J'accuse

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Roman Polanski

Avec : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner

Long-métrage : France

Genre : Drame historique

Durée : 2h12

Année de production : 2019

Distributeur : Gaumont

Synopsis

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

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accuse Sud Gironde

Critiques écrites

Commentaires

2019/12/03 09:46 #2019-jaccuse-1
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
« J'accuse » La scandaleuse affaire
de l'officier Alfred Dreyfus

Le film « J’accuse » sorti le 13 novembre 2019 a été réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman, ce film retrace l'histoire vraie du capitaine français Alfred Dreyfus .
Les acteurs sont Jean Dujardin qui joue le rôle du lieutenant-colonel Picquart, Louis Garrel dans le rôle du capitaine Dreyfus, André Marcon dans le rôle d' Emile Zola et encore de nombreux acteurs très connus du cinéma français.


Ce film raconte l'histoire vraie du capitaine Dreyfus qui été accusé et condamné pour trahison. On lui reproche d'avoir transmis des informations militaires à l'ambassade allemande.
Le lieutenant-colonel Picard pense que le capitaine Dreyfus est innocent et que l'on a mis la mauvaise personne en prison. Mais Dreyfus étant de confession Juive, l'opinion publique ne souhaite pas le relâcher. On l'accuse sur les bases d'une ressemblance de son écriture avec l'écriture du véritable coupable.
Dans ce film est retracé le parcours du Colonel Picard pendant l'affaire Dreyfus, tant sur le plan de son implication politique et juridique que sur le plan de ses relations sentimentales.

Les décors sont superbes, et avec les plans le film est visuellement éblouissant. Les rues de Paris de cette époque sont bien représentées, et les costumes nous plongent encore plus dans cette période de notre histoire.

L'une des scènes que j'ai visuellement préférée est la toute première scène que l'on voit au début du film, quand le capitaine Dreyfus se fait dégrader : on le voit en premier plan entouré d'une grande rangée de soldats et on voit en arrière plan la tour Eiffel et sur le côté du capitaine Dreyfus derrière des barreaux une foule en colère.
Le réalisateur par cette mise en scène nous fait ressentir toute la pression de l'opinion publique dans cette affaire.

J'ai aussi aimé la scène où paraît dans le journal, le texte « J'accuse » écrit par Émile Zola, au fur et à mesure que la voix d'Emile Zola lit le texte et cite les personnes politiques impliquées dans les fausses accusations, on les voit une par une découvrir cet article. Ils sont tous surpris et choqués voire énervés.

J'ai été déçu par le fait qu'il n'y ait pas de scène montrant la première fois où le capitaine Dreyfus est accusé de trahison et où on lui demande de se suicider pour cette faute qu'il n'a pas commise et il refuse car il clame son innocence. Ce moment pour moi important dans l'histoire aurait dû faire l'objet d'une scène dans le film.

Ce film est un film que je pourrais recommander, j'ai entendu parlé de cette affaire la première fois quand j'ai visité le Panthéon où se trouve la tombe de Émile Zola, mais je ne connaissais que très brièvement cette affaire , ce film m'a permis de mieux comprendre et de mieux connaître le déroulement d'une des plus grandes affaires du XIX ième siècle.
Trouvant ce film aussi intéressant tant sur le point de vue historique que sur le point de vue cinématographique, je le conseillerais sans problème.
Victor Auguste
2019/12/03 09:48 #2019-jaccuse-2
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
BOULLIN Maiwenn




J'accuse est un film dramatique français écrit par Alain Goldman et réalisé par Roman Polanski. Le sujet abordé dans ce film est l'affaire Dreyfus survenue en France de 1894 à 1906. Le film est tiré d'une histoire vraie, il est fondé sur le point de vue du colonel Picquard dans cette affaire, joué par Jean Dujardin.
Le colonel Picquard devient chef du service de renseignement quand tout à coup il découvre des preuves qui innocenteraient Alfred Dreyfus, joué par Louis Garrel, de trahison envers l'armée française. Malgré le fait qu'au début du film il avoue clairement qu'il est antisémite, il va faire des pieds et des mains pour pouvoir découvrir les vrais coupables et réhabiliter Alfred Dreyfus qui était son ancien élève à l’École supérieure de guerre.
L'histoire étant tirée d'une histoire vraie nous pouvons bien y retrouver certaines scènes connues qui se sont passées dans la vraie vie : la dégradation de l'accusé Dreyfus qui est la toute première scène après un travelling de droite à gauche, la publication de l'article « J'accuse... ! » par Émile Zola dans le journal L'Aurore, ou encore le duel entre Picquard et Henry (qui est un des responsables de la manipulation des preuves contre le vrai coupable), mais il y a surtout l'erreur judiciaire lorsque le colonel Picquard vient à présenter toutes les preuves que le vrai coupable n'est autre que Esterhazy, joué par Laurent Natrella.
En parallèle du fait historique, il y a la liaison amoureuse entre Picquard et Pauline Monnier, jouée par Emmanuelle Seigner. Ces scènes ne sont pas obligatoires dans ce film car cela sort du contexte de l'affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:49 #2019-jaccuse-3
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J’accuse est un film dramatique, fondé sur des faits réels, réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. Ce film tourné avec des grands noms du cinéma relate l’affaire Dreyfus qui a tourmenté le monde entier à la fin du XIXe siècle. Le réalisateur a fait un choix fort dans ce film. En effet, Polanski n’a pas voulu centrer son film sur Alfred Dreyfus ,joué par Louis Garrel, qui est pourtant le protagoniste principal dans cette affaire mais il a voulu centrer son film sur Marie-Georges Picquart alors joué par Jean Dujardin. Picquart est un lieutenant colonel ayant participé au rétablissement de la vérité et à l’innocence de Dreyfus. J’accuse nous permet de suivre Marie-Georges Picquart dans son enquête pour trouver le vrai coupable de cette trahison. Le colonel va se rendre compte que son adjoint nommé Henry sait que ce n’est pas Dreyfus qui est le traître mais le commandant Esterhazy. Les chefs de Picquart lui demandent d’étouffer cette affaire car pour le gouvernement, Dreyfus est juif, donc il est le coupable idéal. Mais le colonel ne va pas obéir à ces ordres et va donc se faire emprisonner. Il va maintenir sa position jusqu’à ce que le pauvre Alfred Dreyfus soit innocenté et réhabilité dans l’armée.

Dès la première scène, le cinéaste nous plonge dans l’affaire Dreyfus et dans le monde de l’époque. Ainsi Polanski décide de commencer son film par la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus. Cette scène permet aux spectateurs de découvrir la place merveilleuse et silencieuse dans laquelle Dreyfus sera dégradé et permet de se mettre dans l’ambiance stricte de l’armée. De plus, les costumes nous plongent directement dans l’univers du XIXe siècle. L’antisémitisme est l’un des plus grands thèmes présents dans l’histoire et nous retrouvons ce thème tout au long du film. En effet, au début du film nous pouvons voir les gradés qui, pendant la dégradation du capitaine Dreyfus, font des remarques antisémites. Ce long-métrage évoque l’antisémitisme du peuple durant toute sa durée bien que le peuple ne fasse que très peu d’apparition à l’écran: le cinéaste préférant filmer cette histoire de l’intérieur, au cœur de l’enquête afin de faire ressentir le climat pesant, inquiétant qu’engendre cette affaire d’état. Le début du film met déjà bien en place toutes les difficultés que rencontreront les pro-dreyfusard, montrant dès le commencement la haine qu’a le peuple français face à cette religion en la huant comme lors du départ de Dreyfus après sa dégradation ou lors de la nuit où le peuple écrit sur des vitres les termes : «  mort aux juifs ». La violence des scènes, qui n’est ni censurée, ni rendue plus douce, donne un certain charme à l’histoire et la rend plus véridique. La violence des combats entre les pro-et les anti dreyfusards est énormément mise en avant sans pour autant paraître étouffante, la mise en scène étant incroyable. Le personnage principal est antisémite mais il veut quand même savoir la vérité sur cette affaire. Nous assistons donc à son enquête et lorsque ce dernier découvre puis passe en revue les preuves accumulées prouvant l’innocence du capitaine Dreyfus, la musique alors composée par Alexandre Desplat s’arrête. La musique nous aide notamment à bien ressentir les différentes émotions du film. Les longs moments de silence durant la découverte des preuves et pendant les flashbacks présents pendant la prise de conscience du lieutenant-colonel Picquart contribuent également à l’empathie que l’on peut ressentir envers Alfred Dreyfus.
Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer dans ce film, puisque nous avons toujours de l’action. Malheureusement, d’après nous, la fin du film est trop brusque et expéditive. On passe trop rapidement du second procès à la dernière confrontation entre le capitaine Dreyfus et le lieutenant-colonel Picquart devenu ministre. La réhabilitation de Dreyfus, en tant que commandant, est trop rapide et peu mentionnée ainsi que le nouveau grade de Picquart : ministre de la guerre. La fin s’enchaîne trop rapidement et elle est beaucoup moins compréhensible que tout le reste du film, ce qui enlève à son charme.
Malgré cette fin un peu trop rapide à notre goût, J’accuse est un très bon film qui décrit très bien cette affaire à la fois très connue et méconnue du point de vue du lieutenant-colonel Picquart. Ce long-métrage arrive d’une manière spectaculaire à nous mettre à la place d’un des personnages principaux qui a joué un rôle majeur dans la réhabilitation de Dreyfus ; le lieutenant-colonel Picquart.
Léa Claus, Chiara Coulon, Leeloo Lafont
2019/12/03 09:51 #2019-jaccuse-4
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est un pur chef d’œuvre historique. Réalisée par Polanski, sortie en 2019, cette œuvre est un drame historique qui s’inscrit également dans le genre thriller par son enquête et ses suspens. J’accuse est une adaptation du roman D. de Robert Harris portant sur la fameuse affaire Dreyfus. Cette affaire est un conflit politique et social de la troisième République, à la fin du XIXe siècle qui a bouleversé la société française pendant 12 ans.

Ce conflit porte sur l’accusation de trahison faite au capitaine Dreyfus, un officier français de confession juive. Cet officier est condamné à vie sur l’île du diable pour avoir fourni des dossiers secrets à l’Allemagne. Picquart, un des principaux protagonistes de cette affaire, est promu au service de renseignement militaire et au grade de lieutenant colonel. Peu à peu, il découvre l’innocence du capitaine Dreyfus en consultant les lettres du commandant Esterhazy. En effet, il constate que l’écriture de celui-ci correspond à celle du bordereau qui a servi d’éléments au jugement de Dreyfus. Picquart, convaincu de l’innocence de Dreyfus, accuse, par ses multiples indices, Esterhazy. Il décide donc de prévenir ses supérieurs de cette fausse accusation, mais ceux-ci lui ordonnent d’étouffer l’affaire. Par devoir, il refuse d’obéir à sa hiérarchie. Il est donc menacé, surveillé puis emprisonné. Ses supérieurs décident de le muter mais Picquart persiste et révèle la vérité au célèbre Émile Zola qui écrit l’article « J’accuse » dans L’Aurore. Émile Zola est lui aussi condamné, c’est le début d’une longue lutte sociale et politique afin de rétablir la vérité.


Dans ce film, il y a un réel jeu d’acteurs. Ils sont fidèles à l’histoire du XIXe siècle. Tout au long du film, on suit le point de vue de Jean Dujardin qui joue le rôle du colonel Picquart, un homme froid et influent. Ce thriller nous permet de mener l’enquête avec le colonel Picquart, ce qui accentue le suspens et l’envie de connaître la suite de l’histoire. On peut facilement identifier le statut des personnages par leur costume et leur attitude.


Le récit est introduit par l’arrivée de Dreyfus dans la cour de l’école militaire. On assiste à une cérémonie dans laquelle Dreyfus est destitué de son grade. Dreyfus est entouré de milliers de militaires. Ses supérieurs le déshonorent, le dénigrent et ils lui arrachent, lui cassent et piétinent ses symboles du statut militaire. Une foule se déchaîne contre lui derrière les barreaux de la cour. Il est humilié publiquement puis arrêté.
Cette première scène annonce la thématique du film. En effet on voit la déchéance d’un homme qui clame son innocence.

La scène la plus importante est celle de la dégradation de Dreyfus par tout cet acharnement contre cet homme, les propos antisémites du peuple et la hiérarchie odieuse vis à vis de dreyfus.
Le passage sur la réaction du peuple français lors de la publication de « «J’accuse » d’Emile Zola est très fort dans ce film. En effet, cet article bouleverse la France. Chaque général lit le passage qui le concerne, sidéré. Le peuple français dénigre Emile Zola en brûlant ses œuvres, montre son hostilité envers les juifs dans les rues. Il y a une certaine « euphorie révolutionnaire » dans la ville.


Le film ne se termine pas sur le jugement de l’innocence de Dreyfus comme on pourrait s’y attendre. Au contraire, la réhabilitation du capitaine n’est pas assez soulignée. En effet son innocence est simplement précisée par une phrase à l’écran. Le dénouement de cette affaire qui durera 12 ans, n’est pas assez marqué.
Enfin, le film se termine définitivement sur une scène où Georges Picquart est devenu ministre 7 ans après la fin de cette affaire. Dreyfus a pu être réintégré dans l’armée. On sait également que c’était la première fois qu’ils se croisaient depuis l’arrestation de Dreyfus.

Ce film, par sa mise en scène, veut nous montrer la vérité de cette histoire. J’accuse se déroule presque totalement dans les bureaux de l’armée. De ce fait, le spectateur est coupé de la société. On est donc immergé dans l’affaire.

Ce film traite un fait historique que chacun connaît de nom, sans vraiment connaître la vraie histoire Dreyfus. Le réalisateur, Roman Polanski, fait de ce film un policier captivanr malgrè quelques lenteurs. Je conclurai que c’est un beau film qui éclaire le spectateur sur l’ Histoire, ses travers et la corruption des politiciens.
Aurore Delacotte
2019/12/03 09:52 #2019-jaccuse-5
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J'accuse a été réalisé par Polanski, en 2019 et est adapté du roman D.de Robert Harris. Ce film est tiré d’une histoire vraie, celle de l’affaire Dreyfus qui s’est déroulée en 1894. 

Cette histoire est celle d’un capitaine, nommé Dreyfus, qui se fait accuser de trahison. A travers ce film, nous suivons pourquoi et comment celui-ci s’est fait arrêter, nous découvrirons grâce au colonel Picquart qu’il a alors été arrêté à tort. Durant ce film, nous avons vu tous les efforts que le colonel a faits pour que justice soit rendue.

Au début du film, nous assistons à une scène particulièrement forte, grâce à sa mise en scène et à la musique qui l’accompagne. Nous voyons également beaucoup de personnes en arrière plan ainsi que sept hommes qui marchent en diagonale au centre de l’image, la position de la caméra crée un effet de mouvement, ce qui nous donne la sensation d’avancer avec eux. Nous pouvons voir le caractère raciste de certaines personnes, à travers leurs paroles, à l’égard de Dreyfus, qui est Juif. A plusieurs reprises dans le film nous assistons à des retours en arrière, ceux-ci permettent de mieux comprendre l’histoire. 
Dans ce film, chaque rôle est bien défini grâce aux habits portés, ainsi qu’à la façon de se comporter, au langage employé, nous arrivons donc facilement à distinguer les classes sociales de l’époque.. 

J’ai beaucoup aimé voir ce film, puisque celui-ci repose sur une histoire vraie et je trouve que cela est beaucoup plus intéressant, puisqu’il y a une facilité pour se mettre à la place des personnages et pour ressentir leurs émotions, qu’il n’y a pas dans les films imaginés. Je trouve également ce film très intéressant culturellement, ne connaissant pas l’affaire Dreyfus, je trouve qu’il est très facile à comprendre. 



Doré Julie
2019/12/03 09:53 #2019-jaccuse-6
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Matter
Antoine
1e01




Le film « J’accuse » de Roman Polanski retrace l’affaire Dreyfus qui a frappé la société française sous la 3 ème République de 1894 à 1899. Ce film apporte une reconstitution plus récente de l’affaire Dreyfus. En effet, l’affaire Dreyfus a été adaptée cinématographiquement notamment par deux films : « l’affaire Dreyfus » de Georges Méliès en 1899 ou bien celui de José Ferrer en 1958.
Le film est joué par un casting de renommée ; en effet, on y trouve Louis Garrel incarnant Dreyfus ou encore Jean Dujardin incarnant le colonel Picquart. On peut noter que Jean Dujardin semble se plaire dans ce genre de rôle où il incarne un militaire d’époque car un an avant il joue dans le film « Le retour du héros » de Laurent Tirard où il incarne le capitaine Neuville lors des guerres napoléoniennes. L’interprétation du casting est captivante et permet une totale immersion dans le film. Cette immersion est accentuée par la mise en scène très réussie de ce film, en effet, les éléments de mise en scène sont très travaillés comme les costumes, uniformes ainsi que les décors, cela nous plonge totalement dans la France de la troisième république à la fin du XIXe siècle. On peut noter la première scène du film, donc la dégradation de Dreyfus qui fait directement le lien avec l’illustration très connue du « Petit Journal » du 13 janvier 1895. Cette scène montre dès le début l’importance faite à la mise en scène dans le film. La construction du film fait de celui ci un film dynamique qui passe rapidement malgré sa durée de 2h et 12 minutes. Le film prend la forme d’un thriller où l’on suit le point de vue du colonel Picquart qui découvre et essaye d’innocenter Alfred Dreyfus. Mais pour mieux comprendre le déroulement de l’affaire dans la chronologie, des flash-back sont utilisés : ils permettent de rythmer le film car ils sont très bien utilisés. Le point le plus impressionnant du film est sa fidélité historique ; en effet, à travers la mise en scène et le scénario bien écrit on montre une véracité historique .

Pour conclure, ce film est bien écrit et formidablement interprété par les acteurs, le film est dynamique et captivant , l’immersion est totale notamment par la véracité historique du film qui met en lumière l’affaire Dreyfus.
2019/12/03 09:54 #2019-jaccuse-7
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
LEITE
THOMAS


RÉSUMÉ :
Le film suit le parcours de l’affaire Dreyfus, ce jeune capitaine juif de l’armée française accusé à tort de trahison. La seule preuve de l’armée française est le fait que Dreyfus soit de confession juive. Le personnage principal est Georges Picard, un colonel de l’armée qui va dans un premier temps accuser Dreyfus puis découvrir des éléments qui contredisent le Conseil de Guerre ayant condamné Dreyfus.

CRITIQUE :
« J’accuse » est un film réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. C’est une reconstitution historique de la célèbre affaire Dreyfus, survenue au lendemain de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 durant laquelle un capitaine juif de l’armée française est accusé à tort de trahison . Le film est centré sur le personnage du colonel Picard, décrit comme un personnage secondaire par les manuels d’histoire mais que le cinéaste arrive à mettre en avant et place comme le centre de l’intrigue. Cette intrigue nous ferait presque oublier le personnage d’Alfred Dreyfus ; cependant elle permet de mettre en avant les troubles de l’époque , l’antisémitisme ambiant et banal pour une partie de la population, la violence des faits et surtout, d’humaniser les protagonistes de l’affaire. Même si le dénouement est connu de tous, le réalisateur arrive à nous faire tenir en haleine jusqu’à la dernière minute.
2019/12/03 09:56 #2019-jaccuse-8
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Ce film est totalement inspiré de faits réels. Il est d’ailleurs l’un des rares films ayant traité de l’affaire Dreyfus. Celui-ci débute par une scène marquante : la dégradation du capitaine Dreyfus dans la cour de l’École militaire. Nous progressons dans ce film à l’aide de Marie-George Picquart interprété ici par l’acteur Jean Dujardin. Convaincu de l'innocence du capitaine Dreyfus, il tente de le prouver. Seulement s'il y parvient, cela ne sera peut-être pas simple d'en le faire part à la population…

Tout d’abord, cette œuvre cinématographique se caractérise par une mise en valeur parfaite des sons : chaque son, chaque bruit de pas, chaque voix a son importance. La première scène du film le montre avec les bruits de pas des soldats qui avancent dans la cour de l’École militaire : leur coordination visuelle est amplifiée par les sons unis. Cependant, très peu de musiques sont utilisées, ce qui les rend plus fortes lorsqu’elle font apparition notamment dans la succession de scènes lors de la lecture de l'article écrit par Émile Zola.

Ensuite, son réalisme est surprenant : Les décors sont parfaitement reconstitués, les objets qui y figurent aussi : on remarque tout au long du film des objets qui n’ont pas forcement d’importance pour le scénario mais qui renforcent l’immersion comme les tableaux, les horloges, les globes terrestres… Tout comme les décors, les costumes sont aussi très ressemblants : les uniformes militaires et également les habits des passants.

Enfin, le scénario remarquablement co-écrit par Roman Polansky renforce le film et son histoire : tout cela interprété par de très grands acteurs et actrices français comme Jean Dujardin qui joue le rôle de Marie-George Picquart, Gregory Gadebois qui joue le rôle du commandant Hubert Henry ou bien Louis Garrel qui interprète le capitaine Dreyfus, peu de fois dans le film certes mais remarquablement.

En conclusion, ce film est bon grâce aux moyens mis en œuvre mais aussi par l’incroyable histoire de l’affaire Dreyfus ; cependant J’accuse  n’a pas réussi pour ma part à provoquer des émotions.

Théo Quesnel
2019/12/05 08:48 #2019-jaccuse-9
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
L'affaire Dreyfus...je me souviens par la magie du cinéma

Je me souviens avoir été transporté dans le temps.
Je me souviens du premier plan et du dernier qui se ressemblaient trait pour trait.
Je me souviens de l'ouverture du film et de la dégradation de Dreyfus qui m'a laissé sans voix.
Je me souviens de la honte qu'à du ressentir Dreyfus.
Je me souviens du crescendo de la musique lorsque les dirigeants de l'armée lisent tour à tour le « J'accuse » d'Emile Zola.
Je me souviens que le colonel Picquart est un homme avec un grand sens moral faisant toujours passer ses valeurs et son devoir avant ses préférences.
Je me souviens que Picquart n'arrivait pas à ouvrir la fenêtre.
Je me souviens d'avoir trouvé les costumes et les décors très beaux.
Je me souviens de Jean Dujardin qui est impressionnant dans son rôle et montre qu'il est un taulier du cinéma mondial.
Je me souviens que les moustaches des Français étaient d'une classe indéniable.
Je me souviens que le film est une histoire vraie.

J'accuse d'antisémitisme une partie de cette société particulièrement odieuse.
J'accuse Roman Polanski de créer une incohérence volontaire pour servir le scénario, les trois îles du Salut étant assez proches pour s'y rendre à la nage, or les îles Royale et Saint-Joseph n'apparaissent sur aucun des plans de l’île du Diable ce qui est impossible.
J'accuse Dreyfus d'avoir été ingrat avec Picquart.
J'accuse qu'à peu près dans toutes les séquences, les personnages fumaient.

Critique collective 2GT5
2019/12/11 12:26 #2019-jaccuse-10
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
le film «J’accuse» est un film de de 2h12, réalisé par Roman Polanski et sorti le 13 novembre 2019. Il est destiné à tous. C’est un film retraçant l’histoire de l’affaire Dreyfus, où nous retrouvons Louis Garrel dans le rôle du capitaine Alfred Dreyfus et Jean Dujardin dans celui lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart.
L’histoire raconte l’enquête du lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart sur l’affaire Dreyfus. Seulement elle se déroule après l’accusation et la condamnation du capitaine Dreyfus. Le réalisateur du film commence par nous montrer la cérémonie de dégradation du capitaine Dreyfus, un moment fort. Beaucoup de scènes importantes sont jouées mais aussi de petites scènes qui auront un grand impact sur l’histoire.
Cependant selon nous, les scènes connues de cette histoire ne sont pas jouées. Par exemple nous voyons entrer le capitaine dans la salle pour la dictée qui sera la grande preuve de sa culpabilité, mais les portes se referment. Le réalisateur aurait dû tourner cette scène et montrer le courage de Dreyfus, au lieu de procéder par ellipse.
Il y a aussi les acteurs qui peuvent poser problème. Bien-sûr Jean Dujardin est un grand acteur de comédie ; seulement il est connu pour ses grands rôles dans des films drôles. D’autres personnages ne sont pas «pris au sérieux» à cause de leur rôle passé. La distribution n’est donc pas bien faite à nos yeux mais la mise en scène et le jeu sont superbes.

Margot Desmortreux
Emma Belloir
2019/12/11 12:34 #2019-jaccuse-11
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Le film « J’accuse » est sorti en 2019 et a été réalisé par Roman Polanski. C’est un film en couleur, c’est un drame historique franco-italien. Les acteurs principaux sont Jean Dujardin dans le rôle du lieutenant-colonel Picquart et Louis Garrel dans le rôle du capitaine Dreyfus.

Ce film parle de la trahison et de l’accusation à tort du capitaine juif Alfred Dreyfus en 1894, pour avoir fourni des documents secrets à l’Allemagne. Mais le commandant Marie-Georges Picquart devenu lieutenant-colonel va découvrir que le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable espion et que son propre adjoint Hubert Henri sait que le véritable traître n’est pas Dreyfus. Picquart va donc tout faire pour prouver la culpabilité d’Esterhazy et l’innocence de Dreyfus, même s’il doit refuser d’obéir à ses chefs qui lui ordonnent d’étouffer l’affaire. Malgré son emprisonnement, il persiste jusqu’à ce que la vérité soit diffusée, et que Dreyfus soit libéré et reprenne ses fonctions.

L’époque où s’est passé cet événement est bien représentée grâce aux multiples décors et aux costumes. Ceci nous permet de nous plonger plus facilement dans l’époque et dans l’histoire.

L’une des scènes particulièrement marquantes est la scène où les gens qui sont anti Dreyfus brûlent la lettre « J’accuse » écrite par Emile Zola et parue dans le journal, et qu’ils inscrivent des injures et des menaces sur des bâtiments. Elle est particulièrement violente mais réaliste car c’était l’état d’esprit de certaines personnes durant cette époque, quand la France était divisée en deux (ceux qui étaient pour Dreyfus, et ceux qui étaient contre lui).

Aucune scène ne nous a déçus car nous sommes vraiment plongés dans l’histoire. C’est donc un film à recommander car il est autant intéressant du point de vue historique que du point de vue cinématographique.

Mathieu Jallu
Joachim Lescudé-Plaà
Emmanuel Lescudé-Plaà
2019/12/11 12:47 #2019-jaccuse-12
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
"J'accuse ", film de Roman Polanski sorti en 2019, est un drame/ thriller retraçant la fameuse Affaire Dreyfus, une affaire qui fit polémique du fait de l'apparition de discrimination religieuse ( ici l'antisémitisme) et donc des injustices, mensonges, falsifications, et erreurs commises par les hauts dirigeants de l'armée, et de l'Etat . Il est important de préciser que tous les personnages sont réels et les événements évoqués dans le film se sont réellement passés.

C'est un bon film, je le trouve fidèle à l'histoire de cette affaire qui date pourtant du 19ème et début 20ème siècle. On y retrouve un excellent casting avec des jeux d'acteurs plus que corrects, dont Jean Dujardin, qui incarne le personnage du Colonel Picard, rôle principal de cette œuvre. On retrouve cependant quelques longueurs, surtout au début du film, et une qualité de mise en scène décroissante tout au long du film, en effet, on pourrait être déçu de la fin du film qui se finit par un gros plan, alors que le début de celui-ci est impressionnant par rapport à la grandeur du lieu et l'événement qui s'y passe.
Une scène du film m'a marqué par la mise en scène, la tonalité de la voix et la musique prenante. Je parle de la scène où les généraux et autres personnes sont accusés par Emile Zola dans la presse.

Ce film pourrait être un bon moyen pédagogique pour apprendre l'histoire de l'affaire Dreyfus, cependant la polémique tournant autour du film pourrait être un frein : en effet le réalisateur Roman Polanski plusieurs fois accusé de viols est toujours en activité, la preuve avec la sortie de ce film.

Je peux conclure en disant que c'est un bon film, les acteurs ont su jouer leur rôle comme il le fallait, l'intrigue est bien développée tout au long du film, mais je pense néanmoins qu'il aurait été intéressant d'approfondir certains personnages comme la femme d'Alfred Dreyfus. Je conseille ce film aux personnes passionnées d'histoire ou aux spectateurs qui aime ce genre de film, je le déconseille néanmoins aux personnes qui préfèrent les films moins sérieux ou les films avec beaucoup d'actions. 

benjamin Leriche
2019/12/17 16:05 #2019-jaccuse-13
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
J'accuse : "Un classique de l'histoire revisité avec brio !"

"J'Accuse" est un film français de 2019 réalisé par Roman Polanski et inspiré du roman de Robert Harris "D.". Le rôle principal, celui du lieutenant-colonel Picquart est interprété par Jean Dujardin. C'est lui qui porte le film qui s'articule autour de sa lutte dans l'affaire Dreyfus. En effet, la plupart des séquences se déroulent selon son point de vue personnel. Le spectateur va suivre son enquête et partager ses émotions, ses doutes et son combat. Le choix de ce point de vue interne est interessant et original car d'autres adaptations de "J'accuse" se focalisent sur Dreyfus ou Zola. Jean Dujardin interprète à merveille ce rôle difficile. Dans sa recherche de la vérité et de la justice, on sent qu'il est très isolé. On a aussi ressenti tout le poids de l'armée et de la hiérachie militaire. Nous avons été frappé par le courage de Picquart.
Le personnage du capitaine Dreyfus, joué par Louis Garrel a beaucoup de dignité lors de la scène d'ouverture du film. Cette séquence est très impressionnante car Dreyfus est seul sur une immense place d'arme entouré par des centaines de soldats immobiles. On voit qu'il est deshonnoré mais qu'il garde sa dignité. On perçoit en gros plan ses grades jetés par terre et son épée brisée. Cette humiliation démontre l'injustice que dénonce cette oeuvre. Cela nous plonge directemment dans l'ambiance du film.
La bande-son et le cadrage en contre-plongée créent une scène poignante et une tension qui fait vibrer le spectateur.

Polanski nous plonge dans le monde du XIXème à travers les décors et les costumes de ses personnages que nous avons trouvés très réalistes. L'incroyable retournement de situation avec la parution de la lettre ouverte " j'accuse" de Zola dans le journal l'Aurore fait l'effet d'une bombe : le rythme du film s'accelère et les vrais coupables sont démasqués.

On a été cependant un peu déçu par le fait que le réalisateur ne s'attarde pas davantage sur Zola joué par André Marcon alors que c'est un des principaux défenseurs de Dreyfus. Même si ce film nous donne une vision particulière de l'histoire réelle du capitaine Dreyfus, il fait aussi revivre des personnalités importantes de cette époque et nous plonge au coeur d'une des plus grandes injustices du XIXème siècle.

Allez voir ce film, vous n'en ressortirez pas indemne !


Lycée professionnel Notre Dame du Château
Classe de Première Bac Pro Gestion Administration,
groupe B.





2020/01/04 14:38 #2019-jaccuse-14
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
La dégradation physique mais aussi psychologique
«J'accuse» retrace l'histoire d capitaine Alfred Dreyfus, qui a été dégradé le 5 janvier 1895 dans la cour d'honneur de l'école militaire de Paris, car il fut accusé de haute trahison par le service d'espionnage de l'armée, qui a soustrait à l'ambassade d'Allemagne un bordereau révélant qu'il existe un traître dans l'armée française. Ce film s'engage à rendre hommage au capitaine Dreyfus du point de vue du colonel Picquart,devenu chef du service de renseignement : il intercepte un courrier qui montre que le traître de l'armée française n'est pas Dreyfus mais le commandant Esterhazy. A partir de ce moment le lieutenant colonel Picquart met sa carrière et sa vie en péril en identifiant le réel coupable et voulant faire innocenter Dreyfus.Le film est donc basé sur un drame historique réel vu du point de vue de Picquart, avec une personne jugée sans preuves fondamentales. Les acteurs jouent extrêmement bien, je trouve une ressemblance remarquable entre ces personnages et les êtres historiques. Roman Polanski a jugé qu'en matière d'héroïsme « Dreyfus n'est pas un homme très intéressant, c'était un homme qui n'était pas particuluèrement séduisant ni sympathique ». Pour lui il n'était pas possible de fonder un scénario sur un personnage trop loin de son affaire puiqu'il est envoyé sur l'île du diable : voilà pourquoi Picquart est le personnage central du film. La première scène est incroyable, lorsqu' Alfred marche au pas avec d'autres soldats et surtout le moment où il est dégradé avec le bruit lorsqu'on arrache les boutons, ses insignes, lorsque le militaire casse son épée, tout est lourd d'émotions puisqu'en même temps Dreyfus crie son innocence dans cette grande cour d'honneur militaire. En connaissant son innocence cette scène me parut indébiablement dure pour lui, ses émotions étaient là et on voyait que cela lui faisait mal, il a eu un courage impressionnant de devoir accepter le jugement des autres soldats présents. Le second moment qui m'a paru très touchant a été de voir qu'un colonel veut prouver la vérité et qu'au sein de l'armée énormément de gens ne sont pas fiables : lorsque Jean Dujardin arrive dans la maison d'un général qui a joué un rôle dans l'accusation et l'emprisonnement de Dreyfus, il affirme qu'il ne veut pas emporter de secret dans la tombe après que le général lui dit de rester silencieux sur l'erreur judiciaire. Le général lui rétorque « emmener des secrets dans la tombe est l'essence même de notre profession »: cela montre que l'on ne peut pas avoir confiance dans le gouvernement et l'armée ce qui me paraît injuste puisqu'ils sont censés être là pour le peuple afin de mieux le servir. Le moment du nouveau procès de Dreyfus à la Cour de Cassation m'a donné une haine particulière puisque ces généraux préfèrent envoyer un homme innocent loin de tout ce qu'il a de plus cher pour ne pas assumer avoir fait une erreur, et le fait qu'ils soient tous montés les uns et les autres contre ce pauvre homme est injuste. De plus le fait qu'ils aient mis la trahison sur son dos et qu'ils expriment que ce n'est pas grave qu'il prenne la condamnation d'un autre puisqu'il est juif est absurde: ils sont antisémites et cela ne choque personne, ce qui montre la mentalité de l'époque, même si cela existe encore de nos jours. Ce film est selon moi un film bien réalisé, malgré que Roman Polanski est limite dans ses choix, mais je trouve qu'il est bien documenté, ce qui nous donne l'impression de visualiser le déroulé de l'affaire Dreyfus.


Sabrina Mounine, classe de première 2, lycée François 1er, le Havre
2020/01/04 14:52 #2019-jaccuse-15
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Injuste justice


Tout d'abord j'avais très envie de voir ce film car cet événement historique m'a beaucoup intéressé lorsque je l'ai étudié. J'ai trouvé le sujet du film très intéressant, retraçant de nombreux faits historiques : si l'Affaire Dreyfus fut racontée de plusieurs manières, celle-ci reste pour moi la plus fidèle. Roman Polanski a décidé d'innover en privilégiant le point de vue du colonel Georges-Marie Picquart, oublié de tous dans cette affaire mais pourtant personnage-clé : celui-ci mit sa carrière puis sa vie en péril afin de rétablir la vérité, d'identifier les vrais coupables et réhabiliter Alfred Dreyfus.

Le titre du film est le même que celui de l'article d'Emile Zola publié dans le journal «l'Aurore» pour porter cette affaire que le pouvoir et l'armée souhaitent étouffer à la connaissance de tous. L'angle d'approche est intéressant car le sujet est traité à travers le cas de conscience que cette injustice pose au colonel Picquart. Cet homme, «profondément antisémite», va mettre la justice au-dessus de toute autre considération afin de créer une prise de conscience générale. Le rôle de Jean Dujardin en tant qu'ancien professeur antisémite de Dreyfus selon moi ne lui va pas, il incarne beaucoup mieux son rôle de justicier quand plus tard il devient le chef des affaires de justice et donc va se rendre compte de la façon dont a été détournée cette affaire, et il aura pour but de rendre justice. Pourtant au début j'ai douté de la fiabilité de ce personnage !

La façon de filmer est assez simple mais la première scène fait pour moi référence à une représentation théâtrale : la garde entre sur scène par la droite. Le décor est fixé en arrière plan, c'est l'école militaire de Paris. La caméra défile tout au long du déplacement du corps de garde, elle coulisse tels des événements se succédant : je perçois cela comme une métaphore qui va retracer de façon chronologique cette affaire. Cette première scène m'a interpellée : c'est le fait que le capitaine Dreyfus se tienne au milieu de cette vaste cour et qu'il soit dégradé devant des milliers de soldats et une foule hostile hurlant au traître derrière les grilles de l'enceinte militaire. C'est une véritable humiliation, on lui retire ses épaulettes déterminant son grade, les boutons de sa veste puis on lui brise son sabre : actions symboliques pour un militaire, c'est tout l'inverse d'une cérémonie honorifique lorsque l'on remet un grade à un officier.

L'angle d'approche précédemment évoqué est renforcé par le peu de scènes où l'on voit le capitaine Dreyfus. La scène qui m'a également interpellée est celle où Picquart fait la découverte du dossier concernant les preuves accusant Dreyfus : celle-ci revêt une ironie cruelle puisque ce dossier montre que la condamnation ne repose sur aucune preuve tangible. Dans la forme j'ai trouvé malgré tout le film assez lent, les acteurs avaient du mal à se succéder sans qu'on perde le fil, avec une multitude de personnages pour certaines scènes peu utiles.Cependant étudier l'affaire Dreyfus c'est toujours mettre en évidence dans la société française d'une séparation entre deux camps : les dreyfusards et anti-dreyfusards, la droite et la gauche, les xénophobes et les non -antisémites. On constatera que cette dualité est loin d'avoir disparu.En revanche j'ai apprécié le côté historique, les décors, les costumes ainsi que la locution de l'époque

qui nous replongent dans un monde bien éloigné du nôtre.




Camille L.
1ère2
Lycée François 1er
Le Havre
2020/01/04 14:54 #2019-jaccuse-16
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
J'ai accusé, j'accuse, j'accuserai

Le film «J'accuse» de Roman Polanski relate une grande partie de la très controversée affaire Dreyfus de 1894 à 1899 : en 1895 le capitaine Dreyfus est démis de ses fonctions et envoyé en exil pour haute trahison, accusé d'avoir donné des informations à l'Allemagne. Après cela le commandant Picquart se voit promu lieutenant colonel et mis à la tête des services de renseignements français. En acquiérant des informations supplémentaires, il comprit vite que l'armée avait commis une faute en condamnant Dreyfus. Ce film est pour moi des plus rafraîchissants car il montre que le cinéma français est capable de faire un bon film historique, en associant histoire et romanesque. La mise en scène de Polanski est extrêmemnt carrée et propre, ce qui facilite la compréhension du récit et augmente la puissance des scènes dramatiques comme celle où l'avocat de Dreyfus se fait assassiner en plein parc d'une balle dans le dos. Le jeu des acteurs est excellent, les émotions se voient directement transmises aux spectateurs : ainsi la scène d'ouverture du film, où Dreyfus se fait démettre de ses fonctions, nous fait ressentir la tension juste par le visage crispé de l'acteur. Le projet de Roman Polanski est de revisiter une affaire politique qui a bouleversé la France de la fin du XIXème siècle et réussit cela avec brio. Il est également intéressant de se pencher sur cette période pré première guerre mondiale pour voir la France de la belle époque à l'écran. En conclusion je conseille ce film aux amateurs d'histoire politique car Roman Polanski est dans le ton précis avec
«J'accuse».

Arthur Decker, classe de première 2, lycée François 1er, le Havre.
2020/01/04 14:56 #2019-jaccuse-17
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Un classique changeant de point de vue.


«J'accuse» est un film réalisé par Roman Polanski et retrace l'affaire Dreyfus historiquement connue. Le lieutenant colonel Picquart est le héros du film : au risque de perdre sa carrière, ce dernier se bat pour dénoncer les vrais coupables et innocenter Alfred Dreyfus. Polanski retrace de manière réaliste cette affaire encore connue qui a secoué la France pendant près de 12 ans. Il la retrace d'une manière originale étant donné que le personnage principal n'est pas Alfred Dreyfus mais le colonel Picquart. La machination pour accuser Dreyfus est presque oppressante et on voudrait être à la place de Picquart pour l'aider. Le film dénonce aussi l'antisémitisme de l'époque et l'accusation par aveuglement de cet homme. La scène la plus émouvante est celle de la dégradation de Dreyfus devant non seulement ses collègues, ses amis mais aussi une foule de genspensant que cette personne est réellement un traître de l'Etat. Le film nous montre aussi la recherche permanente de reconnaissance. Le colonel Picquart ne fait pas vraiment ce geste pour Dreyfus mais plus pour l'Etat et sa gloire personnelle : ainsi à la fin du filmil n'a aucune bonté envers Dreyfus qui a vécu plusieurs années de bagne en tant qu'innocent et qui est resté en 1906 au même grade qu'à son départ. La didascalie à la fin du film nous indique que ces deux personnages ne se recroiseront jamais : Dreyfus est très reconnaissant envers le colonel, qui n'éprouve lui aucune sympathie envers Dreyfus. Ce film ne m'a pas apporté beaucoup d'émotions, à part un peu de compassion. J'ai eu une vision neutre du film et j'ai été assez déçue : «J'accuse» est un autre point de vue sur cette affaire sensible. J'ai trouvé ce film peut-être un peu trop long, ce qui m'a fait décrocher du cours de l'histoire, mais cette histoire étant courante, on peut s'y raccrocher facilement à tout moment. Le jeu des acteurs et la mise en scène sont cependant très réalistes, avec des costumes d'époque et des décors impressionnants, notamment sur l'île où Dreyfus est au bagne. On en oublie presque Dreyfus qui est très peu présent puisqu'on le voit deux fois au bagne, puis au début et à la fin du film. On en vient même à se demander si ce n'est pas vraiment l'affaire Dreyfus mais plus l'affaire du lieutenant colonel Picquart.

Astrid B.
1ère2
Lycée François 1er
Le Havre
2020/01/05 19:24 #2019-jaccuse-18
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Critique collective – les élèves de 2de MEI du lycée Maurice Genevoix – Decize, Académie de Bourgogne

« J'accuse » est un film de Roman Polanski. C’est à la fois un film historique, policier et d’espionnage. Il raconte l'histoire du Capitaine Dreyfus qui est accusé de haute trahison par l'armée française : il aurait donné des informations militaires aux ennemis, les Allemands et il est dégradé. Le Lieutenant Picquart est nommé à la tête des Renseignements : il découvre que ce n'est pas Dreyfus le coupable mais un autre militaire, Esterhazy. C'est Emile Zola qui révèle l'affaire au public en écrivant son fameux article, « J'accuse », qui dénonce l'armée, ses plus hauts gradés et l'Etat dans leur volonté de cacher la vérité.

Picquart veut que justice soit faite et que l'armée garde sa dignité et sa crédibilité. Il veut montrer la vérité pour sauver l'honneur de l'armée à laquelle il appartient. Il se montre très courageux. Il est montré comme antisémite dès le début du film mais il ne juge pas ses élèves, dont Dreyfus, en fonction de leur religion ce qui prouve qu'il a des valeurs. Son attitude est impressionnante : il ne se laisse pas faire, sait répondre et se défendre. Son combat pour faire connaître la vérité est fort.

On voit bien les réactions de la majorité de la population dans cette affaire : les hommes violents tassés le long des grilles pendant la dégradation de Dreufus, l'autodafé contre Zola, la vitrine cassée avec pour inscription « Mort aux juifs ». C’est un film qui dénonce l'antisémitisme et qui défend l'égalité et la solidarité entre les hommes.

L’histoire est racontée du point de vue de Picquart qui se trouve à Paris pendant que Alfred Dreyfus lui est prisonnier sur l'île du Diable. Cette distance entre les deux lieux est bien rendue par la succession de plans montrant l'île de plus en plus loin. Elle souligne ausssi l'immense solitude de Dreyfus.
Le premier est très bien interprété par Jean Dujardin. Louis Garrel qui joue Alfred Dreyfus est lui aussi génial.

La première scène, celle de la dégradation de Dreyfus est remarquable : le gros plan sur le visage tremblant du capitaine montre son émotion, son sentiment d’humiliation et de colère quand on lui retire ses galons et qu'on lui casse son sabre. L'immense cour de l'Ecole militaire et le nombre impressionnant de figurants-soldats rendent cette scène encore plus solennelle.

Le duel entre Picquart et le Colonel Henry est une scène marquante. Picquart lui règle son compte ; Henry est de plus en plus désespéré : il va perdre son duel mais aussi sa place dans l'armée et son honneur ce qui va le conduire jusqu'au suicide.

La lecture de l'article de Zola par lui-même en voix off est un moment très fort du film comme la scène où Picquart se rend compte que l'écriture du bordereau n'est pas celle de Dreyfus. Le film utilise de nombreux flash-back : c'est intéressant mais pas toujours facile à comprendre. La lumière grise et sombre du film est particulière : elle fait « vieillot » et rappelle un temps où il n'y avait pas d'électricité dans toute la ville de Paris. Surtout elle évoque une période sombre de l'histoire de France.

L'attitude des hauts responsables de l'armée français est choquante : ils nient la vérité et la rend indigne. On aurait aimé que la requête de Dreyfus auprès de Picquart devenu ministre de la Guerre soit acceptée car il le méritait sincèrement.
2020/01/19 11:29 #2019-jaccuse-19
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
Au-delà du récit historique, au-delà d’un thriller d’espionnage, Roman Polanski s’approprie un des plus grands scandales de l’histoire de France, le procès du capitaine d’artillerie Alfred Dreyfus, condamné pour intelligence avec l’ennemi. Qui dit histoire de France suggère un récit parfois un peu ennuyeux et qui dit thriller d’espionnage dit bon film du dimanche soir. Que le public se rassure : le J’accuse de Polanski infléchit ces clichés. En fait les acteurs, Jean Dujardin, M. Seigner, M. Amalric… proposent aussi bien un nouveau tome de « l’affaire Dreyfus pour les nuls » qu’un nouvel opus de Sherlock Holmes. C’est cette dualité qui nous semble intéressante.
Ainsi dans un premier temps le film parle à tout le monde grâce à un récit dont la construction minutieuse relève du mécanisme d’horlogerie. Le réalisateur permet au spectateur de suivre chronologiquement les investigations de Georges Picquart qui semble perplexe devant la manière dont le procès du capitaine a été instruit, mais on échappe en même temps à un récit trop linéaire et qui serait un peu fastidieux grâce à toute une série de flashes-back – à l’image d’une fugace conversation surprise entre Dreyfus et Picquat à l’École de Guerre, bien avant que n’éclate l’affaire. De plus la synthétisation du récit est remarquable, elle le condense pour ne rapporter que les éléments fondamentaux d’une affaire à rebondissement qui s’étend sur plus de dix ans et le rend plus didactique. La trame narrative est de plus ponctuée par des scènes frappantes telles que l’assassinat de l’avocat de Dreyfus, le duel à l’épée entre Picquart et le commandant Henry, les émeutes à Paris… qui viennent relancer l’intérêt du spectateur.
Toutefois la simplification ne signifie pas la vulgarisation. En effet le film vaut aussi par sa fidélité historique.
Tout d’abord la mise en scène permet de replacer le spectateur dans l’ambiance sombre de cette fin de dix-neuvième siècle marqué par un antisémitisme sordide contaminant à peu près toute la société. Ainsi la scène d’exposition au cours de laquelle où Dreyfus est déchu de ses insignes militaires, véritable mise à mort symbolique : temps gris et froid, visages fermés, immense espace vide de la place d’armes de l’École Militaire placent d’emblée le film sous le signe de la noirceur et de l’austérité ; les couleurs du film d’ailleurs sont intéressantes, jamais vives mais grisâtres, sombres, glauques. Ensuite les scènes proprement historiques (la réunion avec Zola, le procès ou des éléments moins connus comme la mutation disciplinaire de Picquart en Afrique) donnent du corps au récit, d’autant plus que le texte lui-même est souvent remarquable et dispense des formules qui se retiennent ; Picquart dit : « Ce n’est pas une autre affaire Dreyfus, c’est la même ».
D’autre part le film vaut aussi pour une prestation d’acteurs remarquable. Jean Dujardin, en véritable Sherlock Holmes compose un personnage auquel on croit et qui donne vie au récit. Tout film a son héros ; J’accuse a Picquart. Ce dernier devient une sorte d’allégorie de la justice : il sait fait abstraction de ses opinions et de son antisémitisme (le début du film nous le présente de façon fort peu sympathique !) pour prouver l’innocence du juif Dreyfus et confondre sa hiérarchie corrompue.
Tableau historique fidèle d’une époque, scènes d’action, suspense (on est souvent proche du traditionnel film de procès classique dans le cinéma américain), héroïsme du personnage principal auquel on peut progressivement s’identifier, autant d’ingrédients d’un film très classique dans sa facture mais très réussi.
Matéo Grandgirard, Merlin Gauchet, Yann Guizzo
2020/01/22 08:13 #2019-jaccuse-20
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le nom du film est une référence à l’article « j’accuse ..! »  qui a fait changer les choses, il a été écrit par Emile Zola; Il a été réalisé par Roman Polanski, sorti en 2019, il raconte l’histoire de l’affaire Dreyfus dans les années 1890. Au XIXe siècle, le contexte social est tendu en ce début de IIIe république. L’empire allemand vient d’annexer l’Alsace et une partie de la Lorraine, en 1871, haine et nationalisme, esprit plein de revanche et antisémitisme alimentent la tension. Polytechnicien et militaire, le capitaine Alfred Dreyfus incarné par Louis Garrel est accusé de trahison, à tort, pour avoir fourni à l’empire allemand des informations confidentielles. Il est condamné à perpétuée au bagne de Cayenne sur l’île du diable. Goerges Picquart joué par Jean Dujardin haut lieutenant colonel et Emilie Zola sont liés et ont une très grande place dans cette affaire. Le projet en étant à ses débuts, Roman Polanski avait confié qu’il ne voulait pas traiter cette histoire comme un drame en costume mais plutôt comme un triller dans lequel le spectateur mène l’enquête avec le personnage. Le film devait à l’origine s’appelait « D ». L’histoire de Dreyfus a déjà été vue au cinéma, dans Dreyfus de Richard Osward en 1930, Dreyfus de F.W Kraemer et Miton Rasner en 1931, la vie d’Emile Zola de William Dieterle en 1937 et j’accuse de José Ferrer en 1957. Nous pouvons constater que Jean Dujardin est très sérieux, ce qui est surprenant, il est en effet un acteur de comédie avant tout. L’une des scènes qui m’a le plus marquée est celle ou l’on voit Esterazy et Georges se battre, car c’est le lien de tout le film, effectivement tout le long Georges essaye de prouver que le vrai coupable est Esterazy, donc ce combat qui de base passer par la publicité, se fait cette fois-ci en face à face, suite à l’échec de Esterazy, ça met en valeur la puissance de Georges et cela prouve qu’ il va gagner son combat pour Dreyfus donc c’est un combat prémonitoire.Ce film a été nommé au Lion d’or, meilleur scénario, et le prix spécial du jury, il a reçu comme récompense le Venise film festival Green Drop Award, grand prix du jury de la Mostra de Venise. J’ai beaucoup apprécié ce film, il nous explique parfaitement l’histoire, les dialogues utilisés correspondent à l’époque , le choix des personnages estvraiment très bon, les acteurs incarnent très bien leurs rôles, et cette surprise de Jean Dujardin, on découvre un autre talent de lui ainsi qu’une facette plus sérieuse.

Jenny Genet , 1° Lycée Langevin
2020/01/29 21:43 #2019-jaccuse-21
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
Le changement d’une vision commune

Le film de Roman Polanski, J’accuse, raconte d'un point de vu extérieur l'affaire Dreyfus, une erreur judiciaire qui a changé la vie d'un homme juif.
Ce film réaliste nous compte une histoire vraie, qui se passe en France au 19e siècle. Il met en scène le Colonel Picquart, incarné par Jean Dujardin. Ce qui rend ce film unique dans son style est que le personnage éponyme de l’œuvre n’est pas le personnage principal. C’est donc pour cela que l’on voit le point de vue du Colonel et pas celui de Dreyfus. Le réalisateur à voulu se décentrer, et a réussi son coup.

Ce point de vue nous permet de voir que l'affaire a fait beaucoup plus que changer la vie d'un homme, elle a changé celle de beaucoup de personnes, ainsi que la vision de la société.
Grâce au costumes d’époque, aux décors réalistes, aux voitures anciennes, aux bâtiments, au mobilier du 19e siècle, on ne peut qu'être plongé dans cet univers réaliste. On constate bien le travail et les moyens techniques que ce film a dû nécessiter.

Le titre J'accuse fait référence au texte d'Emile Zola, ainsi qu'au journal l'Aurore de George Clemenceau. Ces deux personnes ont publié des texte qui pouvaient être choquants pour certaines personnes, qui se sont retrouvés publics grâce aux différentes publications. À cause de ses textes polémiques, ils vont être jugés sur leurs écrits, des événements qui se sont vraiment réalisés, on voit bien que ce film reflète la réalité et c'est vraiment intéressant.

Ce film nous a beaucoup plu car c'est un sujet important dans l'histoire de notre pays qui est très bien interprété et mis scène, il est attirant pour le grand public et plaira à tout le monde.

Allan Desanglois & Jimmy Denis, 1ère G4, Lycée Marc Bloch
2020/01/29 22:11 #2019-jaccuse-22
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
J’accuse le film de Roman Polanski pour Alfred Dreyfus

J’accuse est un film historique signé Roman Polanski, c’est l’histoire des travers de l’affaire Alfred Dreyfus, officier de l’armée française à cette époque, condamné pour haute trahison pour espionnage avec les Allemands, sans preuves réelles pouvant l’incriminer, mais le dossier est en premier lieu secret. C’est l’affaire la plus connue de l’armée française car elle a fait beaucoup parler d’elle à l’époque.

Le réalisateur utilise alors un point de vue inédit et intéressant pour conter cette affaire, il utilise le point de vue du lieutenant-colonel Georges Picquart, joué par Jean Dujardin, qui devient responsable du service de renseignement qui a incriminé l’officier Dreyfus, celui là même qui a accusé en premier lieu Alfred Dreyfus, joué par Louis Garrel. Son point de vue a changé au fil de l’histoire pour passer du côté des personnes qui pensent Dreyfus innocent et qui soupçonnent le gouvernement d’avoir trafiqué le jugement pour incriminer un homme parce qu'il est juif. Après douze années d’accusations et de preuves trafiquées, Alfred Dreyfus est libéré et est déclaré innocent après douze ans de combat contre le gouvernement et contre la justice. On se rend alors compte que ce n’était qu’une machination pour accuser un homme de confession juive, on mesure l'antisémitisme de l'époque.

Georges Picquart joue un rôle majeur dans le combat pour la vérité car il n’était pas prêt à aider Dreyfus en premier lieu, mais il découvre les soi-disant preuves l’incriminant, il décide alors de se placer de son côté et il cherche des solutions pour le sauver de cette machination en faisant à quelques personnes autour de lui et en apprenant à s’entourer des bonnes personnes, comme Emile Zola.

Le film de Polanski est un film très intéressant par sa forme et le point de vue utilisé, qui n’a jamais été développé. Les personnages sont nuancés et très différents les uns des autres, on peut remarquer que le réalisateur et le scénariste ont fait attention à ce que les personnages soient les plus fidèles possibles pour que l’histoire ne soit pas romancée. On peut néanmoins noter certains passages plus fournis pour rendre l’histoire plus vivante, comme l’histoire d’amour entre Georges Picquart et Pauline Monnier. Le personnage de Georges Picquart évolue très rapidement dans le film se doutant de la supercherie dont est victime Alfred Dreyfus. Les personnages en général sont intéressants, on s’attend à une prise de conscience de beaucoup de personnages, mais elle n'a pas lieu. Personne ne veut plus entendre parler de Dreyfus, le nom de cette affaire est alors devenu presque un tabou dans la société française.

Le film est amorcé directement par la scène où Dreyfus se fait destituer de tous ses pouvoirs et de tout ce qu’il avait reçu, épée, gallons et décorations, etc.… Quand on ne connait pas l’histoire, on ne comprend pas les causes ni le contexte mais on saisit le suspense qui se créé, qui oblige le spectateur à s’accrocher pour comprendre, s'appuyant sur sa curiosité. Ces images annoncent la question principale du film qui est : «  Qu’a-t-il fait pour subir une telle humiliation ? » et « va-t-il s’en sortir ? ». Cette scène est l’une des plus touchantes du film, elle fait éprouver de la pitié aux spectateurs, et aussi de l’incompréhension. La mise en scène est très précise, faite de silences, il n’y a aucune musique de fond, elle est baséé sur les respirations et les bruits caractéristiques de la destitution tel que l’épée qui se brise. Le plus touchant – le mieux joué - est les supplications orales d’Alfred Dreyfus dans lesquelles il clame haut et fort qu’il est innocent et qu’on l’accuse à tort. Et le film joue énormément sur les sentiments du spectateur, passant de la pitié, à l’attente et à l’indignation. L’indignation se fait particulièrement ressentir dans la scène de l’annonce du verdict du deuxième jugement au vue des réactions des autres officiers de l’armée.
Le film se finit sur l’une des seules discussions entre Georges Picquart et Alfred Dreyfus. Cette fin reste plutôt ouverte même le film répond à la plupart des questions du spectateur. Les respirations sont très importantes aussi, c'est le cas dans les scènes où la tension est à son comble, les respirations sont mises en valeur, la musique est en arrière plan et discrète, émotions et ressentis sont alors décuplés.

On peut alors dire que Roman Polanski a réussi à faire ressentir le plus d’émotions possibles dans un film d’histoire sur une affaire particulièrement importante dans l’Histoire française. Le discours tenu au long du film n’est pas explicite mais reste clair dès le début et est rapidement compris. La position prise par le réalisateur est précise et très bien exprimée. Le spectateur n’a pas le choix que de se mettre du côté d’Alfred Dreyfus et de soutenir Georges Picquart dans ses choix.

Charlotte Prieur & Bryan Papeil, 1ère G4, Lycée Marc Bloch
2020/01/29 22:30 #2019-jaccuse-23
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
J'accuse – l'affaire Dreyfus

Le film J'accuse est un film historique réalisé par Roman Polanski. L'histoire est racontée d'un point de vue très intéressant car le réalisateur a choisi de faire de son personnage principal non pas Alfred Dreyfus, mais plutôt le Colonel Picquart. Cette affaire a duré plus de 12 ans et a déchiré la France et fait scandale dans le monde entier car il s'agit d'une affaire d'antisémitisme au plus au niveau .
 
Le film démarre en 1894 pendant la condamnation à la déportation à vie du lieutenant Dreyfus (Louis Garrel) sur l’île du Diable, en Guyane, pour avoir livré des informations secrètes à l'Allemagne. Georges Picquart (Jean Dujardin) qui jusqu'à là était lieutenant est promu lieutenant-colonel. Cette promotion va lui permettre d'ouvrir les yeux sur l'affaire Dreyfus car il va découvrir qu'il n'est pas coupable et qu'un autre militaire nommé Dubois et son adjoint étaient au courant. Suite à ces informations, le colonel Picquart va avertir ses supérieurs, qui vont clairement lui signifier d'étouffer l'affaire. Il ne va les écouter et va donc dédier sont temps - au péril de sa carrière, puis de sa vie - à prouver l'innocence de Dreyfus, malgré les menace subies et les barrières qui se dressent. L'histoire de son combat pour Dreyfus va être entièrement retranscrite dans le film, de la condamnation jusqu'au jugement qui le réhabilitera, tout en racontant l'histoire d'amour de Picquart avec Pauline Mounier (Emmanuelle Seigner), qui va donner à l'histoire un côté romantique et dramatique.
 
Ce film est très bien réalisé au niveau visuel, les costumes, les décors sont très réalistes . Le choix du point de vue est judicieux car on voit le procès en détail avec toute les démarches entreprises. En revanche ce point de vue nous empêche de savoir ce Dreyfus a réellement ressenti, l'impact sur sa famille, mais cela reste le choix du réalisateur. Néanmoins, nous trouvons que le film prend beaucoup trop de temps pour la mise en contexte de certains points. Le contexte est indispensable mais trop de contexte tue le contexte! Le spectateur ne se retrouve plus dans les dates et surtout dans les personnages, même s'ils ont tous une certaine importance, nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'en mettre autant. On a du mal à suivre le film, mais lorsque l'action commence à arriver et que nous sommes dans le vif du sujet, nous sommes réellement captivés.

Ce que nous trouvons dommage dans ce film c'est la fin car elle n'est pas assez explicite, c'est très dommage car on voudrait bien savoir quelles ont été les conséquences du procès, de l'affaire, dans le vie privée de Dreyfus et dans celle de Picquart.

Pour résumer, ce film est très bien réalisé, l'angle choisi pour traiter le sujet est riche et intéressant, mais il nous laisse sur notre faim.

Sirédia Dramé et Célia Ouarab, 1ère G4, Lycée Marc Bloch
2020/02/02 14:49 #2019-jaccuse-24
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Le jeudi 13 janvier 1898 est publié dans le journal L’Aurore un pamphlet écrit par Emile Zola, et titré « J’accuse ». Ecrivain déjà très connu et influent à l’époque, il montre dans cet article son engagement et son soutien à l’enquête qui doit prouver l’innocence d’Alfred Dreyfus, en dénonçant ouvertement et nominativement les personnes ayant participé à une erreur judiciaire - pour ne pas dire un complot - de grande ampleur. Zola savait qu’il serait poursuivi pour diffamation. Alors pourquoi a-t-il pris ce risque, au point de presque gâcher sa réputation d’écrivain et d’être exilé à Londres ? Pour ne pas manquer à ses valeurs, et ne pas voir un innocent accusé et exilé à tort. Pour dénoncer le vrai traître ayant livré des informations secrètes à l’Empire allemand, le commandant Esterhazy. Enfin pour que l’absurdité des mesures nationalistes et antisémites du gouvernement français de l’époque soit rendue publique.
L’ensemble de ce fait historique est ainsi mis en scène dans le film de Roman Polanski J’Accuse. L’atmosphère pesante des années d’enquêtes et de procès est bien mise en valeur, on ressent aussi de la frustration quand chaque démarche du Colonel Picquart, fraîchement nommé chef du département des renseignements, est contrée par des arguments douteux de l’armée concernant le caractère secret des informations qu’il demande, ou bien par des menaces sur la suite de sa carrière. Il est d’ailleurs envoyé en mission dans de nombreux pays d’Europe puis en Afrique pour qu’il ne puisse plus enquêter. C’est seulement à son retour en France qu’Emile Zola accepte de l’aider avec son article qui dévoile que les preuves « absolues » qui accablaient Dreyfus avaient en réalité été fabriquées.

On se laisse facilement emporter par le film à partir du moment où le Colonel Picquart découvre que la preuve « absolue » de Dreyfus rédacteur du bordereau...est fausse. Et en effet, on apprend que c'est le commandant Esterhazy qui en était l'auteur. Dès lors l’atmosphère complotiste dans laquelle le Colonel Picquart lutte devient prenante et nous immerge complètement.

J’ai pu m’identifier aux personnages en ressentant leur colère et leur impuissance face à une telle injustice. Cependant, la contextualisation et la présentation des personnages impliqués de près ou de loin dans l’affaire me semble bien trop longue, et risque de perdre une partie des spectateurs avant que l’enquête du Colonel ne commence réellement. Cette sorte de présentation du contexte dure d’ailleurs pratiquement la moitié du film.

La deuxième partie du film permet de suivre des personnages soucieux de rester fidèles à leurs valeurs, parfois au détriment de leurs intérêts personnels, et a le mérite de présenter une affaire historique capitale, mais qui a tendance à être de plus en plus oubliée, et finalement méconnue.


Rémy Lyscar
2020/02/02 15:02 #2019-jaccuse-25
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« J'accuse » est un film réalisé par Roman Polanski en 2019. Ce film raconte l'histoire du capitaine Dreyfus, accusé à tort et condamné au bagne dans une île éloignée de tous. Le film nous montre le parcours du Commandant Picquart à la recherche de la vérité. Picquart démontre l'innocence de Dreyfus et met au grand jour le complot de ses supérieurs.
Cette histoire m'a plu car elle montre l'injustice qu'a subie Dreyfus, accusé d'avoir coopéré avec l’ennemi, simplement parce qu'il était juif. J'ai bien aimé que le spectateur suive tout du point de vue du personnage du Colonel Picquart : on le voit tout le long du film se démener à résoudre cette affaire, et on cherche à découvrir avec lui le ou les véritables coupable(s) impliquées dans cette affaire.
Les décors reconstituent bien le Paris de l'époque, ce qui permet de bien nous immerger dans le contexte historique de cette affaire.
Tout au long du film, le spectateur est amené à ressentir à la fois de la haine envers les supérieurs de Picquart qui ne veulent pas innocenter Dreyfus, et beaucoup de compassion pour Dreyfus accusé à tort.
J'ai essayé de faire abstraction des polémiques autour du réalisateur Polanski, même si elles m'ont fortement interrogée, et ai décidé de me concentrer sur le film en lui-même.
Avant d'aller voir le film, je connaissais le « J'accuse », écrit par Zola, mais je ne savais pas que l'affaire Dreyfus et cet article de Zola avaient un lien : cela m'a donc permis d'approfondir ma culture générale.
Le petit bémol est que le film est un peu long, et qu'à la fin le spectateur peut fatiguer. Par ailleurs le film s'achève sur la demande en mariage du Colonel Picquard à sa maîtresse, et non sur le dénouement de l'affaire Dreyfus elle-même. Pour ma part j'aurais préféré que l'on voie ce qu'est réellement devenu Dreyfus après avoir été réintégré dans l'armée, c'est dommage.

Nasra Issa
2020/02/02 15:04 #2019-jaccuse-26
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J’accuse est un film de Roman Polanski qui retrace l’Affaire Dreyfus du point de vue du colonel Picquart. J’ai trouvé que le film tardait à commencer : pendant toute la première partie du film il ne se passe quasiment aucune action. Le film débute vraiment lorsque le colonel s’aperçoit de l’erreur commise lors de la condamnation de Dreyfus. On suit alors le combat de Picquart pour faire reconnaître Dreyfus innocent. Picquart est un personnage déterminé, ambitieux et qui irait jusqu’à se faire destituer de ses fonctions afin de faire éclater la vérité, un personnage donc honorable que Jean Dujardin interprète très bien en jouant sur ses expressions du visage, sa manière de se tenir, de parler… Le Paris de la fin du XIXe siècle est fidèlement reconstitué avec ses nombreux hôtels particuliers, ses ruelles pavées, ses cafés animés…
Je trouve néanmoins dommage que le personnage de Dreyfus n'apparaisse pas souvent à l’écran, bien que le film soit quand même son histoire, et je ne conseillerais finalement pas d’aller voir ce film, et ce pour plusieurs raisons. La première est que le film, qui pour moi avait tout pour être divertissant et attrayant, s’est en fait avéré être très ennuyeux, parce que trop long d'une part, mais aussi parce qu’il ne s'y passe pas grand chose à plusieurs moments. Mais la raison principale pour laquelle je ne recommande pas le film est l’histoire du réalisateur : je trouve ça tout de même cocasse de sa part de réaliser un film fondé sur une erreur judiciaire, alors qu'il est lui-même accusé de faits qu'il a par ailleurs dans un premier temps reconnus, avant de les démentir ensuite, après avoir pris conscience de la peine encourue. Ainsi aller voir le film serait d'une certaine manière faire abstraction de ce qu’il a fait, et dans ce cadre précis du concours Jean Renoir des lycéens, lui accorder le prix serait lui donner un mérite public qu’il n’a pas à avoir.
Il y a certes des personnes qui jugent qu’il faut dissocier le personnage du réalisateur, mais je ne suis pas de leur avis, car Roman Polanski reste Roman Polanski. Et puis il y a aussi ce côté du débat qui en fait n’a pas lieu d’être, car créer une polémique autour de ce film ne fait qu'attiser la curiosité de certaines personnes qui n’avaient pas forcément comme projet d’aller voir le film mais dont la curiosité est de ce fait attisée. En parler, c’est accroître la publicité de ce film et donc donner de l’importance au réalisateur…

Arrahmane Manele
2020/02/02 15:06 #2019-jaccuse-27
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Des enveloppes passées sous de la vapeur pour ouvrir discrètement leur contenu, des feuilles récupérées dans des poubelles et recollées; ce qu'on veut c'est intercepter des lettres qui peuvent être compromettantes pour l'État, au détriment des libertés privées. Mais qui envoie encore des lettres aujourd'hui ? La technologie nous a enlevé le plaisir d'attendre et de rêver à ce que nous allons recevoir, étant donnée la vitesse à laquelle nous échangeons. Tant mieux, les techniques utilisées depuis la nuit des temps pour lire secrètement notre courrier sont révolues, Edward Snowden en est ravi. L'homme s'est toujours battu contre toutes sortes d'oppressions, et pourtant il devient l'Homme nu de Marc Dugain et de Christophe Labbé.

J'ai été émerveillée par la façon dont Polanski a présenté l'aspect technique et scientifique utilisé pour falsifier les preuves contre Dreyfus. L'art a ce pouvoir de rendre les choses horribles parfois plaisantes à regarder. Ce film est d'un réalisme surprenant. Chaque détail est étudié pour une immersion totale du spectateur dans le passé. Les vêtements, les meubles, les tableaux, les rues.

Les acteurs sont d'une ressemblance incroyable avec les personnages historiques : j'avais vaguement déjà vu quelques portraits et photos d'Alfred Dreyfus auparavant, mais en le voyant interprété par Louis Garrel, j'ai immédiatement confondu leurs deux visages. Pareil pour Émile Zola, Picquart et Esterhazy.
Certains des personnages représentant l'armée semblent avoir été choisis dans le but de nous faire peur : l'un avec des cernes très accentués, l'autre rongé par la syphilis. Ils symbolisent à merveille l'autorité, la menace mais aussi la décrépitude de l'armée de l'époque.

Les mauvaises conditions de travail de Picquart (fenêtre cassée, odeur, poussière...) sont toujours un problème d'actualité car aujourd'hui encore, beaucoup travaillent dans des conditions déplorables.

Le film utilise les flash-back à chaque fois que Picquart se met à penser, où qu'un objet lui évoque des souvenirs. Cela m'a au début paru un mauvais choix, le risque étant que des flashbacks parfois trop long ne sèment la confusion entre le passé et le présent pour le spectateur...

Par ailleurs à quoi sert le personnage de la maîtresse de Picquart ? A être la copine secrète dont on aura pitié, car elle a des problèmes avec son mari ? Mais son personnage n'est pas assez développé pour qu'on ressente la moindre chose. Elle donne le moyen de nuire à Picquart, mais aller jusqu'à en faire une femme fatale au regard et à la voix étranges m'a paru exagéré et hors sujet. Il est dommage que le film, déjà assez long, comporte des scènes dont on aurait pu se passer, pour parler à la place par exemple un peu plus de l'opinion publique ou du frère de Dreyfus, qui ont eu des rôles majeurs dans l'affaire, mais qui pourtant apparaissent moins dans le film que la maîtresse de Picquart...

Le film fait la critique d'un système judiciaire défaillant : Dreyfus est jugé coupable car selon l'expert en graphologie, le bordereau accusateur serait d'une écriture qu'il aurait lui-même falsifiée pour qu'elle ressemble à la sienne déguisée... L'argument est fallacieux, Dreyfus en fait lui-même la remarque au graphologue, mais la scène se termine sans qu'il y ait débat.
Les plus proches collaborateurs de Picquart eux-mêmes n'hésitent pas à mentir afin d'éviter les représailles. Cela n'est pas un cas isolé mais fait partie intégrante d'une réalité où on cherche à sauver sa peau en dépit de ses valeurs. (Cela peut évoquer la conspiration du silence qui a émané depuis la mort de John Kennedy. Le but n'était pas de trouver l'assassin mais d'étouffer au mieux les preuves. Nombreux sont ceux qui ont dû se taire (médecin, témoin... ) à cause de la pression du gouvernement. )
On voit l'acharnement contre Dreyfus dans le cadre de ses procès, puis vers la fin du film un court texte nous apprend qu'il a été innocenté, mais ce n'est pas très clair sur comment s'est déroulée la fin de l’affaire.

Quant au titre du film, il ne devient pertinent que quand tous les personnages lisent la lettre de Zola au président dans le journal. Je trouve que ce n'est pas le moment le plus mis en avant donc l'utilisation de ce titre ne me parle pas trop. Je ne vois pas l'intérêt de reprendre une œuvre déjà existante pour le titre d'un film, sauf pour faire croire que son film est digne d'être un classique. Il faut être original, sinon on s'ennuie à voir la même chose. Certes, sa lettre au président de la république est l'élément le plus représentatif de cette affaire, mais mettre en avant une œuvre dont l'auteur est présent dans le film dans quelques minuscules scènes n'a pas de sens. J'aurais aimé qu'il réactualise l'enquête en apportant de nouvelles choses, ou bien en mettant en lumière des faits moins connus pour qu'un nouveau symbole sur cette affaire surgisse.
Selon l'historien et écrivain Philippe Oriol, Picquart n'a agit que par opportunisme comme le témoigne son œuvre : Le Faux ami du capitaine Dreyfus. Picquart, l'Affaire et ses mythes. Pourquoi ne pas en parler dans le film ? Cela nous aurait permis de faire réfléchir sur le personnage Picquart.
Je n'ai pas fait de recherche approfondie sur cette affaire avant de visionner le film, mais il m'a paru incomplet : on ne se concentre pas assez sur le début de l’affaire mais plus sur comment elle a été jugée. Une période historique très importante pour la France réduite à un fait divers qu'on peut trouver dans un coin du journal, c'est finalement dommage.
Nahida Issilamou-Hamza 1A
2020/02/02 15:15 #2019-jaccuse-28
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J’accuse ! est un film de Roman Polanski, réalisé en 2019. La sortie de ce film s’est faite dans un contexte particulièrement tendu car le réalisateur est au cœur de nombreuses polémiques. En effet, Roman Polanski a été visé par une nouvelle accusation de viol. De nombreuses associations ont appelé au boycott et certaines salles ont annulé la diffusion du film.
Le film retrace le plus grand scandale de la fin du XIXème siècle : l’affaire Dreyfus. Il s’agit d’une erreur judiciaire et d’un déni de justice pour des raisons antisémites. Pendant les douze années qu'elle dura, l'Affaire Dreyfus divisa la France entière. L'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant, et au péril de sa carrière puis de sa vie, il cherchera à rétablir la vérité et à identifier les vrais coupables afin de réhabiliter Alfred Dreyfus.
J’ai apprécié le fait que ce film rende plus compréhensible et vivante l’affaire Dreyfus. La reconstitution de l’époque est convaincante. L’histoire s'attache à porter l'accent sur les moments symboliques et très forts de "l'affaire", comme le moment où Dreyfus subit sa dégradation militaire, fidèlement reconstitué : c’est une image très connue que nous pouvons retrouver dans nos livres d’histoire.
Par ailleurs il est surprenant de découvrir dans le film que le personnage qui a cherché à rétablir la vérité, le colonel Picquart, était lui-même antisémite. Le spectateur est scandalisé devant le déni flagrant des autres personnages face à l’injustice. Cela m’a révoltée que des personnes aient préféré le mensonge à la vérité.
De même, nous découvrons les conditions déplorables d’incarcération de Dreyfus.
Enfin, j’ai apprécié le personnage de Zola car c’est le seul à avoir eu le courage d’écrire sur cette affaire, ce qui lui a valu un procès en justice et une lourde condamnation. Cela a tout de même permis à de nombreuses personnes de se rendre compte de l'erreur judiciaire montée de toutes pièces, et de passer d'antidreyfusardes convaincues, à dreyfusardes militantes.
Samira Sheikh 1A
2020/02/02 15:35 #2019-jaccuse-29
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse


Amateurs de l’Histoire de France, ce film est fait pour vous !
Savant mélange de complotisme, de trahison et de drame au sein du gouvernement militaire de Paris, « J’accuse » est la représentation parfaite de ce qui fut pendant 12 longues années LE Scandale de la IIIe République.
Avec ses décors incroyablement réalistes comme l’École militaire et des personnages emblématiques, tels que Émile Zola l’écrivain ou Fernand Labori l’avocat assassiné pendant l’affaire Dreyfus, ce long métrage vous plongera dans le passé de notre pays. Une leçon d’histoire de 132 minutes, aux détails millimétrés, une machine cinématographique, un véritable travail d’orfèvre.

Dans la France de 1894, un officier d’état-major est accusé du crime de haute trahison envers son pays. En effet, le bien nommé Alfred Dreyfus, français d’origine juive, est accusé d’avoir livré des documents secrets d’artillerie à l’Allemagne. Exilé en Guyane française sur l’île du Diable, à perpétuité, le pays se remet petit à petit de cet événement. Pourtant, malgré le fait que l’affaire soit classée, le chef de bataillon Georges Picquart, promu lieutenant-colonel et muté en tant que chef dans le service des renseignements, va découvrir que le procès a été truqué.
Les accusations sont fausses, les preuves sont falsifiées et le véritable espion, le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy, est toujours en liberté. Il s’engage dans un combat contre sa propre patrie qui refuse de reconnaître l’erreur judiciaire, mettant en jeu toute sa carrière militaire et sa vie en s’opposant au Pouvoir. Notre personnage principal n’aura de cesse de vouloir rétablir la vérité.

Nous pouvons constater que le film est resté fidèle jusqu’aux moindres détails. Que se soit pour les décors, avec les bâtiments et les rues de l’époque, ou encore les conditions de travail des acteurs.
Par exemple, Jean Dujardin ( dans le rôle de Georges Picquart ) qui avait pour habitude de se donner quelques libertés lors des tournages, a dû s’enfermer dans son bureau pour apprendre son texte à la virgule prêt, et a trouvé nécessaire de prendre un répétiteur pour la première fois. Le réalisateur met en avant comme rôle principal non pas l’accusé, mais celui à qui il doit sa liberté. Le côté sombre et chasse à l’homme du film, avec la recherche du véritable traître qui a piégé Dreyfus, rajoute au côté historique un aspect « thriller » qui se marie à merveille avec le contexte et les personnages étranges tels que le commandant Hubert Henry du service des renseignements qui semble cacher bien des secrets ( tel que la vérité sur l’affaire Dreyfus ).

Est-ce que c’est l’histoire en elle même qui donne cette grandeur au sujet ou est-ce celui qui la réalise ( avec un talent indéniable ) qui la grandit tout autant ? Et pour trancher ces 2 questions : est-ce que la morale peut-être l’arbitre d’une actualité brûlante qui fait de Roman Polanski le protagoniste principal de 43 années de ce que j’appellerai d’immoralités ? Et là, une réflexion se pose : et si nous étions le ou la victime de cette immoralité qui semble toujours présumée, que ferions-nous ? Et là, à mon tour : J’ACCUSE.

Nicolas David, 1° Lycée Langevin
2020/02/02 16:36 #2019-jaccuse-30
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
Critique de "J’accuse" par Camille GORRY

"J’accuse" est un drame historique franco-italien sorti en 2019 et réalisé par Roman Polanski.
Ce drame est basé sur l’affaire Dreyfus survenue en 1894. Cette affaire débute lorsque le capitaine Alfred Dreyfus est condamné à la prison à perpétuité pour trahison. Or, beaucoup ne sont pas dupes de sa culpabilité et vont se lancer dans un long combat pour prouver son innocence. La France va ainsi se retrouver déchirée en deux, entre « dreyfusards » et « anti-dreyfusards ». Dans le film, on nous présente cette affaire selon le point de vue du colonel Picquart qui peu à peu se rangera du côté des dreyfusards. Le titre de ce film réfère à un texte du nom de "J’accuse", écrit par Emile Zola et publié dans le journal "L’Aurore "en 1898.
L’intrigue de ce drame commence avec l’arrestation du capitaine Dreyfus et avec le retrait de ses insignes sous les yeux des membres de l’école militaire. Celui-ci clame son innocence, sans pour autant se faire écouter. Cette scène est assez longue, mais est tout de même forte, et l’on peut même dire qu’elle est fondamentale pour comprendre le contexte dans lequel on se situe.
Ce drame, contrairement à ce que l’on pouvait attendre, ne nous explique pas l’affaire Dreyfus du point de vue de Dreyfus lui-même. En effet, on nous présente ici cette affaire à travers le point de vue du colonel Picquart. Cela est intéressant, car on peut ainsi avoir une autre vision de l’affaire Dreyfus par rapport à celles vues dans un cadre scolaire. Or, c’est également un inconvénient, car le fait que l’intrigue tourne autour du colonel Picquart nous ferme quant à d’autres perceptions de cette affaire.
Malgré quelques scènes plutôt longues, le film est très intéressant. Il n’est pas compliqué de rentrer dans l’intrigue et d’adopter les modes de pensée des personnages. Certaines scènes sont captivantes et nous donnent l’impression d’être présents, comme lors des procès. Ce film vise un public très large, mais il est nécessaire d’avoir quelques connaissances sur l’affaire Dreyfus pour pouvoir le comprendre. Il n’en reste pas moins intéressant, et nous permet de mieux comprendre l’Histoire française, particulièrement celle de la justice.
2020/02/02 17:29 #2019-jaccuse-31
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
« J’accuse »

« J’accuse » est un drame historique franco-italien coécrit et réalisé par Roman Polanski, sorti en 2019. Il s'agit de l'adaptation du roman D. de Robert Harris, portant sur l'affaire Dreyfus. Son titre est une référence à « J'accuse… ! », article publié en 1898 par Émile Zola dans L'Aurore pour défendre le capitaine Dreyfus.
L’affaire Dreyfus, cette erreur judiciaire a marqué l’Histoire. Elle raconte la plaie de l’antisémitisme qui a ébranlé la France.
Polanski, a choisi de remette au goût du jour la figure emblématique qu’est Alfred Dreyfus. Le réalisateur Roman Polanski a eu pour but de raconter, non pas l’affaire Dreyfus à proprement parler mais de montrer à travers ce film la tyrannie antisémite qui a secoué la France.
« J’accuse", ne ce centre pas sur Alfred Dreyfus en lui-même mais plus largement sur le colonel Picquart qui parviendra à dénoncer les fausses preuves ayant conduit les juges à condamner Dreyfus. Le film fonctionne comme un récit policier où le colonel Picquart trouve les preuves, petit à petit, pour dénoncer ce scandale qui n’est qu’un mensonge d’État et qui devient évident avec l’aide d’Emile Zola qui exposera toute l’histoire.
Si vous allez voir ce film vous serez ravis par le choix de mise en scène, le film montre par des tons froids les côtés sombres de cette affaire, les décors de Paris de la fin du XIXe siècle, les costumes. Et le jeu de l’acteur Jean Dujardin est parfait !
Sophie TIREAU
















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2020/02/02 17:41 #2019-jaccuse-32
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
Critique : J'accuse

"J'accuse" est un drame historique franco-italien réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019. Son titre est une référence à l'article du journal L'Aurore, "j'accuse..." d'Émile Zola en 1898, dans le but de défendre le capitaine Dreyfus.
L'histoire débute en 1894 quand le capitaine Alfred Dreyfus est condamné à la prison à vie, après avoir été reconnu coupable de crime de haute trahison avec l'Allemagne. Les douze années qui suivirent, l'affaire Dreyfus provoqua un scandale et déchira la France entre les dreyfusards et les antidreyfusards. Dans ce film, l'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, petit à petit, va constater l'innocence du capitaine Dreyfus.
Le film commence directement avec la dégradation du capitaine, dans la cour sous les yeux de toute l'école militaire. On lui arrache ses insignes, les parements de sa veste et on lui brise son sabre tandis que celui-ci clame son innocence. C'est une première scène longue mais fondamentale qui nous plonge d'emblée dans le contexte historique et dramatique de l'affaire Dreyfus. Ce dernier semble désemparé et nous pourrions éprouver de la pitié pour lui si, par la suite, il ne paraissait pas si antipathique. De plus, le peu de fois où il apparait, ses conditions ne s’avèrent pas si dramatiques par rapport aux faits historiques, et nous pourrions nous demander pourquoi en faire toute une affaire.
L'affaire Dreyfus est un événement qui vient révéler les problèmes de son temps. C'est un véritable déchirement qui a eu lieu en France à cette période. Pourtant, dans le film de Polanski, nous avons l'impression que le colonel Picquart se bat seul contre la justice. L'armée l'écrase sans cesse, tentant de le faire renoncer à son enquête, trop arrogante pour avouer sa faute. Mais à ce moment-là, les Français se battent les uns contre les autres pour défendre leur parti dans l'affaire. Sans Picquart, l'innocence de Dreyfus n'aurait sûrement jamais été reconnu, mais sans l'aide de la population, l'injustice aurait régné sans encombre. Cette solidarité n'est malheureusement pas démontrée car l'intrigue reste fermée sur le milieu militaire.
D'ailleurs, ce film aurait peut-être dû s'appeler "Picquart" car c'est son histoire qui nous y est racontée.
Au début du film, Picquart vient juste d'être promu à la tête du contre-espionnage, mais il préfère mettre sa carrière et même sa liberté en danger pour le sens de la justice. Nous assistons à une scène où il avoue à Dreyfus être lui-même antisémite. Mais nous réalisons qu'au fur et à mesure que l'enquête avance et que les procès s’accumulent, que Picquart et tous les Dreyfusards ne se battent pas seulement pour le capitaine Dreyfus mais pour la justice.
Malgré quelques longueurs, comme la scène à l'église où le colonel Picquart attend les lettres jetées, que la concierge récupère, le film n'en est pas moins captivant. Nous assistons aux procès comme si nous y étions présents et nous nous sentons affectés par tous ces discours didactiques.
Les acteurs sont dans l'ensemble persuasifs, à part la femme, Pauline, interprétée par Emmanuelle Seigner (femme de Polanski), dont le rôle est peu convaincant.
Globalement le film est clair et nous comprenons bien le rôle majeur qu'a joué Picquart dans l'affaire. Un élément reste cependant assez flou, non développé dans le film. Nous pourrions avoir du mal à comprendre comment Picquart arrive quand même à gravir les échelons. En effet, malgré son combat contre l'injustice de l'armée, comment a-t-il pu finir ministre de la guerre à la fin ? Nous aimerions en savoir plus…
Azélice MARTEL
2020/02/03 08:29 #2019-jaccuse-33
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’accuse est un film réalisé par Roman Polanski et sorti au public à la fin de l’année 2019. Il a reçu de multiples prix et nominations à la Mostra de Venise 2019 et au Prix Lumières de la presse internationale 2019.
L'exploration de ce nouveau point de vue de l'histoire a su capter mon attention. Je connaissais la lettre de Zola, les grandes lignes du passé, et voir Dreyfus souffrant dans son exil pour illustrer les activités de Picquart était intriguant. Dreyfus et l'affaire Dreyfus sont deux clés très différentes, malgré l'histoire commune, étant donné que le personnage a "uniquement" été au cœur de l'affaire sans pouvoir y prendre part. C'est donc très justifié de faire de Picquart le personnage principal, étant le premier et principal acteur.
Le protagoniste inattendu et inconnu qu'est le général Picquart est cependant un personnage contrasté, se retrouvant au sein même d'événements auxquels il n'a jamais choisi de prendre part. Il est, dès le début, promu au rôle de chef des renseignements et entame son enquête, étant à l'endroit-même où toute l'affaire a commencé. Son enquête reste illégale, car il n'a pas de titre ou de droit le lui permettant. Par ce titre, Picquart se doit d'être propre sur le papier, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une relation avec la femme de l'un de ses amis.
Ce n'est que justice, cependant, Picquart est antisémite, le montre de façon très évidente mais cela ne l'empêche pas de s'impliquer dans l'affaire, voulant protéger un innocent.
Nous avons parler de la représentation semblant très juste de l'histoire, cependant, les décors l'étaient également. Ils ont une valeur historique que nous reconnaissons sans peine. La place, au tout début alors que Dreyfus est accusé de haute trahison, est particulièrement impressionnante, grâce à la représentation de l'armée, imposante, encerclant l'action et les bourgeois de l'autre côté de la grille, qui hurlent. Pour chaque scène, la position est très forte et nous nous sentons de suite plongé dans cette ambiance de fin XIXème, début XXème.
J'ai particulièrement apprécié cette réalisation, la trouvant bien réalisée et l'histoire menée d'une façon intéressante. Comme beaucoup de personnes, je ne connaissais pas Picquart, qui est pourtant un personnage-clé de l'affaire Dreyfus, ni le fond de cette affaire, dont j'avais juste entendu parler en cours. Le jeu était très bien mené, ce qui n'est pas une surprise, car nous retrouvons certains membres de la Comédie Française. Les propos tenus et ce qui nous a été montré était également très pertinent, cependant, je reste un peu déçue par les coupures réalisées dans certaines scènes, en particulier la scène de la lecture de la lettre de Zola que j'ai trouvée courte.
Clémentine Gourdan, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 08:39 #2019-jaccuse-34
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’accuse, malgré des passages incompris, reste le meilleur film d’histoire que j’ai vu. J’en attendais beaucoup, et je n’ai pas été déçue. Dreyfus, un soldat juif, se fait accuser de haute trahison et est condamné à une peine de prison à vie dans une île solitaire où personne n’a le droit de lui parler. L’officier Picquart, qui est nommé lieutenant colonel, va découvrir une preuve qui innocente Dreyfus. Tout le long de l’histoire, il va essayer de prouver l’innocence de Dreyfus, quitte à prendre des risques pour sa propre vie. Selon moi, ce thriller historique est très bien fait pour ceux qui connaissent l’histoire de Dreyfus car il apporte des détails ; tout comme pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire car ce film est très accessible. Le film commence par une scène spectaculaire : Dreyfus qui entend sa sentence “coupable”. Il se fait alors arracher tous ses grades devant le regard ahuri de tous les Dreyfusards. Cette scène qui fait débuter le film nous met dans l’ambiance. Les décors participent à l’intrigue puisque très recherchés. On est vraiment dans l’ambiance de la fin du XIXème siècle avec les rues de pavé, les maisons en pierres, … Il y a aussi un réel travail sur les costumes qui font très vrais. Avec tout ce travail de recherche pour s’approcher le plus de l’époque en question, on rentre directement dans l’histoire. J’accuse est une vraie enquête policière qui nous permet vraiment de remarquer le travail demandé pour démasquer les espions. J’ai beaucoup apprécié aussi le fait que l’intrigue principale se concentrait sur le lieutenant Picquart, un personnage oublié mais qui a pourtant son importance, au lieu de se centrer uniquement sur la douleur de Dreyfus. Je trouve donc ce film très appréciable à regarder.
Cependant, il y a quand même quelques petits défauts qui m’empêchent de profiter pleinement de ce film. Par exemple l’histoire d’amour entre Picquart et Pauline Monnier (Emmanuelle Seigner) est superflue. Elle enlève les tensions trouvées dans certaines scènes et enlèvent de l’importance à l’intrigue principale. Pour moi, Roman Polanski, le réalisateur, a juste cherché à mettre de la romance dans son film alors qu’il n’en a vraiment pas besoin. De plus, ce film ne fait passer aucune émotion selon moi mise à part de la tension chez le spectateur. Quand l’émotion commence à arriver, on passe directement au plan d’après, et toute l’émotion est passée. Toutefois, les moments de tensions rattrapent le tout. En effet, le moment que j’ai préféré dans l’histoire, c’est quand l’article “J’accuse” de Zola est publié et qu’on entend chaque personnage lire de quoi il est accusé. C’est un moment fort du film. La scène juste après est aussi très marquante quand on voit le village se rassembler dans la rue et jeter le journal au feu. La musique épique qui accompagne ces deux scènes ajoute de la tension et c’est très bien tourné. J’ai cependant un certain regret pour cette fin omise à mon goût. Si le réalisateur avait fait le choix de supprimer les scènes d’amour et de montrer la moment où Dreyfus se fait innocenter, cela aurait été plus intéressant. La fin du film est cependant bien choisie, car malgré le fait qu’il se soit fait innocenter, le réalisateur a voulu nous rappeler la mentalité de l’époque, où les gens méprisent les juifs. Pour finir, je dirais que ce n’est pas mon film préféré du Prix Renoir, mais il se place tout de même en deuxième position.
Marion Brachet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 09:01 #2019-jaccuse-35
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Retour dans le passé ! L’affaire Dreyfus est racontée du point de vue du colonel Picquart. Ce dernier fait son possible pour prouver l’innocence d’Alfred Dreyfus même si cela doit mettre un terme à sa carrière ou à sa vie.
Grâce aux décors et aux costumes, Roman Polanski réussit à plonger le spectateur dans les années 1895. Effectivement, les costumes du corps de l’armée sont minutieux et très bien réalisés, tout comme les robes et costumes de la bourgeoisie. Aussi, les rues de Paris ainsi que les bals nous font remonter dans le temps. De plus, le jeu d’acteurs est très bien réalisé; Louis Garrel (Alfred Dreyfus) arrive à nous faire ressentir ses émotions, quant à Jean Dujardin (colonel Picquart), il nous transporte avec lui dans son enquête et sa rencontre avec les intellectuels comme Georges Clémenceau ou Emile Zola.
Roman Polanski arrive à nous tenir en haleine jusqu’au verdict final du second procès et à nous faire ressentir une sorte d’injustice vis-à-vis de Dreyfus.
J’ai bien aimé le moment où la lettre ouverte de Zola paraît dans le journal et est lue par les personnes concernées par ses accusations. J’accuse raconte l’Histoire et la met bien en scène.
Illona Laurent, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/06 08:27 #2019-jaccuse-36
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Transcendant !
Polanski réalise ici une reconstitution surprenante d’un passage militaire historique qui a marqué les générations françaises d’hier et d’aujourd’hui. Comme espéré, il traduit avec originalité des événements difficiles à analyser avec neutralité. En effet, il aborde le sujet avec une approche intéressante, où le héros est d’abord un antihéros, qui ne cache pas son aversion envers les Juifs. Cet aspect là est intéressant dans le sens où, les mentalités d’aujourd’hui ne pourraient pas comprendre ce genre de jugement et seraient révoltés à l’idée qu’un homme d’honneur ne creuse pas plus profondément, pour vérifier un jugement aussi peu explicite. C’est pourtant ce que va faire le lieutenant-colonel Picquart, fabuleusement interprété par Jean Dujardin, ce qui en fait le personnage idéal pour aborder au mieux l’histoire, selon les points de vue des différentes générations.
Du côté des détails techniques, décors comme costumes sont travaillés et nous permettent de prendre aisément part aux scènes. Les couleurs sont froides, peu de lumière hormis quelque scènes telles que celle du pique-nique avec les Monnier, où encore du cabaret avec les danseuses de french cancan. Par exemple, le bureau du colonel Picquart, simple avec sa fenêtre cassé, semble créer une sorte de parallèle avec le milieu carcéral et le prestige militaire qui tombe en ruine à cause de cette affaire, vécue par le capitaine Dreyfus. Dès la première scène, on sent qu’on assiste à un jugement, mais comme la plupart des citoyens présents à cette époque, on ne connait pas réellement la vérité derrière cette affaire. On voit un homme se faire dégrader devant tous et crier qu’il est innocent. Cela produit une sensation assez incommodante, ce qui permet au spectateur de se poser la question suivante : « Et si j’avais assisté à cette scène dans la réalité, aurais-je fais comme tout le monde et aurais-je simplement regardé sans vraiment savoir que dire ? ». C’est peut-être ici le but de Polanski, qui amène indirectement le spectateur à redécouvrir cette affaire tout en l’analysant avec un œil nouveau. En tenant compte du budget (24 millions USD), nous pouvons dire qu’il a été utilisé à bon escient, principalement dans les décors et les costumes, suffisamment réalistes pour nous plonger au cœur de l’histoire et de son ambiance.
Pour terminer, même en cherchant une faille ou simplement en voulant critiquer le côté un peu cliché de l’héroïsme de Picquart, il paraît difficile de trouver à redire sur cette réalisation. Oui le colonel Picquart passe volontairement pour le héros de service et Dreyfus pour la victime, mais oui Picquart est un héros historique car il n’était pas obliger de chercher la vérité, au risque d’être dégradé et emprisonné (ce qu’il fut brièvement). Certes Roman Polanski n’en est pas à son premier succès cinématographique, mais il n’a apparemment pas non plus finit d’en produire. Il est difficile de créer de nos jours, un film sur une affaire aussi complexe, sans qu’il ne paraisse ennuyeux pour les jeunes générations. Pourtant, ce film s’est avéré utile afin de mieux comprendre les étapes et les enjeux liés à cette affaire d’Etat, mais fut également agréable à regarder. Alors, merci Polanski !

SERVERA Marion, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/02/06 08:30 #2019-jaccuse-37
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
« J’accuse », dernier film de Roman Polanski, qui est sorti le 13 novembre 2019, relate la prestigieuse et indécente affaire Dreyfus.
En effet cette affaire fut la plus marquante qu’il y ait eu, elle a eu pour effet de déchirer les foules ainsi que les opinions de 1894-1906.
Elle oppose le capitaine de l’armé française, Albert Dreyfus à la cour martiale de l’armée,
Ce dernier se verra condamné à perpétuité pour trahison et sera déporté au bagne sur l’île du diable. En effet il fut condamné pour avoir envoyé des informations sur l’armée au allemands.
Nous étions empressés de voir comment polanski a mis en scène ce moment marquant de l’histoire française, que tout le monde connaît même de nos jours.
Tout d’abord, on peut remarquer l’affiche du film qui nous met de suite dans l’ambiance, on y voit Albert Dreyfus et le Colonel Piquart, tout deux face à face, se regardant dans les yeux. Ce qui marque l’importance de ces deux personnes dans le film.
De plus, un point essentielle qui donne un aspect nouveau et intéressant au film et particulièrement à l’histoire, c’est que celle-ci est racontée du point de vue du Colonel Piquart. Ce personnage aurs de ce fait une place essentielle dans le film, en effet son courage et son intégrité seront valorisés, de plus le fait que ce soit Jean du Jardin qui interprète ce personnage, le rend tout au plus appréciable.
Au fil de l’histoire, les spectateurs seront de plus en plus captivés par l’intrigue, ceci est dû à l’incroyable maitrise du suspense, mais également du à l’accélération du rythme du film. Ceci dit, il faut attribuer une attention soutenue au merveilleux travail réalisé pour les costumes, essentiellement pour les habits militaires qui sont extrêmement bien réalisés, mais également au décors, qui nous renvoie dans le Paris du XIX.
On peut également dire que la mise en scène de Polanski est forte et pleine de sens, en effet le travail réalisé avec la lumière est remarquable, explicitement lors des scènes de d’espionnage où celle-ci est très faible, ou bien durant le procès où elle est très fort mettant en valeurs les personnages.
Une fois de plus, Roman Polanski a réalisé un chef-d’œuvre contemporain et a su donner une dimension ludique à un récit trop souvent sous-estimé.
Elisa Marquet, Lycée Thomas Edison de Lorgues
2020/02/06 08:37 #2019-jaccuse-38
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice
Ce film retrace l’histoire du procès du capitaine Dreyfus.
Ce film dramatique raconte une histoire vraie.
Polanski a fait le choix de réaliser cette histoire avec de grands acteurs comme Jean Dujardin ou Emmanuelle Seigner par exemple.
Dès la première scène du film nous sommes plongés dans le vif du sujet :quand le capitaine Dreyfus se fait dégrader devant l’armée et le peuple. Cela nous montre la pression de l’opinion publique à cette époque.
Cette scène poignante est tournée dans la cour de l’école militaire, cela nous captive directement .L’acteur Louis Garrel qui interpréte Dreyfus est formidable. Le spectateur qui sait que Dreyfus n’est pas vraiment coupable et qui l’entend crier son innocence est bouleversé.

L’originalité du film réside dans le fait que Roman Polanski a décidé de suivre l’histoire non pas à travers Dreyfus qui plaiderait son innocence mais du point de vue du colonel Picquart joué par Dujardin ce qui apporte un réel intérét :une nouvelle lumière sur cette affaire .
Je trouve malheureusement minime le rôle d’Emile Zola dans le film, qui est pourtant un des acteurs majeur dans l’affaire Dreyfus.
Polanski prouve que le cinéma français est capable de produire un film historique.
La mise en scène est remarquable et cela facilite la compréhension de l’ « Affaire » : un éclairage historique.
Le choix de J’accuse de Polanski renvoie également à sa vie personnelle : en effet, accusé de viol ,ce film est une sorte de défense de sa part.Il se sert des armes dont il dispose pour clamer son innocence : son talent de réalisateur . Il souhaite donc que l’on le voit également victime d’une machination judiciaire …
L’on est en droit de se demander si utiliser l’injustice d’un autre n’est pas maladroit ,voire inappropriée puisque faire l’amalgame entre antisémitisme et affaires de mœurs est discutable..
Il faut donc oublier ce dessein manipulateur de Polanski pour apprécier ce film à sa juste valeur .
D’autant que le jeu des acteurs est excellent , les décors et le scénario également, de ce point de vue c’est donc une réussite totale.

Merlin Derache, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/02/07 12:13 #2019-jaccuse-39
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

Bien que le film j’accuse… ! de Polanski retranscrive l'époque du XIXème siècle, il continue de faire écho aujourd'hui, où l'antisémitisme est encore présent.

Ce long métrage ne nécessite pas un long résumé. C’est inutile. Le titre parle de lui même, car bien qu'on ne connaisse pas l’affaire dans son intégralité, le nom “Dreyfus” trouve écho dans toutes les consciences.

Ludique. Voilà pour moi le mot qui définit bien ce film. Le travail de Polanski fait que, bien que ce soit un film historique, il n’est pas le moins du monde ennuyeux. On se laisse autant emporter que devant un bon vieux Hitchcock. Les deux univers ne sont pas si éloignés que ça. A certains moments, le film revêt une ambiance de film policier. On est face à une enquête difficile où, bien qu’on connaisse les coupables, le plus dur est de le prouver. Parfois une ambiance plus sombre prend le dessus, ce qui n’est pas pour déplaire.
Le rythme, ainsi que le découpage des scènes, donne une ambiance très vivante. C’est notamment le cas lorsqu'’il y a un gros plan sur un objet pour qu’on suive son histoire. Mention spéciale aux costumes : ils sont fidèles à la mode de l’époque. Ils permettent de réellement s’immerger dans le film. Ils en va de même pour les décors. On se retrouve donc plonger dans des procès si réalistes qu’ils en sont étouffants, anxiogènes et passablement irritants. Ce film fait naître tout un tas de sentiments face à la vision d’une armée française corrompue. Et tout cela n’est possible que grâce à une chose : de très bon acteurs. Il ne faut d’ailleurs pas oublier les acteurs qui jouent des rôles secondaires, qui sont tout aussi bons. Ressentir de telle émotions face à un personnage n’est possible que grâce au jeu d’un acteur. C’est le cas de Grégory Gadebois, Hervé Pierre, ou encore Louis Garrel. Impossible d’oublier Jean Dujardin dans le rôle de Picquart, personnage principal. C’est une très belle interprétation. On est face à un personnage fort qui fait tout pour obtenir la vérité, bien plus importante que ses valeurs personnelles.
Cependant il y a quelques points négatifs. C’est le cas le l’histoire d’amour entre Picquart et sa maîtresse qui n’était pas nécessaire. A mon avis, c’est too much. Elle pourrait être juste là pour apporter de la légèreté mais elle prend trop de place pour que ce soit le cas. Certains passages m’ont aussi manqué : le point de vue du peuple, avec la lutte entre dreyfusards et antidreyfusards. La fin de l’histoire m’a semblé un peu bâclée, elle est passé très vite. Ce film m’a laissé sur ma fin.

C'est un film qui doit être montré dans les classes. il est très fidèle, rythmé, ce qui le rend très agréable à regarder. Cependant certains sujets restent très peu évoqués par manque de temps ce qui est dommage mais nécessaire. Je conseille donc grandement ce film.
Léa Bernard, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/09 21:50 #2019-jaccuse-40
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
Entre recherche de vérité et désir de justice, le film J’accuse suit merveilleusement bien le déroulement de l’Affaire qui divisa la France à la fin du XIXème siècle : l’affaire Dreyfus.

Et si vous ajoutez à cela décors, costumes et acteurs frôlant la perfection, Polanski vous mijote un plat qui – vous l’aurez compris – tant sur le fond que sur la forme, saura réveiller et même éveiller de l’affection pour les différents personnages de ce film.

L’Histoire nous rappelle quand même que l’Affaire Dreyfus fut une affaire des plus médiatisées et qui a divisé la France entière dans le procès d’Alfred Dreyfus, capitaine dans l’armée française, jugé pour haute trahison.

Mais revenons-en au film. L’ouverture de ce dernier se fait sur un plan que l’on pourrait qualifier de claque dans l’art de la mise en scène. Je vous explique. Un plan symétrique sur les Invalides. Des centaines de militaires au garde à vous. Un ciel ombragé. Les uniformes des militaires en contraste avec le reste de l’atmosphère, elle-même terne et suffocante. Là, à droite, un groupe d’hommes arrive au pas cadencé. Dreyfus en tête. Épaules et tête hautes. Tremblant, les larmes aux yeux mais fier. Un officier à cheval ordonne alors que l’on retire son épée et son apparat au capitaine Dreyfus. Ce dernier clame son innocence. Mais je m’arrête là. Toute bonne chose a une fin. Je prenais simplement cette scène pour vous montrer à quel point la précision et le détail sont calculés dans ce film.

Polanski nous offre un spectacle historique qui met en lumière une affaire des plus sombres de l’Histoire de France. D’ailleurs, les jeux de lumière dans ce film sont d’une absolue perfection. On reste dans des couleurs ternes et mélancoliques – faisant par ailleurs l’allégorie de l’Affaire – et des jeux de lumière plutôt sombres.

Seul Picquart, enquêteur, soucieux de Justice, déchiré entre la parole de l’Armée (envers qui il donne sa vie, pensant être une source de vérité) et son propre désir de vérité, qui le poussera à désobéir à l’institution qui jusque-là donnait sens à sa vie.

Fidèle à l’Histoire, Polanski nous lâche un J’accuse des plus impressionnants. Son choix des acteurs est grandiose, un Jean Dujardin qui crève l’écran et un Louis Garrel des plus époustouflants.

En bref, un film à voir et à admirer.


Jules Roux, Tle L, Lycée Val de Garonne (Marmande)
2020/02/10 11:17 #2019-jaccuse-41
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

« J’accuse » est le dernier film de Roman Polanski. Il retrace une histoire complexe, qui a marqué le XIXeme siècle : celle de l’affaire Dreyfus.
Il commence directement par une image forte, la dégradation du capitaine Dreyfus dans la cours de l’école militaire (accusé de trahison pour avoir prétendument livré des documents secrets français à l’Empire allemand).
Le film raconte donc l’affaire, de l‘accusation jusqu’à l’acquittement d’Alfred Dreyfus en se concentrant sur le personnage de Georges Picquard, lieutenant colonel tout juste mis à la tête du service de renseignements militaires (finement joué par Jean Dujardin). Il est présenté comme un homme droit dont la quête de vérité et de justice sur cette affaire est contraire aux intérêts de l’Armée. Elle fera alors tout pour l’empêcher de mener à bien ses recherches. Par ailleurs, on y voit le fonctionnement du contre-espionnage français et, avec une pointe d’ironie, le tâtonnement de Picquart qui se retrouve à la tête du service de renseignement militaire sans aucune expérience en ce domaine.

Ce film est, par de nombreux aspects une réussite, le casting est excellent, la mise en scène est remarquable et la photographie est très travaillée (Polanski arrive à recréer le Paris du XIXeme siècle avec justesse).
Avec ses allures quasi documentaire, « J’accuse » est respectueux des faits et très pédagogique. Le film prend son temps, monte en régime progressivement, et expose très bien les mouvances qu’a créé l’affaire Dreyfus.
Néanmoins, les film passe à coté de certains aspects. Notamment le peuple et la situation politique, en se concentrant uniquement ou presque sur le milieu militaire. Le film se perd en s’attardant sur des duels entre gentilshommes mais en oubliant l’essentiel. Les tensions de la société française, l’instrumentalisation politique de l’événement et les revirements progressifs de certaines personnalités françaises au cours de cette affaire.

Il reste une dernière ombre au tableau (et pas des moindres), Roman Polanski, est accusé de viol (on peut d’ailleurs voir un parallèle entre la situation de R. Polanski et l’histoire de son propre film). Cette « polémique Polanski » a resurgi avec les 12 nominations pour J’accuse aux Césars. En effet les avis sont partagés entre ceux qui jugent bon faire une différence entre l’homme et le cinéaste, ceux qui pensent qu’il ne mérite rien et ceux qui pensent juste récompenser tout de même le reste de l’équipe du film, qui n’as pas à être pénalisé.

Reste à chacun la liberté de se faire son propre avis et d’aller voir ou non J’accuse.

Adèle Paris et César Sarno, 1° Lycée Langevin
2020/02/11 09:35 #2019-jaccuse-42
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
“J'accuse” un innocent ou un coupable ?


Grand prix du jury de Mostra de Venise, prix lumière de la presse internationale et nomination au trophée du meilleur film et de la meilleure mise en scène.
Ce film historique retrace l'affaire Dreyfus du point de vue de Marie Georges Picquart (Jean Dujardin), principal personnage dénonçant l'innocence de Dreyfus.
Le choix de réaliser un film historique sur l'affaire Dreyfus (Louis Garrel), 1894-1906, n'est pas anodin pour le réalisateur. En effet, Roman Polanski, accusé de viol, fait passer le message d'une certaine présomption d'innocence à travers cette œuvre.
Néanmoins, Polanski est un grand réalisateur qui a réalisé “ le pianiste” en 2002, “la Vénus à la fourrure” en 2013, ou plus récent en 2017 “ D'après une histoire vraie”.
Qui dit film historique dit immersion dans l'époque. La qualité des costumes, des décors ainsi qu'une luminosité due aux premières ampoules électriques nous donnent l'impression d'un voyage dans le temps. Par contre les flash back du début nous perdent un peu dans la chronologie de l'histoire.
De plus la musique rythmée par le son des tambours donne une dimension militaire stricte et nous fait part d'une tension dans ce film.
Ce climat pesant dans cette affaire est créée par les personnages de Picquart qui est antisémite, doit obéir à son devoir militaire en faisant éclater la vérité, épaulé par certains dont Zola (André Marcon), haït par d'autres tel que le commandant Henry (Grégorie Gadelois de la comédie française).
Par la technique du réalisateur, le film nous donne envie de connaître le dénouement malgré quelques longueurs et jeu d'acteurs un peu trop surfait de la part d'Emmanuelle Seigner (femme de Polanski) dont la présence est trop imposante. Quant aux acteurs de la comédie française leur présence à l'écran et par là même leur talent ne sont pas assez exploités. Jean Dujardin ne semble pas investi par son personnage à qui il n'a pas su donner suffisamment de prestance. Dommage également que des intervenants comme Zola ou l'avocat de Dreyfus, maître Fernand Labori (Melvil Poupaud) soient si peu mis en avant dans le film quand on sait l'importance qu'ils ont eu dans la réalité. Que Polanski veuille dénoncer l'antisémitisme dont il a fait lui même l'objet ne devrait pas occulter le fait que certains Français se soient interposés dans cette affaire.
Ce film relate l'histoire du capitaine Dreyfus qui après avoir été accusé de trahison envers le France pour avoir communiqué des informations militaires et stratégiques à l'Allemagne sur la simple preuve d'un bordereau ne comportant qu'une initiale pour toute identification du coupable. A une époque où la France est en majorité antisémite, Dreyfus étant juif, il est le coupable idéal. C'est ce que va découvrir le Lieutenant-colonel Piquart en ayant accès aux pièces du procès. A partir de ce moment, il va tout mettre en œuvre pour prouver l'innocence de Dreyfus et trouver le véritable coupable et ses complices au péril de sa carrière et de sa vie.

Delafont Calypso, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/02/11 09:41 #2019-jaccuse-43
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Le combat de Picquart

J’accuse. J’accuse le réalisateur de mettre en parallèles l’histoire de Dreyfus avec ses propres démêlés judiciaires. J’accuse le réalisateur de créer une ambiguïté avec l’affaire qu’il traite. J’accuse le réalisateur de penser être le bouc émissaire.

Auréolé d’un Grand Prix du jury au dernier festival de Venise, le film « J’accuse » de Roman Polanski retrace sous l’aspect de thriller l’affaire de Dreyfus, scandale français survenu à la fin du XIXe siècle. Le film est alors respectueux des faits et prend un temps, qui est nécessaire, pour poser son décor. C’est une parfaite reconstitution que nous propose ici Polanski, auquel il n’ajoute de révélation particulière concernant l’affaire. Les rôles sont joués avec conviction par les comédiens présents au casting, qu’ils soient renommés ou non. Les décors et costumes sont superbes. La reconstruction a été soigné, on est même alors tenté de chercher les failles mais, à part des cigarettes dont les tailles sont changeantes entre les plans aucune faute n’a été commisse. L’on remarque l’attirance qu’à le réalisateur non pas pour les jeunes filles mais pour les zooms et les flous, qu’il utilise beaucoup pour cette réalisation.
Malgré l’affaire, l’histoire tourne ici autour du personnage de Georges Picquart, interprété par Jean Dujardin : homme honnête en quête de vérité et, qui fait preuve d’un certain courage. Alfred Dreyfus que joue Louis Garrel est, quant à lui plus discret mais garde un bon jeu. C’est le rôle qu’à Zola (André Marcon) dans l’histoire qui n’est pas pris en compte par le réalisateur ; seul quelques secondes lui sont accordées alors que le film a pour titre l’un de ses écrits. On demeure alors comme frustré de ne pas passer plus de temps avec ce personnage. Mais l’on se demande cependant pourquoi Polanski s’obstine à faire jouer sa femme, Emmanuelle Seigner, dans ses films. Elle interprète ici, Pauline Monnier, l’amante de Picquart et comble des scènes clichées dans la relations qu’entretiennent les deux personnages.
Promu alors qu’une nouvelle polémique éclate autour du réalisateur Roman Polanski, accusé de nombreux viols sur mineurs, il est clair que celui-ci met en parallèle ses propres démêlés avec la justice et celle du capitaine Alfred Dreyfus, comme s’il était la victime, le bouc émissaire, tout comme l’est réellement Alfred. Mais cela ne gêne apparemment pas vraiment le public, qui offre à ce film et son réalisateur un des meilleurs démarrages de l’année pour le long-métrage français.

Dufour Flavie, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/02/11 09:47 #2019-jaccuse-44
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
J'ACCUSE......... À TORT !


Le film réalisé par Roman Polanski, nous replonge dans l'affaire Dreyfus. En effet cette affaire a fait polémique au sein de la France, "à la fin de l'année 1894, le capitaine de l'armée française Alfred Dreyfus, polytechnicien, Juif d'origine alsacienne, accusé d'avoir livré aux Allemands des documents secrets, est condamné au bagne à perpétuité pour trahison et déporté sur l'île du Diable." (Wikipédia). Dans ce film nous pouvons y retrouver un acteur connu de tous, Jean Dujardin qui incarne M.Picquart, un colonel qui est chef du contre-espionnage qui va découvrir que le véritable traître n'est pas Dreyfus mais une autre personne au-delà de tous soupçons. Au cours de ses épopées, il risque sa carrière ou bien plus, sa vie. Le film s'ouvre sur un plan séquence voyant Alfred Dreyfus, qui s'est fait jugé, en train d'être rétrogradé, des chefs de l'armée voient ce "spectacle" avec une grande joie et un mépris incontestable. Il y a quelque chose de récurrent dans le film, c'est l'omniprésence de la cigarette, tout au long du film, on y voit des personnages fumer en toutes circonstances, qui est une mode à cette époque car rappelons-le, cette affaire se déroule en 1894. Au fil du film, nous suivons les péripéties de Picquart et également les étapes qui ont fait de Dreyfus un bouc émissaire et par conséquent, un coupable. Après avoir la certitude que Dreyfus est innocent, Picquart et bien d'autres tentent de le montrer, Émile Zola est sûrement celui qui a pu faire avancer les choses avec son pamphlet qui a le même nom du film (œuvre éponyme) .Suite à cet article paru dans le journal, les personnes causant la condamnation de Dreyfus s'affolent, ils paniquent tandis que Zola, suite à sa déclaration est exilé en Angleterre. Ensuite vint le procès pour savoir si il faut acquitter Dreyfus, avant que le procès démarre, Picquart était en compagnie de Dreyfus et de son avocat, mais pendant la route, l'avocat fut assassiné, c'était prémédité pour que Picquart ne remporte pas le procès, pourtant même sans l'avocat, il a su retourner la tendance pour rendre Dreyfus innocent et libre.

La première partie du film était ennuyante, barbante car c'est l'explication de la situation mais lors de la deuxième partie, quand Picquart remarque l'écriture de la lettre soi-disant écrite par Dreyfus n'est pas la même calligraphie que d'habitude, le film devient divertissant, le rythme s'accélère. Il y a des actions qui se passent partout, si il n'y a qu'une chose qu'il faut retenir du film, c'est la deuxième partie, c'est celle-ci nous fait rentrer dans le film car il y a beaucoup de scènes inutiles dans la première partie, ce film est très bon, il aurait juste fallu un peu plus d'entrain au début.

Poulain Angélo, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/02/11 09:57 #2019-jaccuse-45
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Une Œuvre Dégradante

Roman Polanski est connu pour ses longs-métrages comme Rosemary’s baby. Cependant, son dernier film, qui vient de sortir dans les salles de cinéma, J’accuse a fait beaucoup parler de lui ici en France à cause du passé du réalisateur. Ce film raconte l’histoire vraie de l’affaire Dreyfus. A la fin du XIXème siècle, un capitaine de l’armée française nommé Alfred Dreyfus (interprété par Louis Garrel) est arrêté pour trahison. Cependant, le colonel Picquart (interprété par un des plus grand acteur français, Jean Dujardin), ancien professeur du capitaine,mène l’enquête sur l’affaire et découvre que c’est un complot antisémite.Il va donc prouver l’innocence de l’accusé durant plusieurs procès, d’ailleurs, il va être lui-même arrêté.

Un retour dans le temps :
Le film se déroulant aux XIXème siècle, il a fallu reproduire les décors de Paris. Une tâche que les décorateurs ont accomplie à la perfection, ils ont réussi à nous offrir un voyage à travers le temps. Un compliment qui s’applique aussi aux costumiers pour leurs incroyables œuvres d’art de la mode. Chaque petit détail, comme les médailles des militaires, ont été pris en compte, ce qui en fait le point fort de cette réalisation.

Des stars en orbite :
De plus, le réalisateur a su s’entourer des meilleurs puisqu’au casting sont présents, Jean Dujardin oscarisé en 2012 mais aussi Grégory Gradebois ayant reçu un césar en 2012 également, qui incarne merveilleusement le capitaine Henry. Mais aussi, Louis Garrel, dont le glissement de caméra lors de la dégradation du capitaine Dreyfus, montre la parfaite interprétation de la tristesse et à la fois de la frustration. Cependant, Roman Polanski a fait une énorme erreur en incluant sa femme, Emmanuelle Seigner, au casting puisqu’elle interprète très mal, le personnage de Pauline Monnier, elle l’a rendue niaise.

Un lien entre Roman Polanski, Dreyfus et Picquart :
Pendant son film, le réalisateur établit un lien entre lui et Alfred Dreyfus. Notamment, en donnant à son long-métrage le titre de l’article d’EmileZola parut dans l’Aurore, au moment du procès. Cet acte sous-entend que le réalisateur a été accusé à tort comme le capitaine. Par ailleurs, il fait aussi un rapprochement entre sa vie privée et celle du colonel Picquart, lorsqu’il introduit une réplique au personnage de Mme Monnier disant qu’elle a choisi la vie qu’elle mène, réplique énoncée par sa propre femme. Cela porte donc à confusion et à se demander si c’est le personnage qui s’exprime ou alors la femme mariée à Roman Polanski.

Une œuvre dégradante :
Le réalisateur ne fait presque pas de différence entre sa propre affaire dont il a reconnu être coupable en faisant des aveux publics mais aussi dont il doit être condamné et l’affaire Dreyfus dans laquelle, l’accusé est innocent mais aussi victime de complots car il est juif. Alors, qu’il n’y a aucun point commun entre ces deux affaires. Donc le fait de se mettre en position de victime à travers sa réalisation, ne fait que dégrader encore plus son image. Tout cela est dommage puisque le thème et la thèse du film sont très intéressante pour la France.

Batot Florine, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/02/12 07:36 #2019-jaccuse-46
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Une dénonciation des abus d’un gouvernement passé qui nous sensibilise aux problèmes actuels.
Un militaire se bat contre les dirigeants de sa propre armée pour en défendre les valeurs, sacrifiant sa vie au service d’un idéal de justice, tel est le récit de “J’accuse”. Roman Polanski nous présente ici un énième long métrage toujours marqué de son savoir-faire de réalisateur. Le film revient sur l’affaire Dreyfus, complot judiciaire condamnant le Capitaine Alfred Dreyfus pour avoir prétendument livré des documents secrets français à l'Empire allemand, après que l’accusé ait été déclaré coupable. Le point de vue abordé est donc étonnant puisqu’il s’agit de celui du commandant Marie-Georges Picquart lorsqu’il découvre la preuve de l’innocence de Dreyfus et de sa contre enquête qui l’innocente. Cependant cette contre enquête constitue une désobéissance vis à vis du gouvernement et risque de coûter toute sa carrière militaire au commandant Picquart.

L’intrigue du film suit une ligne chronologique et revient par moment sur l’affaire Dreyfus au travers de flash-back. De la dégradation de Dreyfus jusqu’à ce qu’il soit innocenté, le rythme reste constant et l’on ne décroche pas une seconde de l’écran. Le réalisateur nous montre bien ici une opposition entre une armée décadente et un homme engagé qui fait tout pour en restaurer les valeurs. Parfaitement dosé, moments de tensions et d’apaisements s’enchaînent sans soucis et l’histoire est réellement prenante. Malgré la réalité des faits, on trouve ici une véritable fiction dans le réel. Les dialogues sont également très intéressants, car remplis de double sens, amusants mais également il y a une conservation de la manière de parler de l’époque, ce qui ajoute une crédibilité supplémentaire au récit.

Le personnage du commandant Picquart est très attachant, on voit ici le portrait d’un homme d’honneur, qui fait passer ses principes au-dessus de son avis personnel. Le personnage se déclare lui même antisémite mais vient au secours de cet homme malgré ses origines juives. Les autres personnages gravitent autour du protagoniste de telle sorte que l’on en voit vraiment les défauts et la corruption. Cela renforce l’impression, particulièrement au début, que le personnage est seul face au reste du monde et donne ainsi encore plus de profondeur à son engagement dans cette enquête, des risques que cela présente pour lui. 

L’image de J’accuse bénéficie d’une palette de couleurs assez terne, mais cette esthétique lui sied à merveille et renforce l’immersion dans cette époque. De la même façon, les décors de la ville sont très peu colorés et donnent même parfois une image presque en noir et blanc. L’éclairage participe également à donner un aspect très photographique au cadre, on retient particulièrement les séquences en intérieur du film où la lumière entre de façon très intéressante dans l’endroit et subliment l’image. On retrouve au niveau de la musique une superbe orchestration par Alexandre Desplat. La bande originale correspond parfaitement à un film de ce genre, avec une composition très classique donnant de l’intensité, de la profondeur supplémentaire aux scènes. On note également par moment des passages plus modernes dans les moments de tensions, qui ne sont pas sans rappeler les films d’espionnages comme la série des James Bond. Les décors, les costumes et les personnages respirent un naturel très agréable, l’esthétique historique est très bien restituée et l’on n’est jamais déconcentré par l’aspect faux que l’on peut retrouver parfois dans les films historiques. 

Le film est dans son ensemble parfaitement réussi au niveau de son image, fort au niveau de son rythme, avec un personnage principal vraiment puissant, le tout souligné par une superbe musique. Cela fait de ce long métrage une réussite complète, tout en faisant réfléchir par les sujets qu’il aborde, comme la corruption de l’État, les lanceurs d’alertes, ou l’engagement personnel au dessus des conséquences que cela pourrait avoir sur nous.

Critique par Perissé Baptiste, 1° lycée Langevin
2020/02/12 07:40 #2019-jaccuse-47
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Dans son dernier film nommé “ J’accuse” ,sous forme d’un drame historique, Roman Polanski nous replonge dans une affaire qui a secoué la France, l’affaire Dreyfus. Adaptation directe du roman D. de Robert Harris, il emmène le spectateur dans l'enquête du lieutenant-colonel Picquart, interprété par Jean Dujardin, pour le rétablissement de la vérité…

A sa sortie en salle le 13 novembre 2019, J’accuse a fait l'unanimité pour la critique. Rien que pour la 45ème Cérémonie des Césars, il a fait l’objet de douze nominations comme celle du “Meilleur film”, du “Meilleur réalisateur pour Roman Polanski” ou encore celle du “Meilleur acteur pour Jean Dujardin”. Mais ce n’est pas tout, il reçut également des récompenses avec le Grand prix du jury et le Prix FIPRESCI de la Mostra de Venise 2019.

Le premier coup de maître de Polanski est d’aborder cette histoire hors-du-commun du point de vue du colonel Picquart. On ne se place pas du côté de la victime qui ne ferait que geindre sur son sort pour prouver qu’elle est innocente, mais dans une enquête captivante où Jean Dujardin se donne à merveille dans l’un de ses meilleurs rôles. Par sa manière éblouissante de jouer, par sa beauté des gestes, par sa rigueur dans le travail, il y prouve son plein engagement, il est touchant.

J’accuse est également un cours d’histoire, il est mieux que personne pour vous raconter cette affaire, même une personne qui ne connaît pas un mot de celle-ci , ressortira de la salle en connaissant quasiment son intégralité. Il nous fait bien prendre compte de l’importance de cette affaire sur le plan politique et militaire de la France, de la corruption qui y avait lieu, de la pesante présence antisémite ou encore de la non confiance envers les représentants de l’armée Française.

On peut souligner l’important travail du traitement de l’image, rendant l’image froide, humide, teinte de gris, mettant exactement le spectateur dans l’ambiance du lieu dans lequel se trouve Jean Dujardin. Les climats sont étouffants, le lieu de travail de Dujardin est angoissant, sombre avec une fenêtre qui ne s'ouvre pas. Même ses coéquipiers de travail semblent être figés dans le temps.

Avec J’accuse, Roman Polanski nous montre une belle performance. Le film est minutieux, passionnant, bien écrit et bien réalisé. Il réussit à faire découvrir au spectateur cette affaire faisant partie de l’histoire française habilement sans le brusquer. Toutefois, certains moments peuvent paraître “ comédie française “, avec Emmanuelle Seigner ( avec un jeu pas top ), qui montre les relations avec le colonel Picquart, qui ne font pas pas forcément avancer l’histoire mais qui ont plutôt tendance à endormir le spectateur. Mais avec des décors remarquables, une mise en scène exceptionnelle, J’accuse est un très bon film. Mieux ! Un chef-d’oeuvre, français !

Benjamin Fayula, 1° Lycée Langevin
2020/02/13 08:59 #2019-jaccuse-48
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
En 1894 à Paris, le capitaine Dreyfus, soldat juif de l’armée française, est condamné. Il est accusé de trahison et est envoyé au bagne. Cependant, le commandant Georges Picquart a des soupçons sur l’identité du coupable et, après une longue enquête et de nombreuses recherches, il apprend que le coupable n’est pas Dreyfus. Ses chefs lui demandent de ne pas dévoiler le véritable coupable mais Picquart ne cède pas : il veut que Dreyfus soit libéré et que la vérité éclate.

Ce long métrage réalisé par Roman Polanski en 2019 s’inspire de la lettre d’Emile Zola J’accuse et du roman D. de Robert Harris. Il se base sur une affaire (surnommée Affaire Dreyfus) qui a vraiment eu lieu. Cette affaire a déchiré la France de l’époque.
Certains points du long-métrage, tels que les décors, les costumes ou la musique sont très impressionnants. Ils permettent au spectateur de se plonger dans l’ambiance de l’époque et apportent du réel au film. Par exemple, les détails des costumes sont très importants dans cette histoire car ils permettent de montrer le grade militaire d’un personnage, son importance au sein du film… La beauté des décors permet également au film d’être plus plaisant. La première partie du film, qui met le contexte en place est plutôt longue, car il n’y a que très peu d’action. Le long-métrage devient intéressant lorsque Picquart découvre l’identité du véritable coupable et se bat pour faire connaître la vérité. C’est à ce moment que le spectateur est plongé dans l’intrigue. Dans cette seconde partie, le spectateur passe par différentes émotions comme le suspense, l’impatience… Les choix de réalisation poussent le spectateur à se poser différentes questions, même s’il est déjà au courant du dénouement : comment les personnages vont-ils réagir ? Que va-t-il arriver à Dreyfus ou Picquart ? …
L’affaire Dreyfus constitue l’intrigue principale de l’œuvre, cependant, d’autres histoires moins importantes par rapport à l’intrigue principale, alimentent le long-métrage et permettent d’apporter un côté vivant à l’œuvre. Elles permettent au public d’en apprendre plus sur le quotidien des personnages. Il est cependant dommage qu’il n’y ait pas plus de détails ou d’allusion au rôle d’Emile Zola dans l’affaire car le titre est clairement une référence à son œuvre J’accuse. Il aurait été intéressant de voir plus en détail les points de vue des autres personnages sur cette affaire car le film est surtout concentré sur Georges Picquart.

Ce long-métrage nous permet de connaitre le déroulement de l’affaire Dreyfus du point de vue de Picquart tout en faisant découvrir au spectateur le quotidien de l’époque. Il peut permettre au spectateur d’en apprendre plus sur l’affaire s’il connaissait déjà l’histoire avant de voir le film ou alors de lui faire découvrir de façon divertissante. Malgré ses défauts, le film reste très intéressant et les choix de réalisation apportent de la vivacité au film même si le début est plutôt long. Certains acteurs, en particulier ceux jouant des rôles secondaires, sont très talentueux et véhiculent beaucoup d’émotions à travers leurs personnages, ce qui rend le film encore plus plaisant.

Urban Mathilde, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/02/13 10:19 #2019-jaccuse-49
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
J’accuse, la folle histoire de l’affaire Dreyfus !

Pendant les douze années qu’elle dura, l’affaire Dreyfus marqua les actualités de son époque. C’est l’un des plus grands scandales militaires du XIXe ; il met en accusation le capitaine Alfred Dreyfus, pour trahison d’Etat et collaboration avec les Allemands. Immense scandale du XIXe siècle, qui expose au grand jour une injustice antisémite, ce film suit le colonel Picquart, à la tête de l’espionnage français, qui découvre que les preuves contre Alfred Dreyfus auraient été modifiées.

Cette erreur judiciaire a marqué l’Histoire, pour la raison qu’elle raconte la problématique de l’antisémitisme, toujours présent en France. Certains discours dans le film décrivent un pays qui serait envahi d’étrangers juifs… Ce qui a pour conséquence le rejet de toute la communauté juive.

Dans ce film, quand le colonel Picquart découvre une multitude de preuves qui attestent de l’innocence de Dreyfus, ses supérieurs lui ordonnent de ne pas révéler l’affaire. Pour eux, l’affaire est classée, Dreyfus est au bagne et contribue à assoir une propagande antisémite. La religion de l’accusé ne vaut pas la peine de ruiner l’assemblée. Bien qu’un appel en justice s’organise deux ans après le premier procès, la sentence décide malgré les preuves, d’exiler Dreyfus en Guyane.

Dans ce court résumé, ce que j’ai apprécié c’est que le réalisateur a choisi de mettre en avant les erreurs de l’armée, alors qu’elles auraient dû être irréprochables et cette volonté d’étouffer l’affaire malgré l’innocence d’Alfred Dreyfus. L’ambiance, les décors, les costumes du film, permettent un réel plongeon dans le XIXe siècle.
En revanche, ce qui m’a un peu gêné dans ce film, ce sont parfois des discours et des conversations un peu longs… Je pouvais en perdre le déroulé du film, très dense en informations.
Pour avoir eu connaissance du scandale avant d’assister à la séance, je constate que ce film m’a permis de mieux le comprendre, en racontant cette histoire du point de vue de ce colonel, à la recherche de preuves pour innocenter Dreyfus, malgré ses idées antisémites évoquées au début du film.

Mon opinion générale sur ce film, c’est qu’il vaut la peine d’être vu, pour tous ceux qui ne connaissent pas ce scandale emblématique de l’antisémitisme de l’époque.

Léo DIERE - TERA
Lycée des Métiers Arago- Nantes
2020/02/13 10:24 #2019-jaccuse-50
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
J’ACCUSE, L’HISTOIRE DE LA CÉLÈBRE AFFAIRE DREYFUS

« J’accuse » est un film sorti en 2019, réalisé et scénarisé par Roman Polanski. Ce film retrace l’histoire du capitaine Alfred Dreyfus, d’origine juive, accusé de haute trahison, est jugé coupable et exilé sur « l’île du diable ».
Après sa promotion, le lieutenant-colonel Marie-George Picquart, découvre que c’est un coup monté par ses supérieurs, que le vrai coupable, le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy, est toujours en liberté. Dans le film on voit l’enquête menée par le colonel Picquart jusqu’à ce qu’il rencontre le célèbre écrivain Émile Zola, qui accepte d’écrire dans le journal pour dévoiler la vérité à tout le monde dans son célèbre article: « J’accuse ».

Pour retracer l’ordre chronologique du film, je vais commencer par parler de la première scène, quand le capitaine Dreyfus se fait dégrader, devant toute la caserne militaire et même, à travers les barrières, des civils venus le huer. J’ai beaucoup aimé le temps que prend la scène pour l’arrivée des personnages, l’arrachement de ses grades et l’image marquante de son sabre qui se fait briser. Le visage de Dreyfus sur ce plan, du dégoût, de la tristesse nous fait apprécier toutes les émotions que le vrai Dreyfus aurait pu ressentir à ce moment-là de sa vie.
J’ai aimé chaque moment, où l’on découvre que les supérieurs du colonel Picquart son tous impliqués dans le coup monté, à chaque fois qu’il vient chercher de l’aide et qu’il a comme seule réponse d’abandonner l’enquête, on y découvre toute la supercherie de cette affaire.
Sans étonnement, la scène qui m’a le plus marqué est celle où on entend parler Émile Zola en voix off, qui accuse chacun des impliqués de l’histoire, où l’on voit un par un les concernés avec leur réaction par rapport à la vérité.

Pour conclure, ce que je pense du film, est que l’on s’identifie très bien à l’époque représentée, de par ses décors et par ses costumes. Le choix de Jean Dujardin était pour moi très étonnant car je ne le connaissais que dans des films comiques, et je ne le pensais pas dans un rôle sérieux mais qui lui correspond à merveille. Le seul petit défaut que je trouve à ce film, est que j’aurais préféré qu’il aille jusqu’au bout de cette affaire.
Malgré tout ce qu’a fait Roman Polanski de totalement incorrect, on ne peut pas lui retirer son talent pour la réalisation d’un film.

Julien Laudrain. TERA
Lycée des Métiers Arago. Nantes
2020/02/13 10:28 #2019-jaccuse-51
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
J’accuse est un film réalisé par Roman Polanski, retraçant l’affaire Dreyfus.
Ce scandale est l’histoire du capitaine Alfred Dreyfus (joué par Louis Garrel), un officier français de confession juive qui est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l’Allemagne. Le commandant Marie-Georges Picquart (joué par Jean Dujardin), personnage principal du film, promu lieutenant-colonel et chef du deuxième bureau, va découvrir aux fils de l’histoire que Dreyfus est innocent et que c’est le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy qui est espion pour l’Allemagne avec pour complice son adjoint Hubert Henry (jouer par Grégory Gadebois). Il va donc le faire savoir à ses supérieurs qui lui ordonneront d’étouffer l’affaire. Il va alors, au péril de sa carrière et de sa vie, se battre pendant douze ans.

J’accuse est un film passionnant, mettant en avant le commandant Picquart dans son combat de tous les instants, qu’il a menés pour défendre Alfred Dreyfus, faisant presque oublier son antisémitisme. Les décors et costumes sont magnifiques, ils nous plongent dans le monde et la vie quotidienne de la fin du XIX siècle. Les évènements montent crescendo, le suspense est même présent et nous garde en haleine jusqu’au final.
La fin du film est tout de même un peu contrariante selon moi, le dénouement de l’histoire, le retour d’Alfred Dreyfus à Paris et sa réhabilitation, sont un peu rapides et donc un peu décevante.

C’est un film que je recommande pour l’aspect historique, parce que c’est un scandale qui fait partie de l’histoire de la France, c’est un moyen plus facile de retenir et d’apprendre cette affaire. Ce film est un support pour la lutte contre l’antisémitisme. Au-delà de l’aspect historique de ce film, les personnages sont joués par des acteurs talentueux. C’est un film grand public, émouvant et intéressant que je recommande vivement!

Marion LERAY. TERA
Lycée des Métiers Arago. Nantes
2020/02/13 15:04 #2019-jaccuse-52
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Ce film est un mélange de genres, d’une part un film historique romanesque, de l’autre, un drame policier. Si les acteurs sélectionnés par Polanski ont déjà beaucoup de notoriété, l’émotion n’est pas toujours présente. Déjà, les transitions entre périodes historiques sont bien trop mécaniques et semblent irréalistes. On voit clairement les personnages vieillir dans l’histoire, mais le jeu d’acteur ne dépeint pas réellement la gravité de la situation, ni le sentiment d’impuissance qu’aurait ressenti Alfred Dreyfus. Nous sommes restées sur notre faim, en plus d’être irritées. Le film ne manque pas de scènes exceptionnelles. Prenons la scène d’ouverture, ici, le jeu d’acteur de Louis Garrel combinée à l’hostilité de la foule, provoque la chair de poule. Puis, Picquart est promu chef de la communication, et qu’il découvre les techniques d’espionnage utilisées à huis clos. Ces scènes sont captivantes et créé une attente. Nous aurions apprécié explorer davantage le fameux “Deuxième Bureau”. Les scènes qui sortent du lot sont trop peu nombreuses et noyées au milieu du reste.
Suite à la première scène, on s’attend à être bouche bée tout le long du film, pourtant un manque de suspense, d’innovation, provoque l’effet contraire ; c’est-à-dire frustration, ennui, à certains moments, nous sommes amenés à lever les yeux au ciel.
C’est un film irrégulier, asymétrique en général. Si le message véhiculé par Polanski est engagé : il raconte l’antisémitisme de l’armée française, de la France, et du colonel Picquart, elle ne l’est pas assez à notre goût.
Tilly HACKETT, Bethan WHELAN, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/13 15:35 #2019-jaccuse-53
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’accuse est un film de Roman Polanski sorti le 25 novembre 2019, adapté du roman de Robert Harris.

Le film raconte l’histoire qui a troublé la France à la fin du XIXème et au début du XXème siècle du point de vue de Marie-George Picquart. Alfred Dreyfus, d’origine juive, capitaine au sein de l’armée, est accusé de haute trahison car il aurait révélé des informations confidentielles aux allemands.
Le film commence avec la scène de dégradation de Dreyfus et la promotion du commandant Picquart au rang de Lieutenant-colonel et son accession malgré lui à la tête du service de contre-espionnage français.
Apparaissent dès lors, l’aspect thriller et film d’enquête sur Dreyfus. Picquart a un accès quasi-illimité aux dossiers secrets dont celui du jugement de Dreyfus. On comprend que Dreyfus est accusé par défaut, à cause de ses origines juives et alsaciennes.
Les scènes-clés, pour la plupart, sont dans des endroits clos à l’atmosphère étouffante. C’est le cas du bureau de Picquart à la fenêtre qui ne s’ouvre plus. Le bâtiment liée au contre espionnage est délabré et la zone semble accessible à tous puisque des détectives jouent aux cartes et que le gardien dort en permanence. La plupart des scènes en extérieur ont lieu dans des ruelles étroites ou dans des bâtiments.S’installe petit à petit, un sentiment d’oppression.
Picquart mène son enquête, de plus en plus seul puisque les généraux s’allient contre lui. Il devient un défenseur de Dreyfus alors qu’il était antisémite, car il ne supporte pas l’injustice. Cette insistance lui vaudra même l’exil en Afrique pendant un an. Il y a une gradation : après l'oppression, l’isolement.
Suite à l’Affaire, Dreyfus réintègre l’armée mais ne retrouve pas l’année perdue en prison sur l’Île du diable, il n’obtient pas le grade qu’il devrait avoir. Picquart quand à lui est promu Ministre de la Guerre et général. Les deux hommes ne se sont jamais recroisés par la suite. L’antisémitisme continue à être bien présent.

Melchior : Tout d’abord, ce film m'a énormément plu, non seulement pour la reprise de l’histoire, qui rend le film très réaliste mais aussi pour le choix des acteurs. L’enquête policière et le côté thriller m’ont tenus vraiment en haleine jusqu’au bout mais le choix des acteurs m'a fait tiquer. Utiliser des grandes figures de la Comédie Française, dans un film très sérieux alors que l’on à l’habitude de les voir jouer dans des films humoristiques, est un choix audacieux. Le jeu d’acteur reste excellent et talentueux.

Loucas : J’ai apprécié le film, son côté thriller et l’ambiance oppressante. On a l’impression de mener l’enquête aux côtés de Picquart. On ne voit clairement pas le temps passé. Je n’ai seulement pas compris l'intérêt de la relation entre Picquart et Pauline Monnier dans le film, je n’ai pas trouvé cela très intéressant. On retrouve bien l’ambiance fin XIXème début XXème. Je ne m’attendais pas à ce casting très Comédie Française dans un film sérieux.

Melchior Bénichou-Bessaguet, Loucas Cardoso, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/13 18:23 #2019-jaccuse-54
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse, un titre qui reflète cette poignante affaire faisant partie de l’histoire, mais aussi le titre de l’article que rédige Émile Zola qui parut dans le journal L’Aurore en 1898. Un réel article dans lequel le grand auteur apportait son soutien en reprochant à l’armée et au gouvernement d’avoir permis la condamnation du fameux capitaine Alfred Dreyfus, sans même être en possession de preuves appuyées, sous prétexte qu’il était juif, devenant donc pour la plupart des militaires antisémites un coupable idéal. Enfin, un film qui s’ouvre directement sur une scène forte, représentant de façon absolument remarquable la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus dans la cour de l’École militaire, à Paris, en janvier 1895. Un officier juif déclaré coupable de haute trahison par un tribunal de guerre, accusé d’avoir fourni des éléments confidentiels à l’ennemi allemand. Avec Louis Garrel, dans le rôle de Dreyfus, l’incarnant avec brio en délivrant un jeu d’acteur très convaincant. Ses insignes et épaulettes lui sont violemment arrachées, son épée est brisée en deux et sa médaille et sa casquette sont jetées à terre et piétinées. Situation qui représente pour un militaire le summum de la disgrâce. Une scène qui fait mal au cœur avec, derrière les grilles, une foule emplie de haine vociférant des insultes et propos antisémites. Dreyfus clame son innocence, en vain. Une fois le décor planté, Dreyfus est déporté sur l’île du Diable (Guyane), pour purger sa condamnation à perpétuité. Mais contrairement à beaucoup d’œuvres relatant l’affaire, le chef d’œuvre de Polanski ne raconte pas cette tragique histoire à travers Dreyfus. En effet, le réalisateur choisit de la raconter, mais de la montrer à travers le regard de celui sans qui elle n’aurait pas eu lieu, le colonel Picquart, un officier dégourdi et antisémite qui a décidé de placer sa conscience au-dessus de sa carrière et de ses préjugés. Un homme qui se préoccupa de la supercherie sur laquelle l’affaire repose durant 12 longues années. Un rôle majeur interprété par l’acteur de renommée qu’est Jean Dujardin, un choix judicieux, une interprétation du Colonel véritablement fantastique contribuant à cet effet d’immersion dans cette époque passée. Roman Polanski s’est notamment inspiré du roman éponyme de Robert Harris, ayant été un associé à l’écriture du scénario. Il met en lumière le point de vue d’un homme malheureusement méconnu du grand public étant toutefois le vrai héros de l’Affaire, peut être une sorte d’hommage au lieutenant-colonel Georges Picquart pour avoir fait preuve d’un tel sens de la justice et d’un état d’esprit admirable méritant d’être exposé. Un film se démarquant aussi grâce à ses qualités de mise en scène irrécusables et une reconstitution de l’atmosphère, des décors et lieux de l’époque méticuleusement et prodigieusement réalisée. Un agréable voyage dans le temps qui nous invite, nous spectateurs, à prendre part à ce féroce combat pour la justice. Un film imprégné d’histoire avec un budget colossal et un casting finement constitué, on en attend d’ailleurs pas moins de Polanski. Un ouvrage qui nous en apprend et qui clarifie le processus de cette considérable affaire, reflétant par la même occasion des problèmes comme l’inégalité, les différentes mentalités et la discriminations à l’époque. Avec J’accuse en salles dès le 13 novembre 2019, Roman Polanski signe un brillant film historique sur la plus célèbre affaire judiciaire de l’histoire de France, l’Affaire Dreyfus. Bien que certains laissent leur avis sur le réalisateur, se trouvant au cœur de polémiques actuelles pour des graves accusations, altérer leur jugement et impressions du film, cela reste une œuvre excellente valant réellement le coup d’être visionnée.

Anna Granet, 1° Lycée Langevin
2020/02/13 18:29 #2019-jaccuse-55
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse est un drame historique franco italien écrit par Alain Goldman et réalisé par Roman Polanski, paru en 2019 d’une durée de 2h12.
Roman Polanski, né Raymond Thierry Liebling (1933-    ) est un réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais, également comédien, ainsi que metteur en scène de théâtre et d'opéra.
Il a reçu de nombreuses récompenses, dont quatre César du meilleur réalisateur entre 1980 et 2014, une Palme d'or en 2002, l'Oscar du meilleur réalisateur en 2003, le grand prix du jury de la Mostra de Venise pour J'accuse en 2019...
Le réalisateur de Tess et du pianiste est l’un des plus grands du 7e art. 

Polanski a mis plus de 8 ans à sortir le film qu’il voulait car il ne voyait pas un acteur français pour interpréter le colonel picquart avant de choisir l’incontournable Jean Dujardin. 

J’accuse relate l’affaire Dreyfus qui a eu lieu en France de 1894 à 1906. 

L’affaire Dreyfus dura 12 ans et déchira la France provoquant un véritable choc. 
Dans cet immense scandale, le plus grand de la fin du XIXe siècle se mêlent erreur judiciaire, déni de justice, et antisémitisme. 
L’affaire est racontée du point de vue du colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre espionnage, va découvrir que les preuves contre le capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. 
A partir de cet instant, au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus. 

Le film offre une reconstitution très précise sur cette affaire. 
Il nous plonge dans le Paris de la fin du XIXe siècle comme si nous vivions à cette époque. Les rues de Paris sont très bien représentées. La couleur grise est dominante créant cette ambiance froide et blafarde que l’on retrouve tout au long du film. Au début, il y a un plan panoramique de droite à gauche, peu habituel, qui symbolise un retour sur l’Histoire. 

Les acteurs sont fabuleux dans leurs rôles notamment, le personnage de Picquart est fascinant. Malgré son antisémitisme il essaie de garder une vision impartiale sur Dreyfus et ne s’arrête pas aux rumeurs. Il n’hésite pas à se mettre en danger pour rétablir la vérité et à dénoncer les erreurs de son propre camp (l’armée) même s’il continue d’aimer l’armée et d’incarner sa grandeur. 
 
Nous suivons Picquart tout au long de son enquête. Les costumes sont recherchés, on reconnaît les personnages juste avec leurs costumes et leurs attitudes. 
Cette histoire mêle en parallèle une histoire d’amour entre Picquart et Pauline Meunier.

Son titre est une référence à « J'accuse… ! », article publié en 1898 par Émile Zola dans L'Aurore pour défendre le capitaine Dreyfus.
Le film fait l'objet de douze nominations pour la 45e cérémonie des César.

J’accuse obtient le grand prix du jury et le prix FIPRESCI à la mostra de Venise, mais n’est pas très bien accueilli lors de sa sortie en France où il donne lieu à des débats et des réactions politiques à l’échelle nationale d’autant plus que Roman Polanski est l’objet de problèmes judiciaires personnels.

Il y a une multitude de scènes qui nous a marqué comme lorsque Dreyfus se fait dégrader devant les autres soldats, en tant que militaire il subit la scène sans pouvoir réagir et se défendre.
 Celle où l’on voit les conditions de détention de Dreyfus dans la prison de l’île du Diable en Guyane, loin de chez lui, mis aux fers même dans son lit. Toute liberté est entravée, il est isolé…. 
Dreyfus est loin de s’imaginer ce qui se passe de l’autre côté du globe et que la France se déchire pour son honneur. 
Nous nous souvenons aussi de la scène où l’avocat se fait lâchement assassiné suivie par une longue course poursuite ainsi que la scène finale, marquante, illustrée par les retrouvailles de Picquart avec Dreyfus et la distance professionnelle qui les sépare.

Tout au long du film le spectateur peut être amené à se positionner dans cette affaire, et à se poser la question « si j’avais été à cette époque, de quel côté aurais je été ? ». 

Après avoir étudié l’affaire Dreyfus en cours d’histoire et avoir lu un roman inspiré par cette affaire. J’ai été intéressée de la retrouver sur un autre support qui m’a vraiment fait prendre conscience de l’ampleur de ce « scandale » historique. 

Nous avons un avis mitigé sur le film, d’une part nous avons été transportées par les décors et l’immersion totale grâce aux détails des costumes et des accessoires. 
Cependant, des plans séquences que nous avons pensé superflus nous ont fait trouvé le film très long.
Mais malgré tout ce film, très bien interprété et mis en scène, nous a quand même apporté une connaissance sur cette épisode de l'histoire de notre pays.

Eloïse Eon, Elsa Tchitchekian, 1° , Lycée Langevin
2020/02/13 18:38 #2019-jaccuse-56
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

J‘accuse est un drame historique franco-italien fondé sur des faits réels, réalisé par Roman Polanski, sorti le 3 novembre 2019. Ce film est une adaptation du roman historique « D. » écrit par Robert Harris, publié en 2013 , traitant de la très célèbre affaire Dreyfus, qui a eu lieu à la fin du XIXème sicèle. D’une durée de 132 minutes et réalisé par les sociétés Légendes Films et RP Productions, ce film révèle au grand jour et nous raconte l’histoire de l’affaire Dreyfus, qui avait autrefois fait polémique.

J’accuse met en scène le célèbre acteur français Jean Dujardin, dans le rôle principal du Commandant Marie-Georges Picquart, promu par la suite en tant que Lieutenant-colonel à la tête du deuxième bureau d’analyse et de renseignements français. En 1894, ce dernier va enquêter assidûment sur l’affaire appelée « Dreyfus », concernant l’officier Capitaine Alfred Dreyfus, de confession juive, qui fût condamné à la déportation à vie sur une île isolée pour avoir été le soi-disant espion allemand envoyé pour fournir à l’Allemagne des documents secrets. L’affaire classée résolue, le Commandant Picquart refuse d’accepter la sentence imposée à Alfred qui est selon lui, injuste, car les accusations sont fausses. Durant les douze années suivantes, le Commandant va suivre d’arrache-pied cette affaire pour faire éclater au grand jour la vérité, qui a bouleversé la France, et qui fera polémique dans le monde entier.

Que dire sur ce film merveilleusement bien réalisé avec un fond historique et polémique des plus intéressants ! L’affaire Dreyfus (fin du XIXème siècle), a été un bouleversement non seulement national, mais aussi mondial. En effet, cette affaire porte sur l’accusation à tort pour trahison sur le Capitaine français Alfred Dreyfus. Notons que ce dernier est juif, et que l’événement a eu lieu durant une période sociale difficile qui laissait place à une grande part d’antisémitisme. Accusé à tort, Dreyfus fut déporté sur une île isolée de tous pendant plusieurs années jusqu’à ce que le Lieutenant-colonel Picquart résolve l'affaire après maintes et maintes épreuves, qui lui ont valu une promotion et une reconnaissance éternelle de Dreyfus.

Premièrement, le visuel est incroyable. Le film est doté d'un réalisme des plus surprenants. Les nombreux plans d'ensemble nous plongent parfaitement dans l'ancienne ambiance parisienne. De plus, pour accentuer ce fait, les décors sont parfaitement réalisés et sont très représentatifs du Paris d'autrefois, avec ses ruelles étroites, ses grands boulevards, ses échoppes, etc. Les costumes sont aussi très bons. Prenons comme simple exemple les vêtements militaires que portent les différents corps de métier, comme celui du Commandant Picquart, des généraux ou mêmes des habitants de la ville. Tout y est pour nous plonger un maximum au sein de cet air parisien, en passant donc par les costumes, le langage très soutenu, le contexte historique, les sujets de discussions stratégiques et d'innovation de nouvelles armes, le matériel (cannes, appareil photo...), les calèches, jusqu'à la calligraphie des lettres ! Encore une fois, tout est parfaitement fidèle à l'époque.

Polanski nous plonge d'ailleurs directement dans cet univers rude qu'était l'armée. Le film commence par la dégradation du Capitaine Dreyfus, au milieu d'un grand bâtiment français, entouré de nombreux représentants, et d'une foule de gens hargneuse hurlant coupable et mort à Dreyfus pour avoir trahi sa nation. Ce dernier reste fier et droit, fidèle à son pays qu'est la France, pendant qu'un supérieur le déshonore en lui arrachant violemment et en piétinant ses insignes et symboles militaires. Dreyfus clame désespérément son innocence, mais il est hué. Cette scène d'introduction est particulièrement marquante pour la spectateur et l'a été dans l'histoire, Polanski nous donne directement les éléments nécessaires à la compréhension de l'intrigue principale.

J'ai trouvé aussi que politiquement, le film était très enrichissant. En effet, le réalisateur nous place dans la peau du Colonel Picqart, qui a donc un grade élevé et qui essaie, comme bon militaire juste et droit, de faire éclater la vérité. Seulement, les généraux ne veulent entendre cette vérité et font tous autant les uns que les autres des coups en douce. Trahison, mensonges et pièges sont les principaux thèmes de ce film. Même au sein de la bien nommée Justice Française qu'est censée représenter l'armée et la gendarmerie, les pires menteurs s'y cachent, simplement parce que Alfred Dreyfus est juif. Du moins, c'est ce que le spectateur pense. Alors, que faire de cette affaire ? Elle a été jugée, classée comme résolue, que la personne arrêtée soit innocente ou réellement coupable, ils s'en fichent. C'est ce que j'ai trouvé horrible, mais au final, c'est ce qui rend le film très accrochant car Picquart n'a que faire des ordres..! Alors, il va tout faire pour découvrir la vérité et va s'embourber dans des recherches qui vont l'obstiner puisque cela va durer douze années. De plus, on remarque aussi que le peuple est très influençable, mais aussi très effrayé par la puissance militaire, car quiconque osait délibérément contester l'avis politique sur cette affaire risquait la mort.


Pour ce qui est du son, rares ont été les musiques dans le film. On pourrait trouver cela ennuyant aux premiers abords, mais au contraire. Le fait qu'il n'y est pas de musique rend l'affaire accrochante car nous pouvons ainsi percevoir chaque bruit de pas, chaque voix, chaque chuchotements. De plus, lorsqu'une musique apparaît, ce sont lors de moments cruciaux, de dénouement, de ce fait, cela marque particulièrement les spectateurs. Comme par exemple, à la fin du film, quand les différentes figures de l'armée française ayant participer à « l'enfouissement » de l'affaire Dreyfus, lisent le journal nommé « J'accuse...! » de Émile Zola, la musique est très dramatique. Elle s'amplifie au fur et à mesure de la lecture du journal, les coups de tambour sont violents et nets, on dirait presque que la mort elle-même, par des pas lents et lourds, approche au rythme de la musique des véritables coupables de cette affaire.

C'est ainsi dire, ce film est un chef-d’œuvre. Moi aussi, J'accuse Roman Polanski d'avoir réalisé ce film qui m'a fait passé une séance incroyable !

Naïs Ollive, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 09:33 #2019-jaccuse-57
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'accuse, réalisé par Roman Polanski reprend l'affaire Dreyfus, du point de vue du personnage principal, très souvent oublié dans les manuels d'Histoire : le Colonel Picquart, incarné par Jean Dujardin. Le casting est solide, tous les grands acteurs de la Comédie Française sont rassemblés. Cela donne un film historique grandiose, calculé au millimètre près qui décrit les techniques balbutiantes de l'espionnage,.
Le film dépeint l'antisémitisme profondément ancré dans la société française de la fin du XIXè et du début du XXè siècle. Il renvoie une image néfaste de l'armée corrompue. La mise en scène rend le propos réaliste, fidèle à ce qui a pu se passer. Les décors, les costumes, les plans font la force du film, très propre, et très beau visuellement.
Cependant, J'accuse est très académique, voir monotone. Le film n'a pas vraiment de fond, de morale : il se borne à exposer les faits, sans prise de position. On peine à aller au-delà d'un spectacle prestigieux et un peu grandiloquent qui, contrairement à d'autres œuvres de Polanski, ne restera pas dans les mémoires.

Lisa Reix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/14 09:59 #2019-jaccuse-58
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Il a fait polémique en 2019 : voici enfin le film franco-italien J’accuse, de Roman Polanski. De 1894 à 1904, se déroulait un événement qui a marqué les esprits : l’affaire Dreyfus. L’affaire : un jeune soldat juif innocent est condamné et exilé pour trahison car il aurait divulgué des informations à l’Allemagne. Ce film nous raconte l’histoire du point de vue du Colonel Picquard, qui enquête sur la culpabilité de Dreyfus et qui va, finalement, prouver qu’il est innocent.

Malgré la célébrité du réalisateur, tout dans le film n’est pas admirable. Polanski a réuni tous les Grands de la Comédie française ( Louis Garrel dans le rôle d’Alfred Dreyfus, Grégory Gadebois pour le Major Henry ou encore Denis Podalydès dans le rôle de l’avocat) et d’autres grands acteurs français (Jean Dujardin dans le rôle du commandant Picard, Emmanuelle Seigner dans le rôle de Pauline Monnier ou encore Mathieu Amalric dans le rôle d’Alphonse Bertillon), pour finalement nous donner à voir un film dont les prestigieux acteurs ne sont pas forcément mis en valeur. On se demande alors : pourquoi tous ces acteurs ? Serait-ce pour donner une sorte de grandeur et de dignité au film ? Pour que tous les Français émettent un jugement mélioratif dès la prise de connaissance du casting ? Pourtant, on n’en demandait pas tant…
Cependant, nous admirons l’esthétique avec les décors que l’on ne cesse de regarder jusqu’au moindre détail. C’est le fil conducteur artistique du film qui mélange mélancolie des beaux objets et douceur et soin lorsque les officiers manipulent les rubans qui emballent les dossiers. On peut même percevoir une référence, un clin d’oeil à l’Art Déco, dans la sonnette et les parures de la porte quand Picard sonne à la porte de son ami. C’est cette ambiance un peu feutrée qui m’a portée tout le film, c’était très agréable à regarder.
De plus, Polanski a bien réussi à nous transmettre de fortes émotions lors de la scène dans laquelle chaque vrai coupable de cette affaire lit à voix haute la lettre J’accuse d’Emile Zola parue dans L’Aurore. On sentait, aussi grâce à la musique, l’ambiance pesante, le doute, la peur et même l’angoisse des responsables de la condamnation de Dreyfus. C’était un réel moment de tension pour le spectateur, et toute la salle a retenu son souffle.
Le réalisateur fait d’autres clins d’oeil au spectateur comme lors d’une des scènes de l’audience, quand les personnages montent les marches du tribunal. On a alors un plan fixe sur l’ascension, avec ces personnages qui saluent la foule, ce qui donne un aspect complètement décalé et ironique à la situation. Nous n’avions pas en face de nous des nominés en robe de cocktail, proches de la victoire, mais des soldats, intellectuels ou plutôt criminels proches de la victoire.
Ce film policier et historique, nous tient quelquefois en haleine.
Ce qu’il faut retenir de ce film, c’est finalement plus l’aspect esthétique de la reconstitution historique que l’intrigue ou la qualité émotionnelle.
Margot Perriot, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/14 13:58 #2019-jaccuse-59
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
Au nom de la Justice, « J’Accuse » de Polanki


« J’accuse » est un film de Roman Polanski réalisé en 2019, qui raconte l’histoire de l’affaire Dreyfus.
Une affaire qui restera dans la mémoire de la France.
Dans ce film, on suit le cheminement du Colonel Picquart qui lutte pour innocenter Alfred Dreyfus, le suspect qui est accusé de haute trahison envers le peuple français et l’armée.

Dans cette œuvre, le cinéaste n’a pas centré son film sur Alfred Dreyfus mais sur Picquart : on suit l’enquête sous l’angle de Picquart et non la situation du côté de Dreyfus.
Ce film s’installe dans le contexte historique de l’affaire Dreyfus, car on peut voir que les personnages sont habillés comme dans le temps. Les décors correspondent également à cette époque.
La mise en scène est explicite. Par exemple, une des premières scènes où l’on voit Dreyfus emprisonné sur l’île du diable, un plan travelling arrière nous montre l’isolement de Dreyfus. Il est perdu dans l’océan, au milieu de nulle part, à des kilomètres de vie.

Une autre scène qui m’a beaucoup marqué, c’est celle du colonel Picquart disant : « quelqu’un doit exposer toute l’histoire. En tant qu’officier actif, je ne peux rien écrire là- dessus » et à ce moment là, Emile Zola lui répond « vous non, mais moi si ! ». Cette scène montre pour moi que même si nous ne pouvons rien faire et il y a toujours une solution. À ce moment là, je comprends qu’Emile Zola, grand romancier français reconnu est comme un bouclier pour Dreyfus.

Pour finir une scène qui m’a choqué est celle du Général Raoul de Boisdeffre disant «Je ne veux pas d’une autre affaire Dreyfus » et là Picquart répond « Ce n’est pas une autre affaire Dreyfus, c’est la même !». Pour moi cette scène prouve que Picquart ne veut pas lâcher son combat pour innocenter l’accusé. Il veut prouver que l’armée est corrompue et qu’elle cherche à étouffer l’affaire.
Ce film nous fait penser à un film d’espionnage, grâce aux effets de caméra qui amène suspens et rebondissement comme lorsque Jean Dujardin compare l’écriture d’Esterhazy à celle du Bordereau. On voit que la caméra se rapproche pour démontrer que les écritures sont similaires.

Ce film est vraiment un très bon film. Allez-y et vous pourrez découvrir comment les Dreyfusards se sont battus pour redonner la liberté à un innocent.

Mickaël Abbad et Boussouh Mohamed
2020/02/14 13:58 #2019-jaccuse-60
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
« J’accuse »


J’accuse de Roman Polanski raconte le contexte historique de l’affaire Dreyfus car tous les personnages de l’histoire ont réellement existé y compris l’affaire en elle-même.
L’histoire se déroule à Paris, en France. Le film reconstitue les faits passés du personnage principal, Alfred Dreyfus, capitaine d’origine Juive.
L’armée française se rend compte que les allemands ont reçu des informations secrètes sur eux. Le premier soupçonné est le capitaine Dreyfus, parce qu’il est le parfait bouc émissaire. Dans un climat français antisémite, Dreyfus est un soldat de confession juive.
Le capitaine est jugé coupable, il est déporté en prison, en Guyane, sur l’île du diable où il est isolé dans une très petite maison en pierre.

Un an après Picquart un colonel, nommé à la tête du bureau des statistiques découvre au fur et à mesure que des manigances ont été faites. Tout un dossier à charge a été créé avec de fausses preuves pour inculper Dreyfus.

Dans le film, Emile Zola apparaît pour accuser l’armée française et plusieurs antidreyfusards. Pour les dénoncer, il écrit un article dans l’Aurore qui s’intitule « J’accuse », titre que Polanski a repris pour son film. Picquart trouve tout les arguments possibles pour faire sortir Dreyfus du bagne. Grâce à lui, en 1899 un nouveau jugement militaire déclare Dreyfus coupable avec des circonstances atténuantes. Il est innocenté et réintégré dans l’armée française en 1906.
Henry, coupable d’avoir fabriqué de fausses preuves, n’a pas été jugé car il s’est suicidé devant le déshonneur provoqué par l’affaire rendue publique. Esterhazy, le véritable espion s’en sort plutôt bien, et ne sera pas poursuivi.

Le véritable héros de ce film c’est Picquart car on suit l’enquête avec lui. Il est le seul à pouvoir et vouloir faire éclater la vérité pour que Dreyfus soit reconnu non coupable.

Salma Ait Biddouch et Amandine Benony, seconde bac pro commerce
2020/02/14 18:05 #2019-jaccuse-61
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Élodie Crosetti

J’accuse

Faut-il voir «J’accuse» le nouveau film de Roman Polanski ?
J’accuse retrace les événements lors de l’affaire Dreyfus, cependant, le film fait sa sortie dans un climat de tensions, le réalisateur étant une nouvelle fois accusé de viol. Il suffisait d’exclure [l’affaire Polanski]. Mais difficile de dissocier totalement l’artiste de son œuvre et surtout, difficile d’en faire la critique.
Le cinéaste franco-polonais remporte de nombreuses récompenses, nie toutes accusations à son encontre et son film est sujet à de nombreuses controverses.
Dans un cadre militaire, le film commence fort, directement plongé dans l’ambiance de cette époque, on assiste à l’accusation du juif Dreyfus qui se fait dégrader et qui réclame justice criant à une erreur judiciaire. Dreyfus est rapatrié sur une île isolée. La raison de son arrestation ? Une lettre fournissant des documents secrets à l’Allemagne est reconnue comme étant rédigée par Dreyfus. Il est alors condamné pour haute trahison envers l’armée et est considéré comme espion. C’est alors que le commandant Picquart, découvre la supercherie de cette accusation et tente de rétablir la véritable justice.

Dans ce film, il y a de très beaux plans, comme celui où nous voyons Picquart et le major Henry qui s’affrontent lors d’un duel d’escrime. C’est un beau plan car il est très symétrique et réunit un ensemble de couleurs assez clairs. Lorsque nous voyons le sang du major Henry, la couleur rouge ressort et est mise en valeur sur son costume blanc. Cela montre sa descente au enfer car il sera atteint à plusieurs reprises. Cette scène nous montre également le colonel Picquart représentant la vérité, qui abat le major Henry qui symbolise le mensonge.

La caméra subjective du colonel Picquart qui regarde à travers ses jumelles la terrible scène du retrait de Dreyfus de l’armée française est très intéressante. En effet, dès le début, nous établissons un lien avec Picquart que nous allons suivre tout au long de l’histoire.
Picquart nous permet d’être inclus dans l’histoire et nous aide à nous forger notre propre opinion à partir de ses recherches.

Il y a un fort contraste entre les couleurs sombres et claires. Cela permet de symboliser, par le biais de couleurs, les sentiments des personnages. Notamment lors de l’isolement de Dreyfus, le paysage est très sombre, terne et pluvieux ce qui symbolise sa mélancolie et son désespoir.

Il y a aussi des flash-backs qui nous permettent de mieux comprendre les évènements passés. Ils nous aident à rétablir la vérité concernant l’affaire Dreyfus.

Les décors sont très bien faits et représentent à la perfection le XVXème et le XXème siècles. Nous sommes plongés dans cette époque à travers les vieilles bâtisses et les calèches.

La forme employée par Zola sur la première page de L’Aurore est assez révolutionnaire. Cette séquence est tout simplement magistrale, elle marque un temps de victoire, tous les éléments pour rendre ce passage remarquable y sont présents, la bande son, la voix des accusés lisant eux même leurs accusations, les plans sur les différents personnages, tout cela s’enchaîne rapidement avec un véritable rythme dynamique. Le film est très bien pensé et même dans les moindres détails.
Le film est un chef-d’œuvre. Alors, faut-il voir « J’accuse » le nouveau film de Roman Polanski ? Non. On ne peut pas différencier l’artiste et son œuvre et encore moins l’homme de l’artiste. Ne connaissant pas vraiment les affaires dans lesquelles il était impliqué, les recherches effectuées jusqu’ici amène à dire :
J’accuse Roman Polanski le réalisateur, le fugitif, l’homme, l’artiste qui est accusé de viol sur Valentine Monnier âgée de 18 ans en 1975 ; Qui dans la même année aurait violé Marianne Barnard alors qu’elle avait 10 ans. J’accuse celui qui a été inculpé pour ses actes abusifs en 1977 aux États unis sur une fille de 13 ans Samantha Gailey qu’il a droguée, et violée. J’accuse Roman Polanski ayant reconnu sa culpabilité pour détournement de mineure, fugitif des États -Unis et qui ne peut trouver refuge qu’en France, en Suisse et en Pologne. Des pays qui l’accueillent et qui pourtant ne tolèrent pas les criminels. J’accuse celui qui a gâché la vie d’une enfant. J’accuse Roman Polanski, celui qui est accusé par de nombreux témoignages de viols de filles et de femmes de 9 à 29 ans. J’accuse toutes personnes qui séparent l’artiste de l’homme. Les actes commis, ont-ils été faits par son côté homme ou son côté artiste ? Pourquoi ces accusations graves qui pèsent sur lui, qui d’habitude ne restent pas impunies, ces actes condamnables deviennent inexistants lorsque cela touche les intouchables ? Oui, j’accuse l’homme et l’artiste qui ne font qu’un. Celui qui a abusé d’une fille de 13 ans est-il différent du Roman Polanski qui tourne des films ? Non, c’est la même est unique personne qui réalise des œuvres telles que «J’accuse» et qui commet ces actes odieux. J'accuse l’avocat de Roman Polanski, Hervé Temime qui affirme que toutes les accusations en dehors de l’affaire Samantha Gailey, sont «sans fondements». J’accuse ceux qui l’enrichissent par le visionnage de ses œuvres et dont l’argent va profiter à son blanchissement.

Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Élodie Crosetti, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:14 #2019-jaccuse-62
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Roman Polanski est un réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais, il a réalisé plus de vingt long-métrages. Il a été suite à la sortie de son film traitant de l’injustice « J’accuse » accusé de viol, en effet une actrice : Valentine Maunier l’a accusé de l’avoir violée en 1975, d’où la prescription des faits. Outre ces inculpations, Polanski va connaître en salle un franc succès suite à la sortie de son film et va recevoir de nombreuses récompenses telles que le prix du Grand Jury de La Mostra de Venise, ou encore le prix Lumières de la presses internationale 2020 en tant que meilleur réalisateur. Le film recevra également de nombreuses nominations notamment aux césars avec le césar du meilleur film 2020. Le titre du film « J’accuse » fait évidement référence à la publication d’Emile Zola à la une de L’aurore à l’époque de cette affaire dans laquelle il accuse les responsables de l’erreur judiciaire subie par Alfred Dreyfus.

Ce film se déroule au XIXème siècle et retrace en image l’histoire de Alfred Dreyfus un commandant de l’armée français de confession juive dans cette France antisémite et de son procès à travers le regard d’un homme : le lieutenant colonel Picquart incarné par Jean Dujardin. Dreyfus est accusé d’espionnage au compte du service de renseignements allemands, on l’accuse d’avoir transmis au pays voisin des informations secrètes concernant l’armement français. Alfred Dreyfus ne va cesser de clamer son innocence. Il sera reconnu coupable, ce qui lui coûtera la dégradation et sa déportation dans l’ile du diable au large de la Guyane. En mars 1896, le Colonel Marie-Georges Picquart alors nouveau chef du service de renseignement va démasquer le vrai coupable, un dénommé Esterhazy. Le Ministre de la guerre à cette époque refusera néanmoins la révision du procès. C’est alors que va débuter une confrontation sans relâche entre Picquart et une nation toute entière.

Ce film est en effet une réussite dans le domaine du cinéma, il a su nuancer les accusations dont pouvait faire preuve ces derniers temps son réalisateur Roman Polanski. En effet il retrace à la lettre et au détail prêt les évènements historiques tels qu’ils se sont déroulés et les met en image d’une manière grandiose. On remarque notamment la magnificence des décors et des costumes qui nous plongent au cœur de l’époque de cette affaire, tout est pensé jusqu’au moindre détail pour créer cette ambiance pesante. Les plans et l’utilisation de la caméra sont également maniés avec habilité, on peut notamment citer l’époustouflante scène d’ouverture du film lors de la dégradation d’Alfred Dreyfus en public, ce panoramique atypique de droite à gauche nous met immédiatement dans l’ambiance du film. Les musiques peu présentes viennent quant à elle rythmer le scénario lors de scènes marquantes notamment lorsque les hommes d’État et militaires vont découvrir et faire la lecture de la lettre ouverte de Emile Zola « J’accuse » parue dans l’Aurore, cette musique au rythme angoissant vient rentrer en parfaite adéquation avec le sentiment que Polanski a cherché à nous faire passer. Il n’est pas concevable de faire l’éloge de ce film sans parler du rôle incontournable de Jean du Jardin incarnant le lieutenant-colonel Picquart, en effet il crève littéralement l’écran, cette personnalité complexe est parfaitement interprétée par l’acteur qui pourtant n’a pas pour habitude de jouer de tels rôles. Jean Dujardin nous a offert sûrement sa meilleure prestation à ce jour, en effet Polanski lui a enseigné une manière différente de jouer et de jouer son texte, il l’a obligé à apprendre ses répliques par cœur au mot près, ce qui n’est pas la méthode habituelle de Jean Dujardin. Les autres acteurs incarnent également très bien leur personnage, notamment Louis Garrel jouant Alfred Dreyfus, ou encore Grégory Gadebois dans le rôle de l’imperturbable commandant Henry. En parallèle de cette réussite audio-visuelle, ce film nous porte également un message plus implicite, notamment avec la forte présence de l’antisémitisme tout au long du film, nous pouvons nous référer à titre d’exemple à la scène suivant la publication de la lettre d’Emile Zola, lorsque les citoyens vont brûler les journaux criant au complot juif, en effet à cette époque l’affaire va diviser la France en deux notamment avec le camp majoritaire des anti-dreyfusards (Pour la culpabilité de Alfred Dreyfus) et les dreyfusards (pour son innocence). Nous avons également la dénonciation à travers l’enquête de Picquart des erreurs judiciaires qui on pu être commises à l’époque. En dépit de la réussite incontestable de Polanski dans la réalisation de ce drame historique, nous pouvons avoir parfois avoir des scènes un peu longues n’aillant pas forcément d’intérêt narratif, de ce fait nous avons une fin qui aurait selon nous mérité une place plus importante dans le film, en effet nous ne voyons pas ce qu’il s’est déroulé entre la fin du procès et la scène suivante se déroulant bien plus tard la réhabilitation de Dreyfus, nous n’avons pas pu voir notamment comment Picquart a su s’élever au rang de Ministre, ou encore la décoration d’Alfred Dreyfus de la légion d’honneur.

En conclusion ce film reste un chef d’œuvre autant cinématographique qu’historique, il a su retracer avec précision le déroulement de cette affaire pourtant complexe, le tout merveilleusement mis en scène par un réalisateur expérimenté avec des décors et costumes très réussis. Ce film s’inscrit dans l’histoire du cinéma français et s’adresse à tout type de public amateur d’affaire et d’espionnage, il ne serait pas étrange qu’il soit diffusé plus tard à des élèves pour leur expliquer l’affaire Dreyfus. Nous recommandons.

Giribaldi Louca, Hublert Gwénaël, Meggy Achkouyan
2020/02/14 18:22 #2019-jaccuse-63
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
j’accuse est un film réalisé par Roman Polanski sorti le 13 novembre 2019 d’une durée de 2h12 c’est un thriller historique racontant les 12 ans de l’affaire Dreyfus. le film nous présente le commandant Picard ancien instructeur d’une école militaire qui est promu lieutenant-colonel et à la tête de section de renseignement de l’armée mais le lieutenant Picard va découvrir que cette affaire est une tromperie sans précédent

Le contexte de j’accuse se place juste après l’arrestation de Dreyfus pendant cette période la France connut une tension palpable beaucoup d’affaires d’espionnage sont traités dont celle de Dreyfus mais le lieutenant Picard vas essayer de démonter cette supercherie car il sait et il voit que le gouvernement essaie de cacher ces erreurs. il va dévoiler le vrai coupable et dévoiler à la France que l’armée Française est corrompue. En plus de cela la tension est encore plus prononcée car Émile Zola et beaucoup d’autres savants et écrivains rejoignent le combat de Picard , mais le combat prend beaucoup d’ampleur lorsque Émile Zola écrit J’accuse qui dénonce les travers de certaines personnes haut placées.

Outre le contexte le film est très bon il pose une ambiance assez pesante qui est nuancée avec une teinte de gris ce qui permet aussi de faire ressortir certains personnages quand ils sont habillés d’une autre couleur. Mise à part la photographie qui est très maîtrisée le montage aussi on enchaîne les événements de la découverte du fameux “bordereau” en passant par la découverte du véritable espion pour finir à un combat d’escrime très bien chorégraphié on ne s’ennuie pas et puis la prestation de Jean Dujardin qui est toujours excellent mais aussi la prestation de Louis Garrel qui interprète Dreyfus à la perfection.

Pour conclure ce film est une perle que ce soit au niveau de la romance que veut mettre Roman Polanski dans ce fait historique mais aussi à travers cette image qui est très bien choisie avec cette teinte gris qui montre des heures assez sombres de la France donc allez le voir !

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:30 #2019-jaccuse-64
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse est le tout dernier chef d’œuvre de Roman Polanski, un célèbre réalisateur qui a notamment fait China town,Tess et Rose Mary’s baby qui fut le film le menant au succès. 
Nous avons, avant la sortie, ouïe du scandale concernant ce réalisateur, mais nous avons décidé de seulement évoquer le sentiment de Polanski qui se dit être dans le même cas que Dreyfus, dans une accusation à tort. Pour le reste, nous décidons de passer outre l’affaire car nous voulions juger une œuvre et non son auteur, chose que bien des spectateurs ont du mal à concevoir. 

Roman Polanski touche à beaucoup de genres filmiques: policier avec China Town, drame et romance avec Tess etc; mais ici il s’attaque à un nouveau genre: le drame historique. Afin de comprendre ce film il faut donc comprendre l'élément historique qu’il traite, alors, nous avons fait le point. 
L’affaire Dreyfus est un conflit socio-politique de la 3eme République survenu en France à la fin du 19ème siècle. L’affaire portait sur une trahison faite par le capitaine Alfred Dreyfus qui sera finalement innocenté après 12 ans d’emprisonnement. Pendant ces 12 ans (de 1894 à 1906), la France est socialement divisée en deux camps: les “dreyfusards” qui pensent que Dreyfus est innocent et les «antidreyfusards ». 
Le film se place donc dans une époque bien particulière, comportant de nombreux conflits.J’accuse relate donc l’affaire Dreyfus du point de vue du colonel Picquart qui fut un véritable héros dans cette affaire mais qui fut  également totalement oublié.Au péril de sa carrière et de sa vie, cet homme va essayer de trouver le vrai coupable et ainsi réhabiliter Dreyfus au sein de l’armé. Étant à la tête du contre espionnage pour l’armée, il ne tardera pas à trouver le coupable et relancer l’affaire au niveau judiciaire…
J’accuse est un bon film part bien des aspects: les costumes et décors sont très réalistes et correspondent bien à la temporalité du film. Nous tenons de plus à saluer le jeu d’acteur de Jean Dujardin se plaçant dans le rôle principal, celui du colonel Picquart.
Le langage dans les dialogues correspond à celui de l’époque et doit être très dur à apprendre pour les acteurs.
Le film est fidèle à l’histoire mais avec un nouveau point de vue ce qui est très appréciable car il nous permet d’en apprendre plus sur le contre-espionnage, sur le contexte en France et sur les sentiments de l’armée et des Français face à cette affaire.
Le seul point négatif notable observé pour nous est sa fin un peu abrupte nous aurions aimé plus de détails sur la résolution de l’affaire pour Dreyfus mais également pour Picquart. 
En résumé, Polanski fait son retour sur un drame historique traité à merveille, avec des acteurs impliqués dans leur rôle qu’ils soient reconnus ou non, un film très détaillé mais qui déçoit par sa fin qui , pour nous; ne l’est pas assez.

Anaëlle Barrois, Nourry-Robert Salomé et Cédric Ortiz, 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:37 #2019-jaccuse-65
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse, un film de Roman Polanski célèbre réalisateur français connu aussi pour Le bal des vampires. Ce réalisateur étant sujet à de nombreux débats, nous prendrons soins de nous attarder uniquement sur son œuvre et non sur son histoire.

J’accuse est donc un film historique nous racontant l’affaire Dreyfus, célèbre scandale du XIXème siècle dû à des erreurs judiciaires et à de l'antisémitisme. Cette histoire a profondément marqué la France et notamment sa justice. Dreyfus, un soldat juif, est accusé de dissimuler des informations à l'ennemi allemand. Il est alors jugé puis exilé. Le Colonel Picquart, récemment promu capitaine du bureau de contre-espionnage, se rend compte que les preuves contre Dreyfus n'ont de preuves que leur nom. Il décide de mener son enquête à l'encontre des directives prononcées par ses supérieurs.

La scène d'introduction du film montrant le dépouillement de Dreyfus est très bien réalisée, les couleurs grises font ressortir l'aspect dramatique et le panoramique de droite à gauche, peu commun, nous montre l'aspect du film. Des retours dans le passé pour chaque preuve portée contre Dreyfus. Cette scène joue donc bien son rôle d'introduction pour ce film. 

On nous en met plein la vue et on nous annonce la couleur du film.

Ce film possède une qualité visuelle impressionnante, les couleurs généralement froides et sombres, nous plongent dans le contexte historique. Les positions de caméra sont astucieusement choisies. Le casting du film quant à lui est très bon, comme avec Jean Dujardin (célèbre pour ses rôles comiques tel que dans OSS 117) dans le rôle de Picquart. Cependant, Emmanuelle Seigner dans le rôle de Pauline Monnier, laisse à désirer et brise légèrement l'immersion. Le scénario est excellent, les répliques sont toutes pertinentes et très représentatives du mode de pensée de l'époque. Le film ne perd pas son temps et sa durée de 2h12 est amplement justifiée. L'exactitude historique est elle aussi impressionnante : les personnages, les dates, les lieux, tout y est. Le tout est très instructif et passionnant, même pour les personnes non passionnées de film historique.

La fin quant à elle est plus partagée, elle peut paraître un peu simple par rapport au reste du film, et l'on pourrait lui reprocher d'apparaître un peu trop tôt et donc de passer certains éléments de l'histoire. Mais il faut garder à l'esprit que ce film parle avant tout de l'affaire Dreyfus : continuer le film au-delà aurait été un hors sujet.

Un film très riche qu’on vous conseille de voir.



NEUVEGLISE Jules
DELAGARDE Elisa 1° Lycée Langevin
2020/02/14 18:47 #2019-jaccuse-66
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’accuse est un film historique français revenant sur les faits de l’affaire Dreyfus. Ce film de 2h12, est réalisé par Roman Polanski, réalisateur polonais qui connut la consécration dans les années 70.

Né le 18 août 1933 dans le 12ème arrondissement de Paris, Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski vit en France jusqu’en 1936, après quoi sa famille repart en Pologne. Le jeune Roman Polonski vit à Cracovie où il découvre le cinéma. Plus tard, il intégrera les beaux-arts. Après quoi en 1955, il est reçu à l’École nationale de cinéma de Lódz. Il commence à jouer dans des film. Son premier film a été fait en Pologne. Puis il s’installe à Paris où il connaîtra l’une des périodes les plus belles de sa vie. Après quelques films, certains récompensés par plusieurs prix et son premier film en couleur le Bal des vampires, où il rencontrera sa future femme Sharon Tate, Roman Polanski est repéré par un producteur américain. Ce producteur lui confie la réalisation de Rosemary’s Baby. Le film est un succès et est considéré comme un chef-d’œuvre de l’horreur. Après Carnage, l’adaptation de Carnage, la pièce de théâtre de Yasmina Reza, il décide de s’attaquer à un film plus ambitieux : J’accuse.

Lors de sa sortie, J’accuse a fait polémique, principalement à cause de son réalisateur. Mais le déclencheur fut une accusation d’agression sexuelle concernant Roman Polanski sur Valentine Monnier. En effet, en 1977,  Roman Polanski fut accusé de pédophilie sur une enfant de 13 ans. Plus tard, il fut exilé du territoire des États-Unis. En 2009, il fut arrêté et passa 2 mois en prison sur un mandat concernant l’affaire vieille de plus de trente ans.
Le film de Roman Polanski, j’accuse, nominé 10 fois aux César, a connu un chahut et, a été hué par principalement des femmes lui reprochant de faire un film non-légitime . Ce public est scandalisé par les nominations et les prix. Ce public a tort car devons nous juger l’œuvre d’un réalisateur sur sa vie privée. On doit séparer l’homme de l’œuvre. Outre ces accusations de viols et dont la haine des victimes est parfaitement fondée, Roman Polanski est un réalisateur culte avec plusieurs chef-d’œuvres à son actif. Parmi eux, on peut compter Rosmemary’s Baby (1968), Chinatown (1974), Tess (1979) ou encore son film considéré comme étant le plus personnel de la filmographie du réalisateur : Le Pianiste (2002).

J’accuse traite d’une des affaires les plus importantes et les plus scandaleuses du XIXe siècle : l’affaire Dreyfus. Ce film suit le colonel Picquart (Jean Dujardin) qui va, à la suite de son affectation au contre-espionnage, se rendre compte que les preuves qui ont accusé Alfred Dreyfus (Louis Garel) ont été fabriquées contre lui. Il essayera donc au péril de sa carrière de le réhabiliter.

J’accuse adopte un concept intéressant : il traite de l’affaire Dreyfus, mais pas du point de vue du condamné, mais vu par Georges Picquart. Cela renforce l’objectivité du film. Quand on regarde, J’accuse, on a l’impression d’assister à un cours d’histoire, dans le sens où ce film résume à la perfection l’affaire Dreyfus et, toute l’injustice dont il a fait les frais. Le film est divisé en deux parties : une partie où Georges Picquart va être spectateur, ignorant de cette enquête, restant passif devant cette injustice et, la deuxième partie où Picquart, qui dorénavant a accès à plus d’information, va agir. Ces deux parties sont marquées par un changement de rythme, c’est-à-dire que dans la première partie, le ton et le rythme est plutôt long, monocorde, on nous présente les choses, on apprend à connaître Picquart et, à partir de la deuxième partie, un changement de rythme va s’opérer : on passe d’un rythme long à un rythme plus fluide, plus entraînant. De plus, J’accuse compte un Jean Dujardin au top de sa forme pour nous interpréter un Picquart extraordinaire, juste et impartiale. Louis Garrel est méconnaissable en Alfred Dreyfus.
J’accuse est un film très immersif à l’ambiance légèrement oppressive, marquée par une esthétique noire très travaillée et par une histoire qui prend des airs de thriller aidé par un rythme haletant qui vous collera sur votre siège de cinéma.

Mathias Benahmed, 1° lycée Langevin
2020/02/15 12:18 #2019-jaccuse-67
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le drame Dreyfus, de la fin 19 ème siècle jusqu’au début 20ème, qui va secouer la France durant 12 longues années, remanié par monsieur Roman Polanski est bien plus qu’une basique reconstitution de l’affaire, mais belle et bien la meilleure reconstitution que l’on ait pu proposer à propos de ce sujet.
Avec une ouverture sur la dégradation de Dreyfus. Celui-ci est au centre de la cour de l’école militaire entourée de centaines de soldats, dont sûrement la totalité d’entre eux est antisémite, et se voit arracher presque tout son uniforme et briser en deux son arme. C’est donc en 1894 que L’officier Dreyfus est condamné à la déportation pour avoir fourni à l’Allemagne des documents confidentiels. Mais le lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart lui découvre que le réel coupable de cette trahison est Esterhazy qui est en vérité un espion Allemand et que son adjoint Hubert Henry était totalement averti de tout. Picquart est un homme d’honneur et n’accepte pas la supercherie, il refuse donc d’obéir à ses chefs qui lui ordonnent d’étouffer l’affaire mais il va persister jusqu’à ce que la vérité éclate au grand jour. On y voit un Jean DuJardin qui interprète le lieutenant-colonel Picquart consciencieux et très impliqué dans l’affaire. Ce film reprend absolument tous les éléments importants de l’affaire Dreyfus, de sa dégradation, en passant par l’enquête que va mener le lieutenant-colonel Picquart ainsi que l’exil de Dreyfus sur l’île du Diable, seul et isolé de tout et de tout le monde.
L’affaire est fabuleusement bien retranscrite ici. Louis Garrel qui interprète le personnage de Dreyfus y est bouleversant malgré le fait qu’il n’apparaisse que peu de fois dans le film, son personnage, je trouve, nous exprime assez bien les différentes émotions par lesquelles a pu passer Dreyfus.
Enfin, je dirais que ce film est un des meilleurs films que j’ai pu voir à propos d’une histoire tirée de faits réels.



MEFTAH Léa, 1° Lycée Langevin
2020/02/15 15:42 #2019-jaccuse-68
Lycée PRO André Honnorat, Barcelonnette, académie de Aix Marseille
J'accuse, de Roman Polanski


Les acteurs de ce film sont remarquables. Jean Dujardin incarne très bien le rôle du colonel Picquart et fait ressortir les qualités du personnage : sérieux, déterminé et honnête. Le spectateur ressent beaucoup d'empathie à son égard et s'identifie à son enquête pour défendre Dreyfus et la vérité.
Nous avons beaucoup aimé le jeu de Louis Garrel : le spectateur ressent des émotions très fortes quand il se fait juger puis dégrader. La toute première scène, qui montre l'humiliation de Dreyfus, avec le décor de la cour des Invalides, les plans sur la foule qui assiste à la scène, la violence des insignes arrachés, est très bien filmée et plonge directement le spectateur dans l'ambiance glaçante de l'époque.
Le commandant Henry est antipathique à souhait. Très présent dans le film, il est intéressant car il garde beaucoup de secrets.

Le film est un peu long, cependant le rythme est assez soutenu car les scènes s'enchaînent vite. L'enquête judiciaire apporte du suspense car on a envie de voir la vérité éclater.

Cependant le film est trop centré sur l'enquête et moins sur les émotions des personnages, et cela est un peu dommage. Nous aurions aimé que le réalisateur se centre davantage sur la psychologie des personnages, sur ce que ressent Dreyfus, sur la douleur de sa famille, sur les difficultés des Juifs de France à cette époque.

Nous aurions aussi aimé davantage d'action. A part lors de la scène du meurtre et du duel au sabre, on peut dire que le film manque de scènes d'éclat pour des jeunes spectateurs.
En outre, certains d'entre nous ont pu avoir du mal à s'intéresser à l'enquête qui est déjà résolue : la contre-enquête apparaît comme répétitive.

Les couleurs du film sont très sombres, comme pour donner un grain ancien à l'image et nous plonger dans la lourdeur et la violence de cette société. Il n'y avait aucun moment joyeux dans ce film, même lors de la demande en mariage. Ce côté sombre nous a plu car il plonge le spectateur dans une ambiance lourde, mais captivante.
Les décors et costumes sont superbes et très fidèles au contexte de l'époque. Nous avons aimé que le film soit une reproduction historique qui nous plonge dans le passé de la France. Nous comprenons mieux d'où nous venons et les progrès accomplis par la société.

Par ailleurs, nous avons beaucoup appris sur cet événement historique important qu'est l'affaire Dreyfus et sur l’antisémitisme en général. Nous nous sommes rendu compte que le devoir de mémoire est primordial car les jeunes générations ont vite fait d’oublier l’affaire Dreyfus.

Nous avons aussi beaucoup aimé voir la vie quotidienne en France en cette fin du 19e siècle : les déplacements en calèches, l'absence de loisirs dans la société, la faible importance accordée à la vie familiale... Nous nous sommes accrochés à des petits détails qui montrent que la société a beaucoup changé : les gens fumaient en permanence, ils se vouvoyaient tous, les rapports humains étaient froids et hiérarchisés. Les différences de classes sociales étaient très marquées : le peuple d'un côté, les classes aisées de l’autre... De nombreuses personnes étaient antisémites sans aucune honte et affirmaient tout haut des propos dégradants qui ne seraient plus du tout acceptables aujourd’hui. En mesurant cette évolution, nous avons réalisé à quel point nous sommes chanceux de vivre dans la société d’aujourd’hui, et c’est pour nous une des leçons importantes du film.
2020/02/16 16:31 #2019-jaccuse-69
Lycée Jean Rostand, Caen, académie de Caen
« J’accuse » de Roman Polanski : un thriller historique qui ne laisse pas indifférent…

Le film « J’accuse », réalisé par Roman Polanski est sorti le 13 novembre 2019. C’est un film historique qui retrace la célèbre Affaire Dreyfus. L’affaire est racontée du point de vue du colonel Picquart admirablement interprété par Jean Dujardin. Le colonel Picquart, nommé à la tête du contre-espionnage, découvre que les preuves avancées contre Dreyfus (Louis Garrel) sont discutables et ses soupçons s’orientent vers le commandant français Esterhazy interprété par Anton Walbrook. Picquart commence alors à mener un long combat pour prouver l’innocence de Dreyfus et identifier le vrai coupable quitte à mettre sa carrière et sa vie en danger.

Le film s’ouvre sur une scène poignante : nous assistons en effet à la dégradation du capitaine Dreyfus accusé de trahison. Sous les regards hostiles de nombreux membres de l’armée d’un côté et du peuple de l’autre, Dreyfus se fait déposséder de ses signes d’appartenance à l’armée. Nous sentons une tension très forte liée à la lenteur de la scène et au silence qui règne et qui contraste avec le grand nombre de spectateurs de cette dégradation. A ce moment-là, Roman Polanski a choisi de faire un plan fixe puis un travelling gauche. Nous avons ainsi l’impression que Dreyfus est écrasé par la masse et par le poids de l’injustice et nous ressentons une grande pitié pour cet homme qui, malgré l’humiliation, lutte pour tenter de rester digne. Le dernier plan de cette scène, qui s’arrête sur les attributs du soldat (boutons, sabre brisé…) éparpillés sur le sol, est particulièrement frappant. C’est à cet instant que nous prenons réellement conscience que Dreyfus, qui a consacré jusque là sa vie à l’armée, a tout perdu…

Dès cet épisode de la dégradation, l’antisémitisme se manifeste avec force au travers des cris du peuple qui se bouscule derrière les grilles mais surtout au travers des remarques et des attitudes de certains gradés qui semblent particulièrement déplacées et choquantes dans ce moment de grande solennité. Grâce au flashback sur un échange entre l’élève Dreyfus et le professeur Picquart, nous comprenons rapidement que le colonel Picquart est lui aussi antisémite. En effet, l’élève Dreyfus demande au professeur pourquoi ce dernier lui a mis une si mauvaise note, il veut savoir si c’est parce qu’il est juif. Le colonel Picquart ne se cache alors absolument pas de ne pas aimer les Juifs mais affirme qu’il ne lui a pas donné une mauvaise note pour cela car il sait distinguer sa vie personnelle de sa vie professionnelle. En insistant sur l’antisémitisme de Picquart, Roman Polanski rend encore plus honorable le combat du colonel pour lutter contre l’injustice. Picquart est présenté comme un homme capable de mettre ses idées de côté pour rétablir la justice. Roman Polanski nous montre aussi qu’à cette époque, beaucoup de français sont antisémites. Cependant, Polanski exagère la haine des Juifs, notamment avec à la scène de l’entrée au tribunal où toutes les personnes hurlent contre Dreyfus alors que la France de l’époque était coupée en deux. La place importante que prend l’antisémitisme dans le film renforce l’horreur de l’injustice à laquelle Dreyfus est confronté et la rend encore plus révoltante.

Le film est construit de manière rigoureuse. De nombreux retours en arrière reviennent sur des éléments déterminants du procès, ces éléments s’opposent à de nouveaux éléments découverts par Picquart. Ils permettent peu à peu de lever le doute sur la culpabilité de Dreyfus et nous avons vraiment l’impression d’accompagner Picquart dans ses recherches et ses découvertes. Comme lui, nous sommes révoltés contre l’injuste emprisonnement de Dreyfus. La tension monte encore d’un cran quand Picquart va voir ses supérieurs pour leur demander de réviser le procès et que ces derniers lui disent d’abandonner l’Affaire. Nous oublions un peu Dreyfus et sommes de plus en plus inquiets pour Picquart car nous nous rendons compte qu’il est pris dans un engrenage. Il se met en danger et entraine avec lui tous ceux qui l’aideront. Lorsque Picquart rencontrera le frère de Dreyfus et Zola, il ne pourra plus faire marche arrière…

« J’accuse » est un film saisissant et passionnant qui nous replonge au cœur d’une des grandes luttes de l’Histoire contre l’injustice. Le travail d’historien est important et le film assez fidèle à la réalité. Le film bénéficie d’une construction rigoureuse. Les alternances entre l’enquête dans le présent de Picquart et les retours en arrière sur les moments du procès de Dreyfus nous permettent de découvrir peu à peu cette histoire et de parfaitement comprendre l’origine de cette « erreur » judiciaire et les obstacles qu’il a fallu surmonter pour innocenter Dreyfus. Dans la deuxième moitié du film, nous tremblons pour ceux qui luttent pour faire sortir Dreyfus du bagne. A une époque où l’antisémitisme est encore d’actualité, « J’accuse » est un film à ne pas manquer…

Marine PLAY, 2nde 8, Lycée Jean Rostand, CAEN.
2020/02/16 16:36 #2019-jaccuse-70
Lycée Jean Rostand, Caen, académie de Caen

Accusé à tort

« J’accuse » est un film de Roman Polanski. Il raconte une partie de la vie de Alfred Dreyfus, interprété par Louis Garrel, capitaine d’armée accusé d’avoir livré des documents secrets aux allemands. Celui-ci est polytechnicien, il est juif d’origine alsacienne. Durant son apprentissage, il soupçonne son professeur nommé Picquart (par Jean Dujardin) qui est antisémite, de lui mettre une mauvaise note parce qu’il est juif.

Une fois accusé, Picquart devient le responsable de l’affaire Dreyfus et découvre qui a donné les documents officiels aux allemands et aurait dû être arrêté. Il doit donc faire appel à des connaissances pour être écouté. Émile Zola l’aide en écrivant un article dans le journal. Picquart met plusieurs années à prouver qu’il a raison et que Dreyfus n’est pas coupable.

Le réalisateur exagère la haine portée vers les juifs. Lorsque Dreyfus entre dans le tribunal, la foule entière l’insulte alors que la moitié de la France lui était favorable. On peut aussi sentir la haine de Zola quand il se propose pour écrire dans le journal et qui il accuse et pourquoi. Ces deux moments renvoient à un sentiment d’injustice, les juifs sont constamment persécutés.

Pour la première scène le plan est fixe et est aussi un plan d’ensemble, il y a un silence total, ce qui y installe une certaine tension. Puis il y a un travelling gauche lent avec des bruits de pas ce qui donne une sensation d’un effet de masse. On y voit le haut d’un bâtiment ainsi que de la Tour Eiffel, ce qui nous indique que nous sommes à Paris.

Arrive ensuite la scène où Dreyfus se fait arracher ses boutons, briser son épée, enlever ses médailles, devant une très grande foule. Ce qui augmente le sentiment d’humiliation que doit ressentir le personnage. Le plan est rapproché ce qui donne la sensation d’être oppressé, écrasé. Le fait qu’il n’y ai aucun bruit accentue cette sensation et donne l’impression de vraiment vivre la scène, de faire parti du film.

Je recommande d’aller voir le film « J’accuse » qui est sorti le 13 novembre 2019 au cinéma, parce qu’il est très bien réalisé, la colère et la honte sont des sentiments très bien renvoyés aux spectateurs. De plus cette histoire est tirée de faits réels que tout le monde ne connaît pas et qui peuvent élargir nos connaissances.

Sarah VEILLON, 2nde 8, Lycée Jean Rostand de CAEN.
2020/02/17 09:09 #2019-jaccuse-71
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
En 2019, Roman Polanski sort un nouveau film, J’accuse. En 1894, la France est bouleversée par la terrible affaire Dreyfus. Ce dernier est accusé de haute trahison envers l’Etat Français pour collaboration avec l’ennemi prussien, communiquant des positions militaires d’artilleries. Le commandant Picquart va tout faire pour découvrir le vrai coupable de cette affaire à ses risques et périls... Ce film ressemble en tout point à un thriller avec une enquête à suspense et des morts.
Les personnages sont pittoresques. Picquart est un officier militaire de l’artillerie qui devient colonel du renseignement pour l’armée française. Le second personnage important du film est Dreyfus, celui qui est désigné comme coupable. Plusieurs plans montrent l’île où il est prisonnier et les mauvaises conditions de vie du personnage. Le colonel Henry est un militaire du renseignement français qui, jusqu’à la fin, soutient l’idée que Dreyfus est coupable.
J’accuse propose un excellent travail de reconstitution historique en costumes d'époque ce qui nous permet de plonger à la fin du XIXé siècle. Plusieurs scènes nous ont frappés. Quand Dreyfus est envoyé sur l’île du Diable, un même plan répété plusieurs fois avec une prise de vue de plus en plus éloigné mettant en évidence l’immensité de la mer, montrant l’impossibilité de fuir, dans une île isolée de tout contact avec le monde. L’image du suicide du témoin dans sa cellule, courte, choque par la construction autour du sang. De même, dans la scène du duel, le sang ressort sur le blanc des chemises et la luminosité du matin.
La musique accompagne les actions et nous aide à entrer dans l’histoire. Elle contraste avec certaines scènes silencieuses. Le spectateur se concentre alors sur les différents sons. La scène dans l’église illustre cette idée. La musique s’arrête lorsque Picquart entre dans le bâtiment où il doit récupérer des documents. Grâce aux bruits des pas, on reconnaît les différents personnages et on les suit dans leurs déplacements. Le grincement de la porte marque leurs entrées et leurs sorties. Cela nous permet de ressentir la tension du personnage en attente. On a aussi des bruits percutants comme le coup de feu accompagnant la mort de l’avocat. Cela marque le retournement tragique de situation précédant la perte du procès.
Le film joue avec nos émotions. On n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et les transitions rapides cassent l’émotion dès qu'elle apparaît. Par exemple, lors de la publication de la lettre ouverte J’accuse de Zola dans L’Aurore, on est entraîné avec les Français qui se révoltent et brûlent ses livres, cependant cette colère retombe très vite avec une transition rapide et sèche vers la scène suivante. Idem avec la scène de l'assassinat de l’avocat.
Durant cette affaire, la discrimination joue un rôle important, Dreyfus étant accusé sans réelles preuves simplement parce qu'il est juif. Malgré son antisémitisme, Picquart fait tout pour dénoncer cette injustice et l'innocenter. Cela ne veut cependant pas dire que la discrimination disparaît car à la fin du film Picquart à le grade qu'il aurait dû avoir sans ses années de prison alors que les années de Dreyfus ne sont pas comptabilisées. De plus Picart refusera d'accéder aux requêtes de Dreyfus et les deux ne se reverront qu'une seule fois.

Maëlle : J’ai bien aimé ce film avec une esthétique riche et bien travaillée. Cela nous permet de redécouvrir une affaire extrêmement connue d’un oeil nouveau. Cependant je suis un peu déçue et frustrée, malmenée par la mise en scène des émotions.
Nicolas : Très bon film sur une grande affaire de la IIIème République. Mais je pense que le rythme du film était trop lent sur les scènes amoureuses et trop rapide à d’autres moments.
Nicolas Brunet et Maëlle Garant, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/02/17 09:37 #2019-jaccuse-72
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Avec J’accuse Polanski fait dans le grandiose. Il nous plonge dans la France de 1894 à 1906, la France de l’affaire Dreyfus. Le scandale judiciaire nous est présenté du point de vue du Colonel Georges Picquart, antisémite et patriote au début du film, c’est son sens aigu de la justice qui le pousse finalement à mettre en lumière les failles du dossier incriminant Alfred Dreyfus. Le film présente une distribution impressionnante dont certains noms de la Comédie Française. Le jeu remarquable de Jean Dujardin donne une posture de grand Républicain au personnage du colonel Picquart, ce dernier ne lâchera rien face à l’injustice même s’il doit payer de sa vie. Quant à Louis Garrel, il interprète avec brio l’impuissance et le désespoir de Dreyfus face aux tractations malhonnêtes au sein de l’armée et à une montée fulgurante de l’antisémitisme. La passion amoureuse entre Picquart et Pauline Monnier (interprétée par Emmanuelle Seigner) est pour moi le reflet d’une période passionnée et de l’intensité avec laquelle les personnages vivent cette affaire. Mais avant tout, la grandeur du film réside dans la somptuosité des décors et des costumes. Les couleurs foncées dominent largement sur tous les plans, c’est donc le Paris gris du XIXème siècle qui nous est exposé. L’autoritarisme et la rigueur de l’armée transparaissent à travers la symétrie des plans. C’est donc l’esthétique du film, plus que l’affaire juridique laissant peu de place à la surprise, qui place le film à un tel niveau de maitrise du 7ème art.
Elodie Figea, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/02/17 10:04 #2019-jaccuse-73
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'accuse, est un film réalisé par Roman Polanski, diffusé pour la première fois au cinéma le 13 novembre 2019 . Ce film que l'on peut qualifier de thriller, de drame ou encore de film historique retrace un véritable scandale de l'armée et de la société française : L'affaire Dreyfus. Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. S’y mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.
L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, découvre que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
Parmis les acteurs de ce films sont présents de nombreux acteurs de la Comédie Française.
Quand on entend “un film qui retrace un fait historique” on a tout de suite peur de « s'ennuyer » car nous connaissons déjà la fin de l'histoire. Pourtant, ici, le fait que l'histoire soit racontée du point de vue du Colonel Picquart la rend humaine. De plus le rôle de Picquart est parfaitement joué par Jean Dujardin.
Comme tout élève français, j'ai étudié l'affaire Dreyfus mais je ne connaissais pas tous les personnages.
Le soin apporté à la mise en scène, la lumière, les cadrages est particulièrement remarquable dans ce film, ce qui nous plonge donc dans la vie quotidienne et le décor de l'époque.
Cependant, je trouve que ce film manque d'émotions, nous ne ressentons pas de sentiments fort, ce que je trouve particulièrement dommage... Mais je le recommande tout de même !
Clémence Pagnat, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/02/17 10:41 #2019-jaccuse-74
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Je dois dire tout d’abord que j’attendais beaucoup ce film, je suis passionné d’histoire. Voir qu’un film à gros budget s'intéresse à un sujet tel que l’affaire Dreyfus m’a ravi. J’attendais donc le film au tournant quant à sa représentation du cadre historique et j’ai été transporté !
Les décors m’ont vraiment impressionné et j'ai été ébloui par le soin apporté aux détails des costumes (broderies, tissus, accessoires) et aux lieux (affiches dans les rues, mobilier des pièces et matériel). Le film apporte un grand soin aux images qui portent l’histoire. Le spectateur qui est complètement transporté à une autre époque. L’atmosphère de la troisième république au tournant du siècle, prend corps : une armée rancunière et dont tous les regards se tournent vers l’Allemagne pour laver l’affront de 1870, un état major qui protège coûte que coûte un coupable et accable un innocent, une société divisée qui s’entre déchire entre Dreyfusard et antidreyfusards et finalement une armée française qui mérite bien son surnom de “ Grande muette”. La force militaire est maintes fois mise en scène avec de nombreux plans symétriques en grand angle axés sur les couleurs bleu, blanc et rouge, des drapeaux, des uniformes et des costumes en général. Ces grands plans avec de nombreux personnages à l’écran montrent à la fois la puissance de l’armée et son entêtement à rester fixée sur ses positions, cela renforce l'héroïsme de Picard qui paraît bien seul pour faire éclater la vérité face à toute une institution.
Affaire Dreyfus oblige, le film retranscrit les temps forts : la dégradation de Dreyfus, son “procès”, et sa détention. La narration prend le parti de ne dévoiler les événements qui précèdent le film qu’au fur et à mesure et par flashbacks, l’histoire ne tourne alors que sur ce qu’on donne à voir au spectateur et ce qu’il sait de l’affaire Dreyfus.

A l’inverse de ce que le titre laisse penser Emile Zola ne tient qu’un rôle secondaire dans l’histoire. Le film parvient à nous faire redécouvrir la grande histoire par le biais d’un héros oublié de cette époque troublée : Georges Picquart qui met en péril sa vie et son poste pour faire la lumière sur l’affaire. J’ai vraiment apprécié que la narration tourne autour du point de vue de ce personnage méconnu. Ainsi, le spectateur est tenu en haleine. Comment imaginer qu’il survive jusqu'à la fin ?
Le film prend soin de ne pas laisser le spectateur interprét, tout est expliqué. Cependant, comme il est rythmé, ce didactisme ne lasse pas.
Le film remplit les deux tâches pour lesquelles je l’attendais : d’une part, expliquer et enseigner l'affaire Dreyfus, d’autre part capter l'intérêt du public et le transporter dans l'Histoire.
Téo Cherlonneix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/17 16:39 #2019-jaccuse-75
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'accuse est un film de 2h12, sorti en 2019, racontant un moment important de l'histoire. En effet il retrace les évènements de l'Affaire Dreyfus à partir de 1894. Le film commence par l’accusation de Dreyfus pour haute trahison et une scène forte où il se fait dégradé à l'école militaire. Nous le voyons au bagne, et assistons aux différents procès.
Le film se déroule du point de vue du Colonel Picquart, qui souhaite rétablir l'ordre en trouvant le vrai traître dans l'armée et faire réintégrer Dreyfus. C’est un personnage intéressant puisque moins connu de l’affaire.
J’accuse est un thriller. A partir d’une lettre recomposée, l’enquête progresse et montre que Dreyfus est accusé à tort. Les personnages expriment peu de sentiments, ce qui accentue l'ambiance “enquête de police” hyper-réaliste. Les décors d’époque nous plonge dans la société française au tournant du siècle, antisémite et injuste.
Cependant, l’histoire d’amour autour de Picquart n’a pas grand intérêt. J’ai regretté que J'accuse ne nous offre pas de vue sur le procès proclamant Dreyfus innocent. Cependant, malgré les moments coupés, le film reste compréhensible et d’une durée raisonnable.
Gaëlle Bichon, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/18 09:31 #2019-jaccuse-76
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’accuse, un long métrage de Roman Polanski de 2019, est un film portant sur la vie du capitaine Alfred Dreyfus. Ce dernier est un juif recruté dans l’armée française. Son commandant, Marie-Georges Picquart, vient le soutenir dans les pires années de sa vie.

La première scène capte l’humiliation d’Alfred Dreyfus, dégradé après avoir été accusé de haute trahison pour collaboration avec l’ennemi. Cette scène nous plonge dans l’ambiance tendue. Nous avons pitié de Dreyfus quand il se met à crier son innocence.
Pourtant, ce n’est pas Alfred Dreyfus le personnage principal. Nous voyons la scène puis l’enquête visant à prouver son innocence à travers les yeux du commandant Picquart.
Marie-Georges Picquart est le professeur de Dreyfus à l’académie militaire.
Le contexte historique est rendu de manière très réaliste, on voit ainsi la montée de l’antisémitisme.

Au niveau de la mise en scène, il n’y a rien à reprocher à Polanski, le film illustre bien la vie d’Alfred Dreyfus pendant ses procès ainsi que ses condamnations. Il montre également les obstacles que Marie-Georges Picquart a dû surmonter pour rendre la justice. Il montre bien évidemment, la lettre ouverte d’Emile Zola d’où est tiré le titre de ce film : J’accuse, dans l’Aurore ce qui marque le début des procès.
Les acteurs sont principalement issus de la Comédie Française. Peut être Polanski a-t-il simplement voulu affirmer sa marque, ou peut-être cherche-t-il à attirer une audience plus large !

Ce film m’a vraiment bouleversée. J’ai ressenti de la pitié pour Dreyfus, de la colère envers le jury de l'état major et de l’espoir grâce à la lettre ouverte de Zola. J’ai énormément apprécié ce film.
Joscelin Leadbeather, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/18 10:03 #2019-jaccuse-77
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Les échecs d’une société ne sont pas facilement oubliés, et la justice peut être rendue même longtemps après la résolution d’un procès. C’est le cas avec l’affaire Dreyfus, un conflit social et politique majeur de la Troisième République qui dure de 1894 à 1906. Dans un contexte historique où l’antisémitisme et la haine des allemands règnent après l’annexion de l'Alsace-Lorraine en 1871, Alfred Dreyfus est accusé à tort de trahison pour avoir livré des documents secrets français à l'Empire allemand. .
L’affaire Dreyfus a été adapté plusieurs fois depuis 1899, mais Roman Polanski, célèbre réalisateur franco-polonais, veut ajouter son adaptation, unique, à la filmographie déjà existante. Il décide de mettre la vie de Dreyfus de côté, pour que le film se concentre sur ceux qui ont combattus pour son innocence, en particulier Marie-Georges Picquart, incarné par Jean Dujardin, dans un rôle qui révèle ses capacités d’acteur dramatique, en contradiction totale avec ses rôles précédents.
Le film suit Picquart, qui évolue : il est d’abord un antisémite qui laisse l’affaire suivre son cours pour finir comme le seul militaire qui ose s’opposer à la trahison d’un nation envers un juif. Cet évolution nous aide à apprécier le personnage, malgré ses préjugés, en raison d’un honneur et d’un loyauté envers les innocents. Picquart représente ce que le reste de l’humanité doit envisager d’être. Un homme qui ne laisse pas ses idées le corrompre et refuse de condamner un innocent quand il découvre la véritable identité du traître, Ferdinand Walsin Esterhazy.
Polanski utilise une technique simple mais efficace : il nous enracine dans l'histoire en rendant le quotidien réaliste, aidé par les costumes et les décors. Selon les scènes, Polanski utilise différents “jeux de caméras” : gros plan des personnages pour des discussions intimes, plan d’ensemble de toute la salle pour les scènes des procès, et en utilisant de longues prises de vue pour les scènes de combat, en particulier le scène d’escrime entre Picquart et Henry.
En plus de l’intrigue politique, on a une intrigue amoureuse entre Picquart et sa maîtresse, Pauline Monnier. Même si l’histoire d’amour est réel, l’intrigue semble tiré d’un autre film, comme si Polanski était en train de filmer deux long métrages qu’il mélange sans vraiment savoir comment l’un doit impacter l’autre. Ceci étant dit, Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner montre une telle alchimie qu’ils semblent un couple réel.
Le film trouve son apogée lors de l’arrestation de Picquart et la publication de l’article éponyme J’accuse d’Émile Zola. La lecture de l’article par ceux que Zola accuse de trahison contre la France donne à ressentir l’impact que l’article a eu sur la société de l’époque.
Pour conclure le J’accuse de Roman Polanski est une adaptation unique de l’affaire Dreyfus qui renforce une idée : le monde se souvient de chaque échec, de chaque trahison, et les coupables ne sont jamais pardonnés pour leurs crimes.
Ewan Holme, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/20 17:39 #2019-jaccuse-78
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Critique de « J’accuse » par Louis du lycée Pardailhan à Auch

Pour réaliser J'accuse du restaurateur Roman Polanski avec comme étoile le Lion d'argent au festival de Venise et de ces commis de cuisine Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner et Grégory Gadebois, prenez comme ingrédients :

• Une soupière en porcelaine de Limoges de 1894 ou de 1906
• Une cuillère à soupe de Dreyfusards
• Un clou de girofle d'Histoire
• Un kilogramme de menteurs et d'antisémites
• Un velouté d'une idée de justice
• Une tasse d'absinthe
• Une douzaine d'années de cuisson lente
• Une cocotte

Pour réussir ce plat demandez une soupière à votre bonne.
Versez au fond d'une cocotte une cuillère à soupe de Dreyfusards, faites flamber avec de l’absinthe
Dans un autre caquelon, mélangez une livre de menteurs et une livre d'antisémites
Faites revenir une douzaine d'années à feu doux
Mixez les deux préparations en prenant garde de ne pas faire de grumeaux
Pour parfumer ce bouillon épais, jetez y le clou de girofle
Versez sur ce mélange le velouté et vous aurez une idée de la saveur de cette œuvre.

On obtient une mixture à la fois lourde de mensonges et de recherche de justice.

S'il y avait un petit goût amer dans ce plat, ce serait, sans pour autant remettre en cause le talent prometteur du chef Polanski, quelques petites erreurs d'apprenti. Il a procédé à une cuisson trop rapide sachant que la recette indique douze ans de prison à feu doux, mais on a le sentiment que cela passe trop rapidement car il y a peu de scènes avec Dreyfus dans le bagne. Un condiment n'est pas assez relevé, il s'agit du rôle de Jean Dujardin : le Colonel Marie-Georges Picquart, qui réussit mieux dans des rôles comiques que dans celui-ci.

Quoi qu'il en soit, la mayonnaise prend ! On sort rassasié de comprendre l'histoire de l'affaire Dreyfus qui est inspirée de faits réels.

Si aller au cinéma permet aussi de goûter à toutes les saveurs du monde, vous serez ici submergés par tous les sens en découvrant de plus un épisode important de l'histoire de la fin du XIXème siècle. Toutefois la relation de l'affaire Dreyfus reste quelque peu superficielle.

Avis aux fins palais : le goût de ce scandale est intense.

Présentez dans la soupière accompagné de croûtons à l'ail à partir du treize novembre 2019.

Concocté par L.C. du restaurant 2nd du Lycée Pardailhan
2020/02/23 20:30 #2019-jaccuse-79
Lycée d'Alembert, Paris, académie de Paris
J’accuse - Roman Polanski


L'affaire Dreyfus a divisé la France et l'opinion publique et pris une ampleur internationale pendant 12 années. À travers le film « J'accuse », Roman Polanski , le réalisateur , retrace l'histoire vraie de l'affaire Dreyfus, selon le point de vue du Lieutenant Colonel Picquart , chef du contre espionnage. Roman Polanski traite aussi dans son film des problèmes liés à l'armée, à la justice de l'époque et à l'antisémitisme. « J'accuse » est un film policier et une enquête historique. Il est sorti le13 novembre 2019 en France et dure 2h12. Ce film est une adaptation du roman de Robert Harris, publié en 2013. Il fait aussi référence à l'article « J'accuse » de l'écrivain Emile Zola, publié en 1898.



Le capitaine Alfred Dreyfus, officier d’origine alsacienne et de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l'Allemagne. Mais le colonel Picquart, ancien professeur de Dreyfus et chef du renseignement découvre que Dreyfus n'est pas coupable. Les services de l'armée se sont trompés et ont délibérément masqué la vérité. Le commandant Picquart fait tout pour rétablir la vérité au péril de sa vie.



« J’accuse » est donc un film historique basé sur des faits réels, ce qui rend la réalisation très difficile. Nous avons noté le travail détaillé et pointilleux de la reconstitution historique, notamment la scène d'ouverture et les scènes de procès. Ce qui rend ce film plus attractif est le fait que nous nous centrons sur le point de vue du Colonel Picquart. Celui-ci n'a pas défendu Dreyfus parce qu’il l’appréciait, c'est même plutôt le contraire car il semble épouser la mouvance générale de cette époque où beaucoup sont antisémites, mais parce qu’il est obsédé par la vérité.



Les comédiens sont tous impressionnants, Jean Dujardin en tête, qui campe une Picquart impassible mais déterminé. Nous avons cependant été divisés par le film. Certains n'ont pas apprécié le côté historique sans réelle surprise (car c'est un événement historique étudié en classe), la noirceur de l'image, le côté lugubre et ennuyeux, la longueur du film. D'autres ont apprécié le côté « policier », l'enquête de bureau et ont été impressionnés par la reconstitution historique, les décors, les costumes. Certaines scènes demeurent cependant trop longues et inutiles. Si vous aimez les films historiques allez-y !



Maegan Salan, Tiphanie Caniquit et Sédi Soumare (1ST2S2, Lycée d'Alemebert, Paris)







2020/02/26 12:50 #2019-jaccuse-80
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
La vérité éclate au grand jour !


Le film "J'accuse" du réalisateur Roman Polanski nous plonge au cœur de l'affaire Dreyfus (Alfred Dreyfus, accusé à tort d'espionnage), un drame sentimental, une affaire française mondialement connue. Un véritable scandale qui mêle erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme à la fin du XIXe siècle.
La découverte de preuves fabriquées contre Alfred Dreyfus ne laissera pas le Colonel Picquart (interprété par Jean Dujardin) indifférent. Nommé à la tête du contre-espionnage, il se battra pour que la vérité éclate au grand jour ! Quitte à sacrifier sa carrière pour la réhabilitation de Dreyfus.

Le Colonel Picquart, le méconnu, l'oublié… L'histoire se déroule de son point de vue, un personnage très important dans les événements passés, et pourtant on ne parlait pas de lui et encore moins avec l'importance qu'il méritait. Il reprend tout en main, et s'aperçoit que le document compromettant accusant Dreyfus (interprété par Louis Garrel) découle, en fait, d'un autre officier, nommé Esterhazy (Laurent Natrella). On découvre alors la supercherie. Face à cela, Picquart se trouvera en opposition avec ses supérieurs. Un personnage fera son apparition. En alertant le journaliste Bernard Lazare, il va, petit à petit, déclencher la contre-offensive, en mobilisant ses amis intellectuels, et Emile Zola, puis Clemenceau. C’est le temps du célèbre « J'accuse » en « une » de l'Aurore le 13 janvier 1898. Ce qui donnera le nom au film.

Des prises de vues intéressantes notamment en plongée parfois au-dessus du bureau du colonel, un film retraçant dans les moindres détails l'affaire Dreyfus. De très bons acteurs dans des rôles dans lesquels on ne les attend pas forcément.

Séparant l'œuvre de son réalisateur, je conseille ce film aux hésitants.

Margot Bretin- TERA

Lycée des Métiers Arago- NANTES
2020/02/26 16:21 #2019-jaccuse-81
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


J’accuse, Roman Polanski (2019)

J’accuse est un drame historique franco-italien, coécrit et réalisé par Roman Polanski. Sorti en salles le 13 novembre 2019, il a depuis beaucoup fait parler de lui à l’international. Le film relate les faits portant sur l’affaire Dreyfus, et est une adaptation du roman D. de Robert Harris. Son titre est une référence à l’article “J’accuse... !” publié dans L’Aurore en 1898 par Émile Zola, qui visait à défendre le Capitaine Dreyfus lors des accusations.
Le long-métrage se concentre sur Georges Picquart, un homme honnête en quête de vérité, et dont les idées étaient contraires à celles de l’Armée et de la société française. J’accuse est, d’après nous, un bon film historique dans le sens où il respecte les faits et leur chronologie. Il permet de découvrir l’affaire Dreyfus à travers une reconstitution solide des faits de cette période où la Première Guerre Mondiale se prépare déjà. Le film se compose de deux parties bien distinctes : la première est une enquête policière qui se conclut par la découverte de l’auteur du bordereau, la deuxième un procès au dénouement plus ambigu. Polanski a habilement réussi à mettre en scène cette affaire de façon à ne perdre à aucun moment le spectateur. Cela fait que, surtout si l’on ne connaît pas le dénouement de l’histoire, on est captivé par le film jusqu’à la fin et on ne s’ennuie pas une seule seconde.
L’interprétation est aussi très bonne, car nous avons le droit à un bon petit paquet d’acteurs talentueux. Je pense forcément au personnage de Picquart, joué par Jean Dujardin, ainsi qu’à celui de Dreyfus, joué par Louis Garrel, qui ont tous les deux droits à une interprétation très convaincante.
Les amateurs d’action seront sûrement déçus, car le film est fait essentiellement de dialogues, mais aussi de l’émotion qu’ils véhiculent. Mais il est passionnant à plus d’un titre. Polanski a su se concentrer sur l’essentiel de l’histoire, retirer les éléments compliqués à comprendre pour que le film soit accessible au plus grand nombre, sans pour autant bâcler le scénario. J’accuse respire l’intelligence. Durant tout le film, on abordera le sujet de l’antisémitisme, extrêmement présent dans l’affaire Alfred Dreyfus. Tout au long du film, on aura affaire à la banalité de cet antisémitisme, qui est quelques fois totalement assumée et d’autres fois plus implicite.
Le montage est également agile car on alterne entre l’enquête et les flash-back, correspondants souvent aux souvenirs de Picquart. Les images, quant à elles, sont belles et les couleurs sombres mettent en avant le climat hostile et froid de l’époque.
En conclusion, J’accuse est un film qui mérite d’être visionné. Il ne faut pas forcément être adapte des films historiques pour cela, car celui-ci est intéressant du début à la fin. La réalisation ainsi que la direction des acteurs sont maîtrisées et en font un très bon film. Malgré les polémiques que le film et son réalisateur génèrent, nous pensons que cette œuvre mérite entièrement le succès qu’il rencontre.

GIRAUDET Eva, 1° Lycée Langevin
2020/02/26 17:17 #2019-jaccuse-82
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
« J'accuse » de Roman Polanski est une reconstitution de l'affaire du Colonel Dreyfus « La plus grave crise politique des débuts de la IIIème République». Originale de par son orientation, le film met à l’écart le calvaire que vit Dreyfus lors de son exil pour mettre en lumière le colonel Picquart incarné par le grand Jean Dujardin qui donne le souffle au film. Il fait face à l'armée au côté de Mathieu Dreyfus, Emile Zola, Clémenceau et tous les Dreyfusards, pour faire éclater la vérité, l'innocence de Dreyfus. Et la culpabilité du commandant Esterhazy. De Magnifiques reconstitutions qui nous plongent directement en 1894. Le spectateur est emporté au cœur de l’enquête qui rivalisera et décrédibilisera l'armée ! Ce film nous permet d'apprendre une autre face de la plus grande injustice du XIXème siècle qui marqua la France. Une qualité cinématographique et une fidélité historique qui valent le détour !

Manon OLLAGNIER, Tle L
2020/03/03 16:08 #2019-jaccuse-83
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
CETTE CANAILLE DE P…!

En 2019, le très célèbre Roman Polanski ajoute à sa brillante filmographie J’accuse…! Un film historique à l’esthétisme irréprochable. Force est de constater que la reconstitution de la France de la fin du XIX ème siècle est une réussite, le souci des décors, des costumes, de la façon de s’exprimer, aussi.
Alors que l’on pensait tout savoir sur l’affaire Dreyfus, cette fresque de plus de deux heures en dévoile un nouvel aspect ou plutôt met sous les projecteurs un personnage et son courageux combat que les livres d’histoire avaient tendance à oublier: le colonel Picquart campé par Jean Dujardin peu habitué à ces rôles en retenue. Qu’il est difficile de ne pas le voir en Brice de Nice tant son visage nous rappelle le comique qu’il est. Qu’il est difficile pour un acteur de se débarrasser du souvenir des rôles qui ont fait sa bonne réputation. Grégory Gradebois n’a pas cette difficulté-là, sociétaire de la Comédie Française, il n’est pas encore un familier du grand écran. Son interprétation du chef de bureau Henry est exceptionnelle.
Le film porte le titre du célèbre article du journal l’Aurore rédigé par le non moins courageux Emile Zola et pourtant, quelle déception, Zola n’apparaît que trop peu et de façon passive. En revanche, il est légitime de se demander si le scénario ne pouvait pas se passer du rôle de Pauline Monnier, maîtresse de Picquart, interprétée par Emmanuelle Seigner, épouse et égérie de Polanski. A-t-elle joué un rôle dans l’affaire, rien n’est moins certain. Toutefois, sa présence dans le film apparaît non pas comme le choix d’un réalisateur soucieux de la vérité historique, mais plutôt comme celui d’un mari admiratif et reconnaissant aussi qui aime donner à voir sa femme comme un bijou. Au final, ce rôle de Pauline Monnier crée une complication supplémentaire dont le film aurait pu, aurait dû se passer. En effet, Emmanuelle Seigner interprète une femme dont le patronyme est Monnier comme celui d’une des victimes présumées de son mari, celle qui s’est justement manifestée à la sortie du film. Même si nous ne voulions pas voir dans ce film les reproches qui lui étaient faits, à savoir que Polanski s’identifie à Dreyfus, pauvre petit juif condamné injustement, « seul sur son rocher », comme il a pu l’être dans son chalet suisse…il nous pousse à la faute.
Difficile de résister à la tentation de répondre à la problématique selon laquelle il faudrait distinguer l’œuvre de son créateur puisqu’il suscite lui même les rapprochements et même un certain malaise. Polanski est-il conscient du trouble qu’il génère quand il apparaît en chair et en os dans son film, en académicien de surcroît? Ou quand il fait dire à la maîtresse de Picquart, sa femme dans la vie faut-il le rappeler, « qu’elle savait tout »?
En bref le film, trop long dans sa partie enquête, trop court dans la partie procès, demeure beaucoup trop académique. Il nous fait regretter aussi les trop rares apparitions de Dreyfus, la victime au profit d’un flamboyant justicier, Picquart dont l’acharnement à vouloir faire éclater la vérité nous fait oublier qu’il est antisémite.
Décidément cette question de la réalité et de la vérité hante l’œuvre de Polanski qui signait avant J’accuse…! "D’après une histoire vraie" adaptation du roman de Delphine de Vigan .
J’accuse sera-t-il le film testamentaire de Polanski, le moins que l’on puisse dire est qu’il aura fait beaucoup parler mais pas toujours de cinéma.

Allioui Inaya, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin


2020/03/03 20:15 #2019-jaccuse-84
Lycée PRO Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
J'accuse
"J'accuse" est un film réalisé par Roman Polanski, qui parle de l'affaire Dreyfus durant les années 1894-1906, sous la 3ème République.
Ce long métrage est une reconstitution de l'affaire la plus mythique de l'histoire de France.Nous avons apprécié le fait de voir des images sur cette affaire qui selon nous est passionnante et immersive.Voir l'affaire du point de vue d'un officier (Picard), peu connu de nos jours, est très intéressant. Il y a des scènes très fortes, par exemple quand un homme défouraille une arme et tue un avocat ce qui montre la division du peuple entre antidreyfusards et dreyfusards. Ou encore la scène du suicide du colonel Henry dans sa cellule après le dernier jugement de l'affaire.
Pour conclure, nous vous recommandons d'aller voir ce film sur grand écran d'une part pour son histoire, d'autre part pour sa technique, sa réalisation. Les plans de chaque scène sont très bien choisis ; la lumière, les décors sont accordés à l'époque et les acteurs jouent leur rôle à merveille.


VOUAUX Kony
PARIS Benjamin
1ère BACPRO Commerce Lycée Le Mans Sud ( Sarthe)
2020/03/05 11:06 #2019-jaccuse-85
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
J’accuse, de Roman Polanski, est un très beau film d’histoire. Il nous rappelle l’injuste affaire Dreyfus. Cette affaire voit le jour en 1894. Dreyfus est un militaire injustement condamné de trahison. Il n’est acquitté qu’en 1906, après avoir connu la prison et l’humiliation nationale. Il a donc purgé une peine de 12 ans pour un crime qu’il n’a pas commis, simplement parce qu’il était juif. Polanski nous montre que de la III eme République à la Veme, l’évolution sur ce sujet n’a pas eu lieu. Pourtant, plus d’une centaine d’années nous sépare de cette affaire.
Nous remarquons qu’en 2012, entre le 11 et le 19 mars, à Montauban et à Toulouse, un homme a tué sept personnes, dont des militaires, un Rabbin et trois enfants d’une école juive, Ozar Hatorah.
Nous remarquons qu’en 2014, comme nous l’apprend le journal Libération, un jeune couple de dix-neuf et vingt-et-un an ont été agressés par des malfaiteurs qui étaient convaincus qu’ils avaient de l’argent parce que Juifs.
Nous remarquons que le 26 janvier 2017 un jeune garçon de huit ans qui portait une kippa a été molesté en pleine rue, à Sarcelles.
Nous remarquons que le 23 mars 2017, Mireille Knoll, rescapée de la Shoah, a été assassinée chez elle de onze coups de couteaux.
Nous remarquons que, le 27 avril 2017, Sarah Halimi, soixante-cinq ans, a été retrouvée morte après que son voisin l’a fait tomber de son balcon.
Nous remarquons que le 13 février 2018, à Maisons Alfort, une plaque a été retrouvée brisée au sol. Elle était en mémoire d’enfants Juifs déportés pendant la seconde guerre mondiale.
Nous remarquons que le 10 février 2019, des tags antisémites ont été écrits sur la vitrine d’un restaurant Bagelstein.
Nous remarquons que du 11 au 14 février 2019, des tags ont été déposés sur plusieurs portraits dont celui de Simone Veil.
Nous remarquons que le 12 février 2019 un arbre planté à Sainte-Genevière des Bois, là où a été retrouvé Ilan Halimi, un jeune homme assassiné en 2006, a été scié, à deux jours de la date d’anniversaire de sa mort. On continue d’insulter sa mémoire.
Nous remarquons que le 24 décembre 2019, des tags haineux ont été découverts dans quatre communes du Bas-Rhin, où ces actes se multiplient, selon Ouest-France.
Nous remarquons que, d’après le ministère de l’Intérieur, les actes antisémites sont passés de 311 en 2017 à 541 en 2018, soit une hausse de 74 %.
Nous remarquons que, d’après LCI, 70 % des Juifs de France disent avoir été victimes d’antisémitisme.
Nous remarquons que le 19 février 2019, à Quatzenhein, le jour de la marche nationale contre la recrudescence des actes antisémites, des croix gammées ont été inscrites sur le portail d’un cimetière juif.
Nous pourrions dire que le film est fort parce qu’il s’appuie sur des faits réels et historiques. Qu’il est compréhensible par tous, on ne s’identifie pas forcément aux personnes, mais le réalisateur arrive à nous donner les repères dans l’espace et le temps. Qu’il montre qu’il ne faut pas perdre espoir, parce que des gens bien subsistent et peuvent changer d’avis pour imposer la vérité, comme le colonel Picquart.
Oui, nous avons peur que l’antisémitisme soit resté vivant en France.
Elyes El Oulja, Olympe Fenelous, Julie Goutines, Sarah Lebrun, Enole Olive, Maïvenn Robert, Célia Tazdaït
2020/03/05 13:40 #2019-jaccuse-86
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
J’accuse : un nouveau manifeste artistique contre l’antisémitisme

Dans l'immense cours de la caserne, entre le capitaine Alfred Dreyfus accusé de haute trahison entre afin d’être destitué de son grade. Ce premier plan « d’infamie », devant des centaines de frères d’arme, procure un sentiment d’empathie pour Dreyfus et une accroche brillante du spectateur.
J’accuse est un film historique qui retrace les douze années de l’affaire Dreyfus qui a déchiré la France en deux parties. Ce fait historique est raconté du point de vue du colonel Picquart joué par Jean Dujardin. Le colonel Picquart va découvrir que le capitaine Alfred Dreyfus a été condamnée avec des preuves qui avaient été fabriquées, Picquart va donc au péril de sa carrière essayer d’identifier les vraies coupables de cette affaire et redonner la liberté à Dreyfus. Des philosophes et écrivains vont aider Picquart dans cette affaire tel que Zola qui va écrire un article dans l’Aurore en 1898 qu’il nommera “J’accuse” qui donne le titre de ce film.
Ce long métrage nous amène dès les premières secondes dans cette folle affaire de la fin du 19ème et du début 20ème siècle grâce à des décors et des costumes fait sur mesure. Le film est une adaptation du roman de Robert Harris et le film lui est très fidèle. Les acteurs qui jouent dans ce film sont remarquables ce qui nous aide à entrer naturellement dans l’Histoire. La réalisation de ce film est magique. Réalisé par Roman Polanski cette œuvre est parfaite techniquement, comme le montrent par exemple les fondus qui désignent le début et la fin de flash-back qui sont des souvenirs du colonel Picquart. Cela nous permet la compréhension de l’histoire et l’attachement aux personnages. Polanski nous adresse un message politique très important, il se bat contre l’antisémitisme. Dreyfus qui est juif est condamné à tort. Cet acte artistique a donc pour but de retracer des faits historiques tout en apportant un message politique actuel.
Pour ma part je suis tombé amoureux de ce film, cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cela. Les deux heures que j’ai passées dans la salle de cinéma m’ont paru très court. Je me suis tout de suite projeté dans le film et j’ai vu et ressenti tout ce que Polanski voulait que je voie et ressens. Moi qui n'attendais rien de ce film, je me suis pris au jeu et cela est devenu une de mes meilleures expériences cinématographiques.
Cependant ce film a fait l’objet de nombreuses polémiques peu avant sa sortie en salles jusqu'à aujourd’hui. Les féministes ont invité à le boycotter à cause des affaires de mœurs de Roman Polanski. Ces polémiques ont elles stimulé ou desservi le nombre d’entrées au cinéma de ce film (1 300 000 entrées, troisième meilleur démarrage pour un film historico-politique français) ? Toujours est-il qu’en étant nommé douze fois et en gagnant trois césars dont celui de la meilleure réalisation, le film a fait exploser le monde du cinéma français en deux. Comme une mise en abîme de l’affaire Dreyfus elle-même. Ce film risque tant par son esthétique interne que par son pathétique externe de marquer l’histoire du cinéma.
Certaines personnes trouvent que cette récompense remise à Polanski est une provocation mais ce n’est pas mon avis. Il la mérite amplement. Cet homme a réalisé de très grands films comme Le Pianiste, Oliver twist et bien d’autres encore. La liberté de critique doit seule l’emporter. Chaque personne a le droit d'aimer ou pas ce film.
Maxime Berche, 2GT5 – Lycée Lafayette
2020/03/05 13:48 #2019-jaccuse-87
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Une accusation injuste mêlée à de nombreux rebondissements


Roman Polanski, metteur en scène controversé, réalise avec « J’accuse » un film historique tiré d’une histoire vraie. Il fait référence au célèbre article écrit par Emile Zola, publié dans l’Aurore et connu de tous.

Etant une lycéenne étudiant à Mulhouse (ville native de Dreyfus), cette affaire m’est familière. Elle est, à mes yeux, une des plus importantes de l’histoire de l’armée française. Elle est racontée à travers le point de vue du colonel Picquart (joué par l’acteur Jean Dujardin) remplaçant du colonel Sander. Au fur et à mesure du film, il découvre le dossier secret de l’affaire et l’innocence du capitaine Dreyfus, qui le mèneront à l’identité du vrai coupable ayant livré les plans de l’armée française à l’Allemagne. Il tentera alors, coûte que coûte, de faire réviser le procès même si cela va à l’encontre de ses supérieurs et risque de mettre en péril sa carrière et sa vie.

Tout le monde croit connaître cette terrible histoire, néanmoins grâce à ce film, on découvre que de nombreux détails nous étaient encore inconnus ; il apporte un nouvel éclairage sur cette histoire en dressant un portrait objectif des divers protagonistes qui ne sont pas enjolivés. Pour exemple, un retour en arrière judicieux nous montre un Dreyfus assez prétentieux voire antipathique lorsqu’il s’adresse à Picquard qui est alors son professeur.

Ce qui me semble intéressant, c’est que Roman Polanski ne rend pas particulièrement héroïques les personnages, il les montre tels qu’ils sont ce qui permet de renouveler l’image du héros : d’ailleurs y en a-t-il vraiment un dans cette histoire ? Le véritable sujet n’est-il pas la dénonciation calomnieuse pour satisfaire ses intérêts propres. C’est pourquoi ......

J’accuse ceux qui condamnent le film sans l’avoir vu

car les décors ainsi que les costumes des acteurs rendent le récit captivant : la qualité de la reconstitution historique est remarquable. J’étais comme imprégnée dans l’histoire. Notons les décors intérieurs oppressants comme par exemple le long couloir gris qui mène au bureau de Picquart et met mal à l’aise en raison de son étroitesse. De plus, les cadrages en légère contre – plongée donnent l’impression d’étouffer, d’être prisonniers comme si les personnages étaient écrasés, pressés par les murs et les plafonds. Ces détails ne passent pas inaperçus auprès des spectateurs puisqu’ils nous rappellent bien le supplice qu’a subi Dreyfus à cette époque. D’ailleurs les images sépia donnent un caractère irréel à sa détention comme si on ne pouvait croire à son existence. Le réalisateur choisit donc un mode de représentation volontairement artificiel comme si c’était un cauchemar plongeant le personnage, et le spectateur, dans la tempête.

J’accuse ceux qui condamnent le film sans l’avoir vu

car les acteurs jouent très bien leur rôle. Relevons, par exemple, la première scène où Dreyfus doit garder la tête haute lors de sa dégradation. Sans dire un mot, Louis Garrel réussit à nous transmettre la colère contenue mêlée à l’humiliation. Les cris à la fin de la scène dénonçant l’injustice n’en seront que plus déchirants. Ce début in medias res donne le ton du film. Songeons aussi à la dernière scène lorsque le colonel Picquart devient ministre et qu’il reçoit la visite de Dreyfus dans son bureau pour lui demander des dédommagements qu’il n’obtiendra pas. Une sorte de malaise se manifeste entre les personnages par leur impassibilité et l’absence de chaleur dans leur échange. C’est un jeu tout en retenu, voulu par le réalisateur qui réussit à ne pas imposer une performance aux acteurs. Ces derniers incarnent des êtres finalement ordinaires avec leurs faiblesses et leurs défauts, leur rancœur et leur volonté de reconnaissance teintée de jalousie.


J’accuse ceux qui condamnent le film sans l’avoir vu

car j’ai été surprise par le courage dont a fait preuve Emile Zola en publiant l’article « J’accuse » dans lequel il avoue son désaccord avec l’armée française et désigne les personnes qu’il estime responsables d’une erreur judiciaire ce qu’il lui a coûté très cher et a entraîné un procès contre lui. Au lieu de cela, il aurait pu rester au sein de son confort et de sa fortune. Sa volonté et son charisme ont marqué mon esprit, il s’agit d’un des rares hommes soutenant les actions du colonel Picquart. D’où, également, ma surprise par le rôle finalement assez secondaire attribué à l’écrivain naturaliste dans le film allant à l’encontre de mes attentes de spectatrice. Ainsi lors de la scène très attendue de la publication de l’article « J’accuse », on voit et entend, grâce à un montage efficace, chacun des accusés le lire dans un cadre intime. Cela permet de donner un souffle presque épique au film car on a l’impression qu’une victoire est emportée face à chacun de ces protagonistes à présent désemparés.

J’accuse ceux qui condamnent le film sans l’avoir vu car

grâce au film réalisé par Roman Polanski et aux recherches faites par le colonel Picquart, je connais à présent le nom du véritable coupable, qui n’est autre que le commandant Esterhazy. Je regrette la terrible erreur faite par l’armée française, à cette époque, et la discrimination envers les juifs. En condamnant le film sur des préjugés, ne reproduisons- nous pas la même erreur ?

En résumé, ce long métrage a maintenu mon attention grâce à ses nombreux rebondissements, son sens du détail et une mise en scène discrète mais maîtrisée pour toujours laisser le propos au premier plan. Le récit est vivant et captivant et malgré sa longue durée, on ne s’ennuie jamais car on suit les découvertes du colonel Picquart en même temps que lui. Le spectateur joue ici, un peu, le rôle du témoin, de l’investigateur. A travers la morale de l’histoire, on prend conscience qu’il ne faut jamais condamner quelqu’un sans réelle preuve.

On ne juge pas ici un homme mais une œuvre à condition d’accepter de s’y confronter, sans préjugés ni partis pris.


Kannengieser Sarah , Terminale STMG, lycée Albert Schweitzer- Mulhouse

2020/03/05 15:00 #2019-jaccuse-88
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Un film fort, qui nous fait réfléchir

Le film retrace l’histoire d’Alfred Dreyfus, injustement accusé d’espionnage avec l’Allemagne en 1894. De confession juive, c’est une « bonne victime » au moment de la montée du nationalisme. Le capitaine Dreyfus nie les accusations portées contre lui, mais l’Armée fabrique un dossier à charge afin de le faire condamner. Le cauchemar se poursuit avec une humiliation publique, le 5 janvier 1895, lorsqu’il est solennellement dégradé et accablé d’insultes antisémites. Il est ensuite envoyé en Guyane à l’île du Diable, où il tombe malade à cause de terribles conditions de détention. C’est alors qu’entre en jeu le lieutenant-colonel Picquart, qui découvre la faute grave commise par l’Armée. Derrière Picquart, Dreyfus est défendu par ceux que l’on va appeler les Dreyfusards : son frère Mathieu, Bernard Lazare, Georges Clemenceau, Léon Blum, Octave Mirbeau, Anatole France et surtout le célèbre écrivain Emile Zola. Le 13 janvier 1898, le journal « L’Aurore » publie une lettre adressée par Zola au président de la République : « J’accuse ».

Picquart est le personnage central du film de Polanski. Son engagement lui vaudra notamment d’être déplacé en Tunisie, puis arrêté. Pendant plus de 2h10, nous suivons à l’écran son combat pour faire innocenter Dreyfus, jusqu’à la dernière séquence où les deux hommes se retrouvent. Picquart est alors devenu ministre de la Guerre et Dreyfus a été enfin réhabilité.

J’accuse est un film fort qui dénonce l’injustice et l’antisémitisme. J’ai trouvé plusieurs personnages manipulateurs, sournois et malhonnêtes, comme l’expert graphologue qui utilise l’argument de « l’autoforgerie » pour faire accuser Dreyfus. Bien sûr le commandant Esterhazy (le véritable auteur du bordereau) et ses supérieurs hiérarchiques, les responsables de l’état-major français.

L’histoire de l’affaire Dreyfus m’a tourmentée et m’a fait cogiter. Le fait qu’on ait accusé une personne à cause de sa religion est pour moi inconcevable et horrible. Cela aurait pu arriver à n’importe qui. L’Armée est censée rassurer, protéger ses citoyens, son pays. Si l’Armée ne nous défend plus, en qui devons-nous avoir confiance.

J’ai aimé les dialogues car ils sont soutenus et variés. Les discussions m’ont captivée. J’ai par ailleurs appris que c’est à cette époque qu’est né le terme d’ « intellectuel ». Le jeu des acteurs est très crédible, ils ont notamment su reproduire le caractère agaçant de certains personnages : les falsificateurs, le commandant Henry, le général Mercier (ministre de la Guerre). Toutes ces personnes ont accusé un innocent sans preuves concrètes et fondées. Cela ne reflète pas la République française et encore moins les Droits de l’Homme !

L’affaire Dreyfus a duré douze longues années. Elle a divisé durablement la France et l’opinion publique. Cette affaire crapuleuse a mêlé erreur judiciaire, antisémitisme et déni de justice. Mais ce que je ne savais pas, c’était que le colonel Picquart était opportuniste et antisémite (d’après France Culture). Selon les archives, Picquart n’avait rien à faire de la justice et encore moins d’Alfred Dreyfus. En réalité, Picquart voulait juste protéger l’image de l’Armée. Il aimait se mettre en avant car l’erreur judiciaire finirait très bien par être découverte et souhaitait prendre les devants, peu importe à ce moment-là ce qu’il pouvait advenir de Dreyfus, c’était sa réputation et la réputation de l’Armée qui comptaient avant tout.

Pour moi, cette histoire reste et restera gravée dans nos mémoires françaises. Ces moments ont sali l’image de la France tout entière. L’Armée a utilisé les peurs des habitants pour accuser cet innocent. C’est trop facile de jouer avec les peurs des gens. Cela a divisé l’opinion française et a creusé un énorme fossé entre les populations. La tolérance a malheureusement fait place pour longtemps à des pensées antisémites.

Camille Adach, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/03/05 15:08 #2019-jaccuse-89
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Accusé à tort !

"J’accuse" est un film français réalisé par Roman POLANSKI, joué par Jean DUJARDIN, Louis GARREL… Ce film raconte l’histoire des douze années de l’affaire DREYFUS qui a eu lieu de 1894 à 1906. Durant cette histoire, se succèdent plusieurs péripéties. Ce film est construit à partir du point de vue du colonel PICQUART et nous suivons pas à pas les différentes étapes de son enquête.

L’histoire est vraiment intéressante. Raconter une affaire qui a duré douze ans sous forme de film n’est pas toujours facile car il faut bien connaitre ce qu’il s’est passé. Ce film nous raconte que DREYFUS est un officier de l’armée française mais sa religion va lui poser plusieurs problèmes, à commencer par sa dégradation solennelle le 5 janvier 1895. Il est ensuite emmené en Guyane sur l’île du Diable. Pendant ce temps, PICQUART est nommé à la tête des services de renseignements, où il décide de prendre les choses en mains et veut mener son enquête parce qu’il se doute que DREYFUS a été accusé à tort. Durant sa petite enquête, il réalise que des fausses preuves ont été conçues contre lui. Le 13 janvier 1898, Emile ZOLA publie son article « J’accuse » dans l’Aurore. À la suite de tout cela, des poursuites contre lui sont votées à la Chambre, des manifestations contre ZOLA et les Juifs sont organisées dans toute la France. L’écrivain est condamné lors d'un procès retentissant. Le 31 août 1898, le colonel HENRY se suicide, il était l’auteur du faux bordereau glissé dans le dossier secret incriminant DREYFUS. Le 9 septembre 1899, est organisé le second procès de DREYFUS à Rennes, mais il est de nouveau condamné en dépit de l’absence de preuves. Le 10 septembre 1899, DREYFUS est gracié. En 1906, le 13 juillet, DREYFUS et PICQUART sont réintégrés dans l’armée. Le 20 juillet, DREYFUS est fait Chevalier de la légion d’honneur. Le 25 octobre, CLEMENCEAU devient Président du conseil ; PICQUART est nommé Ministre de la guerre.

Les lieux, les décors et les costumes sont vraiment très réalistes et très bien rendus car sur les uniformes militaires il y a de toutes petites broderies qui sont très minutieuses à réaliser. Sur les cols, nous pouvons retrouver le numéro du régiment ou de la section à laquelle appartenaient les soldats durant la guerre. Les uniformes étaient composés d’une veste noire ou grise voire bleu marine avec un pantalon noir et des bottes. Les personnes les plus qualifiées avaient une médaille sur la veste, tous portaient également un képi.

Dans le film, le plus triste c’est quand DREYFUS se fait tout retirer de son uniforme, c’est-à-dire tout ce qui le qualifiait en tant que soldat comme les boutons, les écussons de l’armée à laquelle il appartenait. Il se fait aussi briser son épée. Ce qui est impressionnant, c’est que cette scène est la première du film et qu’elle se passe dehors à la vue de tout le monde dans la cour de l’Ecole militaire. Nous voyons même les gens derrière les grilles qui hurlaient leur haine même si certains étaient choqués de voir ça !

Ce film nous fait comprendre que la vie n’est pas toujours rose et que même dans l’armée, il y a de la discrimination. Mais surtout nous comprenons que l’antisémitisme, le racisme et la discrimination existent depuis des années.

Anaïs Brizion, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/03/05 15:27 #2019-jaccuse-90
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Un film trop long

"J'accuse" aborde le sujet de l'affaire Alfred Dreyfus. Ce film dure deux heures douze. Alfred Dreyfus est un capitaine de l'armée française, de confession juive. L’histoire, qui a duré de nombreuses années, est racontée avec beaucoup de rigueur et de précision. Les scénaristes (Roman Polanski et Robert Harris) insistent sur la condamnation non justifiée de Dreyfus. Celui-ci a été vite jugé et accusé à tort d'avoir livré des documents secrets à l’armée allemande.

Marie-Georges Picquart, nommé à la tête des services de renseignement, est persuadé qu'il est innocent. Il se bat donc pour qu'il retrouve sa liberté. Picquart demande de l'aide à plusieurs personnes, dont Emile Zola. Ce dernier rédige un article sur cette affaire et le diffuse ensuite dans le journal "L’Aurore". Une polémique surgit dans l'opinion publique. Ils se battent au tribunal plusieurs fois et obtiennent une réhabilitation tardive.

Commençons par la musique. Tout au long du film, elle est très peu présente, elle n’anime pas vraiment. Elle n’amène rien aux scènes, peu importe le contexte de ces dernières. Elle est douce voire même inexistante. Je trouve ça dommage. Le film dure plus de deux heures et il n’y a rien qui nous retienne à l’écoute. Nous sommes vite lassés. Nous perdons vite le fil de l'histoire. Seules les personnes très centrées sur cette affaire peuvent être satisfaites. Or les personnes comme moi, qui ont vaguement entendu cette histoire, nous n’accrochons pas.

C'est très long, il n’y a pas d'animation, pas de gros suspense. Il y a beaucoup de scènes inutiles, je pense. Lorsque les personnes se croisent sans se parler, les scènes sont très longues. Mais quand les enjeux sont plus importants, elles passent vite. Comme le passage où l’avocat se fait tirer dessus par une personne.

L’affaire était trop compliquée à comprendre malgré tous les détails apportés. Le film ne m’a pas plu, même s’il est en soi bien réalisé et même si j'ai compris le plus « important » de l’histoire.

Kassie Boutrout, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/03/06 14:05 #2019-jaccuse-91
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens
« J’accuse »

Le film « J’accuse» a été réalisé par Roman Polanski. Il s’agit d’une adaptation d’une histoire vraie celle de l’affaire Dreyfus, en 1894, qui a opposé un militaire juif à l’État français.
Le film traite de cette erreur judiciaire qui a duré douze longues années.

Alfred Dreyfus, interprété par Louis Garrel a été accusé d’espionnage, a été dégradé et condamné à l’exil sur l’île du Diable pour haute trahison.
C’est le colonel Picquart, interprété dans le film par Jean Dujardin, qui va mener son enquête et découvrir la vérité.

Le colonel Picquart va être nommé à la direction du bureau de l’espionnage et du contre-espionnage militaire. Emile Zola va rendre publique la vérité dans le journal « L’Aurore » publié le 13 janvier 1898 avec une lettre ouverte intitulée « J’accuse ». Picquart veut par la suite prouver que l’armée française a inculpé la mauvaise personne, il défend la vérité et veut réhabiliter Alfred Dreyfus. Pour cela il se bat, relance l’affaire et finit par être lui-même accusé de trahison envers l’armée française. Il se lance dans une enquête policière, pour prouver que Dreyfus a été accusé à tort et avec de fausses preuves.

La première scène nous a particulièrement choquées car on y voit Dreyfus se faire dégrader dans la cour d’honneur de l’école militaire de Paris alors qu’il ne cessait de clamer son innocence devant tous les militaires et le peuple.
Lors de cette scène, il n’y a aucun son mis à part les bruits de pas, les voix et le peuple qui crie derrière les grilles, pour que Dreyfus soit condamné. On ressent dans cette scène l’antisémitisme ambiant. Cette scène marquante nous a immédiatement plongées dans le film.

Tout au long du film on peut se mettre dans la peau de Dreyfus. On ressent toute sa douleur et sa souffrance lors de l’exil comme lorsqu’il était attaché dans sa cellule ou qu’il portait une camisole.
On suit le colonel Picquart et toute son investigation et son acharnement à trouver enfin la vérité. La scène où le colonel Picquart découvre et comprend qu’Alfred Dreyfus est innocent, est une scène très importante car elle fait basculer le film .

Ce film nous a paru très bien joué, on se projette réellement à la même époque que l’affaire Dreyfus. Les costumes et les décors nous on permis de nous immerger en plein 19ème siècle.

Il a provoqué en nous beaucoup de sentiments différents comme la compassion car nous avons ressenti ce que peut subir quelqu'un accusé à tort pour une chose qu’il n’a pas commise.
Nous avons ressenti aussi de la tristesse et de l’énervement face à la justice et à son incapacité à prouver l’innocence de Dreyfus contre une armée qui ne veut pas reconnaître ses erreurs. Ce film prouve que la nature humaine peut être odieuse, notamment à une époque où l’antisémitisme est fort.
aujourd’hui, au XXIème siècle, l’antisémitisme est encore présent.Voir ce film peut faire changer les mentalités !


Mestra Eva, Telliez Maréva, Ndombe Lema Natalia, Mivtari Ines , 2MRC2
2020/03/06 15:11 #2019-jaccuse-92
Lycée PRO André Malraux, Béthune, académie de Lille
Nous apprenons qu’Alfred Dreyfus, pour intelligence avec une puissance ennemie, en 1894, a été condamné.
Nous apprenons qu’il a été dégradé, et sur l’île du Diable au large de la Guyane déporté à perpétuité.
Nous apprenons qu’il a été réhabilité et a réintégré l’armée.
Nous apprenons que cette réhabilitation n’a pas rattrapé les années volées, son évolution de carrière a stagné.

Nous saluons Emile Zola pour son article anaphorique dans l’Aurore, article qui va déranger.
Nous saluons Marie-George Picquart pour son acharnement à lutter contre beaucoup dont sa hiérarchie, et contre ses propres préjugés.
Nous saluons Roman Polanski qui rend compte d’un complot antisémite, d’une erreur judiciaire et d’un déni de justice en pénétrant pour cela dans les coulisses de la Grande Muette, un monde de secrets.
Nous saluons Jean Dujardin pour ce rôle à contre-emploi qu’il a su endosser.

Nous nous inclinons devant ce énième film qui traite de l’affaire Dreyfus mais se veut toutefois novateur puisqu’on y adopte le point de vue de Picquart, un point de vue privilégié.
Nous nous inclinons devant l’authenticité de la reconstitution, en l’occurrence dans la première scène, celle tournée dans la cour de l’école militaire, quand Dreyfus est humilié.
Nous nous inclinons de nouveau devant Polanski qui a réussi le pari de nous tenir en haleine pendant 132 minutes.

Nous souhaitons par le biais de ce sonnet vous démontrer que ce film a sonné juste, qu’il nous donne une impression de vérité.
Nous souhaitons que vous y voyiez un appel à la combattivité contre les préjugés.
Nous souhaitons que vous y voyiez un réquisitoire contre la passivité.

Classe de 2nde métiers de la mode et du vêtement et de 2nde marchandisage visuel de Mr Corroyette A. du lycée professionnel André Malraux de Béthune.

2020/03/09 11:58 #2019-jaccuse-93
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
Le film J’accuse, produit par Alain Goldman et réalisé par Roman Palanski est apparu en France le 13 Novembre 2019.
Le récit retrace l’affaire Dreyfus, un conflit social et politique lors de la 3ème République. Un fait réel alors reproduit dans ce film, avec comme principal point de vue, le Colonel Picquart.
Certains plans sont plutôt longs, comme pour créer une pression sur le spectateur. En revanche, il peut être difficile d’être captivé par les personnages en raison du jeu d’acteur particulièrement limité pour certains. Il peut être également possible d’apprécier la simplicité du jeu.
L ‘affaire Dreyfus concerne l’accusation d’Alfred Dreyfus, condamné au bagne, pour trahison. Le colonel Picquart, persuadé que le Capitaine n’est pas coupable, va se battre et se mettre à dos l’armée, pour porter justice.
Bien qu’Emile Zola ait joué un rôle important dans cette affaire, il n’apparaît qu’à la fin du film, lors de l’écriture de son article « J’accuse » dans le journal « L’Aurore ».
Alors que le début et le milieu du film sont plutôt bien construits, la fin s’est trouvée – à mon goût – bâclée. Les événements s’enchaînent rapidement, et les ellipses sont nombreuses.
Malgré le jeu d’acteur et la fin rapide, il est tout de même intéressant de voir ce film, retraçant une affaire marquante dans l’histoire de la France.
Julie, 2de générale, Lycée Jean de Prades.
2020/03/09 14:50 #2019-jaccuse-94
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
J’ACCUSE…

Ce film est une parfaite reconstitution de l’affaire Dreyfus se déroulant de 1894 à 1906 mais également un chef d’œuvre réalisé par le talentueux Roman Polanski.

J’accuse est un film réalisé par le grand réalisateur Roman Polanski alors qu’il est accusé et coupable de viol, et compromis dans une polémique déclenchée par le mouvement « me too » en Amérique. Mais ces polémiques n’enlèvent rien à l’immense talent de ce réalisateur comme nous le prouve ce film qui a dernièrement remporté la Mostra de Venise.

Polanski nous livre ici un récit qui, bien que se déroulant dans le passé, nous concerne toujours aujourd’hui alors que l’antisémitisme est à nouveau sur le devant de la scène.D’ailleurs Polanski mêle habilement les époques dans son film par exemple dans la scène où Picard répond à des journalistes ; ou encore dans la scène d’émeutes - autodafé,agression contre les magasin Juifs qui font référence à la guerre 39/45.

Et malgré les polémiques, il nous livre ici un chef d’œuvre témoignant de sa grande expérience cinématographique qu’il nous prouve par exemple en choisissant très bon scénario construit sur des analepses et qui traite le thème historique par une enquête policière particulièrement réussie. Il dirige Jean Dujardin, acteur qui nous prouve une fois de plus son extraordinaire capacité à jouer tous les rôles par un immense charisme. Il donne une impressionnante carrure au colonel Picard. Il est admirablement secondé par de nombreux acteurs brillantissimes sociétaires de la comédie Française

L’absence totale de musique est un choix très intéressant de neutralité :cela ne glorifie ni ne ternit les faits de cette affaire historique mais cela fait toute la vérité en évitant soigneusement le moindre manichéisme ou idéalisation. Même Picard épris de justice et de vérité n’est pas parfait et déclare lui-même être antisémite. Dans la même veine, le choix de résumés écrits pour raconter les faits non filmés est un très bon choix car il permet de les affirmer et d’imposer les faits comme seule et unique vérité. Polanski a effectué pour ce film de réelles recherches documentaires et se place en journaliste tout comme Zola dans une position de pure neutralité.

Le film reste globalement très sombre dans les images utilisées comme pour nous ramener dans cette époque de trouble pour la France qui voyait ses rêves de fraternité et d’égalité détruits par l’antisémitisme bien trop répandu et presque devenu une norme. Et cette ambiance sombre est particulièrement insoutenable dans les moments finalement assez rares où apparaît Dreyfus magnifiquement interprété par Louis Garrel qui nous fait passer toute la souffrance de cet homme devenu le souffre-douleur de toute une nation en vertu de sa religion.

Tristan Zardet, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/03/09 15:04 #2019-jaccuse-95
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique collective du film J’accuse par la classe 1BPMS2 du lycée BAUDELAIRE

Journal intime du lieutenant-colonel PICQUART

J’assiste à la condamnation et à la dégradation de l’ex capitaine DREYFUS.

J’indique qu’ « il a l’air d’un tailleur juif qui pleure tout son or qui va à la poubelle ».

Son épée est brisée. J’entends la foule qui vocifère à son endroit.

Il proteste contre toute évidence de son innocence.

Je suis reçu par le ministre de la guerre qui me remercie pour mon travail. Je suis promu à la tête du renseignement.

DREYFUS, de son côté, est envoyé dans l’île du diable pour purger sa peine.
Un élève officier vient à ma rencontre pour se plaindre de son classement, je lui réponds sans fard « ne pas aimer les Juifs mais que cela n’affecte pas mon jugement ».
Après cet incident qui ne m’affecte nullement, je me rends chez ma maîtresse dont le mari est à Bruxelles.

Je suis promu officiellement au grade de lieutenant-colonel et chef du renseignement.
Le titre exact est responsable de la section des statistiques.

Je me rends à ma nouvelle affectation, on me présente mon nouveau bureau.

Le dossier DREYFUS est bien présent avec les pièces qui attestent de sa culpabilité.

Je respecte les us et coutumes. Je me rends par conséquent au chevet de mon prédécesseur qui est très malade. Il me remet 48 000 francs qui doivent alimenter les fonds secrets du service.

Il me donne un dossier contenant des suspects à surveiller.
Des individus soupçonnés de trahison sont au nombre de 2500 et sont étrangers.
Cet homme, autrefois craint, est alité. Il n’oublie pas de m’indiquer qu’il faudra s’occuper des Juifs.
Je compte prendre en main mon service et procéder à des changements profonds, à une réorganisation effective.
J’essaie d’avoir des preuves dans un cas de connivence de citoyens français avec l’Ambassade d’Allemagne.
Je me rends dans une église et je prends un dossier déposé par l’un de nos agents.

Le nom d’Esterhazy apparaît dans des documents. Je me rends au Louvre pour rencontrer secrètement et discrètement l’un de mes agents, je lui demande de mener des investigations.

L’un de mes subordonnés, le colonel Henry, souhaite entraver mon enquête. Il me demande fermement de ne pas enquêter sur cet homme. Son empressement me paraît suspect. On localise Esterhazy à Paris et non à Rouen comme me l’a indiqué Henry avec certitude.

Il a loué un appartement en face de l’Ambassade d’Allemagne avec sa maîtresse. Je demande la mise en place d’un système d’écoute pour recueillir des preuves de son implication pour ce que l’on peut qualifier d’intelligence avec l’ennemi. Je cherche à débusquer un traître au sein de l’armée française qui transmettrait des informations dans le domaine de l’artillerie.

Un faisceau de preuves commence à être constitué. J’apprends que cet individu voulait être nommé au sein de l’état-major à Paris. Je rends compte du fruit de mes investigations au ministre de la guerre qui me demande de poursuivre mon enquête.

Je rouvre le dossier DREYFUS, je vais voir un expert en graphologie. Je considère que les lettres -qui incriminent DREYFUS- n’auraient pas pu être rédigées par lui-même. Selon l’expert, DREYFUS a falsifié sa propre écriture.
Je reste perplexe devant cette explication car, selon moi, DREYFUS n’a pas de mobile dans cette affaire.
De retour au bureau, le commandant HENRY m’indique que l’une des sources -qui préfère garder l’anonymat- a indiqué que DREYFUS était bien un traître.

Je me base sur des faits et non sur des bruits de couloir ou des dénonciations calomnieuses.

DREYFUS a été reconnu coupable à l’unanimité d’avoir livré à une puissance étrangère des documents secret défense. Toutes les pièces de l’accusation me semblent falsifiées.
Je demande à consulter le dossier de DREYFUS. HENRY me le remet de très mauvaise grâce et je constate qu’il est presque vide.

Je constate qu’il existe une concordance entre les lettres d’Esterhazy envoyées à l’état-major et celles qui étaient soi-disant rédigées par DREYFUS.

Je vais voir l’un de mes supérieurs, un général, à son domicile, pour lui expliquer que DREYFUS est innocent. Il me rétorque qu’il ne veut « pas d’une nouvelle affaire DREYFUS ». Je lui réponds que « ce n’est pas une nouvelle affaire DREYFUS, c’est la même ». Je souhaite obtenir la révision de son procès.

Mon supérieur me demande de taire la teneur de mes découvertes, d’ « emmener mon secret dans la tombe » et surtout « d’obéir ».
Je me rends, le soir, dans mon bureau, je reconstitue le faux dossier d’accusation.
Je ne supporte plus le colonel HENRY, archétype du militaire incompétent, flagorneur envers les puissants et insultant envers les subalternes ou ceux qu’il estime inférieurs à lui.

Je m’attends à une intrigue de sa part, je ne suis pas déçu. Je retrouve le général assis à mon bureau. Il me demande le dossier classé « secret défense » impliquant DREYFUS.

Je suis convoqué par mes supérieurs pour être tancé, admonesté et démis de mes fonctions. Je suis placardisé, pardon muté en Province. Je dois restituer tous mes dossiers.
Je vais voir un ami avocat pour m’épancher sur ma situation. On finit par m’envoyer en Afrique, à Alger puis en Tunisie. Mon courrier est intercepté.

Et pourtant « l’armée est toute ma vie ».

Je finis par rentrer en France.
Je suis convoqué et accusé d’être à la solde d’un syndicat juif. De retour chez moi, je constate que mon appartement a été perquisitionné.

Au cours d’une soirée, je rencontre des hommes politiques et surtout Georges CLEMENCEAU.
Zola va exposer l’affaire dans la presse avec un J’accuse retentissant, le 13 janvier 1898.

En janvier de la même année, Esterhazy est acquitté et ZOLA est condamné le mois suivant.
Je suis envoyé dans une forteresse et écarté de l’armée. Je passe des mois en prison.
Le président de la République, garant des institutions, a confirmé cette forfaiture.

ZOLA, en dépit de sa condamnation, persiste et relate toute l’affaire de manière rigoureuse. Le pays se déchire. Quand on sert l’Armée, être emprisonné au Mont Valérien est infamant et insultant.
Lors de mon procès, je relate toute l’affaire, notamment la falsification des preuves. HENRY a été promu lieutenant-colonel.

La vérité va finir par éclater en août 1898. HENRY avoue être l’auteur de la lettre incriminant DREYFUS et finit par se « suicider » peu après.
Je finis par sortir de prison.
Lors du nouveau procès de DREYFUS, il est déclaré à nouveau coupable -par 5 voix contre 2- à dix ans d’emprisonnement.
Mais le gouvernement veut gracier DREYFUS qui accepte contre ma volonté. Sept ans plus tard, la cour de cassation l’a déclaré innocent.

Je suis devenu Ministre de la Guerre dans le gouvernement CLEMENCEAU en 1906.

Je reçois DREYFUS qui a été lui aussi réhabilité. Il me demande à être promu au grade de lieutenant-colonel. Je lui indique « que ce n’est pas faisable ».

Il semble considérer comme une injustice que j’aie été promu au grade de général.

Je reste sur mes positions, les règles de l’armée avant tout.

Je ne le croiserai plus jamais.

2020/03/10 10:14 #2019-jaccuse-96
Lycée PRO Louis Armand, Chambéry, académie de Grenoble
J'ACCUSE … !

LETTRE À ROMAN POLANSKI
PAR LA CLASSE DE TCRM

J'ACCUSE le présent film d'avoir trainé en longueur et d'avoir imposé au spectateur une durée de visionnage trop longue.
J'ACCUSE le réalisateur de ne pas avoir consacré assez de temps à la description des conditions de vie de Dreyfus pendant sa captivité sur l'Ile du Diable.
J'AFFIRME avoir désormais une vision plus claire du contexte historique.
J'ACCUSE Roman Polanski d'avoir tout au moins fait des erreurs de faux raccords.
J'ACCUSE le présent auteur de ne pas avoir montré la suite de la vie de l'avocat de Dreyfus.
J'ACCUSE Roman Polanski d'avoir traité à la va-vite la fin du film
J'ACCUSE le film d'avoir manqué d'action et d'avoir ainsi excédé le spectateur, les personnages ne font que parler, ce qui ennuie, endort.
J'AFFIRME que le film d'avoir respecté la temporalité pendant le film.
J'AFFIRME que les acteurs ont fait preuve de réalisme et de charisme dans tout le déroulé de l'adaptation cinématographique.
J'AFFIRME que l'adaptation cinématographique de ce film est un "cliché" de l'époque, jusque dans les détails comme la pipe, les grands salons, les uniformes, et que ce réalisme captive.

Classe de Terminale CAP Conducteur Routier de Marchandises
Lycée Louis Armand, CHAMBERY
2020/03/11 09:41 #2019-jaccuse-97
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Calypso TL Neufchâtel en Bray
Critique du film J’accuse de Roman Polanski
Le spectateur peut, comme le Colonel Picquart dans le film, avoir un problème de conscience par rapport au controversé Polanski. Si le film a autant fait parler, cela est surtout dû au fait des accusations de viol, encore une fois, contre le réalisateur franco-polonais. Ces accusations ont mis en lumière ce film qui est certes bon, mais pas excellent. Le talent qui reste malgré tout indéniable de Polanski et le casting de renommée avec Jean Dujardin, Louis Garrel ou encore sa femme Emmanuelle Seigner pouvaient nous faire croire à un film dont on ne peut critiquer le succès. Or, ce long-métrage possède quelques failles. Le titre J’accuse, fait de suite référence à la lettre ouverte de Zola parue dans l’Aurore le 13 janvier 1898 pour réhabiliter le capitaine Dreyfus, nous nous attendons donc à la présence de l’homme qui joua un rôle capital ; sauf que l’écrivain arrive tard dans le film et n’est présent que dans très peu de scènes. Alors, pourquoi le réalisateur a choisi ce titre s’il n’a pas exploité complètement le côté Zolien ? Est-ce pour attirer des spectateurs qui avaient la référence ? Pour avoir un titre choc ? L’ironie du titre au vu des accusations du réalisateur peut nous faire échapper un rictus. Dujardin qui s’est affirmé comme un acteur dramatique depuis quelques années déjà avec notamment le film The Artist, nous livre une prestation bluffante du Colonel Picquart. Tantôt sévère, juste, courageux, franc mais aussi antisémite, l’acteur nous montre la palette de ses talents tant son personnage est changeant. La transformation physique de Louis Garrel, méconnaissable en un Dreyfus sali, est à souligner. Au contraire, Emmanuelle Seignier qui est un personnage secondaire, nous livre une performance un peu moins bonne que ses collègues, marquée de spontanéité, d’innocence et de naïveté dans la peau de la maîtresse de Picquart. Les dialogues sonnent toujours justes et d’une finesse remarquable malgré le peu de paroles échangées durant les 2h12 du film. Avec un budget de 22 millions d’euros, le rendu esthétique ne pouvait qu’être satisfaisant à regarder. Les uniformes militaires sont très réalistes et le travail fourni par les costumiers pour se rapprocher au plus près de cette époque est énorme. Tout comme les costumes, les lettres écrites d’une écriture soignée et serrée est un bonheur pour nos yeux, la diversité des archives et des manuscrits nous font regarder partout et notre œil se balade sur l’écran pour ne perdre aucun détail de ces décors. La caméra de Polanski se concentre souvent sur les visages de ses acteurs, en gros plans, pour percevoir leurs émotions ; notamment quand Dreyfus est dégradé dans la scène d’ouverture, Garrel tremble de rage et l’on voit dans son regard de la haine et de l’incompréhension. En ce qui concerne Dujardin, la scène où il apprend la vérité est marquante tant on arrive à comprendre ce qui se passe dans sa tête et tout ce que cela implique pour Dreyfus et lui-même. Concernant les transitions des scènes, une reste en mémoire : quand le capitaine est jugé coupable la transition se fait dans un livre avec un tourbillon et nous amène sur l’île où il est incarcéré. Le tourbillon nous fait penser à des flashbacks, alors que non, c’est le présent. Ce médiocre montage n’est pas sans nous rappeler des films fantastiques à petit budget sans profondeur de scénarios ni moyens. Pour les retours en arrière, ce n’est jamais vraiment clair ; ils se terminent toujours sur des zooms mais puisque Polanski zoome souvent, nous nous perdons. Le manque de féminité se fait ressentir. La maîtresse n’a qu’un rôle de second plan, de plus mal interprété et l’apparition de Lucie Dreyfus, cette épouse si dévouée, aurait pu être plus poussé et avoir un rôle majeur dans le film au contraire de Pauline Monnier l’amante.
Ce film nous montre une des plus grosses bêtises humaines : l’intolérance. A cette époque sombre et peu glorieuse de notre histoire, cela était évident qu’un Juif soit un traître …le spectateur ne peu qu’être choqué lorsque le dossier de l’affaire, d’une maigreur insigne, apparaît dans le champ. Des gens ont été corrompus et des preuves ont été falsifiées pour qu’il y ait un bouc émissaire, et comme par hasard un juif. Cela est d’autant plus affligeant et révoltant qu’un innocent comme Alfred Dreyfus soit condamné alors que d’autres individus, des gens de pouvoir surtout, malhonnêtes et sans morale ni valeurs, continuent d’exercer leur métier, de s’enrichir et de gagner des prix tout en passant au travers de la loi.
2020/03/11 10:17 #2019-jaccuse-98
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Anaëlle TL

Un cri désespéré retentit, « On dégrade un innocent !»
J’accuse, la référence au célèbre journal L’Aurore est très attrayante, mais surtout très décevante, Zola n’est que très que très peu représenté, là où l’on s’attend à une intrigue focalisée sur l’auteur. Comme dans les romans de Zola, le personnage de Dreyfus est entraîné dans la machine de la société de l’époque, c’est bien le seul autre rapport avec l’auteur.
En s’orientant vers le point de vue de l’armée sur cette affaire Polanski montre dès le début d’où vient le problème, en effet dans les bureaux des services de renseignements, on constate des dorures qui témoignent de la grandeur de l’armée, néanmoins la lumière de la pièce provient de l’extérieur… et ternit ces dorures. Ce détail est annonciateur de la suite du film. Polanski dénonce la loyauté à tout prix envers l’armée, et les intouchables qui en profitent au détriment d’innocents.
Cette même lumière fait référence aux tableaux de Renoir, de Manet ou de Monet, comme lors de la scène en forêt qui rappelle beaucoup le Déjeuner sur l’herbe du peintre impressionniste Monet, contemporain de l’Affaire.
L’œuvre apparait à la fois comme un cliché, un montage parfois décalé dans les transitions, comme lorsque débutent les flashbacks, l’écran devient flou et l’image semble aspirée au centre de l’écran. Ce qui donne un aspect assez désuet, ainsi que certains regards adressés à la caméra qui donnent un aspect de comique tout comme les apparitions caricaturales de Pauline Monnier, la maîtresse de Picquart, quasiment toujours habillée d’une chemise de nuit légère.
Le film adulé de certains et ignoré par d’autres apparaît en définitive comme très décevant, certes un bon film historique d’un point de vue narratif, pas trop romancé, mais trop bien huilé, un aspect mécanique qui dérange et entache le réalisme, le film a l’air d’un film. On ne décèle son côté réel que parce que l’affaire Dreyfus est un scandale très connu, enseigné aux étudiants.

2020/03/11 10:42 #2019-jaccuse-99
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Théo TL
Critique « J'accuse »

J'accuse Roman Polanski d'avoir réalisé un très bon film. 2019 a été une année très riche dans le monde du cinéma, et le réalisateur franco-polonais y a mis son grain de sable. Connu pour ses films comme « Le pianiste », il est l'auteur en 2019 du film historique et dramatique « J'accuse » du nom du célèbre article paru en juin 1898 dans L'aurore écrit par Émile Zola durant l'affaire Dreyfus, interprété dans le film par Louis Garrel, qui était directement destiné au président de la République de l'époque au sujet de cette corruption. Mais le film ne raconte pas tellement l'histoire de Dreyfus lui-même, mais plutôt celle du colonel Georges Picquart, magnifiquement interprété par Jean Dujardin, célèbre acteur français notamment connu pour ses rôles plus légers dans « OSS 117 ». En effet le colonel, impliqué dans l'incarcération de Dreyfus, décide de rétablir la vérité en menant une enquête alors que ses supérieurs refusent.
Le film débute sur un plan large avec un château en guise de toile de fond, un ciel gris et nuageux, des pavés sur le sol, ainsi que des dizaines de rangées de militaires avant qu'il y ait du mouvement. Dans une France antisémite à l’aube de la IIIème République, le colonel Picquart participe à l'arrestation de Dreyfus. Mais certains faits font que le colonel se rend compte que l'histoire n'a pas été juste et que le gouvernement a sans doute directement accusé Dreyfus du fait qu'il était juif. Un Picquart qui semble se sentir supérieur, antisémite, misogyne, hautain, et surtout peu orthodoxe puisqu'il vit une relation cachée avec la femme de l'un de ses amis. Cette femme est jouée par Emmanuelle Seigner. C'est la déception du film, elle joue mal, et a toujours le même genre d'expressions. Le peu qu'on la voit, c'est déjà trop.
Quand Dreyfus est officiellement jugé, des tourbillons apparaissent à l'écran puis nous voyons Dreyfus dans sa cabane sur l'île du diable comme si cela faisait un parallèle avec le fait qu'il soit embarqué dans un tourbillon qui l'emmène vers le bas, vers l'enfer.
Certaines scènes du passé s'introduisent au sein du présent dans le début du film. Par exemple, quand Picquart entre dans son nouveau bureau et regarde le mur où est accroché une lettre et ses souvenirs reviennent à la surface. Un tourbillon apparaît et on est transporté dans le passé.
Par la suite, une scène assez pesante se présente. Picquart s'installe dans une église, un silence de mort, à mettre en parallèle avec le fait que le gouvernement ne veuille pas ébruiter l'affaire.« Je ne veux pas d'un deuxième scandale Dreyfus » avait déclaré quelques scènes plus tôt l'un des généraux. Quelques bruits de pas sur le carrelage de l'édifice religieux. Le secret est énormément présent dans le film. Entre les lettres, les indices, de l'argent enfermé dans les coffre-forts, cela montre à quel point le secret doit rester secret justement.
Mais on se demande à chaque scène s’ IL va enfin apparaître... maintenant Picquart est avec son ami avocat dans une petite réunion en pleine nuit, une nuit noire et sombre qui reflète l'histoire et le fait que le colonel doit rester silencieux, la lumière des chandelles de la pièce dans laquelle il se trouve avec son ami ouvre la possibilité d'une mise en lumière de l'affaire. Son ami avocat lui présente ses amis, et enfin, le voilà enfin, l'auteur de l'un des articles les plus célèbres de l'histoire, Émile Zola ! Une phrase a marqué son apparition. Alors que Picquart lui explique toute la situation, Zola dit « Vous ne pouvez rien faire, mais moi, si » dit-il avec détermination. Quand l'article est paru dans la presse, la voix d’Émile Zola accusant les personnalités politiques de l'époque résonne, et en même temps, nous voyons les protagonistes découvrir l'article.
Et enfin, à la fin du film, la toute dernière scène de celui-ci, sept ans après l'affaire, sept ans après l'acquittement d'Alfred Dreyfus, ce dernier entre dans le bureau du ministre. Lorsqu'il entre, il se confronte au pouvoir ultime, des murs immenses ornés d'or, et un Jean Dujardin imposant et dégageant son charisme dans le fond, se tenant droit, à côté de la cheminée. Ce colonel Picquart. qu’on voit pour la première fois de face après tant de plans sur lui de dos ou de profil.

Une véritable histoire, des costumes et des décors exceptionnels, une ambiance pesante, des scènes de jugements, d'action, des dialogues percutants ainsi que des acteurs interprétant leurs rôles avec brio . Polanski donne à Jean Dujardin un rôle compliqué dans l'adaptation cinématographique d'un scandale qui bouleversa tout un pays durant plusieurs années. Le film a essuyé énormément de critiques suite aux polémiques autour de la vie privée du réalisateur, mais ce film qui deviendra assurément un chef-d'oeuvre, est déjà un pur bijou formel dont le message est assurément d’utilité publique.
2020/03/12 14:25 #2019-jaccuse-101
Lycée PRO Jean Hanzelet, Pont ? Mousson, académie de Nancy-Metz
J’accuse ce film de s’être appuyé sur le texte de Zola qui dénonce le gouvernement français.
J’accuse ce film d’être trop historique, il reprend l’affaire Dreyfus et nécessite des connaissances que la plupart des gens n’ont pas. Il est difficile de rentrer dans l’histoire.
J’accuse ce film d’être une reconstitution un peu trop fidèle et classique des conditions de vie de la fin du 19ème siècle. Les costumes, les bâtiments, les habitudes alimentaires, tout est différent et triste. Les couleurs sont très fades ce qui accentue la tristesse de la vie des personnages.
J’accuse ce film de mettre en scène des personnages qui ne sont pas aimables. Ils sont corrompus, irrespectueux, manipulateurs. Il est inimaginable de s’identifier à eux surtout lorsqu’on a seize ans.
J’accuse la construction, le montage d’être trop chronologiques ce qui confère au film un côté répétitif et trop linéaire.
J’accuse les acteurs de ne pas avoir pris position.
J’accuse la musique d’être dramatique au début dans le film puis par la suite de devenir irritante.
J’accuse le film d’avoir incriminé Zola et d’avoir repris son texte pour l’avoir intégré dans un journal de propagande visant à détruire le gouvernement du film.
J’accuse le film d’avoir utilisé trop de plans simples (plans fixes, quelques zoom) pour réaliser le film, il n’y a pas de plans complexes (de plongée ou de contre-plongée).
J’accuse les producteurs d’avoir financé un film dont le réalisateur a commis, dans les années 60, des actes répréhensibles sur mineurs.

Luka Aigle / Théo Humbert / Audrey Dubois 2MRC3 Lycée Jean Hanzelet à Pont-à-Mousson
2020/03/13 09:06 #2019-jaccuse-102
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’accuse, réalisé par Roman Polanski est un film durant 2H12 qui retrace l’affaire Dreyfus, une histoire très connue de génération en génération. Pendant les 12 ans qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus provoque un réel séisme dans le monde entier. Pour ma part, c’est une partie de l’histoire que j’ai beaucoup aimé étudier, donc le film ne pouvait que me plaire. L’écriture est subtile, d'une virtuosité remarquable. Polémique ou non sur le réalisateur, il faut bien admettre que cette production est d’une grande qualité. Cependant par moment, j’étais peu coupé dans l’élan du récit à cause des scènes trop longues et souvent silencieuses. La finétait abrupte et le début était long. Aussi, lors des scènes de « flashbacks » je n’arrivai parfois pas à déterminer si elles correspondaient à un « avant » ou à un « après ». Malgré ceci, j’ai trouvé que le travail sur les lumières, le décor, la musique a été effectué avec une superbe sobriété. Les acteurs dont Jean Dujardin sont parfois surprenants. Jean Dujardin dans un rôle aussi sérieux, c'est désopilant !
Maëlle Dufort, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/03/13 09:14 #2019-jaccuse-103
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film J’accuse est un film historique réalisé par Roman Polanski sorti en 2019.
Dès les premières images, il nous installe dans une ambiance froide, militaire, impressionnante. En effet, on entre dans l’histoire avec la dégradation de l’officier Albert Dreyfus, accusé de collaboration avec l’ennemi prussien. Cependant, vient bien vite s’ajouter une dimension antisémite, dans cette image de la France, Dreyfus se faisant huer par la foule.

Roman Polanski dit lors d'une interview que "Dreyfus n'est pas intéressant". Ainsi, il ne fait que quelques apparitions. Le film se tourne bien vite vers un autre personnage, le colonel Picquart. Ce personnage est intriguant, car il semble différents des autres, plus professionnel, ne cherchant pas à rabaisser Dreyfus pour sa religion, et voulant rétablir quelque chose de plus juste. C'est lui qui cherche la vérité sur l'affaire, et l'acteur Jean Dujardin incarne avec brio ce rôle plus sérieux que ceux dans lesquels on pourrait le voir d'habitude, révélant ainsi au passage une facette plus sérieuse de lui-même.

L'histoire retrace fidèlement celle qui s'est passé à l'époque, et le casting des acteurs est impressionnant.

Malgré cela, le film comporte aussi des défauts critiquables, comme l'histoire d'amour que va vivre Picquart, qui n'ajoute rien à l'intrigue principale et freine le déroulement de l'histoire. De même, la scène avec l'article J'accuse est extrêmement courte, alors que c'est de là qu'est tiré le titre !

L'ambiance, elle, reflète celle de l'époque. Chaque personne utilise des sous-entendus dans ses paroles, les rues sont froides, et on ressent une tension. Chaque personne sait pourquoi Dreyfus s'est réellement fait dégrader mais refuse de l'avouer, comme si c'était un sujet tabou. On voit un antisémitisme extrêmement fort, et le colonel Picquart n'y échappe pas. On le voit notamment à la fin, lorsqu'il refuse à Dreyfus de compter les années de prison qu'il a fait pour le rendre à son grade réel.

Ainsi, le film J'accuse ne m'a pas réellement touché mais reste intéressant à aller voir.


Clément Moudoulaud, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/03/13 11:40 #2019-jaccuse-104
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Critique « J’accuse » de Roman Polanski

Objet d'un énorme tumulte lors de la cérémonie des Césars, le film « J’accuse » de Roman Polanski, sorti le 13 novembre 2019, se voit être l’un des films les plus retentissants de la fin de la décennie, en termes de réalisation mais encore plus de réalisateur. De ce fait, Roman Polanski a su trouver les mots exacts pour qualifier son film « J’accuse », ciblant l’Affaire Dreyfus (et peut-être plus). Malgré les récentes accusations prononcées contre le réalisateur, « J’accuse » reste un film réussi. C’est pourquoi, je tiens à préciser qu’il sera question, par la suite, du film en lui-même et non de ma position envers Roman Polanski. Il est évident que, pour ce qui concerne cette question, mon point de vue sur le réalisateur diffère totalement de celui que je porte sur le film.

Dans un premier temps, il s’agit ici d’un film qui se présente comme un drame historique basé sur des faits réels : l’Affaire Dreyfus, durant la fin du XIXe siècle. On pourrait alors penser que le personnage de Dreyfus est le protagoniste de l’histoire, on pourrait croire que le réalisateur présente son point de vue, cependant ce n’est pas le cas. Ici le film se base essentiellement sur le point de vue du Commandant Marie-Georges Picquart interprété par Jean Dujardin, un choix des plus original.
De plus, la liaison amoureuse entre Pauline Monnier et le Commandant Picquart, aussi palpitante que secrète comme nous le montre la scène finale et la demande en mariage du commandant, nous renvoie encore à une vision différente du Commandant et de son rôle principal. D’ailleurs, cette liaison amoureuse, prend une place secondaire loin d’être absurde. En effet, elle apparaît, d’après moi, comme un des éléments novateurs du film et participe précisément à son originalité. Aussi, cette place qu’offre le film au commandant Picquart, rend cette production des plus rafraîchissante, faisant évoluer l’Affaire au fil du temps, tout en restant fidèle à l’histoire.

Dans un second temps, ce film propose un « fidèle Dreyfus ». Disons, une image fidèle du personnage qu’est Alfred Dreyfus. Bien sûr, son rôle n’est pas central et est assez restreint. Effectivement, certains passages de sa vie sont quelques peu négligés comme son exil sur l’île du diable en Guyane. Toutefois, le personnage de Dreyfus semble proche de la personne historique que fut le véritable Dreyfus. Quant à son évolution au cours du film, elle se fait ressentir non seulement physiquement mais aussi mentalement. Je m’explique : la première scène nous révèle Dreyfus comme l’homme qu’il était avant qu’il ne soit déporté, un homme scandalisé par sa dégradation. Sa deuxième apparition, essentielle pour cette évolution, est lorsqu’il se trouve au bagne, sur l’Ile du diable. Dans cette scène on peut le voir très amaigri, miséreux et épuisé, ne portant qu’une simple tenue blanche. Ici, son apparence s’est complètement détériorée. Enfin, lors de son deuxième procès, cette évolution se révèle encore plus convaincante pour le spectateur ; Dreyfus réapparaît après plusieurs années passé sur l’Ile du diable, démuni, anéanti, presque éteint intérieurement. Dans ce passage du film, le personnage de Dreyfus nous fait croire à ce temps passé sur l’île, comme le montrent ses cheveux devenus blanc et sa peau touchée par la vieillesse. Ce changement physique accentue le réalisme du film comme s’il s’était déroulé sur plusieurs années.
Finalement, malgré son rôle légèrement absent, l’acteur qui joue Dreyfus, Louis Garrel, sait resté convaincant sur son personnage et sur son histoire.

Ainsi donc, je clos ma critique. Il est clair que ce film pourrait encore être approfondi en termes critiques mais je trouvais cela captivant de se focaliser sur les deux personnages de Marie-Georges Picquart et Alfred Dreyfus joués par Jean Dujardin et Louis Garrel. En revanche, il serait déplacé de vous le conseiller étant donné ma position sur l’affaire concernant Roman Polanski. Néanmoins, je ne tiens pas non plus à mettre en doute la qualité et la beauté du film car il est important de ne pas voir derrière le film uniquement le réalisateur, mais aussi les autres personnes ayant contribué à sa construction et à sa réussite.

Clara Diguet
2020/03/13 17:36 #2019-jaccuse-105
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
« J'accuse »

Tout d'abord souvenons-nous : l'affaire Dreyfus eut lieu entre 1896 et 1906. Elle fut le plus grand scandale du XIXème siècle et bouleversa la France tout entière en ayant même des répercussions dans le monde. Le film « J'accuse » entend raconter les dessous de cette affaire.
D'emblée, Roman Polanski, le réalisateur nous donne à voir la scène de la dégradation de Dreyfus accusé de haute trahison envers la France pour entente avec l'ennemi. Le film montrera qu'il a été jugé et condamné à l'aide de fausses preuves simplement parce que Dreyfus était juif.
Dreyfus a donc servi de bouc-émissaire pour calmer le peuple. Cette scène qui ouvre le film symbolise bien le fait qu'à toutes les époques les Juifs ont été pris pour cible et sont régulièrement persécutés. De plus, ce passage représente bien l'antisémitisme propre à la France et qui sévissait déjà à l'époque. En outre, le film souligne le fait que cette erreur judiciaire remet en cause la classe dirigeante du pays car elle est corrompue et veut étouffer l'affaire.
Ce film est donc captivant en raison de son réalisme car même si on connaît d'avance l'issue du film, celui-ci réussit le pari à maintenir le spectateur en haleine. En effet, on se pose la même question pendant tout le film : combien de temps faudra t-il pour que Dreyfus soit enfin innocenté ?

Ensuite, Polanski est un réalisateur et producteur franco-polonais d'origine juive. Tout au long de sa vie, il a réalisé de nombreux films aussi réussis les uns que les autres ce qui lui permet aujourd'hui d'être un cinéaste de renom. Cela dit, ce réalisateur est impliqué dans plusieurs affaires d'abus sexuels sur des mineures. Polanski a certes une carrière brillante mais cela n'empêche pas sa réputation d'être entachée par des scandales liés à sa vie personnelle. C'est là que le film devient vraiment dérangeant : on perçoit très vite la manœuvre de l'homme ... Polanski a plus ou moins utilisé ses talents de cinéaste pour tenter de s'innocenter aux yeux de son public qu'ainsi il manipule car on comprend qu'il s'identifie au personnage de Dreyfus. Le malaise s'installe vite, on ne peut s'empêcher de qualifier cette identification comme frauduleuse, choquante voire scandaleuse !
En quelque sorte, Polanski nous adresse un message implicitement, un message qui proclame son innocence pour les faits qui lui sont reprochés. A travers ce film, il exprime son opinion et sa volonté de stopper toute polémique à son sujet. Il a donc fait passer son message plutôt intelligemment. En revanche, il n'affronte pas la polémique en face. Il est étrange aussi de constater le détachement du réalisateur : peu de personnes resteraient aussi calmes suite à de telles diffamations, si toutefois celles-ci ne sont pas vraies.

Cependant, si l'on s'en tient à l'aspect artistique, ce film est un chef d'oeuvre de réalisation notamment pour sa qualité esthétique visuelle indéniable : les costumes sont minutieusement travaillés pour être en tous points conformes à l'époque, les décors sont extrêmement soignés et permettent de nous plonger dans l'histoire et même l'Histoire « avec un grand H ». De plus, la musique et les cadrages marquent les scènes en les intensifiant ou en les ralentissant. De même, l'ensemble des différents cadrages comme les plans d'ensemble qui restituent bien l'atmosphère et les gros plans qui montrent les réactions, les sentiments et les émotions des personnages sont impeccables. De surcroît, ce film retranscrit fidèlement la réalité des faits en mettant en avant les personnages importants de cette affaire à savoir le lieutenant colonel Picquart dont le rôle a été oublié et l'écrivain Emile Zola . C'est donc l'accumulation de ces éléments qui rendent le film intéressant et dynamique.

Pour conclure, le choix du titre « J'accuse » relève manifestement aussi de la manipulation car il reprend le titre de l'article d'Emile Zola publié dans le journal « L'Aurore ». Le « J'accuse » de Zola est un acte d'accusation au grand jour dans lequel il dénonce à la fois l'injustice et l'incompétence des chefs de l'armée à remplir leurs devoirs tout en défendant le devoir de justice et l'intégrité. Polanski a osé reprendre ce titre: est-ce une ultime provocation de la part du réalisateur pour essayer de retourner à son avantage sa situation personnelle, peu enviable ? Le doute persiste...Et si le procédé semble malin, le stratagème se voit bien vite. Dreyfus, un honnête homme ? Oui, assurément. Quant à Polanski, c'est vraiment une autre affaire !


Critique rédigée par Lylou Icardi, Paul Jacquemet et Baptiste Pouillaude, élèves de 2nde 11 du lycée
Carriat à Bourg en bresse
2020/03/13 17:37 #2019-jaccuse-106
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
« J'accuse » de Roman Polanski

« J'accuse » est un film réaliste qui s'appuie sur des faits historiques : il retrace l'affaire Dreyfus en utilisant de manière originale non pas le point de vue du personnage principal mais celui d'un personnage complexe, peu connu du grand public, le lieutenant colonel Picquart. Cette affaire qui a tant marqué les esprits à la fin du XIXème siècle est racontée non pas pour rétablir la vérité, depuis longtemps connue de tous mais pour mettre en avant le rôle essentiel de Picquart dans la reconnaissance de l'innocence du capitaine Dreyfus.

L'effet visuel mis en œuvre dans le film est très juste par rapport au contexte de l'histoire :les décors sont réalistes, le choix des costumes soigné, et le jeu d'acteur de Jean Dujardin incarnant Picquart ainsi que celui de tous les autres acteurs sont exceptionnels tant par la reproduction des personnages de l'époque auxquels on peut s'identifier facilement que par les émotions qui se dégagent des images. On relève peu d'anachronismes excepté peut-être lors du procès d'assises, lorsque le président du tribunal utilise un marteau afin de donner du poids à ses décisions alors qu'il n'y a jamais eu de marteau dans aucun tribunal français à l'époque. Indéniablement, les différents cadrages sont pertinents passant du gros plan au plan d'ensemble régulièrement ce qui permet de souligner la solitude des deux hommes Dreyfus et Picquart face à une société française sourde aux preuves qu'ils avancent. Nous pouvons le voir dès les premières minutes avec la scène emblématique de la dégradation du capitaine Dreyfus. Cette scène est minutieusement orchestrée par Polanski qui opère des jeux de caméra alternant le point de vue des spectateurs de plus en plus venus assister à cette humiliation publique à l'aide d'un plan d'ensemble puis celui-ci se resserre sur le visage de Dreyfus se décomposant à mesure que la scène avance. C'est notamment dans cette scène-là et de manière plutôt habile, que l'on découvre le colonel Picquart au milieu des officiers parmi la foule dans un large plan d'ensemble montrant que toute la société condamne la trahison de Dreyfus et se réjouit de la dégradation de l'officier juif. D'ailleurs, le lieutenant colonel Picquart affiche sa satisfaction : en effet, il n'apprécie pas Dreyfus comme l'indiquent ses propos antisémites.

Assez rapidement cependant, nous comprenons que le lieutenant colonel Picquart va être un élément clé dans l'affaire et tout au long du film, on suit le courage, l'acharnement voire l'obsession de ce personnage pour rétablir la vérité des faits et faire en sorte que Dreyfus soit libéré et réhabilité.

Polanski a choisi de respecter la chronologie des faits, en effet, il ne semble pas avoir de suspense à ménager puisque tous les spectateurs connaissent l'issue de cette affaire  mais ce parti-pris classique permet de mieux comprendre les mécanismes de la machination. On suit donc le personnage de Dreyfus qui, après avoir purgé sa peine sur une île lointaine, retourne sur le continent pour être de nouveau jugé et les nombreuses scènes qui se déroulent au tribunal bien que légèrement longues restent toujours aussi intrigantes et passionnantes car le réalisateur a su entretenir une tension quant au degré d'implication et à la responsabilité individuelle des gradés de l'armée impliqués. En amont, on suit l'enquête menée par Picquart et on voit bien qu'il cherche la justice malgré ses tendances antisémites car, pour lui, la justice reste la justice.

Beaucoup de scènes sont marquantes dans ce film mais celle qui donne le plus de frissons est sans doute la scène de l'empilement des journaux avec le titre « J'accuse » à la une. Si ces journaux prennent feu c'est pour montrer de manière métaphorique l'embrasement de l'affaire et le caractère scandaleux de cette affaire. On voit dans le film le célèbre journaliste et écrivain Emile Zola qui dénonce dans cet article toutes les personnes ayant participé à l'accusation injuste de Dreyfus. Tout comme le président du tribunal martelait ses décisions afin de condamner Dreyfus, ici, c'est Zola qui répète en le martelant à chaque début de phrase «J' accuse ! » afin de dresser la liste complète de tous ceux qui ont participé au complot et d'appuyer cette fois sur leur culpabilité individuelle et collective.
Pour conclure, on ne peut qu'apprécier ce film car malgré le fait que cette affaire est ancienne et compliquée, Polanski a su adapter l'histoire de manière à intéresser toutes les générations : on ne s'ennuie pas une seconde grâce au rythme soutenu et à une dramatisation rendant l'Histoire très palpitante.

Critique rédigée par Sasha Bridet, Florian Clain, Léo Bruard et Fabien Besse, élèves de la classe de 2nde 11 du lycée Carriat à Bourg en bresse

2020/03/13 17:43 #2019-jaccuse-107
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
« J'accuse »de Polanski

L'affaire Dreyfus, plus que jamais scandaleuse et polémique, a fait parler d'elle à la fin du XIXème siècle en accusant à tort un gradé de l'Armée française, le capitaine Dreyfus.Cette sombre affaire rejaillit aujourd'hui.
D'abord, le film « J'accuse » reconstitue cette histoire tristement célèbre pendant 136 minutes d'enquête et de révélations haletantes. Il a été réalisé par le célèbre réalisateur Roman Polanski qui, comme un grand nombre de personnes le sait, est lui aussi accusé dans des affaires d'abus sexuels pour ce qui le concerne.
Indirectement, en faisant une mise en abîme, on pourrait croire que la volonté du réalisateur de mettre en scène une telle histoire si injuste serait un moyen d'y refléter la situation complexe dans laquelle il se trouve lui-même englué. En effet, le capitaine Dreyfus interprété par l'excellent Louis Garel, présenté comme le bouc-émissaire de cette affaire peut-être comparé à Polanski. Mais, contrairement à lui, Alfred Dreyfus en ressortira innocent grâce aux nombreuses preuves apportées par le colonel Picquart joué admirablement par Jean Dujardin, ici dans un rôle à contre emploi, dont on suit le point de vue tout au long du film.
Sans doute, avant toute chose, Polanski a choisi d'interpréter cette histoire à l'écran pour qu'elle soit connue des jeunes générations en mettant en avant le fort sentiment d'antisémitisme de la fin du XIXème siècle et qui refait surface de nouveau depuis quelques années en France.
Mais ce film, à la fois émouvant et plein de rebondissements a également d'autres qualités : en relatant la dure vie du capitaine Dreyfus, accusé de haute trahison alors qu'il est victime d'une affaire falsifiée, il montre où peut mener un Etat fragilisé par des crises politiques constantes et le résultat nous effraie. De plus, au-delà de l'affaire déjà passionnante en soi, la mise en scène est extrêmement bien construite : le spectateur est transporté à la fin du XIXème et les décors tout comme les costumes sont très soignés. En outre, la musique très pesante à certains moments importants ajoute encore au suspense savamment entretenu.
Deux scènes clés de ce film sont particulièrement bien filmées : celle de la dégradation de Dreyfus bien sûr au début du film, mais une autre plus marquante encore et très significative correspondant à la rencontre entre le colonel Picquart et Emile Zola, journaliste célèbre et immense écrivain qui en publiant à la une d'un journal très connu à l'époque le fameux « J'accuse! » rétablit la vérité en révélant ouvertement le nom des vrais coupables. Cette dernière scène est un bel hommage rendu à cet écrivain.
Pour conclure, ce film plus qu'accrochant illustre le courage d'un homme, le colonel Picquart, au début anti- dreyfusard car antisémite qui bien vite fera surgir un pan de sa personnalité jusque-là dissimulée : la volonté farouche de rendre justice à un innocent.
N'est-ce pas cet homme qu'attend Polanski ? Mais si Dreyfus est bien innocent de toutes les accusations portées contre lui, on ne peut malheureusement pas en dire autant du réalisateur !

Critique rédigée par Aymie Ploy, Chaïnez Riner,Louna Ramos et Evan Thomasson, élèves de 2nde 11, lycée Carriat à Bourg en bresse
2020/03/13 18:58 #2019-jaccuse-108
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
D’une diurne nuageuse, un homme se fait dégrader,
Par ma faute, mon jugement, on l’a déporté,
Est-ce à cause de ses croyances que Dreyfus,
A navigué jusqu’à l’île aux cactus ?
J’accuse… !

Remplaçant aux archives le colonel Sandherr,
J’enquête sur ce malheureux prisonnier,
Dans ce bureau était caché la vérité,
Que par loyauté j’ai dévoilée à Terre entière.
J’accuse… !

Des dossiers, des documents prouvaient son innocence.
C’est là que je me suis aperçu du complot.
Je ne lâcherais pas l’affaire, je ne perdrais pas patience,
Je voudrais une autre sentence, je le sortirai du cachot.
J’accuse… !

Un film émouvant et pleins de valeurs,
L’un des plus impressionnant jeu d’acteur,
Exceptionnel et bouleversant;
Il a su transporter nos cœurs d’adolescents.
J’accuse… !

GALLAIS Mathias, FORGET Jules, DANIEL Neyris - Lycée Albert Claveille
2020/03/13 19:03 #2019-jaccuse-109
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Un grand retour de Roman Polanski, J’accuse est une reconstitution fidèle de l’affaire Dreyfus qui laisse place à une excellente intrigue . Ce film même plongé au 19e siecle reste moderne que se soit dans son scénario ou dans le choix du casting . C’est un régal cinématographique, il emporte le spectateurs dans un univers différent à l’égal des grands films de science fiction. De plus ce film est d’actualité dénonçant l’antisémitisme à travers toutes ses formes. On assiste à un enchaînement millimétré qui ne laisse pas de place au repos ou à l’ennui, les rebondissements interviennent au bon moment et nous permettent de suivre l’histoire. On peut néanmoins dénoncer la façon d’aborder l’antisémitisme qui reste à mon goût toujours la même et ne permet pas au film de se démarquer des autres. Au-delà du scénario, la prestation de Jean Dujardin est tout bonnement excellente, il interprète le rôle de Georges Picquard à la perfection, quand aux autres acteurs tels que Hervé Pierre ou Didier Sandre ils rendent leur personnages détestables, et leur donnent cette part de vice qu’ils ont chacun dans le film.

Matéo Biale, Margot Castaing, ,Jules Bouysse, Guilhem Covezzi - Lycée Albert Claveille
2020/03/13 19:07 #2019-jaccuse-110
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
J’accuse est un film d’une grande importance de par son sujet qui a touché énormément de Français de tout âges et de toutes époques, mais également de par son énorme retentissement à travers le monde du siècle dernier !
Il est à la fois réaliste et extrêmement accusateur envers la société antisémite du 19ème siècle.
Jean Dujardin a su avec brio nous retranscrire les impressions de son personnage, son indignation et sa colère par rapport à cette affaire plus qu’injuste puisqu’elle a jugé un individu innocent comme coupable même lorsque les hauts placés avouaient avoir tort.
Pendant toute la durée du film nous frissonnions d’impatience à l’attente de la sentence et étions outrées de celle-ci.
Les scènes sont terre à terre et captivantes avec une petite touche d’humour. En effet nous avons apprécié l’interrogatoire de Picquart, le personnage principal en sort prématurément lorsqu’il se rend compte que l’on a perquisitionné son appartement sans qu’il soit au courant. Effectivement, nous ne pouvions que sourire face aux répliques du personnage principal lorsqu’il répond à « Je vais avoir satisfaction » de Esterhazy, par « Va la chercher chez tes putes » !
Cette affaire nous montre donc que la justice du 19ème siècle n’était pas toujours juste et était corrompue par l’état militaire. De plus elle a divisé la population française en deux camps : les dreyfusards et les antidreyfusards.

Par ORIEUX Florine et MAILLARD Miranda - Lycée Albert Claveille
2020/03/14 17:47 #2019-jaccuse-111
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
@SabriceDeNice:
Je viens de sortir du cinéma, j'ai vu J'accuse et franchement c'était moyen...

@TheCardonBleu78:
En vrai, je suis allé le voir, c'était long et ennuyant malgré Jean Dujardin qui joue bien son rôle.

@Ethanos
Je me suis endormi les 3/4 du film et franchement, j'ai bien aimé la fin par ce qu'elle était dynamique.

@Sar2pac
Le plan séquence au début était tellement looooooong, je te comprends @Ethanos

@Théodorant
Est-ce-que vous avez pris en compte le côté historique du film avant de le critiquer ? Vous êtes décevant...

@Koukoulou / xxxsensation / Quezado d'âne chocolaté
En soit le film est intéressant mais pas agréable à regarder malgré le sujet important de l'antisémitisme.

2020/03/14 17:49 #2019-jaccuse-112
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Antonin : Coucou comment allez-vous ?

Théo : Très bien, et toi ?

Antonin : Ça va. Je sors du ciné.

Théo : Ah bon. Tu as vu quoi ?

Antonin : J'ai vu J'accuse.

Théo : Ah ouais ! Le film est cool ?

Antonin : Je trouve qu'il est grave intéressant.

Théo : Vas y raconte ? C'est quoi l'histoire s'il te plait ?

Antonin : Si tu veux, ça parle d'un lieutenant-colonel qui envoie un innocent en prison sur une île isolée, quand il se rend compte de son erreur il se bat pour le faire sortir de cette situation ! Je trouve juste la fin décevante, mais je te laisse en juger par toi même si tu vas le voir.

Théo : Je vois avec ma copine….
Elle demande quel acteur connu joue dans le film ?

Antonin : Y'a Jean Dujardin ! Il a le rôle principal.
Et d'autres acteurs mais je ne les connais pas…


Sasha : Bah, je ne l'ai pas vu non plus…
Théo, est-ce que je peux venir avec vous ?

Théo : Si vous voulez Romain, Cyril et Peïo, vous n’avez qu’à venir aussi !
On ira manger ensemble après.

Romain : Ok, pour moi

Cyril : Je préviens mon père !

Peïo : Je vais demander un billet à ma mère !

Antonin : Vous me direz quand vous l'aurez vu ? Pour me dire ce que vous en avez pensé…


3 jours plus tard

Théo : Antonin !!! J'ai vu le film ! Je trouve vraiment injuste le comportement du gouvernement et les comportements antisémites !!! Accuser une personne de trahison, juste à cause de sa religion !!!!

Antonin : C’est vrai que l'injustice dans J'accuse est criante
comme l'antisémitisme du gouvernement français,

Romain : Je rejoins Théo ! Je trouve inadmissible le comportement de l’Etat français.

Sasha : J'ai bien aimé la fin du film parce qu’elle est plus dynamique.

Cyril : J'ai adoré le film mais il était très long !

2020/03/14 21:55 #2019-jaccuse-113
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
J'accuse entreprend le grand retour de Roman Polanski au cinéma. Voilà bel et bien deux ans que Polanski ne nous avait pas invité à visionner un de ses longs métrages. Vous pouvez donc vous demander : Qu'en est-il ? Eh bien moi je vous répond : Fabuleux, Excellent, Époustouflant.

Voilà bien un excellent film français. Il est vrai qu'au premier abord on pourrait se dire qu'adapter une affaire aussi longue et aussi ancrée dans l'Histoire de France que l'affaire Dreyfus pourrait être un pari risqué mais ici, cela marche parfaitement. Et donc je pense que l'endroit où le film pouvait être attendu au tournant était sur la crédibilité historique et sur la chronologie. Mais le film est constant dans la crédibilité chronologique. De plus cette l'histoire est portée par une mise en scène incroyable. Rien n'est laissé au hasard par R. Polanski. L'image ou la scène qui me vient immédiatement en tête est la première scène, la scène d'ouverture. Cette scène nous fait instantanément rentrer dans le film.

Cette scène reprend la fameuse aquarelle qu'absolument tout le monde a étudié une fois en classe. Cette aquarelle où un militaire arrache tous les symboles militaires que porte Dreyfus, brise le sabre de celui-ci et où Dreyfus s'exclame : « Soldats, on dégrade un innocent ! »

Le film va donc traiter de la justice et de la vérité. Ces deux sujets étant incarnés par le personnage principal interprété par Jean Dujardin : le lieutenant-colonel Picquart. Ce personnage qui vu par nos yeux de citoyen français du XXIème siècle peut être considéré comme un être détestable car antisémite. Toutefois le spectateur peut lui donner sa sympathie pour son désir de vérité et de justice. En effet dans ce film nous évoluons tout d'abord dans une armée française fermée et froide où personne ne s'autorise à l'émotion sauf Marie-Georges Picquart. C'est pour cela que Polanski autorise une romance à son personnage afin de l'humaniser. En effet, là où le corps entier de l'armée et du gouvernement est dirigé par leurs idéaux, le lieutenant-colonel Picquart est dirigé par son devoir. Là où l'armée est censée obéir à la règle et faire son devoir, elle suit ses propres intérêts. Picquart est donc face à un dilemme : doit-il faire preuve d'une confiance et d'une obéissance aveugle à cette armée qu'il a servie toute sa vie, ou bien lui reste t-il un tant soit peu de libre arbitre pour penser par lui-même ? Picquart a donc réfléchi et a désobéi. Je trouve d'ailleurs cette mise en scène très intéressante d'avoir mis en avant comme cela Picquart et d'être de son point de vue. Car dans l'imagerie populaire, le grand défenseur de Alfred Dreyfus, c’est l'écrivain naturaliste Émile Zola, qui arrive en fait assez tardivement dans l'affaire. Ainsi le fait d'être du point de vue de Picquart renforce l'immersion, car dans ce thriller d'espionnage le spectateur se demande en permanence : Picquart voit-il juste ou faux ? Sommes-nous en accord avec lui ?

Le point de vue de Dreyfus n'aurait pas été aussi intéressant car nous aurions seulement relancé le débat. Cependant la relation de Dreyfus et de Picquart est intéressante. Dans le film, nos deux protagonistes ont quatre face-à-face : le premier est lors de la scène d'ouverture, qui n'est pas vraiment un face-à-face mais où ils s'échangent un simple regard marquant leur connexion. Le deuxième se situe à l'école militaire. Leur troisième face-à-face sera juste avant l'accusation de Dreyfus et le dernier clôturera le métrage. Leur deuxième face-à-face est intéressant car dans cette scène (qui restera l'affiche du film et qui révèle la splendeur des face-à-face dans ce film) Dreyfus va interroger Picquart sur la raison de ses mauvais résultats dans sa matière alors qu'il a d'excellents résultats dans les autres. Dreyfus lui soumet donc l'idée qu'il a de mauvais résultats du fait qu'il soit juif. Picquart démentira en répondant que ses idées personnelles n'influencent pas son travail. On peut donc mettre en doute le lieutenant-colonel. Plus tôt nous avons dit qu'il était dirigé par son devoir de vérité et de justice. Mais dans cette scène Dreyfus est clairement discriminé par Picquart. Dans ce cas le lieutenant-colonel était-il guidé par sa soif de justice et de vérité ou bien dirigé par son opportunisme, son égoïsme et son antisémitisme ? Picquart est-il le véritable héros de l'affaire ou bien un militaire voulant protéger sa chère armée en voulant prendre les devants car il savait pertinemment que son erreur judiciaire finirait par être révélée un jour où l'autre ?

De ce fait l'ultime face à face entre Dreyfus et Picard sera tout aussi marquant et dramatique. Picquart nous apparaît alors comme un opportuniste qui n'a vu dans cette affaire qu'un moyen de gravir les échelons et de protéger avant tout l'image de l'armée, Dreyfus le Juif alsacien, bouc émissaire, Picquart devenu Ministre de la Guerre qui est la plus haute fonction que puisse espérer atteindre un militaire, Dreyfus redécoré et qui ne sera à jamais que le lieutenant-colonel Dreyfus en place pour redorer l'image de l'armée. L'un rentre dans l'histoire, avec un contexte très particulier, et l'autre, quasiment invisible, est mis en lumière grâce au film.


La mise en scène et l'écriture sont donc remarquables dans ce film. Un point qui peut être souligné est aussi le souci du détail. Ce qui marque dans cette mise en scène est le son, le bruit. Les petits détails. Le parquet qui grince, les serrures, l'épée qui se brise, le coup de feu, etc.

De plus au niveau de la mise en scène, le film se passe souvent dans des lieux très fermés où il y a beaucoup de fenêtres et où les jeux d'ombres et de lumières sont bien réalisés. Ainsi la fenêtre joue un rôle très important dans la mise en scène pour le personnage de Jean Dujardin. En effet à chaque fois que le lieutenant-colonel Picquart va vouloir aller à la fenêtre il va être bloqué soit par la fenêtre physiquement soit par des barreaux, etc. L'horizon est toujours barré. Un obstacle se dresse toujours face à Picquart. Ainsi nous avons toujours ce sentiment d'oppression que se soit à l'intérieur ou même à l'extérieur, où le danger règne. De ce fait les scènes d'intérieur pour Picquart sont toujours synonymes de problèmes, alors que les scènes d'extérieur montrent un Picquart héroïque. Héroïque lorsqu'il pourchasse l'assassin de l'avocat ; héroïque lorsqu'il se bat contre Esterhazy ; etc. Ainsi la mise en scène nous fait nous attacher à Picquart.

J'aimerais revenir sur un sujet majeur du film : le sujet de la reconstitution. Le film est impressionnant de ce point de vue-là. Nous sommes réellement plongés dans cette France de la fin du XIXème siècle au sein d'une Troisième République qui tente de résoudre les crises comme l'affaire Dreyfus. Nous sentons les conséquences désastreuses de la guerre franco-prussienne et le désir de vengeance des Français. Car oui le film annonce le futur conflit mondial avec une scène de présentation d'un canon 75 qui fût une prouesse militaire et technologique pour l'époque. D'ailleurs le Général s'exclame : « Si les Allemands ont envie de nous visiter on saura les accueillir ! » On sent donc une tension réelle qui prépare et annonce une guerre prochaine notamment avec toutes les insultes et menaces faites aux Juifs durant le long métrage comme : « Mort aux Juifs ». Il y a d’ailleurs une autre scène marquante qui montre ce climat de tension et de méfiance permanent. Cette scène est celle où Picquart va visiter celui dont il va prendre la succession : Sandherr.

Et dans cette scène Sandherr demande à Picquart d'ouvrir un tiroir contenant une liste avec le nom de 2500 personnes qui doivent être arrêtées si une guerre a lieu. Il précise également que les Juifs sont absents de cette liste – traduisez : il est si évident à ses yeux que les Juifs sont des traîtres qu’il n’est pas même nécessaire de les ajouter à la liste.

Toutefois comment parler du film sans parler de la distribution ? Et quelle distribution !! Jean Dujardin et Louis Garrel sont les murs porteurs du film. Dans ce film, on oublie les acteurs et nous avons l'impression de ne plus les voir. De ce fait je n'ai pas vu Jean Dujardin mais le lieutenant-colonel Picquart et, de la même façon, grâce à l’interprétation de Louis Garrel, je ne l'ai pas vu lui mais j'ai vu Alfred Dreyfus. On peut également citer Grégory Gadebois ou Mathieu Amalric. La mise en scène et le jeu des acteurs, très théâtral, nous donnent un rythme très agréable.

Pour conclure je dirais que c'est un très bon film avec une très bonne mise en scène, une très bonne écriture et une excellente interprétation. Un film à ne point manquer pour sa justesse, son actualité et son intelligence.

Vincent Dal-Mas, TL
2020/03/15 15:56 #2019-jaccuse-114
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film J’accuse d’Alizée LALŒUF Première bac professionnel, métiers de la sécurité, Lycée Charles BAUDELAIRE à Meaux Académie de Créteil

J’ai beaucoup aimé J’accuse et la manière dont il a été filmé.

Les acteurs jouaient vraiment bien, surtout l’acteur principal jean DUJARDIN.

Ce rôle lui allait bien. Reprendre une histoire réelle et transposer celle-ci à l’écran permet de mieux comprendre l’affaire DREYFUS.

J’ai apprécié le passage suivant : quand le colonel PICQUART passe en jugement, je trouve que sa défense est judicieuse. Même quand on le qualifie de menteur, il se défend avec intelligence et garde son calme. Il montre qu’il défend toujours sa patrie et le sens de l’intérêt général. Le fait qu’il apporte des preuves est aussi un élément déterminant.

Il a mené son enquête. Il a procédé à une relecture des lettres, a confronté un pseudo-expert à ses manquements.
Il est certes antisémite mais fait passer la recherche de la vérité avant ses propres convictions personnelles.

C’est un homme animé par l’honneur qui veut sauver la dignité de l’armée française y compris contre elle-même et son haut commandement.

Il incarne pour moi la rectitude professionnelle et le sens du devoir.
2020/03/15 16:28 #2019-jaccuse-115
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film J’accuse par Mathieu LOISON, Classe 1BPMS2, lycée Charles BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil

Le film J’accuse évoque le lieutenant-colonel PICQUART qui cherche à prouver l’innocence d’un soldat condamné à tort, Alfred DREYFUS.

Il a été condamné pour la qualification de haute trahison envers la Nation : il aurait adressé des documents à l’armée allemande, notre ennemi héréditaire à l’époque des faits.

Le lieutenant-colonel PICQUART ayant bénéficié d’une promotion va rouvrir le dossier y compris contre l’avis de son principal subordonné.

Il découvre des invraisemblances et des incohérences dans le dossier de l’accusation. Il se pose des questions, mène une enquête personnelle, d’abord officieuse puis sans se cacher.

Il finit par se dresser contre ses supérieurs ce qui semble représenter un crime de lèse-majesté. Les membres du gouvernement et sa hiérarchie souhaitent que cette affaire demeure dans l’ombre et ne pas ouvrir des blessures qui éclabousseraient selon eux tout le pays.

Voyant qu’on cherche à le compromettre et même à le faire tuer, il va tout faire pour rendre l’affaire publique à travers la presse. L’écrivain Émile ZOLA va l’aider dans cette perspective.

À la fin, la vérité est révélée et la peine de DREYFUS est d’abord amoindrie si l’on peut dire à dix ans de prison mais il est rapidement gracié par le président de la République.

Il retrouve sa place dans l’armée française même si ses années de détention ne seront pas prises en compte pour son avancement.

Il finira par être innocenté définitivement en 1906.

J’ai aimé ce film car il représente le triomphe de la justice sur l’injustice.

Mathieu LOISON
2020/03/15 20:17 #2019-jaccuse-117
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Le film ‘’ J’accuse ‘’ réalisé par Roman Polanski est un film historique. Il raconte l’histoire vraie d’un militaire nommé Alfred Dreyfus, accusé à tort de trahison à partir de fausses preuves. La justice française le condamna pour avoir volontairement livré des documents secrets à l’Empire Allemand.
En vérité, Dreyfus fut condamné au seul prétexte qu’il était juif.
Polanski dénonce ainsi l’antisémitisme, fléau qui sévit encore à notre époque et ce qui est intéressant c’est que c’est le lieutenant-colonel Picquart, lui -même antisémite, qui va se battre pour innocenter Alfred Dreyfus.
Dès le début, on ressent l’atmosphère froide de l’armée, son univers écrasant, oppressant. La lumière est sombre, on est dans un huis- clos pesant.
Le lieutenant- colonel Picquart, félicité pour avoir fait arrêter Dreyfus, est promu au service renseignement. Il va tomber sur le dossier Dreyfus et vite se rendre compte que tout cela est un complot, une erreur judiciaire .Pire, il va découvrir que le vrai coupable est Ferdinand Walsin Esterhazy. Il va utiliser tous les outils possibles pour connaître la vérité.
Picquart est un homme honnête, droit, et sincère, il n’abandonne jamais, il est droit, déterminé, il ne laisse rien paraître, le capitaine Dreyfus, lui, est un homme triste et froid. Il est comme résigné face à l’injustice.
Une scène marquante est celle où Dreyfus est seul au milieu de plusieurs militaires, l’un d’eux lui arrache ses grades, c’est une véritable humiliation devant une foule haineuse.On est proche du lynchage.
Finalement, après un procès qui n’en est pas un, Dreyfus est condamné à perpétuité et est déporté sur l’île du Diable.
Mais Picquart, déterminé, continue le combat et rencontre Emile Zola, journaliste.
Ce dernier écrit un article dans la presse, avec son célèbre « j’accuse  »pour dénoncer ce que cachent les plus hautes fonctions de l’état.
Le film est intéressant et percutant , il nous montre comment la justice peut parfois être instrumentalisée par le pouvoir et les ravages de l’antisémitisme. Polanski utilise un fait historique ancien mais son «J’accuse »est encore très actuel. C’est ainsi une mise en garde pour nous, spectateurs, comme une piqûre de rappel qui nous dit : « n’oubliez pas ! »
Coraline DE JESUS, seconde BAC PRO 2GATL, LP de l'Atlantique, ROYAN
2020/03/18 21:20 #2019-jaccuse-117-1
Lycée Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de Créteil
LPO Langevin-Wallon
Champigny 94
J'accuse
Film de Roman Polanski
Comme son nom l'indique, ce film parle de l'affaire Dreyfus. Roman Polanski, le réalisateur, a décidé d’évoquer cette affaire du point de vue de Picquart. Ce choix explique le fait qu’Alfred Dreyfus est en réalité absent durant la majorité du film. Il est déporté sur l’île du Diable après sa dégradation, première scène du film. Nous suivons les pas du colonel Georges Picquart qui cherche à rétablir la vérité sur cette affaire et trouver le vrai traître. Il est le personnage principal. Le plus étonnant est que le colonel Picquart lui-même est antisémite, mais en effet il l’est de « tradition et non de conviction ». Il ne s’en cache d’ailleurs pas. Lors d’un flash-back, Dreyfus demande à Picquart s’il n’a pas perdu des points lors d’une évaluation du fait qu’il est juif, le colonel répond affirmativement d’un « je n’aime pas les juifs ». Le dialogue en lui-même est assez choquant pour nous. On voit qu’à cette époque être antisémite et discriminateur semble être tout à fait normal.
Le choix du point de vue de Picquart permet une totale implication du spectateur, il nous donne l’impression de mener l’enquête avec ce dernier, on pourrait même qualifier le film de « thriller ». Pour le colonel Picquart cette enquête est extrêmement difficile et délicate étant donné que l’armée est intouchable. Picquart est aussi inquiet de l’existence d’un traitre au sein de l’armée dans un contexte de vives tensions internationales.
Le rôle de Picquart est incarné par Jean Dujardin qui maîtrise ce rôle à la perfection. On peut le voir dès la scène d’exposition, la cérémonie solennelle de la dégradation de Dreyfus, qui est une humiliation pour cet homme. Le réalisateur souligne les échanges de regard entre Picquart et Dreyfus, Picquart semble moins à l’aise que les autres militaires. On sentirait presque de la peine pour Dreyfus qu’il le côtoyait depuis quelques temps et, le connaissant assez bien, aurait-il un doute sur sa culpabilité ? Il donne l’image d’un homme droit et honnête.
Le réalisateur cherche à nous faire passer toutes sortes d’émotions, que ce soit de la joie, la tristesse ou la colère. Il utilise le jeu des acteurs et les cadrages avec de multiples gros plans comme dans la scène où on voit l’ancien chef de service, le colonel Sandherr, atteint de syphilis et moribond dans son lit. Le gros plan le visage du pauvre homme suscite notre empathie. Autre émotion difficile à créer, la colère froide. Picquart l’exprime plusieurs fois, il est « rongé de l’intérieur » et contient son énervement.
La reconstitution historique, décors et costumes, sont très soignés. Le temps est gris, les couleurs froides dominent et soulignent l’atmosphère pesante. Le spectateur est maintenu en tension. La musique y participe devenant inquiétante lorsque Picquart craint d’être suivi ou s’accélérant et s’amplifiant lorsqu’il se précipite dans son bureau chercher un indice.
Le réalisateur nous surprend encore lors de la dernière séquence du film. Dreyfus n’est-il qu’un carriériste lorsqu’il demande à Picquart de le réintégrer dans le rang qu’il aurait obtenu sans « l’affaire » ? Ou bien Picquart est-il injuste en le refusant ? Roman Polanski a voulu achever son œuvre en donnant la liberté aux spectateurs de se faire leur propre opinion.
Par son détachement, Polanski réussit un chef-d’œuvre dont les héros ne sont pas sympathiques. Picquart est très attaché aux valeurs républicaines tout en étant antisémite.
Je vous invite à aller voir ce film ! C’est un épisode très important dans l’histoire française. Le film dénonce la xénophobie, l’antisémitisme qui touche encore notre époque marquée par des discriminations raciales.
Ayed Fares
2020/03/19 08:22 #2019-jaccuse-118
Lycée Georges Sand, La Mée sur Seine, académie de Créteil
''J'accuse'' est un film franco-italien réalisé par Roman Polanski. Il est sortie le 13 novembre de l’année dernière.
''J'accuse" est un film parlant d'un scandale en l’an 1894 où un capitaine, Alfred Dreyfus, est accusé d'avoir vendu des secrets militaires à l'Allemagne (empire allemand). Jugé devant les tribunaux militaires, il se fait « dégrader » devant une foule hostile aux invalides. Il se retrouve déporté à vie mais sa famille est persuadée qu'il est innocent et va se battre pour porter l'affaire devant les tribunaux civils.
Nous avons trouvé ce film très cultivant, intéressant et captivant.
Nous l’avons bien aimé. Il est bien réalisé avec un scénario complet. Cela donne envie de regarder plus de films semblables à ce dernier.
Nous n'avons pas l'habitude de voir des films historiques qui dénoncent les injustices d'une époque et d'un régime, ce qui rend l'expérience plutôt unique.
La scène nous ayant le plus marqué est celle où Alfred Dreyfus était au tribunal : la justice n'a pas été car l'armée française ne voulait pas assumer la faute d'avoir accusé Dreyfus à la place d'un d'autre. Cette scène nous a marqués car on peut voir à ce moment à quel point l’armée, à cette époque, pouvait décider arbitrairement de la culpabilité de quelqu’un juste pour son image.
Ce film est différent de ceux qu'on a vus auparavant car c'est le premier qui pose des questions sur la justice dans l’histoire
Les acteurs sont bien choisis, ils jouent bien leur rôle. Les décors et la façon de filmer nous immergent bien dans l'histoire.

Killian, Maël et Mattéo
2020/03/19 19:23 #2019-jaccuse-119
Lycée Alfred Mézières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Critique « J’accuse » de Roman Polanski

« J’accuse » est un film réalisé par Roman Polanski sorti le 13 novembre 2019 retraçant l’affaire Dreyfus qui avait secoué la France à la fin du XIX ème siècle. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart incarné par Jean Dujardin qui est le véritable héros oublié du combat pour la libération d’Alfred Dreyfus incarné par Louis Garrel.
Dès la scène d’ouverture, nous comprenons que Dreyfus a déjà été jugé par l’armée car celui-ci se fait dégrader. Cette scène est particulièrement émouvante de par son silence. Nous n’entendons seulement que les lourds pas des soldats qui s’avancent vers l’homme à cheval qui va dégrader Dreyfus. Ce bruit sert à créer une atmosphère pesante et stressante et notre cerveau ne se focalise que sur ces pas. Ensuite seule la voix de l’homme scellant le destin de Dreyfus résonne. C’est une voix sans aucune émotion rappelant la rigueur de l’armée. Puis vient la frêle voix de Dreyfus proclamant son innocence. Son visage montre une déception et une colère forte.
Le Colonel Picquart est persuadé que Dreyfus est coupable car tout laisse à croire que c’est le cas : le bordereau dont l’écriture est la même que celle de l’accusé et de nombreuses autres preuves qui au final ne prouvent pas réellement l’implication de Dreyfus.
Picquart, en devenant lieutenant-colonel et chef du Deuxième bureau, découvre que le commandant Esterhazy espionne pour l’Allemagne. Cela sème le doute dans son esprit : le véritable traître est-il vraiment Alfred Dreyfus ? Il se lance alors dans une folle aventure d’espionnage et réexamine toutes les preuves de l’enquête. L’ensemble du film est consacré à cette contre-enquête complémentée par de nombreux flashbacks sur ce qui s’est passé avant que Dreyfus soit exilé en Guyane. Bien que cela puisse paraître lassant, le fait d’assister à de nombreux rebondissements et en parallèle à l’histoire d’amour entre Picquart et Pauline Monnier (jouée par Emmanuelle Seigner) nous laisse en haleine tout au long du film.
Un sentiment est palpable dans l’ensemble du film : l’injustice envers Dreyfus et envers Picquart. L’adjoint de Picquart, Hubert Henry, sait que le véritable traître n’est pas Dreyfus mais Esterhazy, surnommé « Dubois ». Par honneur Picquart refuse d’obéir à ses chefs qui lui ordonnent d’étouffer l’affaire et par conséquent laissé Dreyfus endosser le rôle de traître et souffrir en Guyane. Picquart est menacé, arrêté et emprisonné car il prône la vérité.
Cette contre-affaire sera révélée au peuple par l’article d’Emile Zola, « J’accuse » paru dans le journal « L’Aurore » le jour de l’arrestation de Picquart. Cette scène est comme un soulagement pour les spectateurs car le peuple rendra justice à Dreyfus.
Enfin, le nouveau procès de Dreyfus arrive. Tout d’abord, Zola est condamné à cause de son article. Puis Dreyfus arrive. Cette scène est riche en émotion car personne ne l’avait revu depuis son départ en Guyane. Lors du procès, j’ai trouvé que les acteurs avaient une très belle aisance à l’oral et une bonne élocution. Malgré la défaite de Dreyfus, il n’y a pas vraiment de déception car la vérité a été totalement dévoilée.
Pour conclure, « J’accuse » est un excellent film retraçant l’affaire Dreyfus. Il est très émouvant, les acteurs se sont vraiment bien approprié leurs rôles et les scènes sont très réalistes.

BARCI Elora 602
Lycée Alfred MEZIERES
2020/03/27 18:05 #2019-jaccuse-120
Lycée Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de Créteil
J'accuse
Un film de Roman Polanski
Ce film réalisé par Roman Polanski et sorti en 2019 est un drame historique portant sur l'Affaire Dreyfus.
L'Affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la Troisième République, survenu en France à la fin du XIXᵉ siècle autour de l'accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus. Ici, l'affaire est présentée du point de vue du Colonel Picquart, véritable héros oublié de l'Affaire Dreyfus pour Roman Polanski. Au péril de sa carrière puis de sa vie, il n'a de cesse d'identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
La scène de début nous montre la dégradation du capitaine Alfred Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire. Des officiers silencieux forment une haie et nous mettent dans l’ambiance grave et austère du film. Au-delà des grilles, la foule hue Dreyfus, des remarques antisémites émanent des rangs des autres gradés, cela montre le niveau d'antisémitisme de la France à cette époque. En effet, ils ne jugent que le fait qu'il est juif, aucune scène ne nous révèle comment il a été accusé.
C’est un film nécessaire aujourd’hui car il dénonce la haine d’autrui.