Au revoir là-haut

Données du film

Au revoir là-haut

Réalisé par : Albert Dupontel

Avec : Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Héloïse Balster, Niels Arestrup

Long-métrage : France

Genre :Comédie dramatique

Durée : 1H57

Année de production : 2016

Distributeur : Gaumont

 

Synopsis

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

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Commentaires

2017/12/29 19:53 #d0b5-47fe-8ed4-9eec5ef1001b
Lycée La Morandière
Au fond du trou …


Jeudi 14 décembre 2017, nous sommes allées voir avec notre classe un film français « Au revoir là-haut », une comédie dramatique d'une durée d'environ 2h, d'Albert Dupontel. Celui-ci intègre trois personnages principaux dans son histoire: Nahuel Perez Biscayart joue le rôle d’Édouard Péricourt artiste- soldat de 1914-1918, Albert Dupontel lui se met dans la peau d'Albert Maillard en tant que soldat également. Tandis que Laurent Lafitte habite le rôle d'Henri d'Aulnay-Pradelle comme capitaine de ces soldats français.



Ce long-métrage, malgré le thème principal de la guerre courant dans les films, apporte une certaine originalité par rapport aux autres films de genre. En effet, ce n'est pas qu'une simple histoire racontant la vie des soldats dans les tranchées. Mais une histoire abordant plusieurs petits thèmes en plus du principal. Par exemple, il évoque les corps mutilés (« gueules cassées » comme Édouard) des survivants de la guerre, mais également leurs esprits (pour Maillard, qui dit « que la guerre ne lui a appris qu'à taper sur des types faibles qui ne le lui ont rien fait »). Mais aussi, les relations entre père et fils (comme Édouard et son père) et bien d'autres encore... Cette histoire raconte la vie d’Édouard une « gueule casée », mais aussi, un ancien dessinateur de génie ainsi qu'Albert lui ancien comptable. Durant la première guerre mondiale, ces deux rescapés ont décidé de changer d'identité et de monter une arnaque aux monuments aux morts.



Pour notre part, nous trouvons le film très intéressant, car l'idée du flash-back au début, nous permet de plonger avec Albert dans son histoire mélancolique et très compliquée. En revanche, la fin du film peut nous laisser sceptiques car c'est une fin semblant fermée, mais à la fois ouverte car elle laisse le spectateur inventer une suite.

Pour ce qui est de la mise en scène, les décors du film nous donnent l'impression d'y être ; et cela grâce également aux différents cadrages, aux mouvements de caméra et à la luminosité.

Les bruits sont parfaitement associés aux situations.

Par exemple, lorsque les Allemands et les Français combattent, les bruits des balles de fusils et des bombes sont extrêmement bien réalisés. Ainsi que la musique qui en concordance avec chaque passage du film (musique stressante lorsque Édouard se suicide). Ce qui nous donne encore une fois l'impression d'y être.

Nous conseillons vivement à chaque personne d'aller voir ce film car il mérite d'être vu ; d'une part, pour son histoire émouvante et d'autre part, par la mise en scène extrêmement bien réalisée.



Sofia Douay/ Lou Cadieu
2017/12/29 19:55 #cc6f-45aa-8e52-b26656dff839
Lycée La Morandière
Au revoir là-haut,
une histoire qui sort des sentiers battus

Pour cette fin d’année 2017, Albert Dupontel nous surprend avec un long-métrage adapté du livre du même nom: Au Revoir Là-Haut de Pierre Lemaître qui nous raconte une histoire étonnante qui suit l’aventure de deux poilus.
En novembre 1920, Albert Maillard est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc. Dans son discours, Albert nous raconte sa rencontre avec Édouard Péricourt, fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit. Tous les deux, ils montent une une arnaque aux monument aux morts. L'histoire suit également le lieutenant Pradelle, leur ancien lieutenant lui aussi escroc et qui s’est marié à la sœur d’Edouard Péricourt, dont le père règne sur la classe politique parisienne.
Le soldat Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) rêve d’art et de liberté, à la place il est mobilisé pour la guerre. Après avoir découvert sa nouvelle «gueule» à travers un plateau d’instruments médicaux, sa seule pensée est de mourir. Il devient un homme dénué de goût et d'odorat et son seul rattachement à la vie est la morphine et pour finir l’héroïne. Sa résurrection il la doit à la jeune Loise (Héloïse Balster) cette enfant innocente et bercée de bonté, acceptant et aimant Edouard tel qu’il est. Il décide de créer ses nouveaux visages, à partir de cet instant Edouard n’est plus que le reflet de ces masques et l’ombre de lui-même. Le soldat Albert Maillard (Albert Dupontel) est un homme vieilli par la guerre, après la blessure de son camarade de tranchée il est prêt au pire pour alléger la douleur de son ami. Une crainte l’obsède pendant tout le film, le lieutenant Pradelle devenu capitaine malgré ses crimes de guerre. Un homme aimant la guerre, sûr de lui, coureur de jupons et privilégiant ses intérêts avant ceux des autres, mais la vie le rattrape car sa femme divorce et enfin il meurt sous terre après une vie de manipulations et de crimes.
Pour agrémenter ce film déjà fort en humanité, Dupontel nous offre une parfaite reconstitution de l’époque à la fois envoûtante et perturbante avec des effets sonores et des lumières bien gérés et indispensables à l’ambiance.
Le film nous pose la question suivante: quand s’arrête vraiment la guerre ? Malgré l'armistice, le combat ne s’arrête pas, les gueules cassées continuent de se battre contre le regard des autres et essaient de retrouver une vie normale, ce qui n’est pas le cas d’Édouard qui préfère se cacher derrière ses masques.
Mais les esprits aussi sont touchés:il en est ainsi d'Albert quand il nous apprend que pendant la guerre il n’a appris qu’à taper sur les faibles et c’est ce qu’il met en pratique pour aider Édouard, car après la guerre il y a clairement une non-reconnaissance des anciens combattants qui sont mal logés et dans la misère.
Il y a aussi la relation touchante entre Édouard et son père. Et pour finir il y a l’honneur qui est remis en cause plusieurs fois par Pradelle quand il marche sur les tombes ou encore quand il trompe sa femme.

Erwann Pétrix, Sébastien Provost
2018/01/07 11:02 #8892-4f77-bc38-163169a471c9
Lycée P. Picasso, Fontenay sous bois
Article de Melissa FRERE 1ère S2 Lycée Pablo Picasso Fontenay-sous-Bois ( Créteil)

AU REVOIR LA-HAUT, critique et réflexion sur le film

A quoi reconnaissons l'autre? Comment peut-on différencier un tel d'un autre? Mais surtout à quel moment l'autre se reconnaît-il ou justement est méconnaissable pour sa propre personne? La question de l'identité est traitée dans le film Au Revoir Là-Haut, film d'Albert Dupontel inspiré du roman du même nom de Pierre Lemaître avec le personnage d' Edouard: un jeune soldat, volontaire et engagé, blessé le jour de la dernière offensive de la guerre de 14-18. Il est grièvement blessé après avoir sauvé un autre soldat, un ami. A-t-il fait le bon choix, vu le résultat ? Faut-il toujours aider autrui ? Quitte à perdre son identité ?

Au fur et à mesure du film, on assiste à la descente aux Enfers d' Edouard avec d'abord, une peur extrême, une horreur inexplicable lorsqu'il s'aperçoit, mutilé. Il est paniqué et ne se reconnaît plus lui-même. Il devient ensuite accro à la seule chose qui peut le soulager : la morphine. Bien qu'il soit entouré, il ne peut s'empêcher d'être écœuré de ce qu'il est devenu, il ne peut s'empêcher d'être brisé et anéanti et tentera de se cacher, de se dissimuler par honte derrière des masques extravagants qui vont attirer l'attention sur eux et non sur lui. Edouard organisera aussi de grandes soirées mondaines afin d'oublier ou du moins de ne plus se rappeler de sa douleur et de cette déchirure qui le ronge.

On se pose alors la question suivante, le physique est-il la seule chose qui définisse notre identité ? Le fait qu' Edouard refuse de revenir parmi les siens après la guerre à cause de sa balafre n'est pas une preuve directe de l'importance de l'apparence et de l'extérieur ? Ou est-il si brisé à l'intérieur que perdre son seul lien avec le temps d'avant guerre, c'est-à-dire son physique, a été trop douloureux pour lui ? Cependant, il continue à dessiner, je suis mitigée.

Nous ne savons pas réellement ses pensées ou ses intentions. Le film est centré sur les pensées d'Albert et non d'Edouard. Je pense que cela aurait été trop difficile, même insupportable à regarder en réalité. La sorte d' «happy end» final ne change rien à mon approche du film. On peut certes se dire que la vie continue cependant, j'aurais préféré avoir plus de détails sur les sentiments d' Edouard, mais ce n'est que mon point de vue.
Je trouve cela dommage que le suicide d' Edouard nous ait paru si inattendu et surprenant. Ça frustre. J'ai l'impression qu'en nous montrant le point de vue d'Albert, on passe à côté de la vie d'Edouard , ou de ce qu'il en reste. C'est certainement mieux ainsi car en nous dévoilant toutes les horreurs du personnage torturé d' Edouard , le film aurait perdu tout son charme. Mais d’un autre côté, le choix d’ Edouard paraît moins important, comme écrasé ou allégé. Comme un événement supplémentaire, puisqu’on est à l’écart d’ Edouard.

Edouard choisit de simuler sa mort à sa famille. De ne plus exister à leurs yeux. Son choix se porte sur sa balafre. Il ne veut pas que sa famille le voit ainsi, lui qui en réalité n'est plus lui. Il a choisi de partir et de ne plus rentrer. Sa vie ne peut pas reprendre son cours normal après toutes les horreurs qu'il a subies. Choix compréhensible, il refuse de voir la vérité en face et d'admettre que rien ne sera plus comme « avant » alors il fuit.
Sa perte d'identité est-elle liée à sa perte volontaire de sa famille ? Notre famille et les gens qu'on aime ne constituent-ils pas une part de notre identité ? Le fait qu'il ait décidé de se séparer de cette partie de lui-même lui a-t-il été fatal ? Pas vraiment, puisque bien qu’il se réconcilie avec son père, cela ne change rien à son choix de mettre fin à ses jours. Je pense qu’il ne pouvait plus vivre, tout simplement. Et bien que les choses se soient arrangées, il reste handicapé et différent de l’homme qu’il avait pris toute une vie à aimer.


Pour résumer, en plus d’un traumatisme psychologique dû aux horreurs de la guerre et à la prise de l’obus en pleine face, une séquelle physique irréversible le détruit également, au fur et à mesure et que la situation ne devient pas qu’insupportable, elle devient écœurante au point que la vie ne vaut plus d’être vécue pour Edouard. Heureusement, Albert, lui, semble être ressorti moins blessé et plus grandi de cette terreur, et souhaite passer à autre chose. Il rencontre même l’amour. Cependant, son absence envers l’homme qui l’a sauvé m’a déçue de ce personnage qui, pour moi, bien que peiné et marqué à vie, représente l’espoir. On ne peut pas lui en vouloir.
2018/01/10 14:46 #3922-4119-ae2b-6f8b962ed8c6
Lycée de la Matheysine
Au Revoir Là-Haut est une adaptation par Albert Dupontel du roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt en 2013. Ce film relate l’histoire d' Albert Maillard (interprété par Albert Dupontel), un ancien combattant, qui raconte à un gendarme marocain la guerre, les années qui suivent, son amitié avec Édouard Péricourt et leur arnaque commune. Édouard est une gueule cassée d’une vingtaine d’années, qui refuse de retourner vivre avec sa famille. Ce personnage est interprété par Nahuel Pérez Biscayart, connu pour son rôle dans le film 120 battements par minutes, et il est particulièrement bien choisi par rapport à son regard. Édouard porte des masques pour cacher le trou béant qui le défigure, seul son regard permet de le reconnaître, et c’est avec son regard qu’il s’exprime le plus.
Dupontel avait déjà fait ses preuves en tant qu’acteur et en tant que réalisateur (avec le très drôle Neuf Mois Ferme ou encore Enfermé Dehors par exemple), et son septième film qu’est Au Revoir Là-Haut est très réussi. D’un point de vue technique, il y a des plans vraiment beaux dans le film ; au début, quand un messager apporte la lettre à Pradelle (joué par Laurent Laffite), nous ne voyons que deux mains éclairées par une lumière froide, puis une fumée de cigarette bleue. Sans encore avoir vu le visage de l’acteur, nous savons déjà que le personnage est un homme autoritaire et sans pitié. Ayant lu le roman, j’ai trouvé que ce plan le représentait parfaitement. De plus, les masques, fabriqués par Cécile Kretschmar, sont vraiment très intéressants. Dans une interview, Albert Dupontel explique que « En se référant aux années évoquées dans l’histoire, on n’avait que l’embarras du choix tant la création artistique du début du XXème siècle était en pleine mutation. » Nahuel Pérez Biscayart s’approprie totalement les masques, son corps entier s’accorde à ce que le masque dégage. Par exemple, quand il porte un masque de professeur fou, il se met à boiter, à avoir la démarche d’une personne âgée. Au contraire, quand il porte un masque bleu, semblable à un masque vénitien, il est gracieux et mystérieux.
Albert Dupontel a écrit le scénario sous l’œil attentif de Pierre Lemaître, l’auteur du roman, et malgré les modifications apportées au début et à la fin du film, l’adaptation est très fidèle. Et je trouve que faire débuter l’histoire au Maroc est vraiment une bonne idée, la narration est plus fluide et permet de mieux comprendre l’histoire (notamment pour les personnes qui n’avait pas lu le livre). L’entre-deux guerres et les années folles sont très bien représentées ; les soirées mondaines dans Paris, les costumes, la musique, mais aussi les couleurs. En effet, les couleurs utilisées lors du tournage s’inspirent des premières photos et premiers films de l’époque. Elles correspondent à l’idée que je me fais des couleurs de ces années, avec un effet un peu patiné. De plus, ce film montre la difficulté des soldats à se réintégrer dans la vie de tous les jours. Maillard par exemple, n’a aucune aide particulière et n’arrive pas à retrouver son poste de comptable. Edouard et les autres mutilés sont également dans une posture difficile car ils ont besoin de morphine mais n’ont même pas assez d’argent pour pouvoir manger. Une scène montre Albert en train de dépouiller d’autres vétérans, aussi dépourvus que lui, pour pouvoir ramener de la morphine à Edouard. Cette scène est assez révoltante mais malgré tout, il est impossible d’en vouloir à Albert tant sa situation est déplorable. Une des autres histoires du film est évidemment l’arnaque de Pradelle et de ses cimetières. On voit ici toute la ferveur patriotique qui a suivi la guerre, la volonté de rendre hommage à ses morts (toute les familles avaient perdu au moins une personne durant ces quatre années). Pradelle ne pense qu’à l’argent et ne respecte pas les morts en les mettant dans des cercueils trop petits, en ne respectant pas les emplacements etc… L’arnaque des monuments aux morts montre également cet engouement patriotique, et elle aussi est immorale. Cependant, nous comprenons plus la rage que les anciens combattants peuvent avoir envers l’État. Pradelle,lui, n’était même pas en première ligne et il est pourtant le premier à se plaindre des horreurs de la Guerre.
L’histoire est éloignée de nous dans le temps, mais reste malgré tout une histoire très moderne. Nous retrouvons tous ces politiques qui ne pensent qu’ à l’argent, avec des journalistes corrompus, cette séparation entre les gens normaux, sans le sous comme Albert Maillard, et les gens qui sont nés et qui mourront dans l’opulence, comme M. Péricourt. Ce film a donc une valeur politique, sans forcément trop le montrer (ce qui est une des spécialités de Dupontel). L’histoire est tragique, mais nous arrivons parfois à rire grâce au jeu remarquable d’Albert Dupontel. Le comique de certaines situations est vraiment un plus, il donne une autre dimension à l’histoire. Même si l’adaptation est fidèle, je n’ai pas eu la même expérience en tant que lectrice et en tant que spectatrice, et c’est justement cela qui est intéressant. J’ai retrouvé le même cadre avec les mêmes personnages mais je n’ai pas ressenti les mêmes choses, ce n’était pas un copié-collé parfait, et c’est tant mieux !
En conclusion, j’ai un avis très positif sur ce film. J’avais adoré le livre et tous les autres films de Albert Dupontel, donc je partais avec un très bon a priori et je n’ai pas été déçue.
L. Caillat,1°G1, Lycée de La Matheysine.
2018/01/10 14:51 #4feb-426a-866e-26fa92084478
Lycée de la Matheysine


« Les yeux sont les fenêtres de l'âme. », disait Georges Rodenbach, poète et romancier belge du XIXe siècle.
L'histoire d'Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), alias Eugène Larivière se déroule à travers ses yeux car c'est par eux que toutes les émotions passent et nous atteignent de plein fouet. En effet, E.Péricourt sort de la première guerre mondiale avec un trou béant à la place de la bouche ; il ne lui reste que ses prunelles pour s'exprimer. Il se consacre à la création de masques qui reflètent des expressions ou des personnages distinctifs.
Face à l’État, plus soucieux de montrer son respect et sa gratitude aux soldats morts plutôt qu'aux vivants traumatisés, il décide de monter une arnaque d'envergure contre celui-ci. Soutenu par une petite fille avec qui il partage une grande complicité, il convainc son camarade Maillard, joué par Dupontel lui-même, de l'aider dans son entreprise. Autour de ces personnages centraux haut en couleurs gravitent d'autres personnalités tels que l'infâme et cruel lieutenant Pradelle, interprété par Laurent Laffite, dont le seul dessein est de faire du profit par tous les moyens. Il escroque l’État tout comme Maillart et Péricourt mais pas dans le même but. Les premiers se vengent d'être oubliés, comme tant de soldats, alors que Pradelle ne sert que ses propres intérêts.

C'est à travers les yeux du réalisateur Dupontel que se révèle son interprétation du célèbre roman de Pierre Lemaître. Certaines de ses prises nous font l'effet de voir à travers les yeux des personnages. Mais c'est surtout par le biais de gros plans sur les yeux, sans paroles, que s'illumine la citation de Rodenbach. L'oeil du soldat Maillard enterré dans la tranchée, ceux d'Edouard criant son désespoir d'être infirme ou encore emplis de larmes lorsqu'il retrouve son père...
Mais ce qui met cela encore plus en avant, ce sont les masques qu'élabore Edouard. La femme, le savant fou, la goutte d'eau, le moulin, les toilettes, le lion de billets, la tristesse ou la joie, et bien d'autres encore ; Edouard se sert d'objets, de personnages ou d'expressions pour réaliser ses masques. Il les revêt en fonction de ses humeurs.
Tout comme celles-ci influencent ses masques, ses masques influencent sa façon d’être, son allure. Lorsqu’il est un savant fou, sa démarche se fait claudicante et excentrique, quand il porte le beau masque bleu son maintien se fait plus majestueux, et il finit même par s’envoler avec son masque d’oiseau. L'un des plus admirables est sans doute le magnifique masque bleu semblable à des racines ou des branchages saphir et je suis presque déçue que ce soit le premier montré.
On se sert souvent du masque pour dissimuler la vérité mais ici c'est la vérité qui éclate au grand jour à travers eux car Edouard refuse de porter les prothèses qui « réparent » les gueules cassées et préfère se créer les siennes, celles qui reflètent ses états d'esprits et ses sentiments. De plus lorsqu'il conçoit les masques de ceux qui ont « aimé la guerre et en ont profité », il les représente déformés, disgracieux, mauvais, plus proches de l'animal que de l'humain : ils révèlent la vraie nature de ceux qui ont pu trouver un quelconque avantage ou profit à un combat qui a coûté la vie à des millions de soldats.

Ce film peut faire penser à de nombreuses œuvres, notamment le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel. L'une des répliques me l'a particulièrement rappelé, lorsque Albert dit en parlant des dessins d'Edouard qu'il a réalisé dans la tranchée « Ils sont bizarres...ils sont bizarres mais ils font vrais ». Celle ci fait écho aux tableaux de l'Anderer qui « ne sont pas vraiment fidèles, mais très vrais ». En effet en regardant ses tableaux, les personnages du roman voient leur « âme », qui ils sont réellement à l'intérieur. Dans Au revoir là-haut ce ne sont pas les soldats qui sont représentés dans leur individualité avec leurs qualités et leurs travers mais plutôt ce qu'ils ressentent, le malheur et la fatigue qui les accablent lorsqu'ils sont au front.
Comme dans le roman de Claudel, c'est la vérité qui est retranscrite : Péricourt montre avec véracité la guerre et son horreur, dans sa simplicité et sans grandes pompes. Les dessins qu'il fera par la suite, pour l'arnaque, s'opposeront à ceux-là car Edouard mentira sur la guerre, ses œuvres auront beau être réalistes, jamais ils ne s'approcheront de la vérité de ses dessins d'avant.

Le film est plutôt fidèle au livre excepté quelques libertés que se permet le réalisateur comme la fin. Il la rend à la fois plus douce, plus poétique et tout aussi poignante. Alors que dans le roman de Lemaître, Edouard se jette sous les roues de la voiture de son père, ici Marcel et Edouard se retrouvent et se réconcilient. Même si ce dernier choisit de se suicider, ce n'est pas son père qui le tue accidentellement. Le point commun entre ces deux fins est que Marcel Péricourt (Niels Arestrup) reconnaît son fils grâce à ses yeux et aux échanges muets qu'ils partagent.
Au revoir là-haut est excellent d’un point de vue artistique et esthétique grâce aux masques notamment. Les acteurs sont très bons et on a pitié de nos deux préférés, on pleure, on rit, on est soulagé puis ébahi, on veut les aider, on en sort changé. On vit au rythme des personnages. Au revoir là-haut est un savant cocktail de drame et comédie, que l’on nous sert agrémenté d’une pincée de poésie.

F. TROUBAT, 1°G1, Lycée de La Matheysine.
2018/01/10 14:54 #a389-455b-9103-71581201e03e
Lycée de la Matheysine
Au revoir là-haut est une adaptation par Albert Dupontel du livre éponyme de Pierre Lemaitre. Sur ce point ce film est très réussi, fidèle à l’œuvre originale dont on retrouve l'ambiance particulière, avec quelques changements qui ne gâchent en rien l'histoire, et bien entendu on retrouve l'univers caractéristique du réalisateur, ce qui semble créer l'alchimie parfaite. En effet ce film se démarque, unique en son genre malgré le grand nombre d’œuvres traitant du sujet de la première guerre mondiale, et nous propose une toute nouvelle façon de voir la guerre et ses conséquences.
« Voir », car on voit la guerre avec Dupontel dans ce long-métrage, on sent chez le réalisateur une véritable démarche visuelle, il a cherché à donner du sens à chaque plan, à nous immerger dans son univers, en particulier lors de la première partie où l'on assiste à la guerre dans les tranchées, mais aussi tout au long du film. Lorsque Albert Maillard étouffe, écrasé par des kilos de terre, le spectateur étouffe avec lui, écrasé sous des gros plans et le regard du personnage mourant. Lorsque Pradelle entre dans le champ de la caméra, c'est souvent la contre-plongée qui prime, donnant un sentiment d'oppression et de soumission au public, faisant immédiatement comprendre que ce personnage est dangereux, néfaste. Si la majorité des plans sont secs et hachés dans la partie qui traite de la guerre en elle-même, ils deviennent plus fluides et longs lors de l'après-guerre ce qui contribue au changement d'ambiance.
Cependant Dupontel a réussi à créer du sens, sans pour autant négliger l’esthétique. Les décors historiques sont très agréables à regarder : réalistes sans pour autant tomber dans le cliché ou le documentaire, les couleurs sont accordées avec la situation et parfois même l'humeur des personnages (dans le cas du masque) et la qualité de l'image est superbe.
Comme je l'ai dit plus tôt il y a déjà des quantités astronomiques d’œuvres, dont des films, parlant de la guerre de 14-18, mais peu atteignent cette qualité. Au revoir là-haut aborde aussi bien l'enfer des tranchées que l'après-guerre, la vie des mutilés, et celle des marchands de guerre qui s'enrichissent sur le dos des morts. Il démontre aussi l'importance des classes sociales à l'époque (qu'on distingue notamment clairement dans des plans en contre-plongée ou impliquant des barreaux, symbolisant la prison, la case que nous impose notre rang).
J'ai trouvé ce film magistral et le recommande grandement. Une histoire bouleversante qui nous prend à la gorge du début à la fin, des musiques envoûtantes et des images magnifiques dont certaines impossibles à oublier : Cet ensemble m'évoque un orchestre symphonique dont Dupontel et Lemaitre seraient les chefs d'orchestre.

A. Roudet, 1°G1, Lycée de la Matheysine.
2018/01/13 12:20 #35d5-4a11-bbda-77e5e0bf2c57
Lycée de l'Hautil
Nous avons aimé le film "Au revoir la haut", car dans la scène du début, on nous représente rapidement la vie des soldats dans les tranchées. On voit aussi l'après guerre et la vie des gueules cassées, on ressent la douleur d'Edouard pour lequel nous avons de la compassion car un obus en a fait une gueule cassée.
On a trouvé qu'Albert était ingrat envers Edouard à qui il avait sauvé la vie sur le champ de bataille. Ses phrases étaient parfois dures à entendre. Mais malgré ses propos, Albert ne laisse jamais tomber Edouard. La relation entre Héloïse et Edouard est touchante car ils sont fusionnels. Elle comprend tout ce qu'il dit alors qu'il articule mal. Ils sont tous les deux des laissés pour compte car elle est orpheline. Il y a eu du suspense, on aurait voulu voir le visage d'Edouard qui portait des masques. Les masques étaient d'ailleurs impressionnants et bien faits, tout était fait pour que l'on ne voit pas son vrai visage.

Edouard et Albert ont été malins, l'arnaque des monuments aux morts était une vengeance envers la société. La cruauté de l'officier nous montre aussi le manque de reconnaissance envers les soldats revenus parfois estropiés du front mais tous intérieurement détruits. Le réalisateur dénonce la mise à l'écart des gueules cassées lors de leur retour dans la société. La fin était surprenante et inattendue.On ne s'attendait pas à ce que l'officier dans le bureau qui écoute l'histoire d'Albert soit le père du jeune assassiné par Pradel sur le champ de bataille.

En conclusion, le film était émouvant, en particulier la scène de fin où Edouard se jette dans le vide tel un oiseau avec son masque. Il prend son envol après que son père lui a avoué qu'il l'aimait. C'est ce qu'il attendait avant de partir.



Caroline, Suzy, Mélanie, Amira - Seconde 1

Lycée de l'Hautil
2018/01/13 12:20 #c4d7-4b63-95c9-30bfd7a32942
Lycée de l'Hautil
Nous avons apprécié Au revoir là Haut, le film d'Albert Dupontel. Le réalisateur a adapté à l'écran le roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013. Il a bien réussi à montrer, avec les scènes du début, les horreurs de la première guerre mondiale (les tranchées et la fatigue des soldats, le champ de bataille et la mort des poilus). L'histoire proprement dite se passe essentiellement dans la période d'après-guerre (les gueules cassées, la vie qui reprend son cours sauf pour ceux qui ont fait la guerre 14-18, les planqués et les profiteurs).
Edouard a été victime d'un éclat d'obus qui lui a arraché une partie du visage. Albert Maillard, un compagnon de guerre à qui il a sauvé la vie va s'occuper de lui. Dans ce film, l'acteur Laurent Lafitte interprète le lieutenant Pradel, personnage belliqueux et malfaisant qui va épouser la sœur de Edouard. Ce dernier décide de monter une arnaque avec Albert en vendant sur catalogues les dessins représentant des monuments aux morts. Ils espèrent gagner beaucoup d'argent et s'enfuir ensuite à l'étranger. Cette arnaque permet de donner du rythme au film: vont-ils réussir ou non? De plus, on ne porte pas de jugement sur ces deux personnages qui transgressent la loi. Ils ont tellement soufferts pendant la guerre et finalement, les plus monstrueux ne sont pas Edouard et Albert mais le père d'Edouard qui ne comprenait pas ce dernier et était peu tolérant et donnait peu d'amour à son fils et surtout le lieutenant Pradel. Les rebondissements de la fin étonnent le spectateur. Et si Edouard ne parvient pas à trouver sa place dans la société, une nouvelle vie s'ouvre pour Albert...









Jérémie Candela / Olya Tonnellier-Nonnis S1 lycée de l'Hautil
2018/01/13 12:23 #8987-4237-9740-cbfda63ca317
Lycée de l'Hautil
Critique de Au Revoir Là-Haut


Parmi les trois films que nous avons regardés c'est celui que nous avons préféré.

L'histoire qui est l'adaptation d'un roman de Pierre Lemaïtre, prix Goncourt 2013, était intéressante. Le fait qu'on ne voit jamais vraiment la blessure d'un des héros, Edouard, tout au long film, laisse du suspense dans le film.

Nous trouvons que tous les acteurs ont très bien joué, et qu'ils nous ont vraiment fait ressentir des émotions, d'ailleurs certains élèves ont eu une petite larme à la fin du film.

Dans la dernière scène, on ne s'attendait pas à ce que le policier, à qui Albert raconte son histoire, soit le père du jeune soldat qui avait été tué par Pradel au début du film.

Par contre, on ne comprend pas pourquoi seule la petite fille est capable de traduire ce que dit Edouard et pas Albert. Est-ce que c'est parce qu'elle est une enfant ? Parce qu'elle n'a pas peur de lui ? Ou parce qu'elle passe plus de temps avec lui ? On ne sait pas trop, ce n'est pas clair. Mais ce n'est finalement pas grave. Le spectateur peut avoir sa propre interprétation de ce phénomène étrange.

La manière de filmer donnait vraiment l'impression que les spectateurs étaient figurants dans le film. La scène d'ouverture en particulier: le spectateur a vraiment l'impression d'être sur le champ de bataille.

Le maquillage d'Edouard était aussi très réaliste notamment la scène où il enlevait le masque. Toutefois, on ne voit pratiquement pas sa "gueule cassée".

On trouve cela intéressant qu'à chaque masque porté par le protagoniste, ce dernier joue un personnage pour, en quelque sorte, donner vie à son masque.

Par exemple, quand Edouard porte le masque du lion orné de billets, il émet des bruits pour lui donner vie, ce qui fait rire la petite fille.
Donc vraiment, nous avons été touchées par cette histoire.



Kelly et Eva S1

2018/01/17 10:54 #056c-43d2-9ab5-491891301af3
Lycée Pierre de la Ramée
Masques made in France
Réalisé par Albert Dupontel, l’histoire du film se déroule après la guerre, lorsque deux soldats ont réussi à y échapper malgré de nombreux dangers. Edouard et Albert, dont le premier est blessé, est une gueule cassée, ils vont ensemble monter une arnaque au monument aux morts. Une adaptation libre et réussie sur la Première Guerre Mondiale et sur l’après guerre. Même si ici, le roman n’est pas respecté, surtout la fin qui est complètement différente et qui apporte un côté plus visuel. L’histoire est mouvementée, très bien rythmée, et elle est nettement bien écrite avec les dialogues, les choix de l’apparition des personnages dans le récit. Nous pouvons d’ailleurs parler de la scène où Albert voit les deux soldats morts au début du film, nous apercevons soudain Pradelle et son sourire malicieux, ce qui laisse penser que c’est lui qui a causé la mort des deux hommes.
Les personnages nous font tous ressentir des émotions différentes, de la haine pour Pradelle qui se sert de la guerre pour s’enrichir, par exemple lorsque l’inspecteur vient dans son cimetière et qu’il tente de le corrompre, nous ressentons vraiment la malice de cette homme. Nous ressentons également de la pitié pour Edouard qui doit reconstruire sa vie malgré son handicap.
Néanmoins le film a aussi quelques points négatifs, la mise en place du récit qui est raconté de manière rétrospective n’est pas très recherchée. De plus, le déroulement du film est plutôt prévisible, les retournements ne sont pas nombreux, en particulier le moment où le père d’Edouard reconnait le tableau de son fils. Nous nous attendons forcément à cela car il avait déjà vu ses dessins auparavant.
Malgré cela, le casting est parfait, chaque acteur, peu importe le temps d’apparition, joue son rôle à merveille comme Nahuel Pérez Biscayart dans le rôle d’Edouard et aussi Albert Dupontel dans le rôle d’Albert. Tout particulièrement dans la scène où Edouard est à l’hôpital, Albert, malgré les paroles difficilement compréhensibles de son ami, parvient à le rassurer et à le calmer pendant ses crises qui sont d’ailleurs saisissantes. Ils sont géniaux et transmettent énormément d’émotions.

Samuel L.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/17 11:19 #cdc5-45b7-a043-3b566bebfd29
Lycée Pierre de la Ramée
La guerre des masques
"Au revoir là-haut", film français réalisé par Albert Dupontel est une comédie dramatique, sortie en 2017. Ce film est l’adaptation du livre de Pierre Lemaître ayant reçu le prix Goncourt en 2013. L’histoire débute en novembre 1920, lors de l’interrogatoire d’Albert Maillard joué par Albert Dupontel, qui par ailleurs, interprète à merveille son rôle. Il nous retranscrit son aventure pendant la Première Guerre Mondiale où il rencontre son ami Edouard Péricourt, joué à la perfection par Nahuel Pérez Biscayart. Le soldat Maillard nous raconte comment lui et son ami défiguré ont dû se reconstruire après la guerre. On ne peut qu’être bluffé par les décors réalistes comme les tranchées ou encore la salle d’interrogatoire. Film drôle et à la fois émouvant, nous nous attachons à ces personnages qui nous montre les horreurs de la guerre. Une production digne d’un grand film, un chef d’œuvre visuel.

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/17 11:21 #9704-4885-b2a8-4406ac424f75
Lycée Pierre de la Ramée
Au revoir l’Artiste
Durant la première guerre mondiale, Albert et Edouard sont camarades dans la même tranchée. Suite à un ordre du commandant, les soldats attaquent au front jusqu’à ce que Edouard soit blessé, annonçant le début d’une nouvelle vie pour ces nouveaux amis…

Tiré du roman Au revoir là-haut, l’adaptation est un chef d’œuvre ! Le cinéma français, plus connu pour les films comiques et tragiques, insiste pour le plus grand bien du spectateur sur l’humour, les actions ou encore les multiples émotions. Deux heures de rebondissements : Albert Dupontel a su retranscrire parfaitement l’œuvre littéraire. La mise en scène est prenante et fulgurante, le jeu des acteurs accordé aux émotions est révélateur de la réalité. De plus, la curiosité est présente constamment : il est presque impossible d’imaginer la suite, ce n’est pas si grave puisque cette dernière est meilleure que celle imaginée ! Au revoir là-haut présente un aspect fondamental de l’Histoire, C’est ainsi un film pédagogique sans que l’on s’en aperçoive, mélangé à la vivacité des actions, de l’intrigue.

Dupontel présente alors une œuvre grandiose et attachante.

Alexandre W.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/18 12:14 #31bf-4089-9d08-6b1ae6479301
Lycée Pierre de la Ramée
Au delà des masques


Au beau milieu des tranchées se trouve un talentueux peintre se nommant Édouard et Albert un courageux soldat sauvé de la faucheuse grâce à un cheval. Édouard perd une partie de son visage en sauvant son camarade. A cause de cela il se cachera derrière de multiples masques. Après la fin de cette horrible guerre, ils se lanceront dans un projet fou. Avec le talent d’Édouard, il décide de participer à un concours de création de monuments aux morts qu’ils gagneront avec grand succès.

Mais il se pourrait bien que l’organisation de ce concours auquel ils ont fraudé soit organisée par le père qu’Édouard tente d’oublier… Comment vont-ils se sortir de leur arnaque et trouveront ils le chemin de la tranquillité ?

Un film impressionnant qui suscite de multiples émotions et qui en fera vibrer plus d’un. Les rôles sont divinement bien joués comme celui de l’exécrable lieutenant Pradelle interprété par Laurent Laffite, il joue tellement bien son personnage qu’on arrive à le détester facilement et la performance des autres acteurs est tout aussi remarquable. Ce chef d’œuvre qui mêle à la fois émotion et humour forme un excellent mélange rendant ce film incroyable.



Krysten L.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/18 12:19 #992d-42e9-b7ec-65a85b7f86a4
Lycée Pierre de la Ramée
Gueule-masquée

Ce film, qui tombe en plein dans le centenaire de la guerre, est adapté du livre du même nom de Pierre Lemaître. Albert Dupontel met en scène dans son film deux soldats juste après la grande guerre, dont l’un des deux est une gueule-cassée cachant son visage sous des masques. Ces deux soldats décident de monter une arnaque sur les monuments aux morts. Édouard, joué par Nahuel Pérez Biscayart, est un artiste qui perd tout en perdant son visage et se réfugie derrière des masques de sa création. On ne voit plus de lui que ses yeux bleus. Comme il n’a plus la parole, le personnage se révèle dans ses yeux, dans ses masques, dans ses gestes, dans ses œuvres. L’acteur réussit à faire sortir du personnage à la fois de la douceur et de la joie par moment et à la fois de la tristesse et une colère profonde envers son père et cette guerre qui l’ont détruit. Édouard est aussi un artiste plein de poésie durant tout le film jusqu’à la dernière image de lui.
Ce film qui nous parle d’une gueule-cassée n’en montre pas. Jamais le film ne nous dévoile son visage détruit. Il montre la violence de la guerre sans passer par le sang et la violence. Enfin à la poésie du film s’ajoute une musique très douce par moment, joyeuse à d’autres. Cette musique épouse parfaitement les situations qu’elle accompagne.
Ce film, ni trop court ni trop long, au casting de qualité (Laurent Laffite, Nahuel Pérez Biscayart, Michel Vuillermoz, Emilie Dequenne…) nous plongent dans les années folles et dans l’histoire de deux hommes qui cherchent un moyen de continuer à vivre dans ce monde d’après guerre.

Marie N.
Lycée Pierre de La Ramée (02100 Saint-Quentin)
2018/01/18 12:28 #2110-4c00-8c6e-12e614748ef1
Lycée Pierre de la Ramée
Un film qui laisse bouche bée… !

Comment montrer la limite entre l’horreur et le merveilleux ?! Albert Dupontel le montre bien avec une amitié qui naît sur le champ de bataille, où le personnage principal d’Édouard perd sa mâchoire en sauvant son camarade de la mort. Le visage défiguré d’Édouard le pousse à porter des masques amusants et très imprégnés par le coté artistique et imaginaire de celui-ci. On ne peut qu’être émerveillé devant ce désir de rendre sa situation « merveilleuse »…Après le conflit, Édouard veut devenir riche pour partir avec son ami Albert à l’étranger, pour se faire, Édouard fabrique de fausses revues avec de magnifiques dessins de monuments aux morts pouvant être commandés…(pour des sommes astronomiques...) . Il est aidé par une petite fille qui prend une place forte dans le film, puisqu’elle est la « meilleure amie » d’Édouard. Par une signature très ingénieuse aspirant à l’espoir, les dessins d’Édouard attirent l’attention de son père qui le croit mort pendant la Guerre! Toutefois Édouard ne veut pas voir son père…même s’il sait que son père est vivant…on imagine déjà le drame familial qui porte tout son sens à la fin du film. La douleur et la tristesse d’Édouard nous obligent à éprouver de l’empathie pour ce personnage…d’autant plus que cette empathie est renforcée par le jeu d’acteurs fantastique dans tous les sens du terme ! Sans parler d’une ambiance sonore à faire rêver l’esprit le plus vide…Nous sommes obligés de verser une petite larme pour ce chef d’œuvre exposant un des nombreux visages de la Guerre…

Antoine M.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/19 17:53 #8ebf-4048-9f0a-8bc4a0b69ff7
Lycée Saint Sigisbert
Emeline CORDIER 1ère L
Critique Au Revoir Là-Haut
11/01/2018

Au Revoir Là-Haut, un long métrage qui met au devant de la scène les
oubliés, les négligés d’une époque : Dupontel donne une voix aux muets.
Une « arnaque aux monuments aux morts », voici le stratagème imaginé par un artiste rebelle, une « gueule cassée » nommé Edouard Péricourt
accompagné par Albert Maillard, un Poilu et modeste comptable, afin de se venger d’une société ingrate qui néglige ses anciens soldats, ceux qui se sont battus pour leur patrie.
Au Revoir Là-Haut, d’Albert Dupontel, est le quatrième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir. Ce long-métrage, adapté du prix Goncourt de 2013 écrit par Pierre Lemaître, est une comédie dramatique ; cependant nous pourrions dire qu’il y a une partie documentaire historique avec la Grande Guerre puis les Années Folles, la Belle Époque.
Cette fiction est un témoignage sur la souffrance des marginaux, sur la souffrance des Poilus lors de l’après-guerre. Il semble que ces hommes ont été applaudis pour avoir sauvé leur patrie mais ont rapidement été oubliés. En manque de soutien de l’État, nous pouvons voir que ces vétérans vivent dans des taudis, ils ont beaucoup de mal à trouver un travail. Nos deux compères se retrouvent alors à monter une arnaque dans l’espoir de vivre une vie meilleure, une sorte de lutte des classes a lieu. Ainsi nous comprenons que toutes les guerres mènent aux horreurs physiques mais aussi aux horreurs morales.
La scène liminaire est particulièrement poignante : en effet, le plan séquence d’ouverture sur le champ de bataille où une pluie d’obus s’abat est marquant. La tension et l’émotion sont palpables lors de cette scène où nous pouvons voir un paysage chaotique, des tranchées où des soldats sont effrayés mais où ils se battent pour leur pays.
Une seconde scène marquante est celle du « jeu de massacre anti-bourgeois » : en effet, cette fête digne de Gatsby permet d’appuyer la critique de Dupontel non seulement sur les Années Folles mais surtout sur notre propre société contemporaine où l’argent et les puissants règnent avec un parfait cynisme. La satire et l’humour noir sont considérablement présents dans cette scène.
La musique émouvante est l’un des aspects qui enclenche l’empathie des spectateurs. Paradoxalement, ce n’est pas forcément un point positif : en effet nous pouvons nous demander si ce sont les violons et le piano qui agissent sur notre pathos ou si ce sont les images qui nous font frissonner alors qu’elles

devraient se suffire à elles-mêmes. Cet élément négatif s’ajoute à l’exagération et au grotesque qui sont importants dans ce film.
Les jeux des acteurs sont impressionnants notamment pour Laurent Laffite qui joue le rôle d’une « ordure », un pur produit de la société capitaliste et pour Nahuel Perez qui joue le rôle d’un muet, où toute l’émotion passe par les yeux. Ces deux personnages que tout oppose sont intéressants par l’interprétation des acteurs. Cependant un personnage secondaire est paradoxalement primordial. En effet, la performance de Niels Arestrup s’impose malgré sa présence dans seulement quelques scènes. Sans exagération et en ne prenant presque pas la parole, se suffisant à lui même, c’est ce personnage qui m’a le plus émue.
Ironiquement, une certaine théâtralité est présente dans ce long-métrage : des danses de joie, les sauts de tombe en tombe du lieutenant et la fausse condamnation des marionnettes représentant les grands de la guerre. Les décors, les costumes et surtout les masques sont incroyables. Toute une galerie de masques a été faite pour l’occasion et ce sont leurs formes et leurs couleurs excentriques qui restent dans notre mémoire.
Finalement, Au Revoir Là-Haut est l’histoire d’un envol.

Emeline Cordier
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2018/01/22 16:26 #da8b-4f68-a795-aa85b808dcb4
Lycée Bonaparte
Moi Édouard, désormais Eugène après la guerre,
Lors de laquelle j'ai été défiguré.
Je remercie cet ami qui m'a soulagé,
Qui m'a aidé à m'effacer, merci Albert.

Ce soulagement m’a aidé sur cette terre,
Tous ces masques que j'ai commencés à créer,
De tous ces regards, me permettent de me cacher.
Mes amis me voient sans ces masques et me sont chers.

Louise, toi seule me comprend, je te remercie.
Donc je te considère comme une vraie amie.
Malgré les tensions avec toi Albert, je t’aime.

Aussi difficile que cela puisse paraître,
Même s’il me faut laisser les personnes que j’aime,
Peut-être puisse-t-il contribuer à mon bien-être.

Déborah Lacombe, Emma Valerio TL
(Lycée Bonaparte, Autun)
2018/01/22 16:40 #f6ec-4b8c-9719-522d546e4ed3
Lycée Bonaparte
Nawelle Tir TL Lycée Bonaparte Autun

Ton masque est tombé
Tes souvenirs sont effacés
Les éclats d’obus t’ont scarifié
Aujourd’hui, incapable de chanter
Tu te contentes de dessiner
Remerciant le souffle de cet équidé
Tu t’efforces de respirer cet air
Qui chaque jour te rappelle la guerre
En proie à cette terrible colère
Tu mens à ton propre père
Peu à peu, tu perds tout repère
Accompagné d’une enfant
Te rappelant l’ardeur du temps
D’un trait tu esquisses tes sentiments
A jamais marqué par le sang
Prèt à tout pour t’évader
De mille seringues tu t’es piqué
Toute une famille tu as délaissé
De peur d’être rejeté
Tu voulais en finir avec tout ça
Alors maintenant dis-moi ce que tu vois
Quand tu t’es envolé là-haut
Il ne reste que ton reflet dans l’eau.
2018/01/23 15:54 #98c1-4ade-8ede-6d17d13ab207
Lycée PRO Imbert
J'aimerai répondre à Pierre Lemaitre qui dans une interview dit que si ce film peut aider les élèves à réfléchir, s'il peut d'une manière ou d'une autre contribuer à éveiller leur sens critique, ni le roman, ni le film n'auront été tout à fait vains"
Déjà, c'est un film qui aborde beaucoup de thèmes, comme la vengeance, l'intrigue amoureuse, il mêle à la fois tragédie et comédie et qui fait réfléchir sur les relations entre un père et son fils, avec Henry qui ne voit les talents de son fils que trop tard. C'est un film avec beaucoup d'espoir quand la petite fille rencontre Edouard Péricourt et qu'elle sera sa voix.
Le personnage que j'ai détesté c'est Prédelle qui est l'image même de la cupidité et de l'avidité, il n'hésite pas à tuer pour arriver à ses objectifs.C'est impressionnant lorsqu'on le découvre dans les tranchées, son regard d'abord, démoniaque et froid, glace le sans des téléspectateurs.
C'est un film aussi sur le besoin de l'Etat après la guerre qui soudain a besoin d'honorer ses morts alors qu'il les a envoyé à la "boucherie"
Jordan Cuccumazzo, Seconde Gestion-administration Lycée Sarre-Union

J'aimerai répondre que je l'ai trouver intéressant même si on comprend pas tout.Ca m'a fait réfléchir que la famille compte beaucoup pour moi. C'est aussi un film sur la guerre et c'est toujours difficiles pour reprendre goûts à la vie surtout quand on est une gueule cassé. Quand il se réconcillit avec son père et qu'il saute du balcon, ça c'est le moment le plus touchant du film. J'ai beaucoup adoré quand Edouard écrit merde sur une ardoise pour les chirurgiens et sur le dessin gros con pour son père. Ca montre qu'il ne se laisse pas faire.

Elisa Ensmiger Seconde Com/Ga Sarre-Union

Au-revoir, là-haut est un très beau film aussi bien dans la reconstitution de l'époque de la guerre avec les costumes,les décors que pour l'histoire qui est très touchante et qui possède une petite touche d'humour noir. C'est donc un mélange intéressant entre comédie et drame. L'histoire plonge le spectateur dans les difficultés des soldats démobilisés, à s'intégrer et à survivre dans la société d'après-guerre. Nous suivons particulièrement deux survivants de la guerre. Je parle d'Edouard Péricourt( fils de la haute bourgeoisie, artiste et rejeté par son père) et d'Albert Maillard (modeste comptable) Le premier sauve le second de la mort au prix de sa défigurait par un éclat d'obus, fesant de lui à vie une gueule cassée tandis que Albert traumatisé devient parano. Pour se venger de l'Etat, ils vont mettre en place une fantastique arnaque aux monuments aux morts. C'est ce déroulement d'histoire qui donne toute cette importance au film car il montre véritablement le triste vécu de ces soldats durant et après la guerre. On peut dire vraiment que c'est unfilm qui marque les esprits.

Brian Buschbaum Seconde Commerce Sarre-Union
2018/02/02 17:30 #733c-465e-a871-870b4a6b36f0
Lycée Queneau
J'ai bien aimé le film, l'adaptation du roman Au revoir là haut.
L'histoire est affolante, riche en rebondissements!
Le début est surprenant, on aurait pu se croire à l'intérieur, avec le son super fort, nous sommes directement plongés dans le film. Les plans sont très variés, notamment au début du film avec une action progressive présentant la tranchée où sont les personnages principaux: Albert Maillard et Edouard Péricourt.
L'après-guerre est émouvant, avec Edouard Péricourt qui est une gueule cassée et qui donne donne un effet de "pitié" car pour lui, la vie se finit au moment où il découvre qu'il lui manque une partie de son visage. L'amitié est plus que présente notamment avec Maillard qui ne veut pas que son ami Péricourt souffre, donc lui donne de la morphine, cela l'apaise.
Les musiques aussi sont diverses, comme à la fin du film où Edouard se suicide, une musique triste accompagne sa mort.
Adonis Thorel, 1L2
2018/02/04 10:13 #3b2a-496f-ba90-d3e920e40528
Lycée PRO Montel
Sortez le suspens des tranchées !

Le film Au revoir là-haut de 2017 retrace la vie de plusieurs personnages ayant été confrontés à la Première Guerre mondiale. Il souligne la difficile reconstruction des soldats après la guerre. Les personnages sont au cœur de l’horreur et, après avoir survécu, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts pour se venger de cet événement meurtrier.

Une bonne tranche d’histoire dans le film !

Au revoir là-haut fait le lien avec les lieux de mémoire dès les premières minutes du film. On se plonge dans les bombardements, dans les tranchées où l’on voit les conditions de vie des soldats. Ceux-ci vivent les uns sur les autres, constamment confrontés aux dangers. L’environnement est pesant, on ressent l’enfer des tranchées.
On veut également se souvenir des victimes de la Grande Guerre, les « gueules cassées » qui ont vu leur avenir détruit en étant devenues infirmes.
Outre ces horreurs, Au revoir là-haut permet aux spectateurs de voir la solidarité naissante entre les soldats. On se souvient alors des frères d’armes.

Ce bombardement d’éléments historiques est complété par trois personnages qui ont des choses à nous apprendre !

Albert Dupontel, méconnaissable dans le rôle d’Albert Maillard est un homme qui, après la guerre, aide son compagnon à se reconstruire. Il est loyal et s’attache vite aux gens.
Édouard Péricourt est un fils de bonne famille qui a sauvé la vie de son compagnon Maillard durant un assaut. Il est défiguré et se cache derrière des masques fantastiques.
Enfin, Henri d’Aulnay Pradelle, lieutenant de guerre, est un manipulateur. Il est mon personnage préféré car c’est, selon moi, quelqu’un d’énigmatique.
Albert Dupontel sait mêler le comique et le tragique, ce qui fait qu’Au revoir là-haut n’est pas larmoyant.

Néanmoins, le film est lent et manque d’un réel enjeu qui aurait pu provoquer davantage de suspens. Certes, la fin est inattendue mais, contrairement aux obus, celle-ci a peu d’impact...

Anthony, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:14 #b6be-45a7-a062-fe21826daa6e
Lycée PRO Montel
Au revoir là-haut

Le film Au revoir là-haut de 2017 retrace la vie de plusieurs personnages ayant été confrontés à la Première Guerre mondiale. Ils décident, pour se venger, de monter une arnaque aux monuments aux morts. Albert Dupontel, réalisateur du film, a su adapter le roman de Pierre Lemaître.

Au revoir là-haut nous permet de connaître précisément chaque personnage de l’histoire. Albert Dupontel, dans la peau d’Albert Maillard est méconnaissable dans son jeu d’acteur qui semble être plus sérieux qu’à l’ordinaire. Édouard Péricourt, quant à lui, illustre parfaitement la victime de guerre tout en incarnant un personnage quelque peu fantastique. Pradelle, officier va-t-en-guerre, reste un personnage qui profite des situations.

À travers le film, on comprend que l’on veut se souvenir de la Grande Guerre et de leurs victimes, les « gueules cassées ». Les lieux de mémoire sont parfaitement soulignés dans ce film. On rend hommage aux soldats morts au combat. On n’oublie pas leurs conditions de vie dans les tranchées. Albert Dupontel sait mêler le comique avec le tragique.

J’ai apprécié ce film dont la fin est à la fois prévisible et inattendue.

Benjamin, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:14 #d6b9-44b7-85d0-2116e1dce2c2
Lycée PRO Montel
De l’histoire dans Au revoir là-haut

En se basant sur des faits historiques, Albert Dupontel signe un film qui vaut le coup d’œil. Le fait de raconter son vécu, ses années dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, rend le film intéressant. De plus, celui-ci est teinté d’une intrigue qui renforce cet intérêt : la question de l’arnaque aux monuments aux morts.

Ce qui m’a plu, c’est cette question d’aide entre les soldats, pendant et après la guerre. On se rend compte que, même si les personnages souhaitent retrouver une vie normale, ils n’y arrivent pas. Le film souligne la rupture entre le passé et l’avenir des personnes.

Pour se souvenir de chaque personnage et du scénario, cela veut dire que le film marque les spectateurs.

Gabriel, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:15 #7ccb-45c6-9570-414f3673cb52
Lycée PRO Montel
Au revoir là-haut, un bon film mais un scénario prévisible

Le film, réalisé par Albert Dupontel, nous raconte l’histoire de deux victimes de la Première Guerre mondiale. Ces deux personnes sont meurtries par l’horreur des tranchées et décident, pour se venger, d’arnaquer certaines personnes en proposant des monuments aux morts.

Au revoir là-haut permet de faire connaissance avec Albert Maillard, une personne qui aide son ami à surmonter sa blessure de guerre. Il n’a pas de famille et fait tout pour son ami même si cela s’avère compliqué pour lui. Son ami, Édouard Péricourt, un personnage brisé par sa blessure. Il simule sa mort par crainte du rejet et se dissimule derrière des masques. Enfin, Pradelle, un personnage indigne et violent y compris envers ses camarades de guerre.

J’ai aimé le personnage joué par Albert Dupontel car, une part de l’acteur est ressortie : son humour. Il détient le secret d’une expression mystérieuse tout au long du film. Sa façon de retracer l’histoire est à la fois réelle et fantastique ; ce qui nous maintient en haleine. Ce réalisme se retrouve dans les tranchées, les bombardements, les victimes de guerre et la vie des soldats après la guerre. Si le conflit cesse le 11 novembre 1918, les traces de son passage restent sur les hommes. Édouard Péricourt et sa vie en sont un parfait exemple.

En revanche, la longueur de certains dialogues peut déplaire. Elle freine l’action dans le film.
Si l’humour est caractéristique, Dupontel n’en oublie pas moins le but principal : faire en sorte que les spectateurs se souviennent du passé. Dommage que l’histoire soit si prévisible à plusieurs moments du film.

Mathis, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:15 #fa84-45e2-9df3-912b852bc40e
Lycée PRO Montel
De l’action, du suspens, on est servi !

Quand on me parle du film Au revoir là-haut, de et avec Albert Dupontel, le premier mot qui me vient à l’esprit est « adoration ». L’action est présente, on trouve des personnages émouvants, surprenants, bouleversants. Il n’y a rien que je n’ai pas aimé dans ce film.

Si la fin est imprévisible, on comprend tout au long du film que le choc de la guerre mondiale est présent chez les hommes. Albert Dupontel fait donc un hommage aux victimes, aux soldats morts pendant la guerre. Il est un personnage important car prend son rôle au sérieux. Le jeu de chaque personnage et chaque scène sont aussi imprévisibles que les bombardements de la guerre : on ne sait pas ce qui nous attend à la minute suivante.

Les personnages sont si attachants qu’on est capable, même après quelques semaines, de se souvenir dans le détail, de chacun d’entre eux.

Un film qui vaut le détour.

Jordy, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:15 #feba-438b-a25b-795f4eea8d7e
Lycée PRO Montel
Au revoir là-haut

Entre Albert Maillard, Édouard Péricourt et Henri d’Aulnay Pradelle, on ne manque pas d’informations.
Maillard et Péricourt, soldats pendant la Première Guerre mondiale, se retrouvent à l’origine d’une arnaque aux monuments aux morts. Soudés depuis leur combat au front, ils le resteront jusqu’au bout. Ils affrontent ensemble la difficile vie qui est la leur après la guerre ainsi que leur lieutenant Pradelle, homme égoïste et sans pitié.

Ce que j’apprécie dans le film et surtout dans le personnage d’Albert Maillard, c’est cette narration. On a l’impression d’ouvrir une page d’un livre à chaque scène. De plus, c’est une réalité historique et les films sur la guerre attirent l’attention. En effet, on est plongé dans l’univers des tranchées : entre horreur et solidarité.

Cependant, j’ai trouvé le scénario trop « recherché ». Je me suis souvent demandé :
« pourquoi ce scénario? Pourquoi une telle histoire ? Pourquoi y intégrer du fantastique ? ». C’est le seul point négatif du film que je souligne et qui ne doit pas empêcher les gens d’aller le voir.

Hugo, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:18 #4435-4f4b-a29d-a2648b0aafaf
Lycée PRO Montel
Edouard est un jeune homme blessé par un obus pendant la première Guerre mondiale. Il a été blessé en sauvant Albert Maillard. Il a perdu sa mâchoire. Soigné à l'hôpital, il se fait passer pour mort avec l'aide de son nouvel ami Albert.
Après la guerre il est logé également par lui. Il a recommencé à dessiner et il lui vient une idée de génie (dessiner des monuments pour les morts dans le but de les vendre mais ceci était un plan pour partir avec de l'argent plein les poches).

Au fur et à mesure que l'histoire avance, il pose sur sa « gueule cassée » des masques qu’il crée, de plus en plus fous, parfois drôles, des fois expressifs.

Une histoire à la fois touchante, drôle, dramatique, qui fait prendre conscience que la guerre est ravageuse.

Ce film est un festival de sentiments ça passe de la tristesse à la joie, de la joie à l'humour etc... Ce film m'a beaucoup plu du début à la fin.


Diego, Lycée Montel Colomiers



2018/02/04 10:19 #76c3-46d1-9dcf-59ac100c94b4
Lycée PRO Montel
Le film se passe après la première guerre mondiale en 1920. C'est l'histoire d'un jeune homme qui s'appelle Edouard Péricourt. Il a reçu un obus dans la mâchoire en voulant sauver Albert Maillard.

J'ai bien aimé ce film parce qu'il était quelque fois marrant comme la scène où Edouard jouait avec les différents masques qu'il avait fabriqués. La toute première scène, je me croyais sur le champ de bataille avec les Français. C'était une scène très réaliste avec beaucoup de morts. Avant d'aller voir le film, je n'imaginais pas que la guerre était aussi violente. J'ai trouvé l'histoire d’Edouard très touchante avec les masques qui exprimaient sa joie ou sa tristesse.

Clément, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:19 #1596-4dbc-a015-39dc961e5537
Lycée PRO Montel
C'est un homme, Edouard, qui part à la guerre et revient sans mâchoire. A l'aide de son ami Albert, il se fait passer pour mort. Il commence à faire des masques pour cacher sa blessure. Edouard Péricourt fait des dessins dans le but d'arnaquer les mairies. Dans un de ces dessins son père reconnait la signature de son fils.
J'aime bien le début de ce film car il reconstitue le champ de bataille. Je suis impressionné par le savoir-faire de ce réalisateur. La fin de ce film me déplait car Edouard Péricourt se suicide. Je trouve ce film confus car il y a trop de choses en même temps. Je conseille de voir ce film même si c'est confus.

Jorge, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:20 #7023-43be-b7b2-a0710f664d3e
Lycée PRO Montel
Ce film se passe pendant la première guerre mondiale. Le personnage principal, Edouard Péricourt, s'est fait arracher violemment la mâchoire par un obus. Il ne peut plus manger seul. Ensuite, son ami Albert l'aide à changer d'identité car il ne veut pas revenir dans sa famille. Il fabrique des masques pour cacher son visage et ils font fortune grâce à des sculptures. A la fin du film, quand son père le reconnait, il se suicide en sautant par le balcon.
Les scène de guerre étaient très réalistes. J'ai bien aimé le design des masques qui exprimaient les sentiments d'Edouard.

Ce que je n'ai pas aimé c'est que l'acteur principal se suicide à la fin du film.


Dorian, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:20 #6ead-4a4a-8ba4-c69f8330638c
Lycée PRO Montel
C'est une histoire qui se passe pendant la première guerre mondiale. Il y a comme personnages principaux le soldat Albert Maillard et le blessé de guerre Édouard Péricourt qui a eu la gueule cassée suite aux affrontements. Après-guerre Albert s'occupe d'Édouard qui souffre énormément et qui essaye de combattre sa souffrance avec la drogue et son talent pour l'art.
Ce film m'a déplu car il y avait des scènes écœurantes, comme celle qui se passe dans l’hôpital. Je n'ai pas accroché à l'histoire. J'ai trouvé les masques trop extravagants. J'ai apprécié le personnage du lieutenant car je l'ai trouvé drôle et très antipathique. Je ne conseillerai pas ce film à un ami.

Ibrahim, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:21 #789f-4e85-aa53-df3050e0d01d
Lycée PRO Montel
C'est la guerre. Edouard se fait passer pour mort car il n'a plus de bouche à cause du combat. Le soldat Maillard l'aide. Edouard a une idée pour gagner de l'argent. Maillard n'est pas d'accord au début mais finit par accepter. Edouard, excellent dessinateur, monte une arnaque aux monuments aux morts. Il dessine des monuments qu’il vend aux mairies et récupère de l'argent.
J'ai bien aimé ce film car je trouve que les effets sonores sont réalistes, en particulier les scènes où les soldats se font bombarder. J'ai trouvé quelques scènes choquantes quand on a vu la gueule cassée d'Edouard. Le moment que j'ai moins aimé c'est quand Edouard crée son masque en forme d'arbre car je ne l’ai pas trouvé très beau. Un masque que j'ai bien apprécié, c'est celui de l'oiseau bleu car il avait de belles couleurs et il était bien réalisé.


Akim, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:22 #ede7-4c60-b256-bf8f1d346f3a
Lycée PRO Montel
Le film raconte la fin de la première guerre mondiale, l'après-guerre. Les personnages sont Albert Maillard, Edouard Péricourt. Deux soldats qui se sont sauvés l'un l'autre. Après avoir été gravement blessé, Edouard ne souhaitant pas rentrer chez lui demande à Maillard de le déclarer mort. Comme Edouard était un artiste, il propose à Maillard de l'aider à vendre des monuments aux morts.
J'ai été impressionné par la scène des combats qui me fait penser aux souffrances que les soldats de l'époque ont vécues. J'ai adoré les dessins et les masques d'Edouard Péricourt parce qu'ils étaient très colorés et diversifiés. J'ai détesté le personnage de Pradelle qui au lieu de rendre hommage aux soldats morts les déshonore en marchant sur leurs tombes. J'ai aimé la manière dont les gens s'habillaient dans le film.

Ousmane, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 17:16 #d166-40e6-9c29-c8f0036367b7
Lycée Queneau
Au revoir là-haut est un film réalisé par Albert Dupontel, comédien humoristique, jouant un rôle omniprésent. Dès le début du film je me suis attachée aux deux personnages Edouard et Albert. Ils ont subi l'enfer de la Première Guerre Mondiale durant quatre ans et leur vie s'annonce par la suite compliquée. Cependant, j'ai détesté le personnage de Pradelle pour ses actions, notamment lorsqu'il enterre les soldats. Ce film a su montrer, d'après moi, le côté malsain des chefs qui se croient puissant et au-dessus de leurs soldats qui, eux, ont été marqués par la guerre.
Le film est agréable à regarde, mais l’histoire est compliquée entre l'existence cachée de cette Gueule Cassée (Edouard), l'escroquerie du père qui le croit mort et l'histoire du lieutenant devenu le beau-frère d'Edouard. Malgré la complexité, je dirai que cela crée des rebondissements. J'insiste sur cette relation entre Edouard et Albert : deux amis qui essayent de survivre ensemble.
La scène où Edouard saute du balcon m'a interloqué car elle me laisse dans l'iincertitude sur le fait de savoir si le père savait bien que c'était son fils ; c'est évident mais rien ne le prouve. Cette scène était sans doute la plus marquante.
Ce film est un véritable succès ainsi que le livre de Pierre Lemaitre : c'est une très bonne adaptation.

Camille Thiebaut, 1L2
2018/02/04 23:03 #b19d-451a-9bd9-ea3fac4b1556
Lycée International

Une comédie dramatique haute en couleur


L’adaptation d’Au revoir là-haut ! réalisée par Albert Dupontel, d’après le roman de Pierre Lemaitre, est une œuvre cinématographique haute en couleur. L’esthétique colorée s’accompagne de décors époustouflants, et pourtant très réalistes, du Paris des années folles, ainsi que d’accessoires incroyables, ce qui apporte un charme unique au film. On retiendra tout particulièrement les magnifiques masques du personnage d’Edouard, une gueule cassée de la première guerre mondiale. En parallèle, une palette d’émotions contrastées nous fait tressaillir. Pendant deux heures, on ressent de la tristesse pour la relation difficile entre Edouard et son père (Niels Arestrup), de la compassion envers les gueules cassées et leur vie brisée, de la peur face au terrible Pradelle, chef de légion (Laurent Laffite), de l’amour entre Edouard (Nahuel Perez Biscayart) et la jeune Louise (Héloïse Balster), et de la joie grâce à l’humour d’Edouard.
Ce film populaire est riche en action : scènes de batailles, de fêtes, de course poursuite, et plus encore. On félicite Albert Dupontel pour son double rôle de réalisateur et d’acteur qu’il accomplit magistralement. Nous voilà entièrement transportés dans une époque complètement déjantée, lors de laquelle on se bat pour rendre honneur à des combattants tombés à la guerre, en oubliant les rescapés.
Zoé - 2nde 2 - Lycée des Pontonniers.
2018/02/04 23:30 #3c7a-4314-b8bb-62680cdda527
Lycée International
« Au revoir là-haut » : film réaliste ou invraisemblable
Albert Dupontel réussit à captiver le spectateur avec un film de guerre fantaisiste.

Ce film de guerre est très esthétiquement plaisant et extrêmement divertissant. L’histoire tourne autour de deux soldats, Edouard et Albert, on est témoin de leur lutte pour survivre après la fin de la première guerre mondiale.

Masques éblouissants
Premièrement, le film est captivant grâce aux costumes, notamment les masques. Ils ont une place très importante dans le film. Chaque scène nous éblouit avec une nouvelle création originale. Cependant, les masques ne sont pas juste des décorations. Ils servent à exprimer les sentiments d’Edouard. Par exemple, lorsqu'Albert lui annonce qu’il a diné avec sa famille, Edouard est désemparé, et le montre en mettant le masque approprié. Ou encore, aux moments où il est le plus heureux, quand il dessine avec Louise, il met le masque qui ressemble à son père, parce qu’il est en train de se moquer de lui.

Un aspect réaliste
Un autre élément réussi est la représentation de la guerre. Le film n’essaie pas de la glorifier, ce qui diffère de toutes les fois où on voit une vision romantique de la guerre. À la place Dupontel apporte de la fraicheur et nous présente l’affreuse vérité. On voit des soldats souffrir, toutes les scènes à l’hôpital démontrent à quel point la guerre pouvait avoir des répercussions sur les soldats eux-mêmes. On voit aussi l’aspect financier de la guerre, montré par le personnage de Pradelle. Le film nous apprend que certaines personnes ont pu profiter de la guerre. C’est impressionnant qu’un film puisse nous faire rire tellement malgré les vérités émouvantes.

Une fin très Hollywoodienne
Malgré tout cela, le film souffre d’une fin beaucoup trop irréaliste. Tout au long de l’histoire nos sentiments sont chamboulés. La tristesse que l’on ressent lors de l’histoire, et particulièrement pour Edouard, par exemple quand il souffre à cause de sa blessure ou quand il tombe dans la dépression. Tous ces moments tristes deviennent insignifiants à cause de la fin trop parfaite. Les personnages ‘‘vécurent heureux’’, ce qui veut dire que toutes leurs erreurs et tous leurs chagrins n’ont eu aucune conséquence au bout du compte. A quoi bon faire tant d’efforts pour être réaliste tout au long du film, si c’est juste pour y coller une fin sans profondeur et sans ressemblance avec la réalité?
Daphné - 2nde 2
2018/02/04 23:31 #a210-4c31-92ac-f138d4ed1bf5
Lycée International
Au revoir là-haut : Que masque-t-on vraiment ?

Au revoir là-haut est une sublime réalisation d’Albert Dupontel, sortie en 2017
On commémore les morts mais qui pense aux vivants ? A la fin de la première guerre mondiale, de nombreux soldats, défigurés et détruits, se retrouvent à la rue, sans foyer, sans pouvoir récupérer leur ancien travail et pour seule compagne leur souffrance. Ces soldats sont appelés les gueules cassées et Edouard Péricourt est l’un d’entre eux. En effet, durant une bataille causée par le sadique lieutenant Predelle, le colonel Maillard se retrouve enseveli sous terre. En le sauvant, Edouard se fait projeter par une bombe qui détruit sa bouche. Va alors commencer un émouvant jeu de masques lui permettant de dissimuler sa bouche au reste du monde, à l’exception de Louise, une jeune orpheline.

Une palette d’émotions

Du registre pathétique au tragique ou encore à l’humoristique, Au revoir là-haut est un film qui subjugue et entraine le spectateur dans un univers particulièrement émouvant.
Le jeu d’acteur, notamment celui de Nahuel Pérez Biscayart, qui interprète Edouard, impressionne et fascine. En effet, toutes les émotions passent à travers son regard très expressif, et cela, sans le besoin d’aucune parole. Pourtant, les émotions ne perdent pas de leur intensité.

Masques et société
Un des points les plus forts de ce film, est le travail impressionnant réalisé sur les masques, qui y occupent une place très particulière. En effet, on réalise rapidement que les masques ne servent pas seulement à cacher le visage troué d’Edouard, mais que tout le monde porte son propre masque. Mais celui qui en porte un visible n’est-il pas le plus authentique ?
Héléna – 2nde 2
2018/02/04 23:32 #3943-4789-bcc3-caff40e48c1f
Lycée International
L’histoire d’une mascarade

« Au revoir là-haut », film réalisé par Albert Dupontel, raconte l'histoire de deux rescapés des tranchées durant la première guerre mondiale. Tous deux sont passionnés de dessin, et en font souvent durant toute la guerre. Après l'armistice, ils quittent le front pour revenir chez eux à Paris. Ils sont amochés, et plus particulièrement Edouard, l'un des deux soldats, qui a perdu sa mâchoire inférieure en sauvant son ami, le soldat Maillard d'un tir d’obus, sur le front. Celui-ci aide Edouard en lui proposant de la morphine, pour lui faire oublier sa douleur et qu'il puisse se rétablir au plus vite. Trouvant son ami dans un état critique, et horrifié par la supercherie effectuée par l'armée française auprès de ses propres soldats, le soldat Maillard décide de déclarer Edouard mort, dans l’espoir que personne ne le remarque, derrière tous ses bandages. Edouard vit alors avec son compagnon d'arme, jusqu'au jour où ses sentiments le ramènent à son père, homme qu'il n'avait plus vu depuis des années, et qu'il détestait plus que tout. Caché derrière une grosse moustache et sa caméra, Albert Dupontel nous conte l'incroyable aventure d’Edouard, le soldat aux masques plus invraisemblables les uns que les autres. Une époque sombre
Dans ce film, Albert Dupontel veut montrer les mensonges qu'a cachés l'armée française pendant de nombreuses années après la guerre dans le trafic des morts, exercé par les hommes d'armée de haut rang. Il dénonce également la corruption, et la domination qu’exerce l'homme sur la femme durant cette période (ex : le Lieutenant Pradelle). On sent que le réalisateur s’est documenté d'une manière très rigoureuse. Enfin, Albert Dupontel montre comment il était facile de tromper les riches à travers la scène de la banque, où le soldat Maillard soutire de l'argent aux aristocrates. Des sentiments qui traversent les murs
Albert Dupontel insiste sur l'expression des sentiments d'une manière originale : Edouard crée ses masques lui-même, et en porte toujours un différent, de couleur froide, ou chaude en fonction de ses émotions et de son humeur. Malgré un visage toujours caché derrière un masque, le spectateur peut ressentir les émotions provoquées par Edouard, grâce à l'expression de ses yeux, ou bien encore ses mouvements. Il a même créé un masque avec une expression différente qu'il peut modifier en fonction de son émotion. Un film d'une grande technicité
Albert Dupontel, utilise premièrement un très grand nombre de plans : 1 plan sur 4 est d’ailleurs un montage, fait sur fond vert. Ses cadrages peuvent être d'une précision extrême : par exemple, au début du film, la scène où la caméra suit le chien courant dans les tranchées est d'une complexité sans pareille. Il joue également sur l'émotion produite par les personnages, en utilisant beaucoup de très gros plans, en particulier sur le visage d'Edouard. Dans l'ensemble, c'est un film très réussi et facile d'accès. L'émotion est présente, et le spectateur s’attache aux deux personnages tout au long de l'histoire. L'histoire est émouvante, et maintient l'attention du spectateur grâce à des scènes d'action. C'est une réussite.
Martin - 2nde 2
2018/02/05 12:56 #6355-43ff-841a-1f1f760e14b2
Lycée Langevin
Au revoir là-haut, en dessous du masque.



Au revoir là-haut, le dernier film réalisé par Albert Dupontel nous apporte un renouveau du cinéma français ; car en effet le grand écran n’avait pas produit de film aussi bien accueilli depuis quelques années. Ce film est adapté du célèbre roman de Pierre Lemaitre.


Le long métrage se déroule lors d’un interrogatoire policier en Afrique durant les années 20 .Au cours de celui-ci, on suit deux soldats de la Première Guerre mondiale. Albert Maillard joué par Albert Dupontel, et Nahuel Perez Biscayart dans le rôle d’Édouard Péricourt. Édouard sauve la vie de son compagnon de tranchées, mais réchappe avec une déformation de la partie inférieure de son visage, faisant ainsi partie des "gueules cassées" de l’après- guerre. Une complicité naît alors entre Édouard, un dessinateur de génie, et Albert, un modeste comptable, ainsi qu’une entreprise d’arnaque aux monuments aux morts. En effet les deux complices se font payer cher pour des croquis de monuments qui ne seront jamais construits.


Une des scènes les plus dures de ce film est celle où Édouard découvre les terribles séquelles que l’explosion a laissées sur son visage. Il est à la fois terrifié et paniqué, et décide alors de mourir, tout au moins sur les archives . Il ne souhaite pas revoir sa famille, certainement de peur de ne pas être accepté à cause de ce handicap, qu’il n’accepte déjà pas lui-même. Une dépendance à la morphine apparaît alors, cela devient son unique soulagement. On comprends alors les horreurs de la guerre et leurs conséquences sur la vie des individus après la guerre. Édouard va devoir apprendre à vivre avec les reliquats de la guerre qui seront en permanence sur son visage, ainsi qu’avec les traumatismes de cette boucherie humaine qu’est la guerre. La volonté d’Édouard de participer à la Première Guerre mondiale n’était-t-elle pas un premier suicide de sa part ? Sa relation avec son père n’en était-t-elle pas une des principales motivations ?

Ne pouvant plus parler, ni exprimer ce qu’il ressent, ses prunelles seront alors un lien avec son humanité. Cet artiste se camouflera sous de nombreux masques qui exprimeront chacun une expression ou une personnalité différentes.


Le casting a été bien choisi par Albert Dupontel, en effet les acteurs jouent à la perfection leur personnages. Laurent Lafitte, Heloïse Baster, Mélanie Thierry et pleins d’autres, nous font vivre une expérience cinématographique très agréable.


Dans les dernières images, on comprend le déroulement final du film, de part son titre : c’est une fin inéluctable.


Au revoir là-haut est un pari réussi pour Dupontel, il mêle histoire et art du XXème siècle de manière très fluide et en y ajoutant une touche poétique.

C’est un film qu’il faut absolument voir !


Clara GENNA, élève de 2nd au Lycée Paul Langevin.
2018/02/05 16:15 #5d57-4be2-85f9-a263392f3c55
Lycée International
A quelques jours de l’armistice de Novembre 1919, deux soldats des tranchées, un dessinateur et un comptable pensent qu’ils sont tirés d’affaire et qu’ils n’auront plus à utiliser leurs armes. C’est alors que de nouveaux affrontements ont lieu entre Allemands et Français. Le dessinateur est touché à la mâchoire juste après avoir sauvé son ami. La guerre se termine. Edouard, gravement blessé, est terrifié par son apparence et n’ose plus revoir son père ainsi. Albert quant à lui, a perdu son métier et sa femme. Les deux amis décident de monter une arnaque pour que l’un puisse s’enrichir et que l’autre puisse promouvoir ses œuvres.

Dans ce film, le réalisateur met en avant la souffrance et la difficulté des marginaux. Les deux soldats rescapés de la guerre en sont le parfait exemple. Ils n’ont plus la même place qu’ils avaient dans la société avant la guerre.
Albert Maillard, doux et fragile initialement, devra se montrer fort et courageux pour s’en sortir. Edouard, jusqu’alors joyeux et ambitieux, ne prend plus goût à la vie. Il se réfugie dans la peinture, son domaine de prédilection, pour s’en sortir.
Ils représentent tous deux parfaitement la classe sociale la plus basse et misérable de la société française de l’époque : les survivants des tranchées.

La présence dans le film de Marcel Péricourt, père d’Edouard, un riche industriel sans pitié qui a toujours rejeté son fils, apporte un véritable contraste entre la haute et la basse société. Même au sein d’une même famille. Ce père qu’Edouard redoute tellement car il l’a toujours rejeté. Edouard est un passionné de dessin et est homosexuel, un profil que Marcel Péricourt ne semble pas apprécier. Mais voilà, la guerre peut changer un homme. Lorsque Marcel reconnaît la signature de son fils sur une œuvre qui lui a été soumise alors qu’il le pensait mort, celui-ci réagit comme un père qui veut revoir son fils. Le film se terminera avec cette scène poignante où Marcel rencontre l’auteur des œuvres qui n’est autre que son fils caché sous un masque. Celui-ci peut mettre fin à ses souffrances en paix, son objectif de rendre son père fier étant accompli.
Le réalisateur met en avant la relation père-fils, si souvent compliquée. Un père, ayant l’esprit trop fermé, peut être amené à rejeter un fils qui ne correspond pas à son idéal.
Andrea - 2nde 2
2018/02/06 10:33 #0dbb-4901-95d8-a8f2ba95a8d2
Lycée Moulin
Chère ami, soldat Maillard,
Tu dois vraisemblablement te demander pourquoi je suis parti. Avant de t'expliquer, il faut que je te remette dans le contexte : Novembre 1918 le lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle commet un crime, pour continuer la guerre en nous forçant à combattre. Tu tombes dans un trou avec pour seule compagnie, un cheval . En te déterrant, un obus me défigure. Notre amitié née, tu m'aides à m'en remettre doucement mais, sans visage je ne peux vivre, je suis certes un grand dessinateur mais j'ai perdu espoir, je ne serai plus comme avant...Mais toi tu m'as aidé plus que mon propre père pendant mon enfance. Je t'en remercie car tu m'as donné l'envie de créer. Les monuments aux morts, enfin l'arnaque, m'ont permis, sans que je le sache, de me rapprocher de mon père. Mon père, lui, m'a méprisé et m'a renié, je n'avais que ma sœur, elle me manque. Les masques, ces sublimes masques, ils m'ont redonné l'envie de vivre. Je t'avoue que mon favori est le masque de l'oiseau avec comme couleurs le bleu, le jaune et toutes ces paillettes. Il est magnifique mais celui là, tu n'auras pas le loisir de le voir sur moi. Comme je te l'ai dit au début, je suis parti en haut pour, je suppose, un monde meilleur. Je ne supporte plus de vivre la guerre, mon visage, l’espoir, mon père. Au revoir mon ami, prend soin de la petite Louise.
Ton ami, Édouard Péricour
Dans ce film, ce qui m'a le plus touchée, c' est la musique, elle entraîne les personnages, les scènes, tout se déroule avec cette magnifique musique : la bande son au début du film, au moment de l'assaut. Je trouve que les plans sont tous méticuleusement choisis. Les premiers dans la tranchée, avec le filtre, nous donne cette réalité de la guerre pendant les cinq premières minutes. Les acteurs sont tous parfaits dans leur rôle, Édouard m'a beaucoup émue surtout avec cette sublime fin qui m'a laissée sans voix. Mélissa Ehrhard - seconde 1 – Lycée Jean Moulin
2018/02/08 09:15 #d0d3-49b4-99a3-48207aac3261
Lycée Moulin
« Au revoir là-haut », c’est l’histoire d’une arnaque réalisée par deux anciens soldats, l’un comptable, l’autre artiste, après la guerre 14-18, dans l’espoir de prendre « une revanche » sur L’État et d’amasser une jolie somme d’argent.
Deux hommes se rencontrent sur le champ de bataille et tissent des liens profonds. On croira d’abord à une amitié sincère mais en réalité, c’est la sensation d'être redevables l'un envers l'autre qui va les unir. Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart) est mutilé par un éclat d’obus en sauvant la vie d’Albert Maillard (Albert Dupontel), enseveli pendant l’assaut déclenché abusivement par le général Pradelle (Laurent Lafitte). Ce qui s’est passé sur le champ de bataille est décisif dans la vie de ces trois hommes et va leur écrire un destin commun. Les profiteurs de guerre, les businessmen avides et les fonctionnaires corrompus y sont dénoncés tout en finesse. Le thème universel des relations père-fils est un autre des ressorts du film.





« Au revoir là-haut » est un film relativement difficile à classer, on y trouve de la comédie, du drame et une pointe de thriller. Il parle du sujet souvent traité qu’est la première guerre mondiale avec cependant une nouvelle vision, celle de l’après : de la difficulté de réinsertion des gueules cassées, de l’impossibilité de retrouver un emploi pour les anciens soldats dans une France qui veut oublier. La guerre, c’est sale. L’après-guerre, peut-être un peu moins, mais tout de même ! Pourtant, tout est beau dans « Au revoir là-haut ». Esthétisme est sans doute le maître mot. De belles couleurs, de splendides jeux de lumières, des décors soignés, avec une mention spéciale pour des masques de toute beauté. C’est ce qui a pu être reproché au film, c’est ce qui m’a plu.



Le film possède, ce qu’on peut appeler, un casting parfait ! Des comédiens d’enfer qui nous livrent des prestations subtiles, notamment celle de Laurent Lafitte, qui nous rend cette ordure de Pradelle presque sympathique ! Le personnage du père est vraiment charismatique et tout en nuance, ses répliques ingénieuses. L’inspecteur Merlin est hilarant.



L’idée du récit enchâssé est une bonne chose. Elle permet d’aller à l’essentiel, d’ôter les éléments superflus. Le film en ressort rythmé, sans passages à vide malgré sa longue durée (1h57). Les dialogues sont d’une grande qualité. C’est une adaptation géniale du livre de Pierre Lemaître, qui leur a quand même donné une base solide avec une intrique super bien ficelée ! La fin diffère : celle de Dupontel est détonante. Certes un peu clichée mais elle fonctionne !



« Au revoir là-haut » dégage beaucoup d’émotions, on entend dans la salle des éclats de rire, un peu après, on voit les mêmes s’essuyer la larme qu’ils ont au coin de l’œil.

Anna Cottarel - 2°1 – Lycée Jean Moulin
2018/02/12 08:38 #6f60-47b6-ac5f-db2f7e8bde61
Lycée Langevin
Au Revoir Là-Haut


Au Revoir Là-Haut, film réalisé par Albert Dupontel et sorti en salle le 25 octobre 2017, est une adaptation cinématographique du roman éponyme de Pierre Lemaître.
Deux « gueules cassées » se retrouvent après la Première Guerre mondiale et décident de monter une arnaque aux monuments aux morts pour survivre.

Dans un premier temps, le film relate les horreurs de la guerre : la misère sociale, le dénuement financier des Poilus, la douleur physique des « gueules cassées » mais aussi la douleur morale et la dépendance à la morphine, l’abandon des anciens soldats par la société et la question de : comment affronter les regards lorsque la guerre vous a arraché une partie du corps ?
Dans ce film, on trouve le registre pathétique : le personnage d’Édouard Péricourt interprété par Nahuel Perez-Biscayart a perdu toute la partie basse de son visage lors d’un assaut pendant la guerre et cache son visage avec des masques. Au cours du film, il se lie d’amitié avec une petite fille dont les parents ont disparu à la guerre qui lui redonne la dimension humaine qu’il avait perdu en traduisant les sons qu’il émet, sans pour autant supprimer la douleur et la souffrance qu’il éprouve. Cependant, cette pitié suscitée chez le spectateur est contrebalancée par la gaieté et la folie des personnages et du contexte rendus dans le film par la beauté des masques, leur diversité, le « feu d’artifice » d’inventivité, la surprise du spectateur à la découverte de chaque nouveau masque et l’esthétique des images (les couleurs – les lumières – le son). Le film ne laisse jamais ses spectateurs sombrer dans la tristesse car ils sont sans cesse ballottés entre drame et comédie.

Par ailleurs, le réalisateur, à travers son film, aborde un second thème : celui du scandale « business » que certaines personnes ont fait sur le dos des morts après la guerre. En effet, à certains moments la pitié laisse place à la colère et au sentiment d’injustice car la société a fait de ses jeunes de la chair à canon et outrage leur mémoire, celle de leur famille et leur dignité en déléguant le rapatriement des corps et leur enterrement à des gens malhonnêtes, incarnés par le personnage de Henri D’Aulnay-Pradelle joué à la perfection par Laurent Lafitte qui, dès l’ouverture, envoie ses soldats à la mort gratuitement alors que les hostilités sont arrêtées. Agit-il ainsi par ambition ? Ou par simple sadisme ?

Ainsi, l’arnaque aux monuments aux morts mise au point par nos deux héros crée comme un soulagement chez le spectateur, c’est une revanche presque anodine qu’ils prennent sur la société qui maltraite les anciens soldats comme eux.

Pour conclure, la réalisation d’Albert Dupontel est un très beau film de guerre et, à mon sens, les images des tranchées qu’il nous livre restent en mémoire au même titre que celles que l’on trouve dans les albums de Tardy.

DUPUY Lisa 2° Lycée Langevin
2018/02/12 22:10 #596b-4bc3-b314-6901092d3f41
Lycée Vauban
Bastien Capart, Terminale L Lycée Vauban Aire sur la lys
“Beau, Drôle et Émouvant”
Au-revoir Là-Haut, Albert Dupontel

Albert Dupontel dans son film Au revoir là haut nous raconte l’histoire de deux soldats Albert Maillard et Edouard Péricourt qui se retrouvent à l’aube de l’armistice et de la fin de la guerre. Ces deux hommes sont liés par leur amitié et leur vécu et vont devoir sous les ordres du lieutenant Lafitte mener une ultime bataille contre les allemands. Cette bataille engendra un changement global dans la vie d’Edouard qui, par ses séquelles devint une gueule cassée. De retour à la vie civile, Maillard et lui vont se retrouver être les auteurs d’une arnaque aux monuments aux morts afin de pouvoir partir en Afrique avec assez d’argent pour se forger une nouvelle vie hors de leur passé.


Tout d’abord le film est un concentré de bons moments, je tiens à dire que j’ai passé un agréable moment du début à la fin particulièrement grâce au visuel mis en avant et à la psychologie des personnages même si j’aurais préféré que ce dernier point soit encore plus développé. Puisque l’intrigue principale se concentre majoritairement autour de l'arnaque des monuments aux morts délaissant certains points de l’histoire qui auraient pu être davantage développés et exploités (comme la dépendance à la morphine d’Edouard).
Pour parler plus en détails, les personnages sont compréhensibles et développés excepté cependant le Lieutenant Pradelle interprété par Laurent Lafitte qui se trouve être le “méchant” de l’histoire sous prétexte qu’il “aime la guerre”, donc voilà... Néanmoins, le film joue avec les personnalités ambiguës de certains de ces personnages se jouant du spectateur comme en ce qui concerne Madeleine Péricourt interprétée par Émilie Dequenne qui semble être à première vue une femme innocente - refoulant une manipulatrice hors paire.

Les acteurs jouent particulièrement bien pour la grande majorité mais étrangement l’on éprouve un coup de coeur pour le père d'Édouard en particulier interprété par Niels Arestrup qui est l'allégorie du parfait “C*n*a*d” de l’histoire et pourtant après plusieurs révélations, il arrive tout de même à nous faire chavirer. Pourtant lors de la première description du personnage, lors d’un flashback de Edouard nous laissant entrevoir son enfance, le fils qualifie le père de “g*o* c*n”. Cette exposition du personnage marquante par un jeu de cadrage (discussion entre Pradelle et Marcel avec champs contre champs) et cette vision du personnage perdure jusqu'à la fin de l'histoire.

Albert Dupontel sait comment transmettre une émotion au spectateur et pour cela il utilise beaucoup l’image et le cadrage. On peut également citer par exemple la scène où Albert Maillard, homme du peuple, se confronte au père et à la sœur d'Edouard lors d'un dîner.
Au travers du personnage qui prend des gorgées de champagne, l’on ressent un lourd malaise aussi transcrit par le cadrage puisque un plan durant à peine 4 secondes remplace la famille d'Edouard par de grandes coupes de champagne à gauche et à droite le fameux Edouard, ne laissant que peu de place à Maillard. Dans le cadre des parallèles entre les classes sociales qui sont faites via le cadrage et le champ contre champ dans cette scène, il y a d'autres exemples comme la scène où le lieutenant Lafitte et le père d'Edouard ont une confrontation au cours de laquelle le plus âgé -par sa richesse et sa puissance- est cadré en contre-plongée et où les rôles s'inversent quand le lieutenant Lafitte est supérieur à Marcel alors que ce dernier est filmé en plongée après sa chute.

La réalisation est en elle même dingue, il y a un grand nombre de plans séquence magnifiques, qui ont sans aucun doute demandé un travail monstrueux, particulièrement dans la scène du bal qui est marquante quand la femme danse et tournoie entre des verres pendant que les hommes autour en rajoutent alors que la caméra suit la scène en traveling.
Mais ce qui peut être considéré comme le mieux fait dans ce film est l’importance de l’image et des décors (on note l'omniprésence de reflets ou encore de barreaux) montrant que nos personnages restent ainsi prisonniers de leur condition sociale et de leur passé c’est-à-dire de la guerre qui est inoubliable et qui a notamment marqué Mallard, qui a perdu son travail de comptable, et Edouard, qui a perdu son visage, se retrouvant “gueule cassée”.
Ceci n’étant bien entendu qu’un des nombreux exemples parmis tant d’autres que vous vous amuserez à trouver et à comprendre.

L’un des éléments qui passe aussi beaucoup par l’image dans ce film sont les émotions d'Edouard subtilement représentées par ses masques (ses prothèses) qui permettent la lecture faciale de ses sentiments Ces masques sont également la retranscription de l’esprit artistique du personnage qui durant la guerre faisait des dessins, et maintenant crée ses masques et dessine des monuments aux morts. On pourrait noter un masque de lion fait en billets de banque lorsque Edouard se sent puissant ou le premier masque qu'il se crée qui lui permet de redevenir humain ou encore un fantastique masque de paon qui lui permettra de prendre son envol..

Au revoir là haut est à coup sûr le meilleur film français vu en 2017 et deviendra (on l’espère) par la suite, culte. Après avoir remporté le prix Renoir des lycéens sans doute...
2018/02/12 22:28 #5da8-4bd0-a95d-081121137528
Lycée Vauban
Coralie Caboche, Terminale L,

Le film “Au revoir là-haut” a été réalisé par Albert Dupontel, c’est l’adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, paru en 2013. Le film fait le récit de l’interrogatoire au Maroc d’Albert Maillard, un comptable, au sujet de son rôle dans la Première Guerre Mondiale, il sera amené à parler de son ami Edouard Péricourt, un homme défiguré par la guerre qu’il a pris sous son aile, le cachant de sa famille, ainsi que de l’escroquerie qu’ils ont menée ensemble. La justesse de cette adaptation filmique a fait augmenter les ventes du roman de P. Lemaitre et je pourrais justifier le succès de ce film grâce aux émotions qu’il dégage et qui tiennent le spectateur en haleine jusqu’au bout.

Tout d’abord, le film nous fait le récit tragique de la Première Guerre Mondiale au travers des paroles d’Albert Maillard. On nous montre les premières images de cette guerre sans pitié, les mots posés par Albert sont la preuve qu’ il s’agit d’un véritable traumatisme, le spectateur ressent la tension provoquée par la guerre. Les émotions sont très présentes lorsqu’Edouard est blessé, qu’il découvre ce qu’il est devenu, notre coeur se brise à le voir tenter de convaincre Albert de le tuer. On ressent également de la compassion pour ce jeune homme défiguré, lorsqu’Albert le fait passer pour mort pour partir avec lui et s’en occuper, le séparant à jamais de sa famille, de son prénom, de ce qu’il était avant, c’est à la fois un renouveau et un déchirement pour le spectateur qui ressent la honte et la peine d’Edouard entraîné par son ami dévoué.

Par la suite, les émotions retrouvent leur importance lorsque les deux amis s’installent à Paris et qu’Edouard, passionné de peinture et d’arts, commence à créer des masques, à partir de ce moment il a trouvé un moyen de renaître, de s’accepter un peu plus. Le spectateur prend plaisir à découvrir les masques qui reflètent son excentricité et ses émotions du moment. Edouard est un personnage attachant à cause de ce qui lui est arrivé premièrement, on prend pitié de sa situation puisqu’il est forcé de se cacher l’horreur de son visage défiguré derrière un masque pour s’accepter. Il arrive cependant à faire naître du comique grâce à sa manière de faire vivre chacun de ses masques, son personnage a quelque chose de magique et d’enchanteur dans sa manière de transformer ses trouvailles en sublimes masques colorés ou sobres qui le rendent énigmatique, parfois drôle, parfois simplement surréaliste. Mais le personnage d’Edouard est également attachant grâce au jeu d’acteur touchant de Nahuel Pérez Biscayart qui a su parfaitement incarner cet homme qui cherche à se reconstruire avec son regard comme seule touche de l’ancien “lui” sur son visage. C’est aussi un homme qui souffre de la dispute qu’il avait eue avec son père, provoquant la peur qu’il le rejette à cause de son visage défiguré, ce qui l’avait poussé à demander sa mort aux archives.

Enfin, le film est à l’apogée de ses émotions lors des retrouvailles émouvantes et déchirantes d’Edouard avec son père, celui-ci a retrouvé la trace de son fils grâce à l’escroquerie des monuments aux morts qu’il a faite avec Albert et dont ce père est la victime. Pour Edouard, se cacher derrière un masque permet de mentir sur la profondeur de ses émotions mais face à son père ses yeux ne peuvent plus mentir, lorsque son père le reconnaît grâce à son regard d’un bleu pur et qu’il le prend dans ses bras Edouard ne peut retenir ses larmes.
Ce n’est qu’à ce moment-là qu’Edouard semble avoir fait la paix avec lui-même, après avoir retrouvé l’estime de son père il se libère et se jette du balcon, son masque d’oiseau était prémonitoire de son geste, il prend son envol, il met fin à sa vie après avoir vécu un moment de joie, après avoir expérimenté tout ce qu’il pouvait grâce à ses masques. Le spectateur ressent un véritable ascenseur émotionnel face à la joie de ces retrouvailles de bonnes augures puis face à la précipitation de cette décision déchirante, c’est un moment prenant, la beauté de la scène est à couper le souffle, le tout en un mélange entre l’obscurité de la nuit et la lumière scintillante des immeubles et des phares des voitures. Rien que pour cette scène le film vaut le coup d’être vu.

Pour conclure, c’est un film à la fois tragique et profondément touchant avec quelques touches de comiques grâce à Edouard, un personnage qui se cherche et joue de ses multiples facettes représentées par ses masques, épaulé par son ami Albert sans qui rien n’aurait été possible. Un film exceptionnel qui ne laisse pas de répit au spectateur par le jeu incroyable de ses acteurs.
2018/02/12 22:35 #0b70-4946-a6ff-89a55e52a21d
Lycée Vauban
Emma Bernard et Eva Lelièvre,


Au revoir là-haut, film français réalisé par Albert Dupontel, est une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître, prix goncourt 2013. C’est l’histoire de deux rescapés des tranchées, Albert Maillard (Albert Dupontel) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) en quête de reconnaissance, qui vont monter une escroquerie. En parallèle, on suit également l’histoire de leur ancien lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle (Laurent Lafitte), lui aussi escroc. C’est un film lyrique et poétique, qui s’applique à dépeindre les sentiments des personnages d’une manière artistique.

Edouard Péricourt est un garçon d’une vingtaine d’années, envoyé sur le front. Lors d’une dernière offensive inutile (l’armistice allait être signé), il est défiguré et devient une gueule cassée. Il demande alors à son compagnon de tranchées, Albert Maillard, de le déclarer mort pour qu’il n’ait pas à rentrer chez lui, où se trouve un père trop exigeant. Edouard aime faire des croquis, et se trouve être un bon dessinateur, alors après une période sombre où il ne s’intéresse qu’à la prochaine dose de morphine qu’il va prendre, il décide de se relever et pour cela, commence à fabriquer des masques pour cacher la moitié basse de son visage, décharnée. Une petite fille orpheline l’aide à se faire comprendre, car ses cordes vocales ont été endommagées, il reprend alors goût à la vie. On sent à travers son regard bleu vif, ses gestes théâtraux et ses masques originaux, colorés et excentriques son besoin de reconnaissance, de faire à nouveau partie de la vie. Et dans ce monde saugrenu, au milieu des années folles, avec des poupées géantes et caricaturales des dirigeants français, un costume jaune canari, des masques farfelus, des pieds dansant le charleston sur une table entre des verres de champagne, on se croirait dans un film de Tim Burton version française, où l’esthétique tient une grande place mais ne trône pas au détriment des sentiments, qui sont pourtant délicatement peints.

Dans ces émotions au premier plan, on peut voir par exemple le besoin de reconnaissance dont souffre Edouard, et qui sera comblé par une petite fille, qui débarque chez lui et le guérit en acceptant sa blessure. L’amour maladroit d’Albert pour Pauline, la bonne des Péricourt (Mélanie Thierry), qui cueille des roses derrière les grilles de la demeure des Péricourt mais qui s’en libérera. L’amour de la violence et de la guerre, l’ironie, le mépris, l’égoïsme et la recherche du pouvoir et de l’argent incarnés par un personnage sans grandes nuances joué par Laurent Lafitte. L’amitié tendre d’Edouard et d’Albert, ancien comptable qui accepte de travailler sans relâche et de voler l’argent d’une banque pour financer le projet de son ami. Et puis la relation compliquée entre Edouard et son père, exigeant et strict, qui pourtant aime son fils. Dans l’une des scènes finales, ils se retrouvent et Edouard n’a pas besoin de parler pour que l’on ressente l’émotion, palpable, qui se dégage de cette scène. On pourrait distinguer voler dans l’air autour de ces deux personnages le pardon, la reconnaissance, l’amour, le regret, la tristesse mais ce que l’on voit pourtant c’est le dernier envol de ce personnage, qui semblait avoir besoin de cette dernière rencontre pour pouvoir partir en paix.

Tout au long de ce film, on peut donc voir que les couleurs ont une grande importance : les couleurs des masques d’Edouard, l’esthétique importante, et les différentes couleurs de ces sentiments décrits à l’écran. C’est un film touchant et poétique. Joli, aurait dit Maillard...
2018/02/14 10:34 #1840-49a3-80bb-dee82bcdb444
Lycée Gambetta
CE N’EST QU’UN AU-REVOIR...

Dans son dernier film, Au revoir là-haut, adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître, Albert Dupontel est à la fois réalisateur et acteur.
On y suit les aventures de deux compères survivant des tranchées, Édouard et Albert. L’un est une gueule cassée, il a eu le visage mutilé par un obus allemand lors d’un assaut qui n’aurait pas dû avoir lieu, à la toute fin de la guerre. C’est aussi un artiste baudelairien issu d’une grande famille bourgeoise. L’autre est un modeste comptable condamné à une fuite en avant, soumis aux tempêtes des événements qui le dépassent.
La guerre les a liés pour le pire et, ils l’espèrent aussi, pour le meilleur.
Ensemble, ils montent une vaste escroquerie aux monuments aux morts et retrouvent sur leur route le lieutenant Pradelle, l’homme dont les vices ont causé leurs malheurs.

Grâce à son talent de réalisateur et d’acteur, Albert Dupontel nous offre à voir une fresque historique : celle d’une France saignée à blanc par la guerre qui espère se reconstruire.
Inspiré de faits historiques, le film est le reflet de cette France-là, celle qui a la gueule cassée et qui aspire à la paix.

Les acteurs ont fait un travail remarquable. Ils ont réussi à distiller des pointes d’humour et de comédie dans cette œuvre noire. Les moments les plus dramatiques voient leurs tensions diminuées par une mise en scène burlesque qui arrache le rire du spectateur. Cette alliance étrange du tragique et du comique nous fait penser parfois aux tragi-comédies de William Shakespeare.
Nahuel Perez Biscayart réussit l’exploit de toucher le spectateur sans rien dire et Albert Dupontel joue de son corps avec un brio remarquable. Le corps parle, les mots se taisent.

L’une des grandes forces de cette œuvre est son esthétique remarquable. Le festival de couleurs (décors, costumes, masques, peintures) nous fait revivre cette France des folles années de l'après- guerre. C’est la valse des couleurs après la danse macabre.

Film aux mille nuances qui nous donne à voir des portraits de héros et d’ordures, il est aussi un questionnement sur les traumatismes de la guerre, la manière dont un pays se réveille après le cauchemar. On aurait pu craindre un hommage aux morts, on a un hymne à la vie.
J.Prez
2018/02/14 11:24 #6cae-4b42-9b3d-0d42c27b3ac0
Lycée PRO Tazieff
Au Revoir Là- Haut le film sur la première guerre mondiale
Dans le contexte du prix Jean Renoir, la classe de 2 logistique est allée voir Au Revoir Là-Haut.
Au Revoir Là- Haut, le roman de Pierre Lemaître a été adapté en film par Albert Dupontel. L’histoire débute au Maroc, dans une gendarmerie, Albert Maillard, l’un des personnages principaux, raconte son passé en tant qu’ancien combattant de la première guerre mondiale : devenu célibataire suite à une rupture avec sa fiancée, fauché car il a perdu son emploi, il sera obligé de vivre avec son ami Edouard Péricourt, et de travailler dans la publicité comme homme sandwich…
Edouard, est aussi un ancien combattant qui a sauvé Albert pendant la guerre, mais pour son malheur il a reçu un obus qui le défigure complétement…Issu d’une famille bourgeoise, il ne veut pas pour autant de reconstruction plastique. Il décide de mettre des masques qui vont changer selon son humeur.
Edouard et Albert vont monter une anarque aux monuments aux morts. Avec Louise, une orpheline de guerre qu’ils ont adoptée, ils vont s’enrichir.
Ce film m’a plu notamment l’anadiplose et les effets spéciaux. Les jeux de lumière mettent en valeur l’action, les personnages comme dans la scène où Pradelle est dans le noir d’une tranchée progressivement éclairé par la lueur de son cigare ; il apparait de suite comme le méchant !
Amjad Azzaoui

Dans la peau de Dupontel
Le film Au Revoir Là- Haut, sorti en octobre 2017 en salle, est l’adaptation du roman de Pierre Lemaître. Albert Dupontel incarne Albert Maillard et réalise le film, Nahuel Perez Biscayard joue Edouard, une gueule cassée et Laurent Lafitte le méchant du film.
L’histoire évoque la difficulté des combattants durant la première guerre mondiale et leur réinsertion sociale après.
Ce film dure plus de 2 heures, mais il m’a paru assez rapide car il y a un maximum d’action et donc vraiment pas de temps mort…
Pierre Gory
Un film d’après-guerre
Je vais vous parler d’un film qui s’intitule Au Revoir Là- Haut, il a été réalisé par Albert Dupontel. On retrouve trois personnages principaux : Albert Maillard, Edouard Péricourt et Pradelle. Le film commence sur un champ de bataille avant l’armistice de la première guerre mondiale, Albert regarde Edouard dessiner. Puis le conflit entre les français et les allemands reprend, et Edouard, blessé, est amené à l’hôpital. Albert prend son jeune ami sous son aile et c’est ici que l’histoire va s’enchainer.
J’ai bien aimé ce film car il y avait de l’action dès le début et l’histoire m’a intéressé. J’ai trouvé dommage qu’Edouard ait caché à son père qu’il était vivant. Dans ce film, le moment que j’ai préféré est celui sur le champ de bataille car il y a énormément d’action. Celui que j’ai le moins aimé c’est quand Edouard saute dans le vide, on s’est attaché à lui, à son caractère et il est très bien joué par Nahuel Perez Biscayard.
Je conseille grandement ce film très intéressant.
Adrien Herrero

Au Revoir Là- Haut est une adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître, réalisé par Albert Dupontel. Ce film raconte l’histoire de deux rescapés de la grande guerre, Albert Maillard et Edouard Péricourt. Pendant le conflit, Albert a sauvé la vie d’Edouard et va s’occuper de lui après la fin des hostilités. Péricourt est mutilé au visage à cause d’un obus, il vit mal le fait d’avoir perdu une partie de son visage. Dans le film, il va fabriquer ses propres masques pour cacher ses blessures plutôt que de subir une reconstruction faciale ; Albert et lui vont monter une anarque aux monuments aux morts pour se faire de l’argent. Le film parle aussi des histoires familiales d’Edouard car cette escroquerie est en fait une double vengeance : envers la société et aussi son père.
Le sujet du film est intéressant car il reprend des thèmes d’histoire, par exemple dans la scène où Edouard découvre son visage mutilé, c’est tout le ressenti des gueules cassées de la première guerre mondiale.
Timmy Dupont
Au Revoir Là- Haut : l’histoire d’un soldat et de son ami gueule cassée
Au Revoir Là- Haut est un film adapté du roman de Pierre Lemaître, réalisé par Albert Dupontel, et avec des acteurs comme Nahuel Perez Biscayard, Laurent Lafitte, Emilie Dequesnne , Niels Arestrup…
Le film se construit sur une anadiplose, Albert (Albert Dupontel) est interrogé par les gendarmes au Maroc sur la mort de Pradelle, ce qui va permettre le récit de l’histoire et là, flash-back !
Thibault Lemaire
Les morts comptent plus que les vivants !
Au Revoir Là- Haut est un film d’Albert Dupontel de 2017, les personnages sont Albert, Edouard, Pradelle Madeleine, le père et Louise.
C’est un film sur la première guerre mondiale. Albert est tombé et Edouard va le sauver. Une fois sorti de là, Edouard reçoit un obus ce qui va entièrement lui arracher la mâchoire. Albert va tout faire pour aider son ami qui vient de lui sauver la vie.
Edouard sera soigné un peu plus tard puis ils vont monter ensemble une escroquerie.
Le film m’a permis de voir à quoi ressembler une gueule cassée après la première guerre mondiale. Le long métrage est très prenant car il ya beaucoup d’action ; on ne voit pas le temps passer malgré ses deux heures.
Au niveau des personnages, Pradelle joue très bien la comédie du méchant, c’est le personnage que tout le monde déteste, il meurt dans un trou avec un masque de cheval ce qui rappelle bien sûr le début du film.
Le film nous montre aussi que les hommes s’occupent parfois plus des morts que des vivants…
Lucas Rojao

2018/02/14 14:20 #8351-47a3-a1cf-374aa21b8a7c
Lycée Queneau
Au revoir là haut est un film très bien réalisé. Il y a des similitudes et aussi des scènes inventées par rapport au roman, ou changées comme la cause du décès du jeune Edouard, mais cela ne nous empêche pas d’apprécier. Les plans choisis nous emmènent, nous spectateurs, directement sur les lieux, comme les premières minutes qui se passent au front, dans les tranchées. C’est la scène la plus marquante pour moi, quand Albert est dans un trou d’obus, qu'il est enseveli sous la terre et pour survivre doit prendre l'oxygène dans la bouche de ce cheval avec lequel il se retrouve nez à nez, ce qui doit être horrible à vivre! Les lieux choisis sont bien en accord avec l'histoire, et les images retouchées nous font croire que le film a été tourné dans les années 20, ce qui nous renvoie à l'époque en ne l'ayant même pas vécue; c'est fantastique pour nous lycéens de découvrir à travers ce film l'ambiance qu'il y avait autrefois!

Les acteurs ont été bien choisis comme Nahuel Perez Biscayart , il jouait parfaitement le rôle du jeune homme déçu et surtout en colère, non seulement contre son père mais aussi contre la société. Ses masques sont faits à partir de ses différentes humeurs, ce qui donne de la réalité au jeu d'acteur. Mais ces masques font aussi référence à des œuvres d’art: lorsque nous voyons ces masques et reconnaissons les références, nous sommes contents!

Enfin, terminons par une scène très surprenante à mon avis, quand Edouard retrouve son père: on pense qu'ils vont se reparler, que tout va enfin se passer pour le mieux entre eux, mais le jeune homme décide de se suicider avec le masque d'oiseau. Cette scène, je l'interprète plutôt comme un envol vers la liberté.

Maëva Guerin, 1L2
2018/02/20 11:54 #ff91-48e4-b4a9-f147d577fc07
Lycée PRO Audubon
Une recette d'origine française, de genre comédie dramatique réalisée par Pierre Lemaître.

Ingrédients :
2 amis
1 guerre
10g de trahison
1 gueule cassée
1 famille croyant à la mort de son fils
100g de tristesse
2 identités mélangées
500g de dessin
5g d'amour
2 sacs remplis d'argent
1 fin choquante

Mélanger le tout pendant 1h57 pour obtenir le film d'Albert Dupontel « Au revoir là-haut ».

Killian Cormier, Bayram Türkgüzeli, Maxime Segaud.
2018/02/23 08:46 #aca9-4b92-bebe-31321aff254a
Lycée PRO Le Corbusler
Au revoir là-haut.


Ce film a était réalisé par Albert Dupontel . C'est une adaptation du roman de
Pierre Lemaitre.
On m’a demandé de m’exprimer sur le films « Au revoir la- haut ».
Pour ma part je pense que ce film peut être aimé par tous les spectateurs , adultes comme jeunes. En effet, il s'agit de deux amis qui se sont sauvés mutuellement la vie dans les tranchées durant la fin de la première guerre mondiale.
L'un deux devient une gueule cassés et on ressent beaucoup d'émotions car sur le moment il veut juste mourir mais l'amitié va les sauver.
Edouard se fabrique lui même des masques artistiques c'est justement pour ce côté là que j'ai bien aimé ce film.
Mais aussi, et surtout , pour les émotions qu'il dégage . Comme par exemple quand le père d’Édouard découvre que c'est son fils qui a crée des faux monuments aux morts alors qu'il devrait être mort. Cette scène m' a beaucoup marqué car il retrouve son fils puis s'excuse de ne pas avoir vu qu'il était très doué pour l'art . Ils s’enlacent puis Douar se suicide c'est une scène qui m' a laissé sans voix et surtout on ne s'y attendait pas. Alors que pour tout le reste du film on savait toujours un petit peu la suite.
Dans l'ensemble c'est un super beau films on y retrouve de la comédie , du drame , de l'action et c 'est pour toutes ses raisons que je le conseille à tous les gens que je croise .
Nicolas Dessery
2018/02/23 08:51 #11a4-41a9-882e-11bfd344f05e
Lycée PRO Le Corbusler
On a apprécie le film «  Au revoir là- haut » car il était très intéressant, très bien documenté sur la première guerre mondiale et à la fois on était ému. Grâce a ce film,on a découvert une histoire passionnante , imaginée par un romancier au Goncourt, et un film remarquable.
L’histoire, les acteurs, la musique et la mise en scène… tout était impeccable. On s’attache et l’émotion est intense à chaque instant. « Au revoir la-haut », c’est un homme, deux hommes qui se faufilent dans l’entre deux guerres pour réussir a vivre.Ce film est vraiment marquant, il parvient a faire rire quand on pleure, et pleurer lorsqu’on rit.
Un grand merci à son réalisateur Albert Dupontel .
Sara Termoul
Vanina Vanini
2PROD