J'ai perdu mon corps

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Jérémy Clapin

Avec : Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d'Assumçao

Long-métrage : France

Genre : Animation

Durée : 1h21

Année de production : 2019

Distributeur : Rezo Films

Synopsis

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...

Récompenses

  • Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique - Festival de Cannes 2019
  • Cristal du long métrage - Festival du cinéma d'animation d'Annecy 2019
  • Prix du public - Festival du cinéma d'animation d'Annecy 2019
  • César de la meilleure musique
  • César du meilleur film d'animation

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Commentaires

2019/12/09 10:18 #2019-jai-perdu-mon-corps-1
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J'ai perdu mon corps est un film très émouvant. Les dessins sont beaux tout en restant simples. Cependant les bouches de la plupart des personnages sont trop grosses et c'est parfois gênant car cela masque par moments la beauté des décors.
La musique semble toujours bien choisie, elle permet de rentrer dans les différentes atmosphères et de faire le lien entre les événements du passé et ceux du présent. Le spectateur est tout de suite embarqué par cette main, qui peut sembler effrayante au début mais qui est tout de suite personnifiée. En effet elle adopte des postures humaines et devient un personnage à part entière dont on suit les mésaventures.

Le film entremêle le passé et le présent avec à la fois cette main en quête de son propriétaire, à la fois la vie d'un jeune homme nommé Naoufel, et à la fois des passages en noir et blanc qui retracent le passé plus lointain de Naoufel, lorsqu'il était enfant.

Pour faciliter la compréhension Naoufel possède un grain de beauté sur la main droite, la main coupée de Naoufel. Cette alternance entre la vie de Naoufel et sa main qui le cherche permet d'établir une sorte de parallèle entre les deux, ils se mettent en danger simultanément par exemple.

Enfant, Naoufel fait plein d'activités pratiques, il joue avec des figurines et rêve d'être astronaute, il fait du piano, il enregistre tout ce qui l'entoure. De plus lorsque Naoufel se lance dans la menuiserie on devine ce qu'il va arriver à cette main et cela permet de créer un contraste fort avec la main esseulée.

Lorsque la main erre à travers la ville, le spectateur change de point de vue, il suit celui de la main pour laquelle tout est impressionnant, les rats redeviennent des prédateurs redoutables, les chiens des monstres et les parapluies des planeurs. C'est comme si l'on suivait un humain miniature perdu au pays des géants.

La scène de l'interphone est magnifique, comme Naoufel le spectateur ne peut qu'imaginer la ville illuminée et la pluie silencieuse et cela rend la scène encore plus touchante de réalisme. De plus lorsque Gabrielle lui demande s'il n'est pas blessé il est surpris, il a perdu l'habitude que quelqu'un se préoccupe de sa santé. Plus tard Naoufel est prêt à tout pour de nouveau établir un contact avec Gabrielle, il est maladroit mais n'a rien à perdre, alors il n'hésite pas et va jusqu'à se faire engager en tant que menuisier par Gégé, l'oncle de Gabrielle.

La métaphore du manque est très poétique, la main manquante et son errance symbolisent l'absence des parents, c'est comme si Naoufel n'avait pas accepté, ou pas compris leur mort. Pendant tout le film Naoufel semble être en quête de quelque chose d'imperceptible : il n'a pas accepté la mort de ses parents. C'est au moment où il écoute la bande son de leur accident de voiture que la main le retrouve et qu'il devient enfin serein. Les seuls moment où Naoufel semble heureux sont lorsqu'il est enfant dans les scènes en noir et blanc, et à la fin lorsqu'il pousse un cri, comme pour dire que ça y est : il est de nouveau en vie et épanoui et la vie peut reprendre son cours. Il semble être parvenu à "dribbler le destin" en sautant sur la grue.

La fin est donc pleine d'espoir : il a retrouvé Gabrielle et accepté la mort de ses parents, la main n'a donc plus besoin d'être.


Alice Fradelizi

2019/12/09 10:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-2
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
BIG BROTHER VOUS REGARDE ! Un œil tombé accidentellement au sol, avec une pupille d'un bleu puissant en gros plan, qui regarde une main fine décorée d'un grain de beauté. L'œil c'est nous, on regarde la main, on suit ses sentiments pendant tout le long du film. Big Brother, de 1984 de George Orwell, s'introduit de force dans nos vies, nous c'est la main qui nous invite à connaître son histoire.

Le bruit d'une mouche qui bourgeonne est récurrent tout au long du film. Il commence dès la première scène, pour qu'on ne le comprenne qu'au moment où Naoufel, le personnage principal, un jeune garçon livreur de pizza, se coupe la main à cause d'une mouche. Pourtant, la mouche entretient un lien particulier avec Naoufel car durant son enfance, son père l'aidait à réaliser le défi de l’attraper. Naoufel a donc voulu relever ce défi qui aurait pu lui donner le sourire, en pensant à son père tout là-haut qui serait fier de lui en voyant qu'il a écouté ses conseils. Néanmoins, vouloir faire comme durant son enfance a au contraire aggravé sa situation. Cela nous montre qu'il faut avancer et ne pas regarder derrière.

La première fois que j'ai vu la main coupée, j'ai cru voir... le jeu « Tourn'main » de Megableu qui est inspiré du jeu action ou vérité. La main du jeu est verte, pour apporter une ambiance mystérieuse, ce qui montre que le réalisateur a fait un choix judicieux dans la forme du film : sans animation, une main coupée aurait provoqué un effet d'horreur ou une main trop grosse ou colorée avec des couleurs froides aurait fait basculer le film dans une autre ambiance. La main de Naoufel est elle fine et très réaliste.

Bien qu'il s'agisse d'un film d'animation, le réalisme est très frappant. Métro parisien dégradé, station de métro dont sont dessinés les panneaux, graffitis dans les rues, les bars, la restauration rapide... Alors qu'on a l'habitude qu'on nous serve dans les films un Paris idéalisé, « La ville la plus romantique du monde », le Paris croqué ici est très réaliste et nous permet donc de nous identifier à Naoufel. Ici et là, tagués sur les murs, des mots d'origine anglaise et arabe reflétant la diversité des cultures présentes à Paris, quelques mots crus ou vulgaires parfois et des morceaux de rap pour donner du rythme : le film présente le Paris vivant et actuel que nous connaissons.

Naoufel dort dans une chambre avec quelqu'un dont je suppose qu'il doit être son frère ou son cousin. Quand il va voir Gabrielle, il dit qu'il est de la même famille que Naoufel. On ne voit jamais ce personnage dans les souvenirs de Naoufel mais il y a une certaine ressemblance physique entre eux, néanmoins très ténue tant leurs styles sont différents.

L'homme qui l'héberge est seulement représenté par son dos , et en effet, il n'est que l'ombre de lui-même : on ne peut pas le voir sourire. Il a l'air d'être constamment assis devant la télévision, reflétant notre société où on passe en moyenne plus de trois heures par jour devant notre téléviseur.

Les violences que subit la main sont si réalistes que j'en avais des sursauts, alors que certains films d'horreur se basent seulement sur la musique pour faire peur… Le fait que la main traverse des choses brutales comme étrangler un pigeon où se faire attaquer par des souris permettait d'annoncer le moment où Naoufel perdrait sa main. Cela m'a fait penser au Livre des Baltimore de Joël Dicker, où Marcus Goldman fait tout au long de l'histoire référence au drame, dont on ne connaîtra la nature que vers la fin de l'histoire.

Le personnage de Gabrielle n'a pas été selon moi assez développé. Elle s'habille de manière atypique, elle a un goût pour la littérature, elle aime la musique... mais sans plus, elle reste une personne du quotidien. On ne sait pas trop qui elle est et d'où elle vient. Elle se démarque par ses longues et belles phrases poétiques, qui rajoutent un côté plus doux au film, qui contraste avec la morbidité de la première scène, où l'on voyait un corps inerte, gisant à même le sol, dans un bain de sang.

En ce qui concerne les différents points de vues, la main coupée raconte l'histoire qu'elle a vécue, en parallèle avec ses péripéties dans les rues de Paris. Au moment où elle revient vers Naoufel, les histoires se rejoignent pour ne former plus qu'une. La main raconte l'histoire de Naoufel avec recul et sensibilité, démontrés par ses émotions que le réalisateur a su interpréter en fonction de la position de ses doigts. La main a réussi à nous faire plonger dans une atmosphère qu'il a lui-même créée. Ça m'a fait écho au roman La Vérité sur l'affaire Harry Quebert de Dicker, car un des personnages centraux de l'œuvre est morte, mais son histoire est racontée à travers les souvenirs que tout le monde garde d'elle, ce qui donne l'impression qu'elle vit encore. La mémoire dépasse la mort.

Naoufel finit par écouter ses enregistrements datant de son enfance, importants pour lui car il enregistrait beaucoup. Ça a un effet thérapeutique sur lui car il décide de repartir à zéro et de sûrement faire ce qu'il aime vraiment. En effet, être livreur de pizza ne lui plaisait pas vraiment et le métier de menuisier lui est maintenant impossible à cause de sa main. On sait que ses rêves étaient de devenir astronaute et pianiste, et je sais qu'il va y arriver.

Avant de partir, il laisse un dernier souvenir du toit à Gabrielle, son enregistreur, pour la remercier de ce qu'ils ont vécu, sous le regard de la main émue.
Ils ne sont plus ensemble, ce qui peut sembler triste, mais je pense qu'entre eux il n'y a eu finalement qu'une belle amitié. L'histoire d'amour n'est pas allée si loin que ça, et Gabrielle sait qu’en partant il sera plus heureux.
Il y a une superposition des scènes du moment où elle écoute l'enregistrement et où on voit la scène qu'elle écoute. Naoufel donne l'impression qu'il va se suicider, mais il réalise quelque chose d'incroyable : il saute du toit jusqu'à une grue sans tomber !. Cela symbolise sa vie future dont on veut croire qu'elle sera très heureuse.
Dans La Nuit des temps de René Barjavel, il y a une très forte connexion entre Eléa et Païkan : « Eléa : je suis à Païkan, Païkan : je suis à Eléa. ». Eléa a empoisonné Païkan accidentellement, mais de ce fait ils reposent ensemble pour l'éternité. De même Gabrielle et Naoufel seront toujours liés, par cette enregistreur qu'il lui a laissé, et par la tragédie qu'elle lui a fait subir car sans elle, la main de Naoufel serait intact, et il n'aurait pas sauté sur la grue.

Nahida Issilamou-Hamza
2019/12/09 11:05 #2019-jai-perdu-mon-corps-3
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« J’ai perdu mon corps » est un film réalisé par Jérémy Clapin qui raconte l’histoire de Naoufel, tombé amoureux d’une jeune fille, Gabrielle. Plus loin dans une ville, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, bien décidée à retrouver son corps. Elle s’engage alors dans une cavale vertigineuse à travers la ville.
Le film a été projeté en version originale, donc en français. C' est un dessin animé très coloré. Au début j’avais vraiment du mal à comprendre ce que la main recherchait, jusqu’au moment où on voit le drame de l’accident, et là on comprend l’objectif de la main.
J’ai bien aimé le fait que l’héroïne du film soit une main qui doive se battre de ses cinq doigts contre des pigeons, des rats, des éboueurs, et des chiens.
Le personnage central est Naoufel, d'abord enfant puis jeune homme. Quand l’auteur raconte l’histoire de Naoufel plus petit, le film est en noir et blanc comme dans les films d’autrefois.
L’histoire de Naoufel est très touchante, le fait qu’il est devenu orphelin car ses parents ont disparu dans un accident de voiture dont il a miraculeusement réchappé. J’ai vraiment apprécié le moment lors de l’échange entre Naoufel et sa cliente dont il ne rencontre d’abord que la voix à travers l’interphone et une porte tenacement fermée. J’ai trouvé que la scène était comique.
Après avoir suivi Gabrielle de la bibliothèque jusqu’à chez elle, il a tout fait pour se faire embaucher comme apprenti menuisier chez l’oncle malade de la jeune femme, ce qui lui a permis de se rapprocher d’elle. C’est alors que la scie fatale lui tranchera la main.
Je n’ai pas aimé le colocataire de Naoufel, Raouf, qui lui avait un beau et vrai lit avec des draps alors que Naoufel n’avait que juste un matelas au sol. Raouf est ingrat avec lui et de plus il s’est rapproché de Gabrielle dont Naoufel était amoureux.
J’ai trouvé que Naoufel avait un comportement suicidaire, les personnes de son entourage n’étaient pas gentils avec lui à part Gabrielle. Je n’ai pas compris la réaction de Gabrielle lorsqu’il lui a annoncé que c’était le livreur avec qui elle avait parlé dans la semaine et je n’ai pas compris aussi pourquoi lorsque la mouche apparaissait il y avait à chaque fois un drame.
Lorsque Naoufel s'est fait trancher la main à cause de la mouche j’ai été surprise, je ne pensais pas que c’est comme ça qu’il avait perdu sa main.
J’ai trouvé que la fin était très réussi et j’ai vraiment apprécié le film malgré quelques passages incompris.

Marie Thérage
2019/12/09 14:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-4
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg

C’est un très beau film d’animation fantastique ou on constate que le début du film et à la fin et la fin et au début, avec la main qui a été coupée à la fin du film et on voit bien que la main essaye de rattraper le... futur!

Dans ce film ils ont mélangé le futur passé et présent avec des flashbacks; vers la fin il y en n’a de plus en plus ou à la fin tout se rassemble.

Il y a trois plans magnifiques :
- Le plan où il parle à travers l’interphone où j’ai l’impression qu’il tombe amoureux d'une voix et d'un style.
- Le plan où il retrouve Gabrielle chez Gigi (le menuisier) et où il va postuler et supplier pour travailler à la menuiserie: subterfuge pour revoir cette fille.
- Le plan où il a fabriqué l’igloo pour elle et quand il lui montre, ça lui rappelle le dialogue de l’interphone avec un grande espace vide enneigé et un igloo face à l’horizon comme sur ce toit.
Cette découverte pour Gabrielle va être terrible elle va avoir l’impression d’être trahie.

Le destin du personnage s’accroche à son passé mes il le rattrape, il parle de dribbler le destin comme quand il saut sur la grue, la main a été surprise car dans le passé il n’avait pas fait ça c’est pour ça qu’il parle de dribbler le destin. Ces actions qu’il n’avait pas faites auparavant.
Ce film d'animation m'a intéressé et il m'inspire beaucoup J’aime ce film.

Paul Spaeth ( Première Chaudronnerie ) Lycée de Sarre-Union
2019/12/09 14:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-5
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
J’ai perdu mon corps c’est l’histoire de Naoufel qu tombe sous le charme de Gabrielle c’est un film
fantastique et surréaliste c’est un film qui est présenter sous forme d’animation pour montrer le fictif et l’inventif je pense que ce film pour ma part m’as parue trop spécifique,
Malgré ca on a des point bon point dans ce film comme le personnage principal Naoufel sur lesquelles on s’attache de plus en plus durant le film on a une empathie avec le personnage principal avec ses évènements de la vie quotidienne

. le film je trouve a un aspect un peu violent avec la scène du pigeon qui est un peu dur cette scène nous montre la dure réalité dans le thème de la survie

En terme de style graphique on est sur du très bon,pour moi le meilleure point du film c’est la fin qui est inattendue elle nous laisse sur notre faim et certainement nous laisse présager sur une futures suite la musique est aussi un point positif elle nous emporte tout au long du film et nous explique le parcours que subit le personnage principal en l’occurence Naoufel sa vie ses moments de joie et de tristesse

Maxime Mick Lycée Sarre-Union
2019/12/09 14:47 #2019-jai-perdu-mon-corps-6
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
Synopsis
A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps suite à un terrible accident en parcourant tous les dangers.

Avis personnel : Moyen plutôt décevant.

Points positifs :

Une direction artistique très réussie et originale.
Un mélange du passé, du présent et du futur et à la fin tout se rejoins.
La durée du film est bien gérée ni trop court ni trop long.

Points négatifs :

Le message transmit n’est pas clair.
Certaines scènes étaient trop longues.
Très peu de rebondissements.
Une fin décevante : pas de révélations, d’événement tragique, de chutes imprévisibles etc

GROSS TRISTAN/GAYIR TANER Sarre-Union
2019/12/12 18:34 #2019-jai-perdu-mon-corps-7
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
J’ai perdu mon corps, un film dans lequel la musique a beaucoup d'importance, avec un son qui nous transporte en distillant douceur et mélancolie rappelant le passé de Naoufel avant de perdre sa main.
Un élément fantastique dans un milieu réaliste, une main pouvant se déplacer, et qui prend parfois même des expressions humaines : ainsi lorsqu’elle s'assoit au tout début du film on peut ressentir de l'empathie pour cette main qui nous rappelle le parcours du jeune homme.

Et cette mouche récurrente tout au long du film, celle qui autrefois énervait Naoufel lorsqu'il était petit et ne parvenait pas à se débarrasser d'elle, puis plus tard celle à cause de laquelle il perd sa main...

Les dessins pourront néanmoins ne pas plaire à tout le monde. Effectivement, les têtes, les corps, les visages des personnages ne m'ont pas plu, car ce n’est pas le genre de dessin que j’ai l’habitude de voir; je reconnais pourtant que ce choix de graphisme renforce le côté réaliste du film.

Quant au scénario, on ne peut pas dire qu'il soit captivant, mais il parvient à toucher le spectateur, ému lorsqu'il comprend ce qu'a vécu le personnage.

De même lorsque la main met la tétine dans la bouche du bébé, on ressent la chaleur familiale qui manque à Naoufel qui a perdu ses parents.

A certains moments on peut même trouver ce personnage pathétique en voyant que rien ne va dans sa vie: il a perdu ses parents, sa main, sa copine, et sa famille d’accueil ne tient pas à lui.

On peut également déceler un peu d’ironie dans cette histoire, avec le montage alterné des péripéties de la main et des moments de la vie de Gabriel : par exemple lorsqu'au début la main essaie de se rapprocher de son propriétaire, et qu'en parallèle nous voyons Naoufel qui tente de se rapprocher de Gabrielle.

Or si à la fin la main retrouve son propriétaire, Naoufel lui s’est éloigné de Gabrielle...

C'est seulement à la fin du film que le spectateur entrevoit la possibilité d'une respiration, d'une libération, lorsque Naoufel après avoir perdu sa main saute vers la grue, crie et lâche toute la tension et la tristesse qu’il avait ressenties. C'est un vrai rebondissement, car on avait plus l’impression qu’il allait mettre fin à sa vie, mais non, il a pris son courage à deux mains et a sauté : le personnage est prêt à recommencer sa vie.



Aurélie Pham

2019/12/12 18:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-8
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
« J’ai perdu mon corps » est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin. Ce film raconte l’histoire de Naoufel qui vit à Paris et qui tombe amoureux d’une certaine Gabrielle. Au même moment, une main s’échappe d’une salle à la recherche de son corps. Au cours du film ces 2 histoires se développent en parallèle pour finalement se rejoindre.
J’ai bien aimé ce film et à aucun moment je ne me suis ennuyé. J’ai trouvé l’animation très juste, en effet elle était très sobre et assez simple, mais cela correspondait parfaitement au contexte de l’histoire et au déroulement de celle-ci. Les changements d’histoire étaient toujours faits au bon moment pour nous tenir en haleine.
La descente aux enfers de Naoufel est très progressive et, je trouve, bien amenée. A chaque fois que Naoufel pense enfin être heureux son espoir est détruit par un évènement. Par exemple quand il pense enfin pouvoir sortir avec Gabrielle, cette dernière le rejette.
Malgré tout il est difficile de comprendre l’histoire de la main et donc possible de ne pas du tout aimer ce film.
C’est pour cela que je pense qu’il faut aller voir ce film pour se faire un avis !

Gaëtan Reboul
2019/12/12 18:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-9
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Un dessin animé qui fait réfléchir ? C’est : J’ai perdu mon corps de Jérémy CAPLIN.
Pour ce film, je suis néanmoins assez mitigée. J'ai bien aimé l'histoire d’amour et le contexte familial, mais moins apprécié qu'à chaque fois qu’un truc bien arrive dans la vie de Naoufel, il finisse par se transformer en véritable cauchemar. Par exemple, il rencontre Gabrielle, elle le rend enfin heureux, mais sur un malentendu elle finit par partir.
De mon point de vue, le dessin animé est en lui-même très bien réalisé, mais ce qui m’a beaucoup laissée sur ma faim, c’est que juste quand enfin Naoufel est sur le point de trouver l'épanouissement, le film se termine. Donc certes ça permet à tout le monde d’imaginer sa propre fin, de laisser cours à son imagination, mais en ce qui me concerne j’ai été énormément frustrée de pas savoir la suite. Est-ce que Gabrielle va le retrouver ? Est-il parti ou est-il rentré ? Après en avoir discuté avec mes camarades nous avons remarqué énormément d'interprétations possibles du film.
Pour moi cette main cherche tout au long du film à retrouver son propriétaire, et elle agit comme une réelle personne, comme lorsque dans la première scène du film elle se cache de l’homme qui nettoie, ou encore lorsqu’elle est à la limite de tomber du toit, elle s’accroche au pigeon, elle a donc des réflexes. Cette personnification de la main permet d’avoir un lien et de s’accrocher à ce qu’on peut appeler... un personnage.
Ce dessin animé m’a plu, même si je suis déçue de ne pas avoir la véritable fin de cette histoire.

Mélina Calvary
2019/12/15 13:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-10
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Satisfait, mais sur ma faim.

J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin et sorti en salle le 6 novembre 2019. Ce film raconte l’histoire de Naoufel, un jeune orphelin parisien qui vit dans une famille d’accueil où le climat est plutôt froid même glacial. Il tombe amoureux de Gabrielle, gourmande de pizzas. On suit en parallèle l’odyssée d’une main tranchée qui s’échappe d’une salle de dissection, bien décidée à retrouver son corps.
J’ai beaucoup aimé le style du réalisateur, l'organisation de chaque scène du film était parfaite. J’ai adoré la dispositions des flashbacks, même si au début, il est difficile de s’y retrouver. On comprend vite, ce qui nous permet d’apprécier pleinement le talent du réalisateur. De plus, j’ai trouvé intelligent la façon de faire le mixage audio dans ce film. On entend beaucoup les bruits des “pas” de la main, par exemple, dans la scène de la salle de dissection quand la main se déplace sur l’armoire en fer, comme on peut assister à des scènes que personne n’imaginerait. J’ai été surpris d’éprouver une sorte d’admiration pour l’héroïsme et la ruse de cette main et je trouve que le film se démarque aussi par cette originalité : faire d’une main un protagoniste. Ce film dispose également d’une qualité graphique exceptionnelle ! On sent que chaque détail à été minutieusement travaillé, ce qui rend ce film d’autant plus agréable à regarder.
J’ai également trouvé le scénario touchant surtout quand on assiste au périple de Naoufel pour retrouver Gabrielle et aussi à la dernière scène, là où Gabrielle écoute les enregistrements de Naoufel et s’imagine son saut jusqu’à la grue.
J’ai beaucoup apprécié ce film mais je reste cependant sur ma faim. C’est très subjectif mais je n’aime pas les films qui n’offrent pas de résolutions nette à l’intrigue. J’ai été déçu par la fin. J’avais beaucoup d’hypothèses différentes : j’imaginais Naoufel refaire corps avec se main, surtout que le titre laissait supposer cela. J’aurais aussi aimé le voir avec Gabrielle car dans la dernière scène on voit qu’elle à des sentiments pour Naoufel.
Pour conclure, J’ai perdu mon corps, est un très bon film, plein de tendresse, d’émotions et de rebondissements même si je suis déçu par l’absence de fin, même si c’est subjectif.

Alexandre P.
Première 2
Lycée François 1er
Le Havre

2019/12/15 13:47 #2019-jai-perdu-mon-corps-11
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Un film surprenant


Dans ce film d’animation, on suit l’histoire de Naoufel, un garçon de cités ayant perdu ses deux parents. Il ne lui reste que son frère. Il tombe amoureux d’une fille appelée Gabrielle qu’il rencontre lors de son travail au cours d’une livraison de pizza. Leur première rencontre est dans une cage d’escalier à travers un interphone. Il essaie d’avoir son numéro de téléphone à l’aide des pages blanches d’un annuaire téléphonique. Elle est bibliothécaire. Il décide d’aller emprunter des livres dont le sujet est le pôle nord. Il n’ose pas lui dire que c’est lui le livreur et il décide de la suivre pour lui avouer jusqu’à un atelier où l’on travaille le bois. Naoufel par chance en insistant un peu peu y devenir apprenti. Sur le toit de l’immeuble où il loge Naoufel décide de construire un igloo en bois pour impressionner Gabrielle. Une fois construit il l’invite à l’intérieur pour lui offrir une pizza pour lui avouer enfin que c’est lui, le livreur de pizzas. Déstabilisée, Gabrielle Gabrielle s’enfuit. Le lendemain, Naoufel, distrait et préoccupé se blesse accidentellement, il perd une main, sectionnée net par la scie à ruban.
En parallèle à cet événement dramatique on suit l’histoire de sa main qui traverse de nombreuses étapes pour rejoindre son propriétaire.
Pour moi, l’auteur à décidé de réaliser ce film dans le but d’un sujet psychologique. Dans un sens nous suivons bel et bien l’histoire de Naoufel mais également l’histoire de sa main sans même savoir comment elle a été coupée. On peut comprendre ce récit de deux façons, la première lecture est fantastique avec la main qui recherche son maître et parallèlement l’histoire réelle de Naoufel.
Dans un premier temps tout le chemin que parcourt la main donne une idée des différents points forts du film par exemple lorsqu’il arrive une chose à la main il lui arrive également à Naoufel comme la scène de la gouttière où la main s’endort à côté d’un pigeon. La main attaquée par l’oiseau se défend et malheureusement le tue alors qu’au même moment Naoufel se fait “tabasser” à la soirée de son frère. Plusieurs exemples peuvent illustrer cette idée. Mais la main peut également nous donner une idée du temps du film. On la voit petit à petit rejoindre son maître. Un des points forts montrer par la main est le moment où elle saute avec un parapluie dans le vide, elle faillit ne pas réussir mais finalement elle réussit un peu comme Naoufel qui saute par-dessus le vide pour atteindre la grue du chantier. Côté fantastique de l’histoire car jamais une main ne pourrait se déplacer seule, ressentir des sentiments et posséder une mémoire.
Dans un second temps évolue l’histoire de Naoufel avec son histoire amoureuse ou par exemple il va aller jusqu’à créer un igloo pour avoir une chance avec Gabrielle. Mails elle va refuser et se sentir abusée en quelque sorte car elle estime qu’il a trompé ses proches pour se rapprocher d’elle.
Le dernier point important à mes yeux c’est “l’accomplissement” car tout au long du film il va y avoir un jeu sur différents plans comme pour celui de la mouche. Tout petit Naoufel essaie d’attraper une mouche sans succès sauf au moment où il se coupe la main. D’une certaine façon, il à réussi à atteindre son but. Un autre exemple : le saut dans le vide est également une forme d’accomplissement suite au deuil de sa main. Il y à également l’igloo qu’il va prendre énormément de temps à accomplir pour impressionner Gabrielle. Enfin tous les moments qu’il enregistre pour avoir de nouvelles sonorités. Il va accomplir en enregistrant son saut sur la grue et pour finir sa main qu’il finit par retrouver malgré cette barrière entre le réel et le fantastique, il en fait le deuil. C’est cela l’accomplissement de son histoire avec sa main. Tous ces éléments donnent également également une ponctuation visuelle au film.
La question que l’on peut se poser maintenant c’est de savoir si la frustration après chaque accomplissement est plus importante que l’accomplissement lui-même.

Pablo L.
Première 2.
Lycée François 1er
Le Havre
2019/12/15 16:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-12
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une main aussi étrange qu'audacieuse.

Dès la première scène, j’ai été stupéfaite par le thème du film. Celui-ci débute par l’histoire d’une main, celle-ci suit un chemin ou un but précis tout au long du film.
Le titre "J’ai perdu mon corps" dans un premier temps n’a pas vraiment retenu mon attention mais à la fin je me suis dit que je n’étais pas d’accord puisque c’est Naoufel qui a perdu sa main donc son corps l’a perdu et non la main son corps. Le réalisateur Jérémy Clapin a donc voulu faire s’exprimer la main amputée. Je trouve que cela met du courage dans le film d’animation. On pourrait penser que cette main à souffert de la séparation du reste de son corps, elle exprime donc à travers le titre sa plainte, sa douleur.
Le fait que ce soit un film d’animation ne m’à pas perturbé car les images assez violentes n’auraient pas pu être filmées, je trouve que cet aspect à donc adouci le film. Le message voulant être délivré est donc compréhensible. J’ai trouvé le scénario bien construit, le film débute dans un laboratoire d’où une main s’échappe, puis en parallèle, un peu plus loin dans la ville, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle depuis leur discussion “téléphonique”. S’engage alors une cavale vertigineuse semée d’embûches et de souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident où Naoufel perd ses parents. D’une façon inattendue les personnages retrouveront le fil de leur histoire.
Les flashbacks sont filmés de manière un peu plus vague, plus floue de manière à mieux les distinguer. Les éléments sont assemblés de façon antéchronologique. J’ai apprécié ce détail.
J’ai été attendrie par le personnage de Naoufel qui ressent une terrible souffrance, dûe en partie à ce tragique accident. Il s’attache à Gabrielle qu’il n’à jamais encore vue, il est bien décidé à la retrouver afin de se présenter. Il en vient même se faire embaucher en tant que jeune apprenti menuisier par le père de celle-ci. Je pense qu’il fait tout cela pour se sentir vivre, exister aux yeux de quelqu’un car il à ressenti une certaine écoute et empathie durant cette conversation à l'interphone. Il a enfin un but, une vraie raison de vivre. Au moment où ils se retrouvent dans l’igloo construit pour celle qu’il aime, j’ai trouvé Gabrielle dure avec lui, elle se lève et s’en va rapidement, le laissant seul. Certes Naoufel l’a suivie, a recherché énormément d’informations sur elle, certaines vraiment personnelles presque à la façon d’un psychopathe. À sa place, je me serais sentie effrayée, mais j’aurais cherché à comprendre la raison, son but ou encore sa motivation. Je trouve également que Gabrielle ne ressentait pas même de la peur comme si elle s’en était doutée depuis le début où ils s’étaient croisés ; je l’ai également trouvée différente en face du jeune homme que à l’abri derrière son interphone.
Je pense que le réalisateur à voulu nous faire comprendre que si nous croyons fort en quelque chose nous y arriverons, il ne faut pas se laisser aller.
Naoufel à une certaine sensibilité pour les voix (la parole) déboussolé par les drames de sa vie, son magnétophone fut mis de côté mais on le retrouve grâce au son de la voix d’une jeune femme.
Je trouve que la fin est suffisamment ouverte ouverte pour permettre à chacun sa propre interprétation : je pense que le fait de sauter du toit de l’immeuble jusqu’à une plate-forme lui faisant face était dans le but de passer à autre chose, qu’il franchisse un nouveau cap et fasse son deuil. Le seul point négatif trouvé à ce film est le fait qu’au moment où il se tranche la main, le scénario ne lui fait ressentir aucune souffrance. Dans les scènes suivantes, Naoufel n’à plu sa main et il porte un bandage, on croirait que c’est normal, le sujet n’est pas détaillé alors que c’est en quelque sorte l’intrigue principale, je trouve cela dommage.

Camille L.
Première 2
Lycée françois 1er
Le Havre
Académie de Rouen.



2020/01/02 12:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-13
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
J’ai perdu mon corps est un film en cœur française de Jerémy Clapin , réalisé en 2019. Avec comme acteur principal Naoufel pour le rôle du garçon et de Gabrielle l’amour secret de Naoufel.
A Paris, Naoufel, livreur de pizza tombe amoureux de Gabrielle, une jeune bibliothécaire. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. Celle-ci s’engage dans une aventure semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Tous les trois retrouvent d’une façon poétique et inattendue, le fil de leurs histoire …
Toute cette belle histoire se déroule sur de magnifiques jusqu’à sublimes dessins. Les couleurs, détails … tout pour nous impressionner…
De plus dans J’ai perdu mon corps, l’accompagnement musical très présent est époustouflant avec de belles images sous les yeux …
Le fait que plus la main se rapproche de Naoufel, moins il y a des changements de séquences. Ce qui rend le film intriguant, donc nous ne pouvons pas nous ennuyer. Tout cela pour dire que le scénario et le film sont juste une très bonne réussite.
Alexandre Kaoukou 1 PROD Sarre-Union
2020/01/02 12:09 #2019-jai-perdu-mon-corps-14
Lycée PRO Georges Imbert, Toulouse, académie de Strasbourg
C’est un très beau film d’animation fantastique où on constate que le début du film est à la fin et la fin est au début, avec la main qui a été coupée à la fin du film et on voit bien que la main essaye de rattraper le (futur).
Dans ce film l’auteur a mélangé le futur passé et présent avec des flashbacks ou vers la fin il y en n’a de plus en plus ou à la fin tout et (tous) se rassemble(nt).

J’ai retenu quatre plans magnifiques
- Le plan où il parle à travers l’interphone où j’ai l’impression qu’il tombe amoureux de la voix de Gabrielle ; un personnage au caractère bien trempé !
- Le plan où il se retrouve chez l’ oncle et où il va postuler et le supplier pour travailler à la menuiserie, pour pouvoir la voir plus souvent.
- Le plan où il a fabriqué l’igloo pour elle et quand il lui montre, avec l’erreur de manger une pizza exactement la même qu’il avait livré et qu’il a perdu sa confiance.
- La fin du film on voit bien qu’elle revient vers lui pour lui faire des excuses ou pour voir sont état de santé, et oui en travaillant le bois avec la machine qui tourne il voulait attraper la mouche comme son père lui a appris.
Le destin du personnage s’accroche à son passé mes il le rattrape, il parle de « dribbler le destin » comme quand il saute sur la grue la main a été surprise car dans le passé il n’avait pas fait ça c’est pour ça qu’il parle de dribbler le destin en se dépassant !
Spaeth Paul 1 Prod Sarre-Union
2020/01/06 14:31 #2019-jai-perdu-mon-corps-15
Lycée PRO N. D. Château, Monistrol-sur-Loire, académie de Clermont-Ferrand
J'ai perdu mon corps : la main à la recherche de son corps


« J'ai perdu mon corps » est un film d'animation fantastique réalisé par Jérémy Caplin en 2019. Il est récompensé au festival de Cannes dans la catégorie grand prix de la semaine de la critique, il obtient également le cristal du long métrage et le prix du public au festival d’animation d’Annecy.
L’histoire tirée du roman « Happy Hand » de Guillaume Laurent expose comme personnage principal une main s'échappant d'un hôpital de la région parisienne à la recherche de son propriétaire. Parallèlement nous découvrons l'histoire de Naoufel, un jeune maghrébin dont le rêve est de devenir à la fois pianiste et astronaute. Après un grand bouleversement dans sa vie, il se retrouve orphelin et placé dans une famille d’accueil à Paris. Il obtient ensuite un petit boulot en tant que livreur de pizza. Ses livraisons le conduiront à Gabrielle, une jeune fille dont il tombera éperdument amoureux dans une conversation à travers un interphone.


Jérémy Caplin réussit l’audacieux pari d’articuler le film autour de la main. Il s’en suit une véritable course poursuite entre cette main et ce jeune homme.
Le réalisateur entraîne le spectateur dans un monde surréaliste ponctué d’analepses en noir et blanc retraçant le destin tragique de Naoufel et de ce membre. D’un point de vue technique, différents plans sont utilisés (gros plan, plan rapproché et plan d’ensemble) qui rendent les doigts vivants comme les pattes d’un animal étrange et angoissant. La bande son accompagne cette aventure hors du commun. La scène la plus marquante est la tentative de la main de rejoindre le bras pendant que Naoufel est endormi mais c’est un échec et cela nous a bouleversé. Cette main arrivera t-elle enfin à retrouver son corps ?.

Nous avons apprécié ce long-métrage aux apparences de dessin-animé. Le réalisateur fait preuve de créativité et nous entraîne dans un rythme effréné. On ne s’ennuie pas en suivant cette histoire originale et étonnante.

Cependant nous constatons que certaines scènes par leurs violence ne sont pas destinées à un jeune public.

Groupe A
1ère Bac Pro Gestion et Administration
Lycée Professionnel Privé Notre Dame du Chateau
Monistrol-sur-Loire
2020/01/08 16:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-16
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
“J’ai perdu mon corps”, Jérémy Clapin,
Un récit poétique de la fatalité

Ce chef-d’oeuvre artistique et scénaristique de Jérémy Clapin est l’histoire touchante et intimiste d’un adolescent perdu dans son destin et dont la main coupée fait tout pour le retrouver. Le tout avec une petite dose de nostalgie, une dose de poésie, une grande dose d’humanité et de travail artistique... 

Une main coupée comme accroche
En effet, ce film d’animation utilise la main coupée du jeune homme nommé Naoufel pour retracer une vie marquée par la douleur et le manque. Mais nous apprenons au fur et à mesure que l’adolescent n’a pas seulement perdu sa main. Des éléments se rajoutent au fur et à mesure à la compréhension de l’intrigue. Le film est ponctué de flashbacks en noir et blanc pour donner de plus en plus de détails sur l’enfance du personnage central qui semble avoir vécu des jours heureux étant enfant. Mais les plans des flashbacks sont souvent, voire tout le temps, resserrés sur la main de Naoufel lorsqu’elle était encore accrochée à son corps comme pour lui donner une présence très importante et qui, justement, manquerait à la vie de l’adolescent. Mais cette envie de personnaliser une main coupée peut s’avérer être un peu morbide au premier abord. La première scène nous montre la main qui sort d’un réfrigérateur d’un hôpital dans lequel se trouve également des yeux… Néanmoins, ce côté morbide est peut-être finalement nécessaire pour intéresser le spectateur dès la première scène. D’où l’idée d’une main comme “accroche” habile.
  Par ailleurs, plus le film avance plus une impatience apparaît : le spectateur attend de savoir comment Naoufel s’est coupé la main. Mais des détails annonciateurs et des indices apparaissent de plus en plus même si le moment fatidique n’arrive qu’à la fin.

Des éléments de scénarios explicites et annonciateurs
Le film a effectivement été construit de manière très précise et complexe et nous pouvons tout d’abord citer les différents éléments explicatifs et annonciateurs. Premièrement, dans les flashbacks, nous apprenons que Naoufel voulait réussir à attraper les mouches mais, il n’y arrivait jamais, malgré les conseils de son père. C’est ainsi que nous retrouvons souvent des gros plans sur une mouche, comme si elle surveillait Naoufel, voire l’envahissait. C’est un élément annonciateur car, à la fin, nous apprenons que c’est en attrapant une mouche pour la première fois de sa vie que Naoufel se coupe la main. Deuxièmement, Naoufel étant tombé amoureux de la jeune et spontanée Gabrielle, il postule dans la menuiserie de l’oncle de cette dernière sans être formé. C’est donc dans un appareil qui coupe le bois que Naoufel se coupe la main.
Pour finir, les flashbacks ont pour rôle de nous expliquer l’accident de voiture des parents de Naoufel. Nous trouvons donc deux éléments annonciateurs de la mort de ses parents dans les flashbacks. Tout d’abord : un magnétophone, Naoufel adorait enregistrer des moments du quotidien : sa mère qui joue de la contrebasse, des discussions etc. Le deuxième élément annonciateur de la mort de ses parents et une chèvre qui apparaît dans les flashbacks. Elle est seule sur une route de montagne. Et c’est ainsi que, perturbé par Naoufel qui enregistrait ses parents,  son père percute la chèvre. Toutes ses scènes de suspens ainsi que les scènes tragiques sont représentés au travers de dessins d’une beauté très poétique et au travers de musiques nostalgiques.

Une bande sonore importante et imposante
La bande sonore est très variée mais tourne autour de tonalités nostalgiques et très fortes. Les musiques expriment souvent le suspens d’une manière très explicite et donc inquiétante. Elles font ressortir et comprendre les émotions des personnages et; les ambiances des moments tragiques. Toutes les musiques fortes sont seulement instrumentales sauf une: “La complainte du soleil” et c’est également une musique très forte émotionnellement. Toutes ses musiques montent généralement en crescendo tout comme les émotions ressenties par les spectateurs, en miroir avec les émotions de Naoufel.

Un travail artistique et scénaristique sensationnel
Jérémy Clapin a été très entreprenant lorsqu’il décida de se lancer dans un tel projet. Vouloir raconter l’histoire d’une vie, certes triste, mais plutôt simple en utilisant le dessin d’animation était risqué. Mais énormément de détails sont fournis pour ne pas perdre la concentration du spectateur ce qui rend finalement l’intrigue très complexe. Mais l’ennui peut tout de même persister : n’y a-t-il pas encore assez d’éléments à fonction dramatique? Ou y a-t-il, au contraire, trop d’informations? Le suspens dure peut-être un peu trop longtemps car, en effet, le spectateur peut s’attendre à comprendre dès le début comment Naoufel perd ses parents et sa main mais ces informations ne sont révélées qu’à la fin. Cela nous montre que Jérémy Clapin ne voulait pas leur donner une fonction dramatique, il ne voulait pas raconter une simple histoire triste mais une histoire plus complexe avec les notions de détresse affective, de fatalité, de quotidien, de difficultés de prendre son avenir en main…
Tifenn Lecomte-Faucheux
2020/01/08 16:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-17
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
« J'ai perdu mon corps «  : Sublime

« J'ai perdu mon corps « est un un sublime film d’animation, réalisé par Jérémy Clapin, sorti et présenté au festival de Cannes en 2019. « J'ai perdu mon corps « est un film d'une sensibilité ébouriffante, en effet mêlant un scénario hors du commun et une expérience sensorielle fantasmagorique, il met en scène deux récits, deux histoires parallèles. Dans l'une, celle du jeune Naoufel, un garçon torturé, peinant à trouver sa place dans le monde et à la recherche de l'évasion et d'un autre, nous est mise en scène l'odyssée périlleuse d'une main coupée en quête de son propriétaire. « J'ai perdu mon corps « est un long métrage étonnant, voire invraisemblable tantôt par son parti-pris expérimental qui est de mettre en scène l'histoire d'une main, tantôt par la philosophie qu'il dégage. Traitant de l'amour, du souvenir et du destin, dans une ambiance sonore bouleversante ce dernier offre au spectateur une histoire captivante et mélancolique portant une réelle réflexion.
Vincent BRIOT
2020/01/12 18:21 #2019-jai-perdu-mon-corps-18
Lycée PRO Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières, académie de Montpellier
- Un film d’animation ? Ça sera sans moi. J’ai plus l’âge. C’est pas parce que c’est bientôt Noël que je vais supporter ça. À noël, en plus, il n’y a que les cadeaux qui m’intéressent.
- Tu n’as rien compris. Ça n’a rien à voir.
- Si, ça a à voir. Les Disney, les Pixar, ça peut être bien quand on est enfant. Moi, je ne le suis plus.
- Là, J’ai perdu mon corps, c’est un film pour adulte. Avoue qu’avec ce titre on ne veut pas parler aux enfants. Ça a été produit par Marc du Pontavis.
- Arrête, je connais : il a fait Oggy et les cafards. Un dessin animé avec un chat qui se fait embêter par des cafards, et qui va les poursuivre. Passionnant, je vois ça d’ici.
- Ça n’a rien à voir. Et tu ne peux pas parler, puisque tu ne vas pas voir le film. En plus, tu parles du producteur, celui qui apporte l’argent. Et c’est le réalisateur qui fait le film, pas le producteur. En plus, tu ne perds rien si tu vas voir le film : il fait 1h22. Au pire, tu te seras ennuyé et tu auras fait la sieste. Mais je suis sûr que tu seras attentif.
- D’accord, si tu me paies la place.
Une heure trente plus tard :
- Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ?
- Franchement, je ne sais pas quoi en penser sur le coup.
- Oui, il faut avoir un minimum de réflexion pour comprendre l’idée du film.
- Moi, j’ai eu du mal à le cerner au début, et même pendant trois quart d’heure. Où on était ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Pourquoi une main ?
- Pourtant c’est simple. Tu n’as jamais entendu l’expression « prendre sa vie en main » ? Avec ce film, cette expression prend tout son sens. Naoufel est perdu après la mort de ses parents, il n’arrive pas à prendre sa vie en main. Il se perd dans une vie minable. Il va devoir se créer, ou plutôt « dribbler le destin ».
- Ça, c’est la fille, avec sa voix. Elle va lui permettre de changer. Elle a une super voix, faut dire. On sent qu’elle a du caractère.
- Ce caractère va séduire Naoufel, qui est dans un monde qui a perdu ses couleurs.
- C’est vrai, ses souvenirs sont tous en noir et blanc. J’ai trouvé ça bizarre.
- Ce qui est bizarre aussi, c’est qu’il y a plusieurs niveaux dans les images : le présent de Naoufel, son enfance ou plus généralement son passé, et le trajet de la main dans Paris qui va tenter de retrouver le corps auquel elle appartient. On peut s’y perdre, mais je trouve ça agréable.
- Il y a des scènes très belles, comme celle où la main plonge dans le bain d’un bébé. Il s’y baigne comme dans un liquide amniotique. Ou encore la scène de l’igloo : l’igloo c’est la maison qui protège du froid. C’est encore un cocon, comme la petite baignoire. Et l’igloo va servir d’élément moteur pour communiquer avec l’amoureuse.
- C’est un film vachement réfléchi. Il y a un scénario de ouf !
- Ce n’est pas un problème, au contraire. Comme on ne comprend pas tout au début du film, on est obligés de suivre, de se concentrer. Et l’auteur nous amène peu à peu à comprendre.
- Ce que j’ai bien aimé, c’est l’humour.
- Un drôle d’humour, comme avec les rats dans le métro.
- J’ai trouvé plus drôle la scène du pigeon sur la gouttière.
- C’est un humour qui arrive quand c’est l’horreur dans le film, juste à ce moment-là. Un coup d’humour, pour redonner de l’énergie. Et ce qui fait rire est toujours angoissant ou écœurant.
- L’œil écrasé….
- Il me semble qu’il y a même un bruit psh…. Un truc qui s’écrase, gluant, dégueulasse. Et puis je trouve que la dernière scène résume bien l’esprit du film. On voit Naoufel…
- Parle plus doucement ! il y a peut-être des gens qui n’ont pas vu le film qui nous écoutent….
- D’accord. J’aime quand Naoufel, le personnage principal, « dribbler le destin » et tourner une page.
- L’expression est belle, mais je ne l’ai pas comprise.
- …. la petite amie de Naoufel va sur le toit. Elle y trouve son dictaphone et écoute l’enregistrement sur la cassette. Sur cette cassette, il y a ou plutôt il y avait le moment et même la cause de la mort des deux parents du jeune homme. Naoufel a supprimé ce passage audio: il veut enregistrer et donc écrire un nouveau chapitre. Le fait qu’il laisse le vent entrer dans cet enregistrement laisse une partie de suspense, de doute et de remise en question. On m’a parlé d’un autre film où le son est très im-portant, Blow Out. Je crois qu’il y a une référence. Mais ça me semble difficile de te l’expliquer comme ça.
- En tout cas, j’ai remarqué que, dans le film, le silence et le vent sont liés : on le comprend quand Naoufel parle à travers l’interphone quand il livre la pizza écrasée, mais aussi quand il est dans l’igloo. Enfin, si je comprends ton raisonnement, quand Naoufel saute à la fin, c’est pour voir s’il va réussir à franchir le cap ? Et s’il réussit, il pourra faire le deuil de ses parents en laissant son passé derrière? Finalement, le cœur de ce film, c’est une affaire de deuil.
- Exactement ça! Tu as compris l’idée ! Tu as bien capté la métaphore. Il n’y a rien à faire, je vois bien que tu as aimé le film et que tu as du mal à le reconnaître.
- Métaphore, métaphore… C’est pas avec des mots pareils que tu aurais pu me convaincre d’aller voir le film.
Célia Tazdaït.
2020/01/13 12:17 #2019-jai-perdu-mon-corps-19
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Le Che-main de l’excellence

Jérémy Clapin est un français qui s’est lancé le pari fou de réaliser un film d’animation sur le thème de l’anatomie, dans J’ai perdu mon corps, une main se met en quête de retrouver son corps dans la ville lumière. Tout en entrant dans trois dimensions temporelles, avec une première où est racontée l’enfance de Naoufel (interprété merveilleusement par Hakim Faris), un jeune marocain qui rêve de devenir astronaute. Une autre dimension dans laquelle le jeune homme tombe amoureux de Gabrielle (interprétée par Victoire Dubois) en lui livrant une pizza et enfin la dernière où une main s’échappe du réfrigérateur d’une université de médecine. Dans ces dimensions, le réalisateur a eu la subtilité de faire une connexion entre le jeune homme et la main notamment lorsque le héros se souvient du jour où ses parents l’ont laissé partir se baigner seul puis en parallèle la main se remémore la fois où son propriétaire la plonge dans le sable.

Une quête poétique :
Il semble que ce long-métrage est bercé par un sentiment de vide. Le but poétique est de montrer que lorsque notre esprit est incomplet comme ici où la main se sent seule et veut revenir au reste de son corps, alors cela nous fait sentir inachevé. Mais, ce film détient aussi un message d’indépendance, durant sa quête la main n’a pas besoin d’aide pour atteindre son but. Puis une fois son objectif parvenu, elle laisse son corps s’envoler comme pour lui dire adieu.

L’art de l’émotion :
Toute cette aventure, réalisée par de sublimes coup de crayon, qui laisse à ce film, l’art français du film d’animation si envié par les autres nations. Ainsi grâce à ce savoir-faire le public peut percevoir le sentiment de culpabilité qui ronge le jeune Naoufel à partir du moment où il retrouve son lecteur cassette qui est la cause d’un évènement tragique. Cette émotion est transmise à l’aide de gros plans glissés gracieusement.

Le témoin de l’aventure :
Le réalisateur a prouvé son talent et son professionnalisme en incluant des détails, comme la mouche qui revient sans cesse, dans chaque scène, comme un fil rouge. Ainsi Jérémy Clapin donne des indices sur le propriétaire de la main mais aussi, sur la cause de sa coupure avec son corps.

Sur la voie de la réussite :
Cependant, une faute a été commise par ce merveilleux réalisateur qui a pour conséquent fait disparaitre l’intrigue. Cette erreur est le manque de suspens dès le début du film où toute l’intrigue est perdue. Alors, la déception envahie la salle de cinéma, mais peut-être est-ce l’objectif de Jérémy Clapin. C’est donc un gros risque. Par ailleurs, ce film d’animation est le début vers le che-main de l’excellence.

Batot Florine 1ère Générale
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/17 09:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-20
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin et produit par Marc Du Pontavice, producteur de nombreux dessins animés plus enfantins. Ce long métrage raconte l’histoire de Naoufel et de sa main, qui n’ont pas une vie facile. Il a reçu le Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2019 ainsi que le prix du public et le cristal du long métrage au Festival du cinéma d’animation d’Annecy 2019.
Nous sont présentés deux points de vues au cours de l’histoire.
Celui de Naoufel, qui, après avoir perdu ses parents dans un accident de la route alors qu’il était enfant, arrive chez un homme chez lequel il vit jusqu’à ses jeunes années d’adulte. Naoufel était un enfant qui aimait enregistrer son environnement. Ceci est le premier rapport à la musique, au son, omniprésents. La musique se fait une place tardivement pour finalement s’ancrer dans l’histoire.
Nous avons également le point de vue d’une main, qui est le début du film. Une simple main qui s’enfuit et court à travers la ville, vit comme si elle était dotée d’un métabolisme. Elle est, en quelque sorte, le personnage principal, car c’est au long de son parcours et de ses expériences qu’on découvre l’histoire cachée derrière son état.

La vie de Naoufel se déroule peu à peu. Son enfance était plongée dans des tons unicolores et clairs, mais, alors qu’il grandit, on découvre comment il a perdu sa main et ces passages sont dans des couleurs “vivantes” et non plus dans un ton uniforme.

Durant tout le film, la chronologie reste floue pour le spectateur. L’histoire de la main et de Naoufel, jeune adulte, se déroule à la même période mais pas exactement au même moment. Ces deux récits finissent par se rejoindre chronologiquement et physiquement, c’est le dénouement de l’intrigue qui reste cependant très ouvert ce qui peut déranger. On a aussi des retours dans l’enfance de Naoufel qui sont caractérisés par du noir et blanc.
Tout au long du film, nous sommes confrontés à des pics de sentiments, lorsque se confrontent le glauque et le sentimental. L’histoire a un côté très sombre. Naoufel et sa main subissent simultanément des violences physiques, le sang coule. Le mal-être et la solitude de Naoufel touche également, notamment lorsque celui-ci rentre chez son tuteur qui lui vole l’argent de son job de livreur de pizza, qu’il exerce à contre coeur. La main rencontre un groupe de rats qui la mordent, est prise dans de nombreuses mauvaises situations, desquelles elle ressort cependant toujours. Mais Naoufel nous émeut aussi en rencontrant Gabrielle, et en s'éprenant d’elle, en essayant d’attirer son attention et de lui faire plaisir. On découvre une histoire pas très drôle qui nous touche.
La main est un personnage à part entière avec une personnalité propre. On suit d’ailleurs ses actions et, chose curieuse, nous pouvons ressentir ses émotions durant son parcours. Elle vit un voyage initiatique censé la menée à son corps, d’où le titre du film. Elle subit des épreuves et des péripéties tout en s’aidant des souvenirs qu’elle garde de Naoufel. Cette main apporte du suspense : “Que fait-elle là ?” “Où va-t-elle ?” “Comment en est-on arrivé là ?” Et apporte aussi une dimension fantastique intéressante et surprenante.
La mouche est le dernier personnage important, une clé, une transition, le caractère complexe. Elle est, à certains égards, le symbole de la vie. En effet, au tout début du film, le père de Naoufel lui apprend qu’il faut la surprendre en visant, non pas où elle est pour l’attraper, mais à côté, car il aura plus de chance de l’attraper comme cela. Quand, à la fin du film, il réussit enfin à l’attraper, sa main lui est arrachée, ce qui est aussi le début de l’histoire. La mouche provoque un accident en agaçant une chèvre qui s’avance devant la voiture des parents Naoufel. Elle est omniprésente, le bruit qu’elle fait est entêtant, et elle est même seule à l’écran pendant un certain temps.
Maëlle : D’abord surprenant par l’opposition du graphisme doux et de l’histoire avec des éléments glauques, j’ai apprécié ce film sentimental. Malgré le caractère singulier du personnage de la main, on vit l’action et la progression de l’histoire tout en s’attachant aux personnages. Cependant la fin extrêmement ouverte me laisse un peu sur ma faim.
Clémentine : Le film m’a quelque peu déçue, car en dehors de la bande-son et des graphismes, l’intrigue m’a déplue. La fin ouverte est certainement pour beaucoup dans l’arrière-goût amer qui me reste.
Clémentine Gourdan - Maëlle Garant, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/01/18 10:28 #2019-jai-perdu-mon-corps-21
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice


Le premier long-métrage de Jérémy Clapin, « j’ai perdu mon corps » est un film d’animation fantastique, sortie le 6 novembre 2019. Ce film retrace la vie de Naoufel, un jeune garçon qui vit à Paris avec son oncle et son cousin. Ce dernier s’est plongé dans une histoire d’amour tumultueuse pour la jeune Gabrielle. Pendant ce même moment, l’avant-bras d’un jeune homme se bat, pour retrouver son corps d’origine, il va devoir affronter la ville et ses danger. Entre souvenirs, embûches et flash-backs, le trajet de ce bras va être mouvementé. Nous étions empressés de voir ce qui se caché derrière ce titre si significatif, en effet « j’ai perdu mon corps » laisse place à l’imagination débordante des spectateurs et ravi ceux-ci une fois le film visionné. On peut dire que l’originalité est le socle essentiel qui fait de ce film d’animation, un très bon film. En effet rare sont les films d’animations réalistes comme celui-ci. De plus il faut prêter une attention soutenue aux merveilleux travail de la musique dû au virtuose Dan Levy, ici la musique confère au film une grande profondeur et un aspect poétique, à ne pas négliger. Les bruitages sont également bien réalisé, surtout pour ceux qui concerne la ville, tout cela donne une plus-value importante aux graphismes du film, qui eux de base sont déjà très épatant. On peut surtout salué là travail de Jérémy Clapin sur ce film, car il a su mettre en avant le sentiment du membre fantôme, qui est peu connu, tout en réalisant un bel hommage au corps humain et à la vie. Ce film vous garantira une exaltation et une captation durant les 81 minutes qu’il dure.

Elisa Marquet, TES, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/01/18 10:34 #2019-jai-perdu-mon-corps-22
Lycée Thomas Edison, Lorgues, académie de Nice


Un film qui sort de l’ordinaire


J’ai perdu mon corps, film réalisé par Jérémy Clapin et sorti fin 2019 est un film français d’animation. Il est ici mis en scène une sorte de double-histoire nous montrant d’une part le périple de la main de Naoufel afin de retrouver son corps, et d’une autre part, nous suivons l’histoire de Naoufel qui eu un coup de foudre pour Gabrielle, déterminé pour entrer dans sa vie et la conquérir. Tout au long du film les deux histoires se mêleront pour terminer sur une seule et même fin commune.
Avant d’avoir vu ce film, j’étais très enthousiasme à l’idée de voir celui-ci, le titre « J’ai perdu mon corps » est accrocheur selon moi et m’a laissé douteuse sur comment allait se dérouler l’histoire étant donné qu’on se doute qu’il s’agira d’une quête d’un corps mais sous quelle forme ? De quelle manière ? J’ai donc été agréablement surprise de la manière dont le réalisateur donne forme à l’histoire, à l’intrigue, de part son originalité. Aussi, d’après l’affiche rouge vif du film je m’attendais à une histoire sanglante, et la police du titre m’a donné une impression de caractère « grossier » de la part du héros de l’histoire, thèses qui se sont plus ou moins confirmées. De plus, dès le début du film règne une ambiance étrange, pesante, je me suis retrouvée perplexe en voyant le début du périple de la main et les flash-back de l’enfance de Naoufel, ce qui m’a donné envie de comprendre, de suivre minutieusement la suite de ce film. D’après moi, l’histoire en elle-même fait beaucoup réfléchir le spectateur, pourtant, elle raconte la banale vie d’un adolescent mais elle donne une perspective extérieur d’une vie pas toute rose; c’est Gabrielle qui donnera un sens à la vie de Naoufel. J’ai été pleine d’admiration pour la détermination de Naoufel et pleine d’empathie pour celui-ci qui à traversé beaucoup de moments difficiles au cours de sa vie, aussi, la volonté qu’a la main pour retrouver son corps m’a touché, ce film à pour moi été fort en émotions. Il est important de noter que l’animation du film est simple et douce à regarder, les dessins sont agréables et réalistes tandis que les voix et les musiques correspondent selon moi plutôt bien à l’animation. Cependant, j’ai un peu été déçue à propos de la fin du film, étant ouverte, cette fin ne répond absolument pas aux questions que l’on se pose dès le début de celui-ci comme par exemple Naoufel retrouvera-t-il sa main un jour ? Ou encore Naoufel réussira-t-il à conquérir Gabrielle ? Tant de questions qui restent en suspens ce qui me laisse légèrement frustrée. Globalement ce film m’a vraiment plut, il mérite d’être vu selon moi, je le recommanderais vivement à tout le monde, jeune publique comme plus âgé, ce film peut plaire à absolument tout le monde. Je lui accorderais une note de 4/5 si je devais le noter.

Loane Gavelle, TES, Lycée Thomas Edison, Lorgues
2020/01/19 18:07 #2019-jai-perdu-mon-corps-23
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon
« J'ai perdu mon corps »

 "J’ai perdu mon corps", film d’animation de Jérémy Clapin, primé à Cannes et Annecy est un excellent long métrage grâce au graphisme et à la bande son très soignés. Une attention particulière a également été portée au cadrage et au montage.
Ce film captivant vous montre deux histoires, indépendantes à première vue: d'une part, celle d’un jeune homme, Naoufel, qui tombe amoureux d’une jeune femme, Gabrielle qu’il veut retrouver à tout prix, d'autre part, l’aventure d’une main coupée, qui part en quête, elle aussi afin de réintégrer son corps. Au début du film, les deux histoires sont floues, cependant, au fur et à mesure de votre visionnage, vous comprendrez le lien entre celles-ci. Malgré les nombreux aller-retour entre le passé et le présent ce film est accessible.
"J'ai perdu mon corps", commençant par l’image d’une main coupée, vous êtes d’emblée ébranlé car cette main s’échappe d’un laboratoire ! Vous devenez attentif, très vite placé à hauteur de cette main. En effet, le film développe les sens et entretient le suspens chez les spectateurs, notamment lors du périple de cette main, qui, se déplaçant dans la ville, se retrouve coincée sous les rames du métro, attaquée par des rats. Vous êtes stressé, effrayé. En jouant sur la façon de filmer, vous vous retrouvez donc à la place de cette main, affolé.
En parallèle, Naoufel, orphelin, se rappelle son enfance ce que le réalisateur met en avant avec des flash-back, qu'il utilise fréquemment dans ce long métrage, soulignant combien il était heureux avec ses parents morts dans un accident de voiture lorsqu’il était petit. Naoufel, devenu adulte, travaille comme livreur de pizzas, faute de mieux. Lors d’une livraison, il ne parvient à ouvrir la porte et reste donc dans le hall de l’immeuble à discuter à travers l’interphone avec une jeune fille, qui adopte un ton mi-moqueur mi-intéressé et qui attend sa commande. Elle commence à parler avec ce mystérieux livreur. Quelques jours après, ayant appris lors de leur conversation que sa cliente s’appelle Gabrielle et qu’elle travaille dans une bibliothèque, Naoufel cherche à la rencontrer pour mettre un visage sur cette fameuse jeune femme dont il est tombé amoureux. Prêt à tout pour la retrouver, il se fait même embaucher par l’oncle de Gabrielle en tant qu’ébéniste. Ce travail comporte des risques, Naoufel manie le bois en étant entouré de scies, ce qui par la suite va lui attirer des ennuis.
Continuant à suivre le périple de cette main coupée et en parallèle la vie de Naoufel, on apprend à la fin que cette main est en fait celle du jeune garçon.
En allant voir ce film poignant, vous allez faire ressortir un grand nombre de sentiments, la tristesse, la peur, la joie, l’empathie... Mais vous ressortirez heureux d’avoir eu la chance d’admirer ce chef-d’œuvre qui est certainement le meilleur film d’animation de l’année. 
Aline Augustin, 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse
2020/01/19 18:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-24
Lycée Carriat, Bourg-en-Bresse, académie de Lyon

Critique de « J’ai perdu mon corps »
Ce film d’animation nous raconte deux histoires en une. Tout d’abord, celle d’une main coupée partant à la recherche de son corps au travers d’une aventure fantastique pleine d’actions et de rebondissements. En effet on suit les aventures de Naoufel un jeune orphelin d’une vingtaine d’années qui part à la recherche de l’amour et du sens de la vie. Rien que cela ! Mais sa maladresse va lui jouer des tours…
Premièrement, ce film est d’une originalité hors norme. En effet, la répétition des sauts dans le temps dans lesquels l’amant traverse la ville à toute vitesse ou retourne à de nombreuses reprises dans le passé montrent une certaine qualité de réalisation mais peut dérouter et gêner un spectateur pas assez attentif. De plus, le choix du scénario à caractère surnaturel accentue cette originalité car on est amené à suivre l’histoire d’une main coupée.
Deuxièmement, ce film a un message fort à transmettre. On comprend de manière implicite au cours du visionnage puis véritablement à la fin du film la leçon de vie qui soutient ce film comme dans l’extrait où Naoufel veut sauter d’un immeuble pour « dribbler le destin » ou bien la fameuse scène de la mouche révélant le précieux conseil que donne le père à son fils : « Pour réussir, il faut apprendre à anticiper ». Cette scène qui paraît dérisoire prend de plus en plus de sens jusqu’à devenir un élément clé.
Troisièmement, le côté tragique est de loin le plus poignant avec, dans un premier temps, les rêves d'avenir de Naoufel voulant devenir pianiste et astronaute qui disparaissent pour laisser place à un livreur de pizza maladroit et malheureux. Puis, dans un second temps, le récit de cette main coupée qui annonce le futur tragique du jeune homme. Néanmoins, la tension dramatique est entretenue jusqu'au bout ce qui nous laisse dans une forme d’incertitude qui nous incite à continuer le film.
La scène marquante qui pourrait être le point culminant de cette tragédie correspond au moment où Naoufel veut taper une mouche à côté d’une scie en marche alors qu’il travaille comme menuisier. Cette action durant laquelle le suspense est palpable sont rendus à la perfection. L'oeil du spectateur est rivé à l'écran, totalement crispé. En effet, les plans montrant successivement la main, puis la mouche et la scie créent un trouble et les passages où la main et la scie deviennent « trop » proches fabriquent des émotions intenses : angoisse et frissons garantis !
Pour conclure, il faut souligner l’audace et la réussite de Jérémy Clapin concernant la réalisation d’un long métrage d’une originalité sans pareil, Clapin prouvant ainsi au monde entier que le film d’animation n'est pas un art mineur du cinéma et encore moins réservé à un public constitué exclusivement d'enfants.
Gouraud Robin, Bridet Sasha, Samson Evan, élèves de 2nde 11, lycée Carriat, Bourg en bresse, académie de Lyon


2020/01/20 13:43 #2019-jai-perdu-mon-corps-25
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

« Étrange », voilà ce qui définit parfaitement ce long métrage au message ambigu. Cousin éloigné de « la chose » dans la famille Adams, le héros nous fait nous poser un tas de questions, dont la plus évidente est : pourquoi ?

Dans un frigo situé dans une morgue, une main droite prend vie. Paniqué et désorienté, notre personnage principal ( ou du moins ce qu’il en reste ) décide de retrouver son ancien propriétaire. En dépit du danger et des épreuves qui l’attendent, notre membre, le plus utile, va se creuser la tête et jouer des coudes, croisant les doigts pour atteindre son objectif. Alternant entre passé et présent, nous en apprendrons plus sur Naoufel : l’homme à qui appartient la fameuse main vivante. Nous découvririons comment ces inséparables comme les cinq doigts de la main se sont retrouvés et éloignés l’un de l’autre. Malgré une histoire dramatique et romanesque, cette aventure inédite et complexe va nous transmettre un message bien précis : on ne peut échapper à son destin… ou du moins, on ne peut pas y arriver en un claquement de doigts. Notre héros l’a bien compris et va, d’une main de fer, se battre bec et ongle pour obtenir sa pleine liberté.

Visionner ce film est une expérience à essayer. Il est vrai qu’au premier abord, l’histoire et l’affiche, comme dit précédemment, nous font nous poser un grand nombre de questions et peuvent nous dissuader de le voir. Pourtant, même si lorsque je suis sortie de la séance je ne savais pas quoi en penser, avec un peu de recul, j’ai pris conscience que ce long métrage méritait d’être vu. Ce qui risque de gêner une partie du public, c’est la façon dont l’intrigue est construite : le personnage principal un peu morbide; l’histoire est triste et nous ignorons s’il s’agit d’un bon ou mauvais film, même quand la projection se termine.

Nicolas David, 1° Lycée Langevin
2020/01/20 13:57 #2019-jai-perdu-mon-corps-26
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Un récit poétique et fantastique qui nous emporte loin de nous même.
“J’ai perdu mon corps”, premier long métrage du réalisateur Jérémy Clapin, est un film d’animation de 81 minutes sorti le 6 novembre 2019 au cinéma en France et le 29 novembre 2019 dans le reste du monde sur la plateforme Netflix. Il s’agit d’une comédie dramatique et romantique. On y découvre une main amputée qui, s’échappant d’un laboratoire parisien, part à la recherche de son corps. Tout au long de son périple, elle se souvient de sa vie lorsqu’elle était encore attachée au corps de Naoufel (Hakim Faris), un jeune homme qui rêvait d’être astronaute et pianiste en même temps. On découvre alors la vie de Naoufel jusqu’à son accident au fur et à mesure du voyage de la main à travers le paysage parisien. Le film transpire d’une poésie superbe et l’animation, dans un style assez réaliste, est magnifique.

Ce long métrage se présente sous une double intrigue, d’un côté la main et son voyage, de l’autre Naoufel et sa vie. Les séquences centrées sur la main offrent un point de vue très particulier qu’on ne retrouve habituellement pas dans le cinéma. Par sa petite taille, elle nous permet de découvrir toute la dangerosité de la capitale et de ses rues, où tous les éléments du quotidiens deviennent des pièges mortels. D’une certaine façon, ces séquences m’ont fait penser à des séquences similaires du film “Ratatouille” de Brad Bird, se déroulant aussi à Paris. On y sent une tension, une violence mais il arrive parfois que la main se retrouve en haut d’un toit et contemple alors les lumières de la ville. 

On retrouve ensuite les séquences de flash-back sur l’enfance de Naoufel, entièrement en noir et blanc, où la symbolique est primordiale. On retrouve une mouche comme élément récurrent et encore symbolique lié à la mort. Les souvenirs sont vécus d’une certaine façon du point de vue de la main et on y voit des sensations liées au touché et des cadrages assez déroutants parfois.

Enfin, la majorité du film se concentre sur la vie de Naoufel et sa romance avec Gabrielle (Victoire Du Bois), une jeune femme qu’il rencontre par hasard. On retrouve alors une mise en scène plus conventionnelle mais diablement efficace. La poésie est au rendez vous, avec une histoire d’amour empreinte d’un romantisme digne d’un conte de fée, et des situations d’un réalisme touchant, qui nous renvoient à nous même.

En jonglant entre ses scènes, parfois sans même qu’on ne le remarque tout de suite, Jérémy Clapin crée un personnage principal complet et attachant. Le mélange du réalisme par son cadre et ses personnages, et du surréalisme par la main et certains éléments de la mise en scène, en font un poème moderne et doux.

L’animation est assez unique, réaliste, elle utilise la 3D pour créer des plans que l'on voit rarement dans l’animation traditionnelle et qui lui donne des aspects de film en prise de vue réelle.
La bande originale, composée par Dan Levy, du groupe de The Dø, avec son mélange classique et électro, donne une ambiance musicale très originale mais qui colle parfaitement avec l’histoire et les différentes scènes. On sent une réelle envie de créer une ambiance générale puisque la musique se veut dans l’ensemble assez atmosphérique. Cependant, cette bande son sait laisser parfois une place au silence dans des moments de tension, ou bien se faire discrète pour mieux apprécier l’action. L’ambiance sonore d’une ville active est très bien restituée, les sons des grosses machines sont assourdissants lorsque l’on est à l’échelle de la main, et redeviennent plus classiques du point de vue de Naoufel.

De tout point de vue, le film “J’ai perdu mon corps” est poétique et rempli de symboliques. Ce long métrage est une réussite car il est captivant, autant par son histoire que par sa musique et son aspect visuel. Foncez le voir en salle cette belle histoire qui passe sans même que l’on s’en rende compte.

Baptiste Perisse , 1° Lycée Langevin
2020/01/21 12:02 #2019-jai-perdu-mon-corps-27
Lycée PRO André Honnorat, Barcelonnette, académie de Aix Marseille
J’ai perdu mon corps est un film sur l’adolescence et la recherche d’identité. C’est une œuvre poétique, émouvante et sensible.

L’idée de départ, de montrer aux spectateurs les émotions de la main qui recherche son corps, est très originale. Ces passages en vision subjective où l’on perçoit le monde à travers le point de vue de la main sont pleins d'action et angoissants. La main est souvent en situation de survie comme quand elle doit sauter au dessus de l'autoroute, survivre face au pigeon, aux rats, au chien et au pianiste. Le spectateur ressent de la peur face à ces moments de suspense.
Le fait de voir une main rechercher son corps est étrange et intrigant à la fois.
On arrive pourtant peu à peu à s’identifier à la main, à comprendre qu’elle est triste sans son corps. Elle se souvient des sensations agréables, de sa vie passée, on éprouve de la nostalgie avec elle.

D'un point de vue esthétique le dessin du film est superbe, les décors sont très précis et nous plongent de façon réaliste dans l'atmosphère du film. Nous avons aimé les petits détails de la ville, du métro. On a presque l’impression d’y être : l’atmosphère feutrée de la bibliothèque, la chambre glauque chez l’oncle, la saleté du métro, la lumière du pays d’origine de Naoufel... Le dessin a un côté très sensoriel : on ressent presque les sensations évoquées comme le sable sur la main, la froideur de la neige, la morsure du rat...

Le choix des doubleurs est excellent. Les voix concordent bien avec le caractère des personnages. La voix rauque et un peu cassée de Naoufel correspond bien à la sensibilité blessée et calme à la fois du personnage. La voix de Gabrielle est douce et montre une forte personnalité à la fois.
La musique est répétitive et angoissante. Elle nous plonge dans l'ambiance fantastique et oppressante du film.

Le spectateur ressent pour Naoufel beaucoup d'empathie car sa vie est triste. Nous avons de la peine pour lui quand ses parents décèdent, quand il se fait rejeter par la jeune fille qu'il aime. On voit que c'est un jeune homme maladroit, mélancolique et sensible.
Le moment où Naoufel perd sa main provoque chez le spectateur un sentiment de dégoût, de panique et de peine. Le jeune homme, qui aurait enfin pu être heureux et stabiliser sa vie, subit malchance sur malchance. Il y a une sorte d'ironie du sort dans le fait qu'il se fasse couper la main juste le jour où il parvient enfin à appliquer le conseil de son père en attrapant une mouche. L’histoire devient presque tragique.

A la fin du film, on comprend que Naoufel prend un nouveau départ dans la vie. Il efface définitivement sont passé et est capable de prendre en main son destin. La main laisse Naoufel partir et accepte la séparation. Toutefois la fin reste ouverte, ce qui est toujours un peu décevant pour le spectateur qui aime qu’une histoire trouve sa conclusion. Le spectateur s'attend à une histoire d'amour entre Naoufel et Gabrielle, qui n’aura probablement pas lieu. Le fait de ne pas savoir ce que le jeune homme est devenu est un peu frustrant. De nombreux élèves de la classe auraient souhaité une suite au film !



2020/01/22 08:06 #2019-jai-perdu-mon-corps-28
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« j’ai perdu mon corps »  est un film particulier, sensible et intelligent. Il a été réalisé par Jérémy Clapin et fait l’objet d’une adaptation du livre Happy Hand. C’est une œuvre étrange et touchante, alternant le réalisme et l'onirisme, le film d'initiation et la comédie romantique, la perte de l'innocence et le passage à l'âge adulte. A la fois simple et superbe, cette histoire de main qui part à la recherche de son corps nous emporte dans la rêverie mélancolique idéalement mise en musique par Dan Levy. En mêlant le passé lointain et le passé proche, nous pouvons voir aussi un habile montage. Cependant le thème de la main coupée n’a rien d’inédit, en effet le film la main du diable écrit par Maurice Tourneur et plein d’autres ont déjà été visionnés au cinéma. En revanche ce film a été récompensé du « grand prix » à la semaine de la critique, suivie d’un passage au festival international du film d’animation d’Annecy et pleins d’autres prix encore. Il a également été acheté par Netflix. L’histoire de cette main se passe à Paris, elle appartient à un jeune homme à qui elle a été enlevée en étant tranchée, elle s’échappe d’une salle de dissection, bien décidée à retrouver son corps, au cours de sa cavale pleine d’obstacles à travers la ville. Elle se remémore toute sa vie avec lui, jusqu’à sa rencontre avec Gabrielle dont il tombera amoureux. La main incarne la mémoire du héros. Un défi qui pousse le spectateur à avoir de l’empathie pour un personnage à cinq doigts. L’une des scènes les plus marquantes est celle ou la main entre dans une chambre de bébé, elle rend la main vivante et plus humanisée, et met en avant l’innocence de l’enfant.
Le tournage de ce film a été ambitieux et complexe.Il a été tourné en image de synthèse puis retouché pour un rendu en 3D. Pour moi ce film mérite 7,5/10, j’ai perdu mon corps est un challenge assez compliqué car il y a peu de dialogue mais ça n’a pas empêché qu’il soit si captivant, on arrive à comprendre l’histoire et à vouloir savoir ou cela va nous amener, on ne regarde pas notre montre toutes les cinq minutes, au contraire il est aussi enveloppant, cela fait partie des raisons de le voir à plusieurs reprises. Cependant ça ne fait pas de lui un long métrage parfait, c’est tout de même la trajectoire d’une main pendant 70% du film, ça ne peut pas plaire à tout le monde, comme toute chose. Le réalisateur transmet les sentiments des personnages à travers les silences et la musique particulièrement la main. A la fin du film nous tombons sur une fin surprenante à laquelle on ne s’attend pas. Ce film vaut la peine d’être visionné, ce n’est pas pour rien qu’il a eu de nombreux bons retours, au risque de vous dévoiler la fin, je vous laisse la découvrir de vous même….

Jenny Genet et Louca Giribaldi , 1° Lycée Langevin
2020/01/22 17:06 #2019-jai-perdu-mon-corps-29
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon corps est un film d’animation réalisé par Jérémy Clapin, son titre international est I lost my body. Un film, paru en 2019 d’une durée de 1h22 racontant l’histoire d’une main amputée qui s’échappe d’un hôpital en région parisienne pour retrouver « son corps ».

Cette main est celle de Naoufel, un jeune homme qui rêvait d’être à la fois pianiste et astronaute.

Le réalisateur Jérémy Clapin a uniquement écrit des films d’animation que ce soit des courts métrages, des films publicitaires. Il a écrit un seul long métrage d’animation J’ai perdu mon corps qui connaît un succès fulgurant:

Il est présenté en première mondiale au festival de cannes 2019, il y remporte le Grand Prix de la semaine de la critique. Il reçoit ensuite le cristal du long métrage au festival du film d’animation d’Annecy. C’est un film adapté du roman de Guillaume Roland « happy hand », et qui est porté par la sublime musique de Dan Levi.

L’histoire confronte deux points de vue très intéressants et totalement différents: celui de la main qui cherche tant bien que mal à retrouver le corps à qui elle appartient et le destin de Naoufel, un jeune homme rêveur qui cherche à conquérir une jeune femme.

Presque tout le film se déroule du point de vue de la main à l’aide de nombreux plans en caméra subjective. Une main qui a été séparée de son corps, on ne sait pas comment, qui va s’animer et qui va partir à la recherche de son Corps. La main est un véritable personnage à part entière, un personnage solitaire qui rencontrera de multitudes embûches qu’on va pouvoir suivre grâce aux plans rapprochés : elle va s’échapper d’un laboratoire, se battre avec un pigeon, faire face à une émeute de rats, fuir un chien…

De nombreux plans font échos à cette main perdue, on y voit les mains d’un bébé faisant tomber une tétine, un doigt qui saigne et plein d’autres.


Un film à la fois surréaliste (une main qui marche) mais aussi réaliste illustré par la vie quotidienne parisienne de Naoufel, ses difficultés à s’intégrer.

On apprend par flash-back l’histoire du propriétaire de la main (son enfance heureuse…) jusqu’au drame où sa vie va basculer. Le passé de naoufel se dévoile dans des flashs backs avec comme couleur dominante le gris alors que les moments du film qui raconte des passages de la vie de Naoufel adulte adopte des couleurs plutôt vives. On pourrait expliquer ce choix de nuances et de contraste avec l’arrivée de la jeune femme dont Naoufel va tomber sous le charme et qui va le remplir de joie pour lui c’est un nouveau but, un nouvel objectif. Cette odyssée folle et aventureuse d’une main remplie de passages assez brutaux comme lorsqu’elle va devoir tuer un pigeon qui l'attaquait va venir créer un décalage avec la douce enfance de Naoufel.


La séquence dans le film qui m'a particulièrement marquée est la première rencontre entre Gabrielle et Naoufel. Cette rencontre originale par interphone interposé, en bas de l’immeuble de Gabrielle.

Ces personnages qui ne se connaissaient pas ont réussi à échanger suite à une livraison ratée de Naoufel. Jérémy Clapin a utilisé un Champ contre champ pour rythmer cette séquence. C’est le moment qui va venir bousculer la vie de Naoufel et qui va nous faire découvrir à nous les spectateurs, les traits de caractère de Naoufel (sa douceur et sa maladresse) et la mystérieuse Gabrielle. C’est une des séquences où les personnages parlent le plus alors que le film reste principalement un film avec peu de dialogue.


Pour conclure, nous avons trouvé le personnage de Naoufel d’une sensibilité apaisante. Le fait qu’il ne trouve pas sa place dans le monde qui l’entoure, les regrets qu’il a de ne pas avoir pu réaliser ses rêves d’enfant le rend attachant. C’est un film plein de rebondissements rythmé par l’aventure romanesque d’une main et par la gentillesse et la douceur de Naoufel.

Eon Eloïse et elsa Tchitchekian, 1° Lycée Langevin
2020/01/23 11:31 #2019-jai-perdu-mon-corps-30
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
CLAP-MAIN


Le film d’animation, J’ai perdu mon corps, a été réalisé par Jérémy Clapin, un habitué des créatures inventées pour devenir humaines.

Ce film raconte l’histoire d’un jeune de 20 ans, Naoufel, qui à la suite de la mort accidentelle de ses parents a dû quitter enfant le Maroc pour venir vivre en banlieue parisienne chez son oncle. Alors qu’il livrait des pizzas, il fait la rencontre de Gabrielle par interphone interposé! Charmé par sa voix, son caractère et sa personnalité, il tombe amoureux d’elle et cherchera dès le lendemain à la retrouver. Le moins que l’on puisse dire est qu’il sera prêt à tout pour y parvenir.

En parallèle, nous suivons l’histoire d’une main dont nous ne savons rien si ce n’est qu’elle s’est échappée d’un labo. La Main est confrontée à maintes et maintes péripéties, bravant les dangers dans le but de retrouver son propriétaire. Ce sera chose faite!

Il y a beaucoup d’éléments appréciables dans ce film notamment le fait qu’il s’agisse d’un film d’animation. Nous n’aurions peut- être pas été charmés s’il avait été question d’une vraie main tranchée. Ici nous échappons au gore au profit d’un esthétisme vraiment touchant.

La bande originale est vraiment bien choisie, notamment le rap . Quant au récit, il est simple, même si on ne comprend pas tout de suite le lien entre les deux « personnages ». Un hommage tout particulier à la mouche qui irrite autant Naoufel que le spectateur et qui joue un rôle fondamental dans l’histoire à laquelle elle ajoute une certaine pression.

Ce film d’animation est une réussite, bravo Jérémy Clapin, je clame des mains.



Poulain Angélo, 1ère générale Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/23 11:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-31
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Le Che-main de l’excellence

Jérémy Clapin est un français qui s’est lancé le pari fou de réaliser un film d’animation sur le thème de l’anatomie, dans J’ai perdu mon corps, une main se met en quête de retrouver son corps dans la ville lumière. Tout en entrant dans trois dimensions temporelles, avec une première où est racontée l’enfance de Naoufel (interprété merveilleusement par Hakim Faris), un jeune marocain qui rêve de devenir astronaute. Une autre dimension dans laquelle le jeune homme tombe amoureux de Gabrielle (interprétée par Victoire Dubois) en lui livrant une pizza et enfin la dernière où une main s’échappe du réfrigérateur d’une université de médecine. Dans ces dimensions, le réalisateur a eu la subtilité de faire une connexion entre le jeune homme et la main notamment lorsque le héros se souvient du jour où ses parents l’ont laissé partir se baigner seul puis en parallèle la main se remémore la fois où son propriétaire la plonge dans le sable.

Une quête poétique :
Il semble que ce long-métrage est bercé par un sentiment de vide. Le but poétique est de montrer que lorsque notre esprit est incomplet comme ici où la main se sent seule et veut revenir au reste de son corps, alors cela nous fait sentir inachevé. Mais, ce film détient aussi un message d’indépendance, durant sa quête la main n’a pas besoin d’aide pour atteindre son but. Puis une fois son objectif parvenu, elle laisse son corps s’envoler comme pour lui dire adieu.

L’art de l’émotion :
Toute cette aventure, réalisée par de sublimes coup de crayon, qui laisse à ce film, l’art français du film d’animation si envié par les autres nations. Ainsi grâce à ce savoir-faire le public peut percevoir le sentiment de culpabilité qui ronge le jeune Naoufel à partir du moment où il retrouve son lecteur cassette qui est la cause d’un évènement tragique. Cette émotion est transmise à l’aide de gros plans glissés gracieusement.

Le témoin de l’aventure :
Le réalisateur a prouvé son talent et son professionnalisme en incluant des détails, comme la mouche qui revient sans cesse, dans chaque scène, comme un fil rouge. Ainsi Jérémy Clapin donne des indices sur le propriétaire de la main mais aussi, sur la cause de sa coupure avec son corps.

Sur la voie de la réussite :
Cependant, une faute a été commise par ce merveilleux réalisateur qui a pour conséquence de faire disparaitre l’intrigue. Cette erreur est le manque de suspens dès le début du film où toute l’intrigue est perdue. Alors, la déception envahie la salle de cinéma, mais peut-être est-ce l’objectif de Jérémy Clapin. C’est donc un gros risque. Par ailleurs, ce film d’animation est le début vers le che-main de l’excellence.

Batot Florine, 1ère Générale, Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin

2020/01/23 11:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-32
Lycée Pierre de la Ramée, Saint-Quentin, académie de Amiens
Une seule main vous manque …

Avec ce premier long métrage d’animation, Jéremy Clapin signe là un très beau film où se mêlent réalisme et fantastique, présent et passé, couleur et noir et blanc.
La main perdue de Naoufel tente de retrouver son corps dans un Paris parfois hostile, parfois dangereux . Force est de constater que l’intrigue ne va pas de soi, et pourtant le spectateur s’attache très vite à cette main courageuse et déterminée. Elle nous émeut, et nous tremblons pour elle dans sa cavale, et nous ressentons cette même fierté lorsqu’elle réalise un igloo en morceaux de sucre…
En parallèle, nous faisons connaissance avec Naoufel. Originaire de Rabat, le jeune Naoufel a dû quitter son Maroc natal après le décès de ses parents. Lui qui rêvait de devenir pianiste-astronaute , il arpente aujourd’hui les rues de Paris sur une mobylette avec laquelle il livre des pizzas. Sa vie auprès de son oncle et de son cousin, deux désœuvrés peu raffinés, est terne et très éloignée de ses espoirs d’enfant.
Pourtant à l’occasion d’une livraison, il va être séduit par la voix d’une jeune femme, Gabrielle. Il va tout entreprendre pour la rencontrer jusqu’à devenir apprenti dans l’atelier de menuiserie de son oncle Gigi. Lui qui ne parvenait pas à ouvrir une porte, qui n’était qu’un piètre livreur de pizza, toujours en retard et peu motivé, va se découvrir une passion , celle du bois que l’on transforme en ce que l’on veut à condition de respecter les enseignements du maître et les consignes de sécurité…
Son amour naissant pour Gabrielle sera douché par une dispute inexplicable, à croire que le scénariste avait besoin d’un élément perturbateur dans cette belle histoire. C’est dommage car le film ne manque pas de qualités et d’atouts. En particulier celui de nous faire réfléchir sur ce qu’est notre corps. Par l’intermédiaire de la main perdue, il nous fait comprendre que notre humanité est bien composée de deux réalités : notre pensée et notre corps et que sans lui notre pensée resterait vaine. Le film subtilement évoque les sens, c’est à dire ce par quoi nous percevons le monde. Ils sont le point de départ de toutes nos connaissances et de nos sentiments et c’est d’ailleurs par eux que Naoufel replonge dans son enfance et le souvenir de ses parents défunts.
Certaines personnes privées d’un membre éprouvent pourtant la sensation de présence, voire de douleur du membre manquant. On appelle ce phénomène le syndrome du membre fantôme. Loin de nous en donner une explication scientifique, Jéremy Clapin préfère une interprétation à la fois poétique et philosophique sur la perte et le manque.

Allioui Inaya, 1ère Générale, Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2020/01/23 18:10 #2019-jai-perdu-mon-corps-33
Lycée d'Alembert, Paris, académie de Paris
À Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, la main tranchée d’un jeune homme s’échappe d’une salle de dissection bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embuches et des souvenirs de sa vie jusqu'au terrible accident.
« J’ai perdu mon corps » est un premier film d'animation français, dramatique et fantastique de Jérémy Clapin. Il a été présenté en première mondiale au festival de Cannes 2019 où il remporte le Grand prix de la semaine de la critique puis le Cristal du long métrage au Festival du film d'animation d'Annecy.
Notre avis sur le film est partagé car beaucoup de choses nous ont plu comme l’histoire d’amour entre Naoufel et Gabrielle, la façon dont il essaie de la séduire et comment il essaye de s’en sortir malgré son passé. D’autres choses nous ont un peu moins plu comme les flashbacks en noir et blanc, trop nombreux selon nous. Au début du film on a eu du mal à comprendre cette main qui se balade ne sachant pas à qui elle appartient. Nous avons été déçus par la fin car le côté fantastique du film nous a fait croire que Naoufel allait récupérer sa main et qu'il finirait avec Gabrielle. Le genre du film ne nous a pas vraiment touché mais nous avons trouvé le film très bien réalisé et avons particulièrement apprécié le dessin. L’histoire est touchante et les personnages aussi. Les lieux et les décors sont très bien représentés et le « personnage » de la main est très réaliste alors que l'histoire ne l'est pas forcément. Le film reste une belle métaphore sur l'existence et le sens de la vie. Le choix du réalisateur de casser le côté linéaire de la narration nous a un peu perdus.
Lana Festok et Jessica Cabral Gomes ( 1ST2S2, Lycée d'Alembert, Paris)
2020/01/23 20:05 #2019-jai-perdu-mon-corps-34
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon corps est un film de Jérémy Clapin sorti le 6 novembre 2011 qui raconte l’histoire de Naoufel à Paris, qui tombe amoureux de Gabrielle mais un peu plus loin une main coupée s’échappe d’un laboratoire et essaie de retrouver son propriétaire. C’est à ce moment là que s’en suivent les péripéties de la main et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident...
J’ai perdu mon corps est un pari vraiment réussi car Marc du Pontavice récupère les droits de happy hand en 2011, qu’il va permettre au réalisateur d’adapter le film mais cela veut dire que le film est en préparation depuis 9 ans ! Outre la préparation du film, je trouve que le film est un franc succès l’ambiance sonore et visuelle fait de ce film un chef d’œuvre : un film avec un concept très spécial celui d’une main essayant de retrouver son corps. Sur les premiers abords le concept peut avoir l’air bizarre mais au final il est excellent ! En plus de cela l’animation est très jolie si ce n’est que l’image devient saccadée par moment mais mis à par ça, le point de vue de la main est super bien abordé comme les sens surtout le touché. Comme c’est une main elle va devoir tout toucher pour traverser tous les obstacles ce film touche aussi le « monstrueux qui devient attachant » car quand on voit une main coupée on trouve ça dégouttant mais plus on avance dans le film plus la main à cet aspect très humain et donc très attachant. C’est le cas avec la scène où un enfant est dans un berceau et va attraper la main comme un doudou. Le film est porté par une musique très belle qui renforce cet aspect très humain de la main. En plus de cela le montage est très bien maîtrisé quand on a ce parallèle entre la main et le moment de l’accident qui donne un très bon rythme au film.
J'ai perdu mon corps est vraiment très intéressant à voir non seulement pour ses symboles : celui de la mouche qui symbolise le destin de Naoufel qui essaie de le rattraper jusqu'à son tragique accident. Le dessin et la musique font un parfait mélange. Ce que je peux reprocher au film c'est la longueur ,l'histoire nous transporte mais on commence à regarder sa montre au bout d'une heure de film. Le film arrive à se rattraper sur les derniers instants lorsque Nafouel perd sa main. Pour conclure je dirais que j'ai perdu mon corps est un excellent film d'animation qui nous impacte tous !

Alexandre Roulland, 1° Lycée Langevin
2020/01/27 07:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-35
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Mathias Benahmed


critique : j’ai perdu mon corps ou j’ai perdu ma main

J’ai perdu mon corps est un film français d’animation de 1h21, réalisé par Jérémy Clapin et scénarisé par ce dernier et par Guillaume Laurent d’après son propre roman Happy Hand. Le film est porté par Hakim Faris qui y interprète le personnage principal Naoufel, Victoire Du Bois qui interprète Gabrielle et enfin Patrick d’Assumçao qui interprète Georges.

Né le 13 février 1974 en Île de-France, à Paris, Jérémy Clapin effectue des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, suite à quoi il débute comme graphiste et illustrateur pour la presse et l’édition Il travaille ensuite dans la publicité et réalise plusieurs courts-métrages. Son premier court-métrage Skhizein reçoit de nombreux prix dont une nomination du César du meilleur court-métrage. Il décide de se lancer et réalise son premier long-métrage, j’ai perdu mon corps tiré de l’œuvre de Guillaume Laurent, également coscénariste avec Jérémy Caplin.

Acclamé aussi bien par la presse que par le public, j’ai Perdu mon corps a ébloui de par son côté très réaliste, son animation très soignée, son originalité et sa poésie. Par exemple, Le Figaro félicite le film pour son mélange fluide entre fantastique et réaliste. J’ai perdu mon corps est présenté à la Semaine internationale de la Critique au Festival de Cannes 2019 et, a reçu cinq prix et six nominations dont une au Festival de Cannes : la Caméra d’Or. Toutefois, il a reçu le Cristal du long-métrage et le Prix du public pour le Festival d’Annecy. Il a également eu le Prix de la Critique et le Prix du public au Festival de COLCOA.

Jérémy Clapin, qui avait l’habitude de réaliser des courts-métrages d’animation a été appelé pour réalisr l’adaptation du livre de Guillaume Laurent et, ce projet ne date pas d’hier. En effet, en 2011, Marc Du Pontavice qui a notamment produit les séries d’animation les zinzins de l’espace et Oggy et les cafards et, fondateur du studio Xilam, acquiert les droits du livre. Malgré les difficultés du projet, il part à la recherche de réalisateurs de courts-métrages. Alors, il trouve le cinéaste, réalisateur de qui a reçu 90 prix et une nomination aux Césars : Jérémy Clapin.

À Paris, Naoufel, livreur de Pizza, va tomber amoureux de Gabrielle. Il va alors tout faire pour la conquérir y compris travailler comme apprenti menuisier pour Georges afin de se rapprocher de Gabrielle. Parallèlement, on suit une main qui s’échappe d’une salle de dissection et, va tout faire pour retrouver son propriétaire.

Pour son premier long-métrage, Jérémy Clapin a frappé fort, réussissant à mêler à la fois le fantastique et le réalisme de par son animation très peu esthétisée et, de par ces deux histoires : le parcours d’une main qui va essayer de retrouver son corps et l’histoire d’amour entre Naoufel et Gabrielle : l’une est réaliste, l’autre est fantastique et absurde. La mise en place de ces deux intrigues qui n’ont rien à voir et s’opposent complètement entre eux est plutôt bien faite dans sa mise en scène, surtout que ces deux histoires progressent en même temps : après nous avoir montré une scène concernant l’histoire entre Naoufel et Gabrielle : comme la scène où Naoufel et Gabrielle se rencontrent, le plan suivant nous montre la main qui marche. Ce qui me plaît est paradoxalement me dérange sur le coup c’est-à-dire quand j’ai vu le film pour la première fois, c’est le contraste brusque entre le réel avec Gabrielle et Naoufel et soudain, en une seconde on aperçoit une main qui marche seule. Outre ce changement entre deux genres diamétralement opposés, j’ai perdu mon corps possède une fluidité au niveau des plans, incroyable, et qui, justement démontre cette brutalité au niveau de ces deux histoires différentes. De plus, les deux histoires ne sont pas linéaires, elles ne se suivent pas et, c’est cela qui peut rendre à confusion, en tout cas au début du film, ou peut nous rebuter, mais ne vous y détrompez pas : c’est un parti pris, un choix du réalisateur ; au fur et à mesure du film, on en découvre un peu plus à propos de cette main, tout en suivant Gabrielle et Naoufel et, en sachant plus sur ses rêves, son passé, à l’aide de flash-back en noir et blanc. En effet, l’utilisation de flash-back en noir et blanc est pour le moins intéressante et originale car tout d’abord, le noir et blanc renvoie à quelque chose d’ancien, notamment les films en noir et blanc et, je trouve cela intéressant car ce sont les souvenirs de Naoufel qui sont montrés en noir et blanc : ce qui est passé, ancien. Ensuite, tout comme les deux histoires, il y un contraste entre les souvenirs de Naoufel avec une esthétique en noir et blanc et le présent du film, qui lui est en couleurs. Au niveau de la musique, j’applaudis Dan Levy, compositeur d’une bande originale qui a su m’émouvoir et me transporter tout au long de l’histoire. Pour revenir à un point fondamental du long-métrage : l’animation. Comme je l’ai dit, Jérémy Clapin n’essaye pas de trop esthétiser en mettant des couleurs par ci par là. L’animation est très réaliste, voulant plus s’approcher du réel au détriment du dessin trop graphique. Le réalisme passe par l’animation mais aussi par la violence. En effet, certaines scènes peuvent faire sursauter ou peuvent surprendre. Je ne dis pas que J’ai perdu mon corps contient des scènes choquantes ou violentes telles que dans les films de Quentin Tarantino, mais que certaines scènes sont surprenantes comme la scène du début où la main se trouve face à face avec des rats, ces-derniers s’approchent d’elle doucement pour le lécher et, soudain ils le mordent.

J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin est un très bon, voir un excellent film, mais malgré l’étiquette « film d’animation »j’ai perdu mon corps est destiné plus à un public adolescent, voir adulte que pour les plus jeunes de moins de 10 ans. Mais, si vous voulez mon avis, foncer vite car, j’ai perdu mon corps est une œuvre emplie de poésie qui se fait de plus en plus rare aujourd’hui. Et, surtout, vous devez aller le voir rien que pour la composition de Dan Levy et la chanson you’re the one qui est pour moi une des meilleures compositions et chansons de 2019.

Mathias Benahmed , 1° Lycée Langevin
2020/01/27 09:44 #2019-jai-perdu-mon-corps-36
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
C’est l’histoire de Naoufel, livreur de pizzas, qui ne se plaît pas dans son travail, ni dans sa vie. Un jour, parmi tant d’autres, il arrive en retard pour une livraison. Quand il sonne à l’interphone, c’est une jeune fille, nommée Gabrielle, qui répond et ils vont discuter un moment tous les deux. Le lendemain, il croise cette fille dans le métro et décide de la suivre. Apprenant qu’elle va régulièrement voir son grand père menuisier et que celui-ci recherche un apprenti, il décide d’y travailler. D’un autre côté, une main s’échappe d’une salle de dissection, et cette dernière est bien décidée à retrouver son corps, en se remémorant les souvenirs marquants de sa vie jusqu’au drame..




Le fait que J’ai perdu mon corps soit un dessin animé pourrait laisser penser que c’est un film pour les enfants, cependant c’est le dessin animé le plus poignant que j’ai jamais vu. J’ai perdu mon corps, c’est l’histoire de Naoufel, livreur de pizzas, qui ne se plaît pas dans son travail, ni dans sa vie. Un jour, parmi tant d’autres, il arrive en retard pour une livraison. Quand il sonne à l’interphone, c’est une jeune fille, nommée Gabrielle, qui répond et ils vont discuter un moment tous les deux. Le lendemain, il croise cette fille dans le métro et décide de la suivre. Apprenant qu’elle va régulièrement voir son grand père menuisier et que celui-ci recherche un apprenti, il décide d’y travailler. D’un autre côté, une main s’échappe d’une salle de dissection, et cette dernière est bien décidée à retrouver son corps, en se remémorant les souvenirs marquants de sa vie jusqu’au drame.

Au début, c’est assez déroutant car on ne comprend pas grand chose des événements. En effet, on suit trois histoires en parallèle : celle de Naoufel maintenant, celle de la main et celle des souvenirs de cette dernière. Cependant, au bout d’un moment, on ne cherche plus à comprendre, on se laisse juste porter par l’histoire et tout s’éclaire au fur et à mesure. Il y a une réelle personnification de la main et c’est surprenant au début car son “corps” bouge comme si elle respirait, elle se déplace comme si elle avait des yeux. Cette main a son propre corps, et ça nous permet à nous, public, de nous attacher à cette main. Du côté du graphisme, les personnages sont simples, ils n’ont pas beaucoup de détails, ce qui permet de se concentrer vraiment sur l’histoire, de ne pas se laisser distraire. Ce qui est aussi intéressant dans ce dessin animé, c’est qu’il se déroule presque tout le temps la nuit ; et la nuit, c’est le moment des révélations, on est plus sensible, plus vulnérable à ce moment de la journée ; et ce sentiment se répercute sur nous. Je trouve donc ce choix très intelligent de la part de Jérémy Clapin, le réalisateur. Quant aux couleurs, on alterne entre noir et blanc et couleurs. Le noir et blanc est utilisé pour raconter les souvenirs de la main, et permet de mieux comprendre l’histoire. Les couleurs, elles, sont très chaleureuses, ce qui renforce ce côté protecteur et intime de l’histoire. Elles sont cependant aussi utilisées pour signifier le danger comme le orange du briquet quand la main se fait attaquer par les rats. Il y a un travail très recherché au niveau des couleurs et c’est appréciable à remarquer. La musique aide aussi beaucoup à rentrer dans l’histoire. Elle sert à faire passer des émotions. La musique est juste parfaite pour cette histoire. Elle pourrait nous faire pleurer rien qu’en l’écoutant. Je trouve les personnages très attachants, tous autant qu’ils soient : le grand père, Gabrielle (Victoire Du Bois), la main, Naoufel (Hakim Faris). On s’attache aux personnages et ça renforce le côté tragique de l’histoire. Effectivement, on sait ce qui va se passer concernant la main et Naoufel. Cependant, quand cela arrive, on ne peut s’empêcher d’espérer que ça ne se produise pas, que c’est un malentendu, et que c’est la main de quelqu’un d’autre. Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié dans l’histoire, c’est que tout est lié, et ça nous amène à nous poser des questions. Par exemple, c’est parce que Naoufel a sorti sa main de la voiture quand il était jeune pour enregistrer des sons que son père qui conduisait s’est retourné pour lui ordonner de la ranger s’il ne voulait pas la perdre. Et c’est cet accident qui a causé la mort de ses parents. On peut alors se demander : mais alors cet accident, la mort de ses parents, n’a-t-elle servi à rien ? Puisque Naoufel a quand même fini par la perdre. Il y a aussi l’exemple de la mouche, qui est présente dans presque tous les plans. Cette mouche qui amusait autant Naoufel quand il était jeune a finalement causé la perte de sa main. Et pourquoi cette mouche associée d’abord à un jeu est-elle présente à chaque drame dans la vie de Naoufel ? C’est assez perturbant quand même. Ce qui l’est aussi, c’est que c’est la main qui cherche son corps et non le corps qui cherche la main. J’ai trouvé que ça symbolise assez bien le syndrome du membre fantôme, surtout au moment où la main retrouve le corps et que Naoufel retire son bras comme s’il l’avait senti. Cependant, Naoufel décide de se détacher de cette perte et d’aller de l’avant et c’est très touchant pour son âge. Le fait qu’il décide de changer son destin, quand il saute de la barrière est très émouvant je trouve car il dit “non” à sa destinée, il veut être maître de son propre destin et ne pas se laisser dévorer par les démons du passé comme la culpabilité de l’accident de ses parents, ou encore la perte de sa main.



Je pourrais dire encore plein de choses car ce film est juste parfaitement tourné, mais je m'arrêterai là. Pour conclure, je dirai que certes c’est un dessin animé, mais qui n’est pas fait pour les enfants. Il n’est pas fait pour être seulement regardé, il raconte une histoire émouvante. Je trouve que les films du prix Renoir sont de plus en plus marquants, et j’ai hâte de voir J’accuse.

Marion Brachet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/01/27 09:55 #2019-jai-perdu-mon-corps-37
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Cette animation relate la vie du jeune Naoufel qui tombe amoureux de Gabrielle en lui livrant une pizza. Le jeune homme la rencontre mais ne lui dévoile pas son identité et essaie de la conquérir tout en étant embauché par l’oncle malade de la jeune fille.
Des flashbacks en noir et blanc nous renvoient à l’enfance de Naoufel et à la tragique disparition de ses parents dans un accident de voiture. En parallèle, il y a le périple d’une main, qu’on reconnaît être celle du jeune homme, qui nous laisse perplexe au début. Effectivement, on ne comprend pas tout de suite ce que la main représente mais au fur et à mesure du film elle devient un symbole. Enfant, Naoufel jouait du piano avec sa mère; il s’amusait avec un dictaphone en enregistrant les moments de la vie quotidienne mais aussi lors du début de sa vie d’adulte, il exerce un métier manuel. De plus, on retrouve une mouche qui le suit depuis l’enfance; elle est présente lors de l’accident de voiture et enfin, elle est la cause de son accident de travail, cette mouche représente la mort.
Plus l’histoire avance plus on imagine son dénouement, à tout moment on s’attend à ce que le héros perde sa main. Cependant, ce drame n’arrive qu’à la fin, ce qui nous tient en haleine tout au long de l’animation.
L’histoire en elle même ne m’a pas plus car les différentes aventures, c’est-à-dire l’expédition de la main, les retours en arrière et le présent, m’ont plutôt perdu. L’histoire autour de la main de Naoufel est assez étrange et incompréhensible pour ma part. Cependant, le graphisme est bien réalisé, toute l’animation est réussie. Enfin, la bande originale nous plonge parfaitement dans les moments d’émotion même si elle arrive un peu trop tardivement à mon goût.
Ilona Laurent, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/01/27 09:56 #2019-jai-perdu-mon-corps-38
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'ai perdu mon corps est un film de Jérémy Clapin. Il est récompensé au festival de Cannes et le festival d'Annecy, en 2019. Adapté à partir d'un roman, Jérémy Clapin a voulu partir de sa propre imagination pour reconstruire l'intrigue originale, qui est une main amputée, qui retrouve son corps. Un long métrage spécial, cet animation n'est pas pour tout le monde, mais on ne peut pas dénigrer le travail incroyable dans le domaine de la cinématographie créé par le réalisateur.

Tout d'abord, nous remarquons que ce troisième film qui nous a été proposé est du genre d'animation. Le graphisme qu'a créé le dessinateur est magnifique.
Ensuite, le choix des musiques est très varié, un coup on peut se retrouver en train d'écouter une partition sur un piano, et quelques minutes plus tard, il y a une musique plutôt moderne.
En outre, l'intrigue est intéressante et très originale, je n'ai jamais vu quelque chose dans ce style. On se retrouve coincés dans le point de vue d'une main amputée et en même temps du "propriétaire" de cette main avant qu'elle ne soit amputée, c'est un peu comme une métonymie filée.
Bien évidemment, ce film comporte des éléments des affaires du coeur, avec une histoire d'amour entre le protagoniste et une fille qu'il rencontre lorsqu'il travaille.
Personnellement, ce film ne m'a pas plu, tout simplement car j'ai eu l'impression que le dénouement et la fin étaient beaucoup trop rapides. En outre, les films d'animation ne captent pas mon esprit de la même manière qu'un film plus réaliste et moins fantastique. J'ai aussi eu l'impression que ce film ne menait pas vers un but, ni est ce qu'il portait de message ou de morale.
Joscelin Leadbeather, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/01/27 09:58 #2019-jai-perdu-mon-corps-39
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges

Naoufel (avec la voix d’Hakim Faris), un jeune parisien, rencontre par hasard en tant que livreur de pizzas, la jeune Gabrielle (avec la voix de Victoire Du Bois) qu’il va ensuite essayer de retrouver, par simple curiosité. Il devient alors menuisier dans l’entreprise de l’oncle de celle-ci pour la voir plus souvent, sans qu’elle ne s’en doute. Une histoire d’amour va alors naître entre eux. Parallèlement, nous suivons le parcours épique d’une main coupée de son corps qui tente de le retrouver. Cette main serait celle de Naoufel. Nous le comprenons à la fin, mais aussi grâce aux flashbacks qui nous montrent son histoire et celle du jeune homme. L’échelle du temps est alors complètement perturbée entre ces flashback et l’histoire de Naoufel en rétrospection, et l’histoire de la main qui se passe à l’instant T.
Ce film de Jérémy Clapin (que l’on connaît tous pour sa création d’Oggy et les cafards), paru l’année dernière, nous intrigue, même après le visionnage. Ce mélange de film d’animation et de drame nous laisse perplexe, sans trop d’avis. Partagés entre cette histoire d’amour tendre et parfois maladroite qui nous amène de la légèreté, et cette histoire plus crue, angoissante de la main, nous ne savons pas si l’on trouve ce film subtil ou pas.
Effectivement, la main, par son apparence presque humaine de par sa démarche, ses émotions, sensations, nous met mal à l’aise, mais montre un très bon travail du réalisateur qui arrive à rendre une main morte, vivante.
De plus, ce double parcours initiatique nous tient en haleine entre ce parcours totalement épique de la main, et le deuil du jeune homme de sa main, de sa vie passée. On voit alors ces deux “personnages” évoluer parallèlement (ou presque) et nous donne envie de savoir comment ces deux chemins vont se croiser. Avec ces deux protagonistes, une mouche rôde tel un prédateur, quelque chose qui nous avertit et qui nous sert de film conducteur de l’histoire. Elle symbolise aussi la mort, grâce au symbole général (la mouche autour des cadavres) et par sa présence lors de chaque mort ou accident dans le film.
Sans trop d’avis, ou plutôt avec un avis partagé, nous vous encourageons à voir ce film sans vos enfants (ce qui peut paraître paradoxal pour un film d’animation) et proposer votre propre opinion sur la question.
Margot Perriot, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/01/28 11:30 #2019-jai-perdu-mon-corps-40
Lycée PRO Mireille Grenet, Compiègne, académie de Amiens

Le film j’ai perdu mon corps, c’est en fait une main qui a été séparée de son corps lors d’un accident de travail. La main appartient à un garçon, Naoufel.
Il a une vie de famille difficile et très particulière. Il a perdu ses parents très jeune et vit depuis ses dix ans, chez son oncle à Paris.

L’histoire est racontée sur trois récits : nous suivons l’enfance heureuse de Naoufel par des flash-back en noir et blanc, devenu adulte, nous le suivons aussi durant sa vie parisienne. Naoufel est alors malheureux et exploité par son oncle.
La rencontre avec Gabrielle va être déterminante. Amoureux, Naoufel va reprendre sa vie « en main ». Il prend son indépendance et pour se rapprocher d’elle, il devient apprenti menuisier chez l’oncle de Gabrielle.
Enfin, nous suivons le parcours de sa main qui subit tous les dangers pour retrouver son corps. Ces trois histoires sont entremêlées.
L’originalité de ce film est de faire de la main un personnage à part entière au même titre que Naoufel.

C’est un film d’animation avec beaucoup d’actions. Il fait ressentir la plupart des scènes comme si nous étions au cœur de l’action. Comme dans la scène qui se déroule dans les égouts dans lesquels la main tombe et se retrouve face à face avec des rats qui lui lèchent les doigts puis tout à coup deviennent agressifs et se mettent à mordre la main sans s’arrêter.

Un symbole important du film est la mouche, souvent mise en avant par des gros plans. Petit, Naoufel a essayé de l’attraper. Adulte, nous la revoyons sans cesse. Elle semble relier le passé et le présent dans le récit. On la voit à tous les moments importants de la vie de Naoufel. On peut dire que cette mouche porte malheur.


Les élèves de la classe de 2Mrc2
2020/01/28 16:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-41
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J'ai perdu mon corps est un film d'animation français réalisé en 2019 par Jérémy Clapin. Il a été projeté dans la section Semaine internationale de la critique du Festival de Cannes 2019, où il a remporté le Grand Prix Nespresso, devenant ainsi le premier film d'animation à le faire dans l'histoire de la section. Il a ensuite reçu le prix Cristal au Festival du film d'animation d'Annecy. En mai 2019, après sa première à Cannes, Netflix a acquis les droits de distribution mondiaux du film, à l'exclusion de la France, de la Turquie, de la Chine et du Benelux.
Le film raconte l’histoire de Naoufel, un jeune homme d’une vingtaine d’années, peu épanoui dans sa vie et qui, après en être tombé amoureux, cherche à séduire une femme nommée Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une quête épique à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident.

Si le film est incroyable esthétiquement parlant, bénéficie d’un message poétique et d’un doublage exceptionnel, il n’en demeure pas moins assez ennuyant. Oui, je sais que cela pourra faire débat, mais j’ai bien eu du mal à regarder le film jusqu’au bout tant l’heure vingt-cinq m’a semblé longue.
L’histoire, inspirée du roman de Guillaume Laurant Happy Hand est très intéressante en tant que concept, mais la réalisation aurait peut-être pu être meilleure. Beaucoup de scènes auraient à mon avis pu être écourtées ou carrément supprimées. Il y a deux intrigues principales au film : la conquête de Gabrielle et la quête de la main pour retrouver son corps. Et aucune des deux n’a été développée jusqu’au bout. Et je trouve ça dommage. Car certes, la main retrouve son corps, mais elle se cache, et c’est tout. Elle ne se montre pas à Naoufel, elle n’interagit pas spécialement avec lui, puis Naoufel part, sans même avoir connaissance de la présence de sa main perdue. Quant à Gabrielle, ils se disputent, elle le cherche, on a un flash-back de Naoufel qui saute du toit à une tour et fin du film. Durant toute la projection, on s’investit dans ces deux aventures pour au final, ne jamais avoir de réelle conclusion. Bien évidemment, le film est très poétique, très métaphorique et très beau, mais ça ne devrait pas l’empêcher, d’avoir une meilleure structure. On sort du cinéma frustré, ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose – beaucoup de films utilisent des fins dites « frustrantes » pour faire passer un message ou donner envie au spectateur d’aller voir la potentielle suite. Mais avec J’ai perdu mon corps, je dirais qu’on en sort frustré pour rien : pas de message final particulier à mes yeux, et pas de suite annoncée non plus (et je ne pense honnêtement pas qu’il y en aura une).
Tout le long du film je me suis relativement ennuyée mais je me disais « Bon c’est pas grave, je vais sûrement l’apprécier à la fin » comme j’avais apprécié à la fin le film La Fille du Train, mais ici... c’est en réalité l’inverse. Les premières minutes étaient en soi les meilleures car intrigantes : la très poétique séquence avec le père en noir et blanc, la main au laboratoire, l’homme allongé au sol... Beaucoup de mystère, de poésie et puis j’ai totalement décroché.
Je pense que le moment où j’ai perdu espoir est quand Naoufel s’est coupé la main. De toutes les manières où ça aurait pu arriver, je pense que la manière choisie est la pire. Naoufel rentre de soirée, il n’a plus l’air alcoolisé, il prend une aspirine, il commence à travailler et par inadvertance coupe sa main avec une scie. Naoufel avait fait attention de bien décuver avant de travailler, il avait pris une aspirine, tenait debout - il n’était plus « bourré ». Certes, la séquence vient de nulle part ce qui montre bien les surprises de la vie et comment en seulement quelques secondes elle peut basculer mais c’est vraiment ce point du film qui m’a le plus déçu. On a l’impression qu’il fait presque exprès de se couper la main, aucun mouvement ne le justifie, Naoufel n’a même pas le réflexe d’enlever sa main de la machine, au contraire c’est comme s’il la poussait contre la scie. J’ai personnellement trouvé cette scène dépourvue de sens et extrêmement « random », comme diraient les anglais. Sortie de nulle part, pour aller nulle part.

Ce qui clairement m’aura fait tenir est la qualité de l’animation me faisant beaucoup penser au style de Hayao Miyazaki, réalisateur de films d’animation comme Princesse Mononoke. La fluidité des images ainsi que la colorimétrique du film sont simplement magnifiques et dignes des plus grands ouvrages. Un grand point positif de l’œuvre était le cadrage, je l’ai vraiment trouvé excellent dans les plans choisis pour faire avancer l’histoire. Un cadrage type « film d’action » pour la main, beaucoup de gros plans pour exprimer les émotions de Naoufel ou lorsqu’on passe en camera subjective du garçon regardant amoureusement Gabrielle (gros plans sur ses lèvres, etc...). Les plans sont choisis de manière à nous faire comprendre les émotions des personnages et leur parcours, ce que j’ai énormément apprécié.

L’aspect visuel du film est vraiment très bon mais c’est honnêtement tout ce que j’ai apprécié. Quelques dialogues touchants, quelques bonnes idées mais globalement, je dois dire que je n’ai pas apprécié ce film comme beaucoup d’autres l’ont apprécié. Cependant, je vous conseillerais tout de même d’aller le voir car si J’ai perdu mon corps a collecté autant de nominations et de prix c’est qu’il a su trouver son public, dont je ne fais simplement pas partie. Le film en lui-même n’est pas mauvais, il n’est juste pas à mon goût et oui, il y a des imperfections, quelques incohérences, mais je vous conseille tout de même de lui donner une chance.

Eryka Hubert, 1° Lycée Langevin
2020/02/02 15:30 #2019-jai-perdu-mon-corps-42
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Sorti le 6 novembre 2019, J’ai Perdu Mon Corps a l’honneur d'être le premier long métrage de Jérémy Clapin. Film d’animation fantastique s’inspirant du livre de Guillaume Laurant, Happy Hand, il met en scène une main coupée à la suite d’un accident qui reprend tout à coup vie. Elle s’échappe d’un laboratoire où elle y était conservée pour arpenter Paris à la quête du reste de son corps. En parallèle s’écrit l’histoire de Naoufel, jeune livreur de pizza solitaire et triste, amoureux de Gabrielle.

A sa sortie, J’ai Perdu Mon Corps n’est pas passé inaperçu pour la critique, il a raflé de nombreux prix dans tous les festivals, à commencer par Cannes, où il reçut le Grand Prix de la Semaine de la critique, attribué pour la première fois à un film d’animation. Également au Festival international du film d’animation d’Annecy 2019 ou il remporte “haut la main” le Cristal du long métrage et le Prix du public.

A la fois virtuose et poétique, J’ai Perdu Mon Corps tient une esthétique soignée, des animations très fluides avec de belles lumières. L’énorme travail sur le son nous plonge parfaitement dans l’ambiance du film. La main placée au rang de protagoniste peut paraître loufoque mais elle soulève des questions bien plus profondes qu’il n’y paraît. Elle se fait penser quand une araignée dressée sur ses cinq doigts, elle semble ressentir la peur, la solitude mais aussi l’espoir. Elle nous fait même part de ses souvenirs, elle incarne un bonheur disparu.

Le récit ne cesse d’alterner entre séquences présentes et passées, le spectateur est touché par la poésie et la mélancolie que fait passer le film, un homme à la main coupée qui rêvait d'être astronaute ou pianiste .Même les paysages “sombres” arrivent à faire passer une émotion forte grâce au travail complexe rendu par Jérémy Clapin. Tous les effets de mise en scène sont bien dosés, le film est inventif, sage et interroge sur la notion de destinée.


J’ai Perdu Mon Corps est un thriller virtuose saisissant, plein de drôlerie et de poésie. La beauté des images, la précision de la narration le rend surprenant et audacieux . Sans aucun doute, il mérite amplement les Prix qui lui ont été décernés et cela en fait un magnifique film d’animation réalisé par une main de maître.

Benjamin
Fayula
1° Lycée Langevin
2020/02/02 15:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-43
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Elodie Crosetti

J'ai perdu mon corps

J’ai perdu mon corps a remporté haut la main de nombreux prix et récompenses très prestigieux.
C'est un film français d'animation réalisé par Jérémy Clapin, sorti en 2019. Présenté en première mondiale au festival de Cannes, il y remporte le Grand prix de la Semaine de la critique. Il reçoit ensuite le Cristal du long métrage au Festival international du film d'animation d'Annecy.

Dans le Paris des années 90, la ville devient un labyrinthe dangereux pour une main coupée déterminée à retrouver le corps dont elle est séparée.Durant son chemin semé d'embûches pour retrouver son corps, la main se souvient de sa vie d'avant.
En parallèle on suit l’histoire de Naoufel, le propriétaire de cette main. Ce jeune homme, fils d’une violoncelliste et d’un guitariste, rêve de devenir pianiste et à la fois astronaute.

Le réalisateur arrive à rendre vivante une simple main n’ayant ni voix ni visage et, à l’imposer en tant que personnage à part-entière.
Il parvient également à nous retranscrire les émotions que peut ressentir cette main par l’intermédiaire des plans subjectifs et des détails de l’animation.
Le titre est très bien choisi, en effet «J’ai perdu mon corps» fait référence à la main qui s‘exprime.
Il y a également de très beaux plans marquants, accompagnés d’une musique faisant appel aux émotions du public.
De plus Jérémy Clapin joue sur les différents tons de couleur afin de souligner les différentes étapes de l’évolution des sentiments du personnage principal.


L’œuvre débute comme un film noir, puis vire au semi-fantastique, au récit d’aventures, à la chronique sociale, au mélodrame et à la romance. En effet, dès le début du film, le suspens règne et se construit tel un puzzle.
C’est sans-doute le grand tour de force du film : parvenir à émouvoir à partir d’un objet sans vie, une main amputée qui en temps normal nous rendrait réticent. La main tient en elle les souvenirs du passé de son propriétaire.
Les cassettes audio de Naoufel retracent sa jeunesse ressuscitant son passé ainsi que les images de ce qui a disparu.

Le film dénonce en quelque sorte le phénomène du membre perdu, En effet, Naoufel souffre toujours de sa main inexistante qui symbolise sa douleur fantôme.
La main qui tente de récupérer son corps, représente le désir de Naoufel de la retrouver.

Selon moi «J’ai perdu mon corps» est un film idéal pour les adepte du dessin car il mêle des techniques très innovantes et spécifiques. De plus on peut souligner l’originalité du film et de l’histoire. Néanmoins nos avis sur ce film sont assez mitigés.

Maëlyne Amouri – Léa Sadak – Marion Nonroy – Elodie Crosetti 1° Lycée Langevin
2020/02/02 17:21 #2019-jai-perdu-mon-corps-44
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
"J’ai perdu mon corps"
« J’ai perdu mon corps » est un film d’animation sorti en 2019 et réalisé par Jeremy Clapin. Ce film est original car le personnage principal que l'on suit tout le long de l'histoire est une main. « J'ai perdu mon corps » parvient à émouvoir le public à partir d’un objet sans vie. En effet la main tient en elle tous les souvenirs du passé de son propriétaire, Naoufel. L'histoire nous est racontée par la main de ce dernier qui, grâce aux souvenirs tente de retrouver son corps. Naoufel est un enfant issu d’une famille cultivée, devenu orphelin. Il et donc adopté par une famille composé seulement d’un père et de son unique fils. Son accident tragique qui l'a rendu orphelin a brisé tous les rêves et les espoirs qu'il avait quand il était enfant. Cependant sa rencontre avec Gabrielle, une jeune fille ambitieuse et à l’écoute, rend la vie de Naoufel un peu plus lumineuse.

Le film est composé en deux parties. Il se joue à double échelle. En effet, l’histoire nous est comptée aussi bien par la main que par Naoufel. Quand la main déambule dans les rues de Paris pour retrouver son corps nous sommes face à un aspect de la ville négatif voire terrifiant. Paris est alors transformé en un horrible labyrinthe où rats et pigeons deviennent des monstres sanguinaires. Ce parti pris transmet alors un coté malsain qui dévoile la vérité sur les quartiers des grandes villes. Cependant, lorsque l'histoire se déroule sous le point de vue de Naoufel le récit semble plus tranquille et reposant surtout quand il est accompagné de Gabrielle. Les couleurs des images sont plus chaleureuses et les bruitages sont plus apaisants et calmes .

« J'ai perdu mon corps » apporte beaucoup d'importance au sens. Il est vrai que lorsqu'on perd la capacité d'utilisation d'un sens, les autres se développent plus que la norme de manière à compenser le manque. C'est l'un des partis pris de ce film. Du sable chaud qui glisse entre les doigts, des mains qui frôlent les touches d’ivoires d’un piano, aux rampes d’immeubles insalubres de Paris : la main de Naoufel s’imprègne du temps qui passe. Le corps transcende la matière et devient vie, dans laquelle se lisent les signes du temps. Le film nous montre l'importance de la main et nous explique qu'elle est capable de tout garder en mémoire.

La fin du film reste libre mais nous rappelle qu'il ne faut pas se laisser gagner par le temps mais plutôt prendre son destin en main.

Ema ARNAUD



2020/02/03 08:32 #2019-jai-perdu-mon-corps-45
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai perdu mon corps est un film d’animation produit par Xilam et Marc du Pontavice. C’est un long métrage racontant l’histoire de Naoufel mais surtout de sa main droite.
En effet, au début du film on voit depuis le point de vue de Naoufel, sa main, tranchée. On ne sait pas vraiment où il se situe, mais on suppose qu’il est dans un atelier. Ainsi, lors de la scène suivante, on voit, sans le savoir depuis le point de vue de la main, l’histoire débute enfin. Nous entreprenons avec la main de Naoufel un voyage initiatique, où elle “réalisera” les rêves d’enfant de Naoufel. Le film possède plusieurs moments forts en émotions, notamment quand la main se fait attaquer par les éléments de la ville : Un pigeon, le broyeur d’un camion poubelle, le métro, des rats etc…
Le premier rêve de Naoufel “réalisé” au travers de la main est son rêve de devenir pianiste. En effet, la main est ramenée par un chien dans la maison d’un aveugle qui joue du piano, c’est un moment fort en émotions qui déclenche un flashback où l’on voit un moment heureux de son enfance : sa maman jouant de la musique.
Le second rêve de Naoufel était de devenir astronaute, celui-ci est réalisé lorsque la main doit traverser le périphérique, on voit alors un astronaute apparaître lui indiquant qu’elle doit sauter avec un parapluie. Dès lors l’histoire bascule sur un passé proche, où Naoufel possède encore sa main et on en apprend plus sur son passé : sa vie difficile avec son père et son frère adoptif, son métier de livreur de pizza, sa rencontre avec Gabrielle dont il tombe amoureux. Cette rencontre change sa vie, car pour retrouver Gabrielle il commence à chercher où elle travaille, puis il la suit dans le métro jusqu’à arriver chez un artisan, qui est en faite l’oncle de Gabrielle.
Afin de se rapprocher d’elle, il devient l’apprenti de son oncle, qui est menuisier, et ainsi apprend le métier avec lui. Cet apprentissage lui sera utile afin de se rapprocher de Gabrielle, en effet, en se baladant sur les toits il découvre un endroit assez grand où il construit un Igloo en bois, grâce à la menuiserie, en mémoire à leur discussion où elle lui avoue qu’elle aimerait être à l’écart du monde dans un Igloo. Mais c’est un échec pour Naoufel puisqu’elle le rejette et voit bien que le jeune homme veut juste se rapprocher d’elle. Suite à ce rejet, Naoufel va à la fête de son “frère”, ensuite il retourne à l'atelier et commence à scier du bois et en voulant attraper la mouche, qui représente le symbole de la mort dans le film, sa montre se fait happer par la scie et lui sectionne la main. Ainsi nous comprenons la raison pour laquelle Naoufel a perdu sa main. La scène d’introduction est semblable en tout point à celle-ci, on comprend donc que les deux histoires se passent en parallèle.
La scène finale nous indique que Naoufel à pris son destin en main comme il le souhaitait,car, en effet lorsqu’il était avec Gabrielle, assis sur le bord du toit du bâtiment il lui fait une déclaration par rapport au destin, déclaration qu’il réalisera lorsqu’il sautera du toit jusqu’à la grue en face, Gabrielle découvre cet accomplissement au travers du magnétophone, que Naoufel emportait partout en étant petit, puisqu’il a enregistré cet instant. On termine ce film sur une fin ouverte puisque l’on ne sait pas ce que devient Naoufel, ni sa main, par la suite.

Melchior Bénichou-Bessaguet :
Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ce film, déjà car j'apprécie énormément le producteur, qui est Marc du Pontavice, ainsi que l’univers et l’ambiance du film.
En effet, cette dimension fantastique avec une main tranchée qui bouge par elle-même et qui évolue dans le monde réel, n’est pas rationnelle mais on se prend d’affection pour cette main qui tente de survivre dans le monde hostile de la ville. En revanche, le point négatif de ce film est sa fin ouverte. Bien que le film finisse de manière poétique, je voulais savoir ce que devient Naoufel. Ce film m’a beaucoup plu et je n'hésiterai pas à aller le voir une nouvelle fois car je pense que l’on redécouvre le film à chaque visionnage.

Loucas Cardoso :
J’ai plutôt aimé le film J’ai perdu mon corps car le principe était original, puis le fait d’avoir deux visions de la même histoire, une à travers la main et l’autre à travers Naoufel, nous permet d’avoir beaucoup d’informations sur la situation et donne un aspect très complet au film. C’est aussi une étonnante découverte créée par un producteur plus habitué aux dessins animés télévisés, Marc du Pontavice ainsi que le studio Xilam, tel que Oggy et les cafards ou encore Les zinzins de l’espace. Cependant la fin ouverte m’a un peu déçue.

Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac


2020/02/03 08:43 #2019-jai-perdu-mon-corps-46
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Toujours aller plus loin. 1h20 de film qui nous envoie un message, toujours aller plus loin, repousser ses limites. On se dit souvent qu’un film d’animation est fait pour les enfants, que c’est sans profondeur. Mais ce n’est pas le cas pour ce film, touchant et poétique.

Ce long métrage mélange plusieur histoires, qui finissent par se rejoindre. Au début, une main qui poursuit un but, une quête. Celle de retrouver son corps. En parallèle Naoufel, un jeune homme, tombe amoureux de Gabrielle. Il va tout faire pour lui déclarer son amour.

C’est ce genre de film qui laisse perplexe, quand on sort de cinéma on ne sait pas trop quoi penser, cela nécessite une certaine réflexion. Ce film est riche de symboles, de références, il ne conviendrait donc pas aux enfants. Je qualifierai donc ce film de bonne découverte. J’ai rarement vu un film aussi poétique, touchant, rempli d’espoir. Les graphismes -très particuliers- ont su nous transmettre les émotions. Les personnages bien que dessinés de façon très simple ont su nous partager toute la complexité de la situation. Je ne pensais pas que que des traits de crayon pourraient autant me transporter, pourtant, ce fut le cas. Une simple main m'a émue car grâce à Jérémy Clapin elle est devenue LA main. Pas tellement différente de nous, qui ressentons la peur, la tristesse, mais aussi la lassitude. J’ai trouvé remarquable le moment où elle s’assoie sur la gouttière, car sa position n’est pas difference de cette qu’aurait un humain. Ses émotions ne sont pas différentes d’un humain. Car en fin de compte, c’est un humain.
Cependant tous ces sentiments n’auraient pas été autant présents sans le travail de la musique. The Dø a composé de très belles chansons, qui nous permettent de nous mettre à la place des personnages. La caméra permet aussi cela. J’ai particulièrement aimé une scène : celle où la main sort du frigo. Cette scène est silencieuse, pas un bruit sauf celui de la main contre le sol. La caméra prend la place de la main, et le spectateur devient la main. On voit ce qu’elle voit.
Les autres personnages sont aussi très attachants. Naoufel est très touchant, autant dans le passé que dans le présent. L’explication de son histoire, de la mort de ses parents et quelque chose de très poétique, tourné en noir et blanc. Même la mort apparaît comme douce. Ces deux temporalités se rencontrent à certains moments, Naoufel a toujours voulu être astronome et pianiste et, dans son voyage, la mains vole vers les étoiles et rencontre un pianiste. Cette main accomplit les rêves de Naoufel, ces rêves qui ont disparu en même temps que son bras.
Il y a aussi un symbole présent tout au long du film : une mouche. Elle est présente dans son passé, durant la mort de ses parents, et, cause la perte de sa main. Symbole du destin ? On n’a pas la réponse, mais ce qu’on sait, c'est qu’une fois qu’il saute le pas, qu’il franchit ce pont invisible pour atterrir de l’autre côté, la mouche disparaît. Car comme il la dit, il faut courir, faire un pas sur le côté pour changer le destin. Après ça, la main recule, s’éloigne de Naoufel car il n’a plus besoin d’elle, du souvenir de sa main. Maintenant il avance vers l’avenir et non tourner vers le passé d’une main fantôme.

C’est un long métrage magnifique, qui nécessite de la réflexion, et qui laisse place à l’imagination, on peut tous s’imaginer une fin différente car il n’y a pas de “bonne” fin et il y juste celle que l’on souhaite. C’est un film original, sur un sujet qui l'est tout autant, que je conseille. Car, bien qu’il nécessite une certaine ouverture d’esprit pour accepter le rôle de la main, il transmet un très beau message. Toujours aller plus loin.

Léa Bernard, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 08:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-47
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film d’animation de Jérémy Clapin sorti en 2019, J’ai perdu mon corps, est un drame fantastique. C’est l’histoire de Naoufel, un jeune homme parisien, qui est simple livreur de pizza. Lors d’une de ces livraisons, il tombe amoureux d’une cliente via l’interphone et va tout faire pour la revoir. Il se fait embaucher par l’oncle de Gabrielle, un menuisier. Pendant ce temps, une main va essayer de retrouver le corps qu’elle a perdu, c’est celle de Naoufel qui a été coupée par une scie à chantourner, en voulant attraper une mouche dans l’atelier.
Tout au long de ce voyage initiatique, on retrouve des souvenirs d’enfance, dont Naoufel avait enregistré le son sur des cassettes audio. On a ainsi trois temps différents, avec un passé, l’histoire de Naoufel avant que sa main soit coupée, un présent, l’histoire de la main et son trajet pour retrouver son corps, et un passé plus lointain, avec l’enfance de Naoufel en noir et blanc. Dans le parcours initiatique de la main, on retrouve les volontés du Naoufel enfant, être astronaute par exemple ou encore jouer du piano. Ce film est aussi un long trajet initiatique sur l’histoire de Naoufel depuis le jour où il a reçu un enregistreur audio. Ainsi il capte les différents sons qui l’entourent jusqu’à un événement tragique, la mort accidentelle de ces parents. Ainsi on a un travail important fait sur les bruits et les sons, en plus de la musique. Tout ce qu’il capte se fait savoir au public mais on a aussi beaucoup de silences qui permettent de bien montrer les pauses des personnages. On a aussi une mouche qui provoque plusieurs péripéties comme la mort de ces parents ou la perte de sa main. La mouche ainsi représente la mort ou le destin qui rattrappe le personnage.
Ce film d’animation est assez spécial avec cette main qui se balade dans les rues afin de retrouver son corps. On reste un peu sur sa faim puisqu’il est resté trop flou selon moi.
Nicolas Brunet, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 08:56 #2019-jai-perdu-mon-corps-48
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Cette animation relate la vie du jeune Naoufel qui tombe amoureux de Gabrielle en lui livrant une pizza. Le jeune homme la rencontre mais ne lui dévoile pas son identité et essaie de la conquérir tout en étant embauché par l’oncle malade de la jeune fille.
Des flashbacks en noir et blanc nous renvoient à l’enfance de Naoufel et à la tragique disparition de ses parents dans un accident de voiture. En parallèle, il y a le périple d’une main, qu’on reconnaît être celle du jeune homme, qui nous laisse perplexe au début. Effectivement, on ne comprend pas tout de suite ce que la main représente mais au fur et à mesure du film elle devient un symbole. Enfant, Naoufel jouait du piano avec sa mère; il s’amusait avec un dictaphone en enregistrant les moments de la vie quotidienne mais aussi lors du début de sa vie d’adulte, il exerce un métier manuel. De plus, on retrouve une mouche qui le suit depuis l’enfance; elle est présente lors de l’accident de voiture et enfin, elle est la cause de son accident de travail, cette mouche représente la mort.

Plus l’histoire avance plus on imagine son dénouement, à tout moment on s’attend à ce que le héros perde sa main. Cependant, ce drame n’arrive qu’à la fin, ce qui nous tient en haleine tout au long de l’animation.

L’histoire en elle même ne m’a pas plus car les différentes aventures, c’est-à-dire l’expédition de la main, les retours en arrière et le présent, m’ont plutôt perdu. L’histoire autour de la main de Naoufel est assez étrange et incompréhensible pour ma part. Cependant, le graphisme est bien réalisé, toute l’animation est réussie. Enfin, la bande originale nous plonge parfaitement dans les moments d’émotion même si elle arrive un peu trop tardivement à mon goût.

Illona Laurent, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac

2020/02/03 09:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-49
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
A Paris, Naoufel, piètre livreur de pizza tombe amoureux de Gabrielle, jeune bibliothécaire. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo en parallèle. Cette main s’’engage alors dans une aventure vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident de cette main sans corps. Naoufel, essaie de séduire Gabrielle, la main essaie de parvenir a quelque chose… Tous trois se retrouveront, d’une façon poétique et inattendue.
J’ai perdu mon corps est un long- métrage d’animation de Jérémy Clapin durant 1H21. Dans celui- ci il y a de nombreux éléments qui ne seront compris qu'à la toute fin du film, une direction artistique subtile grâce a l’écriture du script et des dessins très bien réalisés, de la tristesse et de la poésie, des effets de mise en scène bien dosés. Cependant, j’ai du mal à avoir un avis tranché car ce film me laisse un peu perplexe. Je me suis demandée pendant le long de cet animé comment le réalisateur a réussi pour pouvoir entremêler les deux histoires en parallèle et comment cette idée lui est venu. Je constate vite que cette histoire de main baladeuse n'est qu'une accroche habile, mais que le cœur du film est une histoire touchante, bien plus classique. L’ouïe, omniprésente dans les instants que l’enfant a enregistrés sur son magnétophone, et le toucher, bien évidemment, restituant toutes les sensations (le sable, l’eau, le travail en menuiserie, la dextérité pour attraper une mouche…) perdues et que la main esseulée va réexpérimenter par elle-même. Effectivement ces symboles sont présents et retrace la vie du personnage principale et d’ailleurs le réalisateur a choisi d’alterner couleur et noir et blanc, ce qui crée une ambiance douce, je trouve, dans l’aventure mouvementée de cette main et de la vie compliquée de Naoufel. De plus, je trouve que la musique apporte vraiment une charge émotionnelle incroyable, et est extrêmement bien pensée et utilisée dans les différentes séquences et ambiances du film. C’est ainsi que je vous propose d’aller voir ce petit film d’animation qui mêle plusieurs histoires en une, qui vous laissera légèrement dans un doute et avec pleins de questions sans réponses…
Maëlle Dufort, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 10:17 #2019-jai-perdu-mon-corps-50
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai Perdu Mon Corps est un long métrage d’animation réalisé par Jérémy Clapin. Il s'agit d'un drame d'1h22.
Ce long-métrage nous montre deux histoires en parallèle.
Tout d'abord celle de Naoufel à Paris, tombant amoureux d'une jeune fille, Gabrielle. Pendant ce temps, l'histoire d'une main, pouvant se déplacer d'elle même comme doté de conscience et de volonté. Elle vit dans le but de retrouver son corps. Commence alors une aventure remplie d'épreuves ainsi que des souvenirs de sa vie jusqu'à la séparation de son corps. Nous voyons le parcours du jeune homme comme de la main dans le présent et le passé.
Le film commence d’une façon particulière puisque nous assistons à une scène où, une main se déplace seule et s'échappe d’un “laboratoire”. Ainsi nous ne savons pas à quelle sorte de film nous faisons face. La main du jeune homme vit plus d’aventures que Naoufel lui-même, toutes ces aventures semblent retracer le chemin de l’acceptation, ici celui de la perte d’une main. Durant cette histoire nous voyons aussi les différents rêves de Naoufel le guider ainsi que sa main sur ce chemin accompagnée par des flash-back de son enfance. Nous faisons donc le lien entre cette main qui vagabonde seule et Naoufel au fur et à mesure du film. Le film présente des couleurs assez sobres et les scènes plus colorées se trouvent dans les moments précédents l'accident du jeune homme et Gabrielle. La présence d'une mouche tout le long du film semble symboliser le malheur. Le garçon comme la main se dirigent vers un grue de chantier. La fin du film est très belle car elle nous montre cette acceptation et que Naoufel peut continuer à vivre heureux. C'est un film qui contient peu de dialogue et qui se concentre plus sur l’image et la musique qui nous met dans l'ambiance.

Ainsi J'ai perdu mon corps est un long-métrage très beau et touchant, les personnages ainsi que la main sont attachant. Il est également originale grâce à son style de dessin simple qui le rend très agréable ainsi que l’animation très bien réalisé.
Gaëlle Bichon, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 11:53 #2019-jai-perdu-mon-corps-51
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
En anglais, il y a une expression dans l’écriture qui peut être appliquée à des scénarios de films, “Kill your darlings” (“Tue tes chéries”), qui signifie qu’on doit enlever quelque chose, que personnellement on aime bien, parce qu’il ne rend pas beaucoup de service au projet. J’ai perdu mon corps avait besoin d’un peu de “meurtre”. Le film de Jérémy Clapin, son premier long métrage, qui continue sa lignée de films animés, suit deux histoires, l’un dans le passé, et l’autre dans le présent.
Dans le passé, on accompagne Naoufel, jeune livreur de pizza, qui avait perdu ses parents quand il était enfant, et sa rencontre avec Gabrielle, une fille qui travaille à la bibliothèque. Dès lors, on est témoin d’une histoire d’amour classique qui tente de poser une question: Peut-on changer notre vie en essayant d’échapper au destin?
Dans le présent, on trouve quelque chose qui nous dit que la quête de Naoufel va mal finir, une main, qui veut retrouver son propre corps. Ce voyage dans les rues et les toits de Paris nous aide à en apprendre plus sur Naoufel, en particulier ce qu’il a voulu faire dans son enfance, mais il présente un grand problème: on pourrait enlever toute cette partie du film, et non seulement l’histoire serait-elle toujours complète, mais la durée plus courte rendrait ce film, court métrage donc, plus riche en émotions. On ne serait pas toujours en train de quitter l’histoire de Naoufel pour suivre sa main dans Paris, sans vraiment de scènes qui en valent la peine.
La vision de Clapin pour son premier long métrage est certainement ambitieuse, mais quel que soit le message qu’il a voulu partager avec l’aventure de la main, celui-ci est perdu dans l’incertitude de ce qu’on est censé comprendre. Cependant, le message du passé est assez clair et porte encore plus de confusion sur les raisons du trajet de la main. Mais, il y a des éléments forts dans le film qui montrent le talent de Clapin pour assembler différents ingrédients du cinéma pour créer une scène puissante.
En effet, la direction artistique et l’animation, magnifiques, aident à rendre le film encore plus unique qu’il l’est déjà, et la musique rend beaucoup de scènes frappantes. Hakim Farris et Victoire Du Bois, qui jouent respectivement Naoufel et Gabrielle, ne sont en aucun cas mauvais, mais il y a une monotonie à la grande majorité de leurs scènes ensemble, qui rend le couple difficile à encourager.
L’usage de l’enregistreur de Naoufel, qu’il a depuis son enfance, donne une atmosphère troublante aux scènes dans lesquelles, lui ou d’autres personnes, écoutent des messages douloureux.
En bref, ce film serait beaucoup mieux dans le format d’un court métrage car certains passages traînent un peu en longueur et étouffent un peu les événements que subit Naoufel, assez impressionnants pour faire ressentir des émotions fortes.
Parfois il faut laisser de côté des idées qu’on aime si elles ne sont pas utiles au produit final.
Ewan Holme, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 12:01 #2019-jai-perdu-mon-corps-52
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai beaucoup aimé J’ai perdu mon corps, c’est un film aborde des thèmes qui me sont chers et de façon différente de ce qu’on a l’habitude de voir.
D’un côté, c’est l’histoire de Naoufel qui perd ses parents dans un grave accident de voiture qui pourrait être de sa faute. De l’autre côté, c’est l’histoire d’une main qui a perdu son corps et qui se lance dans une quête à travers Paris pour le retrouver. Ces deux narrations permettent d’entrelacer deux formes de récit : une histoire de la recherche de soi et de l’amour, et une sorte d’aventure épique de la main qui s’oppose à de nombreux dangers lui barrant la route. Chaque histoire dans l’histoire ne se contente pas de son schéma de base et tente également des choses différentes.

J’ai perdu mon corps c’est avant tout une histoire d’amour avec bien sûr ses clichés (le coup de foudre, la course du héros pour retrouver sa bien aimée etc…) mais le film les met en scène avec une grande finesse et permet de donner à la vie quotidienne des héros une autre dimension. Nous nous identifions aux héros et aux situations auxquelles ils sont confrontés (le manque d’amabilité d'une bibliothécaire) et nous sommes quand même impliqués dans une histoire peu probable (une main qui marche).

L’histoire de Naoufel est aussi un drame social qui montre que quelles que soient nos capacités si l’on se retrouve dans un milieu défavorisé les espoirs s’envolent et ce qui paraissait être un avenir logique devient alors un futur incertain. C’est le récit d’une vie qui bascule et qui cherche à se reconstruire en échappant au “destin” qui l’accable. J’ai perdu mon corps pose la question de l’identité et de la prise en main de son existence.

Cette alliance de quotidien et d’épopée c’est ce qui fait le sel du film : le combat acharné entre la main et deux rats sous le métro qui même s’il pourrait être presque comique vue de l'extérieur met en fait une sacrée pression au spectateur bien impliqué dans l’histoire.

En sortant de la salle on a la tête pleine de questions sans réponses qu’elles soient existentielles, telles que: “suis-je bien maître de ma vie et de mes choix ou ne suis-je que le résultats de causes et de conséquences de faits sans liens les uns avec les autres ?” ou plus basiques mais tout aussi importantes “que représentent le cosmonaute et la mouche qui jalonnent l’histoire : Les espoirs de Naoufel, la mort ou encore le destin ?”.

Ce qui m’a vraiment plus dans j’ai perdu mon corps c’est cette envie des personnages de se tirer de cette fatalité qui les ronge et de se sentir enfin libres, libres de faire leurs propres choix et de les assumer : qu’il s’agisse de construire un igloo en bois sur le toit d’une usine désaffectée ou bien de sauter dans le vide...
Téo Cherlonneix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 12:15 #2019-jai-perdu-mon-corps-53
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
Le film J’ai perdu mon corps est un film d’animation de Jérémy Clapin sorti en 2019. Il s’agit d’un drame fantastique dans lequel Naoufel, le personnage principal, perd sa main, qui tente de le retrouver.
On a différents points de vues, celui de Naoufel faisant sa vie dans le présent, celui de sa main, entrecroisés de flash-back de l’enfance de Naoufel.
Naoufel est un adolescent ayant perdu ses parents et qui a déménagé loin de chez lui. Il rencontre une fille dont il tombe amoureux, ce qui le pousse à trouver un nouveau métier, menuisier, afin de se rapprocher d’elle. Par la faute d’une mouche qu’il va essayer d’attraper, il se coupe la main sur l’une des machines. La main, conservée à l'hôpital, va alors s’enfuir pour tenter de retrouver son propriétaire.

Ce film présente quelques points positifs. En effet, c’est un dessin animé, le seul qu’on nous ait présenté jusqu’à présent. Les studios Xilam sont d’ailleurs présents derrière ce film.
De plus, le travail sur les couleurs permet d’obtenir des résultats impossibles dans la vie réelle. Cela ajoute une dimension poétique au film. De même, la bande-son joue un rôle important. Les silences alternent avec la musique. Le personnage principal enregistre des sons depuis son enfance grâce à son magnétophone, et ces enregistrements permettent de remonter le fil de ses souvenirs.

Cependant, ce film, selon moi, présente également des aspects négatifs. En effet, la fin n’est pas claire, trop ouverte. On ne sait pas ce qu’est devenu Naoufel, ni ce que va devenir sa main. On ne trouve aucune explication sur le fait que la main bouge, ait une conscience...Comment fait-elle pour voir ? De plus, certaines scènes sont vraiment dérangeantes, comme celle où la main grimpe sur un bébé.
J’ai perdu mon corps est donc un film d’animation singulier, qui est certes poétique, mais qui ne m’a pas touché.
Clément Moudoulaud, Terminale L, lycée Jean Giraudoux, Bellac.
2020/02/03 15:02 #2019-jai-perdu-mon-corps-54
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J’ai perdu mon corps est un film d’animation de Jeremy Clapin. L’histoire se construit sur l'épopée d’une main sensible, amputée de son corps. À travers sa quête dans Paris, nous découvrons la vie de Naoufel, sa lointaine jeunesse étant représentée en noir et blanc. Des images de son enfance sont parsemées entre les scènes : nous rencontrons son père, homme sûr et fier, puis sa mère, créative et attentionnée. Malheureusement, ils décèdent dans un accident de voiture.
Le son joue un rôle immense dans le film. Le bande-son est impressionnante et innovante. Un mélange de classique et de musique techno fait du son un acteur principal, permettant à la fois l’histoire de se dérouler fluidement et de créer une harmonie entre les personnages.
Naoufel, alors jeune, utilise son enregistreur de sons avec ses parents à la plage, avec sa mère qui joue du violoncelle et lors de l'accident de voiture... A travers l’histoire, il réécoute cet enregistrement à multiples reprises - ces scènes sont poignantes. Naoufel se trouve alors chez son oncle malveillant à Paris, où il grandit. Pour ‘remercier’ son oncle, il travaille dans une pizzeria, et c’est là que commence l’histoire. L'intrigue amoureuse débute par une conversation entre Naoufel et Gabrielle, une fille mystérieuse dont il ne connaît pas le visage - cela témoigne encore de l’importance du son dans ce film. Suite à cette discussion, Naoufel décide de la rencontrer et la suit de son travail jusqu'à chez son oncle, Pour courtiser Gabrielle, il se fait embaucher par l’oncle en tant qu’apprentis de charpentier. Plus tard, il construit un igloo en bois, où il lui donne rendez-vous. En regardant la ville à l’horizon, et dans un dialogue passionné, ils échangent sur le destin. Nous avons apprécié les quelques éléments romantiques, car ils n’étaient pas en surplus.
En parallèle, la main parcourt Paris et se retrouve devant l’igloo en question, séparé par une rivière de voitures. Au début elle hésite à sauter, trop peur de tomber sur l’autoroute, mais est encouragé par un costume d'astronaute, un symbole innocent du passé. Les lignes de l’animation sont comme patinées, et les couleurs alternent entre chaudes et vives, amenant un sentiment de familiarité chez le spectateur. Finalement la main se retrouve avec son corps; nous comprenons enfin que c’était la main de Naoufel. Après une grosse dispute avec Gabrielle, Naoufel se rend à la soirée de son cousin, où il boit trop. De retour à l’atelier, cela lui coûte à Naoufel sa main.
Sans sa main Naoufel se sent inutile, il ne peut plus travailler.
Nous sommes laissés sur une dernière scène où Gabrielle trouve l'enregistreur sur le toit du bâtiment, elle entend Naoufel qui saute sur la grue d’à côté. Le film se termine sur une fin ouverte, qui remet encore en question le destin. Cette fin, tout à fait frustrante, rend l’histoire poétique. Ce film est une énigme, nous ne savons pas ce qu’est devenu Naoufel mais 'il a peut-être changé son destin.
Tilly Hackett et Bethan Whelan, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 15:18 #2019-jai-perdu-mon-corps-55
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


J’ai perdu mon corps (2019) 1h21 - Jérémy Clapin

Le réalisateur de 45 ans, Jérémy Clapin ne cessera donc jamais de nous surprendre de part ses courts et longs métrages aux scénario originaux, on se rappelle de Skhizein sorti en 2008 et ayant remporté le César du meilleur court-métrage, qui est un court métrage d’animation traitant de la schizophrénie à travers la vie d’un homme s’étant fait percuter par une météorite et vivant désormais à 91 centimètre en dehors de lui-même. Cette année 2019 en passant au long métrage de 1h21, il ne perd pas sa force à travers ce film d’animation dramatique intitulé J’ai perdu mon corps (1h29), on apprend que nous allons suivre l’histoire mystérieuse d’une main désespérée de retrouver son corps. Le scénario est tiré du roman Happy Hand de Guillaume Laurent que l’auteur a adapté au côté de Clapin. Cette oeuvre a su manier avec virtuosité le mélange des genres, on débute le film sur à ce qui pourrait s’apparenter à un film noir, puis on vire au fantastique, au mélodrame et enfin à la romance.

A travers ce long-métrage on vit 3 histoires enchevêtrées : La jeunesse de Naoufel qui rêvait étant enfant de devenir pianiste et astronaute. Mais aussi ce qu’il deviendra : le livreur solitaire de chez Fast Pizza qui fait la rencontre d’une cliente à travers son interphone, Gabrielle. Il va alors entreprendre de la retrouver et va tomber amoureux. Enfin on suit également l’histoire, un peu plus loin dans Paris, d’une main s’étant échappée du laboratoire d’un hôpital avec pour objectif de retrouver son corps. Vont alors surgir de nombreuses péripéties notamment pour la main qui va devoir affronter les dangers et les pièges de cette ville ou encore l’histoire d’amour entre Naoufel et Gabrielle qui va se nouer. Fort heureusement ces deux personnages (la main et Naoufel) vont être menés à leur rencontre inéluctable d’une manière subtile et poétique. A la manière d’une tragédie, l’élément de résolution nous est exposé dès le début, ce qui amène le spectateur à se poser de nombreuses questions sur comment un tel événement à pu se produire. J’ai perdu mon corps a obtenu de nombreux prix et nominations tels que le Grand prix de la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2019, ou encore il est nommé aux Oscar 2020 du meilleur film d’animation.

Plusieurs éléments narratifs font de ce long-métrage une tragédie réussie, nous pouvons citer notamment l’exemple de l’enregistreur que possède Naoufel où se trouve une bande sonore avec la voix de ses parents décédés dans un accident de voiture alors qu’il n’était qu’un enfant. Un élément qui nous a particulièrement marqué et qui rentre en corrélation parfaite sur ce sentiment mélancolique et tragique est en effet la musique, elle est merveilleusement composée par Dan Levy, et rentre en parfaite adéquation avec le thème du film, nous procurant émotions et ce profond sentiment de solitude et de tristesse ressenti par Naoufel. J’ai perdu mon corps a obtenu notamment une récompense à juste titre, celle du prix de la meilleure musique au Festival internationale du film de Catalogne 2019. En ce qui concerne la réalisation de l’image, l’animation peut être qualifiée d’époustouflante, elle mène souvent un jeu sur les couleurs notamment avec le noir & blanc (pour la jeunesse de Naoufel) et la couleur ainsi qu’un jeu sur le style d’animation alternant entre animation 2D et animation 3D. Les plans sont également très bien maîtrisés, certains adoptants un point de vue interne, viennent accentuer la subjectivité de cette main perdue. Grâce à l’attention du détail dans l’animation, on arrive à donner cette conscience recherchée par Clapin pour cette main, on ressent de l’empathie pour elle.

En conclusion, ce film atypique mérite amplement sa nominations et ses prix remportés, de part son scénario original parvenant à mêler à la fois fantastique et tragique, réalité mais également de part sa réalisation exceptionnelle, l’attention portée aux détails dans l’animation ou encore la musique poignante. On assiste ici à un œuvre chargée en émotions et les maniant habilement afin de toucher le spectateur, nous recommandons vivement.
Gwenaël Hubler 1ère 1, Lycée Langevin
2020/02/03 15:28 #2019-jai-perdu-mon-corps-56
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'ai perdu mon corps est un film d'animation réalisé par Jérémy Clapin situé à Paris, pendant les années 90, dépeignant tout l'univers lugubre de la capitale. C'est une œuvre poétique sincère où toute la banalité du quotidien est rendue magnifique. Le film se démarque par sa structure narrative très bien construite : nous suivons deux intrigues en une, dont les destins sont liés.
Ce film mosaïque est plus émotionnel que rationnel, car il contient une part de surnaturel, de magie, dans la mesure où nous suivons l'épopée d'une main coupée, à la recherche de son corps, c'est-à-dire de celui de Naoufel. Étonnante aux premiers abords, l’intrigue n'est pas policière, mais plutôt un voyage initiatique d'une main errante ayant sa propre volonté. La main garde une part de mystère car elle n'a pas de voix. Cela évite de trop s'éloigner du réalisme, cependant nous devinons ses pensées, par ses réactions et par les émotions qu’elle transmet au spectateur : nous la suivons, et vivons son parcours.
Le protagoniste principal, Naoufel, dont les ambitions ont été réduites à néant depuis la mort de ses parents, est contraint d'habiter chez un oncle, et devient finalement livreur de pizza. Son état mental est piteux, son esprit est vide, mais sa main droite encore présente. Lui aussi suit un parcours initiatique et en ressortira grandit.
Sa rencontre avec Gabrielle, une bibliothécaire, dont il tombe éperdument amoureux, change sa vision de la vie. En effet, ses moments avec la jeune fille sont colorés, joyeux, et appartiennent au passé proche, contrairement aux flash-back de son enfance, en noir et blanc, symbolisant une époque révolue, appartenant au passé lointain.
Deux symboliques responsables de son malheur vont également être soulignées, par deux zooms : le dictaphone de son enfance qui donne une note mélancolique et une mouche macabre qui suit le personnage pendant tout le récit.
Ce film est une expérience sensorielle à vivre, qui maintient le spectateur éveillé grâce à l'univers visuel propre à lui-même, complétée par la bande-son originale prodiguant une grande charge émotionnelle. Il y a notamment une musique en particulier, d'un groupe que j'apprécie, L'Ordre Du Périph “ Sale soirée”, un son hip-hop, avec une ambiance très vintage, des années 90, nous donnant envie de vivre cette époque.
Enfin, même si le film n'a pas pour but de donner une vraie fin, je suis un peu restée sur ma faim. Mais le plus important reste le sens : c'est une ode à la banalité.

Lisa Reix, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/03 15:40 #2019-jai-perdu-mon-corps-57
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
La poésie du film d’animation J’ai perdu mon corps nous fait vivre l’épopée d’une main errante et de Naoufel ; son corps. Les espaces temps sont multipliés pour nous raconter une unique histoire, celle de Naoufel. Enfant il enregistre tous les sons qui l’entourent, regarde avec admiration sa mère jouer de la musique et écoute attentivement les conseils de son père pour attraper une mouche; “Tu dois frapper là où elle ne s’y attend pas” lui dit-il. Ce cocon qu’est son enfance contraste avec la morosité de sa vie de jeune adulte. Loin de ses rêves de hauteur et d’astronomie Naoufel livre des pizzas. Cette solitude vécue par le jeune homme est traduite par l’absence perturbante de dialogues au début du film. Pendant ce temps, la main, personnage à part entière, affronte tous les obstacles de la ville de Paris dans le but de retrouver son corps. Puis, la vie de Naoufel bascule lorsqu’il rencontre Gabrielle avec laquelle il débute une jolie histoire d’amour. L’amour est alors un ressort dans la triste vie du personnage principal. Avec sa magnifique création musicale autour du film, Dan Levy nous fait toucher du bout des doigts les sentiments de chacun des personnages; ces personnages attachants qui tentent de lutter contre leur propre destin. Les images du film nous font voyager à travers les espoirs de Naoufel : les grands espaces de l'Antarctique ou encore le ciel étoilé. Le film est rempli de symboles qui sont le fil rouge de l’histoire . En effet, des images et des sons reviennent en permanence ce qui permet de donner une couleur propre au film. Pour le réalisateur Jérémy Clapin et le producteur Marc de Pontavice, le pari d’animer le quotidien d’un jeune homme et le périple d’une main errante est réussi. Avec J’ai perdu mon corps, le film d’animation européen ne se contente plus du simple merveilleux. Entre voyage initiatique et surnaturel, les sentiments des personnages sont réels. Ici l’animation est un outil qui rend la simplicité sublime.
Elodie Figea, Terminale L, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/09 21:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-58
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
J’ai perdu mon corps est un film d’animation qui a été réalisé en 2019 par Jérémy Clapin. Nous allons dans ce film suivre le tortueux périple d’une main coupée à la recherche de son corps incarné par Naoufel, jeune adulte, dont nous allons découvrir la vie, une vie touchante et pleine d’espoir.

Le film débute par une main coupée qui s’anime, s’enfuit du laboratoire ou elle est enfermée et débute un long voyage riche en rebondissements. Elle va d’abord découvrir une immense ville semée de nombreux obstacles comme les trottoirs, les toits et les escaliers de la gare, mais aussi des moments calmes et joyeux comme le tendre moment passé avec le bébé ou encore lorsqu’un homme aveugle joue du piano. Mais ce voyage montre aussi la volonté qu’a eu le réalisateur d’installer une forte angoisse. Premièrement nous sommes placés au niveau du point de vue de la main et nous avons donc une représentation du monde géante et disproportionnée ce qui donne une atmosphère plutôt écrasante et étouffante. De plus, nous avons deux scènes dans le film qui soulignent particulièrement ce sentiment d’angoisse : lorsque la main étrangle un pigeon sur un toit et lorsqu’elle se fait attaquer par des rats sur les rails d’un métro. Enfin, la musique de Dan Levy plonge le spectateur dans une sorte de tension constante lorsque nous nous immergeons dans ce périple qui nous semble interminable. L’ensemble de ces scènes nous est montré par une qualité d’animation surprenante. Nous avons des mouvements fluides d’une main qui semble presque dépasser le fictif et tout cela suivi par des graphismes fins et minutieux se souciant du détail, ce qui rend le visionnage du film assez agréable.

Parallèlement à cela, nous découvrons la vie de Naoufel de sa plus tendre enfance à l’âge adulte. Premièrement sa vie d’enfant nous est montrée par un flashback transcrit en noir et blanc par l’animation. Nous voyons alors un enfant heureux et épanoui qui a de nombreuses passions : la musique, lorsqu’il joue du piano avec son père, l’ailleurs marqué par sa passion pour les astronautes et enfin l’enregistrement des sons qui l’entourent avec les cassettes. Aussi, il est entouré par des parents qui l’aiment et qui l’encouragent dans ses rêves et ambitions.

Cela contraste avec la vie de Naoufel adulte. En effet on peut découvrir un Naoufel qui a perdu sa joie de vivre, un Naoufel qui semble profondément malheureux, un Naoufel qui n’a plus d’ambition et ne donne pas vraiment un sens à sa vie, un Naoufel renfermé sur lui même, et enfin, un Naoufel qui est méprisé à la fois par son oncle qui l’a recueilli suite à la mort de ses parents et par son patron dans la pizzeria dans laquelle il travaille.

Malgré la représentation de cette vie qui nous semble morose et perdue, nous avons un regain d’espoir lorsque Naoufel rencontre Gabrielle avec laquelle il aura un coup de foudre. En effet cette expérience va lui permettre de trouver chez l’oncle de Gabrielle un travail en tant que menuisier dans lequel, contrairement à l’ancien, il sera libre et épanoui. De plus il va s’émanciper en quittant le domicile tant redouté de son oncle, en louant une chambre sur son lieu de travail. Cependant on sent que Naoufel n’a pas encore complètement atteint la liberté car il n’a pas encore fait le deuil de son passé et notamment de ses parents. On a donc dans l’animation une présence de couleurs encore ternes et sombres.

C’est ainsi que nous avons la représentation de la vie de Naoufel enfant, puis adulte mais l’on revient toujours au fameux périple de cette main qui en quelque sorte nous hante.

Nous avons de ce fait une alternance entre ces trois récits, aussi marqués par la constante présence de rappels. Tout d’abord le piano présent dans le passé de Naoufel, lorsque enfant il en jouait avec son père mais aussi lors du périple de la main au moment où elle se retrouve dans la maison d’un homme aveugle qui commence à en jouer. De plus on a l’image du cosmonaute, présent d’abord dans le passé de Naoufel lors de ses rêveries étant enfant mais aussi lors du périple de la main comme une sorte d’apparition dans une autoroute. De même, nous retrouvons les cassettes lorsqu’il enregistrait les sons qui l’entouraient étant enfant mais aussi lorsque à l’âge adulte Naoufel écoute, dans les moments malheureux, la cassette qui a enregistré l’accident de ses parents ainsi que plusieurs autres éléments qui se répètent dans le film. Mais le motif le plus important est celui de la mouche qui est présente à plusieurs moments. Au début du film lorsque le père de Naoufel enfant lui apprend comment tuer la mouche qu’il essayait d’attraper à plusieurs reprises et enfin au moment où l’on comprend comment et pourquoi cette main a été coupée. En effet Naoufel a été distrait par une mouche lorsqu’il travaillait et en essayant de la tuer, en a perdu sa main (avec laquelle il a d’ailleurs réussi à attraper la mouche).

À ce moment nous faisons un bond dans le présent et nous voyons que la main a atteint son objectif : elle a retrouvé son corps. On comprend alors que tout le film, l’enfance comme la vie de Naoufel, représentait le passé de cette main. Le titre du film, J’ai perdu mon corps, met d’ailleurs en évidence cette main et la place au centre de l’intrigue. La perte de celle-ci est ici vécue comme un événement à la fois tragique mais aussi comme une sorte de libération car cette main représentait le passé, ses parents et la vie qu’il ne pourra jamais récupérer à l’image de la main qui ne pourra jamais se recoller à son corps. On comprend qu’il est temps pour Naoufel de faire le deuil de son passé, avancer, déployer ses ailes et s’envoler. Cela est symboliquement marqué par saut qu’il va effectuer depuis le haut du toit jusqu’à la grue se situant en face, le toit représentant le passé sur lequel restent la main, les cassettes et Gabrielle, et la grue le futur, l’avenir, le renouveau. Ce film se termine donc sur une note d’espoir et de résilience, par le coté poétique du blanc de la neige symbole de pureté.

Nous pouvons considérer ce film comme une œuvre très touchante et émouvante. Premièrement les personnages sont marqués par une certaine sensibilité qui est accentué par le graphisme qui retranscrit précisément les émotions. De plus l’histoire de Naoufel provoque une certaine compassion et empathie chez le spectateur. Enfin le message délivré est très fort : il faut toujours faire preuve de résilience malgré les événements difficiles de la vie.

Emanuela KAHO, TL, Lycée Val de Garonne (Marmande)
2020/02/10 10:50 #2019-jai-perdu-mon-corps-59
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon corps, un film d’animation prenant

J’ai perdu mon corps, est un film d’animation qui raconte l’histoire prenante d’un jeune homme sur le fond d’une intrigue amoureuse en parallèle avec l’histoire d’une main dotée de sentiments et d’une conscience. Cette histoire est très bien mise en place et les dessins au style réaliste rendent le film excellent.

Le réalisateur du film Jérémy Clapin réalisait son tout premier long métrage. Il avait déjà réalisé des courts métrages d’animation avec par exemple “Skhizein” sorti en 2008. Ce court métrage a été primé par 90 prix. Il a réalisé le film avec Marc Du Pontavice, qui a obtenu les droits du livre “Happy Hand” en 2011 et c’est ce livre qui a été adapté pour devenir le long métrage d’animation “J’ai perdu mon corps”. Jérémy Clapin a parfaitement su adapter ce livre et le faire devenir un film poignant.
J’ai eu peur d’avoir affaire à un film d’animation plutôt enfantin car le film a été fait avec Marc du Pontavice comme je l’ai dit, qui réalise habituellement des dessins animés pour des chaînes de télévisions enfantines. Mais cette appréhension est partie dès le début avec une scène où l’on voit la main seule s’échapper d’un laboratoire et j’ai trouvé ça au début plutôt spécial à la limite du “gore” mais pourtant on voit très vite que la main est dotée de sentiments et est un personnage bienveillant. Tandis que Naoufel le personnage principal doit livrer une pizza mais tombe en scooter sous la pluie et arrive en retard. Il va donc parler par l’interphone avec la femme qui avait commandé cette pizza. Un lien spécial semble se créer du côté de Naoufel qui va tenter de retrouver cette femme en menant l’enquête. Tout le long du film cette intrigue amoureuse nous fait nous questionner tout comme la main.

Je vous conseille d’aller voir ce film, l’histoire est vraiment prenante et même ceux qui ne sont pas convaincus par les films d’animation le seront peut-être grâce aux magnifiques dessins qui représentent bien Paris.

Horace Villeroy, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 10:56 #2019-jai-perdu-mon-corps-60
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« J'ai perdu mon corps » est un film d'animation français de Jérémy Clapin sorti en 2019.
On y suit le parcours d'une main amputée qui s'échappe d'un hôpital parisien pour retrouver le corps auquel elle appartient. C'est celle de Naoufel, un jeune homme qui rêvait d'être à la fois pianiste et astronaute...

Alors oui, lorsque vous lisez le synopsis sans avoir vu le film, je vous assure que votre réaction est tout à fait normale. Vous devez sûrement prendre peur et vous demandez comment un film avec un scénario pareil a-t-il bien pu sortir et en plus être nommé aux Oscars 2020 ?
Mais je vous assure que ce dessin animé loufoque est loin d'être dépourvu de sens.
Durant son chemin semé d'embûches pour retrouver son corps, la main se souvient de sa vie d'avant avec Naoufel, lorsqu'il vivait à Rabat avec ses parents et de toute sa vie jusqu'à l'accident qui l'a séparée de son corps. On assiste à un parallèle entre la vie pleine de galères du jeune Naoufel jusqu'à ce qui se fasse amputé  ; et sa main qui le cherche dans tout Paris. La mise en scène est juste incroyable sans parler de la technique à la fois précise et originale du dessin. Jérémy Clapin n'en est d'ailleurs pas à son premier film d'animation car en 2004 il sortait déjà un court métrage appelé « une histoire vertébrale » encore sur le thème du corps.
Et puis comment décrire ce film sans parler de la musique qui m'a énormément marqué. La preuve en est que j'écris cette critique plusieurs semaines après avoir vu le film et rien qu'en pensant à la bande originale de Dan Levy, je suis directement replongé dans Paris, en pleine nuit, près d'un igloo en bois, à regarder les étoiles...
Il y a également cette histoire d'amour avec Gabrielle qui rajoute une touche de romantisme à ce film déjà bien mélancolique. Avec toutes ces émotions, il faut aussi rajouter une pointe de nostalgie avec le passé de Naoufel qui ressurgit et nous dévoile son enfance jusqu'à la mort de ses parents.
En bref, J'ai Perdu Mon Corps est peut être le meilleur film que j'ai vu cette année au cinéma. Une œuvre à la portée émotionnelle sans limite. Une écriture intelligente et pertinente. Une vision humaniste incroyable et subtile. Du grand art.

Adèle Paris et César Sarno, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:12 #2019-jai-perdu-mon-corps-61
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Un récit poétique et fantastique qui nous emporte loin de nous même.
“J’ai perdu mon corps”, premier long métrage du réalisateur Jérémy Clapin, est un film d’animation de 81 minutes sorti le 6 novembre 2019 au cinéma en France et le 29 novembre 2019 dans le reste du monde sur la plateforme Netflix. Il s’agit d’une comédie dramatique et romantique. On y découvre une main amputée qui, s’échappant d’un laboratoire parisien, part à la recherche de son corps. Tout au long de son périple, elle se souvient de sa vie lorsqu’elle était encore rattachée au corps de Naoufel (Hakim Faris), un jeune homme qui rêvait d’être astronaute et pianiste en même temps. On découvre alors la vie de Naoufel jusqu’à son accident au fur et à mesure du voyage de la main à travers le paysage parisien. Le film transpire d’une poésie superbe et l’animation, dans un style assez réaliste, est magnifique.

Ce long métrage se présente sous une double intrigue, d’un côté la main et son voyage, de l’autre Naoufel et sa vie. Les séquences centrées sur la main offrent un point de vue très particulier qu’on ne retrouve habituellement pas dans le cinéma. Par sa petite taille, elle nous permet de découvrir toute la dangerosité de la capitale et de ses rues, où tous les éléments du quotidien deviennent des pièges mortels. D’une certaine façon, ces séquences m’ont fait penser à des séquences similaires du film “Ratatouille” de Brad Bird, se déroulant aussi à Paris. On y sent une tension, une violence mais il arrive parfois que la main se retrouve en haut d’un toit et contemple alors les lumières de la ville. 

On retrouve ensuite les séquences de flash-back sur l’enfance de Naoufel, entièrement en noir et blanc, où la symbolique est primordiale. On retrouve une mouche comme élément récurrent et encore symbolique lié à la mort. Les souvenirs sont vécus d’une certaine façon du point de vue de la main et on y voit des sensations liées au toucher et des cadrages assez déroutants parfois.

Enfin, la majorité du film se concentre sur la vie de Naoufel et sa romance avec Gabrielle (Victoire Du Bois), une jeune femme qu’il rencontre par hasard. On retrouve alors une mise en scène plus conventionnelle mais diablement efficace. La poésie est au rendez-vous, avec une histoire d’amour empreinte d’un romantisme digne d’un conte de fée, et des situations d’un réalisme touchant, qui nous renvoient à nous même.

En jonglant entre ces scènes, parfois sans même qu’on ne le remarque tout de suite, Jérémy Clapin crée un personnage principal complet et attachant. Le mélange du réalisme par son cadre et ses personnages, et du surréalisme par la main et certains éléments de la mise en scène, en fond un poème moderne et doux.

L’animation est assez unique, réaliste, elle utilise la 3D pour créer des plans que l'on voit rarement dans l’animation traditionnelle et qui lui donne des aspects de film en prise de vue réelle.
La bande originale, composée par Dan Levy, du groupe The Dø, avec son mélange classique et électro, donne une ambiance musicale très originale mais qui colle parfaitement avec l’histoire et les différentes scènes. On sent une réelle envie de créer une ambiance générale puisque la musique se veut dans l’ensemble assez atmosphérique. Cependant, cette bande son sait laisser parfois une place au silence dans des moments de tension, ou bien se faire discrète pour mieux apprécier l’action. L’ambiance sonore d’une ville active est très bien restituée, les sons des grosses machines sont assourdissants lorsque l’on est à l’échelle de la main, et redeviennent plus classiques du point de vue de Naoufel.

De tout point de vue, le film “J’ai perdu mon corps” est poétique et rempli de symboliques. Ce long métrage est une réussite car il est captivant, autant par son histoire que par sa musique et son aspect visuel. Foncez voir en salle cette belle histoire qui passe sans même que l’on s’en rende compte.

Baptiste Périssé, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:39 #2019-jai-perdu-mon-corps-62
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
J’ai perdu mon Corps, un titre qui en dit déjà long sur l’intrigue particulière de ce prodigieux film d’animation. Une main ayant été sectionnée et délaissée se démène afin de regagner son propriétaire.
Avec une première image sur une mouche et son bourdonnement qui viendra fréquemment évoquer de nombreux souvenirs, c’est dans un réfrigérateur que cette fameuse main s’étant perdue se met à gesticuler. Entre les différents organes dans des bocaux ou sous plastique, ce membre pas comme les autres cherche à s’échapper. Et c’est tout un voyage qui va commencer d’un point de vue atypique : au ras du sol. Elle fuit en oscillant, totalement désorientée et s’enfonce dans la ville lumière, Paris, avec un objectif : rejoindre son corps. En parallèle des péripéties de la main, des flash-back de souvenirs ressurgissent par épisodes, il nous permettent de s’immiscer dans l’histoire et le passé de Naoufel, le malheureux propriétaire du membre. Il s’agit d’un jeune homme étranger venu en France après la mort tragique des ses parents, il mène une vie simple et enchaîne les petits boulots, handicapé par sa grande maladresse… Mais sa vie va prendre une toute autre tournure quand il rencontre Gabrielle, alors qu’il travail à la livraison des pizzas. Une rencontre imprévue qui bouleversera sa vie et fera de cette fille sont intérêt principal. C’est dans le but de la conquérir qu’il fera des choix cruciaux et décide de ne plus laisser le destin faire les choses. Disons qu’il prend sa vie en main…
Ce tout premier long métrage de Jérémy Clapin se verra être récompensé du prix du public lors du dernier festival d’Annecy. Il délivre une création d’une heure et vingt-et-une minutes, un petit chef d’œuvre concocté à partir de dessins, de photos et d’animations 3D. Une allure de dessin animé au premier abord pourtant un film bien plus profond qu’une œuvre enfantine. Une brillante reproduction d’un comportement humain dans le véritable personnage qu’est la main, aussi une splendide transmission des sentiments et émotions. Un film qui surprend tout en restant un agréable spectacle visuel. Une pure démonstration d’imagination de la part du réalisateur qui allie une parfaite histoire d’amour dramatique avec le personnage encore en quête d’identité qu’est Nafouel et cet élément complètement farouche de la main coupée qui sort du cadre réaliste. De plus, l’environnement parisien se révèle être le foyer de nombreux dangers de différentes natures, tant pour Nafouel que pour sa main esseulée. En effet, on en apprend d’ailleurs beaucoup sur le toucher, on réalise l’importance du rôle crucial que joue la main et ses doigts quand il s’agit de capter les sensations. La douleur d’une coupure, le vent qui effleure la peau…les différentes textures et matières qu’abritent ce monde. Une jolie représentation d’humanité, qu’on retrouve dans l’expression des sentiments de Nafouel et sa tendance à s’embarquer dans de nouveaux projets à corps perdu…
C’est un film qui explore l’humain dans son comportement et son anatomie, soulignant les sens qui nous constituent, de la vue au toucher en passant par l’ouïe sur le remarquable travail sonore et musical. Un beau film sous toutes les coutures, n’ayant pas négligé son scénario retraçant une histoire touchante pleine de nostalgie.
J’ai perdu mon corps mérite son prix et offre au spectateur une belle aventure dépaysante, sincère et pleine d’humanité, à ne pas manquer.

Anna Granet, 1° Lycée Langevin
2020/02/10 11:44 #2019-jai-perdu-mon-corps-63
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Jérémy Clapin , l’auteur de j’ai perdu mon corps, est un réalisateur français connu pour ses courts métrages d’animation tel que “Skhizein” sorti en 2008 qui raconte l'histoire d’un homme décalé de 91 cm de lui même. Avec “j'ai perdu mon corps”, nous restons dans le thème : celui du corps. Ce long métrage de 1h 21min sorti en 2019 et qui a remporté déjà remporté bon nombre de prix comme le grand prix de la semaine de la critique du festival de Cannes.

Nous plongeons alors dans l’histoire de Naoufel, un jeune homme, qui rencontre Gabrielle au travers de l’interphone de son immeuble. En parallèle, se passe l'histoire d’une main, se baladant dans les rues de Paris, à la recherche son corps.
Le film alterne entre le passé et le présent, nous dévoilant son histoire à travers différents points de vue.

Un monde prend vie sous nos yeux et nous plonge dans l'univers du film et des émotions qu’il veut nous faire passer.

En effet, ce film d’animation connaît un grand travail visuel. Il nous présente donc une riche panel de couleurs allant du froid au chaud, donnant ainsi vie à des décors très travaillés. De plus les personnages sont pertinents et les détails de leurs personnalités représentent bien leurs caractères respectifs.

Le son a lui aussi une place importante. Il est très lié aux images ce qui appuie le message de l’histoire. Il nous permet de nous projeter dans les émotions des personnes. Ceux d’un enfant qui découvre le monde grâce au son, ceux d’un jeune adulte à la recherche de quelque chose, et ceux d’une main ayant perdu son corps.

Trois personnages, qui n’en forment en réalité qu’un seul, lié par leur destin et leur rêves.

De plus le scénario, aborde des points de vue intéressants : celui d’une main. Appuyant la thématique du réalisateur, nous pouvons alors observer une importance de la main, du corps, du toucher.

L’auteur joue aussi beaucoup sur la symbolique. Nous constatons donc la présence d’éléments récurrents comme la mouche symbolisant un destin immuable ou même l’astronaute symbolisant les rêves du personnage enfant.

Delagarde Elisa
Neuveglise Jules
Barrois Anaelle , 1° Lycée Langevin
2020/02/11 08:31 #2019-jai-perdu-mon-corps-64
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
 J ’ai perdu mon corps  est un film français, réalisé par Jerémy Clapin et sorti le 6 novembre 2019. Ce film d’une heure vingt est un long-métrage d’animation écrit d’après le roman  Happy Hand  de Guillaume Laurent.
Le début de l’histoire est fondé sur une main qui bouge toute seule et qui commence à parcourir la ville parisienne à la recherche de son propriétaire, Naoufel, un orphelin, livreur de pizza, très maladroit. Sa vie bascule, le soir où il rencontre Gabrielle, une jeune fille ayant commandé une pizza. Depuis cette soirée, Naoufel décide de prendre sa vie en main. Tout au long de l’histoire nous allons suivre cette main amputée parcourant Paris et retraçant l’histoire de Naoufel.

Ce film d’animation est particulièrement touchant et intriguant. En effet, tout au long du film, on retrace la vie de Naoufel. On bascule entre son enfance, avant la mort de ses parents et son adolescence juste avant son amputation. En noir et blanc, le réalisateur nous décrit son enfance auprès de ses parents jusqu’à leur accident. En couleur, on peut voir son adolescence et sa rencontre avec Gabrielle ainsi que les péripéties de sa main dans la ville. Ce film paraît effrayant pendant les premières minutes, mais, en réalité, il s’agit d’une œuvre poétique pleine de mélancolie sur le destin d’un jeune homme perdu, livré à lui même et qui ne semble pas avoir d’avenir.

La scène la plus importante est pour nous celle où Naoufel écoute l’enregistrement qu’il avait fait lors de l’accident de voiture de ses parents. On comprend enfin pourquoi ses parents sont morts et comment il en est arrivé là.
La scène qui nous paraît également importante est celle où la main retrouve enfin Naoufel, dans son lit. On comprend que cette main était donc celle de Naoufel et qu’elle recherchait son propriétaire. Le titre de l’histoire prend alors tout son sens.

La mise en scène de cette animation est particulièrement intéressante et accrochante par ses nombreux allers et retours entre le passé et le présent. On a l’impression de suivre deux histoires différentes, le parcours de la main dans Paris et la vie de Naoufel.

Les sens sont très sollicités dans ce film. Par la main, on prend conscience des nombreuses petites blessures qu’elles subissent tous les jours, comme les coupures ou les morsures de rongeurs. On prend conscience également qu’une main est un instrument précieux et pouvant accomplir de nombreuses choses. L’ouïe est également très stimulée pendant le film avec les nombreuses musiques qui mélangent rap, classique ou encore électro.

Ce film est au premier abord étrange mais on s’intéresse très vite à l’histoire qui est à la fois émouvante et passionnante.  J’ai perdu mon corps  est un film à aller voir sans hésitation malgré les petites incompréhensions qui peuvent parfois nous faire décrocher du film.



Delacotte Aurore, Doré Julie et Boullin Maiwenn

2020/02/11 08:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-65
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Le récit extraordinaire et poétique d’une main qui tente de retrouver son chemin la ramenant à son corps…

J’ai perdu mon corps est un film d’animation français réalisé par le talentueux Jérémy Clapin. Cette comédie dramatique est le premier long métrage du réalisateur français alors habitué à réaliser des films d’animations courts et/ou publicitaires. Ce film d’animation de 81 minutes rencontre un franc succès et nous pouvons comprendre pourquoi. En effet, le réalisateur a eu une idée originale, puisque le fil conducteur de ce film est le parcours d’une main, échappée d’un laboratoire hospitalier, qui tente de retrouver son corps. Pendant son parcours rempli d’obstacles, elle va se rappeler sa vie antérieure avec son corps, celui de Naoufel qui, lui, tombe amoureux d’une employée de bibliothèque répondant au nom de Gabrielle.

Nous sommes à Paris lorsque le film débute d’une façon fort originale, puisque l’une des dernières scènes du film, à savoir la scène où nous voyons un œil ainsi qu’une main à terre et une mouche est également mise en scène pour introduire l’histoire. Nous sommes perdus au début du long métrage. En effet, nous remarquons l’histoire d’une main qui s’échappe du laboratoire en pensant à sa nouvelle vie mais également l’histoire d’un jeune livreur, Naoufel. Cependant, le récit de cette œuvre cinématographique finit par s’éclaircir grâce, notamment, à différents procédés cinématographiques donnant tout son charme à ce premier long métrage extraordinaire réalisé par Jérémy Clapin qui a fait un pari fort en décidant de centrer son histoire sur une main découpée, perdue, qui va essayer de retrouver son corps, celui d’un jeune homme. Ces éléments permettent au spectateur de bien comprendre l’histoire et ainsi de ne pas en perdre le fil au cours du temps de son déroulement. Nous nous rendons rapidement compte que la main est personnifiée. En plus de cela, nous avons des gros plans et une prise de vue subjective qui nous permettent de nous mettre à la place de cette main et ainsi d’éprouver les mêmes sentiments qu’elle.
Dans ce récit mêlant deux histoires d’une façon poétique et réelle, nous retrouvons l’animation qui est sublime. Les graphismes que ce soit aussi bien des personnages ou des lieux de vie comme le moment où nous voyons une bouche de métro parisienne sont très réalistes et cela rend le film encore plus agréable à voir. Les couleurs, magnifiquement bien choisies en fonction des différentes séquences ainsi que leur absence dans de nombreuses séquences donnent une ambiance bien spécifique au film. Les séquences de j’ai perdu mon corps relatant des faits passés de l’histoire de Naoufel notamment quand il voulait devenir pianiste et astronaute ainsi que lors de ses « rêves » montrant qu’il ne croit plus en ces derniers qui lui semblent inaccessibles sont en noir et blanc. Alors que les passages relatant des faits présents tels que le parcours de la main et la vie de livreur de Naoufel sont en couleurs. Lorsque la vie du personnage subit des évènement tristes, l’animation devient de plus en plus grisâtre tandis que lorsque le personnage a des moments heureux, l’animation devient de plus en plus colorée, joyeuse. Tout au long de ce sublime long métrage, les détails ne sont jamais laissés de côté ce qui, bien sûr, permet à cette œuvre d’avoir une grande part de réalisme. Ce jeu de couleurs permanent durant l’ensemble de l’histoire nous transmet des émotions et nous affecte. Dans certains passages, l’absence de couleur est alliée au surréalisme.La musique composée de façon à aller avec les différents plans qui composent ce film dramatique d’animation donne quelque chose en plus à ce film d’animation par rapport aux autres.
Les différents bruitages ainsi que les différentes musiques sont remarquablement composés et mettent nos émotions à rude épreuve durant l’ensemble des 81 minutes du long métrage réalisé par Jérémy Clapin. Leur compositeur est Dan Levy, un français connu pour faire des musiques de film. Dan Levy, par sa musique mélancolique dans les moments importants de la vie de Naoufel, arrive, d’une façon spectaculaire à nous transmettre les émotions du personnage principal. La musique, faisant parfois le travail d’un dialogue accompagnant l’image, nous plonge à la place du jeune héros malheureux de cette histoire et nous suggère donc de l’empathie. Dans certaines scènes, il n’y a aucune musique seulement des bruitages, ce qui permet de réellement se plonger dans l’histoire de j’ai perdu mon corps même si parfois c’est à contrecœur ; l’ambiance dégagée par le dessin animé étant parfois très sombre et oppressante notamment au début. Néanmoins cela donne un charme au film qui en quelques mois a su conquérir le cœur du public.
Au fil des séquences, nous comprenons que toute l’histoire est liée grâce à une mouche. Ainsi, nous apprenons que Naoufel a perdu ses parents dans un accident de la route causée par une mouche dont il voulait absolument enregistrer le son qu’elle faisait mais c’est également à cause d’une mouche, que le protagoniste principal de l’histoire se coupe la main. La vie de Naoufel est devenue triste. C’est seulement à la fin qu’il va se libérer de tous ces problèmes en sautant sur une grue, comme s’il s’octroyait un nouveau départ.
J’ai perdu mon corps est un excellent film à aller voir avec une fin ouverte permettant aux spectateurs d’avoir des avis différents quant à l’avenir du héros malheureux qui avait une vie radieuse étant enfant et qui est devenue sombre, triste après avoir subi différents événements marquants. Malgré une histoire difficile à cerner au début qui ne conviendrait pas à des enfants, nous avons apprécié ce film alternant des moments tristes et joyeux, représentant bien la vie. Grâce à son graphisme, sa musique spectaculaire et son histoire poétique, nous pouvons ainsi dire que c’est l’un des plus beaux films d’animation que nous avons regardé. De plus, ce chef d’œuvre de Jérémy Clapin a été primé lors de du festival du film d’animation d’Annecy.

Léa Claus ; Leeloo Lafont ; Chiara Coulon
1ere HIDA
2020/02/11 08:48 #2019-jai-perdu-mon-corps-66
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
J’ai perdu mon corps est un film d’animation français d’1h21, réalisé par Jérémy Clapin.
Nous suivons l’histoire de Naoufel, un jeune homme, livreur de pizza qui va tomber éperdument amoureux de Gabrielle, une jeune femme caractérisée par son franc caractère. Il se démènera par tous les moyens pour la conquérir.
En parallèle, une main coupée s’échappe d’un laboratoire et part à la quête d’un corps à compléter. Commencera donc pour elle une grande aventure que nous suivrons d’un point de vue extérieur ou à la première personne, mettant en valeur la dangerosité de certaines épreuves (face à des animaux, l’immensité du monde à son échelle…).
Ces événements, pour l’instant, sans rapport, se passent tous deux à Paris et finiront par se rencontrer et venir rajouter à ce film une grande touche poétique. En effet, une métaphore cachée est à découvrir à travers ce long-métrage.
Ce système de deux histoires se passant au même moment mais à des endroits différents, crée une réelle intrigue et permet de ne pas nous ennuyer. Nous attendons le moment où ces événements auront un lien ; quel sera ce lien ? Le film est, par cela, très rythmé et arrive à nous tenir en haleine. Le réalisateur s’amuse également, avec le temps, en nous emmenant dans le passé de la vie de Naoufel, pour nous inviter à trouver ce fameux lien.
De plus, les musiques et les bruits ont leur importance, ils nous transportent dans l’univers du film et nous transmettent les sensations.
L’animation est pour nous le meilleur point ; elle est assez simple, ou justement assez originale venant donner un côté authentique. L’histoire est bien sûr fictive, et le fait qu’elle ait été mise sous forme d’animation, la raconte comme une sorte de poésie, un conte avec une morale, ou en l’occurrence, une métaphore à la fin. La fin est d’ailleurs très intéressante, elle laisse une liberté à notre imagination ; nous pouvons, de ce fait, nous même choisir de la fin que l’on veut offrir à ce film.
Emma Belloir
Joachim Lescudé-Plaà
Emmanuel Lescudé-Plaà
1ere HIDA
2020/02/11 08:54 #2019-jai-perdu-mon-corps-67
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Dans ce film, l’histoire est celle de Naoufel , qui, lorsque l’on le voit enfant avec ses parents, exprime sa volonté de devenir astronaute et pianiste.

En parallèle de l’histoire de Naoufel, on suit celle d’une main tranchée avec un grain de beauté qui erre à travers la ville on ne sait pourquoi…

L’histoire de Naoufel reprend lorsque celui ci est devenu jeune adulte, Naoufel vit avec une autre personne dénommée Raouf car il a perdu ces parents.
Naoufel est livreur de pizza, mais il arrive souvent en retard. L’élément perturbateur de sa vie va donc être sa rencontre par interphone avec Gabrielle qui avait commandé une pizza mais Naoufel se dépêchant pour lui apporter se fait renverser et arrive encore en retard. Il tombe sous son charme et tente à de multiples reprises de la voir : il va finir par la suivre et va faire connaissance de l’oncle ébéniste de Gabrielle. Il va même devenir son apprenti pour se rapprocher d’elle.

On va d’ailleurs remarquer que Naoufel possède sur la main le même grain de beauté que celle que l’on voit de temps en temps surgir dans le film.

Naoufel après avoir entamé une relation amicale avec Gabrielle va se couper la main à l’atelier. Il va refuser toute aide et se réfugier dans les cassettes qu’il a enregistrées lors de son enfance. Par un système de flash-back, on va découvrir comment ses parents sont morts .

La main va finir par croiser la route de Naoufel, et, surprise ! on apprend que celle-ci est la sienne.

Naoufel va mettre en scène son départ pour une nouvelle vie , son adieu à Gabrielle et son oncle en enregistrant ce qui semble au début être son suicide mais, en réalité, un saut vers une grue qui peut faire penser à un nouvel envol.

Dans ce film, la musique marque fortement les scènes où la main apparaît ; j’ai trouvé aussi que le film dégage une atmosphère pesante par la forte présence de la nuit et l’accentuation des musiques.

Ce film ne m’a pas plus enthousiasmé que cela malgré le fait qu’il était original car il est réalisé en dessin animé et qu’il était touchant.

Antoine Matter - 1ere HIDA
2020/02/12 11:26 #2019-jai-perdu-mon-corps-68
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
Un film plein de sens

Entraînés par diverses émotions, un but méconnu, un doute incalculable, une imagination et une créativité sans limites tout au long du film, nous sommes facilement emportés dans l’histoire qu’a décidé de nous raconter le réalisateur français Jérémy Clapin et son équipe dans J’ai perdu mon corps. Ce film d’animation raconte l’histoire de Naoufel, qui lors d’un accident a perdu sa main. Nous suivons donc dans cette animation Naoufel et sa main, devenue indépendante. Naoufel est un jeune garçon, qui, après avoir perdu ses parents dans un accident de voiture, se retrouve dans une famille d’accueil peu chaleureuse et avec un job dans lequel il ne réussit pas. En manque d’affection, il va faire la rencontre d’une jeune fille qui va changer le parcours de sa vie…

La main détachée de Naoufel est sûrement le rôle le plus important de l’histoire : se déplaçant comme la main de La famille Adams, elle se comporte comme une personne à part entière, elle est personnifiée, en effet à travers celle-ci nous pouvons ressentir de nombreuses émotions, comme la peur, la tristesse, l’inquiétude, l’espoir et l’amour, ressentis en parallèle de la vie de Naoufel, juste avant l’avoir perdue. En même temps de nombreux flashbacks apparaissent, notamment grâce à un baladeur qui permet de faire le lien avec son passé. La main a donc une place très importante, représentant un personnage entier et complet dans l’histoire, elle montre l’importance de la main dans la vie quotidienne, et ce que cela représente.

Ce film apporte de nombreuses émotions et des variations d’ambiances qui peuvent changer rapidement notamment grâce aux musiques, aux lumières, aux décors et aux bruitages, qui, assemblés, peuvent donner des frissons. Nous nous retrouvons donc d’un moment à un autre, paisiblement assis au bord d’un immeuble, admirant la ville d’en haut, avec un magnifique coucher de soleil qui nous apaise, puis au milieu d’un combat sans merci, angoissant, au bord de la mort, puis, dans un monde imaginaire, fait de calme et de vide, qui nous donne envie de nous laisser bercer par le doux bruit du silence. Ces changements peuvent surprendre et donc d’amplifier les émotions ressenties. Aussi, le choix d’un film d’animation est un choix particulier et audacieux, qui donne une touche d’originalité au film, et l’ouvre à tout public, car les scènes pouvant être violente moins choquantes.
Critique de Lola Borel et Lucille Bauthéac, 1G4, lycée Marc Bloch
2020/02/12 11:32 #2019-jai-perdu-mon-corps-69
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
J’ai perdu mon corps
Un film d’animation qui a su prendre son destin en main

J’ai perdu mon corps est le titre du long métrage réalisé par Jérémy Clapin en collaboration avec un studio réunionnais. Ce film d’animation aux tournures dramatiques est un projet de 7 ans, sorti en Novembre 2019 et recevant 5 prix et 6 nominations dont une nomination aux Oscars 2020. Cependant, comparé à ses adversaires comme Dragon ou Toy Story qui sont très appréciés par les plus jeunes, J’ai perdu mon corps est peu connu du grand public. Serait-ce son titre plutôt énigmatique ou son histoire coupée en plusieurs dimensions ? Toutefois il y a de très bonnes raisons d’aller voir ce film.

Une histoire ordinaire mais émouvante…

Naoufel (dont la voix française est celle du célèbre acteur Dev Patel), est un jeune homme au passé tragique fuyant son destin et à la recherche du bonheur. Il fait la rencontre de Gabrielle (avec la jolie voix d’Alia Shawka) et décide de tout tenter pour pouvoir passer plus de temps avec elle ; quitte à devenir l’apprenti de son oncle dans un atelier de menuiserie. On suit ses péripéties tout en remontant quelques fois dans ses souvenirs d’enfance. On s’attache à ce personnage et on devient très vite ému par son histoire qui pourrait très bien être la nôtre.

…qui semble se mélanger au fantastique…

Cependant, parallèlement à cette histoire, on suit l’aventure d’une main vivante, coupée de son corps. Elle semble être à la recherche de quelque chose ou bien de quelqu’un…Cette main est presque humaine, elle nous offre un point de vue différent sur la ville parisienne. Avec la place importante qu’elle occupe dans le film on se demande qui est le réel personnage principal. Car cette main est dotée de sentiments, d’émotions et possède certaines mimiques humaines, mais surtout, elle a des souvenirs, elle a donc un passé et un avenir. Ces souvenirs sont comme des indices que le spectateur doit lier entre eux. On peut notamment parler de cette mouche qui accompagne Naoufel durant tous les événements marquants de sa vie, elle est comme un lien durant tout le récit.

…et dont toutes les pièces réunies, forment un seul et unique puzzle.

Alors que le film touche à sa fin, on commence à s’apercevoir que cette animation dotée de plusieurs dimensions temporelles, ne fait qu’une seule et unique histoire. Si au début avoir autant de points de vue différents peut-être déstabilisant, tout s’explique et s’éclaircit à la fin. Cependant la fin un peu trop ouverte, elle est même décevante, trop de questions restent en suspens. Comme, que va-t-il se passer après ? Que deviennent les personnages ? Et la main ?
Pour finir sur un point positif
à la différence d’un film hollywoodien avec un grand jeu d’acteurs, beaucoup d’actions, des effets spéciaux incroyables et un budget sans précédent, J’ai perdu mon corps est un petit film d’animation français qui se différencie des films d’aujourd’hui, par ses dessins réalistes et ses couleurs vives, mis à part les flash-backs en noir et blanc qui nous ont permis de comprendre qu’on avait bougé dans le temps, ce qui permet de nous plonger dans un univers enfantin tout en suivant une histoire complexe et non- féérisée. La musique de Dan Levy était aussi un point positif parfois douce ou bien plus street selon le conteste. C’est pour toutes ces raisons que nous vous poussons à aller voir ce film d’animation.

Marcelline Bastart et Elise Gay, 1G4, lycée Marc Bloch
2020/02/13 09:35 #2019-jai-perdu-mon-corps-70
Lycée PRO Maurice Genevoix, Decize, académie de Dijon
Critique collective – les élèves de 2de MEI du lycée Maurice Genevoix – Decize, Académie de Bourgogne

"J'ai perdu mon corps" est un film d'animation pour adultes et adolescents. Il a été réalisé par Jérémy Clapin. Au départ la surprise a été grande quand on est plus habitué aux dessins animés version Disney comme "La Reine des Neiges", "Le Roi Lion"... mais c'est un film touchant.

Le récit est compliqué à comprendre : il y a deux histoires, l'histoire d'amour entre Naoufel, un livreur de pizzas et Gabrielle, une bibliothécaire et l'histoire d'une main coupée qui cherche son corps. En plus il y a des flash-back dont les images sont en noir et blanc : la main se souvient du temps où elle faisait partie du corps de Naoufel enfant. A cette époque, il vit avec ses parents au Maroc. C'est une enfance heureuse, dans le "meilleur des mondes". Il a confiance dans la vie : il veut devenir astronaute et pianiste, il passe son temps à enregistrer des sons mais ses parents meurent dans un accident de voiture. Naoufel part vivre chez un oncle à Paris. On le retrouve jeune homme : maladroit, timide, frêle, toujours en retard, il a même un accident de scooter.

Quand c'est la main coupée qui "raconte" l'histoire, tout est filmé à sa hauteur. Cette main est étrange : elle est comme une araignée ou un crabe quand elle se déplace. C'est bizarre de voir une main qui voit, qui marche, qui a peur, qui ressent des émotions mais on y croit. La musique aide le spectateur : elle raconte l'histoire elle aussi. Les qualités graphiques de l'animation sont impressionnantes comme le plan du regard de la main sur la grue, les plans panoramiques sur la ville ou les couleurs froides de la neige.

Quand Naoufel rencontre Gabrielle en lui livrant une pizza, il en tombe amoureux. Il la suit. Il se fait embaucher par son oncle à elle, Georges, qui est menuisier. Il construit un igloo en bois pour elle sur le toit d'une usine abandonnée. Elle se vexe : il lui a caché ses véritables intentions, en fait il travaille chez son oncle pour la revoir. Il se coupe la main en travaillant dans l'atelier par manque d'attention après une nuit alcoolisée. C'est une scène terrible, comme celle de la fin : Naoufel saute sur la grue, il prend de gros risques avec sa main en moins mais il réussit. Ça le rend très heureux : il a retrouvé confiance en lui et le courage de vivre même amputé se sa main. La fin du film est ouverte : est-ce que l'histoire d'amour entre Naoufel et Gabrielle va reprendre ?

Ce film est une belle double recherche : la main cherche à retrouver ce corps auquel elle appartient. Naoufel, lui, cherche l'amour et de manière plus générale, sa place sur terre.
2020/02/13 10:08 #2019-jai-perdu-mon-corps-71
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
J’ai perdu mon corps
Jérémy Clapin - 2019

A Paris, nous découvrons Naoufel, un jeune homme qui tombe amoureux de Gabrielle. Plus loin dans la ville, une main coupée s'échappe d'un laboratoire, décidée à retrouver son corps. S'engage alors une cavale à travers la ville. En découlent des péripéties jusqu'au terrible accident. Tout au long du film, nous allons découvrir Naoufel, la main et Gabriel reconstruire le fil de l'histoire.

Ce long-métrage nous montre comment une main peut ressentir un manque du reste du corps comme Naoufel ressent ce manque après l'accident. Le réalisateur a réussi avec brio à me transmettre ses émotions grâce à l'image et à la bande-son qui nous immergent encore plus dans l'histoire.
Petit-à-petit, sans nous en rendre compte, la main devient un personnage à part entière même si elle ne parle pas et ne nous montre pas d'émotion, à travers sa gestuelle, on la comprend. Je m'en suis rendue compte dans le passage avec les rats dans le métro, quand elle se fait attaquer. J'ai particulièrement aimé le fait que le film soit monté avec des aller-retour dans l'histoire de Naoufel. Mais je trouve que la fin n'a pas la même précision émotionnelle que le reste du film ; on ne voit pas assez Naoufel accepter la perte de sa main ou comment il se remémore cette vérité.

Marion Rolland TOBM
Lycée des Métiers Arago, Nantes
2020/02/13 10:12 #2019-jai-perdu-mon-corps-72
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
A la recherche du bonheur.

Triste et émouvant, il reste malgré tout, des mystères non élucidés…

Dans ce long métrage, Jérémy Clapin nous conte l’histoire de Naoufel, un adolescent orphelin perdu et noyé dans sa solitude, ce dernier se faisant rejeter par tout le monde. En parallèle, nous suivons le parcours d’une main, s’évadant d’une morgue et essayant de survivre dans les rues parisiennes. Sa vie va prendre un tournant lorsqu’il rencontre Gabrielle.

Je peux dire que, concernant la réalisation du film, Jérémy Clapin maîtrise parfaitement le cinéma d’animation, parvenant à nous faire vibrer lors de scènes sous « haute tension », comme lorsque la main se défend face au pigeon. Plus nous avançons dans le film, plus certains des mystères qui entourent le personnage principal sont mis en lumière. Cependant, le spectateur pourrait rester sur sa faim à cause notamment, de quelques zones d’ombre… Pourquoi cette main est-elle vivante ?
Les dialogues entre certains personnages sont parfois assez fragiles, voire enfantins, comme le montre la scène dans l’escalier de l’immeuble de Gabrielle, où nous pouvons penser que les échanges entre les jeunes gens sont assez superficiels alors que nous aimerions entendre des confidences plus intimes…
Pour conclure, le réalisateur a vraiment mis l’accent sur l’animation en privilégiant le dynamisme de certaines scènes.


Théo MADEC -TOBM
Lycée des Métiers Arago- NANTES
2020/02/13 14:55 #2019-jai-perdu-mon-corps-73
Lycée Jean Giraudoux , Bellac, académie de Limoges
J'ai perdu mon corps est un film d'animation français réalisé par Jérémy Clapin, sorti en 2019. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2019, il remporte le Grand prix de la Semaine de la critique. Il reçoit ensuite le Cristal du long métrage au Festival du film d 'animation d'Annecy.
Cet animé durant 81 minutes et se déroulant à Paris raconte l'histoire de Naoufel, un jeune homme qui va, pendant ce film, tomber amoureux de Gabrielle, une jeune fille dont il a seulement entendu la voix lors de leur première rencontre quand il lui a livré une pizza. En même temps que leur histoire, nous suivons la vie d'une main coupée s'échappant d'un labo. S'engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d'embûches et des souvenirs de sa vie jusqu'au terrible accident. Naoufel, la surprenante main coupée et la jeune fille retrouveront d'une façon, dirait-je assez poétique et inattendue, le fil de leur histoire.
Après le visionnage de cet animé, les mots étaient : perplexité, surprise...
En effet, c'est la première fois que je regardais un animé pour adulte et j'ai trouvé ça étonnant. Tout le travail fait est fascinant que ce soit au niveau des couleurs qui passent du noir et banc lorsque le réalisateur nous raconte l'histoire de Naoufel aux couleurs vives lors de son adolescence et sa rencontre avec Gabrielle mais également en couleur le parcours pleins d'embûches de la main coupée, que ce soit au niveau des très belles images ou encore de l'ambiance du décor urbain. J'ai trouvé que la musique apporte une très grande charge émotionnelle. Elle est utilisée différemment selon les séquences, l'ambiance et l'évolution des personnages. J'ai trouvé cette mise en scène plutôt poétique.
Cependant, de petites choses m'ont échappé comme par exemple la mouche, omniprésente ici et qui à mon avis cache quelque chose de symbolique.
Je recommande ce film que ce soit à des adolescents ou à des adultes car même s'il m'a laissé perplexe, c'est extraordinaire de voir une main se balader sur l'écran tout en racontant une histoire poétique et basée sur l'émotion.
Clémence Pagnat, Terminale L; Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2020/02/15 12:14 #2019-jai-perdu-mon-corps-74
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Le long métrage j’ai perdu mon corps, réalisé par Jérémy Clapin, est un film d’animation d’une durée de 81 minutes sorti en 2019 qui a été présenté en première mondiale au festival de Cannes où il avait reçu le Grand prix de la semaine de la critique, ainsi que le Cristal du long métrage au festival du film d’animation à Annecy. Enfin il a été nommé aux Oscars 2020.
Tout commence dans un hôpital, ou une main amputée tente de s’évader pour retrouver le corps qui la possédait, celui de Naoufel. Un jeune homme un peu rêveur, dont le plus grand rêve était d’être un grand pianiste astronaute. La main, plus vivante que jamais, va vivre des aventures durant son long voyage à la recherche de son corps. Quant à Naoufel, lui aussi va vivre différentes aventures, dans lesquelles il possédait encore sa main.
Le jeune homme déjà depuis l’enfance, a subi quelques traumatismes comme la perte de ses parents dans un accident de voiture, il sera recueilli par son oncle, qui sera totalement indifférent à sa présence, Naoufel va travailler dur pour gagner de l’argent et sûrement fuir des conditions de vie qui ne lui conviennent pas, mais son oncle lui réclamera l’argent qu’il gagnera. Par la suite durant son travail de livreur, Naoufel va découvrir Gabrielle dont il tombera amoureux. J’ai perdu mon corps est un film un peu étrange au premier abord, avec la main de Naoufel qui veut fuir l’hôpital. Mais tout de même assez touchant et émouvant, car certaines séquences du film seront des « souvenirs » de la main, des moments qu’elle a passé au côté de Naoufel toutes ces années, qui se sont finalement brutalement interrompues. On rencontre une petite romance qui parait non réciproque, dans cette comédie dramatique, un peu d’action sur certaines séquences. Enfin ce film est très beau quoique l’animation n’est pas spectaculaire mais elle est convenable et convient assez bien au film.

Léa Meftah, 1° Lycée Langevin
2020/02/16 12:03 #2019-jai-perdu-mon-corps-75
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Humanité sera le mot accrocheur de ce film ; que vous soyez président, employé dans un fast food ou un élève de lycée, le film touche tout le monde. Qui n’a jamais été à la recherche de soi ; nous nous sommes tous déjà perdu une fois, et avons tous commis des erreurs que ce soit dans le passé, maintenant ou dans un probable futur proche. Le film d’animation français “J’ai perdu mon corps”, est sûrement celui qui vous comprendra le mieux. Dans ce film réalisé par Jérémy Clapin, de l’émotion passant de la romance au dramatique, du fantastique et des sensations fortes sont attendus, et nous n’avons pas été déçus.

Cette critique saura vous donner tous les détails nécessaires, un avis carré sur l’animation, le son, les palettes de couleurs et même, l’affiche. Nous vous conseillons vivement d’aller visionner ce film avant de lire notre critique, cela évitera de vous gâcher l’effet de surprise et de vous citer des éléments clé de ce long métrage !
Un excellent film d’animation, bien qu’à certains moments l’animation nous laissait nous tenter par les bras de Morphée - bien que cela ne soit qu’à de courts passages du film -.

Cette animation nous parlera alors d’une main ayant perdu son corps, se retrouvant (réveillant du moins) dans un hôpital de la région parisienne. Elle s’y échappera, en quête de son corps d’origine, Naoufel, un jeune qui rêvait de devenir un grand pianiste en même temps qu’un astronaute ; deux métiers totalement différents, mais qui nécessite alors deux mains pour être vécu à cent pourcents. Durant son aventure semée d'embûches, nous voyagerons en compagnie de ce personnage hors-normes (la main), pourtant attachant malgré son manque de parole, et nous découvrirons en sa compagnie, les vestiges de son passé, son enfance, sa vie donc, celle de Naoufel, qui sera aussi un des personnages principaux de ce long-métrage. Nous en apprendrons chaque fois un peu plus sur le jeune homme et ses mésaventures, qu’il a pu vivre.
Un film ou l’animation 2D (2 dimensions) et 3D (3 dimensions) sont mixées, tout ça sur le logiciel “Blender” ; un talent impressionnant, qui nous a époustouflé et coupé le souffle sous les émotions.

A première vue, nous avons été quelques peu dubitatifs sur le contexte, nous avions vu la bande annonce et même, nos oreilles ont été attentives à ce que certaines personnes ont pu dire sur le sujet. Une main qui cherche son corps ? Surprenant, c’est original et cela veut sûrement faire passer un message, alors nous avons été plus qu’intrigués mais avions dû attendre pour visionner ce fameux film. Après ce visionnage, on avait l’impression de ressortir d’un reportage ; la fin et les quelques moments lents nous avaient ramollis voir presque endormis. Pour autant, le film était marquant, d’une qualité audio excellente et des scènes parfois emplies d’émotions et de messages laissant un frisson parcourir nos dos. En premier lieu, le dessin est réaliste et on se sent plus ou moins touchés directement, même si c’est une animation ; des dessins peuvent parfois retranscrire plus que des mots ou de vrais acteurs. Et la main, était plus que silencieuse pour le coup ; quelque chose à la fois agréable, et plus ou moins original. On a rarement l’occasion d’être à la place d’un personnage muet et fantastique comme celui-là !

Plusieurs passages nous ont surpris, déjà, les ambiances mises étaient en parfaite synchronisation avec l'image, comme lors de la rencontre des mains et des rats dans le métro, nous avons eu le droit à un retournement de situation ou les rongeurs se retrouvent rapidement ennemis de la main. Un cri qui nous aura surpris, un petit frisson d'angoisse lors de l'approche du métro et c'était plaisant à voir ; ce film n'est pas tout rose et peut parfois surprendre avec de la tension. On aura le droit à un autre passage du genre avec Naoufel, mais pour laisser du plaisir à nos chers spectateurs, on ne citera pas plus.
Une autre scène marquante, moins effrayante dira-t-on, est le passage où la main aperçoit l'endroit où vit son corps. Elle est logé en haut d'un immeuble et on peut juste apercevoir quelqu'un passer avant de revenir sur le personnage principal. À la fin, la main s'approche du vide, observant au loin la bâtisse où elle était un jour. Un plan large, face à la main, nous montre alors ce que le figurant avait fait ; un tag pour être plus précis, mais quelque chose qui passe à merveille avec l'audio et l'ambiance dégagée à ce moment. Un message "JE SUIS LA" qui passe alors pour n'importe qui, comme pour la main qui cherche désespérément son corps, elle voudrait qu'il voit qu'elle est là, même si elle ne peut pas crier. Ce message peut être aussi pour n'importe qui ; personnellement, on peut imaginer que tout le monde est visé, qui n'a pas cherché à ce qu'on le voit ? Qui n'arrive pas à montrer qu'on sera là pour telle ou telle personne. Tout le monde, sans exception.

Ces beaux moments emplis de ressentis, d'émotions permettent de nous tenir en haleine. Sans mentir, certains moments étaient simplement mous, se contentant de quelques passages, suffisants pour ramollir le public. Il y a des moments doux et calmes, et c'est une bonne chose, mais certains l'étaient peut-être trop.

Pour ce qui est de l'animation, on a pu observer une légère différence au niveau de la fluidité. En effet, les passages se déroulant avant la mains, sont très fluides et vifs la plupart du temps, tandis qu'avec Naoufel ou d'autres êtres humains, on pouvait avoir l'impression que le taux d'images par seconde chutait. Au début, ça se remarquait, mais on s'y habitue finalement comme l'un des charmes du film.
On ne peut pas réellement reprocher le manque de fluidité à certains moments, car c'est aussi une patte artistique que nous voyons. La production était aussi plus ou moins complexe, donc on peut très bien faire comme ci il n'y avait aucun problèmes, c'est mérité.

La romance entre le personnage de Naoufel et Gabrielle, ajoute une certaine tendresse et innocence et une deuxième aventure en parallèle avec celle de la main. Allant jusqu'à une livraison de pizza à une fin plus ou moins inattendue, Gabrielle montre dans ce film un caractère fort et bien trempé à côté de Naoufel, désespérant pour attirer son attention.
Il en vient à travailler chez l'oncle de la jeune femme, pour pouvoir s'en rapprocher et découvre au fur et à mesure une nouvelle passion dans la menuiserie. On apprend même, avec une pointe de drame lors d'une dispute entre le jeune homme et la jeune femme, que l'employeur de Naoufel, soit l'oncle de Gabrielle, est très malade. C'est quelques temps après, qu'un tragique événement arrivera à notre héros principal et qui nous donnera les réponses à nos questions mais surtout la question ; comment a-t-il perdu sa main ?


Original, touchant, dramatique et suspens sont les quatre mots qui qualifient, selon nous, le mieux ce film. Un très bon scénario, une qualité audio magnifique pouvant donner des frissons de sensations diverses et variées et une animation réalisée avec succès. Ce film mérite bien ses 6 prix et 12 nominations aux différents festivals.
Un film changeant la donne, réalisé avec brio, nous conseillons vivement d'aller le voir seul, ou avec plusieurs personnes.


Critique filmique réalisée pas Ortiz Cédric et Nourry-Robert Salomé, 1° Lycée Langevin
2020/02/18 09:40 #2019-jai-perdu-mon-corps-76
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
J’ai perdu mon corps, le film d’animation de B. Parent s’ouvre sur une scène très troublante, celle d’une main séparée du reste de son corps qui tente de fuir l’hôpital où elle se trouve.
Le film va mêler trois histoires : celle de la main, celle du personnage principal parti, et celle du livreur de pizza un peu lunatique. L’histoire est touchante puisqu’elle met en scène un jeune orphelin dont les parents sont morts dans un accident de voiture et qui, devenu adulte a du mal à conserver son emploi de livreur de pizza jusqu’à ce qu’il rencontre une jeune fille et qu’il se fasse embaucher par son oncle menuisier pour essayer de l’approcher.
Parallèlement à cette histoire et aux flash-back permettant de comprendre quelle a été l’enfance de ce jeune homme, on suit le parcours et les aventures de la main coupée dont on comprend vite qu’elle se livre à une quête – nous comprendrons à la fin qu’elle appartient à l’apprenti menuisier…
Je trouve ce film d’animation très beau, et loin d’être seulement destiné à un public jeune. Le contraste entre les scènes passées (en noir et blanc) et les scènes présentes (en couleurs) contribue à l’aspect dramatique de la narration. De même, le choix des plans rapprochés pour filmer la main immerge le spectateur dans l’univers démesuré de Paris ce qui augmente l’émotion et l’angoisse (on peut penser à l’épisode du métro, avec ses roues au bruit infernal et les rats affamés et menaçants) ; les mêmes procédés seront utilisés pour évoquer le monde du petit garçon – l’épisode de l’accident de voiture par exemple.

Wilfried NOEL,
Lycée Militaire d’Autun
2020/02/18 09:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-77
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
A Paris, Naoufel, livreur toujours en retard, tombe amoureux de Gabrielle à qui il vient apporter une pizza.
Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, peut-être d’un hôpital, bien décidée à retrouver son corps. Devenue un personnage à part entière elle s’engage alors dans une grande excursion à travers la ville, semée de difficultés et de souvenirs de sa vie passée – contact du sable chaud entre ses doigts, un jour de grand soleil par exemple, jusqu’au terrible accident qui la prive de son corps. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire.
Ce film d’animation développe deux histoires en apparence parallèles, celle de là main échappée du laboratoire et celle du personnage de Naoufel, le livreur. Il est assez touchant, notamment par son aspect romantique (c’est une histoire d’amour), poétique, et ce sentiment d’urgence qui parcourt tout le film, lié à une bande son très présente. L’histoire multiplie les flash-back en jouant de l’alternance entre le noir et blanc. (réservé aux souvenirs de la vie passée) et la couleur quand on revient au présent.
La fin montre que Naoutel a pu garder espoir : peu importe qu’il gagne ou qu’il perde !

Léa DELETTRE,
Lycée Militaire d’Autun
2020/02/18 09:43 #2019-jai-perdu-mon-corps-78
Lycée Militaire d'Autun, Autun, académie de Dijon
J’ai perdu mon corps est un film d'animation passionnant, émouvant, tragique, qui nous conduit à une réflexion sur nous-mêmes ; on pourrait croire en premier lieu que c'est « juste » un dessin animé, mais la narration choisie par le réalisateur nous retient instantanément : au début le film s’ouvre sur les aventures d’une main coupée qui doit survivre coûte que coûte, ce qui est plutôt émouvant ; le spectateur se retrouve par le biais de cette main comme un enfants dans un monde d'adultes. Puis peu à peu on comprend que cette main cherche à retrouver son corps et le film devient quête.
Le scénario est construit d’une manière assez complexe et très originale qui s'avère très efficace : nous sommes d’abord plongés dans un passé proche et nous reculons peu à peu dans le temps jusqu’à arriver à l'accident de deux parents. Ce film confronte donc sans cesse passé proche, présent la plupart du temps, mais entrecoupé de flashes-back.
Ce film d'animation nous montre aussi qu'un orphelin ne peut pas avoir les mêmes chances que des enfants qui ont eu une éducation normale ; le drame cause certes la marginalisation de ces enfants, mais le film n’est pas désespéré : il porte l’espoir et suggère qu’il faut se battre avec opiniâtreté.
Bien sûr comme souvent au cinéma la fin est plutôt heureuse, et la scène finale, suggérant des retrouvailles, est particulièrement émouvante.
Baptiste COTTON
Lycée Militaire d’Autun
2020/02/19 15:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-79
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
lycée Jesse de Forest, Avesnes sur helpe
J’ai perdu mon corps réalisé par Jéremy Caplin
Réalisation du film :
Ce film a été créé réalisé par rapport au Roman Happy Hand de Guillaume Laurent, c'est un film d'animation qui a été produit en France il dure 1heure21 il est sorti le 6 Novembre 2019.
La réussite du film :
Le film a obtenu le Cristal du meilleur long métrage et le prix du public au 43éme Festival International du film d'animation d'Annecy en Juin dernier. (2018)
L’intention de Jean Renoir:
Il assemble dans un même trame de récit la mémoire sensuelle et la perte de mémoire physique dérivant du manque affectif.
Synopsis :
Après l'accident de voiture qui a causé la mort des parents de Naoufel il se retrouve contraint d'aller vivre chez son oncle. Il devient livreur de pizza et tombe amoureux de Gabrielle pour se rapprocher d'elle il décide de devenir Menuisier chez un membre de la famille de Gabrielle. Un jour il a eu un accident de travail il se coupe la main mais cette main va tout faire pour le retrouver.
Critique sur le film.
Tout d'abord l'élément le plus important dans ce film c'est la main, cette main qui va parcourir plusieurs mésaventures comme par exemple les rats qui l'attaquent. Ce récit est assez complexe car il y a deux temps différents , l'auteur fait une analepse avant Naoufel un jeune garçon passionné par la musique. Aprés la mort de ses parents , il a reconstruit sa vie assez difficilement. Un jour quand il fait connaissance d'une jeune femme à travers un interphone. Dans cette scène le regard ne joue aucun rôle puisque tout se fait grâce à la voix ce qui est assez surprenant tout se fait grâce à l'ouïe. Tandis que Naoufel fait sa vie sa main explore son passé. Ce film mélange les sens c'est à dire (ouïe odorat), Ce film est fascinant. L'élément perturbateur est la main coupée c'est elle qui fait l'analepse entre l'ancienne vie de Naoufel et sa vie actuelle. Il porte une montre car il n'est jamais à l'heure . Sa vie a changé à cause de la mort de ses parents...Dans ce film la mouche est aussi un élément perturbateur car elle est là dès le début jusqu'à la fin et c'est d'ailleurs à cause de cette mouche que Naoufel a perdu sa main , je trouve que malgré la main qui ne parle pas elle nous plonge dans un monde fascinant dès le début on se met dans la peau de cette main. D'ailleurs le début du film est en noir et blanc pour bien faire la différence entre le présent et le passé ,pour ma part j'ai bien aimé ce film il est plein de découverte
émilie, 2d3
2020/02/20 17:37 #2019-jai-perdu-mon-corps-80
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Recette de Costa du lycée Pardailhan à Auch : « J’ai perdu mon corps »

- Commencer par mettre dans un saladier 100 gr de la France à notre époque
- Ajouter 300 gr d’un jeune garçon, Naoufel, qui a eu une enfance difficile sans ses parents et qui travaille en temps que livreur de pizza. Mélanger le tout et vous obtenez la vie banale de ce garçon qui n’aime pas le travail qu’il fait et les personnes qui l’entourent comme son cousin Raouf qui le méprise.
- Mettre une cuillère à soupe d’une main qui se balade dans les rues de paris comme pour retrouver quelqu’un, Naoufel, et vous avez le côté surréaliste et fantastique de la recette.
- Vous ajoutez 250 gr de Gabrielle, une fille que Naoufel apprécie et qu’on apprend à connaître tout au long de l’histoire.
-Mélanger avec du lait et avec 100 gr de Georges, l’oncle de Gabrielle qui trouve un nouveau travail à Naoufel et qui force indirectement le rapprochement entre Gabrielle et Naoufel et vous avez l’aventure d’amour du film.
- Rajouter un zeste d’un accident qui est un drame mais qui fait grandir le personnage principal et vous avez le film qui prend forme et qui accroche avec l’histoire de la main.
- Il ne vous reste plus qu’à mettre le four à 200 degrés et enfourner le gâteau pendant une heure et 21 min et la recette est finie !
2020/02/20 17:38 #2019-jai-perdu-mon-corps-81
Lycée Pardailhan, Auch, académie de Toulouse
Critique de film « J’ai perdu mon corps » sous forme de recette, par Hadrien du lycée Pardailhan à Auch
Recette « J’ai perdu mon corps »
 Afin de réaliser cette recette recette, vous serez priés de suivre chaque étape dans l’ordre indiqué. Vous aurez donc besoin de :
– 1 kg de réalisateur très ingénieux et contenant plus de 80 % d’imagination.
– 1 cuillère à soupe d’équipe très compétente en réalisation d’animation.
– 1 pincée de personnages avec une subtilité de curiosité et de timidité.
– 1 artiste musical capable d’égayer le film et le rendre plus vivant.
–200 g d’acteurs qui réalisent les voix.

 Premièrement, secouer le réalisateur, Jérémie Clapin, à fin de découvrir son film, « J’ai perdu mon corps », sortie le 6 novembre 2019 qui correspond à quatre pincée du livre « Happy Hand» de Guillaume Lauran, avec un genre d’animation.

 Deuxièmement, ajouter des acteurs : Hakim Farès, Dev Patel et Victoire Dubois qui permettront d’ajouter un arôme essentiel à la préparation finale, proche du physique des personnages.

 Troisièmement, mélanger l’équipe capable de créer du contenu d’animation de qualité afin d’obtenir une préparation homogène et réaliste.

 Quatrièmement, incorporer à la préparation la pincé de personnages qui vont permettre par la suite d’ajouter un réel charme à la préparation grâce à leur timidité, leur curiosité et leurs aventures palpitantes, qui feront peut-être mousser, aérer la préparation : Naoufel, un jeune homme réservé, timide et maladroit, Gabrielle, une jeune femme extravertie profitant au maximum de sa vie actuelle est assez fermée sur elle-même ainsi que Georges, le vieil oncle de Gabrielle et Raouf, le cousin de Naoufel qui est complètement différent de son cousin, sans-gêne, sans filtre et très franc.
 
Cinquièmement, faire pénétrer au mélange un artiste musical, Dan Levy, qui permettra par la suite de créer une réelle ambiance et de réels sentiments au cuisinier qui est en vous. Cet artiste musical doit permettre également de réaliser des musiques tristes qui évoque les événements et les vies des personnages.

 Sixièmement, enfourner à 280 °C pendant 40 minutes en veillant à surveiller la préparation afin qu’elle ne gonfle pas trop et qu’elle reste assez douce, calme et lente.
 
Septièmement, pour finir sortir la préparation, attendre qu’elle refroidisse et déguster là de façon raisonnable, sous peine d’évoquer un sentiment de tristesse, d’empathie et de développer une réflexion sur la préparation.
2020/02/23 10:39 #2019-jai-perdu-mon-corps-82
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Un film sensoriel

J’ai perdu mon corps est le premier long-métrage de Jérémy Clapin, disons-le tout de suite, c’est à nos yeux une très grande réussite.

Ce film d’animation suit le parcours de Naoufel entre passé et présent, entre espoirs et galères. Dans les premières minutes, des flash-backs nous font découvrir son enfance joyeuse passée au Maroc aux côtés de parents intentionnés et protecteurs. Puis nous le retrouvons jeune adulte recueilli à Paris par un oncle distant et profiteur. Devenu livreur (très maladroit) de pizzas, il survit de façon anonyme dans les rues de la capitale.

Alors que nous tentons de saisir ce qui a pu se passer dans la vie de Naoufel, et c’est là la principale originalité du scénario de Guillaume Laurant et Jérémy Clapin, nous sommes invités à suivre en parallèle le parcours d’un autre personnage… une main confrontée à tous les obstacles de la vie urbaine. Le membre fantôme combattra ainsi des rats dans le métro, se sauvera d’un camion-benne, survivra à la plongée dans un lac gelé ou bien échappera aux crocs d’un chien d’aveugle… essayant coûte que coûte de retrouver son corps !

Nous avons d’abord aimé le propos général du film, la réflexion sur l’enfance, la mémoire, la construction de son identité. Nous trouvons ce film sensoriel, par le fait qu’il accorde une place centrale aux sens, à l’ouïe et au toucher en particulier. Naoufel est un être sensible et tente de s’accrocher à des images rassurantes qui menacent de s’effacer : les moments passés sur les plages de son enfance, les empreintes laissées dans le sable et ce sable qui s’écoule entre les doigts de sa main. Son magnétophone conserve tous les sons qui le relient à son passé heureux : le bruit du vent, la voix de son père imitant Georges Brassens, le violoncelle de sa mère jouant Schumann… Enfant, il rêvait d’être pianiste ou astronaute, puis sa vie a été abîmée, coupée, mutilée, pour qu’il ne lui reste plus que ses souvenirs devenus douloureux.

Nous le comprendrons plus tard dans le film, Naoufel n’a pas réussi à faire le deuil de ses parents, disparus tragiquement dans un accident de voiture. Ce ne sont certainement pas son oncle ou son cousin qui vont l’aider. La seule qui va s’intéresser à lui est Gabrielle, dont il fait la rencontre… par interphone. C’est l’une des plus belles scènes du film. Les deux personnages ne se voient pas, mais ils réussissent à échanger l’un avec l’autre. Naoufel est séduit par la voix de Gabrielle, en même temps qu’il est surpris qu’elle lui demande comment il va après son accident de mobylette. Cette discussion crée une attente chez le spectateur qui, comme Naoufel, dessine dans sa tête le personnage de Gabrielle. Peut-être nous l’imaginions brune, avec de grands yeux noisette, une tête ovale, une bouche fine et rosée… Déjà, nous la devinions forte, sensible, imaginative, franche... Une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Saura-t-elle pour autant répondre aux interrogations de Naoufel : « A quoi sert la vie ? », « Qu’est-ce que l’on voit de tout en haut ? ». Si la scène se clôt sur des plans sombres et une musique mélancolique soulignant la solitude de Naoufel, la rencontre à distance a fait naître quelque chose en lui, le début d’un cheminement personnel. Tombé sous le charme de cette inconnue, il voudra à tout prix la revoir. Il tentera par tous les moyens de la séduire. Faisant certes preuve d’une grande maladresse, il témoignera également une sincérité extrêmement touchante.

Nous avons particulièrement apprécié les musiques du film (bravo au travail de Dan Levy), qui prennent le pas sur les dialogues et nous entraînent dans le ressenti intérieur des personnages. Retenons par exemple les notes mélancoliques qui accompagnent les doutes de Naoufel, la chanson de Scarr sur la construction de l’igloo, le hip-hop pendant la fête, et surtout La complainte du soleil de Laura Cahen pour le générique final.

La mise en scène est soignée, avec un très joli traitement des couleurs. Le noir et blanc ancre Naoufel dans son passé et montre à quel point il est attaché à ses souvenirs. Paris est pour lui une capitale aux accents sombres et moroses, avant que Gabrielle ne lui redonne quelques couleurs dans sa vie et ne fasse renaître un optimisme qu’il avait depuis longtemps perdu.

La scène finale est à cet égard magnifique. Elle constitue pour Naoufel le « grand saut », quand il parvient à faire son deuil. Il a perdu sa main et sa famille, mais il a retrouvé son corps. Décidé à vivre sa vie autrement, il a enfin réussi à « dribler le destin ».

Camille Adach, Azélie Da Mota, Laura Lanty, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/02/23 10:46 #2019-jai-perdu-mon-corps-83
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Quand tout n’est pas perdu…

C’est l’histoire d’un jeune homme, Naoufel, qui a perdu beaucoup de choses : son enthousiasme, son assurance, ses parents et sa main. Cette main va donc se lancer à l’aventure pour retrouver son corps…

Pour commencer, nous avons bien aimé le graphisme. Les dessins son très réalistes et donnent au film un charme incontestable. Les plans sont très soignés, notamment ceux réalisés dans le métro, qu’il s’agisse du combat de la main contre les rats ou de la scène dans la rame lorsque Naoufel tente de trouver Gabrielle. Jérémy Clapin nous montre un métro sombre, où seules dénotent le casque et le blouson colorés de la jeune fille, petites lueurs d’espoir pour notre personnage principal.

Les plans sur la ville sont également très beaux, avec beaucoup de détails (jusqu’aux reflets sur un casque d’astronaute…). Une scène est particulièrement agréable à regarder, au moment où la main « scrute l’horizon ». Elle exprime un sentiment de solitude infinie et nous donne envie de répondre à son appel au secours (« Je suis là ! »).

Mais s’il fallait retenir une scène en particulier, nous choisirions celle où la main console le bébé. Ce passage est tellement attendrissant, alors qu’un membre coupé se pose sur l’enfant ! Nous avons aussi apprécié le geste romantique de Naoufel lorsqu’il fabrique un igloo en bois pour Gabrielle, toutefois nous avons été déçues par la réaction de celle-ci.

La scène que nous trouvons la plus triste est lorsque Naoufel, désespéré de sa vie, raconte ses malheurs à Gabrielle, l’une des premières personnes qui s’est inquiétée pour le jeune garçon depuis son arrivée en France. C’est à ce moment-là qu’il redresse la tête, dans tous les sens du terme, qu’il tourne le regard vers l’interphone car elle lui demande tout simplement : « ça va ? ». Ce « ça va ? » veut dire beaucoup de choses pour lui. Quand il la cherche, nous avons l’impression que Naoufel la considère comme sa bonne étoile, comme quelqu’un qui prend soin de lui et l’éloigne de sa mauvaise destinée.

Reconnaissons-le également, nous n’avons pas aimé certaines choses dans le film. La première concerne Gabrielle, qui s’énerve auprès de Naoufel car il a essayé de la retrouver par tous les moyens. Nous pensions que les deux personnages allaient se mettre ensemble et non se disputer. Ils ne se parlent presque plus jusqu’à la fin du film, même si elle est très inquiète pour lui au final. Le deuxième point négatif est le fait que la main bouge toute seule, sans être reliée au cerveau, ça nous perturbe beaucoup, même si nous avions accepté le traitement fantastique de cette histoire.

Finissons tout de même sur une note positive : Naoufel arrive à tourner la page à la fin du film. En supprimant ses enregistrements qu’il a conservés depuis son enfance (des bruits, des paroles, des musiques…), il réussit à surmonter le deuil de ses parents. Le dernier son pour aller sur la grue sera celui pour tourner le dos à son adolescence malheureuse.

Anaïs Brizion, Manuel Dorget, Océane Guertner, Ilana Mathouillot, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/02/23 10:54 #2019-jai-perdu-mon-corps-84
Lycée PRO du Toulois, Toul, académie de Nancy-Metz
Une bonne idée, mal exploitée

J’ai perdu mon corps est un film fantastique, d’animation. L’histoire parle principalement d’un jeune homme prénommé Naoufel, qui a perdu sa main au travail (même si cela nous ne le découvrons pas tout de suite). Il rencontre une fille qui va mettre un peu de joie dans sa vie.

Tout d’abord, la musique est un élément essentiel dans ce premier long-métrage de Jérémy Clapin. Elle accompagne les personnages du début à la fin de l’histoire. Douce lorsque Naoufel se rappelle son enfance marocaine, elle devient plus triste quand il semble perdu dans une capitale parisienne trop grande pour lui. Des morceaux de rap rythment ensuite les moments où il redresse la tête, se sent plus en confiance. La musique est aussi très présente lors des scènes avec la main, par exemple rapide et forte au moment du combat avec les rats. Ces changements de ton et de rythme nous ont particulièrement intéressées.

Par contre, les passages centrés sur la main ne nous ont pas vraiment plu. Nous n’avons pas compris sa présence. Une main qui se promène dans la ville à la recherche de son corps, cela aurait pu être un bon concept mais avec des paroles. La main nous a tout de suite fait penser au film La famille Addams. Mais il y a des scènes désagréables, ainsi lorsqu’elle tue, casse le cou d’un pigeon. Il y a aussi le moment où la main est coupée.

Le message du film est très profond. Il parle du deuil des parents de Naoufel, et de la vie qui n’est pas de son côté. A la fin, la main se rapproche de son corps… sans se raccrocher à lui. Cela prouve que le personnage principal a presque fait le deuil de sa main perdue. Or pour sa mère et son père, ce n’est pas encore accompli. Il écoute souvent leurs voix sur son magnétophone. Lors de la dernière séquence, pour sauter de l’immeuble jusqu’à la grue, il trouvera pourtant la force de se libérer et de faire son deuil.

Kassie Boutrout, Noméha Drouin, Lyssie Fourcart, Marion Mahammedi, Annaëlle Oudinot, 1ère MMV
Lycée des métiers du Toulois
2020/02/26 12:10 #2019-jai-perdu-mon-corps-85
Lycée Jesse de Forest, Avesnes dur Helpe, académie de Lille
Decrucq-Wallet Critique 2D3
Kalycia

-> J’ai perdu mon corps est un film d’animation sorti le 6 novembre 2019.
C’est le 1er long-métrage de Jérémy Clapin, réalisateur français né en 1974 à Paris.
Le film a obtenu quelques beaux succès, notamment le Grand Prix au festival de Cannes 2019, le Cristal du meilleur long-métrage et le Prix du public au 43e festival international du film d’animation à Annecy.

Le film se déroule en mai 1994. On le sait car des indices dans le film nous le font deviner, comme un calendrier, mais on le comprend aussi grâce à un enregistreur- cassette et les voitures de l’époque.
Nous suivons pendant tout le métrage 2 chemins parallèles. C’est un récit cadre.

Synopsis : D’abord, nous suivons la vie de Naoufel. L’histoire commence en noir et blanc pour nous montrer son enfance heureuse au Maroc.
Quand il était un petit garçon, il rêvait d’être à la fois pianiste et cosmonaute.
Malheureusement, ses ambitions sont réduites à néant lorsque celui-ci perd ses parents dans un accident de voiture. Bouleversé, il va rejoindre son oncle en France et va devenir livreur de pizzas à Paris pour gagner un petit salaire.
Or, c’est précisément grâce à cet emploi que sa vie va changer : un soir de livraison, il arrive très en retard mais rencontre Gabrielle par le biais d’un interphone.
A partir de cet instant, il n’a dès lors qu’une seule obsession : faire connaissance avec cette jeune fille. Il la retrouve à la bibliothèque où elle travaille.
Sa quête lui permet même de trouver un nouvel emploi dans la menuiserie avec l’oncle de Gabrielle.

Au même moment, une main coupée s’échappe d’un laboratoire, bien décidée à retrouver son corps. On suit son voyage périlleux dans Paris : elle est petite et vulnérable, et se fraie un chemin difficile à travers les obstacles.
La ville est pleine de dangers. Des rats vont par exemple l’attaquer.
Le parcours qu’entreprend la main est semé d’embuches dans une atmosphère ténébreuse soulignée par le cadrage, les angles de vue et les couleurs sombres.
L’intensité dramatique apparaît : on ressent l’épouvante, le mystère et l’angoisse.

On comprend par la suite que les deux récits sont liés grâce à des analepses sur l’enfance de Naoufel, les coquillages, la plage, les parents en voiture…
Celui-ci, très maladroit, s’est coupé la main avec une machine au travail, en voulant attraper une mouche.
La mouche est un élément perturbateur qui joue un rôle tout au long du film car elle fait son apparition à plusieurs reprises (dans son enfance, à son accident…).
Naoufel et la main ont le même destin, la même vie, la même expérience et les mêmes souvenirs. Leurs chemins se rejoignent lorsque la main le retrouve enfin.

La fin est ouverte car Naoufel saute sur une grue, son destin l’a rattrapé donc il veut le déjouer, mais c’est au spectateur de l’imaginer.

Le cinéaste alterne les approches émotionnelles variées des séquences : on ressent la souffrance de Naoufel et son manque affectif à la mémoire des enregistrements réalisés avec ses parents quand il était petit. Mais aussi l’amour, car il ressent de la passion pour Gabrielle et on suivra plusieurs scènes romantiques entre eux deux (il lui construit un igloo). Enfin, il y a aussi de la terreur avec le graphisme horrible comme la rencontre de la main avec l’oiseau sur le toit d’une maison.

C’est un film touchant et audacieux.
2020/02/26 16:14 #2019-jai-perdu-mon-corps-86
Lycée Paul Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


J’ai Perdu mon Corps, Jérémy Clapin (2019)

J’ai Perdu mon Corps est un film d’animation français réalisé par Jérémy Clapin. Il est sorti le 6 novembre 2019. Le film, adapté d’un roman de Guillaume Laurent, raconte l’histoire Naoufel, qui tombe amoureux de Gabrielle après avoir discuté avec elle durant une soirée. Il cherche à attirer son attention par tous les moyens. De l’autre côté de Paris, on suit le périple d’une main parcourant la ville à la recherche de son corps. Elle se remémore alors sa vie, et dresse le fil de son histoire jusqu’au terrible accident.
J’ai Perdu mon Corps est le premier film de Jérémy Clapin. Il était d’ores et déjà, depuis plusieurs années, remarqué pour ses court-métrages comme Une Histoire Vertébrale (2006) ou Skhizein (2009). Ce premier long-métrage n'est pas passé inaperçu ; en effet, il a été présenté et primé aux festivals de Cannes puis d’Annecy. Cela a permis de lui forger une belle petite réputation avant même qu’il entre en salles. Pourtant, ce film était un pari total. Un film d’animation français, s’adressant aux adolescents et adultes plus qu’aux enfants, à l’histoire loin d’être banale, et réalisé par un jeune cinéaste n’ayant aucune expérience dans le domaine des longs-métrages : on aurait pu s’attendre à un échec. Cependant, le talent de Clapin a su toucher la majorité, et a pu lui apporter une nouvelle victoire.
Ce film, nous l’avouerons, est assez particulier. Après l’avoir visionné pour la première fois, nous l’avons d’abord plutôt trouvé étrange, et pas à notre goût. Mais après tout, nous n’avons pas eu l’occasion de voir beaucoup d’autres histoires dans le genre. Le personnage central de l’œuvre est un objet sans vie, incapable de parler, de voir, de sentir. Et pourtant c’est à travers ce même personnage que nous apprenons le passé de Naoufel, ses souvenirs bons comme mauvais, et ce qui l’a mené jusque-là. Nous avons presque l’impression qu’une main tranchée est dotée de pensées.
Le réalisateur a parfaitement su raconter son histoire, par la manière de la mettre en scène autant que par l’animation. Car, bien que le style graphique utilisé ne soit pas celui que l’on préfère, il reste tout de même bien pensé et assez simple. Les plans en noir et blanc lors des flash-back de Naoufel sont très beaux, et marquent un contraste avec la vie qu’il mène des années plus tard. Le film multiplie les points de vue et les temporalités sans jamais se perdre, ainsi il reste fluide et compréhensible. L’apparition fréquence de la mouche, que l’on voit au tout début du film, durant l’enfance de Naoufel, et finalement qui va mener ce dernier à perdre sa main, permet de faire un lien entre tous les éléments de l’histoire. Tout cela, accompagné de la musique mélancolique de Dan Levy,
Ce long-métrage est donc sûrement le meilleur film d’animation français de l’année. D’un côté, il y a une main qui cavale avec un but mais pas de corps. De l’autre, il y a des corps qui errent en manque de but. Ce parallèle, ainsi que tout le reste, accompagné de la musique mélancolique de Dan Levy, rend J’ai Perdu mon Corps poétique et sublime.

GIRAUDET Eva, 1° Lycée Langevin
2020/02/26 17:19 #2019-jai-perdu-mon-corps-87
Lycée de l'Altitude, Briançon, académie de Aix Marseille
« J'ai perdu mon corps » incarne le parfait film d'animation ! Naoufel un jeune adolescent malmené par sa famille d' accueil, suite à la mort de ses parents, décide de partir à la recherche de Gabrielle. Pour cela il va découvrir différents aspects de la vie. Tout au long du film nous suivons en parallèle sa main coupée qui pour suivre et protéger son corps fait face à un chemin plein d’embûches. Mais alors pourquoi Naoufel a perdu sa main ? C'est ce que nous découvrons avec émotions et surprises, la perte de sa main lui a permis de faire le deuil de ses parents ! Cette histoire décalée nous emporte dans un rêve infini. La fin permet au spectateur de laisser parler son imagination et son âme d'enfant pour écrire la suite des aventures du jeune homme.

Manon OLLAGNIER, Tle L
2020/02/29 13:16 #2019-jai-perdu-mon-corps-88
Lycée PRO Xavier Marmier, Pontarlier, académie de Besançon
Critique « j’ai perdu mon corps »


D’habitude, dans les films d’animation, les histoires sont assez enfantines, elles se déroulent dans un monde beau et imaginaire. Ces histoires là comportent souvent une morale. Les voix y sont toujours agréables à entendre, et il y a rarement de la violence, des insultes ou du sexe dans de genre de films. Les couleurs sont toujours vives pour donner un peu de joie dans ce monde. Ces films ont bercé nos enfances.

Quand on est allés voir « j’ai perdu mon corps », le film de Jérémy Clapin, c’était une histoire un peu compliquée à comprendre, sans fil conducteur clair entre chaque histoire, avec peu de sens à cause des trois histoires parallèles qui se chevauchent. L’histoire se déroule dans un cadre réaliste, avec une histoire d’amour banale, dans des couleurs souvent sombres. La violence et le sang sont présents dans ce film d’animation, tout comme le sexe. Le décor est urbain, sale. Seule la main coupée qui s’anime nous ramène à un univers irréaliste.
Du coup, on a été surpris à certains moments, et parfois déçus : certains n’ont pas compris le sens du film, et surtout on était très loin des films d’animation de notre enfance.

Il y a donc pas mal de choses avec lesquelles on a eu du mal, dans ce film très surprenant : un manque de cohérence et de trame claire à l’histoire, un film un peu monotone, peu d’actions et pas assez de but dans les histoires, qui ne prennent un véritable sens qu’à la toute fin du film. Nous avons souvent eu du mal à nous attacher aux personnages.

Mais il y a aussi des choses qui nous ont surpris agréablement : le personnage de Naoufel, ; en particulier : la façon dont il laisse le destin se faire, et sa découverte d’un nouveau métier en laissant faire le hasard est inspirante : ce jeune garçon qui décide de changer de vie, avec un parcours très dur, marquée par l’arrachement, est émouvant. Certains éléments poétiques du film demeurent un mystère, on se demande parfois si on est dans un rêve ou dans la réalité.

Finalement, la plupart d’entre nous n’a pas aimé ce film, à cause de son manque de cohérence, et du peu d’intérêt qu’il a déclenché chez nous. Toutefois, l’animation était intéressante, et originale : la façon de se déplacer de la main par exemple était bien imaginée, et le film était beau dans l’ensemble : ce film est très différent des autres, avec un style d’animation particulier. Sans doute l’aurions nous plus apprécié avec une préparation plus complète.
2020/03/03 11:53 #2019-jai-perdu-mon-corps-89
Lycée PRO Le Mans Sud, Le Mans, académie de Nantes
Salut Naoufel,
J’ai trouvé, sur mon chemin, ce papier pour pouvoir te retrouver …
J’ai commencé par m’échapper du labo; j’ai parcouru beaucoup de rues; de nombreuses péripéties me sont arrivé.
Comme je te l’ai dit, j’ai écrit sur ce morceau de papier pour pouvoir me raccorder à toi.
Je garde beaucoup de souvenirs, comme la rencontre avec Gabrielle, malgré notre timidité.
Aussi, je suis assez triste d’un souvenir qui me touche : le moment où je t’ai perdu en passant sous la scie… un moment tragique qui me fait t’écrire aujourd’hui.
J’espère qu’un jour on pourra se retrouver main dans la main.
Ta main
CABARET Manon,
LOUNISSI Clara
1ère BACPRO Commerce Lycée Le Mans Sud ( Sarthe)
2020/03/06 15:56 #2019-jai-perdu-mon-corps-90
Lycée PRO André Malraux, Béthune, académie de Lille
Ne dit-on pas tomber amoureux au premier regard ? Tombe-t-on toujours amoureux d’un physique ? Nafouel tombe amoureux de Gabriel en lui livrant une pizza mais qu’est-ce qui lui plaît chez elle ? Être amputé d’un membre est-ce toujours synonyme de handicap ? Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Nafouel a-t-il raison de révéler à Gabrielle qu’il la connaissait ? Des souvenirs peuvent-ils pas avoir des répercussions importantes ? Apprendre à son fils à attraper une mouche est-ce dangereux ? Doit-on tenter d’attraper une mouche quand on a la tête ailleurs ? Mais qui a au juste perdu son corps ? Et à qui appartient cette main qui déambule dans Paris ? Le film de Jérémy Clapin, au-delà de nous émerveiller par la fluidité de son graphisme, a fait germer beaucoup de questions, souvent nous avons été perdus, cela dit nous n’avons pas perdu notre corps et encore moins notre temps. Sur le chemin du retour, nous avons échangé. « J’ai perdu mon corps » est une invitation à l’évasion et à la réflexion !

Classe de 2MMV/2MARVI du lycée professionnel André Malraux de Béthune.
2020/03/09 14:49 #2019-jai-perdu-mon-corps-91
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
J’ai perdu mon corps, critique collective de la classe 1BPMS2, lycée BAUDELAIRE à Meaux.

Extrait du journal intime de Naoufel

J’étais désemparé et désespéré. J’errais sous la pluie pour livrer des pizzas à domicile.

Puis, le rendez-vous avec le destin. Je n’ai pas pu pénétrer dans ton immeuble en dépit de multiples tentatives. Tu m’as fait des reproches en me faisant remarquer que « j’avais 40 minutes de retard » puis tu m’as demandé si j’allais t’offrir la pizza.
Ta voix m’a subjugué, je suis tombé amoureux de toi instantanément, brusquement.

On a discuté longuement. Je m’en suis allé en promettant de venir, de jaillir dans ta vie.

J’ai appris que tu travaillais dans la bibliothèque Guy de MAUPASSANT. La femme de ma vie est bibliothécaire. Tu t’appelles Gabrielle.

Je me suis même résolu à quitter mon travail -certes mal payé- pour me rapprocher de toi, de ta famille.

Je voulais rentrer dans ton univers pour essayer de te plaire. Je t’ai suivie dans le métro.

Puis quand je t’ai croisée, j’étais comme paralysé, j’arrivais à peine à articuler. J’ai prétexté venir pour l’annonce demandant un apprenti menuisier. Je ne connaissais rien à ce secteur d’activité.

J’ai vu que tu parlais à ce monsieur d’un certain âge qui était dans son atelier.

J’ai prétendu vouloir être son apprenti, le seul moyen que j’avais trouvé de te côtoyer. Cela n’a pas été une mince affaire de le convaincre de me prendre sous son aile, il m’a même proposé un hébergement sous les toits, près de son lieu de travail.

Les débuts n’ont pas été faciles. J’ai appris les rudiments du métier. Nous sommes devenus amis. Mais mon cœur était loin de l’amitié. La passion grandissait chaque jour. Plus j’attendais, plus c’était difficile de tout t’avouer. Un jour, j’ai renversé des planches en bois et je me suis blessé. Tu m’as soigné.

Tu me conseilles un livre de John IRVING. Mon patron se trouve être ton oncle qui est malade.
Je travaille de nuit dans l’atelier pour te confectionner quelque chose de particulier, un igloo en bois sur le toit de l’immeuble. Je te demande si tu « crois au destin ».

On se retrouve tous les deux sur le toit et on se commande une pizza. Je prends mon courage à deux mains et je t’avoue tout, depuis le premier jour de notre rencontre fortuite. Tu me traites « de pauvre con ». Tu me dis que ton « oncle est malade ». Mais tu t’en vas brusquement. Je considère que je suis giflé moralement. Je détruis l’igloo en bois.

Je me rends ensuite à une soirée, je bois plus que de raison. Je suis ivre. Je me bagarre. J’écope d’un œil au beurre noir.
Je décide pour me calmer de me rendre dans l’atelier pour travailler. Une mouche me dérange alors que j’effectue des mouvements risqués. L’accident semblait inéluctable, ma main est tranchée.

Je revois des souvenirs de mon enfance quand papa chantait du BRASSENS. Je suis dans la voiture avec mes parents. Je me vois mettre ma main à l’extérieur pour me saisir du bruit du vent.
Mon père me dit que ce geste est dangereux ; il m’ordonne de rentrer la main. Nous avons un accident à cause d’une chèvre qui a traversé la route. Je reviens à ma situation présente. Ma main a été tranchée, elle est à côté de moi, sur mon lit. Cauchemar ou réalité ? Mon patron veut remplir les papiers pour l’accident du travail. J’ai tout perdu.

Je suis amputé physiquement et sentimentalement.

Je quitte ma chambre et mon travail. Gabrielle m’a congédié et offensé.

Je monte sur le toit et tente un ultime défi. Je me jette dans les airs. La vie n’a plus de sens.

Mon corps est mutilé et la femme que j’aime m’a insulté.

Je préfère quitter cette vie. Si une force surnaturelle souhaite que je reste en vie, qu’elle jaillisse maintenant sinon j’écrirais le mot FIN.
2020/03/09 15:01 #2019-jai-perdu-mon-corps-92
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
J’ai perdu mon corps, deuxième critique collective de la classe 1BPMS2

Lettre ouverte d’une main à son propriétaire

Je me suis échappée d’un laboratoire.

J’ai dû errer pendant des jours pour te retrouver. Je suis passée par des toits, j’ai tenté de m’agripper à un pigeon pour ne pas tomber dans le vide, en vain.

J’ai pénétré dans des vies familiales. Un enfant voulait être astronaute.

Il fait défiler une mappemonde lors de son anniversaire avec son papa. Cet enfant, c’était toi. Je suis une partie de toi, une partie amputée, une partie égarée.

J’ai marché dans la rue, dans les égouts pour te retrouver. J’ai été poursuivie par des rats. Je me suis trouvée sur des rails de chemin de fer.

En déambulant dans les rues, je ne cessais de penser à toi. Quand tu voulais convaincre l’oncle de Gabrielle de t’embaucher, il t’a indiqué d’emblée « l’outil, c’est ce que l’homme prend dans sa main pour [travailler] ».

On parle quelquefois d’un homme sans tête ou d’un homme qui a perdu la tête.

Mais un homme sans main, comment le qualifier ? De quelqu’un en situation de handicap ?

Tu étais déjà amputé moralement avec la perte d’êtres chers.

Tu désirais vivre librement en suivant les élans de ton cœur.

Tu es tombé amoureux d’une voix, tu as toujours été sensible aux sons, aux bruits du monde. Quant à moi, tu le comprendras aisément, je suis sensible au toucher. Un bébé m’a tendu la main et, avec toute son innocence, m’a donné de la force de continuer à te rechercher. Il ne m’a pas jugé.
Ta dulcinée rêvait aussi de liberté. Elle regardait les grands espaces tandis que tu plongeais ton regard dans le sien.
Elle pensait que tu ressentais de l’amitié à son endroit. Ton amour pour elle était puissant et ne risquait pas d’être déclinant.

Mais en apprenant la vérité, elle t’a congédié sans autre forme de procès. Tu as noyé ton chagrin dans l’alcool. Tu n’étais plus toi-même. Tu es devenu agressif et vindicatif.

Tu as regagné l’atelier et tu as décidé de travailler. La présence d’une mouche t’a agacé. Et là, le drame s’est noué. J’ai été détachée du reste de ton corps. Nous avons été séparés.

Tu t’es isolé des autres. Tu n’as pas voulu prendre la main que te tendais ton patron. Tu as compris que Gabrielle ne te donnerait pas la sienne. Tu as imaginé que tu étais condamné non seulement en tant que menuisier mais dans de nombreux métiers.

Quand un humain me croisait, il était horrifié. Tu l’étais également par notre séparation.

Quand je t’ai retrouvé, tu t’es jeté dans le vide.

Gabrielle était terrifiée.

Alors qu’on se retrouvait tous les trois, est-ce que nous allons nous perdre pour l’éternité ou est-ce que le destin va nous sauver ?

Signature : ta main
2020/03/10 09:58 #2019-jai-perdu-mon-corps-93
Lycée PRO Jean Hanzelet, Pont ? Mousson, académie de Nancy-Metz
J’ai perdu mon corps
Le destin dans ma main





Naoufel vient du Maroc et vit à Paris. Son destin est tragique : perte de ses parents dans un accident à l’âge de sept ans, sentiment de culpabilité, un travail pas fait pour lui, un logeur tyrannique qui lui taxe de l’argent… Un beau jour, il entend une douce voix à l’interphone, il fait tout pour la rencontrer et finit par arriver à ses fins chez l’oncle de celle-ci, menuisier de son état. Il se fait engager. Un jour, après une nuit triste et alcoolisée, il se tranche la main. Cette histoire est une poursuite entre le corps et la main, une poursuite de son destin. Le cours d’une vie peut toujours être changé, il suffit d’avoir de la volonté au plus profond de soi.



Le côté obscur de la vie est montré par des actions réalistes : garçon d’origine Maghrébine, simple livreur de pizza, galère de la vie. C’est un film à la fois simple et compliqué, tendre et abrupt (bagarre avec un jeune homme lors d’une soirée).



La musique oscille entre tendresse (musique classique de son enfance) et démesure (musique tonitruante). Quand la musique est lente, les scènes sont longues et quand la musique est rapide, les scènes sont courtes.

Un moment attendu et de résilience : lorsque Naoufel saute depuis le building sur la grue pour se libérer de son destin. Le silence, à ce moment- là, contribue à accroître l’effet libératoire et il nous met dans une ambiance de tension extrême.



Le cadrage a aussi son importance. Au moment de l’effet libératoire, la caméra est placée bien plus bas que le sujet et cette contre-plongée rend le personnage plus fort, plus grand et rend la scène plus tendue.



La vraie trouvaille du film est que le réalisateur insiste sur le détail de la main, détail qui n’en est finalement pas un. Cet insert, ce zoom et ce travelling avant insistent sur la quête périlleuse et désespérée à la recherche de son propre corps.



Le film est à la fois un film d’action lorsque l’on suit la quête de la main (attrape le pigeon au début, bagarre avec les rats dans le métro) et un film d’amour (rencontre amoureuse et inattendue à l’interphone).


Conseils



Vous pourriez aimer aussi Rambo the last Blood qui présente quelques similitudes avec une alternance de moments de tendresse et de moments très durs et dangereux.



Informations pratiques De : Jérémy Clapin

Avec : Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d’Assumçao, Bellamine Abdelmalek


Aigle Luka / Humbert Théo 2MRC3 Lycée Jean Hanzelet, Pont-à-Mousson



2020/03/10 10:58 #2019-jai-perdu-mon-corps-94
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Nommé aux Oscars 2020 dans la catégorie « meilleur film d'animation », « J'ai perdu mon corps » réalisé par Jérémy Clapin se distingue par la construction de son schéma narratif. C'est un entremêlement de deux points de vue, l'un plutôt original puisqu'il s'agit de celui de celui d'une main et l'autre qui appartient au personnage principal, que nous présente le réalisateur. Les temps se mélangent en passant de l'un à l'autre. Il faudra par ailleurs attendre la toute fin du film pour reconstruire mentalement la réelle chronologie de l'histoire. Ce sont alors tous nos sens qui se trouvent éveillés pendant l'entière durée du film. Dès les premières secondes de la bande-son, l'importance de celle-ci se révèle comme le réalisateur l'avait justement annoncé dans une interview post-séance. « J'ai perdu mon corps » est non seulement une œuvre emplie d'une frappante originalité, mais est aussi en quelque sorte une expérience fondée sur l'accouplement de la vision et de l'audition. Certaines scènes sont prenantes, peuvent couper le souffler tandis que d'autres touchent le cœur et parfois notre propre vécu.

La symphonie de ce film d'animation est amplement maîtrisée, l'ennui ou le manque d'intérêt n'y trouvent alors pas leur place. Les péripéties des deux protagonistes sont contées séparément, parfois entrecoupées par la présence de flashbacks. Ces derniers sont illustrés en noir et blanc, ce qui révèle l'importance de la colorimétrie quant au moment des faits relatés. Ceux-ci nous montrent l'enfance de Nahufel, qu'il se remémore en écoutant des cassettes d'enregistrement de moments passés en compagnie de ses parents. Les déclinaisons de noir et de gris sont alors rapportées à la nostalgie. Le blanc, quant à lui, est présent tout au long du film. Nahufel, sensible à l'imaginaire, privilégie d'ailleurs les toits recouverts de neige pour s'y réfugier. Le blanc devient alors comme son accompagnateur lors des péripéties qu'il vivra et joue par conséquent un rôle important auprès du protagoniste.

L'entièreté du récit requiert une attention particulière, qui déterminera par la suite la compréhension que nous en aurons et le sens que nous donnons à ce film. En définitive, vous ne perdrez pas votre temps en visionnant ce film et vous découvrirez qui a perdu son corps. Il s'avère être un concentré de tous les éléments nécessaires pour passer un agréable moment tout en même temps utile et enrichissant. Nous vous invitons alors chaleureusement à le regarder.







QUEFFELEC Clara

FOULON Clémence

2020/03/10 11:03 #2019-jai-perdu-mon-corps-95
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Le film «  J’ai perdu mon corps » de Jérémy Clapin produit et sorti en 2019 est un film d’animation surprenant grâce à l’élément principal : une main qui introduit une dimension surnaturelle du fait qu’elle bouge sans attache physique. Elle nous raconte son histoire à travers des flash-back, cela donne un suspense tout au long du film. Ce procédé nous a captivé ainsi que les couleurs vives qui donnent une originalité à cette œuvre.
Des éléments nous rapportent à notre enfance et à notre adolescence, par exemple l’histoire de la mouche que le personnage enfant essaie de saisir : tout enfant a déjà essayé, comme lui, d’attraper celle-ci en vain. Le sujet de l’amour a de même sa place dans cette histoire grâce à la voix d'une jeune fille qui symbolise la rencontre incertaine à travers un interphone entre ce livreur de pizza et sa cliente. Tout ces nombreux sujets dynamisent le film, ce qui plonge le spectateur dans le film. La séparation entre le corps et la main nous a paru plutôt finalement banale par rapport à toutes les aventures que cela engendre.
La bande originale composée par Dan Levy, accentue encore plus les émotions du film tout en illustrant l’histoire de la meilleur manière.
Ce film a remporté le Grand Prix Nespresso lors de la semaine de la critique ainsi qu’un César dans la catégorie du meilleur film d’animation et de la meilleure bande originale.
C’est sur cette note que se termine cette critique sur cette œuvre plaisante et riche en émotions qui nous a beaucoup plu et nous vous invitons à le découvrir au plus vite, vous ne serez point déçu.







DANION Cléa

LE JACQUES Joséphine
2020/03/11 09:23 #2019-jai-perdu-mon-corps-96
Lycée Georges Brassens, Neufchâtel-en-Bray, académie de Rouen
Anaëlle TL de Neufchâtel en Bray critique du film J'ai perdu mon corps.

Tomber amoureux à travers un interphone, perdre ses parents, apprendre un métier, vivre, sont les thèmes du long métrage d’animation  J’ai perdu mon corps. Il retrace l’histoire d’une main coupée qui cherche son corps dans Paris, la main animée par l’espoir va surmonter les obstacles pour parvenir à retrouver Naoufel, son propriétaire. À travers ce membre, le film retrace la manière dont cette séparation s’est produite, la vie du jeune homme, et son douloureux coup de foudre pour Gabrielle.
Difficile de cerner le sens profond du film, existe-t-il une véritable signification ? Le film questionne le spectateur sur sa destinée et sur son pouvoir d’être maître de son propre futur, Naoufel croit au destin et pense qu’on ne peut le changer qu’avec un acte vraiment surprenant.
De magnifiques images, des jeux de lumières, lorsque Gabrielle regarde dans le petit igloo fait de morceaux de sucre, le regard se dirige dans la construction sucrée et produit une impression d’éblouissement, une lumière presque polaire passe par la petite entrée de l’igloo. Certaines scènes  sont très poétiques grâce aux dessins, ainsi une mouche, annonciatrice et omniprésente, apparait légère et agréable, tel un papillon. Le son, autant que l’image est important, car souvent inquiétant, en opposition avec de belles images souvent rassurantes. La main coupée nous semble humaine et amicale. Le son est important pour le personnage principal Naoufel qui, dès son plus jeune âge, passe son temps à enregistrer de nombreux moments de vie, futiles mais également des tournants de sa vie.
J’ai perdu mon corps, est un film tout en contrastes et en antithèses, le dessin s’oppose à l’ouïe, des flashbacks en noir et blanc s’opposent elles aux scènes en couleur. Ces nombreux flashbacks nous montrent un petit Naoufel  bien différent du grand jeune homme, parfois livreur de pizzas parfois menuisier. L’œuvre elle-même est composée d’une histoire d’une douce violence, avec la poésie des images et la violence de la vie.
Néanmoins, la remarquable esthétique du film n’en est que la forme, le fond semble manquer de consistance, une certaine idée de la vie compliquée d’un orphelin, la question du destin, et une histoire d’amour fil conducteur de l’histoire. Le film nous rappelle le scénario de certains films d’animation pour enfants, avec une morale ou une fin révélatrice à côté de laquelle le public ciblé, trop jeune pour tout saisir, passe. Ainsi après ce film le spectateur se sent presque comme cet enfant qui ne comprend pas. Trop violente et sanglante pour être adaptée à un jeune public, l’œuvre reste un mystère et n’appelle que superficiellement à la réflexion, ne dénonce rien de particulier. Il paraît compliqué de savoir ou veut nous emmener  le réalisateur, Jérémy Clapin, dont c’est le premier long métrage.
2020/03/12 11:02 #2019-jai-perdu-mon-corps-98
Lycée Jean de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
J’ai Perdu mon Corps, de Jeremy Clapin, sortit le 6 Novembre 2019 au cinéma, est un film d’animation racontant la vie d’un jeune homme, nommé Naoufen.
Dans le film, sa main, qui a été coupée par accident, tente de retrouver son corps. Par le biais de celle-ci, le spectateur peut voir les souvenirs de Naoufen, lorsqu’il possédait encore sa main. Les souvenirs d’un jeune garçon pleins de rêves et de joie.

Une mouche le suit au quotidien, interprétant le sombre destin qui le suit.

En parallèle, sa main est confrontée à de nombreuses péripéties représentant le chemin de Naoufen. La peur, le sentiment de noyade, l’envie de s’échapper… Chaque élément est donné avec diverses musiques et des images pouvant créer un malaise chez le spectateur. Par exemple, lorsque la main est coupée du corps.

Par cette main, le spectateur comprend que Naoufen n'a plus besoin d’elle quand enfin il a pu faire le deuil de ses parents.

Le film J’ai Perdu mon Corps nous transporte dans des décors et une histoire émouvante. Le spectateur peut alors se retrouver bouleversé à travers l’étouffant quotidien de Naoufen.
Julie et Pénélope, lycée Jean de Prades, Castelsarrasin.
2020/03/12 14:35 #2019-jai-perdu-mon-corps-99
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg

Un voyage dans le temps

J’ai perdu mon corps est une animation française, réalisée par Jérémy Clapin. L’histoire se déroule dans la capitale, Paris. Une main s’échappe d’un laboratoire non loin de la grande ville et est décidée à retrouver son propriétaire.

Durant le film d’animation, on suivra le voyage semé d’embuches de la main à travers Paris. Le personnage principal de cette animation se nomme Naoufel, celui-ci a perdu ses parents lorsqu’il était enfant. En quelque sorte livré à lui-même, il travaille en tant que livreur dans une pizzeria pour gagner quelques sous.

Un jour, il rencontra Gabrielle, une jeune fille ayant commandé une pizza laquelle il était censé lui apporter. Victime d’un accident de la route, celui-ci a eu du retard dans cette livraison et a complétement cassé son véhicule de transport. Comme ce jour-là la pluie était très forte, les deux personnages ont échangé pendant un long moment à l’interphone de l’appartement de la jeune fille. Ils ont appris à se connaitre, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Naoufel, Gabrielle et la main sont liées par une histoire commune…

Tout d’abord, je trouve que cette animation est très bien réalisée, dans celle-ci les couleurs jouent un rôle majeur. L’enfance et les souvenirs de Naoufel sont en noir et blanc avec une mélodie très mélancolique en arrière-fond. L’adolescence du jeune homme et son histoire avec Gabrielle sont quant à eux en couleur.

Les décors urbains et l’ambiance générale du film sont assez soignés. La musique utilisée met en valeurs les images du scénario, elle est bien choisie et colle parfaitement à l’ambiance des différentes scènes voulue par le réalisateur. De plus, je trouve que la musique permet d’accentuer les émotions transmises aux spectateurs.

Cette animation interprète le thème de la main coupée d’une toute autre manière que les œuvres traitant également du même thème. L’animation est un peu basée sur le fantastique, mais aussi sur la recherche de ce qu’on a perdu. En effet, tout au loin de l’animation, on revivra l’histoire de Naoufel à travers le voyage dans le temps et les souvenirs de celui-ci grâce au voyage de la main coupée jusqu’à son propriétaire.

Personnellement, je trouve que la direction artistique de cette animation est jolie, cette animation met en scène des dessins avec beaucoup de détails, et très bien réalisée. Le mélange dans le passé et le présent est très bien maitrisé. Le changement de couleurs permet également aux spectateurs de suivre l’histoire en étant très peu perturbé par les retours en arrière.

Le scénario est assez original et touchant. L’histoire de l’enfance de notre personnage principal, Naoufel, m’a beaucoup marquée et était très émouvante. Des enregistrements sur des cassettes permettent aussi de comprendre l’histoire vécue par le propriétaire de la main coupée.

Ce long métrage est destiné aux adultes comme pour les enfants. Toute l’histoire est centrée sur les péripéties de la main coupée, ce qui est très novateur et intéressant. On découvre le monde à travers une main qui recherche à se souvenir et à comprendre son passé et son histoire. Les dessins de l’animation ne sont pas les plus esthétiques mais possèdent un certain charme unique. Au sein de cette animation, on remarque que la lumière et les perspectives permettent une impression de mouvements des caméras aux spectateurs, ce qui crée une autre dimension 3D à certains moments.

En ce qui concerne l’histoire d’amour entre Gabrielle et Naoufel, je trouve qu’elle arrive tardivement dans le scénario, mais il s’agit d’un élément essentiel et déclencheur dans la vie du jeune garçon. Celui-ci aura l’envie de reprendre sa propre vie en main, suite à la blessure due à la perte de ses parents.

Emy HO, Tle STMG, lycée Albert Schweitzer, Mulhouse
2020/03/13 12:04 #2019-jai-perdu-mon-corps-100
Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse, académie de Strasbourg
Cœur sur la main

J’ai perdu mon corps est un film d’animation fantastique réalisé par Jéremy Clapin. Ce genre d’œuvre à la fois d’une esthétique sans pareille mais aussi très émouvant se compte sur les doigts d’une main. Pas étonnant qu’il ait été récompensé du césar du meilleur long métrage d’animation ainsi que de celui de la meilleur musique. Deux aventures se déroulent en parallèle dans le film, celle du personnage principal, Naoufel, et celle d’une main, sortie d’on ne sait où. Ainsi, lorsqu’on essaye d’imaginer l’histoire selon le point de vue la main, on découvre l’histoire sous un tout autre angle.

Marchant seule sur les toits de la ville, elle se sentait abandonnée, comme si quelque chose d’essentiel lui manquait ou plutôt lui avait été enlevé. Sa démarche était maladroite, elle ne savait pas où aller mais elle ne voulait pas rester sans rien faire à part s’apitoyer sur son sort. Elle avait si peur et sa peau écorchée lui infligeait une douleur peu supportable. Elle avait l’impression d’avoir été rongée par une bande de rats affamés.

Mais elle ne sentait plus rien d’autre que ce vide au fond d’elle. Elle n’avait pas toujours vécu de cette manière. Avant, elle était entière, la tête sur les épaules. Seulement, tout avait dérapé du jour au lendemain. Il avait suffi d’un instant, d’une petite seconde de folie pour que sa vie dérape complètement.

Elle avait déjà fait tant de choses, mais caresser les notes de musique lui paraissait à présent un lointain souvenir.

Assise sur les tuiles des hauts immeubles, elle semblait guetter les environs, ignorant qu’elle ne verrait sûrement jamais arriver ce qu’elle espérait tant. Elle souhaitait de tout son cœur le retrouver, faire à nouveau corps avec lui. Cette pensée occupait l’entièreté de son âme, et certaines nuits, bercée d’illusion, elle rêvait de dormir à ses côtés.
Elle voulait à nouveau respirer la douce brume du matin, sentir les gouttelettes de pluie tomber dans son cou et être aveuglé par les rayons stridents du soleil.

Elle apprendra à vivre sans, coupée du monde, réécrivant son destin au lieu de suivre les lignes gravées dans sa main. Et toutes les fois où la lune se réveillera, elle verra ces deux étincelles dans le ciel et songera à la mélodie familière qu’elle ne pourra chantonner, faute de bouche.

Une main errante et solitaire recherchant un garçon au lourd passé, tous deux prêts à faire le grand saut dans la nuit froide de l’oubli.

POUSSE Mathilde, 2nde Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse
2020/03/13 17:40 #2019-jai-perdu-mon-corps-101
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Recette de «J’ ai perdu mon corps» pour une vingtaine d’adolescents

-Prenez 50L d’imagination
-Rajoutez 2Kg de philosophie
-Versez une larme d’horreur et de danger
-Prenez une pincée de graphismes réalistes et assaisonnez le tout
-Incorporez une dose de sciure de bois
-Reposez pour faire lever l’intrigue
-Rajoutez du coulis de tomate
-Puis faites cuire pendant 1 heure et 21 minutes
-Rapez 500g de l’igloo et de neige sur la surface de la pizza
-Relevez le tout avec des flashbacks d’enfance et infusez le résultat dans un grand bol d’adolescence
-Refroidissez le tout avec de l’audace et des rêves passés
-Coupez cela en deux
-Puis livrez votre pizza.


SAHRAOUI Benjamin, STORK Julie, LAURENÇON Pierre, LOISEL Nathan - Lycée Albert Claveille
2020/03/13 17:41 #2019-jai-perdu-mon-corps-102
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Voici notre commentaire du film «J’ai perdu mon corps» réalisé de la façon la plus ironique et humoristique possible.

C’est l’histoire d’un homme qui perd sa main ( quel maladroit )
Celle-ci part à sa recherche ( on voit ça tous les jours )
comme sorti d’un film de Tim Burton ( ou « La famille Adams » )
Elle traverse la ville ( pas à pied bien sûr )
Tue un pigeon et se bat avec les rats du métro ( moments épiques )
Puis on apprend son passé ( de l’homme pas de la main )
Il rencontre une fille durant ses livraisons de pizzas ( quel romantisme )
et tombe amoureux d’elle ( on ne s’y attendait pas haha… )
il trouve un travail chez l’oncle de la fille ( pour l’argent évidemment… )
Pour la séduire, il construit un igloo de bois ( chacun ses méthodes )
Après avoir été rejeté violemment ( telle une chaussette )
Il a des flashbacks du jour de son accident ( sortez les mouchoirs )
on apprend que ses parents sont morts ( tristesse )
Pour se changer les idées et déverser son chagrin ( *musique triste* )
il décide d’aller travailler ( vous sentez la bêtise arriver ?)
IL SE COUPE LA MAIN ! ( inattendue )

Morale : Incomprise

Emilie CHARLES, Marie-Lou BEFFARA, Juliette DEMARET, Manon DESCOUBES - Lycée Albert Claveille
2020/03/13 17:45 #2019-jai-perdu-mon-corps-103
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
C’est un film particulier, que nous avons du mal à comprendre, à certains moments comme au début à l’hôpital, ou encore tout au long quand nous suivons le parcours de la main…


Nous trouvons quand même le film intéressant, car il y a une histoire recherchée comme avec l’histoire de la mouche ou encore avec le magnétophone. En effet, tous les flash-back ont un rapport avec le présent, par exemple quand il se réécoute l’enregistrement de sa mère et qu’il fait la même chose avec Gabrielle.



Par contre, l’histoire d’amour est belle mais nous ne comprenons pas pourquoi la main intervient, en effet la main n’a pas trop de rapport avec l’histoire sauf quand il veut couper la planche mais qu’il se distrait par la mouche … qui lui rappelle les souvenirs avec son papa



Dans le film il y a aussi des moments touchants, comme quand il réécoute tous les enregistrement de sa maman et que l’on découvre qu’il a eu un accident…



Nous avons aussi été déçues par la fin du film, car nous aurions aimé soit qu’il y ait une suite au film soit que la fin soit moins dans le suspens



On peut dire que c’est une histoire poétique par la recherche de la main qui doit retrouver son corps en déroulant tous les éléments qui précèdent l’accident depuis que Naoufel était enfant



Il y a un style graphique recherché, les décors des personnages sont sous formes de dessins semi réalistes de bonne qualité



Maëlle Vergnes Héléa Pinto - Lycée Albert Claveille

2020/03/13 18:51 #2019-jai-perdu-mon-corps-104
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
Il s’agit d’un jeune homme qui a perdu ses parents lors d’un accident de voiture. Celui-ci va être recueilli par une famille pauvre jusqu’à ses 18 ans. Il rencontre une jeune fille qui se nomme Gabrielle dont il tombe amoureux et décide de la suivre. C’est ce qui va le mener à trouver un travail (n’importe lequel) pour ce rapproché d’elle. Il va devenir l’apprenti d’un artisan en menuiserie. Malheureusement, il va se couper la main avec une scie lors de la découpe d’une planche. L’histoire va raconter la jeunesse de ce garçon à travers sa main découpée qui à comme par magie repris vie pour retrouver son corps.

Ce qui nous a le plus marqué, ce sont les flash-back où l’on voit l’enfance du jeune homme quand celui ci est avec ses parents et son baladeur. Ce baladeur représente pour Naoufel un symbole de bonheur car il peut entendre les bandes d’enregistrements de quand il était petit. Mais ils représente aussi de la souffrance car il a perdu ses parents dans un accident de voiture quelque temps après avoir enregistré une bande son du vent à travers la fenêtre. Cela lui rappelle à chaque fois qu’il l’écoute que Naoufel se retrouve maintenant seul.
Pour ce qui est de l’animation, les images sont très bien réalisées notamment dans l’ombrage, les jeux de lumières et les détails des objets et personnage. Par exemple les traits qui forment les plis de la main.
Dans ce film, on peut ressentir les émotions de Naoufel à travers sa main qui sont la douleur, la tristesse et la joie de son enfance passé avec ses parents. Cette animation est très émouvante car on a envie d’aider ce jeune homme ( Naoufel ) lorsque celui ci passe par des épreuves insoutenable telle sa terrible enfance en raison de la perte de ses parents lors d’un accident de voiture mais aussi quand il se fait couper la main lors de la découpe d’une planche de bois.


Jules Forget, Neyris Daniel, Mathias Gallais – Lycée Albert Claveille
2020/03/13 18:55 #2019-jai-perdu-mon-corps-105
Lycée Albert Claveille, Périgueux, académie de Bordeaux
J’ai perdu mon corps est un film curieux et surprenant.
Ce film est bien mené et il nous fait nous poser des questions sur l’origine de la main, une main coupée qui s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps et de la mouche. L’apparition mystérieuse de cette main et sa signification peut être sujet à certains débats, chacun a son avis là-dessus car ce n’est jamais expliqué dans le film. Plus nous avançons dans le film plus nous nous demandons comment nous pouvons voir une main aussi similaire avec celle de Naoufel alors même qu’il a ses deux mains. à Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Après sa rencontre avec une jeune fille, Naoufel discute du destin et de ce qu’il représente. Les péripéties de la main nous ramènent à l’enfance de Naoufel. C’est alors que nous mettons en relation le destin avec cette mouche, elle qui se trouvait sur les lieux à chaque fois qu’un malheur arrive. Que ce soit lors de l’accident de voiture qui a tué ses parents ou l’accident de la scie sauteuse où Naoufel a perdu sa main, elle se trouvait toujours là. Naoufel dit même que le destin est une chose que l’on peut éviter, pour cela il est nécessaire est de faire une chose imprévue que l’on ne devrait pas faire comme par exemple marcher sur le toit et sauter tout d’un coup pour atteindre la grue. La main arrive à destination au même moment que Gabrielle, elles découvrent toutes deux que Naoufel s’est séparé du destin en sautant sur la grue. La main disparaît alors petit à petit comme signe de disparition du destin. Les péripéties de la main nous ramènent à l’enfance de Naoufel. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...
La musique est magnifique et sait nous mettre dans une ambiance adaptée autant dans les moments de tristesse que de violence ou même de stress.
Matéo Biale, Margot Castaing, ,Jules Bouysse, Guilhem Covezzi - Lycée Albert Claveille
2020/03/14 17:52 #2019-jai-perdu-mon-corps-106
lyceepro-des-metiers-moliere-bordeaux (établissement non trouvé)
Nous avons proposé aux élèves de réaliser leur critique du film sous la forme d’un haïku, poème traditionnel japonais en trois vers.

Un fracas, des morts…
La mouche est là
Sur la tête d’une chèvre.

Un dernier bruit de pas. Un saut !
Voilà mon destin. J’ai compris !
La fille, triste, reste immobile.
Rémi S.


Bzzzzzz est le bruit de la mort.
Ma main, tu auras un long et dangereux voyage
Avant d’être de retour.
Antonin

Le sang coule… Tu t’en es allé.
Puis tu es venu me chercher,
Mais je t’avais déjà oublié.
Théo C.

Fidèle amie destructrice !
Toi, la mouche,
Tu donnes vie à ma main.
Romain M.

Des cendres de neige effacent
La différence entre le ciel et la terre.
Dans le vide, la pureté s’abat.
Samuel Sens
2020/03/14 22:09 #2019-jai-perdu-mon-corps-107
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
J’ai perdu mon corps est un film d’animation français réalisé par Jérémy Clapin. D’une longueur d’une heure et vingt-et-une minutes, il est paru en salle le 6 Novembre 2019.

Ce film raconte l’histoire d’une main, qui, séparée de son corps, fait face à monts et marées dans le but de le retrouver. Alors qu’elle traverse de nombreuses péripéties, elle se remémore par moments les instants passés en compagnie de son propriétaire, Naoufel.

J’ai perdu mon corps est l’un de ces films qui implique le spectateur. Prenez-le comme un puzzle. On vous donne des pièces au fur et à mesure que l’intrigue progresse, et c’est au spectateur de les assembler pour bien comprendre l’histoire. On pourrait croire que cette caractéristique pourrait porter préjudice au film, pourtant, si vous vous appliquez à découvrir l’histoire en même temps qu’une main parcourt ses souvenirs, vous découvrirez une magnifique parcelle d’émotions au sein d’un champ d’incertitudes. Il est possible de peiner à suivre cette histoire. Et c’est pour moi son seul défaut. Car J’ai perdu mon corps, c’est la liberté de l’animation au service d’un message sur le fait d’aller de l’avant, et de mettre son passé de côté pour mieux avancer vers un futur meilleur.

Vous vous réveillez. Un film plastique vous entoure alors que vous essayez tant bien que mal de vous débarrasser de cette enveloppe plus que gênante. Alors que vous vous débattez, vous chutez. Où ? Vous n’en avez aucune idée. Vous parvenez à sortir du plastique. C’est seulement après avoir repris vos esprits que vous découvrez ce qui vous sert de corps : une main.

C’est à travers le point de vue de la main que Jérémy Clapin vous fait entrer dans son film. Et c’est réussi. Le doute, la peur, l’angoisse, ce sont des sentiments que le spectateur ressent aux côtés de la main. Car cette main, elle est expressive. Elle est si bien animée qu’elle peut nous faire comprendre tous ses sentiments à travers sa gestuelle. « Elle ? » me diriez-vous peut-être. Oui, « elle », car cette main est un personnage à part entière. Une entité qui se détache petit à petit de Naoufel, son propriétaire. Elle a des émotions, des peurs et des souvenirs. Mais surtout, ses désirs se différencient de ceux de Naoufel. Alors qu’à la fin, il va de l’avant et abandonne son passé, la main souhaite renouer avec le cœur de ce passé, Naoufel. La main est l’allégorie du passé de Naoufel. Lui qui a pris tant de son temps à travailler manuellement, tant en menuiserie qu’en piano, il a perdu cette main qui était la source de ses capacités. Et ce n’est qu’une fois qu’il accepte ce fait qu’il peut aller de l’avant, laissant la main en arrière.

Cette main pourtant, dans le but de retrouver son propriétaire, a vécu toute une aventure aux nombreux dangers. Les péripéties de la main prennent d’ailleurs une allure de road trip, et ce format convient parfaitement. Il tient le spectateur en haleine et permet de réveiller son attention à la sortie d’un interlude souvenir.

Le film se plaît notamment à utiliser le procédé du fusil de Tchekhov. Que ce soit la mouche qui devient plus tard la cause de la perte de la main, où l’enregistreur qui sert à la fin de message à Gabrielle, la fille dont est tombé amoureux Naoufel, l’œuvre multiplie l’utilisation du procédé. Et cela fait sens ! Ces symboles du passé de Naoufel, on les revoit tous. Jusqu’à ce qu’enfin, il les abandonne, eux, et sa main, dont il n’aura jamais découvert l’animisme.

L’intrigue et la façon dont elle est organisée sont au point. Mais l’esthétique et le choix de l’animation permettent tous deux de renforcer les points forts du film, mais aussi de faire de J’ai perdu mon corps un pur objet d’admiration. Car oui, ce film est un plaisir pour les yeux. Que ce soit des phares de voiture qui deviennent un ciel étoilé sous la vision de la main, ou des dizaines de flocons de neiges qui sont autant d’orbes reflétant milles couleurs, le film réussit sur toute sa longueur à nous émerveiller. À nous impressionner. À nous effrayer aussi. J’ai perdu mon corps est un film qui se plaît à créer une alternance entre tendresse et effroi. Le changement d’ambiance se fait notamment ressentir par le grossissement de corps normalement minuscules mis à l’échelle de la main. Cela crée une proximité entre ces corps et le spectateur, instille un malaise et installe de la tension.

Je tiens également à remercier Dan Levy, le compositeur de la BO, pour son travail sur le film : la musique qu’il a composée renforce cette tension que le spectateur ressent dans ces moments claustrophobes. De son côté, Le thème principal, bien qu’il soit simple, amplifie les émotions ressenties durant le visionnage ; il est présent dans les moments forts, et au fur et à mesure qu’il revient et qu’on le réentend, il gagne en puissance communicatrice. Chaque élément est en parfaite harmonie avec les autres, ce qui donne un résultat plus beau encore que le nombre d’or ne l’est en mathématiques. J’ai perdu mon corps est une addition réussie, un amas de sentiments qui explose sur sa conclusion, laissant le spectateur avec un intense sentiment de satisfaction.

Cette œuvre est un excellent film d’animation qui ravira chacun, tant par sa beauté esthétique que par son scénario émouvant. Il prend par le cœur, et remplit le spectateur d’un étrange sentiment de nostalgie. J’ai perdu mon corps est un film magnifique, qui mérite amplement sa place dans la sélection du prix.

Hugo Coué, TL

2020/03/14 23:24 #2019-jai-perdu-mon-corps-108
Lycée Val de Garonne, Marmande, académie de Bordeaux
Une aventure, le trajet d’une main voulant retrouver son corps, et d’un corps en quête d’échappatoires se laissant embarquer par des rêveries. C’est l’histoire que décide de raconter Jérémy Clapin dans son premier long-métrage d’animation.

Ces deux personnages que l’on voit bien distinctement et parallèlement faire leurs chemins ont un point commun : un personnage est le bout de l’autre. Chacun son récit et son univers… Ou plutôt deux perspectives distinctes sur le même univers, avec les mêmes souvenirs et ni plus ni moins les mêmes rêves.

Comme vous l’aurez compris, ce qui étonne le plus grand public c’est que Jérémy Clapin décide de donner le premier rôle à la main, se donnant tous les moyens pour nous faire accepter que c’est bien elle le personnage principal : nous donnant une vision près du sol, avec un jeu d’échelles important (de petits objets qui deviennent géants, des rats qui deviennent terrifiants, etc), nous indiquant par sa gestuelle ses sentiments et ses émotions, et créant même de l’empathie pour le personnage dans les scènes plus violentes.

Nos émotions sont prises au dépourvu, il m’est encore difficile de vous expliquer à quel point ce film peut être bouleversant, il a une telle manière de nous troubler, de nous déconcerter en jouant avec nos perceptions et nos sentiments… Jérémy Clapin brouille les pistes mais nous laisse des indices au fur et à mesure que l’intrigue progresse pour ne pas nous laisser dans l’incompréhension.

D’un côté, la main, un personnage complet et à part entière. Un être abstrait qui se détache petit à petit de son propriétaire et de ses envies. Elle ressent des émotions, des peurs et des souvenirs mais elle se laisse guider pas ses désirs, différents de ceux de Naoufel. Naoufel, un jeune homme, livreur de pizza, puis suiveur de Gabrielle, sa destinée ?

La main, allégorie du passé, permet de nous montrer que le petit garçon qu’il était ne l’a jamais quitté, ouvrant quelquefois sur des va-et-vient passé/présent, des flashbacks aux couleurs plus ternes données par l’animation pour nous remémorer mélancoliquement le passé ressenti par la main.

Comme cette main et cette destinée quittée par Naoufel, je vous abandonne vous aussi en allant vers l’avant.

Marina VEZIER, TL
2020/03/15 16:57 #2019-jai-perdu-mon-corps-110
Lycée PRO Charles Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique d’Alizée LALŒUFdu film j’ai perdu mon corps, classe 1BPMS2, Première bac pro Métiers de la sécurité, lycée Charles BAUDELAIRE à Meaux, Académie de Créteil.

Ce film pour moi est très bien réalisé. L’histoire est émouvante. Une main veut retrouver son « propriétaire ». Un jeune homme a perdu ses parents. Deux solitudes sont montrées de manière parallèle.

Certes, cette histoire contient de nombreuses aventures et péripéties. Je trouve que le héros principal, le livreur de pizza, est touchant. On perçoit qu’il ne sait pas s’y prendre avec les femmes.

Naoufel fait tout pour être avec elle y compris changer de métier et mentir pour mieux l’approcher et toucher son cœur. Mais le mensonge originel va se retourner contre lui.

Quand elle a appris la vérité, Gabrielle l’éconduit sèchement. Elle refuse d’être avec lui, se base sur des apparences trompeuses. L’amour est brisé ce qui brise le moral du spectateur. Naoufel, pris de boisson, se coupe la main accidentellement.

Je trouve que les graphismes du film sont exceptionnels.

Toutefois, je dois confesser que ce n’est pas mon style de film. Je suis restée sur ma faim.
En effet, la fin est énigmatique. J’espère qu’il y aura une suite pour savoir de manière explicite si la main retrouve Naoufel et si l’amour va finir par triompher et s’imposer.

Alizée LALŒUF
2020/03/15 20:11 #2019-jai-perdu-mon-corps-111
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
J’ai perdu mon corps, de Jérémy Clapin, est un film d’animation qui retrace l’histoire de Naoufel un jeune garçon triste et solitaire qui a perdu, enfant, ses parents dans un accident de voiture. Il va alors vivre chez son oncle et travaille comme livreur de pizzas, alors que son rêve d’enfant était de devenir pianiste et astronaute. Sa vie n'a donc pas pris la tournure qu'il souhaitait, il est un peu perdu et ce n'est pas son cousin, voyou de banlieue qui ne pense qu'à l'humilier, qui le tire vers le haut.
Le film alterne dessins en couleurs et en noir et blanc en référence au passé ou au présent. Le graphisme, proche de la bande dessinée, est très urbain.
En parallèle de Naoufel, on suit le destin d’une main qui s’échappe du réfrigérateur d’une salle de dissection, commence alors une poursuite effrénée dans la ville où cette main coupée affronte mille dangers pour rejoindre le corps auquel elle appartient. Le rythme s’accélère, la musique angoissante nous plonge dans un film d’action fantastique, cette main errante surmonte les obstacles (les pigeons les rats, le métro) et essaie de retrouver son chemin, tout comme Nafouel,qui chargé d’un passé douloureux, tente de se reconstruire.
Comment surmonter la perte et le deuil est l’un des principaux thèmes du film qui alterne scènes d’actions et scènes plus lentes où l’on rentre dans l’intimité des personnages.
Ainsi, un soir, au hasard d’une livraison qui a pris du retard, Naoufel fait la connaissance de Gabrielle, il échange longtemps avec la jeune fille à l’interphone de l’immeuble où elle habite et pour lui, c’est un véritable coup de foudre. Cette scène est très touchante, presque poétique, car Naoufel ne peut percevoir que la seule voix de Gabrielle. Il est troublé, cet amour lui redonne espoir, c’est pour lui un nouveau départ. Il décide donc de la retrouver et se rend à la bibliothèque où elle travaille. Il emprunte un livre sur l’Arctique et tente de la séduire.
Tandis que la main coupée tente de retrouver son corps, Naoufel lui tente de trouver l’amour.
Chaque personnage est dans une quête perpétuelle. Pour conquérir Gabrielle, Naoufel devient apprenti menuisier chez l’oncle de cette dernière, sa vie prend alors un autre tournant. L’oncle de Gabriel est très paternel, il le forme au métier. C’est une étape importante du film car, enfin, on comprend le lien qui unit l’histoire de cette main sans corps et celle de Naoufel.
En effet, Naoufel se coupe la main avec une scie électrique et quand la main errante le retrouve enfin et se positionne au bout de son bras, on comprend que ce qui a été cassé, détruit, est enfin réparé.
Alors arrive la scène finale très forte et intense : Naoufel, s’est réfugié sur le toit de l’immeuble où il a construit un igloo en bois pour Gabrielle. Cet igloo est important car c’est un refuge, un lieu de partage et de joie avec celle qu'il l’aime. Aussi, quand il tente un saut sur une grue devant elle, la tension est à son comble car, c’est un saut dans l’inconnu, le vide. On ne sait pas si Naoufel a choisi la mort ou la vie. Et quand finalement, il réussit à atteindre la grue, on se dit que Naoufel a enfin son destin en main. La vie s’ouvre alors à lui et tout semble devenir possible.

Cynthia DAGNEAU / Elisa MILLOT/ seconde BAC PRO GATL, LP de l’Atlantique.
2020/03/19 11:42 #2019-jai-perdu-mon-corps-111-1
Lycée Georges Sand, La Mée sur Seine, académie de Créteil
Critique du film "J'ai perdu mon corps"

Le film se déroule à Paris. Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Une main coupée s’échappe d’un laboratoire et fait un "parcours" des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle se retrouveront de façon inattendue, à la fin de l'histoire.

Nos premières impressions sont que le film était très divertissant. Nous avons apprécié le film. Les scènes nous ayant le plus marqué sont quand la voiture de ses parents a eu un accident, car il perdu sa main ; ensuite, la scène où il a sauté du haut du bâtiment jusqu'à la grue à la fin du film, ce qui montre que le personnage se sent libre. Il est différent des films qu'on a vu avant car c'est le premier film d'animation qu'on a eu depuis le début de l'année.

Les personnages étaient bien choisis. Le lieu dans le film était Paris, un endroit connu par tout le monde, et les graphismes étaient épurés, ce qui est très captivant car ce sont des textures simples et cela nous donne envie de regarder.

Killian, Maël et Mattéo
2020/03/19 22:09 #2019-jai-perdu-mon-corps-112
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
L'hu-main qui fait mouche


Réalisé par Jérémy Clapin, acclamé par les critiques journalistiques comme par le public, nominé et primé dans de nombreux festivals comme Annecy où il a reçu le Cristal du long métrage... « J'ai perdu mon corps » est un chef-d’œuvre en matière de film d'animation et ça on le comprend dès les premières minutes de visionnage.
Il y a deux « personnages » principaux à cette histoire : Naoufel, et son passé plus ou moins proche du présent de l'histoire, et il y a une main, oui, une main, une main coupée après un accident, celle de Naoufel. Cette main vit, elle a des sentiments, elle a même des souvenirs, en l'occurrence ceux de son ancien détenteur et elle s'en souviendra tout au long du film grâce au décors, à ses sensations et ses sentiments. Alors certes la première sensation du spectateur est plus celle du dégoût mais on finit par s'attacher à cette main, on peut même avoir peur pour cette main, et tout ça grâce à une animation parfaitement restituée sur le plan artistique qui nous permet de la comprendre avec un langage corporel des plus simple. Le plus déroutant c'est que dans cette histoire les deux protagonistes ne se croiseront jamais, alors qu'ils évoluent dans le même univers. Ils finiront par se croiser mais il n'y aura qu'un des deux qui sera conscient de cette rencontre.
On retrouvera plusieurs idées et messages à travers d'autres personnages du film : la mouche symboliserait le destin, le destin qu'on ne peut pas attraper quoi qu'on fasse, il nous emmène là où on doit aller et il est difficile voir même dangereux de le changer et imaginons qu'on y réussisse ; ce changement ne ferait-il pas parti de notre destin ? Bref, nous divaguons ! On retrouve ensuite le cosmonaute, il peut évoquer le rêve d'enfants qu'on à tous eu et auquel on peut encore penser malgré l'âge. « J'ai perdu mon corps » laisse donc libre notre imagination, libre à nous d'aller plus loin que les images et de pousser nos réflexions, d'ailleurs cette fin très ouverte est encore une invitation à la réflexion, donc soit elle nous parait frustrante car on préfère avoir une fin concrète dans un film qui ne l'est pas, ou on imagine et on rêve, donc pour clore cette critique nous avons un seul mot d'ordre : rêvons !

Lilou Maillard, Chloé Legras, 1G4, Lycée Marc Bloch, Val-de-Reuil
2020/03/19 22:13 #2019-jai-perdu-mon-corps-113
Lycée Marc Bloch, Val de Reuil, académie de Rouen
The main character

J’ai perdu mon corps est un film d’animation français réalisé par Jérémy Clapin. Il a commencé sa carrière comme graphiste et illustrateur pour la presse puis a travaillé dans la publicité. Il réalise ensuite plusieurs courts-métrages comme Skhizein qui remporte plus de 90 prix en festival, son troisième court-métrage Palmipedarium sera également récompensé. C’est alors qu’il se lance dans un projet plus ambitieux avec son premier long métrage J’ai perdu mon corps qui remporte à son tour le grand prix et le prix du public d’Annecy 2019, le Grand prix de la Semaine de la critique de Cannes 2019. Le magazine Le journal des femmes le nomme comme « Le meilleur film d’animation français de cette décennie ».

Jérémy Clapin aurait-il réussi à susciter l’envie et la curiosité des spectateurs ?

Difficile de parler de ce film sans en dire trop sur son contenu. Jérémy Clapin s’est en effet lancé dans un projet très ambitieux, celui d’inviter le spectateur à vivre l’aventure d’une main à la recherche de son corps. Une vision au premier abord plutôt terrifiante d’une main coupée. Il faut alors que le spectateur ait de l’empathie pour la main. Pour cela le réalisateur nous raconte la vie de celle-ci. Il nous montre qu’elle occupe de nombreuses fonctions. C’est elle qui nous fait découvrir par le toucher diverses sensations : le mou, le doux, le dur, le piquant, le gluant… Elle nous donne du plaisir, nous fait souffrir et nous aide à bâtir notre avenir. Elle est celle qui est à l’origine de productions artistiques – roman – peinture - sculpture plus ou moins réussies mais qui expriment et provoquent des sentiments profonds.
Cette histoire reflète en réalité une philosophie de la vie, puisque trois histoires sont ici racontées : celle de Naoufel enfant, de Naoufel adulte et de l’aventure de la main.
Le passé de Naoufel nous dévoile un enfant plein d’ambitions avec des parents aimants. Il aimerait savoir attraper les mouches qui lui sont désagréables, son père lui conseille de viser à côté. Adulte on découvre alors Naoufel qui n’a pas réussi dans la vie. C’est la rencontre de Gabrielle qui lui ouvre les yeux sur sa vie et le décide à prendre son courage à deux mains et à devenir apprenti menuisier. Le jour où il réussit à attraper une mouche, une faute d’inattention provoque un véritable drame. Mais ce drame n’est-il pas en réalité le commencement d’une nouvelle vie, à la conquête de ses rêves ?

Nous pouvons trouver dans ce film plusieurs éléments importants comme le dictaphone qui l’est, car c’est à travers cet objet que l’on découvre certains de ses souvenirs. C’est lui qui permet de comprendre l’histoire de Naoufel jusqu’à la fin du film.
Naoufel rêve de devenir astronaute. Dans ce film, l’astronaute est une image d’espoir dans le périple de la main comme dans celui de Naoufel. Effectivement il rêve de briller comme une étoile pour illuminer sa propre vie.
Enfin la mouche est un élément déclencheur. Elle fait partie des souvenirs, apparait régulièrement dans le film subtilement. Ce qui prouve que c’est un élément majeur dans l’histoire, un fil conducteur.
C’est surtout elle qui va déclencher la nouvelle vie de Naoufel, une vie qui pourrait être bien meilleure.

Nous avons apprécié ce film qui au premier abord est très perturbant voire dégoutant. Néanmoins nous sommes plus terrifiés par les dangers que rencontre cette main plutôt que par celle-ci. Nous nous sommes même attachées à la main. On remarque à quel point elle peut laisser des traces tout au long de la vie. Une belle leçon de vie est ici racontée.

Ambroise David, Matéo Lecoq, 1G4, Lycée Marc Bloch, Val-de-Reuil
2020/03/27 18:19 #2019-jai-perdu-mon-corps-114
Lycée Langevin-Wallon, Champigny-sur-Marne, académie de Créteil
« J’ai perdu mon corps »


« J’ai perdu mon corps » est un film français d'animation réalisé par Jérémy Clapin, et sorti en 2019. Il remporte le Grand prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2019.
« Un truc improvisé que tu ne devrais pas faire, que t’aurais pas dû faire mais que t’as bien fait de faire parce qu’au final ça t’a ramenée ailleurs et tu regrettes pas : dribbler le destin »
Ce film d’animation raconte l’histoire de Naoufel un jeune orphelin marocain qui a perdu ses parents lors d’un accident de voiture. Il a été envoyé en France chez son oncle. En grandissant il devient livreur de pizza. Lors d’une livraison ratée il discute avec une jeune femme, Gabrielle, à travers l’interphone de son immeuble. Il décide de la suivre. Il arrive un jour à l’atelier l’oncle de Gabrielle qui est menuisier. Le menuisier accepte d’engager Naoufel, il devient son apprenti et apprend le métier. Il vit désormais chez son patron. Puis vient le jour du drame, la mouche, qu’on a vu déjà au début du film, le déconcentre alors qu’il utilise la scie circulaire : Naoufel perd sa main. C’est cette main que l’on suit tout au long du film. Elle cherche son corps.
Le personnage de Naoufel est souvent triste, perdu. Il ne se sent pas à sa place, il ne trouve de place qu’auprès du menuisier qui est sa seule famille. Fils d’une musicienne et d’un intellectuel, Naoufel aurait très bien pu devenir internaute, musicien comme il le voulait, mais après la mort de ses parents son espoir s’est éteint. La perte de sa main n’arrange rien.
Naoufel doit admettre sa culpabilité dans l’accident de ses parents pour pouvoir avancer et se réconciler avec lui-même. Alors il « dribble le destin » et pourra reprendre sa vie en main.
Je suppose que le message que voulait faire passer l’auteur est de « dribbler le destin », ne pas se laisse abattre et reprendre sa vie en main même si, comme Naoufel, on l’a perdu. La difficulté qu’a la main à retrouer son corps montre la difficulté de s’accepter tel que l’on est vraiment et donc la difficulté de se reconstruire. Cependant le retour en arrière est impossible comme le montre le réalisateur, la main essaie de se recoller à son corps mais ne le peut pas.

Le film en lui-même est plutôt plaisant cependant l’histoire de la main est peut-être de trop. Sur le coup on ne comprend pas forcement pourquoi elle a été mise dans l’intrigue principale. Mais avec une analyse un peu plus approfondie on arrive à comprendre l’importance de son histoire. J’encourage tous ceux qui veulent eux aussi dribbler le destin à aller voir ce film.