qui deviennent une bande de zombies errants qui cherchent leur dû n’est pas crédible. Le plan d’introduction dans un pick up est interminable. Les plans de l’océan sont beaucoup trop nombreux et n’apportent rien au film.

Ce film avait tous les éléments pour plaire mais le mélange entre les genres, qui transforme un film réaliste en fantastique, n’arrive pas à prendre et nous emporter. Un film plein de promesses mais qui n’en finalise vraiment aucune.







Liam SAIGRE, 1èreG4
2019/12/01 20:22 #2019-atlantique-48
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Un amour sans fin

Ada et Souleiman vivent une belle histoire d’amour au Sénégal. Même lorsque Souleiman part en mer, leur amour ne s’arrête pas. Quand Souleiman revient, il prouve son amour, parce qu’il ne va pas se battre pour l’argent mais pour Ada. Contrairement aux autres hommes.

L’histoire est agréable mais le côté fantastique du film ne m’a pas plu.

La réalité représentée dans le film par le mariage forcé, les employés non payés, la vie dure, l’amour impossible, m’a interpelée. Cela fait réfléchir sur les conditions de vie dans certains pays. La réalisatrice a posé un juste regard sur la réalité.

Le côté fantastique, véhiculé par les hommes qui reviennent dans le corps des femmes, a pour moi été mal réalisé. Au début, on pense à une maladie, puis à une possession de démons quand on écoute les dialogues. Seulement vers la fin du film, on comprend que c’est l’esprit des hommes.

Les scènes trop longues nous perdent un peu. Soit les scènes se déroulent trop vite comme la possession qu’on ne saisit pas bien. Soit les scènes passent trop lentement alors qu’il n’y a pas grand-chose à faire comprendre.

Ce film aurait pu me plaire sans le côté fantastique. J’ai plus accroché au message du film, qui laisse entrevoir la différence économique dans le même pays. On voit les habitations des jeunes et de leurs parents, sans fenêtres, en pierre et avec très peu de décorations. Et en parallèle, on découvre une tour très volumineuse et moderne, qui demande beaucoup d’argent et de main-d’œuvre. Une tour dans laquelle les ouvriers ne pourront sans doute jamais habiter, une tour qui les contraindra à tenter la traversée atlantique.

Kassie Boutrout, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois

2019/12/01 20:40 #2019-atlantique-49
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Une âme au-dessus de l'océan

Le film raconte l’histoire d’un amour impossible englouti avec d’autres personnes par l’océan. Il y est aussi question d’un mariage imposé qui finit mal à cause d’un mystère.

Ce que je n’ai pas aimé, dans ce beau film, ce sont les scènes longues et sans fin de l’océan, du ciel ou même de l’un des personnages principaux. Il y a aussi la façon luxueuse dont les personnages (les plus jeunes) s’habillent, alors qu’ils vivent dans une maison qui n’a même pas de fenêtres.

Par contre, ce que j’ai aimé, c’est le propos général du film qui nous replonge dans la réalité : l’immigration. Quand on sait que des gens comme Souleiman meurent chaque jour, on se dit qu’il faut vraiment être désespéré pour partir loin de sa famille et de son pays.

Je trouve quand même que le lieu le plus beau est paradoxalement l’océan vu de la plage, et dire que sous cet océan, c’est une mine de cadavres, c’est désolant…

Les acteurs qui jouent les personnages, comme Souleiman ou même Dior, se retrouvent parfaitement dans leur élément et jouent bien leur rôle pour des comédiens non professionnels.

Enfin, ce que j’ai adoré, c’est l’hommage aux morts, qui disparaissent dans l’océan et qui prennent possession de leurs proches, et font tout pour récupérer ce qu’ils n’ont pas eu quand ils étaient vivants. Quand ils font creuser leur tombe à leur ancien patron pour qu’ils reposent enfin en paix, j’ai trouvé que c’était une belle fin.

Pour conclure, c’est un beau film, il comporte quelques détails dérangeants mais ce n’est pas ça qui gâche la magnifique histoire. "Atlantique" nous laisse des questions sans réponses, cependant pour une fois ça ne me déçoit pas. La plupart du temps, j’aimerais une suite qui n’arrive jamais, mais là je n’en vois pas le besoin.

Océane Guertner, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/01 20:53 #2019-atlantique-50
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Triste, mais vrai

Le film parle de jeunes Sénégalais qui travaillent dur pour la vie de leur famille, mais cela fait plus de trois mois qu’ils ne sont pas payés. Alors ils décident de quitter le pays pour une vie meilleure. Mais pendant leur traversée, tout ne va pas se passer comme prévu.

C’est à la fois une histoire vraie et une histoire fantastique. Vraie car c’est tiré de la vraie vie des gens et fantastique avec les femmes qui se font posséder par l’esprit de leurs copains. En effet, les hommes partis en mer reviennent hanter les vivants et demander quelques comptes. On peut par ailleurs faire un rapprochement avec le film "Mustang" puisqu’il est aussi question de test de virginité, de mariage forcé. C’est une histoire émouvante qui fait réfléchir sur notre société et sur l’égalité entre tous.
Le film se passe à Dakar en Afrique, à côté de quartiers pauvres se construit une tour plutôt surprenante, qui est complétement décalée par rapport au paysage environnant. Comme les revenants, elle apparaît de façon fantomatique. On voit aussi que les jeunes filles n’ont pas beaucoup d’argent et lorsqu’elles en ont, elles le dépensent dans des accessoires de mode de luxe plutôt que dans la maison.
Les personnages sont assez intéressants et sont interprétés par des acteurs non professionnels. La réalisatrice les a choisis sur leur lieu de travail, ce qui rend le premier long-métrage de Mati Diop encore plus accrocheur car on voit vraiment ce qu’ils vivent tous les jours.
Malgré plusieurs points positifs, il faut cependant regretter des moments du film un peu trop longs, où on a tendance à piquer du nez, comme au tout début lorsque les hommes quittent leur travail et qu’ils sont sur le chemin pour rentrer chez eux.
Retenons pour conclure le message que la réalisatrice a voulu faire passer : malgré les hommes qui sont morts, le temps ne s’arrête pas et il faut vivre avec. Ainsi, à la fin, Ada peut dire : « Je suis Ada ». Elle vit avec la mort de Souleiman, l’homme qu’elle a toujours aimé.

Anaïs Brizion, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois

2019/12/01 21:37 #2019-atlantique-51
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
"Atlantique" est un film qui parle de plusieurs jeunes hommes qui travaillent sans rémunération depuis trois mois, alors ils décident de partir pour une vie meilleure. Pour cela, ils doivent traverser l’océan, une étape périlleuse…
Au cœur de cette histoire, se joue une histoire d’amour impossible entre Ada et Souleiman car Ada est déjà promise à un autre homme et Souleiman doit s’exiler avec ses collègues. Son âme revient pourtant hanter le corps d’un autre pour voir Ada une dernière fois.

D’abord, je trouve qu’il y a trop de faits irréels, comme quand le policier s’attache avec des menottes et qu’on le voit après dans un endroit différent sans menottes.
Mais j’ai quand même beaucoup aimé le message du film car il nous transmet l’idée que même si les personnes qu’on aime quittent la terre, elles resteront toujours en nous !
J’ai apprécié "Atlantique" car il y a différents sujets à travers un seul film. C’est un film romantique qui mêle plusieurs histoires d’amour et d’amitié, c’est aussi une œuvre fantastique. J’ai vraiment aimé le propos général développé par Mati Diop.

Ilana Mathouillot, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois

2019/12/01 21:55 #2019-atlantique-52
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
La mort n’arrête pas l’amour

Ada est une jeune sénégalaise à la vie assez tourmentée. Elle subit le mariage forcé et se confronte à un amour séparé par l’océan. Elle attend alors le retour des âmes des hommes morts, dont celle de Souleiman son grand amour. Elle devra faire face à des choix, sans oublier d’être une femme avant tout.

J’aurais accroché à ce film si le côté fantastique n’y était pas.
"Atlantique" montre une réelle histoire d’amour, mais je trouve que le côté fantastique était de trop. Pour ma part, le mieux aurait été que les femmes se révoltent sans être sous l’emprise des hommes morts, qu’elles osent affronter le patron elles-mêmes. Afin de pouvoir montrer que les femmes aussi peuvent prendre le dessus et non arrêter de compter sur les hommes. Car même-là, les hommes sont morts mais prennent toujours le dessus en se réincarnant dans le corps des femmes. Cela aurait pu montrer ainsi une sorte d’hommage à ces hommes.
En ce qui concerne les personnages, Dior est ma préférée, j’ai beaucoup aimé le passage où elle conseille à Ada de s’échapper, de prendre la fuite face à cette vie qu’elle n’a pas choisie. Elle a su faire preuve de maturité, elle a su conseiller son amie quand elle en avait besoin.
Même si je n’ai pas aimé ce film, il y a quand même un beau message derrière cette histoire. D’après moi, c’est que même si l’absence est là, on ne peut pas oublier quelque chose qui a compté.

Lyssie Fourcart, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois

2019/12/01 22:05 #2019-atlantique-53
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Ada et Souleiman

L’histoire d’"Atlantique" parle de deux jeunes ados, Souleiman qui travaille dans un chantier de la ville et Ada une jeune fille de la ville, ils sont très amoureux. Un jour, leur histoire va basculer, Ada va devoir se marier à un autre homme et Souleiman va s’enfuir en mer pour trouver un meilleur travail.

"Atlantique" n’est pas un film difficile à comprendre. Au début, on a du mal à se mettre dedans à cause de quelques scènes trop longues mais après on se glisse dans l’histoire.
Le personnage d’Ada est attachant parce qu’elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, comme dans la scène où elle confie à son mari qu’elle ne veut pas partir avec lui.
J’ai bien aimé le film parce qu’il est très intéressant, les décors sont très beaux même si c’est dans une ville assez pauvre, j’ai bien aimé l’idée des filles possédées soit par leur copain soit par quelqu’un de proche. Grâce à cette partie, il y a eu de l’action, sinon je pense que je n’aurais pas trop aimé le film et j’ai d’ailleurs regretté la longueur de certaines scènes.
Je vous conseille "Atlantique" si vous aimez les films fantastiques, d’amour avec un peu d’action.

Orégane Colas, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/01 22:30 #2019-atlantique-54
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
"Atlantique", fiction ou réalité ?

Un jeune ouvrier de Dakar, Souleiman, décide de quitter son pays à cause des conditions de vie, laissant derrière lui son amante Ada. Quelques jours après le départ de Souleiman, Ada se voit tourmentée par de mystérieux évènements.

Premièrement, j’ai bien aimé les décors et les lieux du film, notamment l’océan qui intrigue beaucoup. Parfois j’ai eu l’impression que l’Atlantique était plus un personnage à part entière, qu’un simple décor.
Ensuite, le scénario m’a beaucoup plu, l’histoire est peu commune et je trouve que mélanger le fantastique avec le réalisme des problèmes actuels était une bonne idée. D’un côté, ça nous ouvre les yeux sur les difficultés qu’il peut y avoir dans certains pays. D’un autre côté, le fantastique nous permet de nous échapper en même temps qu’il laisse la parole à ceux qu’on n’entend plus.
Pour moi, le seul point négatif du film est la lenteur de certaines scènes, qui pouvaient devenir soporifiques. Quelquefois, je dois reconnaître qu’il m’est arrivé de m’endormir…
Malgré tout, le film de Mati Diop est un bon film puisqu’il nous ouvre les yeux sur certains problèmes. Le fait qu’il a été réalisé par une femme m’a encore plus étonnée et le film m’a encore plus touchée.

Oxane Velnom, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/01 22:41 #2019-atlantique-55
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
"Atlantique" : Une traversée fantomatique

C’est un film qui parle d’un amour volé par l’océan et surtout d’une dette qui n’est pas encore payée. Le film commence par de jeunes ouvriers qui décident de faire une traversée en mer et de quitter les côtes sénégalaises. Ils souhaitent rejoindre l’Espagne pour avoir un avenir meilleur. Ils laissent ainsi leurs familles, leurs femmes, leurs copines. Depuis ce jour, tout va changer à cause d’un envoûtement qui va donner une deuxième chance à un jeune couple et qui va faire en sorte que cette dette soit remboursée totalement.

J’ai bien aimé ce film, j’ai trouvé l’histoire très intéressante. En lisant l’entretien avec Mati Diop (la réalisatrice), il y a quelques passages qui m’ont marquée, dont un que j’aime tout particulièrement et qui fait réfléchir : « Des vivants qui portaient en eux les disparus » ou « C’est une fusion des corps et des luttes ». Si vous n’avez pas encore vu ce film, vous ne pouvez pas vraiment comprendre ce que cela veut dire. Mais ce ne sont pas les seuls qui font réfléchir : « Un amour fauché par l’injustice, volé par l’océan ».
J’ai lu dans l’entretien que la réalisatrice explique qu’en dehors de "Touki Bouki" (film de son oncle Djibril Diop Mambéty), elle n’avait encore jamais imaginé une histoire d’amour entre noirs, digne de "Roméo et Juliette". A travers Ada et Souleiman, elle a voulu raconter un amour impossible. Et j’aime bien cette idée de reconvertir d’une certaine façon l’histoire de "Roméo et Juliette".
Il y a une partie du film qui m’a fait repenser à "Mustang" que nous étions allés voir l’année dernière. Car on parle d’une union arrangée avec un homme émigré qu’Ada n’aime pas, cependant elle est obligée d’accepter cet arrangement pour satisfaire les besoins financiers de sa famille. Le film de Deniz Gamze Ergüven est bâti sur les mêmes mariages arrangés. Les femmes sont limitées dans leur liberté et leurs droits. Et les hommes se croient tout permis.
En conclusion, j’ai bien apprécié le film et je recommande d’aller le voir. Si vous aimez mêler l’imaginaire et le réel, vous allez apprécier ce conte fantastique.

Manuela Dorget, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/01 23:13 #2019-atlantique-56
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
"Atlantique" est un film qui raconte de façon plus moderne l’histoire de "Roméo et Juliette". Roméo devient Souleiman et Juliette devient Ada. Souleiman, n’ayant pas été payé depuis plusieurs mois, décide avec ses amis de partir du Sénégal par la mer pour rejoindre Barcelone. La traversée ne va pas se dérouler comme prévu. Ada, de son côté, est mariée à un homme riche pour subvenir aux besoins financiers de sa famille.
Les comédiens choisis par Mati Diop ne sont pas des professionnels. Le personnage de Souleiman a été trouvé sur un chantier, c’est dans une boite de nuit que la réalisatrice a par exemple cherché Dior. Les acteurs étant non professionnels, ils sont plus naturels et donc plus réalistes.
Les personnages ont tous un caractère très fort et assez différent. Ada par exemple est une fille qui peu à peu ne se laisse plus faire, pareillement à Souleiman qui fait ses propres choix. Il décide de partir en mer pour régler ses dettes. Après sa mort en mer, il revient et va voir directement la femme qu’il aime. Le film est donc fantastique, tout en montrant les difficultés de la société sénégalaise.
La réalisatrice veut faire une version moderne de "Roméo et Juliette" à travers Ada et Souleiman. Elle veut également montrer que l’on doit garder une pensée pour les morts et vivre notre vie comme bon nous semble. Elle dénonce enfin la société consommation très présente ainsi que les fraudes qui font faire n’importe quoi pour payer les dettes.
Je conseille ce long-métrage car il dévoile une réalité crue sur un mode fantastique.

Azélie Da Mota, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/01 23:41 #2019-atlantique-57
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Ada, une femme trop mystérieuse

C’est l’histoire d’un amour impossible entre Ada et Souleiman. Ada est soumise à un mariage arrangé pour satisfaire sa famille sénégalaise. De son côté, Souleiman est contraint à l'exil...

Le premier long-métrage de Mati Diop raconte le sort tragique des migrants. "Atlantique" est un message politique, une réflexion sur la société actuelle.
L’histoire est cependant difficile à comprendre. Il y a peu de dialogues. Le personnage d’Ada est difficile à cerner, elle est mystérieuse et en même temps ennuyeuse. On ne ressent pas ses sentiments envers Souleiman quand ils sont sur la plage. Il n’y a pas de scène de départ des garçons, pas de tournage en mer, pas d’adieu avec la famille en sachant qu’ils risquent leur vie.
En contrepartie, la musique m’a plu, elle va bien avec le film, elle se fond dans le décor. Elle est agréable à entendre à travers différentes scènes.
Le traitement du sujet m'a surtout dérangé. Les hommes se réincarnent à travers des femmes, ils prennent possession de leur âme pour se venger. Ce côté imaginaire m’a déplu. N’étant pas une adepte du cinéma fantastique, j’ai trouvé ce film sans action, ni suspense. Cela a été embêtant et contraignant pendant 1h47.

Camille Adach, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2019/12/02 10:41 #2019-atlantique-58
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Cap sur le Sénégal ! C’est au cœur d’une banlieue que nous retrouvons un groupe d’ouvriers qui travaillent depuis des mois sans être payé. Ils décident de partir en mer pour commencer une vie meilleure en quittant leurs proches. Souleiman abandonne Ada, sa petite amie, qui est elle-même promise à un autre. Quelques jours après leur départ, des phénomènes inexplicables se manifestent dans la ville, et les amies de la jeune fille subissent d’étranges amnésies.
En plus de s’ouvrir à différentes communautés grâce aux diverses langues utilisées, ce long métrage place la mer dans un des rôles principaux, fascinant et apaisant à la fois les esprits. Atlantique nous introduit dans la société du pays et met en évidence la place de la femme dans cette dernière ainsi que son rôle. Effectivement, il y a une différence entre celles qui vivent en fonction de leur religion et celles qui sont indépendantes. Ce film, à la fois dramatique et fantastique, nous plonge dans un monde où l’amour triomphe au-delà de la mort. C’est pourquoi il touche ! L’irruption du fantastique lui donne un caractère moins commun et nous absorbe dans la culture du pays.

L’histoire que partage Ada et Souleiman est émouvante, cela donne de l’espoir et met du baume au cœur. La vision de l’océan nous fait voyager en dépit du fait qu’il soit la source de tant de malheurs. La fin ouverte témoigne de la paix et du bonheur qu’a finalement trouvé Ada.

Illona Laurent, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac

2019/12/04 19:19 #2019-atlantique-59
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
Atlantique

In 2019, Mati Diop directed the film Atlantique. The film takes places, and is filmed in Dakar, Senegal. The story’s basis shows us construction workers, who after months of working without pay, decide to immigrate by sea to Spain. After their deaths, the deceased possessed their significant others to torment the construction manager into paying their families as revenge. This film carries heavy themes such as immigration, death, and third-world-life, utilizing more far-fetched supernatural themes.
The film succeeds in denouncing many different modern problems faced by people in such situations. For example, the exploitation of workers. We see this theme expressed since the first scene, where unpaid workers complain to their bosses about their continued lack of pay. They express discontent about their struggles to feed their families and to get by in life, after working for three months without their salaries. Another strong theme denounced in this film is the struggle of women, specifically in third-world-countries. We can see this in the main character, Ada, and her strains to make a stand in life against the society around her. She is forced to marry a man she doesn’t love, as the man she truly loves, Souleiman is gone. Her life is restricted in many ways, due to their cultures traditions and norms; she isn’t allowed to go out at night. Furthermore, the film carries ideas of denunciation against social inequalities. We can see the contrast between the way different groups of people life in Dakar. The main characters live in shantytowns, with very few amenities, while other people, such as the construction manager or Ada’s husband, live western lifestyles. For example, Ada’s husband gifts her a new iPhone as if it was nothing. These denunciations are some of the things we appreciated and liked about this film.
The film’s humanitarian aspects were another thing we enjoyed. With all these denunciations comes the director’s criticisms, and thus his egalitarian and humanitarian point of view. Additionally, the fact that the film takes place in Senegal, a country rarely focused on in film, is another positive point. Nollywood, and the rest of African cinema needs more recognition in the west, thus with this film taking place in Dakar, it brings the focus to an otherwise usually forgotten area. Another main character, Dior’s role is another good aspect. Dior supports her friend Ada, in an empowering way. During Ada’s forced marriage, Dior is the one supporting her, calming her, and telling her that she can still walk away, while Ada’s family does not. Ada also helped Dior see her boyfriend, Souleiman, even as she didn’t agree. The latter, despite his lack of presence, also was an appreciated aspect in the film. For example, the fact that he comes back for his lover, and not for revenge, Souleiman possessed a police detective, who was another good point in the story. Finally, Ada’s transformation to independence in the end of the film, shows us a strong woman who has overcome her troubles, and is ready to move forward in life.
However, Souleiman’s lack of presence was something we didn’t appreciate in the film. Furthermore, the supernatural aspect was quite unexpected, and difficult to understand the first time around. Even after thinking about it, and discussing the subject, the supernatural plotline, though critical to the main story, was not something we liked in the film. For example, it was easy to mistake the possessed people as zombies, which unfortunately takes credibility away from a film that needs it. Further building on the humanitarian aspects in the film. Despite the necessity to denounce the position of women in such a society, Ada’s husband’s mentality was rather uncomforting at times. Though his misogynistic role was necessary, it still was rather difficult to watch at times.

This film provides a good cinematic experience, and the subliminal meanings in what the director and producers wanted to criticize and denounce are important, especially in today’s society. However, the film suffered from a lack of clarity throughout the runtime, as we only get a full picture of what exactly is happening at the end. This unfortunately hurts the comprehensibility of the film, and the credibility.

Léa BUAILLON & Samuel MONTANEZ
2019/12/04 19:24 #2019-atlantique-60
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
😀😀😀
Ce film est vraiment bien ! Mélanger réalité et fiction de par la possession de ces jeunes filles par les âmes défuntes des ouvriers, partis en mer dans l’espoir de trouver une vie meilleure, est vraiment atypique. Même si le film - contrairement à ce que laisse imaginer le début, focalisé sur Souleiman – est tourné vers Ada, son histoire et son émancipation pour devenir une femme libre et indépendante, on a quand-même tout du long la présence de ces hommes et la réalisatrice M. Diop a tourné le film de sorte à ce qu’il nous soit possible d’entendre l’histoire de leur naufrage, grâce à l’une des filles possédée. La scène est particulièrement belle, étant plongée dans une ambiance sombre, la pièce à peine éclairée, mettent en valeur la jeune femme aux yeux blancs et son récit. L’une des dernières scènes lorsque les ouvriers, grâce à leur « enveloppe charnelle » font creuser leur tombe au directeur de chantier, pas loin de la « grande tour », pour qu’il puisse voir du haut de celle-ci les dix tombes vides et penser aux corps qui reposent au fond de la mer à jamais sans tombeau, est une scène particulièrement touchante. Criante de vérité ! même s’il est certes impossible que les âmes des réfugiés morts en mer reviennent hanter les vivants, cette scène nous rappelle que la mer est, en effet ,devenue un cimetière anonyme. Des milliers de personnes qui ont voulu fuir la misère de leur pays au péril de leur vie ont en effet trouvé une mort tourmentée au milieu des vagues, loin de leurs amis et de leur famille. Et cela continue. quelqu’un est probablement plongé au milieu des flots, comprenant que sa vie se termine pendant que j’écris ceci. Et c’est une autre personne qui sera sans tombeau, comme le rappelle cette scène si marquante de Atlantique.


😀😀😀 L’émancipation féminine.
Ada n’est pas présenter comme une fille victime, ou encore une fille seulement intéressée par l’argent. Au contraire. Et même si au début elle accepte l’iPhone que lui offre son futur époux, qu’elle va à la cérémonie, qu’elle se marie avec lui dans sa maison luxieuse, elle finit quand par vouloir assumer qui elle est et vouloir être heureuse même si elle doit vivre plus modestement. Ainsi la scène où elle rompt avec son mari avant d’aller revendre son Iphone et par la suite trouver un travail, est une scène juste et honorable. Elle montre qu’une femme n’a pas besoin d’un homme, riche ou non, pour s’assumer, et être heureuse. Malgré l’argent de son mari dont elle pourrait profiter sans pour autant être heureuse elle décide de mener sa propre vie, en accord avec elle-même et ce qu’elle est. Qui plus est, elle décide à la fin du film, que même si sa vie ne sera pas toujours facile, elle vivra comme elle l’entend, sans être guidée par qui que ce soit, que même si sa liberté ne sera pas simple et qu’elle demandera des efforts, elle les fera.

😀J😀😀Jeux de miroir
Ce choix cinématographique est réellement marqué. On retrouve des jeux de miroir dans plusieurs scènes qui nous font comprendre que l’officier est en fait Souleiman dans une autre enveloppe charnelle. Cette idée est vraiment intéressante car on peut voir à la fois le jeune homme possédé s’avancer vers Ada, et dans le reflet de la vitre ou du miroir (selon les scènes), Souleiman. À nos yeux c’est aussi un élément qui aide à la compréhension même si l’on peut y parvenir sans cette aide. Qui plus est voir à la fois Souleiman sous les traits d’un autre et l’âme de Souleiman apporte un aspect aussi intéressant qu’esthétique.



Loan SICARD TL






2019/12/06 13:49 #2019-atlantique-61
Lycée Senghor, Magnanville, académie de Versailles
KROURI
Emilie
1ère g4

« Atlantique » est un film dramatique sénégalais, français et belge de la cinéaste franco-sénégalaise Mati Diop. Ce premier long-métrage a permis à la réalisatrice de devenir non seulement la première cinéaste sénégalaise, mais aussi la première cinéaste noire en compétition au festival de Cannes; l’oeuvre a remporté le Grand prix du jury seulement neuf jours après sa sortie le 16 mai 2019.
Mêlant de nombreux genres, allant du dramatique au fantastique en passant par le romantique et le policier, « Atlantique » confronte le surnaturel à la réalité, le tout accompagné d’une musique troublante tenant le spectateur en haleine.
L’intrigue se situe à Dakar au Sénégal, nous contant l’histoire d’une jeune femme prénommée Ada dont l’amant Souleiman est parti en mer, tentant d’immigrer en Europe avec ses collègues impayés depuis trois mois sans avoir pu prévenir la protagoniste qui doit se marier contre son gré avec un autre sénégalais fortuné. Cependant, durant la cérémonie, un mystérieux incendie se déclare dans la chambre nuptiale. C’est à partir de ce moment que le film prend une tournure policière, tandis que nous suivons l’enquête de l’inspecteur Issa qui suspecte Souleiman d’être l’auteur de ces faits. En effet, bien que parti en mer depuis une dizaine de jours, des témoins affirment l’avoir aperçu près des lieux du crime. Des éléments paranormaux commencent à apparaître, l’inspecteur ainsi que plusieurs jeunes femmes expriment des symptômes inexplicables. On parle alors de djinns, d’esprits malfaisants, de possession, tandis que ces jeunes femmes aux yeux blancs entrent par effraction chez le directeur du chantier pour lequel Souleiman et ses collègues travaillaient afin de réclamer l’argent des jeunes gens…
Ce film ne repose pas sur le thème de l’immigration comme on pourrait le croire, mais l’évoque d’une nouvelle manière en passant par le point de vue des personnes laissées sur le rivage et en y ajoutant des éléments surnaturels qui rendent l’histoire d’autant plus intéressantes.
Je trouve cependant ce film bien trop lent, regorgeant de plans excessivement longs, bien qu’ils soient souvent insignifiants, pouvant rendre le visionnage ennuyeux par moments. Il m’a toutefois surprise avec de nombreuses scènes mémorables, notamment celles figurant les jeunes possédées ainsi que la fin quelque peu mystique, que je trouve néanmoins confuse, surtout la dernière
phrase où la jeune femme nous dit que cette expérience lui rappellera qui elle est, qui selon moi n’avait pas lieu d’être.
Pour conclure, j’ajouterai qu’il est important de souligner une critique de certaines moeurs de la société sénégalaise, je pense notamment au passage où les parents de Ada l’emmènent faire un test de virginité, ou encore à celui où un imam est au chevet d’une des jeunes filles souffrantes et prétend que celle-ci est possédée à cause de sa manière de s’habiller. Je trouve nécessaire de dénoncer ces pratiques à travers le cinéma afin d’informer le public de leur existence et ainsi de les combattre.
2019/12/06 13:51 #2019-atlantique-62
Lycée Senghor, Magnanville, académie de Versailles
CRITIQUE DU FILM ATLANTIQUE
Le journaliste : « Bonjour Lisa, donc vous avez vu le film Atlantique de Mati Diop. Et
aujourd’hui vous êtes présente pour répondre aux questions concernant le film. »
Lisa : « Bonjour, exactement je suis là pour exprimer mon ressenti sur ce film. »
Le journaliste : « Pour commencer, qu’avez-vous pensé du rôle des acteurs, qui en réalité ne
travaillent pas dans ce milieu ? »
Lisa : « J’ai trouvé incroyable le fait que ce soient des citoyens qui correspondent à leur rôle
dans le film. Par exemple, Souleiman, un des acteurs principaux, avant de jouer dans le film,
travaillait sur le chantier et c’est sur ce lieu que Mati Diop l’a contacté. D’ailleurs au début
d’Atlantique, on voit Souleiman sur un chantier. »
Le journaliste : « Ce film comporte plusieurs thèmes. Quels sont ceux qui vous ont
marqué ? »
Lisa : « En effet, plusieurs thèmes sont abordés comme l’amour entre Souleiman et Ada, les
inégalités en Afrique ou encore le mariage par intérêt qui est dans la tradition de certaines
familles. Ada est forcée de se marier à un homme qu’elle n’aime pas. »
Le journaliste : « Avez-vous relevé certains aspects techniques ? »
Lisa : « Alors, oui déjà il y a une diversité de couleurs, des plans fixes. Comme au début du
film lorsque la caméra est fixée sur Souleiman pendant peut être une minute. Beaucoup de
musiques sont présentes, de la musique joyeuse lors du mariage de Ada et de la musique
triste quand Souleiman est parti en mer. »
Le journaliste : « Des passages vous sont-ils restés en mémoire ? »
Lisa : « Trois scènes me sont restées en tête. Tout d’abord, l’histoire avec les djinns
notamment la première fois qu’on les voit lorsqu’elles se rendent dans la maison de
l’employeur de leurs compagnons pour réclamer leurs argents. Puis, lors du mariage de Ada
et Omar, Ada ne semble pas vraiment heureuse et en fait part à ses copines. Or ses copines
ne sont pas réceptives à ces paroles car l’homme qu’elle vient d’épouser est riche et qu’il n’y
a pas de raison d’être malheureuse. Enfin, lorsque Omar et Ada sont à côté de la voiture
d’Omar, ce dernier lui parle mal ; Ada ne veut pas monter avec lui dans la voiture alors elle
décide de marcher. Omar tente de la retenir par le bras mais en vain, la jeune femme réussit
à se délibérer er s’en va. »
Le journaliste : « Pour terminer, quelle note donnerez-vous à ce long métrage de Mati
Diop ? »
Lisa : « Je donnerai la note de 5/10 pour la qualité de la réalisation, du son, de l’image et de
l’interprétation des acteurs. Cependant, je trouve que la bande annonce n’est pas très
cohérente avec le film. Dans la bande annonce, on voit une histoire seulement réaliste. Dans
le film, on passe d’une histoire très réaliste à une histoire qui part un peu dans tous les sens ;
allant presque à du fantastique. »
Le journaliste : « Je vous remercie pour ce temps accordé et on espère vous retrouver
prochainement pour une seconde critique de film, à bientôt. »
2019/12/09 09:04 #2019-atlantique-63
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce qui m'a interpellée quand on tape cette œuvre sur internet, c'est qu'il est classé dans les genres "drame" et "film d'amour", alors qu'il y a quand même une dimension très fantastique qui donne selon moi toute sa profondeur au film.
Le début est pourtant assez banal, et j'ai pensé que j'allais m'ennuyer. On nous présente des hommes sous-payés, une histoire d'amour insensée, un départ précipité, un mariage arrangé... je ne comprenais pas trop où on allait... surtout que les scènes où on nous introduit l'histoire d'amour entre Ada et Souleiman sont tellement rapides que je n'ai pu être réellement émue par leur séparation soudaine.
Le film commence néanmoins à décoller avec cet incendie dont on accuse Souleiman que le spectateur a lui même aperçu ! Me voilà alors dans un questionnement infernal : est-il vraiment parti en Espagne ? En est-il revenu ? Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus.
Et puis, arrive l'enquête, un peu bâclée. Non mais attendez, les policiers ont osé faire des prélèvements sur la scène de crime SANS COMBINAISON qui sert à éviter les contaminations ! (je suis en PLS) De même, Issa, le policier, aurait dû interroger beaucoup plus de personnes, fouiller la chambre d'Ada, médiatiser l'affaire, coller des affiches de Souleiman dans les rues, pour rendre l'enquête plus réaliste et percutante pour le spectateur.
La scène où Ada est forcée de rencontrer un gynécologue est à la fois extrêmement choquante mais aussi très importante. Elle dénonce une société où les femmes doivent garder leur "pureté" pour les hommes tandis qu'eux restent libres. Le "félicitations, votre fille est vierge" montre à quel point la femme vierge est un trophée. Ada n'a presque pas regardé le médecin, tant elle avait peur. Elle avait réussi le test, donc elle n'avait rien à se "reprocher". Il aurait pourtant pu lui proposer de faire venir une femme pour l'ausculter à sa place, mais non... Est-ce parce que le médecin voulait asseoir sa domination masculine, ou bien cette question n'est-elle pas plutôt le reflet de notre société dans laquelle les femmes auraient peur de consulter un gynécologue de sexe masculin, en ne voyant pas en lui le médecin, mais l'homme qui la regarde ? Et surtout, si on va plus loin, quand on sait qu'une femme sur trois sera victime d'agression sexuelle une fois dans sa vie...
Le mari d'Ada, Omar, lui offre quant à lui un téléphone de luxe pour obtenir son affection, et lui aménage une chambre d'un blanc immaculé avec des meubles qu'on n'oserait approcher tant ils sont luxueux... Mais il la traite comme sa chose en lui disant "tu m'écoutes, je suis ton mari !" et lui lance une expression salace quand il la perd...
J'aurais ici préféré qu'on nous propose un personnage plus diabolique, sans le côté cliché selon lequel les femmes seraient purement matérialistes. Il aurait pu par exemple être victime de troubles obsessionnels compulsifs, et la réalisatrice aurait pu en faire une satire, car le rire est un des meilleurs moyens de communication. Et également pour sensibiliser les personnes qui auraient aussi des côtés obsessionnels, un peu comme dans l'univers de Molière, les pousser à aller consulter et leur faire comprendre qu'ils ne sont pas seuls... Et puis malgré le fait qu'il ne l'aime pas, Omar aurait pu montrer plus d'entrain, car je pense que personne n'a envie de se faire ignorer par sa femme de la sorte.
Le fait que les âmes des hommes soient revenus, je l'ai compris trop tard... alors que c'est quand même dans le synopsis ! Ce qui m'a embrouillée, c'est que les âmes des hommes prenaient possession du corps des filles, tandis que celle de Souleiman s'incarnait dans l'inspecteur, un garçon. C'est cette non-logique qui a ralenti ma compréhension.
En revanche, l'effet de contraste créé à partir du miroir m'a bouleversée, car on voyait devant nous la personne possédée avec une allure effrayante, et dans le miroir qui symbolisait son intérieur, un autre visage plus doux : cette juxtaposition de l'horreur et de la douceur m'a évoqué le conte La Belle et la Bête...
Dès le début du film l'océan est filmé de manière très récurrente : il y a quelque chose, mais quoi ? Entendre constamment ce bruit insouciant des vagues m'a là fait penser au Silence de la mer, avec l'eau d'apparence calme qui cache quelque chose d'agité : le patriotisme de la nièce et les âmes des hommes sans tombe, condamnés à l'errance éternelle.
A la fin, on peut supposer qu'Ada va sûrement divorcer, mais j'aurais préféré voir un beau plan sur ce qu'elle est devenue, qu'on nous montre comment cette histoire a changé sa vie, ou encore entrapercevoir la relation particulière qu'Issa et Ada auront dorénavant.

Dans le roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre, Edward Rochester rappelle Miss Eyre à lui alors qu'ils sont à des kilomètres de distance, mais elle entend quand même le son de son appel et, quand ils se revoient, c'est pour ne plus jamais se séparer. Comme Jane Eyre, Ada revoit Souleiman de manière surnaturelle pour qu'il revienne là où il était au début, et ainsi son cœur sera toujours dans celui d'Ada.

Nahida Issilamou
2019/12/09 09:20 #2019-atlantique-64
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un film réalisé par Mati Diop, sorti en salle en 2019, il a été récompensé lors du festival de Cannes. Dans ce film, la réalisatrice a réussi à raconter l’histoire des migrants, ainsi qu’à retranscrire l’atmosphère présente au Sénégal grâce à la dimension fantastique.


Le film se déroule dans une banlieu de Dakar. On suit la vie de Soleiman, ouvrier dans un chantier et de celle qu’il aime, Ada. Mais elle est promise à un autre homme. Parallèlement, les ouvriers du chantier ne reçoive plus de salaire depuis des mois, ils décident donc de tenter leur chance de l’autre côtés de l’Atlantique. Quelques jours plus tard, un incendie gâche la fête d’Ada et une mystérieuse maladie s’empare des femmes de ce quartier. C’est un résumé plutôt énigmatique qui laisse présager plusieurs pistes, et je ne m'attendais pas à ce qui allait se passer.



Globalement mon avis est plutôt mitigé, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé le film, mais je n’ai pas détesté pour autant. En effet, je m'attendais à autre chose et je suis sortie déroutée du cinéma. Je m’imaginais un film où nous allions suivre la traversée des migrants et ce ne fut pas le cas. J’ai eu du mal à ressentir des émotions, c’est à dire que je n’ai pas eu peur, ou je n’ai pas été triste. Les acteurs ne m'ont pas transmis leurs émotions. Cela peut sembler être un point insignifiant, mais pour moi c’est quelque chose de majeur, et de décisif.

Au contraire, j’ai apprécié plusieurs aspects du film. Tout d'abord, la volonté de prendre des acteurs non professionnels est pour moi un choix très judicieux. En effet, comme le dit la réalisatrice : ils connaissent déjà leur personnages, parce qu'ils sont leur personnages.

D’autre part, la réalisatrice donne la parole à des femmes. Elles ont donc un rôle central, et peuvent mener leur combat. Elles montrent leur émancipation. Nous retrouvons surtout cela au travers d’Ada qui essaye de se retrouver entre ses parents, son fiancé… Ce personnage suit un parcours initiatique et essaie de devenir quelqu’un.

Le choix de la réalisatrice de personnifier la mer est très appréciée. Durant les moments fixes on comprend qu’elle est hostile, dangereuse, et nous ne savons jamais ce qu'elle va rejeter sur le rivage. Il en est de même pour le soleil, mais pour comprendre quel est son rôle il va falloir regarder le film. La musique accompagne les scènes tout au long du film. Chaque musique a un rôle, plus calme par moment, puis plus angoissante durant le moment propice. Fatima Al Qadiri, la compositrice a beaucoup de talent, il faut le reconnaître.



Pour conclure, je pense que nous pouvons comparer ce film à un plat, la musique serait comparable à la sauce qui accompagne la viande : nécessaire, qui apporte du peps et permet de rendre la viande plus tendre. Les ingrédients sont de qualité, donc ce plat a tout pour lui. Malheureusement il n'est pas assaisonné et cela peut gâcher un plat. Je pense que cela résume mon avis, ce film est bien. Malheureusement, les émotions ne sont pas passées et c’est dommage.

Léa Bernard, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/09 09:26 #2019-atlantique-65
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un long métrage débutant sur une touche réaliste et basculant de manière inattendue et soudaine dans le fantastique. Produit par Mati Diop, sorti en 2019, il a remporté plusieurs prix au festival de Cannes.
L’histoire se déroule en Afrique où l’on suit d’abord des ouvriers non-payés. Ils partent ensuite en mer afin d’atteindre l’Europe. Le film suit l’histoire des femmes restées sur place.
Le casting a été réalisé sur place et les acteurs choisis sont des habitants du pays. Cela donne une autre dimension au film. D’ailleurs, la tour vue au début du film est inspirée d’un vrai projet non abouti.
Ce film met en avant les personnages féminins qui sont assez différents les uns des autres. On est aussi tout de suite pris dans l’histoire grâce à la caméra placée au milieu des ouvriers.
La mer est omniprésente. La séparation entre le jour et la nuit joue aussi un rôle important, avec des plans sur le coucher du soleil et de la lune, car la nuit est le moment où les âmes des hommes partis peuvent revenir.
Dans ce film, le fantastique est suggéré dès le début. On voit le policier faire des malaises de manière répétée, mais on ne le comprend qu’à l’apparition des femmes possédées. L’une des dernières scènes (dans le bar) est particulièrement intéressante avec tous les hommes disparus en mer qui reviennent au travers des femmes et du policier. On voit d’ailleurs qui est qui grâce aux miroirs où se reflètent les âmes des jeunes gens.
Ce film est un parcours initiatique pour Ada, le personnage principal, qui apprend à s’affirmer, ce qui est confirmé par la suite, par les dernières paroles du film : “Je suis Ada”.
Ce film était surprenant et très intéressant, ce pourquoi je le recommande vivement.
Maëlle Garant, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/09 09:41 #2019-atlantique-66
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un film imaginé et créé par Mati Diop et sorti en 2019. Ce film a lieu dans un quartier de Dakar, la capitale du Sénégal. Mati Diop a fait le choix de capturer des scènes impressionnantes grâce à des acteurs non professionnels, ce qui donne au film la forme d’un beau documentaire, même si a des moments précis, nous pouvons voir que le film s'oriente vers le fantastique.

Mêlant une histoire d'amour et le pouvoir de la mort à une situation d’actualité entre immigration et pauvreté, ce film a la possibilité de toucher le cœur de tout le monde. Le spectateur suit l'histoire d'Ada, une jeune femme, destinée à Omar alors que son cœur repose avec Souleiman. On la voit évoluer. Un parcours initiatique guidé par l'Océan. Atlantique a la capacité de provoquer des frissons chez n'importe qui. Lorsque la réalité prend le dessus, nous imaginons que le départ de Souleiman va orienter l'avenir de leur couple vers le pire. C’est alors qu'apparaît le côté fantastique du film et une forme de vengeance assez originale.
A certains moments, il est impossible de deviner quelle émotion le film veut faire passer au public. Une admiration pour les personnages s'installe petit à peti. Par le biais du film, Ada reconnaît qu'elle est sa propre personne et ses dernières paroles : " je suis Ada" montre l'évolution d'une jeune femme et annonce un nouveau parcours pour cette dernière.

Ce film m'a vraiment émue, non seulement par le romantisme mais aussi grâce au réalisme de la situation de Souleiman. Gardant les racines et le côté traditionnel de Dakar et le superposant à la modernisation de l'Afrique, on obtient un film de très grande qualité, presque aussi grand que l'Atlantique même.
Joscelin Leadbeater, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/09 10:01 #2019-atlantique-67
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un long métrage réalisé par Mati Diop, considéré comme un prolongement du premier court métrage réalisé sur le même sujet (Atlantiques paru en 2009). Dans Atlantique Mati Diop choisit de montrer une jeunesse sénégalaise ainsi que l’actualité sur les femmes. L’histoire est simple, Souleïman, jeune travailleur sur un chantier, est follement amoureux d’Ada, une fille destinée à être mariée. Les premiers plans nous laissent penser que Souleïman est le personnage principal, mais on découvre très vite que le personnage principal est en faite Ada. Ce film mélange fiction et réel à la perfection, on ne s’attend pas du tout à l’intrigue autour de l’aspect fictif, au début on est plus à même de penser que l’intrigue seras juste l’amour impossible entre Ada et Souleïman. En vérité le film est un voyage initiatique où Ada va être confrontée à des événements étranges et surnaturels. Les personnages de ce film sont bien développés. On voit bien les deux mouvements de pensée sénégalais, le premier étant très basé sur la tradition, la croyance, au travers de Mariama, l’ami d’enfance d’Ada, et le deuxième étant basé sur un état d’esprit plus libre, où la femme s’affirme, au travers de Dior. La mer est un personnage à part entière, elle est omniprésente ; les plans apparaissent lors de moments clés et nous rappellent le sort de ceux qui ont pris la mer. Grâce au fantastique, le groupe d’ouvriers incarne la vengeance, Souleïman l’amour éternel, même dans la mort. Les femmes sont mises sur un pied d’égalité avec les hommes, elles représentent leur réincarnation physique, elles sont l’arme de la vengeance des ouvriers. La fin du film, annoncée par la phrase « Je suis Ada », est très puissante, elle marque la fin du voyage d’Ada ainsi que celui des ouvriers, elle marque aussi la fin de l’intrigue amoureuse et politique.
Je recommande ce film, il est très beau et intéressant, on découvre des choses sur le mode de vie des gens dans un pays étranger, on découvre le train de vie des jeunes Dakarois ainsi que leur culture et les injustices sociales liées au travail.
Loucas Cardoso, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/09 11:48 #2019-atlantique-68
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film de Mati Diop Atlantique réalisé en 2019 est un long-métrage fantastique. La scène se déroule à Dakar où des ouvriers quittent le pays pour avoir un futur meilleur puisqu’ils ne sont pas payés depuis plus de trois mois. L’un d’eux, Souleiman, part sans celle qu’il aime, Ada. Morts en mer, leurs esprits viennent hantés les corps des filles de la ville, la nuit afin d’avoir une revanche sur le patron du chantier. Au tout début, le public est plongé dans l’univers du film grâce à la caméra qui se retrouve au milieu des ouvriers dans une cabane de chantier. Le chantier de la tour est inspiré d’un projet d’un hôtel de luxe à Dakar par Kadhafi et Wade. C’est très réaliste.
Puis le fantastique apparaît, dès l’arrivée et à la vue des premiers spectres. Dans ce film, les personnages féminins ont une grande importance puisque leur corps sont sous l’emprise de spectres.
Tout le long du film, on personnifie la mer, l’océan puisqu’à chaque fois, la caméra se tourne vers ce dernier, une route impossible vers un monde meilleur. La fin est très prenante, l’héroïne que l’on suit depuis le début s’affirme et montre sa volonté de s’adapter : “ Je suis Ada”.
Ce film mérite ses multiples récompenses - la Palme d’Or, prix pour les interprétations masculines et féminines au Festival de Cannes, prix de la mise en scène, du scénario et du jury du Festival de Cannes et le prix FIPRESCI du cinéma européen de la découverte.
Nicolas Brunet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/09 14:24 #2019-atlantique-69
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Ada, une jeune femme sénégalaise, vit dans une banlieue populaire de Dakar. Elle doit se marier avec Omar, un homme riche, mais c’est Souleiman, qu’elle aime. Ouvrier sur un chantier, ce dernier n’a pas été payé depuis trois mois. Un matin, Ada apprend par les filles du bar qu’elle fréquente, que Souleiman et les autres « garçons » ont embarqué sur une pirogue pour rejoindre l’Espagne. Mais dix jours plus tard, lors du mariage d’Ada, certains assurent avoir aperçu Souleiman…
Atlantique réalisé par Mati Diop, est un film de 1H45. Pour évoquer les migrations et l’émancipation de la femme, la réalisatrice mélange le drame, la romance et … le fantastique. L’histoire me laisse perplexe ainsi que l’originalité de la réalisation. Durant cette œuvre, de nombreux rebondissements font surface, à chaque minute, à chaque scène, ne laissant jamais le spectateur au repos, que ce soit un élément de plus ou de moins, il fera cogiter le spectateur. Cela m’a gêné car c’est un peu trop dans un seul film. Dans cette œuvre, la caméra glisse dans des jeux de miroirs, de lumière avec les spots du bar. L’omniprésence de la mer sur des plans longs et fixes renvoie systématiquement à l’embarcation fantômes des « garçons » qui pousse à l’interrogation sur ce mystère. Cette dimension de fantastique, d’esprits vient donner toute son étrangeté au film, et déjoue aussi la fatalité, ce qui met mal à l’aise le spectateur.
Contre toute attente, ce long métrage n’est pas du tout le résultat que j’attendais. Entre triangle amoureux, policiers confrontés à des « zombies », affaires d’argent, de justice et possédé(e)s amoureux, vous n’êtes pas au bout de vos surprises… Cela m’aura appris à ne pas imaginer l’histoire d’un film qu’à partir de son affiche !
Maëlle Dufort, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/12 14:19 #2019-atlantique-70
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Critique sur le film Atlantique

Ce film se passe dans une banlieue de Dakar au Sénégal.
Les ouvriers d’un chantier en construction ne sont plus payer depuis plusieurs mois. Décident alors de quitter le pays de quitter le pays la nouvelle de leur naufrage ne tardent à arriver et les âmes des noyés reviennent hanter l’esprit des femmes.
Dans ce film l’océan l’Atlantique représente l’espoir, la réussite leur seul moyen de survivre et de mieux vivre.
On peut donc voir que le personnage principal du film et l’océan c’est lui qui occupe le plus de place dans le film et qui dirige l’attention de tout le monde. Sur ces plans il remplit les pensées on peut y voir beaucoup de chose a travers se vaste espace d’eau remplit d’histoire et de chose inconnu.

On peut voir beaucoup de choses à travers ce film notamment l’image de soit qui apparait à plusieurs reprises dans le film ou l’on peut voir plusieurs personnages de celui-ci se regarder dans un miroir ou des photos d’eux qui apparaissent sur un plan.
Se film dégage en lui le thème des injustices sociale, les conditions de vie du bas peuple ,l’exploitation par les riches, la mort, l’immigration ,la dangerosité de la mer.
Stephan Thibault Sarre-Union

2019/12/12 14:23 #2019-atlantique-71
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Ce film se passe dans une banlieue de Dakar au Sénégal.
Les ouvriers d’un chantier en construction ne sont plus payer depuis plusieurs mois. Décident alors de quitter le pays de quitter le pays la nouvelle de leur naufrage ne tardent à arriver et les âmes des noyés reviennent hanter l’esprit des femmes.
Dans ce film l’océan l’Atlantique représente l’espoir, la réussite leur seul moyen de survivre et de mieux vivre.
On peut donc voir que le personnage principal du film et l’océan c’est lui qui occupe le plus de place dans le film et qui dirige l’attention de tout le monde. Sur ces plans il remplit les pensées on peut y voir beaucoup de chose a travers se vaste espace d’eau remplit d’histoire et de chose inconnu.

On peut voir beaucoup de choses à travers ce film notamment l’image de soi qui apparait à plusieurs reprises dans le film ou l’on peut voir plusieurs personnages de celui-ci se regarder dans un miroir ou des photos d’eux qui apparaissent sur un plan.
Ce film dégage en lui le thème des injustices sociale, les conditions de vie du bas peuple ,l’exploitation par les riches, la mort, l’immigration ,les dangers de la mer.
Stephan Thibault Sarre-Union
2019/12/13 08:35 #2019-atlantique-72
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique, le long-métrage de Mati Diop, jeune franco-sénégalaise a su se démarquer au milieu d'autres chef-d'oeuvres en recevant la récompense du Grand prix du festival de Cannes, en remportant de nombreuses nominations, dont la palme d'or.

Celui-ci a su se créer une place grâce au talent de Mati Diop, sa réalisatrice, qui a rebâti la beauté douce mais également si forte d'un scénario réaliste, au cœur même d'un monde contrasté, dans lequel on ne parle que très peu de ceux qui n'arrivent plus à s'en sortir.
Nous explorons le fantastique alors que les disparus en mer reviennent sous la forme d’esprits, avec le film policier alors qu’une enquête est débutée…
Ces transitions permettent de découvrir sous tous ses angles la vérité cachée derrière chacune des personnalités.

La complexité du réel et des environnements sociaux ne reste pas figée dans le fantastique, nous la ressentons durant l’entièreté du long-métrage, avec les personnages. Cependant, elle est coupée par des transitions plus ou moins dures.
La mer offre régulièrement une transition entre deux séquence et témoigne également de l’histoire des ouvriers perdus en mer. Elle est ainsi un personnage particulier et l’ennemie de chacun.
La lune permet également des transitions et prend une part importante dans des passages particulièrement silencieux. Elle est calme, froide, et grossit de plus en plus alors que le temps passe.

L'histoire d'amour entre les deux personnages principaux reste cependant au premier plan, elle est la source d'alimentation de tous les événements, s'estompe sur un deuil et s'achève sur une touche poétique où chacun, après s'être retrouvé, peut partir de son côté car il n'y a plus aucun regret.

Mati Diop a pleinement réussi à combiner ces genres et à donner une toute nouvelle représentation de la femme au Sénégal, brisant l'image de la femme faible pour la remplacer par une femme forte, authentique et indépendante qui ne se laisse pas faire.
La fin du film fait ressortir cette image forte de la femme, avec la dernière phrase d'Ada, le personnage principal féminin qui revendique qui elle est.
Ce film est un exemple de créativité, un témoignage, apportant une touche de fraîcheur dans cet art qu'est la cinématographie.
Clémentine Gourdan, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/15 13:53 #2019-atlantique-73
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Imprévisible !


Après être sortie de la salle, j’étais tout juste partagée : enchantée et insatisfaite.
Nous avons affaire ici à un film qui dénonce l’actualité de Dakar, à la fois politique, au début du film, puis devient fantastique, chose à laquelle on ne s’attend pas. Mais la réalisatrice, Mati Diop, à réussi à transmettre une certaine émotion qui lui a permis de viser le grand prix du festival de Cannes cette année. Mati Diop a voulu représenter ses origines de femme sénégalaise ce qui rend le film plus authentique plus vrai.
Avant d’aller plus loin, j’aimerais présenter l’intrigue afin de mieux connaître l’histoire. C’est à Daka, les ouvriers d’un chantier ne sont plus payés depuis des mois, ils décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur, en Europe. Parmi eux, un jeune homme (Ibrahim Traoré) vit une histoire d’amour avec Ada (Mam Sané) mais celle-ci est promise à un autre homme. Quelques jours plus tard, la pirogue des jeunes hommes fait naufrage, il n’y a aucun survivant. De mystérieux événements vont se produire sur les habitants du quartier : les esprits vengeurs des naufragés reviennent.
Le coeur du film repose sur l’histoire d’amour d’Ada et de Soleiman. C’est un début tragique, le départ des hommes mais aussi celui-ci du mariage d’Ada, qu’elle n’aime pas et qu’elle ne connaît pas. Au début, j’ai été touchée par le réalisme des scènes mais dès que le film a basculé dans la fantastique, j’ai été déçue. Pourtant habituellement j’aime le fantastique. Je ne suis pas sûre que ce soit judicieux de mélanger un sujet aussi sérieux avec le fantastique, qui à mon sens discrédite la réalité.
Par ailleurs, j’ai adoré les décors, on se sentait au coeur de la ville telle qu’elle est, on en ressentait l’atmosphère. On peut également remarquer les inégalités entre pauvres et riches avec ces belles villas qui contrastent avec les modestes demeures des familles d’ouvriers, d’Ada ou de ses amies.
Même si je ne suis pas spécialiste du cinéma, j’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, des non-professionnels, j’ai apprécié le fait que le français soit mêlé au sénégalais.
Ada et Souleiman sont des personnages très attachants, leur histoire est belle et sincère, on ressent un net rejet pour le mari destiné à Ada qui est désagréable. Les amies d’Ada quant à elle sont sympathiques et amusantes.
Les plans sont particulièrement intéressants et sont de vraies trouvailles. Au début du film lorsque l’on voit apparaître Ada qui rejoint Souleiman, un long train les sépare et ils ne peuvent se voir que par intermittence. C’est déjà tout un symbole. Ensuite, j’ai beaucoup aimé la séquence où Souleiman et Ada se rencontrent pour la dernière fois en face de l’océan avant le départ de Souleiman, je ressentais les adieux et le malheur de Souleiman, mais Ada ne voyait rien. C’était triste et touchant. Pour Ada, ils se reverraient dans la soirée quelques heures plus tard mais Souleiman savait que non et nous spectateurs nous le comprenions également.
Je veux finir ma critique sur cette magnifique scène. Je retiendrai surtout de ce film le cadre, le décor mais aussi son intense émotion.


Louise L.V
François 1er
Classe de 1ère
Académie de Rouen
2019/12/16 08:20 #2019-atlantique-74
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique, prolongement du court métrage du même nom, a été réalisé en 2019 par Mati Diop, réalisatrice et actrice de 37 ans. Étant franco-sénégalaise, elle a tenu à explorer le thème de l'immigration en Afrique au travers d'un film fantastique. L'histoire se déroule à Dakar, durant la construction d'une tour de verre. Le film commence avec les deux protagonistes amoureux, Souleiman, ouvrier sur le chantier de la tour et Ada, jeune fille promise à un autre. Seulement leur histoire s'arrête presque lorsque Souleiman quitte le Sénégal avec ses amis en pirogue pour rejoindre l'Europe, sans prévenir Ada, qui se retrouve seule et perdue. Nous suivons également un enquêteur qui s'intéressent à des crimes soi-disant commis par Souleiman et ses amis. La mer, personnage à part entière, nous hante du début à la fin. Le film change soudain de genre, le film qui semblait réaliste et dramatique passe au fantastique et l'intrigue se focalise sur un groupe de femmes (les vrais criminelles) harcelant le constructeur de la tour, l'ancien employeur de Souleiman. Une question se pose alors, ces femmes sont elles possédées ou tentent elles simplement de l'effrayer ? Il n'y aura pas de réponse et le film terminé, on se pose beaucoup d'autres questions. Je ne recommanderais pas ce film, qui est plutôt lent et dont les personnages n'ont rien d'attachants. Ils sont plutôts vides. En le regardant, on se sent très détaché et on ne ressent pas vraiment d'empathie envers les personnages, même si on le devrait. On oublie vite la thématique de l'immigration pour se concentrer sur le paranormal. Les 1 heure 47 du film sont suffisantes, plus aurait été inutile et ennuyeux. Je ne pense pas que ce film méritait ce prix au festival de Cannes.
Mégane Michelet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 08:24 #2019-atlantique-75
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

L'univers fantastique pour le moins perturbant, d'Atlantique de Mati Diop, nous plonge dans une histoire aussi touchante qu'inattendue. Dans un quartier de Dakar des ouvriers sont sans salaire depuis des mois, la colère monte et l'idée de prendre la mer pour un avenir meilleur avec. Souleiman qui vit un amour fou avec Ada tente la traversée, avec les autres ouvriers, dans l'Atlantique meurtrier. L'océan prend alors une grande place dans l'esthétique du film, de nombreux plans lui sont dédiés, il devient un personnage à part entière. Il y a aussi un réel travail sur les couleurs, ce sont le bleu de la mer et les couleurs du soleil qui dominent. Le jour la lumière est éclatante, nous faisant ainsi ressentir la chaleure écrasante, tandis que la nuit ce sont les couleurs froides qui dominent nous plongeant dans un atmosphère plus mystique. Les enjeux contemporains de l'Afrique sont eux aussi mis en lumière tout au long de l'histoire : la misère, l'immigration mais aussi le clivage entre une Afrique occidentalisée, représentée par les personnages de Fanta ou Dior, et une Afrique traditionnelle où les croyances prennent une grande place. Ces croyances sont au centre de l'histoire lorsque que le fantastique prend le dessus sur le classique drame social, là est toute l'originalité de la création de Mati Diop. Les fantômes des hommes péris en mer possèdent les femmes afin de demander justice. Les femmes se placent alors en position de puissance face aux dirigeants des chantiers, dans une réelle prise de position féministe. L'incompréhension peut être présente mais nous sommes vite happés par la tension ambiante du film. Les musiques envoûtantes de la talentueuse Fatima Al Quadi amènent à merveille l'ambiance si particulière véhiculée par le fantastique. Nous voilà partis ailleurs, dans un drame où amour, lutte sociale et évènements paranormaux ne peuvent que brillamment nous bouleverser.
Élodie Figea, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2019/12/16 08:34 #2019-atlantique-76
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique, film de la jeune franco-sénégalaise Mati Diop, récompensé au Festival de Cannes raconte l'histoire des ouvriers du chantier d'une tour futuriste dans une banlieue populaire de Dakar. Sans salaire depuis des mois ils décident de quitter le pays par l'océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, l'amant d'Ada, promise à un autre. Quelques jours après le départ des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage de la jeune femme et les filles du quartier sont sujettes à d'étranges fièvres. Ada est loin de se douter que Souleiman est revenu...
Dans cette œuvre apparaît les différents aspects de la femme africaine. Ici, Ada est contrainte au mariage arrangé avec un homme immigré qu'elle ne désire pas mais qu'elle doit accepter pour satisfaire sa famille. A l'opposé, son amie Dior, modèle de femme libre qui l'inspire et lui fait voir les choses autrement. Je trouve ça intéressant que cette amitié importante entre les deux sénégalaises montre au spectateur que l'on ne s'émancipe pas en claquant des doigts du jour au lendemain et on ne le fait pas seul.
L'apparition du genre fantastique est je pense très surprenante dans ce film pour nous, spectateurs. En effet, lors du visionnage de la bande annonce, tout paraît réel. Le mélange entre réel et fantastique est ici incarné par les femmes qui sont habitées par les esprits de leurs copains, maris ou frères disparus en mer. Les esprits des garçons morts en mer reviennent en prenant possession des femmes car ils n'ont pas de sépulture mais surtout car ils ne seront pas en paix tant que l'argent qu'on leur doit ne sera pas rendu. Leur lutte s'exerce à travers le corps de celles qui les ont aimés mais surtout à travers le corps des femmes qui ont elles-mêmes des combats à mener.
Ce film est donc intéressant à regarder car il nous présente l'histoire d'amour d'une jeune femme africaine attristée par le deuil de son copain et cela est mêlé au fantastique, ce que je trouve assez rare et donc surprenant et touchant pour le spectateur.
Clémentine Gourdan,Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.

2019/12/16 08:48 #2019-atlantique-77
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un long-métrage réalisé par Mati Diop en 2019. Ce film, mêlant drame et romance, ainsi que du fantastique, a permis à la réalisatrice d’obtenir 7 nominations, dont le Grand Prix du Festival de Cannes 2019. D’une durée d’1h47, le film nous tient en haleine tout le long. L’histoire porte sur une jeune fille vivant dans une banlieue populaire à Dakar au Sénégal. Après le départ de Souleiman, l’homme qu’elle aime, Ada ainsi que d’autres filles se retrouvent seules. Les hommes, suite à un conflit avec le patron de chantier qui refuse de les payer depuis plusieurs mois, ont décidé de partir par bateau pour entrer en Europe. Ada est alors face à un mariage arrangé avec Omar, un riche occidental. C’est le jour de son mariage que commence à apparaître des évènements surnaturels, et une enquête est ouverte par la police.
Dans ce film, chaque personnage a une personnalité propre et un but propre. Ada cherche a retrouvé son amoureux, la police cherche à résoudre l’enquête, les femmes veulent continuer leur vie… Et, chacun à sa manière va essayer de résoudre son problème.
L’océan lui même est un personnage, on trouve de nombreux plans sur lui, et c’est le seul à connaître la vérité dès le départ. Il est également le symbole d’un Eldorado, inspirant l’espoir d’une vie meilleure mais restant inatteignable. D’ailleurs, à la fin du film, Ada s’affirme face à lui, avec une réplique frappante : “Je suis Ada”.
L’ambiance ressemble parfois à celle d’un film d’horreur, avec une scène très calme et une tension presque palpable, grâce au jeu des lumières et à l'enchaînement des plans rapprochés puis très large. Mais on retrouve également d’autres ambiances, comme lorsque Ada et Souleiman s’embrassent au début, à la façon de comédies romantiques.
Ce film mérite donc amplement ses récompenses, autant pour le jeu des acteurs que pour l’énorme travail fourni par la réalisatrice.
Clément Moudoulaud, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 08:51 #2019-atlantique-78
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique n'est pas un film-documentaire sur l'actualité politico-sociale concernant l'immigration clandestine, mais un récit mêlant réalisme, fantastique, et tragique, tout en ayant une dimension poétique. En effet, comme l'indique le titre, la Mer nous suit tout le long du film, tout comme le Soleil ardent : est-ce une malédiction ? Ou bien un hommage ?

A Dakar, au Sénégal, où la misère règne, nous suivons Ada, la protagoniste, amoureuse et dévouée à Souleiman, un ouvrier qui travaille sur le chantier de construction de la nouvelle tour nommée Atlantique, et que son patron n'a pas payé depuis des mois. Cependant, cet amour est impossible, Ada étant promise à un autre : elle est soumise à la volonté de ses parents.
Ce personnage féminin mène une vie parallèle : elle fréquente en cachette, avec des amies issues d'un quartier populaire, le refuge d'une boîte de nuit au bord de l'Océan, où viennent chaque soir Souleiman et ses amis.
Mais un soir, tout bascule. Les hommes ont pris la mer, sur une pirogue pour tenter de gagner l'Espagne. On raconte alors que son amant a été repêché mort, quelques jours avant le mariage arrangé d'Ada.
Lors de son mariage, une amie dit l'avoir aperçu...L'incompréhension commence. Le lit de ses fiançailles prend mystérieusement feu, puis Souleiman est recherché pour cet incendie criminel ; une enquête policière est donc ouverte.
Par conséquent, la jeune femme est persuadée que Souleiman est vivant, et son amour envers lui se renforce encore plus.

C'est alors que Mati Diop, nous embarque dans une histoire de femmes possédées, de djinns, où des symptômes de maladies inconnues apparaissent, dont l'inspecteur de l'enquête est victime aussi.
En effet, le film peut être interprété de différentes manières : tout d'abord, il y a toute une atmosphère créée autour de la culture Africaine et tout son folkore, en particulier autour de la religion musulmane.
Puis, il peut aussi être abordé comme une arnaque des faibles, ces esclaves modernes, exploités par les plus pourris, qui possèdent le pouvoir et contrôlent le système. Ces derniers ne craignent que les revenants qui pourraient les renverser de leur confort, dans ce système capitaliste qui ne profite qu'aux plus riches.
De plus, la forte domination féminine tout le long du film apporte une bouffée d'air, dans un milieu cinématographique qui privilégie encore trop les hommes.

En conclusion, malgré le fait que certains éléments restent flous, toute la beauté d'Atlantique se fait par le mélange des genres, puissant, qui dépeint malheureusement une triste réalité : celle des jeunes pleins de rêves qui fuient la misère pour atteindre leur « Eldorado ».

Lisa Reix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 08:53 #2019-atlantique-79
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique, prolongement d'un court-métrage du même nom, est un film sorti en 2019 qui a notamment reçu un Grand Prix au Festival de Cannes. Il a été réalisé par Mati Diop, une actrice et réalisatrice française et sénégalaise.

L'histoire se déroule à Dakar, ville du Sénégal, où un groupe d’ouvriers, dont Soleiman, construit une grande tour moderne. Ils ne sont pourtant pas payés pour ce travail et décident de partir en mer en quête d'une vie meilleure. Soleiman éprouve un amour partagé pour une jeune fille du nom d'Ada, qui elle, est promise à un homme riche. Une rumeur circule rapidement : les ouvriers seraient morts en mer.
En parallèle, un incendie a eu lieu le jour du mariage d’Ada. Soleiman, malgré l'annonce de sa mort, est accusé par des personnes qui l'aurait aperçu. A la suite de ces événements, Les femmes des ouvriers sont soudainement touchées par d'étranges symptômes.

Atlantique est un film qui mélange la réalité de la vie en Afrique et le fantastique.
L'apparition du fantastique auquel nous ne pensions pas se fait progressivement avec des revenants et certains personnages possédés. Nous sommes face à un film mettant en évidence traditions et religion. Il montre un pays en développement avec beaucoup d'inégalités et des jeunes prêts à risquer leurs vies pour en avoir une meilleure, tout cela au travers d'une histoire d'amour tragique.
Les acteurs sont des personnes natives du pays qui connaissent le mode de vie des populations. L’histoire est donc fidèle à la réalité. La mer est omniprésente et comme personnifiée. Certains thèmes deviennent confus et d'autres sont moins développés. Celui de l'immigration que l'on pense suivre tout au long du film finit par disparaître, laissant place à celui du paranormal. Le spectateur a un peu de mal à construire le fil narratif du film et à entrer dans les coutumes africaines des djinns.
Gaëlle Bichon, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 08:55 #2019-atlantique-80
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est le nouveau chef-d’œuvre dramatico-fantastique de l'année 2019. Réalisé par la franco-sénégalaise Mati Diop au Sénégal, en France et en Belgique, il reçoit le prestigieux Grand Prix du Festival de Cannes.

Atlantique est l'histoire d'un jeune couple contemporain sénégalais qui s'aime passionnément : Ada (Mama Sané) et Souleiman (Ibrahima Traore). Poussés par la misère et les arnaques de leur patron, Souleiman et ses collègues sont obligés de prendre la mer pour un avenir meilleur. Malheureusement, le bateau coule et tous meurent. Lors du mariage avec l'homme auquel Ada est promise, un curieux incendie se déclenche dans la chambre lors de la nuit de noce. On comprend plus tard que les disparus en mer reviennent sur Terre, mais en possédant les femmes qu'ils aiment. La plupart veulent avoir leur argent et menacent leur patron, mais Souleiman, lui, n'a qu'un but précis : revoir une dernière fois son amante et lui faire ses adieux.

Comme son titre l'indique, l'océan a un rôle majeur, puisque beaucoup d'éléments se rattachent à lui. Des plans fixes de l'eau servent d' « interlude » dans l'histoire : ce sont eux qui font la coupure entre les scènes au lieu de retrouver, par exemple, un simple fondu au noir. L'océan est filmé comme un personnage à part entière nous montrant sa dangerosité. Il est aussi responsable de la mort des personnages principaux. Là est l'originalité : généralement, dans le milieu de l'immigration, les ennemis des migrants sont les passeurs ; ici, c'est l'eau. C'est d'ailleurs de ce rapport particulier à l'océan dont Mati Diop parle lorsqu'elle dit « il me devenait impossible de contempler l'océan sans penser à tous ces jeunes qui y avaient disparu. ». Même la bande originale, de Fatima Al Qatiri, peut faire penser à la mer avec son cycle répétitif rappelant les vagues, et les sons sourds rappelant les échos des baleines.
On nous montre de même, dans cette Afrique où la femme n'a pas énormément de place, deux images de celle-ci : d'un côté les femmes plutôt ancrées dans le traditionalisme qu'imposent les hommes (avec par exemple l'amie voilée d'Ada) et de l'autre, celles qui s'habillent court, sortent dans des bars et fréquentent des garçons (comme Ada, Fanta, Dior). Lorsque l'on assiste à leur première possession, nous ne sommes pas au courant de ce qu'il se passe (c'est d'ailleurs seulement lors de la présence de miroirs que l'on comprend). On trouve alors ce tableau puissant de femmes qui font preuve de courage, de force et d'audace lorsqu'elles vont réclamer l'argent des hommes à leur patron. On remarque aussi que les hommes auraient pu posséder d'autres hommes, mais ils ont préféré posséder les femmes qu'ils aimaient (femmes, sœurs, etc...), les en sachant capables et renforçant cette idée féministe : les femmes peuvent être aussi impressionnantes que les hommes, et si vous n'y croyez pas, il y a juste à regarder l'attitude du patron !
Un autre personnage attire notre attention : Souleiman. Comment un personnage si peu présent peut-il nous faire ressentir tant d'empathie et d'attachement pour lui ? Ce sentiment qu'il provoque provient certainement de l'amour que lui porte Ada, et le fait qu'il soit le personnage principal au début du film (qui deviendra ensuite Ada). C'est peut-être aussi son sort car au tout début, la réalisatrice a opté pour des gros plans au milieu des ouvriers, ce qui nous donne l'illusion de nous sentir proches d'eux.
Le film se termine avec la phrase « Je suis Ada », et elle n'est pas la dernière phrase pour rien. On voit chez Ada son évolution autour de la mort de Souleiman et cette phrase peut marquer l'achèvement de son rite initiatique et même de son deuil : le doute autour de Souleiman était un parcours, mais une fois qu'ils se sont dit au revoir, alors tout est accomplis pour la protagoniste, que l'on a vu grandir en simplement 1h44min.
Fans de fantastique exotique, ruez vous tous vers ce film de génie qui laisse penser à un film d'amour et d'espoir d'Eldorado et non pas à un film fantastique.
Margot Perriot, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:03 #2019-atlantique-81
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un film de Mati Diop sorti en 2019. L’histoire est un mélange des genres : romantique, policier et surnaturel pour à la fin donner un film rempli de sensations et sentiments forts. L’histoire se concentre sur Ada, une jeune fille dans la ville de Dakar au Sénégal, qui est confrontée à un dilemme, elle partage un amour jeune et pur avec Souleiman, un jeune ouvrier pauvre, alors que ses parents l’ont promise à Omar, un homme influent et riche. Ce portrait des amants maudits est beau, un peu cliché certes, avec le contexte religieux et culturel qui l’entoure.
Comme le titre du film le met en avant, l’océan Atlantique joue un rôle important dans le film. Il assassine le bateau rempli d’ouvriers dont Souleiman qui veulent trouver du travail sur la côte d’Espagne. Les vagues emportent leurs corps comme elles emportent leurs ambitions. Ce qui rend le film original, c'est l'incarnation de ces noyés dans le corps des jeunes femmes qu'ils connaissaient avant leur mort. Ils exercent leur vengeance sur leur employeur afin d’avoir leur dernière fiche de paie. Une histoire d'amour entre vivants et non-vivants se déroule donc sur scène. Ce film profite de sujets portés par les médias, l’immigration clandestine et le féminisme, pour dispenser une mise-en-avant du monde complexe et presque inconnu de Dakar et de sa jeunesse, en effet le film a été acheté par le site de streaming Netflix. Atlantique est également un film avec une mise en scène très belle grâce aux longs plans sur la lune et l’océan et au mélange de couleurs froides et orangeâtres qui donnent des plans parfaitement adaptés à l’histoire. Le film permet au spectateur de découvrir une histoire touchante et tragique.
Tilly Hackett, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:06 #2019-atlantique-82
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique, Mati DIOP
Un monde entre fantastique et réel ; un monde où la place des femmes est moindre, mais aussi un monde où les esprits existent - le film s'appelle Atlantique.
Nous sommes au Sénégal, à Dakar. La vie est rude, que ça soit pour les ouvriers, non-payés depuis des mois, ou pour les femmes incitées à se marier jeunes... Mais dans toute cette obscurité, deux jeunes amoureux brillent l'un pour l'autre : Ada et Soleiman. Malgré le fait qu' Ada soit promise à un autre homme, leur histoire ne s'arrête pas - jusqu'au jour où Soleiman, parmi d'autres ouvriers s'évadent. Ils abandonnent leurs familles, petites amies, et tentent de traverser l'Atlantique. Malheureusement, le bateau qu'ils empruntent coule, et les jeunes hommes meurent. Par la suite, les esprits des hommes viennent posséder une dizaine de jeunes femmes à Dakar. Elles se réveillent la nuit pour réclamer l'argent que le patron des hommes leur doit. Dès lors, il y a une enquête, un mariage, et à la fin les amoureux se retrouvent. Je suis mitigée. L'intrigue est surprenante, certains personnages sont sous-développés, mais la figure féminine est puissante. De plus, les prises de plan, le jeu d'actrice d'Ada (Mama Sané) et la bande-son restent sublimes !
Je suis entrée dans la salle en m'attendant à un film sur l'immigration. Tous les doigts se pointaient vers une histoire d'amour impossible, une dangereuse traversée de l'Atlantique et une démonstration du rude quotidien de certain(e)s sénégalais(es). La plupart des longs métrages ayant été filmés dans un pays pauvre et présents dans le cinéma français sont plus ou moins centrés sur la pauvreté. Atlantique s'écarte de ces films, car même s'il est très réaliste (ex : les chambres des personnages n'ont ni portes, ni fenêtres, mais à la place, des draps), l'intrigue du film est surréaliste. Mati Diop a sûrement voulu démontrer qu'il est possible de faire un film "hollywoodien" dans un pays pauvre, sans dévier de, voire cacher la misère de celui-ci.
Néanmoins, j'ai trouvé que l'intrigue principale du film arrive tardivement. Tout le début se concentre particulièrement sur Ada et son amant, ce qui nous laisse croire que l'intrigue serait celle d'un amour impossible. Il n'y a aucun indice évident de ce qui va se passer par la suite.
L'histoire des amants n'est pas assez développée à mon goût ; j'aurai apprécié vivre leur histoire plus longtemps, comprendre pourquoi leur flamme brûle aussi fort. Tandis qu'il est facile de s'attacher à la jeune Ada, son partenaire n'est pas assez présent - physiquement et mentalement - pour l'apprécier assez et plaindre sa mort. Toutefois, le peu de scènes qu'ils partagent, je les ai toutes aimées ! À la fin du film, par exemple, l'esprit de Soleiman rend visite à Ada au bar, à travers le corps d'Issa, le policier. C'est une scène intéressante. D'une part elle est troublante : le jeune couple fait l'amour, mais Soleiman a le corps d'Issa. Dans la pièce, il y a des miroirs, et lorsqu'on voit le reflet des amants, le policier a l'apparence de Soleiman. D'autre part, elle est mouvante : les prises de plan sont sublimes, on tourne en rond autour du couple. Cela renvoie à comment les amoureux se sentent, à leurs retrouvailles : leurs cœurs doivent tourner en rond dans leur poitrine. Même si on ne connaît pas Soleiman très bien, on comprend un détail important : Ada l'aime. Ainsi, on ne peut s'empêcher d'avoir une certaine sympathie pour lui.
Les figures féminines du film sont toutes intéressantes, fortes, intelligentes. Elles sont présentées comme des personnages à trois dimensions, à savoir des femmes singulières et rusées. La représentation des femmes au cinéma a évolué ces dernières décennies, certes, mais le nombre de films représentant les femmes de façon superficielle est gargantuesque. Ce film est une bouffée d'air frais, étant donné qu'elles vivent dans un patriarcat ; à savoir le Sénégal. L'actrice principale, Mama Sané, est éblouissante. Sa prestation est sublime - incroyable de s'imaginer qu'elle n'est pas une actrice professionnelle !
Je suis partagée entre passion et confusion. Ma première réaction est que : l'intrigue est poussée trop loin, en plus d'être arrivée trop tard. Mais avec un peu de réflexion, je me suis rendue compte que le film diverge beaucoup de ce que j'ai l'habitude de voir - cela expliquerait mon initial pessimisme. En repensant à ce film, à tous les personnages intéressants, les femmes fortes, les prises de plan fabuleux, l'originalité de l'histoire, j'en tire que ce film vaut la peine d'être vu. Même s'il n'est pas au goût de tout le monde, son essence est magnifique, puis il est évident que le film a demandé beaucoup de travail.
Bethan Whelan, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 09:13 #2019-atlantique-83
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est un film sur la vengeance et la mort. Le film parle d’Ada (Mame Bineta Sané) et Souleiman (Ibrahima Traoré) qui sont follement amoureux, et se voient en secret. Cependant, Soleiman ne se fait pas payer par son employeur et prend la décision de passer l’atlantique sur un radeau avec ses collègues pour avoir une vie meilleure. Ada, qui est promise à une autre homme, Omar (Babacar Sylla), apprend le départ de Souleiman. Anéantis par ce départ, ses projets tombent à l’eau. Elle se marie donc avec Omar, malgré l’amour qui n’est pas réel. Toutefois le mariage est interrompu par un incendie et la police pense que c’est Souleiman qui l’a provoqué. Une enquête commence, et un policier nommé Issa (Amadou Mbow) suit assidûment l’affaire. Il commence à avoir des fièvres... En parallèle, les femmes des portés disparus vont réclamer leur argent.
Bien que le film soit bien construit et récompensé au festival de Cannes pour sa performance, il n’a pas réussi à me convaincre. En effet, il y a un vrai travail sur les plans comme ceux sur la mer qui permettent de se rendre compte que cette dernière est un personnage à part entière. Avec des voix off d’Ada parlant de lui, Souleiman est une personnage principal même si ce dernier est peu présent. Cependant, il reste un personnage mystérieux car on ne connait pas grand chose sur lui finalement. De plus, le film est très bien construit puisqu’on alterne entre la vie d’Ada où elle essaie de se découvrir et l’angoisse (alerte spoil) au moment où les les morts du radeau réclament vengeance à travers le corps de leur femme. Les thèmes principaux du film sont la migration et ses conséquences ainsi que le choix que chaque femme doit faire quand elle vient d’un milieu pauvre : se marier avec une personne qu’on n’aime pas mais vivre une vie plus aisée ; ou vivre librement mais sans argent. Je trouve que les messages passent bien notamment grâce à la suite des plans qui s’enchaînent. A travers le film et les lieux utilisés, ainsi que les costumes des personnages, on peut aussi découvrir un peu plus le Sénégal et l’énorme différence entre les riches et les pauvres. Je dirais que certes, je n’ai pas réussi à accrocher à l’histoire, cependant c’est un film très intéressant à regarder.
Marion Brachet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/16 11:00 #2019-atlantique-84
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique
Le film se situe au Sénégal, dans une banlieue de Dakar. Des ouvriers, n'ayant pas reçu leur salaire depuis des mois, décident de quitter le continent africain par la mer afin de rejoindre l'Europe. Parmi eux se trouve Souleiman, un jeune homme plein d'ambition et amoureux de la principale protagoniste, Ada, une jeune femme avec un fort caractère, malheureusement promise à un autre alors qu'elle aime Souleiman. Après le départ des garçons, de mystérieux événements apparaissent dans l'entourage d'Ada : des incendies et une épidémie de fièvre qui frappe les jeunes filles.Un policier du nom de Issa se voit charger de l'enquête, et va vite comprendre qu'il est étroitement lié à cette sombre histoire. Tout cela aurait-il un rapport avec le départ des ouvriers ?
Atlantique est un film créé par Mati Diop, en 2019 avec Mame Bineta Sane (Ada), Ibrahim Traore (Souleiman), Amadou Mbow (Issa), Nicole Sougou (Dior) et Aminata Kane
(Fanta).
Ce film, qui débute avec un thème plutôt politique et romantique se transforme très vite en film fantastique. Les hommes partis en mers, décédés, décident de revenir sous forme d'esprits prenant possession du corps des femmes afin de réclamer leur dû pour que leur famille vive décemment. Le phénomène se passe chaque nuit où les femmes sont prises de fortes fièvres et ont les yeux blancs tels des morts vivants. Issa le policier chargé de l'enquête, est l'unique homme possédé par le seul revenant qui ne cherche pas à se venger, Souleiman, dont la mission est de dire au revoir à sa bien-aimée. Ada, de son côté, est convaincue que son amant n'est pas mort depuis que l'une de ses amis lui rapporte qu’il a été vu, le soir du mariage de la jeune fille.

Ce film ne m’a pas vraiment plu car car on comprend difficilement l’histoire. Alors qu’on pense à une histoire d’amour, ce film est en fait fantastique. L’histoire des djinns vient se placer comme ça, en plein milieu du film sans réelle transition. Je ne sais pas vraiment quoi penser sur l’histoire qui est à la fois une critique politique et en même temps fait intervenir le surnaturel. Je trouve dommage que le film s’éloigne de thème politique.
Melchior Benichou-Bessaguet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 10:36 #2019-atlantique-84-1
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Il y a des films où la vision du monde partagée par la réalisatrice est troublée par un choix créatif. Une idée ne s'intègre pas bien avec le reste du film et, par conséquent, réduit la qualité globale du projet. Cela étant dit, la première réalisation long métrage de Mati Diop n'est pas un mauvais film.
Atlantique commence alors que, durant la construction d’une tour futuriste dans la banlieue de Dakar, au Sénégal, les ouvriers du bâtiment choisissent de quitter le pays pour l’Espagne parce qu’ils n’ont pas été payés depuis des mois. L’un de ces travailleurs est Souleiman, interprété par Ibrahima Traoré, qui, faute de revenus, est obligé de quitter son amoureuse Ada, magistralement interprétée par Mama Bineta Sane, promise à un autre homme. Alors qu’on aurait pu imaginer que l’histoire suivrait le voyage maritime de ces travailleurs, cette fois, on reste avec celles qui ont été abandonnées dans leurs pays d’origine, un point de vue qu’on ne voit pas souvent dans le cinéma.
L’héroïne Ada, en particulier, se retrouve au milieu d’une enquête policière. Cette enquête est lancée après que le lit de son nouveau mari a été brûlé et alors que l’enquêteur Issa, joué par Amadou Mbow, est certain que l’auteur de l’incendie est Souleiman.
Il y a une technique cinématographique impressionnante qui aide à s’investir dans l’histoire, elle donne l’impression de faire partie des travailleurs au tout début du film et nous place systématiquement au centre de l’action. Ensuite, cette technique cède la place à un plan récurrent : le soleil se couche lentement sur les vagues de l’océan. Cela montre le passage du temps et donne également un sentiment d’effroi.
La décision de Mati Diop de choisir des acteurs majoritairement natifs du Sénégal et n’ayant presque aucune expérience en tant qu’acteur est louable. Cela se prête au réalisme de l’histoire, et la gravité que les acteurs apportent rend l’histoire d’émigration véritablement crédible.

Cependant, l’irruption du fantastique dans une histoire brutale basée sur le court métrage très réaliste Atlantiques de 2009 atténue quelque peu la douleur et la souffrance des émigrants africains que Mati Diop réussit à décrire.
L’introduction des djinns extrait le public de la réalité brute. Les éléments surnaturels peuvent très bien se prêter à une histoire réaliste, en particulier dans ce cas-ci, car ils commentent l’exploitation du travail des plus pauvres, mais le public doit soit avoir idée que cela va se produire, soit l’élément doit être introduit dans l’histoire beaucoup plus tôt. Ce n’est pas le cas ici, ce qui prête à confusion et gâche l’expérience du film.
L’introduction du surnaturel m’a donné l’impression que la réalisatrice “triche” et trouve un moyen facile d’approcher une situation difficile. L’histoire semble alors devenir moins ciblée, essayant d’équilibrer trop de genres de scénarios à la fois qui ne fonctionnent pas ensemble.
Mati Diop est certainement une réalisatrice passionnée par ce sur quoi elle travaille, qui montre un talent naturel pour les techniques du cinéma, la recherche de talents et les histoires axées sur les personnages, même si certains de ses choix en tant que scénariste mènent à de la confusion pour le public.
Ewan Holme, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/19 10:40 #2019-atlantique-85
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Atlantique est le premier long métrage de la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop. Ce film se déroule dans une banlieue de Dakar, de nos jours. Des ouvriers n’ont pas été payés depuis plusieurs mois, parmi eux, Souleiman incarné par l’acteur Ibrahima Traore, un personnage qui joue un rôle très important dans le reste du film. Ces ouvriers, une nuit, sans prévenir, décident de fuir par l’Atlantique, ils fuient la misère, laissant derrière eux les femmes, leurs copines, leurs mères… Parmi ces femmes, se trouve Ada, la copine de Souleiman, jouée par l’actrice Mama Sané. Ada et Souleiman sont follement amoureux , cependant, la jeune femme est déjà promise à un homme, plus vieux qu’elle, riche, Omar. Cet amour impossible entre les jeunes amoureux est très touchant, on s’y attache, d’autant plus que les deux personnages sont interprétés par des acteurs non-professionnels, ce qui ajoute une réelle sincérité dans leur jeu, on s’identifie facilement à eux.
C’est le jour du mariage d’Ada avec Omar que le film prend une tournure fantastique et presque policière également, tout en continuant d’y mêler le drame, ce mélange des genres donne quelque chose de très poétique, plein d’émotions.
Mati Diop aborde avec Atlantique une problématique très actuelle, l’immigration clandestine, mais sous une forme différente de celle sous laquelle elle est d’habitude approchée dans le cinéma. Nous suivons alors de près les personnages restés au pays. Les personnages exilés, eux, sont montrés seulement par des apparitions à travers le fantastique, autour d’un jeu avec les miroirs.Ce qui ne les empêche pas cependant d’occuper une place importante dans l’intrigue de ce long métrage.
La culture sénégalaise est omniprésente dans le film, avec, surtout, la présence de fée, des Djinns qui, dans Atlantique rendraient les personnages malades.
Selon moi, Atlantique mérite amplement son Grand Prix du festival de Cannes.
Ce premier long métrage de Mati Diop est une réussite, en alliant le drame au fantastique et au policier, elle crée une ambiance bien à elle, peu commune qui marque les esprits. Ce film plein de poésie et d’amour porte également un message d’espoir, l’amour perdure malgré la mort, la distance.
Jeanne Vignerie, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2019/12/20 14:02 #2019-atlantique-86
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Le film « Atlantique » réalisé par Mati Diop, sorti en 2019, nommé au festival de Cannes et récompensé du prix du jury nous livre un univers troublant et poétique, où le mystère qui plane tout au long du film s’incarne parfaitement dans le jeu des acteurs ainsi que dans le grondement incessant de la mer et du regard insistant de la lune. Les choix des couleurs, les musiques presque célestes nous plongent dans une histoire hors du temps, un poème visuel et sonore où le réel rencontre l’irréel, où les morts retrouvent les vivants. Le parti pris de montrer des plans à rallonges sur une même scène plonge le spectateur dans une attente incessante, partagée avec les personnages du film, comme pour nous faire ressentir cette réalité ou le temps paraît infini et à la fois si palpable.

Le jeu des acteurs est également très bien maîtrisé, modeste et sans exagération, représentant à merveille la réalité ce qui donne une impression de rapprochement presque intime où l’on nous invite à connaître chaque personnage et à explorer leurs différentes facettes, leurs secrets les plus enfouis. Ont retrouve aussi beaucoup de figures féminines dans le film mais Ada (incarnée par l’actrice Mama Sané) n’est pas nécessairement au centre de l’intérêt, elle le partage avec Issa (Amadou Mbow) qui a livré une très belle performance pour ce film où il nous saisit dans un tourbillon d’émotions qui le traverse et qu’il ne sait lui même pas gérer.

Et enfin l’effet de surprise lorsque l’on se pensait être dans un film terre à terre et réaliste apporte un nouveau tournant au film qui semblait prendre des longueurs.

On notera tout de même certaines tournures du film parfois imprécises ou peu compréhensibles de par le manque de paroles des comédiens à certains moments. Les deux heures de film auraient pu être également un peu plus exploitées, le contenu est un peu vide pour la durée qu’il représente.
Les scènes du film sont peu nombreuses et elles se déroulent régulièrement dans les mêmes endroits.

En bilan ce film nous laisse dans un sentiment profond de réflexion et nous transporte dans un univers le temps d’un instant, très bon film !

Maëlys Lamèche, 2nde A
2019/12/20 14:05 #2019-atlantique-87
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
CRITIQUE D’ATLANTIQUE à la manière de
Roland Barthes


J’aime, j’aime pas

J’aime les couleurs pastels, les couchés de soleil, le Sénégal, la plage, les amoureux au bord de l’eau, le ciel, le message passé, les mystères, le féminisme, Mariama, la vengeance, la chaleur, le courage, les soirées, l’originalité, la dénonciation des traditions sexistes, les poèmes d’Ada, le policier, la lumière du bar, l’amitié, l’amour, la solidarité, la solidarité entre copines, le soleil, le sable, la joie de vivre, l’angle des fenêtres, la villa, Soleiman, la douceur, les chants.


Je n’aime pas les cris, les pleurs, les injustices, les plans trop longs, le paranormal, Dior et Fanta, la mort, les différences sociales, les mariages, les mariages forcés, la science fiction, l’argent, l’argent du mari d’Ada, les traditions sexistes, les transitions trop brusques, le patron et sa femme, les 12 tombes dans la nuit, les yeux blancs, la pollution, la poussière, le suspense, la vague fatale, l’hôpital, la maladie, l’écume, la nuit, ce mystérieux océan.

Pour écrire cette critique, nous nous sommes inspirées d’un texte du livre « Roland Barthes par Roland Barthes » écrit par Roland Barthes.

CHARLES Emilie, BEFFARA Marie-Lou, DESCOUBES Manon, DEMARET Juliette 2ndA
2019/12/20 14:07 #2019-atlantique-88
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Le film « Atlantique » est un film à tendance fantastique, se déroulant en Algérie. Le scénario, bien qu’il soit assez confus, raconte l’histoire d’adolescents d’une vingtaine d’années qui travaillent mais, après plusieurs mois, ne reçoivent par leur paye mensuelle. À côté de leur travail, ils côtoient des jeunes filles dont ils sont amoureux.
Cependant, l’absence de leur paye leur fait prendre une décision radicale : quitter tous leurs proches pour traverser l’Atlantique en bateau. Malheureusement, cette expédition leur est fatale, et leurs compagnes ainsi que leurs familles se retrouvent seul, dans le deuil. Puis des phénomènes paranormaux commencent à se produire…

Ce film est doté d’un scénario irréel, mêlant réalité et fantastique d’une manière très brusque. Ainsi, l’apparition de la possession durant le film détruit tout réalisme et crédibilité pour le spectateur, qui est premièrement désorienté et déstabilisé en voyant les acteurs dégoulinants de sueur et possédant un regard blanc interprété grossièrement grâce à des lentilles de contact. De plus, les personnages sont trop nombreux pour les différencier les uns des autres.
Le film perturbe les spectateurs car les péripéties sont trop nombreuses et brouillent l’esprit du spectateur (problème de paiement, le mariage, l’enquête du détective mais aussi la disparition des hommes portés disparus). Ainsi, il faudrait voir le film plusieurs fois pour bien le comprendre.
La façon de filmer n’est pas très agréable à voir car il nous donne le mal de mer, mais cela pourrait faire référence à l’Océan Atlantique.
Cependant, les décors nous permettent de bien comprendre la localisation des différentes scènes. Et nous voyons bien que la vraie vie est représentée et non embellie, les inégalités des classes sociales sont marquées car on passe de maisons riches (villas) à un quartier pauvre que l’on distingue par l’insalubrité des lieux (les murs, les vitres et les chambres).

Pour nous, ce film a majoritairement des points négatifs et ne nous a pas marqués surtout à cause de la difficulté de compréhension du scénario.

SAHRAOUI Benjamin, STORK Julie, LAURENÇON Pierre, LOISEL Nathan 2nde A
2019/12/20 14:09 #2019-atlantique-89
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Le film est intéressant mais nous trouvons dommage que le scénario soit si compliqué et que nous comprenions l’histoire qu’à la fin.

Nous trouvons l’histoire réellement belle car nous savons que les mariages forcés, la cruauté, et la fermeté des parents avec leur fille ainsi que toute cette pauvreté… sont des faits réels, ce qui nous touche profondément. Et nous trouvons ce film osé car ce sont des sujets « tabous ».

Mais nous avons aussi réellement trouvé bizarre le côté fantastique de cette histoire (les yeux blancs …) car tout arrive d’un coup et il nous a fallu assez longtemps pour comprendre l’histoire…

Les images de ce film sont de belles et bonnes qualités , il y a de beaux plans et le décor est très réaliste. Par exemple, les plans fixes sur un des personnages comme Ada, qui sont de bonne qualité ( pas flou, travaillés).

Nous trouvons que le décor des scènes est vraiment en rapport avec le scénario. En effet, à plusieurs moments du film comme quand Ada et Souleiman étaient sur la plage, il lui faisait ses adieux tout en regardant la mer, et ce n’est qu’après que nous comprenons qu’il a pris la mer…

Pour nous, les femmes dans le film sont courageuses, en effet, l’héroïne Ada n’a pas peur de se mettre sa famille et son mari à dos pour prouver son amour envers Souleiman.

Maëlle Vergnes, Héléa Pinto, Agathe Moreau et Pauline Saintonge 2nde A
2019/12/20 14:25 #2019-atlantique-90
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Le film Atlantique, coloré et en version originale sous-titrée, est un long métrage de la réalisatrice Mati Diop, nous présentant le quotidien difficile d’Ada, une jeune Sénégalaise, entremêlant une vie amoureuse complexe, puisque, promise à un homme mais amoureuse d’un autre. Tout bascule pour elle lorsque Souleiman, l’homme aimé, part en mer à la conquête de conditions de travail meilleures et payées régulièrement. De plus, une enquête policière vient perturber le tout suite à l’échec du mariage de la jeune femme.

Ce qui est plaisant dans ce film, c’est que celui-ci est en Version Originale Sous Titré Français, ce détail permet de suivre l’histoire sans trop de difficultés tout en gardant son authenticité.
En rapport à la réalisation du film, les effets spéciaux sont dans l’ensemble bien réalisés (les yeux blancs des jeunes femmes possédées) et les scènes du miroir où l’on voit le reflet d’une personne (Souleiman) alors que celui-ci a enfaîte l’âme de l’inspecteur en lui. Mais aussi les décors (les ruines, les maisons délavées, la dégradation des routes...) ressemblent bien à l’environnement dans lequel vivent les habitants de Dakar de nos jours.
L’enquête est la principale source d’action et de suspens du film, elle permet de rapprocher les incendies et la mort de Souleiman dans l’océan. Ceux ci ne sont pas des accidents et le jeune homme est soupçonné d’en être à l’origine. L’enquête permet aussi un rapprochement entre les possessions des femmes et l’attitude de l’inspecteur (sueur, fatigue, grosse chaleur, étourdissement).
L’histoire d’amitié entre les deux jeunes femmes est particulièrement touchante car son amie (Dior) a toujours été là pour elle (Ada) tout au long du film. C’est une très belle amitié qui est durable. Dior aide Ada lorsque celle ci reçoit un message de celui qu’elle aime et lui dit qu’il est encore en vie alors qu’il est censé être mort, noyé en partant en mer pour migrer vers l’Europe.

Pour le côté négatif de la critique, le triangle amoureux est assez stéréotypé et cliché (notamment la relation entre Ada et Souleiman). Celle-ci paraît se fondre dans la masse des romances dramatiques avec peu d’originalité.
Aussi, certaines scènes importantes et aux idées intéressantes perdent de leur intensité pour cause de longueurs comme par exemple la scène du baiser sur la plage au début du film, malgré le fait qu’elle dénonce la pudeur dont ils doivent faire preuve lors de relations cachées dans cette société.
Contrairement à quelques scènes négligeables, d’autres nous manquent. Telle que la mort des hommes qui peut paraître floue ou imprécise. On aurait voulu voir une scène de noyade ou encore un récit de ce moment lu par une voix off, par exemple.
Un autre point péjoratif, les possessions. Dans ce film plutôt réaliste, la présence de ces transformations nous rappelle la fiction et cela peut être un problème de compréhension pour le spectateur comme il l’a été pour nous. L’un des messages de ce film est la liberté des femmes et dans ces scènes ce sont elles qui se font posséder et sont contraintes de leurs mouvements et leurs pensées, c’est assez contradictoire.
Pour finir le côté négatif, la présence de l’océan, autant visuellement qu’oralement, nous est insuffisante par rapport au nom que le film porte. On aurait voulu comprendre l’importance de l’Atlantique pour cette population particulièrement superstitieuse et attachée aux croyances.

Malgré un film ayant un message important et bien transmis, une histoire accrocheuse et intéressante et des acteurs rendant le film plus captivant, de nombreux points viennent faire de l’ombre au film jusqu’à le rendre moins bon que ce qu’il aurait pu être.

Neyris DANIEL, Jules FORGET, Mathias GALLAIS 2nde A
2020/01/02 11:58 #2019-atlantique-91
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Ce film se passe dans une banlieue de Dakar au Sénégal.
Les ouvriers d’un chantier en construction ne sont plus payés depuis plusieurs mois. Ils décident alors de quitter le pays. La nouvelle de leur naufrage ne tarde à arriver et les âmes des noyés reviennent hanter l’esprit des femmes.
Dans ce film l’océan l’Atlantique représente l’espoir, la réussite, leur seul moyen de survivre et de mieux vivre.
On peut donc voir que le personnage principal du film est l’océan c’est lui qui occupe le plus de place dans le film et qui dirige l’attention de tout le monde. Sur ces plans il remplit les pensées on peut y voir beaucoup de chose à travers ce vaste espace d’eau rempli d’histoire et d’inconnu.

On peut voir apprendre beaucoup à travers cette histoire, notamment l’image de soi qui apparait à plusieurs reprises dans le film ou l’on découvre les protagonistes se regarder dans un miroir ou des photos d’eux qui apparaissent sur un plan.
Ce film dégage en lui le thème des injustices sociale, les conditions de vie du bas peuple, l’exploitation par les riches, la mort, l’immigration, la dangerosité de la mer.
Stephan Thibaud, 1 MEI Sarre-Union
2020/01/03 18:05 #2019-atlantique-92
Lycée Algoud-Laffemas, Valence, académie de Grenoble
L'exil…

Atlantique est un film de Mati Diop qui mélange les registres dramatique et fantastique. Née le 22 juin 1982 à Paris, Mati Diop et une actrice et réalisatrice franco-sénégalaise. Pour son premier long-métrage après plusieurs courts, la jeune réalisatrice a frappé fort avec sa virée dans les quartiers populaires de la capitale du Sénégal. Le film est tourné dans une banlieue de Dakar où les ouvriers d’un chantier non rémunérés depuis des mois, décident de quitter leur pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, laissant derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et d’inexplicables fièvres s'emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés revenaient…

La metteuse en scène n’a jamais perdu de vue ses origines sénégalaises et, avec ce premier long-métrage engagé, tente par le drame social, de dresser le portrait d’une jeunesse sénégalaise désespérée et confrontée à une absence d’avenir. Ce qui est le cas pour le malheureux Souleiman qui n’a pas été payé depuis quatre mois par son patron alors qu’il s’épuise quotidiennement sur les chantiers. Des chantiers produisant des logements qu’il aura construits mais auquel il n’aura jamais accès. L’océan représente aux yeux des jeunes et des pauvres comme Souleiman, l’espace de tous les espoirs. La pauvre Ada, qui aime Souleiman doit être mariée prochainement au fortuné Omar, pour lequel elle n’a aucun attachement. Mais elle doit obéir aux lois parentales et l’homme est un bon parti pour la famille. Ce duo constitué de Souleiman et Ada représente donc un Roméo et Juliette plus moderne.

La majorité des acteurs du film ne sont pas professionnels et pourtant, ils sont extraordinaires. Originaires du Sénégal, ces derniers jouent un rôle très important dans le film. Les détails composés des tenues, décors ou encore des plans sont très précis et nous permettent de prendre goût à l’histoire plus rapidement. Pour nous, la scène la plus importante du film est celle où l’incendie frappe la cérémonie du mariage d’Ada car c’est le deuxième élément perturbateur majeur du film après la migration des garçons. Sans cette scène, le film se serait terminé à la fin du mariage et il n’y aurait pas pu y avoir de suite. Pour conclure cette partie, nous avons trouvé que les bruitages et les sons étaient particulièrement intéressants. Par exemple, le bruitage lié à l’océan très envoûtant lors de la dernière rencontre entre Ada et Souleiman ou encore les bruits associés au moment plus ou moins « dramatique » du film comme l’incendie. Les bruitages liés au retour des esprits noyés au sein de leur compagne sont très expressifs. Nous sommes captivés par les bruits et la musique puis restons d’autant plus intéressé par l’évènement représenté.

Cette reconstitution d’un Roméo et Juliette plus « africain » est rempli d’éléments très significatifs. Certains objets comme le portable d’Ada offert par Omar ou encore les menottes qu’Issa s’inflige pour ne pas sortir de chez lui pendant la nuit (lorsqu’il est sous l’emprise de Souleiman) sont indispensables au film car sans cela, le film n’aurait pas la même emprise sur nous. Les oppositions présentes dans le film sont également fortes. L’exemple parfait est simplement Souleiman et Omar. La richesse de l’un fait la pauvreté de l’autre : lorsque Souleiman est en présence d’Ada, on ressent une harmonie et un désir. Au contraire, lorsque Omar est en présence d’Ada, on ressent une haine et une colère très prononcée d’Ada envers son amant. Globalement, ce film nous a beaucoup touché et nous vous conseillons vivement d’aller admirer cette mise en scène chargée en émotions, même si la présence du fantastique dans le retour des âmes des noyés nous a moins convaincus.

Mattéo Barruel, Mattéo Deloche, Louis Burais, Thibault Guyon, 2nde 10, Lycée Algoud-Laffemas, Valence
2020/01/03 18:08 #2019-atlantique-93
Lycée Algoud-Laffemas, Valence, académie de Grenoble
L’amour à la dérive

Atlantique, un film réalisé par Mati Diop en octobre 2019, nous raconte l’histoire d’un jeune couple de Sénégalais qui se retrouve frappé par de multiples malheurs. Tout cela en restant dans le cadre de la réalité propre à cette société. Pour mettre en scène cette œuvre, la réalisatrice a décidé de miser sur des acteurs amateurs : nous retrouvons dans le rôle du personnage principal, Ada, Mama Sané. Son amant Souleiman est interprété par Ibrahima Traoré, ensuite Aminata Kane apparait quelque fois dans le rôle de Fanta, enfin Abdou Balde interprète l’inspecteur Cheik. Ce film raconte une histoire très émouvante qui vise à nous toucher en mettant en lumière la dure vie que mènent les gens au Sénégal.

Ce film possède deux registres très différents. On retrouve tout d’abord le registre réaliste avec le fait que l’on nous présente la société Sénégalaise telle qu’elle est dans la réalité. On y voit aussi les conditions économiques du pays avec les migrants qui sont obligés de fuir leur pays car ils ne sont même pas payés. Atlantique nous montre donc la vie difficile que mènent les habitants au Sénégal sans en changer la réalité. D’un autre côté, Mati Diop va insérer dans le film le registre fantastique qui surgit dans la scène où les jeunes sénégalaises se retrouvent possédées par l’esprit de leurs défunts fiancés. En mettant en en scène cet aspect mystique et superstitieux, la réalisatrice a peut-être voulu faire référence à certaines croyances africaines.

Enfin, l’océan joue un rôle très important dans ce film. On le remarque déjà par rapport au titre qui n’est autre qu’Atlantique. Ensuite, de nombreux plans filment l’océan assez longuement pour accentuer l’importance de ce dernier dans le scénario et rythmer les étapes importantes du film . De plus, c’est par l’océan que le héros du film et ses amis vont essayer de quitter le Sénégal pour l’Espagne afin de trouver une vie meilleure. Le fait que ces derniers se noient dans l’océan fait sûrement référence à l’actualité des migrants qui perdent la vie en essayant de rejoindre une terre plus accueillante.

De plus, les acteurs qui ont été choisis pour interprétés les personnages de ce film sont amateurs et pas professionnels. La réalisatrice a voulu mettre l’accent sur le fait de choisir des personnes de son pays et qu’il n’est pas forcé d’aller chercher des acteurs célèbres hollywoodiens ou étrangers pour faire de bons films. La preuve est que ce film a été nominé au festival de Cannes en France qui est l’un des plus prestigieux festivals en l’honneur du cinéma.

Pour conclure, nous possédons un avis partagé sur ce film. L’histoire d’amour entre Ada et Souleiman nous emporte ainsi que le cadre réaliste qui rend l’histoire encore plus intéressante et émouvante. Cependant, l’arrivée du fantastique dans le scénario surgit de manière trop brutale et difficile à comprendre étant donné le cadre très réaliste qui dominait dans le film auparavant.

Sarah Rosello, 2nde 10, Lycée Algoud-Laffemas, Valence



2020/01/03 18:10 #2019-atlantique-94
Lycée Algoud-Laffemas, Valence, académie de Grenoble
Atlantique, premier long-métrage de la réalisatrice Mati Diop, récompensé par le Grand Prix à Cannes, commence son film comme un documentaire sur l’émigration de jeunes ouvriers sénégalais, non payés depuis des mois pour leur travail sur une tour luxueuse et futuriste à Dakar. Un soir, ils embarquent à bord d’une pirogue en laissant leur travail, leurs familles et leur petites amies derrière eux, espérant atteindre le détroit de Gibraltar et trouver une vie meilleure en Europe. Les jeunes femmes (petites amies, amies et sœurs de ces migrants) restent. Emportés par une vague, la pirogue et ceux qu’elle transportait se noient. Mais les âmes des garçons réclament vengeance et reviennent hanter les jeunes filles. Souleiman, lui, est venu faire ses adieux à Ada qui l’aimait en secret, déjà promise à un mariage. Les personnages sont incarnés par des acteurs amateurs qui jouent très bien leurs rôles. Des plans longs et larges sur l’Atlantique suggèrent à la fois sa beauté et le danger.

Le film nous raconte l’histoire de jeunes ouvriers qui travaillent à la construction d’une tour, la tour Atlantique. Dans ce groupe d’ouvriers, on s’intéresse premièrement à Souleiman, qui est amoureux d’Ada. Elle devient le personnage principal suite au départ de Souleiman, qui veut rejoindre l’Espagne en passant par l’océan Atlantique, à cause des conditions de travail difficiles et non rémunérées. Le film se concentre alors principalement sur la vie d’Ada. Suite au départ de Souleiman, Ada est promise à un autre homme malgré elle. Le mariage se prépare et un mystérieux incendie se déclenche dans la maison du futur mari d’Ada. Apparaît alors un nouveau personnage, l’inspecteur. Des phénomènes de plus en plus étranges vont se produire suite à l’incendie.
Le scénario est alambiqué et l’intrigue devient difficile à suivre à certains moments. Le rythme du film est trop lent mais l’histoire, avec le thème de l’immigration et du mariage forcé, nous a intéressés.

En définitive, nous dirions qu’Atlantique est un film original qui se démarquent d’autres, en mettant l’accent sur les raisons du départ des jeunes Sénégalais au péril de leurs vies. Malgré un scénario parfois confus et quelques plans un peu trop répétitifs, la qualité d’interprétation des acteurs et la représentation de la réalité de Dakar et du Sénégal nous ont beaucoup touchés.

Hamza Belbachir, Calatayud David, Brichet Alban, 2nde 10, Lycée Algoud-Laffemas, Valence
2020/01/03 18:13 #2019-atlantique-95
Lycée Algoud-Laffemas, Valence, académie de Grenoble
Le film Atlantique est réalisé par Mati Diop et est sorti en octobre 2019, elle met en scène des acteurs sénégalais non professionnels pour réaliser ce film qui raconte une histoire d'amour impossible entre deux adolescents. Ada va être mariée de force à un homme qu’elle n'aime pas, et Souleiman vit une situation difficile : il ne se fait pas payer pour son travail de construction de la grande tour de Dakar et va donc vouloir quitter le Sénégal pour s'en sortir.

Tout d'abord, le film se caractérise par un scénario étrange et un mélange de registres opposés. Le registre réaliste, tout d'abord, qui représente les conditions économiques du Sénégal et l'exploitation par les plus riches des plus pauvres, qui sont contraints de migrer pour trouver une vie meilleure. Le registre fantastique d'autre part, dans les scènes où les femmes sont possédés par l'esprit de leurs époux noyés dans l'océan Atlantique.
Le jeu des acteurs non professionnels est convainquant et touchant. Dans des scènes intimes assez osées, ils n'ont pas peur du jugement et du regard des spectateurs sur eux.
Enfin, l'océan joue également un rôle important dans le film, dont il est un personnage à part entière. De nombreux plans sur l'Atlantique, ménage des pauses contemplatives et poétiques. Il est aussi le lieu où Souleiman et ses amis, partis pour une vie meilleure, vont trouver la mort.

Pour conclure, j'ai été touchée par le mélange des registres, le jeu très émouvant et sincère des acteurs, ainsi que par le parcours d'Ada qui, malgrè sa situation et sa condition, se libère des contraintes de la société et s'assume comme elle est, une femme libre.

Souhila Ali-Bey, 2nde 10, Lycée Algoud-Laffemas, Valence
2020/01/04 16:34 #2019-atlantique-96
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Critique d'Alexis D., classe de 2nd 3 lycée Pardailhan à Auch (32)

Pour créer le film Atlantique il faut : de nombreux plans sur l’océan, de l’émotion, une dénonciation de la migration clandestine, une histoire vraie, une réalisatrice nommée Mati Diop, une hésitation entre le réel et le fantastique, du drame, des gros plans sur les personnages principaux et secondaires, des jeux de miroirs, des intrigues, une enquête policière. Puis avec tout ça suivre les grandes lignes suivantes :

1. Une banlieue de Dakar où travaillent des ouvriers impayés depuis des mois
2. Un départ en Mer (Océan ici !) de ces jeunes ouvriers pour trouver un meilleur avenir ailleurs
3. Tous ceux partis en Mer mourront dont Souleiman le petit amie de Ada
4. Un mariage arrangé pour Ada qui n’en veut pas du tout et une nuit de noce compromise par un incendie dans la chambre des mariés
5. Le début d’une enquête de police compliqué pour un jeune policier, Issa
6. Des fièvres étranges qui s’abattent sur les conjointes des morts de l’Atlantique
7. Les filles sont possédées par l’âme des défunts qui réclame une vengeance.
8. Souleiman veut seulement faire ses adieux à Ada.
2020/01/04 16:35 #2019-atlantique-97
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Critique de Mathilde, classe de 2nd 3, lycée Pardailhan à Auch (32) : une recette...

Comment allier réalisme social et surréalisme ?

Ingrédients :

- 1kg d’ambiance méditerranéenne et urbaine
- 1 sachet d’amour (10g)
- 1 zeste de liberté
- 500g de conditions féminine à déplorer, de mariage forcé et de perte du grand amour
- 1 cuillère à café d’espoir
- 700g de misère sociale et d’espérance en deuil
- 1 extrait de surnaturel


Recette :

Dans un premier temps, incorporer un ambiance et un cadre réalistes tels que l’océan et le bruit de la ville.
Additionner à cela un soupçon d’amour et un zeste de liberté dans un cadre qui l’interdit.
Dans un chaudron bouillonnant de tension et de tristesse, mélanger une condition féminine à déplorer, un mariage forcé, une perte du grand amour.
Amalgamer le tout en folie humaine, sociale et économique.
Saupoudrer d’espoir…
Préparer un bateau et faites-en exploser les saveur ; allier le tout dans un océan de misère sociale et d’espérance en deuil.
Napper le tout d’une fine couche de surnaturel.



2020/01/04 16:36 #2019-atlantique-98
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Critique de Laura, classe de 2nd 3, lycée Pardailhan à Auch (32) : une recette très particulière...

Atlantique (recette originale)

- Ingrédients -

100 gr. de réel
60 gr. de surnaturel
10 dL d’océan
quelques gouttes de mélancolie
une pincée de poésie
10 gr. d’angoisse
1 sachet d’horreur ( à défaut, de peur)
1 cuillère d’incompréhension
[ additionnel ; un soupçon d’amour tragique ]


1. Mélangez le réel et le surnaturel, afin d’obtenir une osmose parfaite entre les deux ingrédients. Vous saurez que le tout est bien mélangé quand les frontières du réel et de ce qui ne l’est pas s’estomperont pour laisser place à une sorte de transe, dans laquelle seule importe la continuité ininterrompue du film, transe qui, si les étapes sont bien suivies, ne se brisera qu’a la fin du générique.

2. Dans le premier bol, ajoutez la pincée de poésie ; laissez le tout reposer quelques temps, de sorte que le premier abord, acide et étrange, laisse place à un doux sentiment de quiétude. Laissez le temps faire effet, effacer l’appréhension de l’inconnu et permettre au tout de s’élever au rang d’art ; laissez surtout de côté vos a priori et observez simplement le mélange devenir homogène.

3. Dans un récipient à part, versez les 10dL d’océan et les quelques gouttes de mélancolie, de sorte que les deux ingrédients se mélangent tout en douceur. Ils serviront à adoucir la recette, rendue quelque peu aigre aigre par la saveur douce-amère de la poésie.

4. Ajoutez au premier bol l’angoisse et l’horreur ( la peur si c’est tout ce que vous possédez ), et mélangez avec délicatesse, de manière à garder tout le volume des ingrédients et ne perdre aucune miette des sentiments éprouvés, oscillant entre les deux saveurs.

5. Enfin, additionnez la cuillère à café d’incompréhension qui, même une fois le film terminé, restera comme un condiment ancré sur la langue, et vous rappellera, même des jours après, le goût si étrange et pourtant si exaltant, de la non-certitude. De l’impression de ne pas posséder toute les pièces du puzzle, et de pourtant trouver dans cette frustration une certaine satisfaction. La satisfaction d’une histoire restant incomplète, libre aux esprits et aux âmes des spectateurs.

6. Ce n’est pas ma tasse de thé et je m’en serais bien passée, mais on ne peut nier la subtile saveur d’ivresse que procure le soupçon d’amour tragique rajouté à la recette. Il rend tout plus évident et en même temps plus banal. À vous de décider, si vous voulez ou pas inclure cette touche de tendresse qui affaiblira votre cœur mais également, en contrepartie, la puissance du scénario.
2020/01/04 18:24 #2019-atlantique-99
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
Je soussigné Ndiaye, inspecteur de mon métier, résidant à Thyaroe, déclare, après enquête, que je suis en mesure d’apporter des informations décisives sur la disparition de M. Souleiman DIOP, le 31 octobre 2018, et sur les événements qui ont eu lieu dans la nuit du mariage d’Ada et Omar S., ainsi que sur les menaces qu’à subies un certain Mustapha D. bien connu de tous les Sénégalais pour le nombre des immeubles qu’il fait construire.
À la base de tout ce qui va suivre, il y a une affaire d’argent, d’escroquerie. Souleymane, ainsi que plusieurs de ses amis, ont travaillé plusieurs mois pour le compte de Mustapha, sur un chantier près du port, destiné à construire un immeuble pour les hauts placés et les étrangers. Pour cela, ils n’ont reçu aucun argent depuis 4 mois. Face au manque d’argent, les jeunes gens ont décidé de franchir la mer pour partir en Espagne.
Durant ce voyage, ils ont trouvé la mort dans des circonstances qui n’ont pas été éclaircies. Mais elle a certainement été causée par noyades, comme cela arrive très souvent. Un avis de recherche a été lancé. Il n’a rien donné. Jusqu’ici, c’est presque quotidien.
Pendant la nuit du mariage de Ada et de Omar, qui a eu lieu dans la nuit du 22 novembre près de la villa Mouridisme, dans les nouveaux quartiers de la ville, un incendie mystérieux s’est déclenché. Dans un endroit curieux, c’est-à-dire dans le lit qui devait être le lit conjugal. La nature du feu n’a pas pu être expliquée, malgré toutes nos recherches.
C’est ici que les informations que je peux apporter sont essentielles. Elles sont pourtant difficilement croyables.
En effet, j’ai appris que cet incendie pouvait être lié à Souleymane, c’est-à-dire à un des hommes disparus dans la mer. Je suis agent de police, je ne dis pas n’importe quoi. Je maintiens mon affirmation.
Lorsque vous regarderez l’extrait vidéo qui est contenu dans la clé USB liée à mon rapport, vous verrez mon visage. Seulement, je n’ai aucun souvenir de ce moment. C’est le moment où l’incendie s’est déclaré. Mes yeux sont comme morts. Ils sont blancs. Je ne suis plus dans mon corps. C’est Souleymane qui en a pris possession.
Je l’ai compris plus tard, quand Ada s’est présentée à l’appartement de son amie. Elle croyait rejoindre Souleymane. C’est moi qui me suis présenté, je n’étais plus maître de mon corps. Lorsque Ada était face à moi, elle a pris peur. C’est à ce moment-là qu’elle comprit que Souleymane se servait de mon enveloppe corporelle.
J’ai bien conscience que ce que je vous raconte-là est difficile à croire. Ce n’est plus le procès-verbal d’un policier, c’est le récit d’une personne en état d’ivresse qui aurait trop bu et qui se mettrait à croire aux nuits vaudous. Cela fait un drôle de mélange. Pourquoi Souleymane s’est-il servi de moi ? Est-ce que le fait que je sois policier a pu compter dans son choix ? Est-ce que je suis malade par ailleurs ? Est-ce que je suis à moitié mort ? Je ne peux pas répondre à ces questions.
Je peux quand même dire que je ne suis pas le seul à avoir connu cette situation. C’est peut-être ce qui va vous convaincre. Les compagnons de Souleymane, morts avec lui en mer, sont revenus prendre possession la nuit du corps de leur petite amis. Mustapha D. a fait l’objet du chantage de ces zombies. Vous trouverez son témoignage joint au mien. Il a eu si peur qu’il a accepté de payer ses dettes.
J’ai conscience qu’avec mon enquête des gens vont se dire que je renforce ceux qui disent que les Africains ne sont rationnels, que nous sommes encore prisonniers des rumeurs et des superstitions. Que nous ne sommes pas scientifiques.
Pour comprendre ce que j’essaie de vous dire, il faudrait sans doute bien plus que la clé USB que je vous donne. Il faudrait aussi fréquenter nos rues, regarder la mer, écouter notre vie quotidienne, prendre le temps d’observer nos croyances, se promener dans nos quartiers modernes, et dans ceux de la vieille ville. Il faudrait prendre beaucoup de temps, dans nos communautés africaines qui regardent l’Atlantique.
Je me tiens à votre disposition.

Ines Attalaoui, Elyes El Oulja, Olympe Fenelous, Julie Goutines, Sarah Lebrun, Mehdi Lefe-Lasarte, Enole Olive, Maïvenn Robert, Célia Tazdaït
2020/01/07 09:52 #2019-atlantique-100
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Laura, classe de 2nd3 du lycée Pardailhan à Auch (32)

Atlantique (recette originale)

- Ingrédients -

100 gr. de réel
60 gr. de surnaturel
10 dL d’océan
quelques gouttes de mélancolie
une pincée de poésie
10 gr. d’angoisse
1 sachet d’horreur ( à défaut, de peur)
1 cuillère d’incompréhension
[ additionnel ; un soupçon d’amour tragique ]


1. Mélangez le réel et le surnaturel, afin d’obtenir une osmose parfaite entre les deux ingrédients. Vous saurez que le tout est bien mélangé quand les frontières du réel et de ce qui ne l’est pas s’estomperont pour laisser place à une sorte de transe, dans laquelle seule importe la continuité ininterrompue du film, transe qui, si les étapes sont bien suivies, ne se brisera qu’a la fin du générique.

2. Dans le premier bol, ajoutez la pincée de poésie ; laissez le tout reposer quelques temps, de sorte que le premier abord, acide et étrange, laisse place à un doux sentiment de quiétude. Laissez le temps faire effet, effacer l’appréhension de l’inconnu et permettre au tout de s’élever au rang d’art ; laissez surtout de côté vos a priori et observez simplement le mélange devenir homogène.

3. Dans un récipient à part, versez les 10dL d’océan et les quelques gouttes de mélancolie, de sorte que les deux ingrédients se mélangent tout en douceur. Ils serviront à adoucir la recette, rendue quelque peu aigre aigre par la saveur douce-amère de la poésie.

4. Ajoutez au premier bol l’angoisse et l’horreur ( la peur si c’est tout ce que vous possédez ), et mélangez avec délicatesse, de manière à garder tout le volume des ingrédients et ne perdre aucune miette des sentiments éprouvés, oscillant entre les deux saveurs.

5. Enfin, additionnez la cuillère à café d’incompréhension qui, même une fois le film terminé, restera comme un condiment ancré sur la langue, et vous rappellera, même des jours après, le goût si étrange et pourtant si exaltant, de la non-certitude. De l’impression de ne pas posséder toute les pièces du puzzle, et de pourtant trouver dans cette frustration une certaine satisfaction. La satisfaction d’une histoire restant incomplète, libre aux esprits et aux âmes des spectateurs.

6. Ce n’est pas ma tasse de thé et je m’en serais bien passée, mais on ne peut nier la subtile saveur d’ivresse que procure le soupçon d’amour tragique rajouté à la recette. Il rend tout plus évident et en même temps plus banal. À vous de décider, si vous voulez ou pas inclure cette touche de tendresse qui affaiblira votre cœur mais également, en contrepartie, la puissance du scénario.
2020/01/07 09:53 #2019-atlantique-101
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Alexis D, classe de 2nd3 du lycée Pardailhan à Auch (32)

Atlantique

Pour créer le film Atlantique il faut : de nombreux plans sur l’océan, de l’émotion, une dénonciation de la migration clandestine, une histoire vraie, une réalisatrice nommée Mati Diop, une hésitation entre le réel et le fantastique, du drame, des gros plans sur les personnages principaux et secondaires, des jeux de miroirs, des intrigues, une enquête policière. Puis avec tout ça suivre les grandes lignes suivantes :

1. Une banlieue de Dakar où travaillent des ouvriers impayés depuis des mois
2. Un départ en Mer (Océan ici !) de ces jeunes ouvriers pour trouver un meilleur avenir ailleurs
3. Tous ceux partis en Mer mourront dont Souleiman le petit amie de Ada
4. Un mariage arrangé pour Ada qui n’en veut pas du tout et une nuit de noce compromise par un incendie dans la chambre des mariés
5. Le début d’une enquête de police compliqué pour un jeune policier, Issa
6. Des fièvres étranges qui s’abattent sur les conjointes des morts de l’Atlantique
7. Les filles sont possédées par l’âme des défunts qui réclame une vengeance.
8. Souleiman veut seulement faire ses adieux à Ada.
2020/01/07 09:54 #2019-atlantique-102
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Mathilde, classe de 2nd3 du lycée Pardailhan à Auch (32)

Critique Atlantique


Comment allier réalisme social et surréalisme ?

Ingrédients :

- 1kg d’ambiance méditerranéenne et urbaine
- 1 sachet d’amour (10g)
- 1 zeste de liberté
- 500g de conditions féminine à déplorer, de mariage forcé et de perte du grand amour
- 1 cuillère à café d’espoir
- 700g de misère sociale et d’espérance en deuil
- 1 extrait de surnaturel


Recette :

Dans un premier temps, incorporer un ambiance et un cadre réalistes tels que l’océan et le bruit de la ville.
Additionner à cela un soupçon d’amour et un zeste de liberté dans un cadre qui l’interdit.
Dans un chaudron bouillonnant de tension et de tristesse, mélanger une condition féminine à déplorer, un mariage forcé, une perte du grand amour.
Amalgamer le tout en folie humaine, sociale et économique.
Saupoudrer d’espoir…
Préparer un bateau et faites-en exploser les saveur ; allier le tout dans un océan de misère sociale et d’espérance en deuil.
Napper le tout d’une fine couche de surnaturel.

2020/01/08 16:29 #2019-atlantique-103
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
Ollagnier Manon et Costa Cunha Mélanie

Critique du film Atlantique pour le Prix Jean Renoir

Pour présenter le film Atlantique de Mati Diop, il est important de citer ces personnages principaux : Ada incarnée par l’actrice Mama Sané, Souleiman incarné par Ibrahima Traore et Issa joué par Amadou Mbow. C’est un drame franco-sénégalais qui relate un sujet d’actualité : l’émigration. Nous avons apprécié ce film qui mêle originalité et dénonciation. Pour autant certains aspects cinématographiques peuvent heurter la sensibilité de certains spectateurs. Donc nous lui attribuons la note de 8/10.
En effet, l’histoire se déroule à Dakar au Sénégal, dans les quartiers défavorisés où l’on suit l’histoire d’Ada et Souleiman. Deux amants dont l’histoire est impossible car Ada est déjà promise à Omar, un homme riche vivant en Italie et Souleiman voulant assurer un avenir meilleur à sa famille, décide secrètement, lui et ses amis, de partir un soir en mer afin d’atteindre les côtes espagnoles. Après leur départ, Ada n’a plus de nouvelles de son bien aimé jusqu’à son mariage où un incendie interrompt la fête, Souleiman est le principal suspect... Après cela une étrange maladie se repend.
Notre analyse se focalisera sur les conditions de la femme évoquées dans ce film. Ada nous apparait comme une jeune femme soumise à l’autorité parentale, en effet, nous assistons à son mariage arrangé avec Omar dans le but d’avoir un avenir meilleur et assuré financièrement. Ada et Omar se retrouvent dans un hôtel particulier au bord d’une piscine où Omar offre un smartphone à sa future femme pour symboliser l’avenir qui l’attend. Mais Ada ne porte pas attention à ce présent, nous découvrons donc qu’ils ne se connaissent pas ou très peu et surtout qu’ils n’ont pas d’attirance l’un pour l’autre. Lors du mariage, une grande fête est organisée au domicile d’Omar. Sa grande maison luxueuse que nous visitons est en contraste avec le quartier d’Ada. Nous assistons alors à une conversation entre Ada et ses amies Fanta et Dior, Ada leur confie ses inquiétudes face à son mariage car ce n’est pas avec cet homme qu’elle envisage son avenir. Ada ne veut pas de ce mariage d’intérêt, alors que Fanta lui conseille de profiter un maximum de la richesse de son mari. Nous voyons donc que le mariage arrangé fait partie intégrante de la société. Pour certaines femmes, cela représente un fardeau tandis que pour d’autres c’est une opportunité.
La personnage principal est aussi soumise à l’autorité maritale. En effet Après la découverte du lien qui unissait souleiman et ada, Omar et sa famille exigent un test de virginité. Pour se marier la femme doit être vierge sinon le mariage est annulé. Ce passage montre aussi l’autorité maternelle puisqu’elle amène Ada faire ce test pour l’honneur de la famille. Le médecin renforce cette situation en disant : « félicitations votre fille est vierge ».
Ada est convoquée au commissariat pour expliquer sa relation avec Souleiman. Omar vient chercher sa femme mais celle-ci refuse de le suivre. Cela marque le passage d’une soumission à l’indépendance. Elle change donc son chignon pour des tresses bien dessinées, elle commence à travailler pour s’assumer seule ce qui montre sa détermination et son indépendance.
Ada refuse ainsi les pressions de la société pour s’épanouir dans l’indépendance.
La réalisation est adéquate et le réalisateur a bien traité les deux sujets principaux : la condition de la femme et les causes de l’émigration, les conditions du voyage des migrants. La cinématographie reflète un climat chaud et donc une atmosphère présente. Pour nous l’écriture est bien menée puisque les personnages utilisent le dialecte sénégalais, le français et l’anglais ce qui renforce la vraisemblance du film. De plus, l’intrigue est surprenante puisqu’elle se développe sans que l’on puisse se douter de sa fin. Ce film est réaliste, le contraste jour/nuit et l’omniprésence de la mer renforce l’aspect dramatique du film. Les costumes et les noms Fanta et Dior participent a l’intrigue puisqu’ils représentent la mondialisation et l’influence des pays nord sur les pays du sud. Cela incarne aussi l’objectif qu’ont les migrants en partant vers d’autres pays comme l’Espagne. La localisation du tournage est importante puisque l’Afrique est la principale zone d’émigration actuelle et permet aussi au spectateur de se retrouver dans Dakar et pas dans un monde créé de toutes pièces. La bande originale de Fatima El Qadiri est principalement composée du son des vagues pour prévenir et rappeler le départ des ouvriers. Les musiques participent à l’atmosphère en étant angoissantes et retranscrivent le suspense. De plus, cette bande originale est importante pour insister sur le message du film.
Nous admirons le courage dont Ada fait preuve face à une société réfractaire à l’indépendance féminine, dans le but d’acquérir enfin sa liberté. Nous recommandons ce film a toutes les personnes attirées par les sujets d’actualité et par la découverte d’autres cultures.
2020/01/08 16:31 #2019-atlantique-104
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille


ATLANTIQUE


Atlantique est un film dramatique franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en octobre 2019 ce premier long-métrage de la réalisatrice est récompensé par le prix du jury à Cannes.
Ce film évoque une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan, mais ces hommes périssent en mer, suite à cela une mystérieuse fièvre s'empare des filles. En effet nous découvrons plus tard que les esprits des noyés sont revenus. Issa, jeune policier, débute alors une enquête.
Ce film conte une histoire d'amour car à la fin du film Souleiman revient dire au revoir à Ada dans le corps d'Issa le policier, cela montre la puissance d'un amour entre deux personnes. Il offre également un regard sur la condition de la femme, comme le mariage forcé entre Ada et Omar.
Ce film aborde plein d’aspects humanitaires comme l’immigration qui est un sujet important de nos jours , des aspects comme des problèmes économiques comme nous pouvons le constater avec les ouvriers, la condition des femmes dans un pays en voie de développement.
Atlantique est un film intéressant à voir, mais il se dévoile sans qu’on comprenne toujours les enjeux réels. Car malgré les efforts de la réalisatrice Mati Diop, l’histoire demeure compliquée si nous ne percevons pas les détails pour comprendre le film.

Sophie TIREAU
2020/01/12 14:30 #2019-atlantique-105
Lycée Jean Rostand, Caen, académie de Caen
Atlantique » de Mati Diop, 2019 : un film décevant et caricatural.
Mame Sane qui joue le rôle d’Ada, est une jeune fille vivant dans un quartier de Dakar au Sénégal. Elle se retrouve anéantie lorsqu’elle apprend que son amant Ibrahima Traore jouant le rôle de Souleiman a pris fuite en bateau à l’étranger avec ses collègues ouvriers. Pendant ce temps, Ada est contrainte à épouser Omar. Suite à l’incendie qui s’est produit à son mariage, de nombreuses personnes tombent malades. Ada est prête a tout pour découvrir la vérité et pour retrouver Souleiman.

L’amour interdit, le thème le plus présent dans le film, tourne autour de l’amour impossible entre Ada et Souleiman. Premièrement, dans leurs culture et tradition, Ada et Souleiman ne peuvent pas avoir de relations avant le mariage, ils sont donc obligés de se voir en cachette et ne pas attirer l’attention sur eux. De plus, Ada étant une femme, ne peut pas choisir elle-même son mari, c’est à ses parents de choisir le mari idéal pour elle. Mais pour ses parents, l’homme idéal doit juste avoir de l’argent, ce qui fait totalement cliché qu’une fille ne puisse pas choisir son mari selon sa culture. Comme nous le montre une scène du film, la mère d’Ada oblige sa fille à épouser un homme car celui-ci a de l’argent et pour elle, si sa fille a de l’argent, alors elle sera heureuse. Elle devra donc épouser Omar, un homme riche habitant en Italie.

La migration est un autre thème qui fait basculer le film « réalisme » vers le « fantastique ». Dans Atlantique, la migration est du point de vue des personnes qui restent, on ne suit pas le voyage des ouvriers, ce qui est dommage. Dans énormément de scènes du film, nous trouvons une caméra subjective sur l’océan, comme si Ada attendait le retour de Souleiman en cherchant vers l’horizon, comme le soir où elle a su qu’il était parti, ce qui sème le doute, la peur et l’inquiétude. De plus, du point de vue de Souleiman, la mer peut lui représenter un obstacle, la liberté, le doute. La migration bascule ensuite dans le fantastique lorsque les ouvriers, qui sont mort lors de leurs voyages, deviennent des Djinns et reviennent faire surface dans le monde des vivants à Dakar (or dans l’islam, il n’y a pas d’esprits, les Djinns sont des créatures à part entière de Dieu). Une fois à Dakar ils s’emparent des corps des jeunes filles. Comme on peut le voir dans la scène où les jeunes filles sont possédées par les ouvriers qui vont s’infiltrer chez leur patron pour récupérer leur argent, ce qui est insensé car tout le monde ne peut pas comprendre ce qu’il se passe dans le film si les spectateurs ne connaissent pas un minimum l’islam et cela peut les induire en erreur.

Le monde du travail, thème moins évoqué est aussi important. Dans la scène où les ouvriers partent, on peut voir un plan rapproché sur les personnages qui montre leurs émotions sur leurs visages. Dans de nombreux plans du film, la caméra est instable, ce qui fait rappel aux vies instables de ces jeunes hommes, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils prennent fuite, pour avoir une vie meilleure et pour pouvoir s’épanouir. Aussi, dans le camion, il y une alternance sur le plan centré sur les personnages et sur le plan centré sur la mer, c’est un champs/contre champs qui évoque leur destination.

Ce film est malheureusement incohérent et délivre un message caricaturale sur l’islam Encore une fois, comme dans beaucoup trop de films, une jeune fille musulmane est privée de liberté et va agir contre sa religion. De plus, le fait de parler des Djinns est positif, mais encore faut-il savoir ce que c’est…Par ailleurs, le film est manque de rebondissement et évolue trop sur le même rythme.


CALISKAN Zeliha / Seconde 8
2020/01/17 08:07 #2019-atlantique-106
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon

ATLANTIQUE


Ingrédients : *Un bol de vedettes
*Une cuillère à soupe d’amour
*Un zeste de frisson
*Un nappage d’eau limpide et calme
*Une pincée de 3 mois de salaires impayés
*Quelques grammes de culture sénégalaise
*Un sachet d’absence

Atlantique, ce met si délicat à préparer est tellement succulent qu’il vous sera impossible de ne pas vous délecter de son côté énigmatique. Je vous propose donc d’en lire la préparation avec la plus grande attention :
Dans un monde qui est le nôtre, mélangez un bol de vedettes appelées Ada, Souleiman, Dior, Fanta, Issa ou encore Omar, tous aussi talentueux les uns comme les autres, ainsi que quelques grammes de culture sénégalaise : vous obtiendrez alors l’amorce poignante d’un film accrocheur. De plus, leur histoire intense fera surchauffer vos méninges, alors soyez prêt !
Poursuivez en incorporant au plat une cuillère à soupe d’amour impossible qui donnera de l’intensité à votre récit : vous suivrez notre jeune héroïne d’à peine 17 ans, retrouvant son amant sur la plage à l’aube, leur amour interdit flamboyant sous la douceur du soleil matinal.
Ensuite, saupoudrez le tout d’une imposante pincée de 3 mois de salaire impayés, qui fera remonter du plus profond de votre âme le sentiment d’injustice et le désir obsessionnel de vengeance envers votre employeur.
Ajoutez-y par la suite un zeste de frisson, qui donnera le goût de la curiosité à votre mixture mais également celui de l’émerveillement face à la beauté de la fusion lors de la danse entre la magnifique Ada et l’imposant Issa, inspecteur de police haut placé.
Enfournez le tout au niveau d’intrigue maximale pendant 105 minutes de tensions et de rebondissements.
Laissez reposer quelques temps. Puis, je vous conseille ensuite d’ajouter un nappage d’eau limpide et calme, identique aux plans de la pleine lune éclairant le calme océan dans la nuit reposante, symbolisant l’idéalisme d’une vie sans péripétie et sans aucun problème. Mais faites bien attention à ce que le nappage ne devienne pas trop bouillant, sinon il risque de devenir agité, auquel cas la mort viendra chercher celui qui y goûtera goulûment !
Je vous suggère aussi d’y ajouter un sachet d’absence car, malgré la représentation de la vie idéalisée par les plans de l’océan au repos, l’absence est très présente à partir du passage où Souleiman et ses amis ouvriers partent en mer et ne reviennent jamais. Ce soir là, l’océan est déchaîné comme pour signaler qu’il est triste et révolté suite à l’exil forcé des hommes africains non payés et de l’amour impossible d’un couple qui s’aime pourtant !
Pour finir votre recette, il est conseillé de lui donner le nom d’Atlantique pour que les secrets restent complets et que rien n’en soit dévoilé jusqu’à la fin de votre dégustation, afin de vous inviter à vous délecter de tous ses arômes.
Le résultat que vous obtiendrez sera si bouleversant et raffiné que vous en redemanderez encore et toujours. Avec quelques notes d’amères injustices délicatement incorporées par Mati DIOP, la réalisatrice de ce film, il vous semblera juste que ce chef d’œuvre soit primé encore plus qu’il ne l’est déjà.

Avis aux goûteurs amateurs : le goût de l’aventure vous étonnera plus que vous ne le pensez actuellement, alors il ne me reste plus qu’une seule recommandation :
Régalez- vous !


Aymie Ploy, 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse
2020/01/19 11:27 #2019-atlantique-107
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
D’emblée Atlantique évoque la misère, la pauvreté, l’exploitation des hommes au Sénégal.
Nous suivons d’abord l’histoire d’un groupe d’hommes, des manœuvres travaillant sur des chantiers immobiliers d’un quartier de Dakar en plein essor (la misère de ces hommes côtoie la vision de tours futuristes) et qui viennent réclamer leurs salaires impayés depuis longtemps. Leur patron refusant de les payer, ils décident de s’en aller, de remonter les côtes africaines jusqu’à l’Espagne pour trouver du travail et des conditions de vie meilleures – mais cela nous ne le comprenons qu’un peu plus tard, car nous ne les voyons pas embarquer. La grande originalité du film en effet est que nous n’assistons pas à leur périple, mais nous constatons leur absence : nous demeurons au Sénégal où restent leurs mères, amies, fiancées… et rapidement les seules figures du film sont des figures féminines. Le cinéaste filme donc l’absence, parti pris assez efficace.
Malheureusement, après cette entrée en matière plutôt marquante, le film s’éparpille en plusieurs registres peu cohérents : une trame vaguement policière (un des migrants serait-il revenu à Dakar où on croit l’avoir aperçu et où il aurait commis un forfait ?) une intrigue amoureuse, une atmosphère plus ou moins fantastique – alors que le film semblait dans la première demi heure donner dans un réalisme dénonciateur.
De la même manière le film va s’intéresser successivement à des personnages différents si bien que nous n’avons le temps de nous attacher à aucun et qu’aucun de ces caractères n’est vraiment approfondi. Un ensemble donc assez disparate et qui ne parvient jamais à susciter durablement l’intérêt du spectateur.
Du coup les longs plans montrant l’océan miroitant (assez réussis d’un point de vue esthétique) et dont on comprend bien l’intérêt puisqu’ils suggèrent la tragédie qui se joue quelque part sur les flots sont surtout sentis comme des temps morts.
Le sujet est tristement d’actualité, l’idée de départ consistant à filmer le destin des êtres demeurés sur place était intéressante, mais le film se disperse et devient vite très ennuyeux.
Lisa Schaeffer
2020/01/19 17:43 #2019-atlantique-108
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
ATLANTIQUE


Atlantique, est un film multi-primé. Sa réalisatrice, parisienne mais d’origine sénégalaise Mati Diop aura l’idée de retrouver ses origines pour son premier long métrage d’une heure quarante cinq, intéressant pour sa tournure réaliste et politique et l’impressionnante cassure qui amène un côté fantastique dans la réalisation.
En effet, le film illustre à la perfection les inégalités de classe sociale dans ce monde où on pourrait croire au chaos dans certaines scènes qui se déroulent en Afrique, là où les injustices sont flagrantes, soit en étant très pauvre soit en étant très riche.

Réalisé sur la côte dakaroise vous serez immédiatement pris dans le film de telle sorte à n’en décrocher seulement à la fin. Ce film nous racontera l’aventure d’Ada, une jeune dakaroise secrètement en couple avec Souleiman. Il est intéressant de relever le plan du soleil apparaissant plusieurs fois dans le film. Nous pouvons donc établir un lien entre le jeune homme Souleiman dont le prénom signifie « L’homme soleil » et le soleil qui après la mort du mort jeune homme pourrait l'incarner. Car effectivement on apprend à quelque minutes au début du film que le jeune homme décide de quitter son territoire natal en s'embarquant sur un bateau de fortune pour tenter de rejoindre l’Espagne après ne pas avoir été payé plusieurs mois de suite.

Comme nous l’avons dit en début de critique Ada va être confronté à un mariage organisé par ses parents avec un homme riche. Le soir de son mariage, elle était censée passer la nuit dans la chambre de noce qui est volontairement brûlée par un individu inconnu. C’est à ce moment du scénario complet que l’imaginaire, l’irréel débute amenant l’entrée en scène de personnages étranges incarnant les âmes des naufragés dans l’Atlantique.
Un agent de police chargé de l’affaire découvre après la plainte d’un homme fortuné que le patron qui ne payait pas ses employés, se plaint d’avoir été agressé par de jeunes femmes semblant être possédées.
Nous pouvons relever une scène palpitante et pleine d’émotions lorsque l’homme aisé se doit d’enterrer leurs compagnes de sorte à s’assurer d’une vie tranquille sans fantômes qui le pourchasseraient.
En conclusion, c’est un film plein d’émotions, rempli de contretemps, surprenant à regarder, évoquant l’actualité locale et même mondiale quant aux inégalités sociales en mêlant réalisme social et registre fantastique.
Fabien BESSE Léandre CURT Chaïnez RINER
élèves de 2nde 11 , Lycée Carriat, Bourg en bresse, Académie de Lyon
2020/01/19 17:47 #2019-atlantique-109
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
Critique sur Atlantique

« Atlantique » est un film de Mati Diop qui a été multi primé au festival de Cannes. Ce film mêle réalité tragique et fiction. Il met en avant l’absence de personnes aimées et des retrouvailles plutôt spéciales.
Vous pourrez suivre l’histoire d’une jeune femme de 17ans, Ada promise en mariage à un homme riche cependant son cœur est déjà pris par Souleiman, un jeune homme travaillant pour un riche employeur qui ne l’a pas payé depuis plusieurs mois. Ce manque d’argent le pousse à tenter la traversée de l’Atlantique. Son destin reste encore inconnu, a-t-il réussi la traversée dangereuse de cet océan ? Les jours qui précèdent le mariage d’Ada la terrible nouvelle est parvenue par des pêcheur locaux, face à l’océan déchaîné : l’embarcation a coulé. Mais durant le mariage un incendie est déclaré et des personnes présentes à ce moment auraient aperçu Souleiman comme un revenant venu sauver sa bien-aimée. Qui croire ?
Le pari de ce film est audacieux : partir d’une situation réaliste actuelle vous fait vous sentir plus proche des personnages comme par exemple celle des travailleurs et de leur exil forcé qui peut vous semblez stupide car traverser l’océan Atlantique extrêmement hostile et imprévisible parfois peut être comparé à un suicide mais pour eux c’est une tentative pour se libérer et vivre mieux. Vous pourrez aussi être embarqué dans une aventure fantastique et poétique et voir de magnifiques plans de l’océan parfois calme, parfois agité qui reflètent les émotions transmises durant le film comme la joie lorsque la mer est calme ou la colère et la révolte quand il se déchaîne. Ces plans le font apparaître comme un véritable personnage et montrent à la fois sa culpabilité envers tous les morts pris dans ses eaux mais aussi son innocence car ce n’est pas entièrement sa faute si des drames se produisent, la cupidité et le cynisme des hommes étant également responsables des malheurs des hommes.
Cependant, ce film n’a pas que des bons points, parfois le rythme semble trop lent à mettre en place des personnages mais la complexité de l'intrigue le rend prenant car il réussit à alterner intrigue amoureuse et enquête policière sur fond de réalité politique et sociale. Vous pourrez aussi voir les conditions de vie difficiles dans des pays en développement. Sur certains points ce film est presque documentaire évoquant la vie de travailleurs africains candidats à l’émigration mais il introduit une touche de surnaturel avec la présence d’esprit venus tourmenter les vivants pour se venger d’eux. La réalité tragique de l’émigration pourra vous faire sentir chanceux et la fiction pourra vous faire voyager.
Bastien LESTANG
Jean-Emmanuel LAPORTE
élèves de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse

2020/01/19 18:04 #2019-atlantique-110
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
ATLANTIQUE


Atlantique, est un film multi-primé. Sa réalisatrice, parisienne mais d’origine sénégalaise Mati Diop aura l’idée de retrouver ses origines pour son premier long métrage d’une heure quarante cinq, intéressant pour sa tournure réaliste et politique et l’impressionnante cassure qui amène un côté fantastique dans la réalisation.
En effet, le film illustre à la perfection les inégalités de classe sociale dans ce monde où on pourrait croire au chaos dans certaines scènes qui se déroulent en Afrique, là où les injustices sont flagrantes, soit en étant très pauvre soit en étant très riche.

Réalisé sur la côte dakaroise vous serez immédiatement pris dans le film de telle sorte à n’en décrocher seulement à la fin. Ce film nous racontera l’aventure d’Ada, une jeune dakaroise secrètement en couple avec Souleiman. Il est intéressant de relever le plan du soleil apparaissant plusieurs fois dans le film. Nous pouvons donc établir un lien entre le jeune homme Souleiman dont le prénom signifie « L’homme soleil » et le soleil qui après la mort du mort jeune homme pourrait l'incarner. Car effectivement on apprend à quelque minutes au début du film que le jeune homme décide de quitter son territoire natal en s'embarquant sur un bateau de fortune pour tenter de rejoindre l’Espagne après ne pas avoir été payé plusieurs mois de suite.

Comme nous l’avons dit en début de critique Ada va être confronté à un mariage organisé par ses parents avec un homme riche. Le soir de son mariage, elle était censée passer la nuit dans la chambre de noce qui est volontairement brûlée par un individu inconnu. C’est à ce moment du scénario complet que l’imaginaire, l’irréel débute amenant l’entrée en scène de personnages étranges incarnant les âmes des naufragés dans l’Atlantique.
Un agent de police chargé de l’affaire découvre après la plainte d’un homme fortuné que le patron qui ne payait pas ses employés, se plaint d’avoir été agressé par de jeunes femmes semblant être possédées.
Nous pouvons relever une scène palpitante et pleine d’émotions lorsque l’homme aisé se doit d’enterrer leurs compagnes de sorte à s’assurer d’une vie tranquille sans fantômes qui le pourchasseraient.
En conclusion, c’est un film plein d’émotions, rempli de contretemps, surprenant à regarder, évoquant l’actualité locale et même mondiale quant aux inégalités sociales en mêlant réalisme social et registre fantastique.
Fabien BESSE Léandre CURT Chaïnez RINER
élèves de 2nde 11 , Lycée Carriat, Bourg en bresse, Académie de Lyon
2020/01/21 11:16 #2019-atlantique-111
Lycée PRO André Honnorat, Barcelonnette, académie de Aix Marseille
L'histoire se passe à Dakar, de nos jours, au Sénégal.

C'est l'histoire d'amour d'une jeune fille prénommé Ada, et d'un jeune homme, Souleiman.
Souleiman travaille sur le chantier de construction d'une tour moderne et luxueuse. Au bout de quatre mois, les travailleurs sont à bout car ils n'ont toujours pas reçu leur salaire. Ils décident de tout quitter et de partir en pirogue sur l'Atlantique dans l'espoir de rejoindre l'Espagne pour avoir une vie meilleure.
Pendant ce temps, Ada est forcée de se marier avec Omar, un jeune homme riche mais qu'elle n'aime pas. Ce mariage permettrait une meilleure situation financière pour la famille d'Ada.
Juste avant son mariage, Ada apprend que Souleiman est mort en mer. La tristesse la ronge.

C'est alors que des événements inexplicables surviennent : le fantastique se mêle alors à la réalité.
Le jour du mariage d’Ada, son lit nuptial prend feu. Plus tard, les amies d’Ada, dont les amoureux sont partis en mer avec Souleiman, sont prises de fièvres inexplicables. On les voit errer à travers la ville, les yeux révulsés : elles se rendent dans la riche demeure du propriétaire du chantier pour réclamer le salaire dû à leurs fiancés.
Ada, de son côté, reçoit sur son téléphone portable un message mystérieux venant de Souleiman, qui affirme être revenu en ville.
Peu à peu, le spectateur comprend la réalité : ce sont les esprits des disparus en mer qui son revenus habiter ceux qui sont tourmentés par leur disparition. Avant de partir définitivement dans l’au-delà, ces hommes sont venus réclamer ce qui leur manquait le plus avant leur départ en mer : de l’argent pour faire vivre leur famille pour la plupart d’entre eux, et l’amour d’Ada pour Souleiman, qui ne peut quitter la vie sans lui adresser un dernier au-revoir.
C’est en prenant possession du corps du jeune policier chargé de l’enquête de l’incendie que Souleiman va pouvoir offrir une nuit d’adieux à Ada. En se donnant à Souleiman, la jeune fille conquiert sa liberté, rompant avec sa famille et avec le mariage arrangé qui ne l’aurait jamais rendue heureuse. Elle décide de se vivre désormais seule, de travailler et de faire ses propres choix dans la vie.


- L'histoire d'amour entre Ada et Souleiman, sortes de Roméo et Juliette modernes, est très émouvante. La caméra filme ces jeunes gens de manière sensible. Ils sont beaux, tendres. Le spectateur s’identifie à la mélancolie d’Ada et de Souleiman, qui savent déjà qu’ils ont tout perdu, mais continuent de s’aimer au-delà de la mort.

- L'atmosphère fantastique crée du suspens et des frissons. Le spectateur ne s’attend pas du tout à ce que film, plutôt réaliste, bascule subitement dans le fantastique. Les femmes possédées sont véritablement effrayantes, le film est convaincant de ce point de vue-là.

- Ce film nous permet de voir le Sénégal moderne, de découvrir des paysages et des façons de vivre différentes des nôtres. On voit l’opposition entre des rues vraiment urbanisées et des quartiers plus modestes qui ressemblent à des villages, avec des animaux en liberté, des charrettes. Les conditions de vie sont difficiles, on voit que les familles d’Ada et de Souleiman vivent dans des habitations sans aucun confort. En revanche, le jeune Omar vit dans le luxe. Il y a de très fortes disparités dans les niveaux de vie.

- Les acteurs, tous non professionnels, sont très convaincants. Ils incarnent vraiment leur personnage. Nous ressentons les doutes du jeune inspecteur de police, la prétention d’Omar, l’assurance du commissaire, l’esprit étroit de l’amie d’enfance d’Ada, l’indépendance de son amie Dior... Tous sont attachants à leur manière.

- Nous nous identifions au personnage d'Ada, une jeune fille libre qui n'est pas prête à renoncer à ses valeurs pour un mode de vie confortable. Ce film porte un message important sur la condition des femmes. Le groupe d’amies d’Ada l’aide à comprendre petit à petit ce qu’elle souhaite dans la vie, comment devenir une femme autonome, qui parvient à se défaire du poids de la tradition, des familles et des hommes.

- Le film est original. Il y a des jeux visuels sur les reflets et la lumière qui sont poétiques et bien trouvés. Les faisceaux de lumière qui traversent Ada dans le bar du bord de mer et la plongent dans la mélancolie semblent aussi toucher le spectateur. Les jeux sur les miroirs et les reflets, qui nous permettent de comprendre la véritable identité des disparus, sont émouvants car ils nous font comprendre à quel point les femmes souffrent de l’absence et doivent plonger en elles pour faire ce travail de deuil. Enfin la présence de la mer, sonore et visuelle, envoûte définitivement le spectateur...

2020/01/22 11:43 #2019-atlantique-114
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
Lycée Jesse de Forest, Avesnes sur Helpe, académie de Lille
Decrucq-Wallet 2D3
Kalycia Critique du film Atlantique

Atlantique est un film franco-sénégalais sorti le 16 mai 2019.
C’est le 3e long métrage dramatique de Mati Diop, qui est une comédienne et réalisatrice née à Paris le 22 juin 1982.

Atlantique est un film puissant dans lequel Mati Diop fait surgir le fantastique au sein du récit initial. Ce film ambitieux et original a remporté le grand prix de Cannes. Ses acteurs principaux sont Mama Sané qui joue Ada et Ibrahim Traoré qui fait Souleiman.

Il conjugue le social, la romance, l’enquête policière et le fantastique :
D’abord, en premier lieu, il nous montre la réalité géopolitique à Dakar puisque la jeunesse est orientée vers l’exil car les employés d’un chantier pour une tour ne sont plus payés depuis des mois.
Ensuite, c’est aussi un conte éblouissant et une magnifique histoire d’amour entre Ada et Souleiman, un des jeunes employés qui travaille sur le chantier. Mais Ada a déjà été promise à Omar, un homme riche qui gère des affaires en Italie. Leur mariage arrangé aura lieu d’ici peu. Malheureusement, par la suite, les employés embarquent en pirogue et traversent l’océan pour immigrer vers l’Espagne mais celle-ci coule. Aucun d’entre eux ne survit.
Puis, nous assistons à la scène du mariage et le lit nuptial brûle mystérieusement. Une enquête est donc lancée pour retrouver le coupable.
Pour finir, Mati Diop nous embarque dans une histoire de maladie curieuse, de revenants, de djins et de femmes possédées par les hommes morts dans l’océan car ils veulent obtenir leur vengeance.
Des forces surnaturelles apparaissent lorsque les morts se manifestent à travers les femmes, aux yeux vides comme des zombis, venant réclamer chez l’employeur l’argent qu’il leur devait, puis en brûlant le chantier de la tour.

Mon impression : Je trouve que dans ce film, il y a trop de plans répétitifs sur la mer et de trop longs plans sur la nuit également.
Selon moi, le mélange des genres reste un peu maladroit donc le scénario est chaotique et on peine à comprendre l’histoire au début.
La narration du récit est confuse et n’est pas maîtrisée.
Néanmoins, la fin du long métrage est réussie et le montage est intéressant.

Atlantique reste surprenant et le film est doté d’un bon jeu d’acteur :
Le personnage d’Ada est vraiment très émouvant. La voix-off à la fin est aussi touchante.
La musique enchanteresse est bien associée à de magnifiques plans sur l’océan et les paysages sont réalistes et authentiques.

Pour finir, même si elles comportent quelques défauts et qu’elles sont parfois trop longues, les scènes sont assez jolies et poétiques.
J’attribue au film la note de 6,5/10.
2020/01/23 18:06 #2019-atlantique-114-1
Lycée d'Alembert, Paris, académie de Paris
Atlantique, la vengeance des âmes perdues

Dans une banlieue populaire de Dakar au Sénégal, les ouvriers d'un chantier de construction sans salaire depuis deux mois, decident de quitter le pays vers l'Europe pour un avenir meilleur. Parmi eux, Souleiman l'amoureux d' Ada, qui est promise à un autre homme mais alors que la nouvelle de leur naufrage commence à enfler d'étranges phénomènes se produisent. Son mariage de force avec un jeune riche nommé Omar va déclencher des drames autour d'elle. Tout le film se déroule en Wolof.

C'est un film fantastique, interessant mais un peu confus et assez long.
C'est l'histoire d'un amour impossible entre Ada et Souleiman lorsque celui-ci subit un naufrage avec ses compagnons. La vie va prendre un autre tournant pour tous les personnages. Le début du film est plutôt original car on parle d'une histoire d'amour pas comme les autres. Mais le fait que le film soit dramatique et fantastique rend la transition confuse. L'histoire prend une tournure triste lorsque apprend que Souleiman a quitté Dakar sans lui faire ses adieux et qu'il va périr en mer. Les nombreux plans de la mer la montrent comme un moyen d'échapper aux problèmes et de prendre un nouveau départ. C'est ainsi que l'on peut comprendre le titre du film. Mais c'est aussi dans l'océan que l'on meurt.
Le film est confus : le côté fantastique est parfois difficile à comprendre. À la mort des ouvriers en mer, les femmes sont « contaminées » par leurs fantômes, venus réclamer leur dû. On met un peu de temps à comprendre ce qui se passe. Mais lorsque l'intrigue policière s'en mêle on comprend mieux l’enjeu de ces «incarnations fantomatiques ».

Atlantique est un film social qui traite de la misère sociale, de l'émigration clandestine mais aussi des traditions et de la difficile place des femmes au Sénégal. Les paysages, la musique nous captivent. Les comédiens, amateurs, sont tous très bons. Mati Diop, Franco-Sénégalaise de 37 ans a voulu faire parler les morts mais ce n'est pas toujours très cohérent mais elle a surtout réussi à faire parler les femmes. Le film a reçu le grand prix à Cannes.

Elisabete Fernandes Rosa, Jessica Cabral Gomez et Alexandra Janin (1ST2S2, Lycée d'Alembert, Paris)
2020/01/24 14:05 #2019-atlantique-115
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
 
Atlantique de Mati Diop est l’histoire d’une jeune fille nommée Ada qui doit épouser Omar un homme riche et orgueilleux. Mais Ada aime Souleiman qui est pauvre. Un jour Souleiman prend la mer avec quelques hommes pour trouver un travail en Espagne.
Le jour du mariage, organisé par les parents d’Ada entre elle et Omar, un incendie se déclenche. L’inspecteur Issa Diop arrive et conclut que Souleiman est responsable de l’incendie.
Avec Atlantique, Maty Diop réalise son premier long métrage qui a reçu le « grand prix du jury » au festival de Cannes 2019. C’est un film qu’on peut qualifier de dramatique. Atlantique est un film où l’on voit l’océan tout le temps que ce soit au début ou à la fin . C’est comme si l’océan faisait partie intégrante de l’histoire . Par exemple, dans la scène où Ada  est avec Souleiman sur la plage, on entend le bruit des vagues et à ce moment là Souleiman ne regarde pas Ada mais l’océan car il compte partir pour un avenir meilleur.
Il y a beaucoup de plans larges pour montrer la vie sénégalaise tels que les plans sur le chantier où l’on voit les travailleurs en plein travail ou quand Ada est avec ses amis sur la plage. On parle aussi des Djinns, de zombies et d’esprits dans la scène où les femmes, proches des hommes partis en mer, se sont fait posséder par ces derniers la nuit.
Ce film traite des migrants  avec leur difficile condition de vie dans leur propre pays. Souleiman n’a pas été payé depuis plusieurs mois par son patron.
Il traite également du droit des femmes avec par exemple le mariage forcé. Dans ce film on voit qu’Ada subit beaucoup . Premièrement elle ne prend pas part à la décision de Souleiman quand il compte partir sans lui dire au revoir, deuxièmement avec son mariage forcé puisqu’elle ne peut pas choisir elle-même son mari et enfin lorsqu’elle elle est emprisonnée pour complicité avec son amant.
Mais à la fin c’est Ada qui prend sa vie en main, lorsqu’elle dit cette phrase : « Je sais qui je suis . Mon nom est Ada ».
Mohammed Boussouh , 2MRC2
2020/01/24 14:50 #2019-atlantique-116
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Atlantique a été réalisé par Mati Diop en 2019 au Sénégal . C’est un long métrage qui a été choisi pour participer au festival de Cannes et la réalisatrice a d’ailleurs remporté le Grand Prix du jury.

C’est l’histoire de jeunes garçons qui vont migrer vers l’Espagne à cause de la vie difficile au Sénégal et de trois mois de salaires impayés par leur employeur M. N’Diaye. Les jeunes hommes vont prendre la mer mais cela ne va pas se passer comme prévu.
Le personnage principal est Ada une jeune fille éperdument amoureuse de Souleiman, un des jeunes garçons qui a fui son pays.

C’est un film que je ne serai jamais allée voir en dehors du cadre du prix Jean Renoir, mais je ne regrette pas d’y être allée car j’ai beaucoup apprécié Atlantique .
Au début le film est calme, tout comme l’océan et devient fantastique puis dramatique, on est surpris, on ne s’y attend pas du tout .

Le film est à la fois beau et triste car le couple que forme Souleiman un des pêcheurs et Ada le personnage principal est à la fois passionnel et impossible à cause de Omar un homme à qui elle est destinée.

Avec ce film on comprend que les migrants n’ont pas toujours de chance et que les personnes proches des migrants, ceux qui restent, ne le vivent pas très bien . On le ressent avec les femmes qui sont restées au Sénégal et qui n’ont pas été prévenues de leur départ. Elles se sentent seules, abandonnées et impuissantes.

Personnellement j’ai compris que les garçons étaient morts au moment où Omar nage sereinement dans la piscine d’eau douce et calme, ce qui contraste avec la scène où l’on voit la mer très agitée de l’Atlantique et une musique macabre qui nous signe la mort des pêcheurs.

Ce film a été réalisé pour nous sensibiliser à la question des jeunes hommes migrants qui doivent quitter leur pays pour gagner leur vie mais aussi à celles des mariages forcés des femmes qui doivent rester au pays.


Fatoumata Coulibaly, 2MRC2
2020/01/24 14:51 #2019-atlantique-117
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Atlantique est l’histoire d’une jeune fille qui se nomme Ada et qui vit à Dakar. Ce film a été réalisé par Mati Diop et tourné au Sénégal. Ce premier long métrage a reçu le Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2019.

Atlantique raconte la vie d’une bande de jeunes garçons dont les salaires sont impayés depuis plusieurs mois et qui décident de migrer en Espagne dans l’espoir d’une vie meilleure. Ce film dénonce également le mariage forcé : en effet Ada doit épouser un garçon riche et orgueilleux qui se nomme Omar, alors que son seul amour est Souleiman .


Dans ce long métrage, nous suivons Ada, nous la voyons vivre auprès de l’homme qu’elle aime, elle est heureuse. Puis, tout bascule pour Ada, Souleiman n’est plus là et ses parents l’obligent à épouser Omar. Même si quelques unes de ses amies pensent qu’Ada a beaucoup de chance d’épouser une homme riche, ce mariage forcé ne convient pas du tout à notre héroïne. Elle se sent prisonnière.

L’océan est un élément très important dans le film. Il apparaît en plan d’ensemble, en arrière plan très souvent et on entend régulièrement le bruit des vagues plus ou moins fort . On le reconnaît dans les jeux de lumières dans la boîte de Fanta. L’Atlantique est omniprésent .

Le film bascule dans le fantastique au moment où les femmes restées au Sénégal après la mort des migrants, commencent à être possédées par leurs esprits. Les garçons morts en mer cherchent à travers elles à se venger et à obtenir réparation auprès de leur ancien employeur. Cette entrée inattendue dans le fantastique nous surprend et renforce l’intérêt d’Atlantique .

C’est un film que je serai pas spécialement allée voir au cinéma mais que je ne regrette pas d’avoir vu car c’est un très beau film, bouleversant qui transmet beaucoup d’émotion . Il m’a plu car on ne s’attend pas à ce qu’il y ait du fantastique comme la scène où les garçons, morts en mer, prennent possession des esprits des filles et les transforment en zombies.

Clara Guérard, 2MRC2
2020/01/28 09:59 #2019-atlantique-118
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Atlantique, de Mati Diop , a été réalisé en 2019. Le film s'adresse à un public très large pour quiconque souhaite découvrir la culture sénégalaise. C'est le premier long métrage de la réalisatrice et elle a reçu le Grand Prix du jury au festival de Cannes.

L'histoire se passe au Sénégal, à Dakar et raconte la vie de jeunes gens dont le personnage féminin principal est Ada. Elle aime profondément un jeune homme, Souleiman mais les parents de la jeune fille l’ont promise à Omar, un homme riche et puissant qui assurera l’avenir de leur fille. Ada ne veut pas de ce mariage forcé et elle montre son mécontentement.
Puis, elle apprend la mort de Souleiman et des autres pêcheurs partis en mer pour rejoindre l’Espagne et prétendre à une vie meilleure. Est ce que Ada décidera de prendre sa vie en main ?

Le titre « Atlantique » est le reflet de l’histoire qui tourne autour de l’océan.
C’est une saga sociale qui devient fantastique au fur et à mesure que le drame se déroule.
Lorsque l’on voit à l’écran, les esprits des morts posséder et contrôler ceux des femmes, cela fait peur, elles ont les yeux révulsés et se transforment en zombis, afin de réclamer au patron des jeunes hommes les trois mois de salaires qui leur sont dus. L'inspecteur, Issa, chargé de l’enquête est possédé lui aussi, ce qui va l’aider à trouver les incendiaires.

J'ai bien aimé les cadrages , les plans dans ce film, les gros plans et le travelling sur l'océan Atlantique ainsi que les gros plans sur les personnages pour montrer leurs sentiments .

A la fin Ada prend définitivement sa vie en main .

Salma Ait Biddouch, 2Mrc2
2020/02/02 16:44 #2019-atlantique-119
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
Briançon mercredi 27 novembre 2019
Chère Mati Diop,

En tant que participante au prix Jean Renoir j’ai été invitée à voir votre film «Atlantique» couronné au Festival de Cannes en cette année 2019 lors de la 72ème édition.

Celui-ci se déroule dans la banlieue de Dakar au Sénégal, un pays que vous connaissez bien étant vous-même une actrice et réalisatrice franco-sénégalaise. Dakar est ainsi un double symbole car il fait partie de votre culture mais également cette ville est un exemple des inégalités avec le fort contraste entre riches et pauvres. Le paysage est fragmenté entre grands édifices qui rappellent les grandes villes mondiales et de très modestes bâtiments non loin de là. On peut observer ce paradoxe dans le film avec le passage où Ada retrouve son mari Omar, symbole de l’homme riche et matérialiste, sur la terrasse d’un bar assez luxueux et son retour chez elle, milieu modeste avec une chambre sans fenêtre et assez précaire.

Votre film «Atlantique» décrit une histoire d’amour entre deux jeunes Sénégalais, Souleiman et Ada. Nous les découvrons au début du film, lors d’un passage romantique. Est-ce leur première rencontre ? A la façon dont ils se dévorent des yeux alors qu’un train les sépare, cela ne semble pas être le cas. On a ainsi une vision subjective car les jeunes amoureux ne s’aperçoivent uniquement qu’entre deux wagons. Néanmoins, si cette histoire d’amour était simple et paisible, il n’y aurait aucun intérêt et donc aucun film. Leur romance est impossible car la belle Ada est promise à un autre, Omar. Cela institue le contraste entre la culture et ses traditions et la modernité que l’on aperçoit par exemple avec le prénom des amies d’Ada, Dior et Fanta. Leur histoire d’amour ne verra donc pas le jour. Cela est d’autant plus dramatique car Ada, refusant d’écouter ce que Souleiman a à lui dire (son départ en bateau), les deux jeunes gens ne se diront jamais réellement au revoir. Ainsi la jeune femme ne pourra faire son deuil que lors de sa nuit d’amour avec le policier possédé par Souleiman. L’histoire d’amour entre eux rythme le film, Ada ne pensant sans cesse qu’à revoir l’homme qu’elle aime. On peut regretter cependant le fait que Souleiman n’apparaît pas assez dans le film alors qu’il est un personnage important de l’histoire.

De plus, je regrette le carrefour et le mélange des genres entre policier, fantastique, politique, social, romantique.... Pourquoi un tel mélange ? Cela est peu cohérent notamment lorsque l’on passe d’une action réelle au moment où l’on apprend l’existence des djinns (créatures surnaturelles issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique capables d’influencer spirituellement ou mentalement le genre humain). Les femmes du village commencent alors à être possédées par les hommes disparus en mer dans le naufrage de leur pirogue. Le récit bascule alors dans le fantastique et le film change brutalement de ton. On passe d’un long-métrage qui au début prend une tonalité politique d’ordre social : les hommes réclament leur salaire car ils sont exploités, ils se révoltent contre cette injustice et décident de migrer par l’océan Atlantique, obligés de fuir pour trouver une meilleure vie ailleurs, à un film fantastique avec l’arrivée des djinns. Les femmes sont possédées (on le voit avec leurs yeux blancs et leurs tremblements, elles rentrent en transe lors de leur transformation) et veulent se venger. Ce côté fantastique voire surréaliste rend le film moins poignant. On peut relever une incohérence dans le scénario : en effet, ce sont essentiellement des femmes qui sont possédées par les hommes naufragés or pourquoi le policier est-il possédé par Souleiman ? Ces détails rendent le film par moment peu lisible. Alors nous perdons un peu la trame de ce récit tragique.

Le départ en pirogue des jeunes employés révoltés est évoqué mais sans insistance de votre part, de même que le naufrage. Ce sont à ce moment la, que les images de ces femmes sénégalaises remplient de désespoir parlent. Même si la pirogue n'est pas filmée, de nombreux plans de la mer nous guident à travers ce voyage. Les vagues, le soleil et la musique nous transportent dans l’immensité de l'océan. Au début du film les clapotis de l'eau, la chaleur étouffante du soleil et les couleurs chaudes qu'il diffuse dans le ciel nous mettent en confiance. Puis ces images se transforment en grandes vagues, le vent vient fouetter la caméra, le ciel est couvert et la musique plastique de Fatima Al Quadiri nous laisse entendre comme l’écho de cris et nous amène vers la possibilité qu'il soit arrivé quelque chose à cette embarcation. L' eau devient alors une forteresse infranchissable aussi effrayante qu’envoûtante. Ces plans quelque peu redondants de l'océan apparaissent donc comme la métaphore du voyage en pirogue, ils laissent place à l'imagination du spectateur.

Alors malgré une histoire par moments incohérente et surfaite ce film reste tout de même une dénonciation des conditions de vie des pays défavorisés et des inégalités avec les pays du Nord, un combat qui frappe notre planète avec l'actuelle mondialisation. Il aborde la migration de façon poétique et nous touche avec une histoire d'amour déchirante entre les personnages joués par les superbes Mame Sané et Ibrahima Traoré. Le jury l'a prouvé lors du festival de Cannes en vous décernant le grand prix 2019. On peut donc en conclure qu'avec ce récit de fantômes vous avez marqué les esprits !

Bien cordialement Charlène ROUX et Louna BAPTISTE
2020/02/09 21:30 #2019-atlantique-120
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
Quoi de plus beau et poétique que l'océan ? Une source d'eau qui semble s'étendre à l'infini d'un bleu si profond que c'en est terrifiant. L'océan est sûrement l'un des éléments de la terre des plus complexes. Il est imprévisible, dangereux, magnifique et en même temps vital pour les être humains. C'est ce que représente Atlantique, la poésie et la tragédie de l'océan.

Mati Diop, actrice et réalisatrice française et sénégalaise, a réalisé en 2010 son deuxième court-métrage intitulé Atlantiques qui racontait la traversée en mer d'un jeune migrant depuis les côtes sénégalaises. En 2019, elle approfondit le sujet dans un long métrage : Atlantique est tourné dans la ville de Dakar au Sénégal, un pays pauvre où de nombreux jeunes se retrouvent contraints aux émigrations clandestines.

Le film a une portée émotionnelle et des personnages attachants. On suit l'histoire d'amour de deux Sénégalais, Ada et Souleiman, ainsi que l'histoire d'un groupe de jeunes hommes, dont Souleiman, qui travaillent dans la construction d’immeubles pour M. N'Diaye qui ne les paie pas. Alors, ces jeunes ouvriers sans salaire depuis plusieurs mois décident de partir en pirogue en Espagne. On apprend par la suite, dans une scène a mi-chemin entre le rêve et la réalité, que la pirogue a coulé et que le corps de Souleiman a été retrouvé par des pêcheurs. La mort est une chose à laquelle personne n'aime penser, elle fait peur et quand elle prend l'un de nos proches, nous ressentons une douleur insoutenable. Cette souffrance est ressentie par toutes les filles qui ont perdu leur amour et leurs amis. Ada est promise à Omar, un homme riche et c'est à ce moment qu'on remarque que les amies d'Ada ne sont pas de vraies amies à l'exception de Dior (qu'on pourrait associer à son ange gardien car c'est elle qui lui donne tous les conseils et qui lui dit toujours quoi faire comme si elle savait ce qui allait se passer). Après le mariage d'Omar et Ada apparaît une succession d’événements étranges, comme le lit de leur chambre nuptiale qui prend feu et le fait que des témoins annoncent avoir vu Souleiman. Un inspecteur est chargé de résoudre l'enquête. Mati Diop nous embarque alors dans une dimension fantastique avec une histoire de revenants, de femmes possédées et de djinns.

Mati Diop relève le défi de mélanger deux genres complètement différents : le réalisme du drame social, avec les migrations clandestines ou les conditions de travail, puis le fantastique avec les revenants. Cependant, pour les Sénégalais, ce qui se passe dans le film n'a rien de fantastique puisque cela fait partie de leurs croyances traditionnelles animistes. En effet, le fantastique fait partie de Dakar. Il n’y a pas de séparation entre le visible et l’invisible, entre les vivants et les morts, c'est ce qu'a voulu représenter Mati Diop dans son film.

Atlantique est un film d'une grande beauté qui contient de remarquables qualités esthétiques avec l'alternance de magnifiques plans de la ville de Dakar et de l'océan, aussi terrible que paisible. Il y a aussi un jeu des miroirs qui sont révélateurs de la véritable identité des personnages. On voit ce magnifique jeu de miroir dans la scène où le policier, possédé par Souleiman, couche avec Ada. Dans cette scène, tous les plans sont concentrés sur le miroir pour justement visualiser Souleiman et non plus le policier qui, à ce moment-là, n'existe plus.
Le film contient des qualités sonores comme par exemple le son des vagues qui revient de nombreuses fois dans le film, ce son est accompagné d'une musique plutôt douce le jour et d'une musique plus stressante voir agaçante la nuit. C'est d'ailleurs dans la nuit que les morts reviennent, cela produit un effet davantage troublant et inquiétant.

Enfin, nous trouvons que c'est un film original et surprenant qu'a réalisé Mati Diop. On pourrait s'attendre à ce que le mélange des genres soit maladroit mais nous pensons au contraire qu'il est maîtrisé. Nous vous conseillons donc ce film si vous recherchez un film émouvant avec des personnages attachants, une intrigue captivante, qui dénonce les problèmes politiques et la place de la femme au Sénégal, mais aussi surprenante et avec un petit côté divertissant avec le fantastique. Un scénario bien pensé, de bons acteurs, de magnifiques scènes accompagnées d'admirables poèmes, c'est satisfaites et avec un sourire ému que nous sommes sorties de cette séance.

Léa LONDERO, Léa BONNARD, Camille BONNARD - Lycée Val de Garonne (Marmande)
2020/02/09 21:35 #2019-atlantique-121
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
Atlantique est un film qui se plaît à préparer son intrigue à travers son esthétique. Que ce soit par ses choix de plans ou sa musique, il installe une atmosphère qui donne corps et sens à des événements postérieurs. Exemple : après une emphase sur les conditions de travail de nos futurs migrants qu’on voit exploités par leur employeur, l’œuvre prend pour prétexte leur retour au travail afin de préparer leur départ ; alors que la camionnette longe la côte de Dakar, les plans prennent successivement pour objet la mer, puis Souleiman, puis la mer encore, pendant plusieurs minutes. Les bruits s’éliminent alors pour faire place à une musique pesante. Une ambiance sinistre s’installe alors : l’horizon océanique semble réclamer Souleiman ; il appelle au départ, et pourtant le spectateur, par le poids de cette séquence, n’y verra qu’un présage funeste. C’est un exemple, oui, mais un seul parmi tant d’autres, de moments où le film s’essaie à un jeu sensoriel pour donner un socle à son intrigue.

Pourtant, cette manipulation des sens me laisse un goût amer. À cela, une seule raison : sa longueur. De toutes les choses qui font une bonne séquence, le facteur temps est à mes yeux la seule ratée ici. Du fait de cette longueur, les séquences « préparatoires » peuvent lasser le spectateur. On se surprend à les admirer durant quelques secondes, mais une fois que ces secondes sont devenues des minutes, la séquence perd de sa saveur. Le ton s’alourdit. La poésie s’efface, ne laissant qu’un arrière-goût désagréable s’installer au fond de la gorge. Mais qui sait ? Peut-être que la création de cet effet était l’intention de Mati Diop. Et si je devais donner une raison, je déclarerais qu’appuyer la gravité de son sujet par cette longueur désagréable était sûrement son objectif.

Si l’on devait donner un genre au film, on se retrouverait sûrement avec un oxymore : « un film réaliste fantastique.» Vous pensez que cela n’a pas de sens ? Détrompez-vous. Au sein de ce propos bien réel sur la migration, l’exploitation, l’injustice et les vies brisées que le film souhaite transmettre se cache une intrigue qui mêle les deux genres. D’un côté, le jour s’ancre dans le genre réaliste du drame social par les différents thèmes abordés, qu’ils soient le mariage arrangé, les bavures policières ou encore les problèmes financiers des ouvriers. D’un autre côté, la nuit nous fait tomber dans le fantastique : les ouvriers partis en mer (dont le naufrage et la mort, quoique poétiquement suggérés tout au long du film, ne sont confirmés qu’à la fin) reviennent prendre possession des corps des filles du quartier, tandis que Souleiman, lui, emprunte le corps d’un policier chargé de l’affaire de l’incendie du lit de noces du mariage arrangé d’Ada. L’aspect fantastique du film apparaît réellement après 30 à 40 minutes de visionnage. Bien que son arrivée fût préparée par l’esthétique onirique du film, un référentiel culturel français peut laisser surpris le spectateur face à l’intégration d’éléments fantastiques qui peuvent paraître déroutants, voire incongrus, là où un référentiel de pensée sénégalais donne tout son sens à ces possessions, qui n’ont alors plus rien de fantastique.

Prenons deux derniers paragraphes pour parler rapidement des deux principaux personnages. Ada, le personnage que l’on suit tout au long de l’histoire, est comme évidée par le deuil et le chagrin. Elle n’a pour elle que son amour pour Souleiman. Une fois qu’il n’est plus là, elle n’a rien. Plus de caractère. Plus de désirs, plus d’envies. Rien. Elle passe son temps à poursuivre un spectre avec qui elle échangera une nuit d’amour grâce à la possession des corps. Esclave d’un mort, prisonnière d’une ombre, Ada était à l’écran l’impassibilité incarnée. Elle vécut son deuil en affichant un visage de pierre, dissimulant durant la majeure partie du film ses sentiments. Ce choix fait sens. Pourtant, au même titre que la longueur des séquences préparatoires, l’impassibilité d’Ada peut lasser le spectateur. Cette apparente apathie rend l’identification au personnage difficile. De plus, ce manque d’émotions gangrène le dynamisme du film là où leur manifestation aurait pu en apporter. Le dénouement du film est une vraie bouffée d’air frais, nous apportant une magnifique séquence où amour et adieux s’entremêlent pour ensuite laisser place à un message sur l’émancipation féminine quand Ada s’affirme enfin : « Je suis Ada. »

Parlons maintenant de l’amant d’Ada, Souleiman. Lui, plus qu’un personnage, est un archétype, un concept (bien qu’il débute et conclut le film en tant que personnage) : il est l’absence faite personnage. Mais tout au long du métrage, son absence est mise en doute. Mati Diop donne matière à cette absence dans l’esthétique du film. Souleiman devient alors une métaphore du vide laissé par l’être aimé. Ce concept est sûrement la chose la plus réussie du film, et c’est dans ce propos sur le deuil que réside le principal message de l’œuvre.

Une magnifique esthétique rendue inconfortable par un rythme lancinant. Un mélange de genres qui rend parfois difficile le visionnage. Ada, un personnage évidé, et le vide qui l’évide. Voici les trois points qui résument ma critique. Atlantique a pour moi été une expérience désagréable, source d’un certain ennui, et cette critique a tenté tant bien que mal de s’échapper du cocon de ma première impression.

Enfin, je terminerai sur ces paroles : je recommande le visionnage de cette œuvre, notamment pour le portrait qu’elle fait du deuil, mais surtout pour son originalité qui peut dérouter les uns mais très sûrement enchanter les autres.

Hugo COUÉ, Terminale L, Lycée Val de Garonne (Marmande)
2020/02/13 09:52 #2019-atlantique-122
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
Atlantique, film sorti cette année octobre 2019 et réalisé par Mati Diop, est une « réincarnation » de l’histoire de Roméo et Juliette. Un film dramatique qui touche l’immigration et l’économie du Sénégal. La culture sénégalaise apparaît dans celui-ci, avec les croyances des fantômes appelés « les dijinns » qui sont des esprits revenus des morts qui sont restés dans le monde des vivants. « Les vivants portent en eux les disparus ».

Le commencement de l’histoire se déroule dans un chantier à Dakar dans une tour immense en construction, les ouvriers de ce chantier n’ont pas été payés depuis trois mois et l’atmosphère y est très troublante …
Parmi ces hommes en colère figure « Souleymane » qui rejoint après sa journée de travail, sa petite amie nommée « Ada » pour un rendez-vous amoureux. Mais leurs coutumes exigent le mariage forcé, et Ada doit épouser un autre homme riche choisi par sa famille et non l’homme qu’elle aime « ta place faut la garder, les temps sont durs ». Mais venue la nuit alors qu’Ada fait le mur pour rejoindre Souleymane dans un bar, elle découvre que les garçons sont partis ; ils ont pris la mer en pirogue vers l’Espagne pour échapper à leur vie afin d’obtenir un meilleur avenir…
Totalement déprimée, sa famille traîne Ada jusqu’au mariage entourée par ses amies « Dior, Fanta… ». Mais durant la soirée des noces, un étrange incendie détruit la villa « d’Omar » le mari d’Ada où se déroule le mariage. Souleymane est aperçu dans les parages. La police ouvre une enquête et la confie à « Issa » un inspecteur qui surveille la jeune fille en espérant trouver son bien-aimé présumé coupable. Plus tard, des phénomènes beaucoup plus surnaturels surviennent. Les dijinns prennent les corps de leurs petites amies la nuit et vont harceler leur patron qui n’a jamais payé.

Ce film mêle le rêve et le cauchemar, le réalisme avec le fantastique. Troublant, original qui suscite la curiosité.
En conclusion, ce film est très intéressant par le fait qu’il montre ce qu’il se passe au Sénégal, l’atmosphère, la société que nous ne connaissons pas forcément.


Alice Longeau.
Terminale ERA. Lycée des Métiers ARAGO - Nantes
2020/02/16 16:17 #2019-atlantique-123
Lycée Jean Rostand, Caen, académie de Caen
Atlantique » de Mati Diop, 2019 : un film décevant et caricatural.
Mame Sane qui joue le rôle d’Ada, est une jeune fille vivant dans un quartier de Dakar au Sénégal. Elle se retrouve anéantie lorsqu’elle apprend que son amant Ibrahima Traore jouant le rôle de Souleiman a pris fuite en bateau à l’étranger avec ses collègues ouvriers. Pendant ce temps, Ada est contrainte à épouser Omar. Suite à l’incendie qui s’est produit à son mariage, de nombreuses personnes tombent malades. Ada est prête a tout pour découvrir la vérité et pour retrouver Souleiman.

L’amour interdit, le thème le plus présent dans le film, tourne autour de l’amour impossible entre Ada et Souleiman. Premièrement, dans leurs culture et tradition, Ada et Souleiman ne peuvent pas avoir de relations avant le mariage, ils sont donc obligés de se voir en cachette et ne pas attirer l’attention sur eux. De plus, Ada étant une femme, ne peut pas choisir elle-même son mari, c’est à ses parents de choisir le mari idéal pour elle. Mais pour ses parents, l’homme idéal doit juste avoir de l’argent, ce qui fait totalement cliché qu’une fille ne puisse pas choisir son mari selon sa culture. Comme nous le montre une scène du film, la mère d’Ada oblige sa fille à épouser un homme car celui-ci a de l’argent et pour elle, si sa fille a de l’argent, alors elle sera heureuse. Elle devra donc épouser Omar, un homme riche habitant en Italie.

La migration est un autre thème qui fait basculer le film « réalisme » vers le « fantastique ». Dans Atlantique, la migration est du point de vue des personnes qui restent, on ne suit pas le voyage des ouvriers, ce qui est dommage. Dans énormément de scènes du film, nous trouvons une caméra subjective sur l’océan, comme si Ada attendait le retour de Souleiman en cherchant vers l’horizon, comme le soir où elle a su qu’il était parti, ce qui sème le doute, la peur et l’inquiétude. De plus, du point de vue de Souleiman, la mer peut lui représenter un obstacle, la liberté, le doute. La migration bascule ensuite dans le fantastique lorsque les ouvriers, qui sont mort lors de leurs voyages, deviennent des Djinns et reviennent faire surface dans le monde des vivants à Dakar (or dans l’islam, il n’y a pas d’esprits, les Djinns sont des créatures à part entière de Dieu). Une fois à Dakar ils s’emparent des corps des jeunes filles. Comme on peut le voir dans la scène où les jeunes filles sont possédées par les ouvriers qui vont s’infiltrer chez leur patron pour récupérer leur argent, ce qui est insensé car tout le monde ne peut pas comprendre ce qu’il se passe dans le film si les spectateurs ne connaissent pas un minimum l’islam et cela peut les induire en erreur.

Le monde du travail, thème moins évoqué est aussi important. Dans la scène où les ouvriers partent, on peut voir un plan rapproché sur les personnages qui montre leurs émotions sur leurs visages. Dans de nombreux plans du film, la caméra est instable, ce qui fait rappel aux vies instables de ces jeunes hommes, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils prennent fuite, pour avoir une vie meilleure et pour pouvoir s’épanouir. Aussi, dans le camion, il y une alternance sur le plan centré sur les personnages et sur le plan centré sur la mer, c’est un champs/contre champs qui évoque leur destination.

Ce film est malheureusement incohérent et délivre un message caricaturale sur l’islam Encore une fois, comme dans beaucoup trop de films, une jeune fille musulmane est privée de liberté et va agir contre sa religion. De plus, le fait de parler des Djinns est positif, mais encore faut-il savoir ce que c’est…Par ailleurs, le film est manque de rebondissement et évolue trop sur le même rythme.


CALISKAN Zeliha / Seconde 8, Lycée Jean Rostand de Caen.
2020/02/16 16:19 #2019-atlantique-124
Lycée Jean Rostand, Caen, académie de Caen
ATLANTIQUE : la lenteur et l’inaction à l’état pur.

Le film de la réalisatrice Mati Diop nous fait découvrir la dure réalité de la vie au Sénégal, ici à Dakar. En effet, on y découvre les conditions de travail sur les chantiers à travers la vie de personnages masculins, notamment celui de Souleiman, joué par Ibrahima Traore, qui entretient une relation amoureuse avec Ada, personnage joué par Mama Sané. Souleiman, ainsi que ses collègues de chantier sont contraints de trouver une solution, ils sont exploités et ne sont pas payés depuis trois mois. Ils décident donc de s’aventurer vers l’Europe en barque. Ce film sorti le 2 octobre 2019 aborde aussi le thème de l’immigration à travers le périple de Souleiman et ses amis. Parallèlement à cette aventure, la réalisatrice traite le sujet du mariage forcé par le biais du personnage d’ada, qui est promise à un autre homme que Souleiman, celui quelle aime. Ce film mélange réalité et superstition avec les Djinns, esprits maléfiques qui occupent une grande place dans l’histoire du film.

Histoire amoureuse des plus classiques, ATLANTIQUE nous offre une énième histoire sur les relations amoureuses. En effet, Ada et Souleiman apparaissent au début du film comme un jeune couple s’aimant passionnément mais dont l’amour est impossible. On observe par exemple plusieurs scène/évènements qui empêche les deux protagonistes de vivre leur aventure amoureuse, on compte parmi ces instants cette longue et ennuyeuse scène, au début du film, ou l’on aperçoit le couple, près de la mer, seuls, avant qu’un homme ne vienne brutalement les interrompre et leur demander de partir de manière sévère. On sait aussi qu’Ada doit épouser Omar, homme jeune et riche, en raison de la tradition, ce qui ne facilite pas leur relation amoureuse. De plus, leur amour deviendra physiquement impossible lorsque l’on apprendra le départ de Souleiman pour l’Europe.

Au début de l’histoire, on prend conscience très rapidement que les conditions de travail au Sénégal sont exécrables, on y découvre la hiérarchie dans le monde du travail en Afrique. On apprend ensuite, à l’aide des dialogues de Souleiman et ses collègues, que ces derniers sont exploités et ne sont pas payés depuis trois mois, on les voit par ailleurs aller se plaindre auprès de leurs supérieurs en exigeants de recevoir leurs subventions. La scène qui suit cette petite rébellion est très bien réalisée, elle met en scène les différents travailleurs rentrant en camion à leur domicile, cette scène est filmée en caméra portée et en plan rapproché, ce qui accentue cet effet d’instabilité. Cette scène renvoie directement à la vie des personnages, c’est-à-dire qu’ils ont une vie instable, c’est pour cela qu’ils décident de tenter leur chance en quittant leur pays. ATLANTIQUE aborde aussi le thème de l’immigration à travers le périple de Souleiman que l’on ne suit pas avec lui. En effet, Mati Diop à choisi de représenter cette aventure en réalisant des long et ennuyeux plans sur la mer, durant lesquelles la bande son n’est vraiment pas exceptionnelle.

Comme annoncé précédemment, la superstition Africaine fait parti intégrante du film ATLANTIQUE. En effet, après la mort de Souleiman et ses compagnons, le commissaire, qui joue un rôle important dans le film, ainsi que Fanta, amie proche de Ada, tombent malades. Mais ce n’est pas tout car, ensuite, toutes les filles dont les petits amis étaient morts en mer deviennent possédées lorsque la nuit tombe, leurs yeux deviennent blancs et elles prennent une allure effrayante. On comprend ensuite après une longue réflexion que ce sont les esprits des garçons qui prennent le contrôle du corps des filles. C’est ce que l’on peut observer dans la scène effrayante ou les filles, possédées, se rendent au domicile du patron des hommes qui n’avait pas voulu les payer, elles l’obligent à rembourser ses dettes.

On peut conclure en disant que ce film est assez ennuyant, parfois assez incompréhensible mais offre en revanche une représentation très précise de la vie au Sénégal. De plus, les différents acteurs du casting jouent tous de manière exemplaire et juste. Le film ATLANTIQUE m’a donc partiellement plu mais je recommande malgré tout d’aller le voir pour pouvoir s’informer des conditions de vie de la plupart des Sénégalais ainsi que des problèmes qu’ils rencontrent.

PAOLO OSIKOWICZ, 2nde 8, Lycée Jean Rostand de Caen.
2020/02/29 13:10 #2019-atlantique-125
Lycée PRO Xavier Marmier, Pontarlier, académie de Besançon
Atlantique, De Mati Diop
Le film Atlantique a été réalisé par mati diop, qui est la première femme de couleur noire à avoir eu le grand prix du jury au festival de Cannes, en mai 2019.

Le film raconte les problèmes que les ouvriers sénégalais éprouvent pour trouver du travail, et de la pauvreté, mais c’est aussi une histoire d’amour entre un Souleiman et Ada, où l’amour entre eux est impossible.

Un film qui est donc riche en émotions entre l’intrigue, le romantisme et le drame. Mon avis sur le film atlantique est plutôt bonne, dans l’ensemble le film m’a plus car on découvre un mode de vie et une culture différentes de la nôtre comme au niveau des traditions familiale par exemple. Ce film nous montre la pauvreté de ce pays et ça donne un sentiment de chance d’être dans un bon environnement et ça nous remet en question sur les priorités de la vie, donc je trouve que c’est une bonne chose de savoir qu’il y a pire que nous sur cette terre.

Les jeunes acteurs jouant les rôles d’ada et de Souleiman qui sont dans le film sont des jeune qui n’ont jamais joué un rôle dans le monde du cinéma, et je trouve que c’est bien de ne pas fermer la porte au jeunes qui veulent travailler dans ce domaine, et que tout le monde peut être acteur et pas juste une catégorie donc la réalisatrice Mati Diop a eu une très bonne idée, le film gagne sans doute en réalité grâce à ces jeunes acteurs non professionnels.

Au début du film Ada apparait comme assez soumise : elle doit écouter et obéir, elle doit respecter les traditions familiales, comme se marier avec un homme qu’elle n’a pas choisi, mais elle y est forcée pour le bonheur de sa famille. Pourtant, on peut voir qu’elle va se révolter et grandir et donc ne plus être soumise : cela donne à la fin une image d’une femme forte qui sait ce qu’elle veut et fait ses propres choix. Cette partie du film est particulièrement inspirante.

Je trouve qu’il y a des défauts dans ce film, comme le rythme du film qui est assez lent au début, les acteurs ne parlent pas beaucoup ou peu, on voit plus de paysage et de l’environnement de Dakar, ce qui est assez monotone, même si cela permet de découvrir Dakar et ses quartiers pauvres.

Le film est fantastique, le problème c’est qu’on ne comprend pas toutes les actions qui se passent dans le film qui est parfois assez flou et pas assez détaillé et pas suffisamment expliqué assez à mon gout.
L’autre inconvénient de ce film est qu’il était en version originale donc en sénégalais même s’il est sous-titré en français c’est très compliqué de suivre le film car on est obligé de lire et donc on ne regarde pas les image du film qui est assez handicapant pour ce style de film.

En conclusion ce film est bon dans l’ensemble même s’il a à mon avis quelques défauts, ce film ne plaira pas tout le monde dans l’ensemble cela sera plutôt pour un public adulte, mais il peut aussi intéresser les jeunes.

Manon Tissot, 1COM Lycée Xavier Marmier Pontarlier
2020/03/03 11:47 #2019-atlantique-126
Lycée PRO Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Atlantique

Dans une banlieue populaire d'Afrique, les ouvriers d'un chantier n'ont pas eu leur salaire depuis des mois ; ils décident donc de quitter le pays par l'océan pour essayer de trouver un avenir meilleur.
Parmi eux, Souleiman laisse derrière lui sa bien aimée Ada promise à un autre homme. Quelque temps après le départ en mer des ouvriers, un incendie dévaste la fête de mariage d'Ada et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier.
Issa, jeune commissaire, est chargé de l’enquête. Il est loin de se douter que les esprits des noyés vont revenir se venger.
Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

J'ai trouvé ce film très touchant, entre amour et drame. Mati Diop a su provoquer en moi des émotions fortes.
Au début du film, la joie m'a envahie lorsque Souleiman et Ada se retrouvent en cachette. Ces scènes sont des moments de douceur et d'amour profond entre les deux amoureux, avec des mots doux et des câlins, avec en arrière-plan, un cadre magnifique sur la mer avec le bruit apaisant des vagues.
Dans la suite du film, la tristesse s'est imposée à moi lorsque Ada apprend que Souleiman est parti en mer. A travers le jeu de Mama Sané, je peux ressentir son inquiétude de ne plus revoir son bien aimé quand Dior lui annonce la nouvelle.
C'est un film qui mérite curiosité.


Adeline CHEVALLIER-THAUVIN
1ère BACPRO Commerce du Lycée Le Mans Sud ( Sarthe )
2020/03/04 15:45 #2019-atlantique-127
Lycée PRO André Malraux, Béthune, académie de Lille
A comme Afrique, continent africain où se déroule l'essentiel de l'action de ce film plus précisément au Sénégal ou encore A comme argent qui fait défaut sur ce continent africain.

T comme traversée. Souleiman et ses amis vont traverser l'Atlantique en pirogue avec l’espoir de rejoindre l'eldorado européen.

L comme liberté à laquelle aspirent également Souleiman et ses amis, mais aussi à travers eux tous ceux qui ont traversé les océans et les mers avant eux et les traverseront encore avec ou sans succès.

A comme actualités. Ce film y colle parfaitement et donc nous questionne en traitant des mariages arrangés, des migrants en l’occurrence économique, mais aussi des inégalités. Souleiman et Omar ont des niveaux de vie très éloignés.

N comme novateur. D'autres films, d’autres œuvres traitent des migrants à l’image de Welcome, Rêves d'or ou encore Le ventre de l’Atlantique. Cependant, la réalisatrice apporte sa touche personnelle à ce thème : les morts ont la parole et même les actes. Ils deviennent des djinns possédant les corps des vivants.

T comme terreur. Ce film suscite différents sentiments : la compassion, la colère, mais surtout la terreur. L’irruption soudaine des djinns, faisant de cette œuvre un film fantastique, a engendré chez la plupart d'entre nous la peur, la terreur.

I comme insolente. La réalisatrice l’est assurément. Elle ose dire tout haut et en images ce que d'autres pensent tout bas. Son film est un véritable plaidoyer en faveur des migrants. De surcroît, être une femme réalisatrice (dans un monde d’hommes) relève de l’insolence, synonyme de courage.

Que serions-nous sans l'amour ? Ce dernier est présent partout. Il n’a pas d’âge, pas de frontière. Il est aussi présent dans Atlantique avec cette inédite histoire d’amour impossible.

Unanimes, nous le sommes pour saluer ce Roméo et Juliette africain.

E comme égalité. La réalisatrice, Mati Diop, peut être considérée comme une féministe qui se bat pour les droits des femmes en Afrique, pour l'égalité des sexes. Dans le film Atlantique, sorti le 2 octobre 2019, les femmes ont le premier rôle. Elles vengent les défunts.

Classe de 2MMV/2MARVI de Mr CORROYETTE A. du lycée professionnel André Malraux de Béthune.
2020/03/09 10:25 #2019-atlantique-128
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse

Le film Atlantique, sorti en Octobre 2019 est une critique sociale tournée vers le drame. Les personnages sont tous différents les uns des autres. Le récit est centré sur une jeune femme nommée Ada. Elle est issue d’une famille ni aisée, ni pauvre, mais vit une histoire sentimentale avec Souleiman, qui vit dans la misère et les dettes.

Les premières scènes du récit montrent la pauvreté dans le Sénégal, et Souleiman non récompensé par son travail. Les plans du film et la situation des personnages appuient sur la pauvreté et l’inégalité des classes sociales dans le pays.

La critique est tournée sous la forme d’une histoire d’amour entre une jeune femme en quête de liberté et d’un homme pauvre. Dès le début du récit, le téléspectateur découvre les liens qui unissent Souleiman et Ada, les deux personnages principaux de ce drame. Mais le jeune homme va fuir son pays et des événements fantastiques vont intervenir dans ce film. Ada, bouleversée, va alors prendre conscience que la seule chose qu’elle désire lui est à présent inaccessible, et va renoncer à tout ce que pourrait lui offrir l’homme que sa famille lui contraint d’épouser.

Finalement, le téléspectateur comprend au fil du récit, que les histoires sentimentales d’Ada ne sont que secondaires et que l’intérêt général du film est la femme recherchant son indépendance, afin de se retrouver, d’apprendre à se connaître à travers elle-même et non à travers un homme.

Pour conclure, le téléspectateur pourrait penser au début que ce film n’est qu’une simple histoire entre deux adolescents, pourtant, il est en réalité bien plus que cela : Le film Atlantique est profond par sa psychologie, c’est un film de réflexion et d’émotion.

Julie - 2de5 du lycée Jean de Prades.
2020/03/09 14:22 #2019-atlantique-129
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film Atlantique rédigée par la classe 1BPMS2

L’esprit de Souleiman s’adresse à sa dulcinée, Ada

Mon amour,
Quand je t’ai retrouvée sur le chantier
Et que l’on s’est enlacés.
J’espérais enfin être à toi de manière intime et romantique.
À la nuit tombée, tu ne m’as pas trouvé.
J’étais parti vers une autre contrée
en espérant atteindre la Méditerranée.

Notre embarcation a sombré
et tous nos espoirs se sont envolés.
Mon corps ayant été porté disparu,
ma sépulture se trouvait à nue.

Je n’ai pas pu reposer en paix et mon esprit errait.
Je voulais que nous soyons payés
afin de vous assurer une plus grande aisance au plan financier.
Mais je voulais me rendre à ce rendez-vous que je n’avais pas pu honorer
en permettant enfin à nos corps de se rassembler.

Quand le patron du chantier,
sans doute effrayé par vos yeux exorbités,
a consenti à vous donner la somme demandée
ma quête financière était achevée.
Quand j’ai fini par te retrouver à la nuit tombée,
Nous avons fait l’amour dans une totale allégresse
délaissant notre détresse.

Un jour, on se retrouvera au royaume des Cieux
mais voici mon ultime vœu.
Profite de la vie de manière intense sans regarder en arrière
Car l’existence est très éphémère.
2020/03/09 14:34 #2019-atlantique-130
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film Atlantique par l’ensemble de la classe 1BPMS2

Prière adressée par Ada à Souleiman

Mon tendre amoureux au regard ténébreux.
Tu as rejoint le ciel de manière précipitée et anticipée.
Je suis tombée tout de suite amoureuse de toi
car tu as mis mon cœur en émoi.

Quand tu as décidé de tenter cette traversée
c’était pour avoir une meilleur destinée.
Toi et tes camarades étaient exploités
et vous vous êtes révoltés.

Dans ta quête d’une nouvelle espérance,
tu m’as plongée en déshérence.
J’ai gardé espoir
Que tu ne m’aies pas laissé choir.
J’étais à la fois désemparée
tout en refusant cette terrible fatalité.

Mais les Djinns veillaient
pour nous permettre à la fois de vous venger et de nous retrouver.
Ton esprit s’est emparé de l’inspecteur
tandis qu’un esprit s’emparait de moi la nuit pour te venger avec ardeur.
On essayait de nous confondre
alors que nous ne voulions pas nous morfondre.

Le patron exploiteur
A fini par acquitter la somme impayée suite à votre dur labeur.

Quand tu as frappé à ma porte sous les traits d’un autre,
je me suis donnée à toi pour la première fois.
Nos esprits étaient apaisés
et les Djinns ont pu s’en aller.
Nos destins seront intimement liés
pour l’éternité.
2020/03/09 15:11 #2019-atlantique-131
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Troisième critique collective du film Atlantique par la classe 1BPMS2

Lettre ouverte à Omar

Omar,

Je t’étais destinée contre mon gré
car notre mariage était arrangé.

Je n’éprouvais rien pour toi
à part un profond désarroi.

Ma famille songeait à ta fortune
tandis que je prophétisais mon infortune.

Tu me couvrais de cadeaux
sans te soucier de mes idéaux.

Pour moi, la vraie richesse n’est pas matérielle,
mon véritable amoureux était en route vers le ciel.

À la sortie du commissariat,
quand je n’ai pas voulu rentrer avec toi
les masques sont tombés.

Je t’ai avoué que mon cœur appartenait à un autre
Ta réplique fut cinglante et humiliante
mais enfin marquée par le sceau de la sincérité.

Mon apparence physique te répugnait
et tu étais soulagée de me congédier.

Je n’ai qu’un conseil à te donner :
Épouse une femme qui aura à ton endroit des sentiments.

Et n’oublie pas de lui demander son consentement.
Je reprends ma liberté pour une durée indéterminée.
2020/03/10 09:36 #2019-atlantique-132
Lycée PRO Jean Hanzelet, Pont ? Mousson, académie de Nancy-Metz
ATLANTIQUE

Des migrants sénégalais laissant leurs familles et leurs vies pour un avenir meilleur.

C’est une histoire d’amour entre Ada promise à un autre et un jeune ouvrier de chantier mal payé qui cherche à quitter le pays par l’océan afin de trouver un meilleur avenir. Un incendie surgit pendant la joyeuse fête de mariage d’Ada.
Pour quelle raison les femmes du village sortent la nuit ? Pourquoi sont-elles si étranges ?
Se pourrait-il que l’amant d’Ada soit de retour pour une certaine raison ?

Au début du film, les lumières sont chaudes, comme le jaune qui reflète la couleur du soleil sur l’océan contrairement aux couleurs de la nuit qui, elles, sont froides (omniprésence d’un bleu sombre dans toutes les scènes de nuit). Le cadrage est important, le plan général sur la mer montre l’ampleur du décor : la vue est très large avec la mer, les migrants, le soleil et les lotissements.

Le début du film est réaliste avec les deux amants qui vivent un amour impossible. Au fil de l’intrigue, le spectateur est de plus en plus troublé car les musiques sont très inquiétantes, fantomatiques, stressantes et empreintes de tension. Puis d’étranges scènes se produisent comme le fait que les jeunes femmes se font posséder.
A la fin du film, on apprend que les femmes « zombies » sont en réalité possédées par les âmes des hommes qui ont péri en mer.
Cet aspect fantastique ne nous a pas convaincu néanmoins le décor, le contexte sociétal et la puissance du personnage principal sont remarquables.

Lola Etienne/ Mathilde Pluyaud/ Léna Monteiro 2MRC3 Lycée Jean Hanzelet à Pont-à-Mousson
2020/03/11 09:01 #2019-atlantique-133
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique de Rose TL Neufchâtel en Bray
Atlantique


L'air rempli de poussières aveuglantes et étouffantes enveloppant un chantier en construction près de Dakar annonce l'atmosphère pesante de ce milieu à travers ces lumières flavescentes.
Les ouvriers non-payés depuis des mois repartent chez eux transportant dans leur camion la résignation d'un sentiment amer d'injustice.

Dès le début d'Atlantique, une rupture s'impose en développant un parallélisme récurrent et judicieux dans le long métrage. Parmi ce déchirement, deux êtres d'une pureté d'amour se fréquentent secrètement : Ada et Souleiman. Malheureusement, dans un milieu de pauvreté et de vieilles traditions, un amour parfait et uni est presque impossible à envisager. La jeune femme est promise à un homme riche et Souleiman n'est rien sans revenu. Face à l'impasse, Souleiman part en pleine nuit avec d'autres de ses camarades prendre le large. D'un choix audacieux Mati Diop décide de ne jamais montrer ces hommes dans leur traversée et se penche sur le parcours des femmes face à l'angoisse et la tristesse de l'exode périlleux de leurs hommes en tant que frères, amants ou fils. Derrière ceux qui partent il y a ceux qui restent, ce qui reste. Ce reste est la complexité d'une jeunesse déchirée.

Un couple trop imposant par l'image et les mots auraient cassé la fluidité de leur passion et les multiples et divers aspects abordés durant le long métrage. La réalisatrice répond parfaitement à cette délicatesse recherchée par la subtilité et la douceur des amants qui amplifient l'attention qu'on y porte. Cette symbiose réussie est due à un choix d'acteurs novices cueillis dans leur innocence de premiers pas dans le cinéma. Mama Sané et Ibrahima Traore sont des révélations témoins de la richesse culturelle et artistique de leur pays.

Ada, jeune et sûre, poussée par cette force inexplicable de l'humain représente la jeunesse qui a soif de liberté de soi, liberté d'aimer, liberté de s'épanouir et au delà de ça, le refus de ses interdictions, de ses barrières , de son mariage arrangé, des conventions patriarcales et du chemin qu'on lui a tout tracé. Ada, dont le destin est celui de n'importe quelle jeune sénégalaise, met en scène cette génération si peu montrée avec entre autres, les jeunes qui sortent le soir danser dans une petite boîte de nuit du quartier qui joue la transition entre le monde codifié et le monde des émotions, de la nouvelle vie. Cette génération se cache à l’abri des règles de leurs familles, elle qui rêve de grandeur et d'indépendance. Mais Ada porte une essence nouvelle dans son regard perçant, le regard d'une jeunesse contrastée, pleine de désespoir et d'espoir que l'actrice traduit divinement bien par son caractère intact et inaltéré. Elle parvient avec une facilité inexplicable à nous rendre admiratifs devant ce brin d'innocence.

Pourtant, plus imposant que les humains, une force au-delà du physique s'installe à travers l'esprit des personnages et du spectateur : l'Atlantique. Cet océan clair, éclatant d'un blanc bleuté, fascinant et si vide et inconnu hypnotise les hommes désespérés et va le long de l'histoire s'assombrir et génénrer une hostilité noire. Progressivement il nous annonce l'arrivée d'un événement surnaturel. En passant par le fantastique, la mort est abordée sans jamais la voir qu'à travers des vivants. Le lien avec la tradition se fait par ce phénomène. La croyance locale est remplie de djinns, d'esprits des morts qui rodent à la tombée de la nuit. Le film utilise cette religion pour raconter une histoire moderne accompagnée de traditions. Le jeu de jour et de nuit amplifie le mystère et l'angoisse grâce notamment aux musiques atmosphériques et subtiles de Fatima Al Quadari. L'histoire aurait pu rester dans le thriller mais une atmosphère féerique s'y ajoute avec par exemple la boîte de nuit filmée dans une ambiance d'apesanteur grâce aux lumières vertes dansant dans l'obscurité.

Cette manière de filmer, se retrouve dans les autres films de Diop : la noirceur nocturne , les portraits des Hommes dans Mille Soleils. La caméra se concentre sur ce qui entoure les protagonistes et favorise les plans d'ensemble plus que des plans rapprochés souvent utilisées pour montrer les émotions personnelles pour témoigner d'une réalité sociale et politique derrière ce conte. Ainsi, la pauvreté et le luxe s'opposent par les maisons différentes des familles, et ce bâtiment moderne au milieu d'un paysage aride et stérile.


Au-delà d'un film, c'est un témoignage sur l'histoire d’un pays. Il reflète le souhait de la réalisatrice de donner une place au Sénégal dans le monde très codifié du cinéma. Alors, même si ce film n'est pas un chef-d’œuvre ultime par ses maladresses, c'est une ouverture sur la place de l'Afrique dans le monde et dans le regard des gens.
Après ce film comment vous sentirez-vous ,
Face à l'Atlantique ?
2020/03/11 09:06 #2019-atlantique-134
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Critique d’Alice TL Neufchâtel en Bray
Atlantique est un drame de 2019 réalisé par la Franco-Sénégalaise Mati Diop. Ce film a reçu 1 prix et 11 nominations et a également remporté le grand prix lors de la 72eme édition du festival de Cannes en 2019.
Dans un Dakar divisé entre religions et inégalités sociales, Souleiman et Ada tentent tant bien que mal de vivre leur histoire d’amour, puisque cette dernière est promise à un autre. Un jour Souleiman et les autres garçons de son village partent en mer, lorsqu’a lieu le mariage d’Ada, les esprits noyés sont revenus et comptent bien obtenir vengeance.
A la frontière entre la réalité et le fantastique, Mati Diop revisite la figure du revenant avec un jeu basé sur la lune et les différents plans de celle-ci, à la nuit tombée, les hommes pénètrent le corps des femmes pour réclamer vengeance. De plus, la musique est enchanteresse et associée à cet océan aussi beau que meurtrier, on ne peut que saluer les qualités de réalisation.
Elle parvient à combiner histoire de zombie et sujet d’actualité, migrations économiques, de façon surprenante.
Dans un Dakar folklorique et parfois sombre on découvre aussi d’ autres faces de l’Afrique, la corruption, le mariage arrangé, les traditions et mythes tels que les djinns qui interviennent dans les croyances et pratiques populaires comme la sorcellerie. Atlantique, c’est le choc de tout, celui des cultures, celui du dépaysement, entre tradition et modernisme, Mati Diop nous immerge dans un Sénégal joyeux, dramatique, envoûtant en dévoilant les codes d’une société musulmane traditionaliste divisée à son tour. Avec ce drame social qui bascule dans le film de genre, on aborde la question du mariage forcé et de la polygamie en passant par celle de la place de la femme qui ici prend le pouvoir et menace.
En bref, ce film est une bonne découverte, il parvient à combiner deux sujets d’actualité avec une touche plus « atypique », avec le basculement du scénario vers le côté fantastique, à première vue,on peut ne pas apprécier l’idée et se perdre dans le film, mais c’est tout de même plutôt bien réussi.

2020/03/11 10:03 #2019-atlantique-135
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Calypso TL
Critique du film : Atlantique de Marti Diop
Un choc. C’est ce que l’on éprouve dès les premières secondes du film. On observe sur le premier plan, une rue d’une ville assez sale et pauvre avec des personnes mal habillées la traversant. Puis au loin, une tour en construction qui se veut moderne, qui contraste avec ce paysage. Nous faisons la rencontre de Souleiman et de ses collègues qui travaillent à la construction de cette tour, mais qui ne sont pas payés depuis bientôt 4 mois. Le soir même, ils quittent leur Sénégal natal pour prendre le large vers l’Espagne où ils espèrent gagner un meilleur salaire pour eux et leurs familles. Sauf qu’ils ne reviennent pas.
Il laisse derrière lui sa petite amie, Ada, qui lui cachait son mariage arrangé prévu dans peu de jours. Elle se retrouve dévastée de la perte de l’être aimé. La caméra de la réalisatrice fait souvent des plans larges sur la mer, d’où le nom du film Atlantique. Est-ce pour nous montrer que plus loin une meilleure vie attend les habitants de Dakar, ou pour nous rappeler constamment où Souleiman et ses amis ont péri ?
Marti Diop est française d’origine sénégalaise et nous livre un film poignant où il est constamment question d’affrontement, de dualité. Le choc entre la tour en construction avec les quartiers pauvres, le rapport de force entre l’homme et la femme, le péché en désaccord avec la religion, la passion à l’inverse de la raison… Tant de contraires qui sont exposés durant ce film. Diop s’affirme en étant la première réalisatrice noire de l’Histoire du Festival de Cannes à présenter un film en compétition. Elle y gagne de plus le Grand Prix. Connaissant le Sénégal, elle y expose sa vie. On y voit l’intérieur de la ville de Dakar, entre richesses et pauvretés.
Ada est destinée à un mariage arrangé avec Omar, un riche sénégalais De plus, elle est soumise à l’autorité de ses parents dans ce Sénégal conservateur. Omar essaie de « l’acheter » avec sa richesse, en lui offrant le dernier IPhone à la mode ; ce qui la change de son vieux téléphone. Le soir, après la cérémonie, une Ada en pleurs parle de Souleiman à son amie, en lui disant qu’elle regrette déjà son mariage. Mais un évènement fâcheux va gâcher la fête : le lit nuptial prend feu. Une enquête est lancée avec un jeune inspecteur qui va essayer de résoudre le mystère, en espionnant Ada qu’il soupçonne durant tout le film.
Nous constatons une sorte « d’affrontement » entre modernité et traditions. Par exemple, Omar jeune marié, peut prétendre épouser d’autres femmes dans cette société polygame. Ada se doit d' être vierge avant son mariage et ses beaux-parents exigent un test de virginité. Test réussi puisque l’infirmière dit à sa mère « Félicitations madame, votre fille est vierge ». L’importance de la religion et l’obligation de ne pas pécher est quelque chose de fondamental ici. Ada a des amies telles que Marianna : une musulmane pratiquante qui essaie toujours de la remettre dans le droit chemin, de la raisonner, à l’inverse de sa passion pour Souleiman. Et d’autres comme Dior et Fanta, des jeunes filles qui profitent de leur jeunesse. Dior possède une petite boîte de nuit, où des garçons viennent. Elle s’habille de manière jeune et provocante pour ce Sénégal croyant : un short court, des décolletés… Nous pouvons remarquer que les prénoms choisis, Fanta et Dior, ne sont pas anodins. Ils font écho à une richesse et un modernisme, à l’inverse d’Ada et de Marianna qui sont des prénoms plus traditionnels.
Dans le film, les « Djinns » sont évoqués et montrés de manière explicite dans la deuxième partie. Ce sont des créatures spirituelles, soit bonnes soit mauvaises, qui peuvent posséder et influencer mentalement l’être humain selon la croyance musulmane. Ils aiment vivre dans des endroits comme les déserts, les ruines, les endroits sales ce qui nous rappelle les quartiers pauvres de Dakar. Ils sont créés à partir d’un feu sans fumée, à la lumière d’une flamme subtile ce qui nous fait immédiatement penser aux feux à répétition dans la ville.
Le film traite de questions que nous nous posons depuis des siècles. Faut-il céder à sa passion ? La raison n’est-elle pas la clé de la tranquillité ? Se venger est-ce la meilleure des solutions ? La loi du plus fort gagne-t-elle systématiquement ?
Diop fait une critique de la société avec la construction de sa tour 5 étoiles à Dakar. Nous pouvons faire un parallèle avec la construction du stade Al Wakrah au Qatar pour la coupe du monde de football de 2022. Pour satisfaire notre petit divertissement dans nos pays avantagés et enrichir des personnes déjà riches, des refugiés qui y travaillent sont victimes d’esclavage et beaucoup de morts sur ces chantiers sont à déplorer. Est-ce une sorte de ‘’remake’’ de l’épisode biblique de la tour de Babel ? Où les hommes par vanité voulaient montrer leur suprématie afin d’être célèbres et de concurrencer Dieu ? Même si nous ne sommes pas croyants ne pouvons-nous pas prendre exemple sur cet épisode et ne pas nuire à nos semblables par simple vanité et orgueil ?
2020/03/11 10:08 #2019-atlantique-136
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Clémentine TL
Atlantique

Vous-êtes vous déjà demandé ce qu'avait ressenti Pénélope durant l'Odyssée d'Ulysse ? Vous-êtes vous déjà mis à sa place et questionné sur les émotions et les pensées que l'on doit éprouver quand l'être aimé se trouve quelque part perdu dans l'immensité de l'océan, sans moyen de contact ?
Et bien c'est ce qu'a fait Mati Diop dans son long métrage Atlantique sorti en 2019 et primé Grand Prix du Festival de Cannes. En effet dans ce film nous suivons le personnage d'Ada, une jeune sénégalaise habitant Thiaroye, une banlieue populaire proche de Dakar. Ada va bientôt se marier avec Omar, un riche sénégalais, mais elle est amoureuse de Souleiman, un garçon travaillant sur les chantiers de la ville. Autre problème, cela fait des mois que les ouvriers du chantier, dans lequel travaille Souleiman, réclament leur paye sans jamais l'obtenir. Ainsi, un soir où les deux amants doivent se joindre avec les autres jeunes du quartier, toutes les filles se retrouvent seules, les garçons ont disparu, partis presque sans prévenir, à bord d'une minuscule barque à travers les immenses flots de l'océan, en quête d'un avenir plus lumineux, mais avec la promesse de revenir pour elles. C'est un large panel de personnages que Mati Diop nous propose ici, allant de la Juliette délaissée par son Roméo, à l'inspecteur de police à la santé fragile en charge de l'enquête l'inculpant elle comme complice du crime de Souleiman, qui aurait mis le feu au lit conjugal d'Ada et Omar alors qu'il était bien loin des côtes sénégalaises durant l'incident.

De cette façon la réalisatrice surfe sur les différents genres du cinéma en passant par le drame, le policier, le thriller voire l'horreur. Mêlant également réalisme et romantisme, afin de nous livrer une tragédie moderne tout en poésie.
La musique notamment m'a provoqué diverses émotions : l'une plutôt angoissante lors des scènes nocturnes, les chants traditionnels durant le mariage, mais le son omniprésent reste celui de l'océan. Le va et vient des vagues sur la plage conférait au film une atmosphère apaisante. Cette sensation réconfortante qu'offre la nature par opposition à l'agitation et aux tourments des activités humaines, l'océan paraît calme, placide, le contraste est saisissant.

Une autre opposition évidente est celle entre monde moderne et traditions, qui découlent principalement de la religion. La collision permanente entre ces deux mondes place le spectateur face à la réalité d'un pays paradoxal, voire antithétique. Par exemple, l'un des premiers plan du film montre des bâtiments extrêmement modernes, à l'image des gratte-ciel new yorkais, mais l'on se rend compte que ce sont des hommes pauvres, que l'on ne paye pas, qui les construisent.
Mais également le tiraillement d'Ada entre sa meilleure amie d'enfance qui respecte fortement les traditions et porte le voile, par opposition à son groupe d'amies qui elles ne portent pas le voile et sortent en boîte le soir par exemple.
Pour terminer j'ai été réellement étonnée par ce film, par la tournure que prennent les événements et comment la réalisatrice les amène sur la voie du fantastique. Il vaut le détour et nous permet d'en apprendre plus sur la vie de ces hommes et de ces femmes qui luttent quotidiennement avec pour seule échappatoire le tombeau abyssal qu'est l'océan.
2020/03/11 19:37 #2019-atlantique-137
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Le naufrage de l’amour

Atlantique est un film réalisé par Mati Diop, mettant en scène une jeune fille de classe moyenne, amoureuse d’un jeune homme nommé Souleiman. Cependant, elle est promise à un autre riche homme, Omar. Souleiman est un ouvrier qui n’a pas été payé pendant plus de 3 mois par son employeur. C’est pourquoi, il embarque sur une pirogue avec d’autres jeunes pour aller chercher du travail en Espagne et vivre une vie meilleure.

Ada et Souleiman sont amoureux, mais ne se verront plus. Lors de son mariage avec Omar, un étrange incendie se déclare sur son lit nuptial. Atlantique est un film avec énormément d’idées et donc très créatif et innovant. Dans ce film, il y a une touche de fantastique. En effet, l’animisme est un des thèmes principaux abordés dans ce film. L’ensemble des filles du village et un des inspecteurs de police se transforment en êtres possédés une fois la nuit tombée mais ne se souviennent de rien une fois réveillés. Pendant qu’elles sont possédées, elles vont se rendre chez leur employeur pour réclamer l’argent qu’il leur doit. Les inégalités sociales et l’exploitation des travailleurs sont également mis en scène.

Atlantique est un film engagé, il traite du statut des femmes au Sénégal: le mariage forcé, la prostitution… Le film s’apparente souvent à un documentaire : la caméra souvent portée à l’épaule montre que les femmes restent soumises à la loi des hommes, mais plus les années passent plus les femmes sont indépendantes, comme on le voit à travers le personnage de Ada. Il s’agit également d’un film engagé car il cherche à mettre en avant les problèmes majeurs présents au Sénégal. Il fait beaucoup réfléchir le spectateur. De nombreuses violences explicites ou suggérées sont présentes, comme la mort de beaucoup d’ouvriers dans des naufrages dans l’océan Atlantique ou encore l’exploitation des ouvriers.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé le scénario de ce film très intéressant et original. Le mélange du wolof, du français et de l’anglais était plutôt bien choisi, car le spectateur se sent intégré dans le film grâce à l’ajout des quelques mots français et anglais. La barrière de la langue est donc rompue. Mais le film peut parfois perdre le spectateur et manque de rythme. En ce qui concerne le décor du film par exemple, il s’agit de décors naturels, constitués essentiellement de la mer, du soleil, de la ville de Dakar. Certains plans fixes, notamment sur l’océan sont beaux voire poétiques, mais ils semblent couper la trame du récit.

Le spectateur est tenu en haleine jusqu’à la fin. On peut rattacher ce film aux paroles de la chanson de Renaud « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ». Le naufrage est très fréquemment évoqué. Pour avoir une vie meilleure, les hommes sont prêts à tout abandonner et à tout perdre même au détriment de leur propre vie. Le naufrage, élément fondamental du célèbre film Titanic, qui est aussi un élément déclencheur dans Atlantique, accompagné d'une tragique histoire d'amour.

Mais le film de Mati Diop devient bouleversant d’une autre manière et c’est ce qui le rend si original. Tout d’abord, les moyens de production certainement modestes expliquent l’absence d’effets spéciaux. Là où James Cameron utilisait des images de synthèse, la réalisatrice franco-sénégalais préfère l’ellipse et la suggestion.
Ou alors les yeux blancs, comme un trucage d’un autre temps, surprennent.
Le côté fantastique du film est diffèrent de l’approche que nous voyons en général. Par exemple, dans la série The Walking Dead les zombies sont effrayants alors que dans Atlantique ils ne se battent que pour leur propre justice.
Ce film nous permet donc d’en apprendre un peu plus sur la culture sénégalaise et le sort des migrants. Au niveau de la musique, tout au long du film, on peut entendre des bourdonnements électroniques, ainsi que des musiques traditionnelles faites grâce à des instruments africains. C’est le parfait mélange entre modernité et tradition.

Personnellement, je trouve que le spectateur est parfois perdu tout au long de l’avancée du film car le scénario est par moment brouillon. L’intrigue est un peu longue et l’enquête policière, assez maladroite, peut prêter à confusion. Mais les acteurs interprètent très bien leur rôle. Atlantique est un film original et très bien filmé. Pour moi, ce film vaut la peine d’être vu et devrait plaire à un large public s’il accepte de se laisser transporter dans ce voyage en terre méconnue, bercé par le rythme des vagues.

Emy HO, Terminale STMG, lycée Albert Schweitzer, Mulhouse

2020/03/12 14:22 #2019-atlantique-138
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Au Travers de L'Atlantique, Naissance Tangible d'une critique

Nous avons pu regarder le film Atlantique de Mati Diop et voici la question qu’il a suscitée : est-ce que ce film peut plaire à un public jeune et masculin sachant que la force du film repose sur des aspects féminins ?

En effet, le titre du film Atlantique nous amène à croire que le film parlera d’équipage, de bateau, à la manière d’un film d’aventure. Mais le rythme et les scènes sont lents, les plans très esthétiques sur l’océan ponctuent la vitesse du récit ce qui peut déstabiliser les jeunes spectateurs habitués aux films d’action sans temps morts.
J’ai pu apprécier les moments d'égarement de la réalisatrice d’une réalité vers un mode tout à fait poétique. De plus, j’ai été sensible au mélange des genres : tantôt nous avons l’impression d’être dans un documentaire relatant les conditions de vie et de travail des habitants tantôt nous nous croyons dans une romance, puis dans une enquête policière et pour finir dans un récit fantastique avec des revenants.
La réalisatrice n’utilise pas vraiment d’effets spéciaux et pourtant son film reste tout à fait captivant comme dans le passage où les jeunes filles ont des yeux blancs pour montrer qu’elles sont possédées ou encore les jeux de lumière et de miroir dans la boîte de nuit pour le retour du noyé.

Une autre question pour conclure : Atlantique ne peut-il être qu’un film à succès et de bonne qualité sachant qu’il a reçu le Grand Prix du Jury à Cannes ?

Ce n’est pas parce qu’il a reçu un prix qu’il est bon mais le film de Mati Diop est suffisamment original et sensible pour mériter son prix. Je le conseille donc, même aux jeunes garçons s’ils sont prêts à tenter une expérience déroutante mais qui vaut le coup.

SILO - JAFFARD Samaha 1ère STMG


2020/03/13 11:20 #2019-atlantique-139
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Un essai raté. Voici un film qui prend des tournures plus inattendues les unes que les autres. En effet, Atlantique, film dramatique de Mati Diop, nous plonge au coeur d'un pays, le Sénégal. Un pays peu développé où les habitants sont des ouvriers mal payés et où les femmes n'ont pas beaucoup de droits. Souleiman, un jeune travailleur qui se trouve dans une banlieue de Dakar, et le reste de ses collègues ne se font pas payer depuis des mois. Ils décident alors de quitter le pays avec l'espoir de trouver un meilleur avenir. En parallèle, Souleiman doit pour cela laisser Ada, sa bien-aimée. Ada est pourtant promise à un autre. Peu de temps après le départ des travailleurs, des phénomènes étranges se passent autour d'Ada et des filles du quartier. On comprend par la suite que les travailleurs, morts noyés, reviennent pour récupérer leur argent. Souleiman, ou plutôt son esprit, préfère retrouver Ada pour lui faire ses adieux. Ce film qui aurait pu être excellent du fait des enjeux politiques et sociaux qu'il interroge est en fait un échec. Ce drame totalement surnaturel nous fait décrocher à peine à la moitié du film. Premièrement, l'alternance des scènes banales de vies et des paysages est certes belle mais ennuyeuse. Mais quand la possession des filles du quartier par les morts arrive, alors le film devient chaotique, l'histoire n'a plus aucun réel sens. La seule scène touchante dans ce chaos est celle des retrouvailles entre Ada et Souleiman dans un reflet surnaturel. Ce moment, où Souleiman se reflète dans Ada nous livre une perception du sujet singulière, car on retrouve deux personnes dans un unique corps. Pour conclure ce film est plutôt bon si l'on ferme les yeux sur le côté surnaturel. Mais un film se doit d'être jugé dans son entièreté et je pense donc qu'il est assez médiocre.
2020/03/14 17:35 #2019-atlantique-140
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Ce film, produit au Sénégal, est le premier long métrage de la réalisatrice française, Mati Diop.
Il raconte la vie d’Ada, une jeune fille éperdument amoureuse de Souleiman, un ouvrier très mal payé de Dakar. C’est un film original, de par son histoire tragique et émouvante laissant une place importante au fantastique. Vous serez plongé dès les premières secondes dans cet univers mystérieux avec une histoire d'amour toute aussi mystérieuse… Si vous êtes passionné par les films tragiques, vous serez comblé car l’histoire n'est pas simple à suivre avec ses rebondissements incessants.
Cependant les arrêts sur image qui surviennent fréquemment du début à la fin du film perdent quelque peu le spectateur. Je trouve aussi le jeu d'acteur peu convainquant car ils n'ont pas l'air passionnés par leur rôle.

Si jamais vous êtes malentendant, l'option sous-titres de ce film est un avantage car cela vous permettra de comprendre et de suivre les actions. Grâce à eux, vous éprouverez et ressentirez plus facilement les émotions que le film veut faire passer.
Je recommande ce film à tout le monde mais surtout à ceux ayant des problèmes d'audition car cela nous plonge dans l'univers d'Atlantique, un film rempli de sentiments tristes et de problèmes de la vie. Les images sont bien réalisées et synchronisées avec les sous-titres et permettent de suivre et comprendre le film comme les images marquantes du départ de Souleiman, mais aussi de rentrer dans l'atmosphère originale de ce film.
Romain Mallart
2020/03/14 17:35 #2019-atlantique-141
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Le film Atlantique est un film fantastique dans la vie réelle. Atlantique parle d'une histoire d’amour entre Ada et Souleiman avec comme décor la ville de Dakar. Un soir, Souleiman et ses collègues de travail partent en mer pour rejoindre l’Espagne avec l’espoir d’une vie meilleure. Pendant ce temps, leurs femmes prient pour qu'il ne leurs arrive rien. Le drame arrive. Et dès lors chaque nuit, les hommes morts prennent possession de leur femme pour se venger…
Ethan Perriguet
2020/03/14 17:36 #2019-atlantique-142
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Le film Atlantique parle d'une histoire d'amour et se passe en Afrique.
Souleiman est en train de construire un immeuble pour un homme riche, ils n'ont pas été payés depuis plusieurs mois et réclament l'argent qu'ils auraient dû avoir. Le soir même Souleiman voudrait dire à sa bien-aimée Ada qui l'aime plus que tout. Mais Ada est pressée et lui donne rendez-vous dans la soirée. Quand elle arrive au bar, pas un garçon… Ses amies sans vouloir la blesser lui annoncent le départ des garçons dont Souleiman en pirogue pour l'Espagne.
Le film est très émouvant et touchant par l'approche d'Ada et Souleiman pour leur amour impossible. Ce film montre aussi les traditions du pays comme pour vérifier la virginité de la femme.
Le passage de la réalité au fantastique m'a fortement déplu car on passe d'un film réaliste à un film fantastique, vers la fin des esprits vengeurs possèdent les amies d'Ada.
Un peu déçu du titre car il est trompeur puisque le film ne se passe pas sur l'océan mais sur la terre du point de vue de celles qui restent au pays.
Sasha Klouy et Rémi Séré

2020/03/14 17:37 #2019-atlantique-143
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Dans ce film, Mati Diop arrive à mélanger les combats sociaux de la vie avec le sensible. C’est un mélange de fantastique et de réalisme. Le fantastique surgit quand les fantômes des hommes disparus reviennent à la vie pour se venger. J’ai vraiment beaucoup apprécié Atlantique. Le film m’a ouvert les yeux sur mes conditions de vie des plus avantageuses. L’autre côté de l’Atlantique est un autre monde.
Yanis Irles

2020/03/14 23:31 #2019-atlantique-144
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Critique du film ATLANTIQUE,
Atlantique est un film réalisé par la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop. L’action se déroule à Dakar et raconte l’histoire d’Ada, une jeune fille promise à un mariage forcé avec un riche jeune homme Omar. Malheureusement pour elle, Ada aime un autre garçon, Souleiman, il travaille dans un chantier de la ville. Très vite, le titre du film prend tout son sens : Atlantique désigne l’océan qui est au coeur du destin des personnages.
Ainsi, la plage et la mer incarnent aussi bien des lieux de bonheur que de malheur. Le film est, tel l’océan, rythmé par des vagues d’émotion plus ou moins fortes.
Le début de l’histoire est assez lent, on observe Souleiman et Ada qui s’aiment sur la plage, en secret, on suit Ada chez elle, avec ses amies, elle semble être une jeune fille ordinaire et puis arrive le moment fatidique où Souleiman embarque avec ses compagnons ouvriers dans une barque de fortune. Ils espèrent traverser l’océan et rejoindre l’Espagne où ils aspirent à une vie meilleure car cela fait des mois que leur patron refuse de les payer. Mais l’embarcation de Souleiman ne résiste pas à la tempête en mer, il meurt noyé.
Le film dénonce ainsi le sort des migrants et des ouvriers exploités par le système. Ils n’ont d’autre solution pour survivre que de mettre leur vie en danger ou de se soumettre à la loi du plus fort. D’ailleurs, Atlantique est un film de contrastes : on s’immerge aussi bien dans les quartiers très pauvres de Dakar que dans les hôtels très luxueux. Souleiman et Omar incarnent d’ailleurs ces deux extrêmes, l’un est très pauvre, l’autre très riche.
Ada, elle, est confrontée aussi bien à la tradition qu’à la modernité : elle doit accepter sans rien dire le destin tracé par sa famille mais veut aussi ressembler aux jeunes filles modernes qui ont des téléphones portables et peuvent aller et venir comme elles le souhaitent.
Ainsi, Atlantique est aussi un film sur la désobéissance et les femmes ont un rôle central car ce sont elles qui transgressent les règles.
Elles aiment se retrouver dans un bar de nuit sur la plage. Là, elles dansent, fument, boivent, flirtent, elles semblent libres.
Une scène très marquante est la scène très symbolique du lit nuptial qui prend feu quand, enfin, le mariage arrive. Le film devient sombre et prend une tournure fantastique, des phénomènes étranges apparaissent. Peu à peu, on découvre que Souleiman n’est pas vraiment mort mais s’est réincarné en Djinn. Lui et ses amis ont pris l’apparence de femmes qui viennent réclamer leur dû au patron malhonnête. La dimension surnaturelle des scènes crée un climat étrange et mystérieux. Le film s’accélère.
Aussi, Atlantique est un film sur la revanche et la vengeance où les femmes occupent une place majeure et, en ce sens, on peut dire que c’est un film féministe qui dénonce le poids de la tradition mais met surtout en valeur les personnages féminins qui deviennent les héroïnes du film car elles résistent au poids de la tradition culturelle de leur pays, pays filmé avec certes des critiques sur la société mais aussi avec beaucoup de poésie et de mystère.
Rania Fahroun et Elisa Millot
(Seconde BAC PRO GATL, Lycée de l’Atlantique, Royan)
2020/03/15 22:07 #2019-atlantique-145
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique de GIGUET Enzo portant sur le film Atlantique, Première bac pro Métiers de la sécurité lycée BAUDELAIRE à Meaux

J’ai bien aimé ce film du début à la fin car il évoque un sujet présent dans l’actualité : l’immigration.

Par amour pour Ada, Souleiman décide de partir en mer avec ses collègues pour avoir une vie meilleure et par la suite une nouvelle vie plus stable avec son amoureuse.

Hélas, comme le montre l’actualité, l’issue du voyage a été fatale et les voyageurs ont péri en mer. En effet, à l’heure actuelle, des migrants tentent d’avoir une vie meilleure et partent en mer avec un maigre pécule sans espoir d’arriver à destination.

Ce film nous renseigne sur des cultures et des traditions méconnues en Europe. À titre personnel, je ne connaissais pas ce que l’on appelle « les mariages arrangés ».

Le passage que j’ai aimé dans le film, c’est l’histoire d’amour clandestine entre Souleiman et Ada. Cette dernière était destinée à Omar, un homme riche qui vit en Italie et ne réside que trois mois dans l’année à Dakar.
Ada étant folle amoureuse de Souleiman, elle va le voir en cachette le soir sur le bord de la plage.
Ada veut faire comprendre à Omar qu’elle ne l’aime pas et qu’elle ne souhaite pas se marier avec lui mais ce dernier n’en tient aucun compte.

Je ne savais pas qu’à Dakar, sur certains chantiers, les employés n’étaient pas payés de manière régulière tous les mois contrairement à ce qui se passe dans notre pays.

Je ne connaissais pas le phénomène de possession des corps par les esprits. Ces passages sont des moments forts du film. Les Djinns sont dans une démarche bienveillante pour faire respecter -même à titre posthume- les droits des salariés.

Ils ne pourront reposer en paix que lorsque la justice sur terre aura été rendue.
2020/03/19 08:09 #2019-atlantique-146
Lycée Georges Sand, La Mée sur Seine, académie de Créteil
Critique du film Atlantique de Mati Diop

Ma première impression après avoir vu le film était que les garçons partis en mer n’avaient pas eu d’autres moyens de communication pour s’adresser à leurs copines qu’en les possédant, car ils avaient décidé de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur en Espagne. Malheureusement, les garçons se sont perdus en mer. Souleiman qui était l’amant d’Ada faisait partie de ces jeunes. Il fit ce choix de partir car pendant des mois il s’est trouvé sans salaire.
Le film ne m’intéressait pas vraiment au début car je ne comprenais pas le but du film qui me paraissait ennuyant. Mais après avoir regardé le film jusqu’à la fin, je me suis clairement rendu compte que le film m’avait procuré plusieurs émotions différentes. La scène qui m’a le plus marquée est celle où la maison d’Omar brûle car il y a du suspens : on ne sait pas qui est le coupable.
J’ai trouvé le film différent de ceux que j’avais pu voir auparavant, car il est rare de voir ce genre de film. Je vais plutôt voir des comédies ou des thrillers, alors cela change de mes habitudes. Ce qui différencie ce film des autres, c’est aussi la façon dont le film a été tourné car Atlantique est aussi tiré de faits réels. Par exemple le fait que Souleiman et ses amis se sont perdus en mer fait référence aux migrants africains qui se perdent en mer en essayant d’entrer en Europe.
Je pense que la réalisatrice a aussi fait ce film car elle a voulu nous montrer que dans la vie nous pouvons aussi nous adresser à des esprits (ou des fantômes), comme les jeunes perdus en mer, à travers des personnes ou des objets. Peut-être a-t-elle voulu faire passer ce message : même si nous perdons des personnes proches, nous pouvons toujours communiquer avec elles de diverses façons et qu’elles seront toujours présentes quoi qu’il arrive.
J’ai aimé cette histoire car il y avait des moments de suspens et de surprise. Par exemple quand le commissaire a compris que c’était lui qui avait mis le feu à la chambre d’Ada et Omar. De plus, je trouve que les plans et les mouvements ont été bien réalisés car au moment où les filles possédées sortent la nuit, le plan d’ensemble nous permet de voir d’où elles viennent, et ensuite les gros plans nous permettent de bien, observer les traits de leurs visages : leurs yeux sont blancs et elles transpirent, certaines d’entre elles ont des veines qui ressortent sur le front.
Selon moi, les scènes où les jeunes garçons ont pris possession des corps des filles sont vraiment intéressantes car cela nous pousse à toujours vouloir connaître la suite…

Founé
2020/03/19 19:18 #2019-atlantique-147
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Interview Mati Diop


« - Bonjour Mati Diop, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.
- Bonjour, je vous en prie.

- Pouvez-vous vous présenter?

- Je suis Mati Diop, d’origine franco-sénégalaise. Je suis une actrice et une réalisatrice. J’ai réalisé mon premier long métrage, Atlantique, qui a remporté le Grand Prix au Festival de Cannes cette année.

- Pouvez-vous faire un court résumé de votre long métrage ?

- L’histoire se déroule dans la banlieue de Dakar. Ada, le personnage principal, promise à Omar un immigré plutôt aisé. Mais elle est en réalité l’amante de Souleiman dont elle est tombée follement amoureuse, un ouvrier travaillant sur une tour futuriste. Cela fait plusieurs mois que lui et ses collègues ne reçoivent plus de salaire. Ils décident donc de quitter le pays pour rejoindre l’Espagne, en passant par l’océan, espérant avoir une meilleure vie. Plusieurs jours après leur départ, les filles de la ville deviennent étranges, notamment la nuit, les Djinns, les esprits des garçons, hantent leurs corps. C’est une bonne nouvelle pour Ada qui pensait ne plus jamais voir Souleiman. Car celui-ci va hanter le corps de l’inspecteur charger de l’affaire des Djinns.

- D’où vous est venu ce projet ?

- En 2009, j’ai réalisé un court métrage à Dakar, Atlantiques, qui montre un jeune racontant sa traversée en mer à ses amis. A cette époque, beaucoup de jeunes traversent l’océan afin de rejoindre l’Espagne. Et beaucoup ont péri en mer. Alors, j’ai voulu aller plus loin en racontant cette histoire à travers les jeunes femmes qui restent à Dakar. Je voulais réaliser un film défend une idée précise et non une simple histoire.

- De quoi, vous êtes-vous inspirée pour réaliser ce film ?

- Je me suis principalement inspirée d’histoires que j’entends depuis mon enfance et j’ai voulu me rapprocher le plus possible de ma culture et de mes origines.

- Est-ce qu’ Atlantique parle principalement d’une histoire d’amour ?

- Oui, mais il évoque aussi la misère et l’immigration clandestine.

- Pourquoi avoir tourner le film à Dakar ?

- Comme je l’ai déclaré au Festival de Cannes, j’ai eu la chance de découvrir mon pays d’origine durant mon enfance, puis en 2008 j’y suis retournée.

- A quoi ressembler la vie à Dakar lorsque vous tourniez Atlantiques ?

- A l’époque où j’ai filmé Atlantiques, l’acteur qui jouait le rôle principal de Sérigne, m’a dit « quand on décide de partir, on part ». Les acteurs avaient l’air ailleurs. Regarder l’océan ne donner plus aucun plaisir, on pensait uniquement à ceux qui avaient perdu la vie.

- D’où vous est venue l’idée de faire un film fantastique ?

- Lors du tournage d’Atlantiques, l’atmosphère était fantomatique, alors j’ai eu une intuition et j’ai voulu faire un film avec des dimensions fantastiques, des esprits, des fantômes car cela représentait ce que je voyais à Dakar et cette période était très triste et sombre.

- La dimension est notamment féminine, avez-vous fait ce choix pour des raisons précises ?

- Avoir un personnage principal féminin permet de monter au spectateur d’un différent point de vue la situation des jeunes hommes de Dakar. C’était aussi une manière de vivre l’adolescence que je n’ai pas eu à travers un personnage fictif. Et même si je n’ai pas vécu ce drame, j’ai quand même été marqué par l’immigration clandestine, ce qui permet de s’identifier à ce que ces femmes ont vécu.

- Dans Atlantique, comment vous êtes-vous identifier à ces femmes sachant que vous n’habitez pas à Dakar ?

- Lors de l’écriture, j’étais à Dakar, j’ai rencontré plusieurs jeunes femmes qui m’ont raconté la vie en tant que femme au Sénégal, ce qui m’a permis de créer plusieurs personnages, car elles n’avaient pas toutes le même point de vue et opinion.

- Pourquoi avoir fait vivre l'esprit des hommes qu’elles aiment à travers les femmes ?

- Dans le film, les femmes sont possédées par les esprits de ceux qu’elles aiment, disparu en mer, car il faut que les femmes obtiennent ce que les hommes réclament depuis le début, sinon elles ne reposeront pas en paix. J’ai voulu impliquer les femmes dans ce film car elles mènent les mêmes combats et c’était intéressant de faire vivre les morts à travers d’autres personnages.

- A qui et à quoi pensez-vous quand je vous dis:
« Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas. » ?

- Les Djinns de Victor Hugo bien sûr, extrait de Les Orientales.

- Pour finir, pour quelle raison avez-vous choisi la musique de Fatima Al Gadiri ?

- La mélodie et le son correspondaient parfaitement à ce que j’avais imaginé. La musique devait montrer tout ce qu’on ne voyait pas dans le film, la mort des garçons, les esprits. Je voulais absolument que la musique corresponde à l’atmosphère fantomatique du film et que la musicienne soit consciente des enjeux culturels et politiques du film. Et Fatima était la personne idéale car elle est née à Dakar et elle a vécu ses premiers moments sensoriels là-bas.

- Avez-vous quelque chose à ajouter ?

- Je voudrais juste remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu ainsi que celles qui m’écrivent chaque jour pour complimenter mon film.

- Merci Mati Diop, j’espère vous revoir bientôt pour peut-être un deuxième long métrage.

- Merci à vous. »



Alexandra Brangé 602
Lycée Alfred Mézières
2020/03/19 19:20 #2019-atlantique-148
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
La souris et le Lapin

Dans une contrée encerclée par un incommensurable lac,
Où l’argent était précieux,
Une jeune Souris fut promise à un Lion aux mille richesses, mais il y eut un couac,
Elle s’éprit d’un jeune Lapin besogneux.
Ce dernier se tuait à la tâche chaque jour.
Mais cela faisait presqu’une saison qu’il n’avait pas reçu son dû,
Ni lui ni ses compagnons.
Malgré leurs nombreuses réclamations au près du tigre qui les avaient employés.
Cette injustice n’aurait jamais dû voir le jour.
Pour ma part cette situation me fait ressentir de la compassion.

Un soir parmi tant d’autres la jeune Souris
Dans le dos de ses parents s’enfuit du logis,
Avec ses amies pour rejoindre une brasserie.
Afin de retrouver les lapins pour quelques petites cajoleries.
Mais cette fois-ci ils n’étaient point là.
Les Souris fondirent en larmes à l’annonce d’une effroyable nouvelle.
Les lapins avaient décidé de traverser le lac afin découvrir une vie nouvelle
Et espérant un avenir meilleur.

Quelques jours plus tard la jeune Souris avec le lion se lia.
Pour elle ce n’était point une simple bagatelle
Sa raison était tiraillée et déchiré était son cœur.
Lorsqu’elle douta, deux de ses amies lui tinrent deux discours.
L’une, une chatte lui conseilla de ne pas rompre cet hymen,
Pour profiter de l’argent de son « amour ».
L’autre, une souris lui dit suivre ses envies et quitter ce domaine.
Mais elle ne put répondre car des cris retentirent :
« Oh feu ! Oh feu ! »
Chacun courra car ce n’était pas un jeu.


Aux aurores un Rat mena l’enquête.
Son seul et unique présumé coupable fut le Lapin.
L’inspecteur interrogea et suivait la jeune Souris, il n’avait plus que ça en tête.
Mais elle n’en démordit pas,
Elle n’avait plus de nouvelles de son bien-aimé lapin.

Cependant une nuit les amies de la souris se dirigèrent toutes pas à pas
Chez le Tigre. Elles n’avaient aucunement conscience de leurs actions.
Elles lui réclamèrent l’argent qu’il devait aux lapins
Sans surprise il refusa. Une deuxième fois une des leurs, pleine de détermination,
Y retourna seule, lui poser un ultimatum.
Il devait leur donner l’argent et creuserait la tombe des lapins.
S’il n’obtempérait pas un incendie se propagerait.
Lorsque celle-ci disparut tel un fantôme,
Un feu se déclara non loin.
Le tigre réalisa que c’était bien là des propos concrets.

De son côté la jeune souris fut mise en détention par le rat sans témoin.
Le Lion, inquiet, vint la chercher.
Mais une fois libre cette dernière refusa de le suivre.
Elle chercha un moyen de vivre émancipée.
Pour cela elle alla travailler dans la brasserie où se rencontrait les souris et leurs bien-aimés.
Elle partait chaque jour lorsque le ciel arborait une magnifique couleur cuivre.

Un jour un message lui fut transmis par un pigeon voyageur de la part son Lapin.
Il souhaitait la retrouver dans cette même brasserie au coucher de soleil.
Celle-ci ne put refuser de revoir son copain.
Le soir venu, elle s’y rendit avec la vitesse d’une abeille.
Mais depuis sa chambre elle était suivie par le Rat.
Dès qu’elle arriva, elle fut encerclée par ses amies éclairées par la faible lumière du soleil.
Mais comme chaque soir elles ne se contrôlaient pas.
Et lorsqu’ils se regardèrent dans les yeux,
La lapine remarqua avec stupeur que
Dans leurs yeux se reflétait l’âme de leurs amants
Et lorsqu’elle regardait ceux de l’enquêteur ce n’était plus un Rat mais le Lapin qu’elle aimait.

Peu importe les tourments,
Après s’être trouvées deux âmes sœurs ne se séparent jamais.



Emma Abotchi 602, Lycée Alfred Mézières, Longwy


2020/03/19 19:29 #2019-atlantique-149
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
La Pie et les Chevaux

Des Chevaux très travailleurs
Une Pie pressentit au bonheur
Pendant la construction d’une tour
Au bord d’un grand carrefour.

Ces Chevaux sans salaire
Voulaient déclarer la guerre,
Avant de partir en croisière
Vers une nouvelle terre.

Partant de l’Afrique,
Finissant dans l’Atlantique
Laissant des troupeaux anéantis
Face à ses corps sans vie.

La Pie avec tout son argent
Demeure riche et fait bombance
Sans pour autant se préoccuper des Juments
Déformaient possédées quête de vengeance.

Avec instance, ces revenants
Regagnent leur dû
Maintenant la Pie est battue
Et la horde retrouve son argent.

Qui ne paye pas immédiatement,
Le payera autrement et amplement

Carosi Théo 602
Lycée Alfred MEZIERES
2020/03/19 19:36 #2019-atlantique-150
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
L’Atlantique
En embarquant sur l’océan,
De jeunes Poissons fatigués de nager
Sans qu’on leur donne à manger,
Finissent par s’en aller vers le néant.
Leurs femelles sont restées,
Pensant qu’ils reviendraient les retrouver.
Une d’entre elles s’appelait Ablette,
Prête à se marier à un Omar, elle réalise
Alors que son grand amour
Était parti à la nage.
La nuit tombe, la mer devient grise,
Tout s’endort. La rumeur approche et l’écho
La redit comme un énorme bruit de
Foule. Aussitôt tout s’écroule.
Un troupeau de femelles crient aux
Enfers d’étranges paroles, c’est la plainte.
Le jour renaît, comme si de rien n’était.
L’heure du mariage approche.
Une grande joie se propage,
Quand tout à coup un feu
Inexplicable se déclenche.
Le sergent de cette population, pensant
Trouver le suspect, finit par s’en rendre
Malade et en perd sa tête.
Il réplique alors « Je l’ai senti,
Il s’est emparé de moi ! ». La populace
Le dévisageait. Les esprits des noyés
Venaient réclamer la vengeance.
Cependant, le grand amour d’Ablette,
Était venu lui présenter ses adieux.
Ainsi, cette histoire prit fin.
Comme quoi, il faut profiter de chaque moment
Précieux que la vie nous impose,
Et toujours dire ce que l’on ressent, autrement
L’océan pourrait mettre fin à nos plus beaux
Jours. Ne partez jamais avec le coeur plein.
Catarina PEREIRA, 602
2020/03/19 19:49 #2019-atlantique-151
Lycée Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de Créteil
ATLANTIQUE

Un film de MATI DIOP


« Atlantique » se déroule dans les quartiers populaires de Dakar, capitale du Sénégal. Les premières scènes montrent des employés réclamant leurs salaires impayés depuis plusieurs mois. N’obtenant toujours rien, ces jeunes hommes dont dépendent leurs familles, balancent (hésitent) entre colère et résignation. L’un d’entre eux, Souleymane, noue une relation avec Ada, une jeune fille promise à un autre homme riche, qu’elle n’aime pas. Ce film s’articule autour de deux injustices. D’une part, deux jeunes amoureux sont victimes des contraintes ignobles d’une société patriarcale. D’autre part, l’exploitation d’une population jeune par des hommes d’affaires sans scrupules. L’océan est représenté comme une porte de sortie de ce monde plein d’inégalités et d’injustices vers un avenir plus juste et égalitaire. C’est aussi le cimetière de Souleymane et de ses compagnons. Les morts veulent se venger mais Souleymane, lui, refuse qu’Ada épouse un homme contre son gré. Le film prend, alors, une tournure fantastique.
La vengeance des hommes accompagne l’émancipation des femmes.
Marco, Léopold
2020/03/27 14:02 #2019-atlantique-152
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Les Castors et le Renard

L’ouvrier mérite son salaire en temps et en heure : Voilà ce qu’il se passe si le contraire devait arriver.
Un groupe de Castors œuvrent à un foyer pour un Renard, dans une plaine. Ce travail avait un coût, le Renard l’oubliait trop souvent. Cela causa la frustration des ouvriers, leurs responsabilités n’étaient guère assumés, par les cris de famine de leurs familles nous pouvions l’apercevoir.
Un Castor fier et frustré, alla revendiquer son dû auprès de son employeur. « Nous désirons percevoir la somme qu’il nous revient », dit-il. Le Renard n’était pas de cet avis, il repoussa la requête. S’en était trop, l’assemblée décida de quitter le chantier.
Le Castor fier motiva ses camarades à explorer de nouveaux horizons. Ce n’était sans oublier, la belle qu’il laissait derrière lui. Ignorant qu’il ne la reverrait plus. La mort les frappa. Leurs âmes étaient perdues, elles n’avaient pas trouvé le repos éternel, elles étaient là pour réclamer leurs dettes envers le Renard. Le Renard offusqué par les êtres spectraux leur dit : « Ce n’est que pour votre salaire que vous êtes ici ? »
Les esprits ne répondirent point, dans le passé ils avaient déjà trop dit. Pour eux, c’était le moment d’agir. Le Renard perdit le contrôle de ses émotions face à ce phénomène surnaturel. Apprenant, qu’il ne serait jamais libre, le Renard paya sa caution. Les revenants disparurent.

TOGNO Sem, 602, Fable sur Atlantique
2020/03/28 10:14 #2019-atlantique-153
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Atlantique est un film réaliste, dramatique réalisé par Mati Diop, une réalisatrice franco-sénégalaise et sorti en 2019. Ce film sous-titré d’une durée de 105 minutes est le premier long métrage de Mati Diop. Cette œuvre écrite par la réalisatrice elle-même est un film très original mêlant différents genres cinématographiques pour relater une histoire touchante, renversante mais bien réelle de la vie au Sénégal, vie dont nous connaissons que très peu de choses.

Ce long-métrage relate l’histoire d’une adolescente sénégalaise prénommée Ada qui est éperdument amoureuse de Souleiman, un jeune garçon employé pour construire une tour moderne, Atlantique, à Dakar mais qui dans quelques semaines doit épouser Omar, un homme influent et riche au Sénégal qui passe une partie de l’année en Italie. Souleiman ainsi que ses collègues se font exploiter, ne touchant plus de salaire malgré de nombreuses relances auprès de leur employeur. Ces derniers, ne voyant pas leur patron leur donner de l’argent, décident de prendre la mer afin d’aller dans un autre pays et espérer avoir une vie meilleure. Malheureusement, ce jour-là une tempête frappe l’Atlantique et les emporte… Du côté d’Ada, un incendie criminel interrompt son mariage et les filles de son quartier sont prises de mystérieuses fièvres. Nous allons suivre l’enquête, menée par Issa un jeune enquêteur, et découvrir que ce sont les esprits des garçons noyés qui sont revenus pour se venger. Devant ce long-métrage, nos avis sont mitigés tant nous avons de choses à redire sur le choix de la musique, du mélange constant des genres cinématographiques contrairement aux décors, costumes et aux acteurs tous bien choisis pour cette production cinématographique.

Dès la première scène, la cinéaste nous plonge dans l’univers saisissant des travailleurs au Sénégal. Le film s’ouvre sur une scène où plusieurs garçons, parlant le Walof une langue sénégalaise, demandent leurs salaires auprès de leur patron qui refusent de leur donner. Les longs plans seulement composés de bruitages nous permettent de découvrir, comme si nous étions face à un documentaire, une ville où les inégalités sont flagrantes et frappent les spectateurs. Ainsi, nous pouvons voir un contraste entre les habitants au niveau social mais également économique et familial. Atlantique s’appuie sur des traditions encore très présentes dans les familles sénégalaises notamment en en faisant son histoire principale ; celle du mariage forcé entre Ada et Omar où nous avons Ada qui doit, avant de se marier, faire un test de virginité. Les différents plans, dans les habitations et à l’extérieur nous permettent de nous rendre comptes que des maisons anciennes, insalubres qui n’ont même pas de porte entre chaque pièce côtoient des villas modernes, luxueuses avec tout le confort à l’intérieur. La réalisatrice souhaite montrer la réalité ainsi que la dure vie dans ce pays et c’est pour cela que nous avons de nombreux plans montrant les intérieurs des maisons grâce à différents plans d’ensemble. Des plans moyens ainsi que des plans rapprochés sont utilisés dans le film notamment lorsque, de nombreuses fois, nous voyons les yeux d’Ada. L’Atlantique, l’océan dont le film tire son titre est énormément présent dans l’œuvre. Nous avons de nombreux plans, de jour comme de nuit de l’Atlantique en gros plans ou bien en prise de vue moyenne qui permet, derrière les personnages, de voir cet océan perçu comme un barrière infranchissable tant le souvenir de Souleiman et ses collègues qui n’ont pas réussi à franchir cet océan est présent. Les costumes réalisés par Rachèle Raoult et Salimata Ndiaye nous permettent de nous rendre compte que nous avons beaucoup de pauvreté dans ce pays. Nous pouvons voir que Omar possèdent des accessoires très modernes, de marque par rapport aux autres personnages. De plus,l’idée d’utiliser des lentilles pour les personnes possédées la nuit par les esprits des hommes ayant péri en mer permet de voir la différence entre les personnages habités par les esprits et ceux qui ne le sont pas et donc de s’y retrouver dans l’histoire.

Dans ce long-métrage nous nous attendions à avoir de la musique de manière conséquente mais ce n’est pas le cas. La musique n’est pas beaucoup présente dans ce film, nous retrouvons plus des bruitages et des discussion. Lorsque la musique composée par Fatima Al Qadiri est présente, elle est parfois trop « superficielle » et ne va pas avec certaines scènes qui sont trop longues et nous fait perdre l’attention qu’on avait pour le film. Cette dernière peut altérer les émotions que l’on peut éprouver pour Ada notamment lorsque Souleiman lui annonce qu’il part et qu’il ne lui a pas dit au revoir. Cela peut décevoir certains spectateurs qui s’attendaient à ressentir plus d’émotions grâce à la musique lors de ce film mélangeant constamment les genres cinématographiques. En effet, tout au long du récit Mati Diop mélange différents genres cinématographiques. Au départ le film ressemble à un documentaire avec des acteurs jouant de façon remarquable et naturelle de sorte que nous avons, au début, le sentiment de voir un film documentaire; puis, au fil de l’histoire nous avons l’histoire tragique entre Ada et Souleiman mélangée avec des moments surnaturels tels que lorsque les femmes, sous l’emprise des esprits de leurs petits amis morts en mer vont chez le patron de ces derniers afin de demander leurs salaires ou bien encore lorsqu’elles lui demandent de creuser des tombes pour les employés ayant péri en mer. Certains passages surnaturels nous font perdre le fil du film puisque nous nous posons des questions sur ce qui se déroule comme lorsqu’Issa se menotte à une chaise quand il se rend compte avoir été habité par l’esprit de Souleiman. Nous avons donc un avis mitigé par rapport à l’utilisation de plusieurs genres cinématographiques dans ce film. Certes, cela peut nous apporter des connaissances nouvelles mais cela peut surtout nous faire perdre le fil du film et ainsi compromettre notre compréhension globale.

Atlantique, entre réel et fantastique, est un film très enrichissant faisant penser à l’histoire de Roméo et Juliette et relatant une réalité que beaucoup d’entre nous ignorons : la misère des populations et l’immigration clandestine. Malgré l’ensemble de ces détails positifs, nous avons un avis mitigé par rapport à ce film qui nous sort de l’ordinaire et des films que nous avons l’habitude de voir. Néanmoins, nous conseillons ce film à l’atmosphère fort originale et pouvant être vu par tout le monde.

Léa Claus, Chiara Coulon, Leeloo Lafont 1ère HIDA
2020/03/30 09:52 #2019-atlantique-154
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
"Atlantique" est en quelque sorte un film sur l'immigration sauf qu'il s'intéresse à ceux qui restent mais il y a un regard intéressant sur l'Afrique noire et sur l'immigration. Il a été écrit par Mati Diop. C'est un film dramatique d'amour. Le film débute avec Souleiman (joué par Ibrahima Traora), un ouvrier qui va prendre la mer dans l'espoir d'une vie meilleure, car cela fait plusieurs mois qu'il n'est pas payé. Il part, mais on ne le suit pas. À la place, Mati Diop s'intéresse à sa petite-amie Ada (jouée par Mama Sané) qui se retrouve seule à une semaine de son mariage organisé avec un homme qu'elle n'aime pas. On suit plus l'histoire de la femme car c'est elle qui doit rester et l'homme part chercher du travail. Si le film commence comme un drame social, il bascule vers le registre du fantastique. On assiste à un mélange des genres étrange qui ne fonctionne pas vraiment. Il est compliqué de suivre cette histoire car il y a des propos de plus en plus métaphoriques. Nous passons d'un film dramatique à policier et enfin fantastique.
Maïwenn Boullin (1ere option HIDA)
2020/03/30 09:54 #2019-atlantique-155
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Atlantique est un film dramatique franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en salles en octobre 2019. Il est présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2019, où il remporte le Grand Prix. Ce film dénonce de manière plutôt simple la domination des femmes par les hommes, en même temps que le gros problème de travail et d’argent que connaît le Sénégal. Les deux personnages principaux sont Mame Bineta (Ada) et Ibrahima Traoré ( Souleiman). 
Souleiman travaille en tant qu’ouvrier avec d’autres employés dans une entreprise de construction. Leur patron ne les paye pas depuis trois mois, il leur doit plusieurs milliers d’euros. De plus, Souleiman et Ada sont dans une relation interdite, puisqu’ Ada doit être mariée de force avec Omar ( Babacar Sylla ) .Lors du mariage d’Ada et de Omar quelqu’un a mis le feu au lit d’Ada. Une enquête est ainsi lancée.
    Ce film aborde plusieurs sujets importants de la culture sénégalaise et nous informe de la précarité économique dans laquelle ses habitants vivent. Ce film nous a plu mais certaines parties étaient confuses. Le côté réaliste et presque documentaire du film était très intéressant, la qualité des images, des musiques, des couleurs apporte au film un aspect très poétique. Au contraire, la partie surnaturelle du film était peu claire, lorsque les âmes des jeunes hommes partis en mer reviennent hanter leur ancien patron, le scénario paraît un peu bancal. La partie fantastique n’a pas l’air de bien rentrer dans le film et les longues scènes de possession nous laissent perplexes.
    En conclusion, Atlantique est un film mélangeant plusieurs genres de façon quelquefois maladroite bien que les sujets abordés soient très intéressants, le spectateur peut avoir tendance à se perdre face à tant d’informations. La dernière phrase du film “Je suis Ada”  nous laisse curieux et peu convaincus.
Lilou Marie et Johanna Heurtaux 1ere option HIDA