La fille au bracelet

Données du film

atlantique affiche V2Réalisé par : Stéphane Demoustier

Avec : Mélissa Guers, Chiara Mastroianni, Roschdy Zem, Anaïs Demoustier

Long-métrage : France

Genre : Drame

Durée : 1h36

Année de production : 2019

Distributeur : Le Pacte

Synopsis

Lise a 18 ans, elle vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet électronique car elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie.

Récompenses

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Critiques de presse

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A regarder

  • La carte postale de Stéphane Demoustier   La fille au bracelet carte postale
  • Notre interview du réalisateur :

- Sa formation professionnelle

- Le choix de Chiara Mastroianni

- Le choix du lieu : le tribunal

- Les films de procès

- Filmer Lise

- Le lien entre les parents de Lise

- Le lien avec Camus

- Laisser un doute

- Le travail du montage

- Les chiffres (temps de tournage et budget)

- Travailler avec sa soeur Anaïs Demoustier

- Filmer l'adolescence

- Le personnage du petit frère

- Conseils pour de futurs réalisateurs...

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Critiques libres

  • Lycée Charles Baudelaire de Meaux (académie de Créteil)

baudelaire fille au bracelet1

Commentaires

2020/02/26 12:56 #2019-la-fille-au-bracelet-1
Lycée PRO Arago, Nantes, académie de Nantes
« La Fille au bracelet », un procès à Nantes


Dans son film sorti en février 2020, Stéphane Demoustier raconte l'histoire de Lise (Mélissa Guers), une adolescente de 18 ans accusée d'avoir tuée sa meilleure amie Flora. Depuis deux ans elle porte donc un bracelet électronique à sa cheville.

Le film montre le procès de Lise jusqu'au verdict final, il montre aussi la vie d'une nouvelle jeunesse, parfois incomprise par les plus grands comme ici les parents de Lise qui apprennent de nombreux faits sur leur fille. Le doute toujours présent le film nous laisse imaginer tous les scénarios possibles.
Il dénonce les nouveaux phénomènes d'internet comme le « revenge porn », c'est le fait de publier des vidéos ou photos à caractère pornographique pour se venger de quelqu'un.
Il montre aussi une sexualité de nouveaux ados en parlant de fellations, de rapports sexuels entre ami(e)s... Les acteurs collent parfaitement avec leur rôle surtout Roschdy Zem qui joue le père le Lise, un père qui en apprend beaucoup sur sa fille mais qui la soutient malgré tout.

Pour conclure, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film qui m'a fait souvent changer d'avis sur le coupable et laisse planer le doute jusqu'à la fin. La dernière scène du film m'a laissée sur ma faim, elle laisse à chacun la liberté de croire ce qu'il veut.

Léna Friconneau- TERA
Lycée des Métiers. Arago. Nantes
2020/03/10 20:20 #2019-la-fille-au-bracelet-2
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
Une cour de justice justifiant l'enfermement

"La fille au bracelet " interprète une affaire judiciaire.
En intégrant une fille des plus ordinaires.
Mais fut révélée sa face cachée.
Qui était au plus grand des regrets de sa famille bien-aimée.
Cette histoire est éprise de suspense.
À certains moment où l'on plonge dans un silence.
Qui ne fait qu'accroître l'absence de confiance.
Elle est accusée d'un acte atroce
Qui la raccroche à une vie de tous les regards du corps de justice.
Et fut observée de nombreux regards remplis de mépris.
Elle se retrouve à la cour pour le meurtre de sa meilleure amie.
Qui avait sur les photos les couleurs d'une mie.
Ce film réalisé par Stéphane Demoustier
A eu pour projet
D'évoquer l'incompréhension des parents
Vis à vis de leur fille devenant une difficile énigme.
Il s'est implanté sur un drame judiciaire.
Touchant deux familles des plus unitaires.
Les acteurs ne jouent pas de manière spécifique.
Je retrouve la volonté de faire paraître l'émotion
Au sein du personnage de Lise
Ce qui déclenche l'intention
Des lecteurs de s'attacher comme pour de la lyre.
Certaines scènes étaient intenses.
Les silences qui sont pris comme une défaillance
Accablent l'accusée
Qui est privée de liberté
Jusqu'à celle de sa pensée
À cette fin de procès
Un ruisseau s'écoule de ses yeux
Où elle énonce deux vérités
Qui pourrait bien tous faire basculer
Ce fut un procès à mes yeux
Un peu montagneux.
On lui rend sa liberté
Par la rupture de ce bracelet
Qu'elle remplace par un collier
Et elle s'abstient de se libérer
Elle marche vers une nouvelle vie
Contrôler non pas par ces envies
Mais par le reste de sa meilleure amie.
Elle s'est fait emmener sur cette plage
Sans que l'on puisse voir ce qui a pu se passer
Elle sort de cette cour sans que l'on puisse voir ce qui se passera.
Pourra t-elle tourner la page
C'est cette question qui restera.


Sabrina Mounine, classe de 1ére 2, lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/10 20:27 #2019-la-fille-au-bracelet-3
Lycée François Ier, Le Havre, académie de Rouen
La bataille de Lise Bataille

Film, pourquoi nous toucher autant?
À travers des scènes juridiquement
Reflétant le quotidien de personne incomprises
Incomprises et inentendues à bon entendeur
Accusées de meurtres dont ils ne sont même pas l’auteur
Comme cette fille : Lise Bataille
Menant elle seule sa propre bataille
Accusée de meurtre de sa propre meilleure amie
Ceci n’est pas une vie
Et toi, suspense ?
Du début jusqu’à la fin tu es présent
Grâce à toi on se pose des questions sans cesse
Une question revient souvent et même maintenant
« Si ce n’est pas elle, qui est-ce? »
Puisque en réalité qui l’a tuée ?
À la fin l’accusée est libérée
Mais le coupable est toujours en suspens
Et toi, rôle ?
Toi qui nous aide à la formation de ce merveilleux film
Ton rôle est si professionnel
Si bien joué et si peu superficiel
Chaque rôle est à l'autre différent
Fille accusée mais innocente
Père inquiet
Mère perdue
Petit frère perturbé
Rôle qui nous sont inconnus
Et puis toi, émotion ?
Grâce à toi ce film est mouvementé
Incompréhension, peine, tristesse, joie, colère
Tous sont présents
Et même pas une ne manque
Incompréhension d’une arrestation
Colère d’une mère
Peine d’une haine
Tristesse d’une traîtresse
Et joie d’une liberté
Et toi enfin, Auteur ?

Toi qui as réalisé ce film
Tu nous transmets une morale à la hauteur ,
À la hauteur de toi, auteur
Grâce à toi nous comprenons une chose:
Lors d’un meurtre nous pouvons être accusés de toutes choses
La justice soit vous accusera ou au contraire vous aidera
Dans le cas de Lise bataille
La justice a choisi de faire d’elle la coupable
Alors que celle-ci a fini par être plaidée non coupable
La justice n’a donc pas tout le temps raison
Malgré toutes les preuves qui portent à confusion.

Anaïs Marrier, Première 2, Lycée François 1er, Le Havre.
2020/03/13 11:46 #2019-la-fille-au-bracelet-4
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
LA FILLE AU BRACELET


Ce drame criminel nous plonge dans une histoire singulière et réaliste, celle de Lise, une jeune femme accusée du meurtre de sa meilleure amie.

Au-delà d’une affaire criminelle, le réalisateur pose alors une question : “que savons-nous de la vie des adolescents ? ”. C’est d’ailleurs cette question qui dirige le film, elle est sous-entendue dans l’intrigue du film “Lise est-elle responsable du meurtre de Flora ?”.



Le film met l’accent sur trois lieux; la maison au bord de plage près de l’endroit où Lise s’est fait arrêter, sa résidence principale où elle a passé la majeure partie de ses deux ans en liberté conditionnelle et le tribunal où se déroule son procès.

Ces trois lieux sont imprégnés de ses accusations pour meurtre. Ainsi ces endroits devraient être source de stress, mais pas pour Lise, qui semble faire preuve d'indifférence et vivre sa vie dans le plus grand des calmes, elle retourne même devant la maison de sa meilleure amie, synonyme de “scène de crime”.

L’intrigue du film, le procès, semble jouer en la défaveur de Lise mais hormis les vidéos présentées comme pièces à conviction, aucune scène ne se déroule dans le passé, tout se joue sur l’instant présent, le spectateur n’a aucune information de plus que ce qui est montré à l’écran.

Les vidéos présentées lors du procès ouvrent la question de la vie des adolescents, en effet la vie sexuelle de Lise semble surprendre ses propres parents et plus particulièrement son père. Les preuves contre Lise sont minimes, aucune arme du crime n’est présentée, c’est alors sur ces secrets que l'avocate de la défense joue.

Le spectateur doit alors prendre parti, au même titre que les jurés, Lise est-elle coupable du meurtre ?

L’absence de coupable identifié n'enlève rien à la qualité du film, mais ce n’est pas pour autant que la culpabilité ou l'innocence de Lise sont résolues, bien au contraire. En effet, après le dénouement, une belle scène nous montre Lise enlevant son collier qui l’a suivie durant ses deux ans de captivités afin de le substituer à son bracelet électronique qui a accompagné sa cheville depuis ses 16 ans.



La fille au bracelet est un film d’une beauté simple du fait de la fluidité des scènes, des décors sobres et de la sincérité (ou non) qui se dégage de chaque personnage. Je recommande vivement ce long-métrage qui, malgré le fait qu’il soit le reflet de la réalité, offre un point de vue subtil sur l’idée de secret et de liberté.

Randa Chouat
2020/03/15 13:36 #2019-la-fille-au-bracelet-5
Lycée Marcelin Berthelot, Questembert, académie de Rennes
LA FILLE AU BRACELET – Stéphane Demoustier - 2020




Adolescence coupable



Un meurtre, un accusé puis un procès. Voilà une intrigue qui ne manque pas d’interpeller les spectateurs, d'autant plus lorsque celle-ci tourne autour d'une adolescente accusée du meurtre de sa meilleure amie.

« La fille au bracelet » relate avec un tel réalisme une histoire inventée de toutes pièces que les spectateurs se sentent en totale immersion avec les différents drames qui entourent le procès. Tout au long de l'histoire, ils se perdent entre deux idées : Lise est t-elle coupable d'un tel crime ou non ? C'est là que le réalisateur effectue un travail remarquable autour de la véracité du procès, notamment grâce aux faits qu'il lui apporte. Il a, pour apporter cette authenticité au film, assisté à de nombreux procès et dialogué avec plusieurs juges et avocats afin que son film soit au plus proche de la réalité.

Maintenant, pouvons-nous dire que le film a le pouvoir de faire ressentir aux spectateurs des sentiments en adéquation avec chaque scène ? Si la balance qui s’opère entre le « coupable » et le « non coupable » en est un élément, alors oui, le film semble parfait à ce jeu là. C'est à cause des réactions de Lise mais principalement à cause des paroles et des agissements de l'avocate générale qu'un tel ressenti est possible.



Même si les réactions de l'accusée semblent lui faire perdre toute innocence aux yeux des jurés, c'est la conviction de l'avocat général qui fait de l'adolescente la coupable parfaite aux yeux du reste du monde. Cette dernière utilise des arguments contre l'accusée qui semblent n'avoir aucun rapport avec le crime en lui-même puisque, pour elle, l'adolescence de Lise est un mobile de meurtre.

De là, le jugement que possèdent les jurés est faussé : l'avocat général dénigre tellement l'adolescente et la femme qu'est Lise qu'elle détruit au fur et à mesure son image aux yeux des jurés, de ses parents et des autres personnes dans la salle.

Lise, à un moment donné, paraît donc aux yeux des spectateurs, la coupable idéale. Pourtant, il ne faut pas oublier que ce sont les mots crus utilisés par l'avocate qui leur font ressentir cette idée. C'est notamment lorsqu'elle évoque la sexualité de la jeune fille avec un tel dédain que les spectateurs commencent à douter de la crédibilité des preuves qui accablent l'adolescente. Ces derniers remarquent alors le caractère exagéré des arguments de l'avocate qui utilise la sexualité, selon elle, très ouverte de la jeune fille, comme élément de preuve. L'adolescence n'est-elle pas la période la plus instable des jeunes, le moment où ils se cherchent et se lancent, comme Lise, dans des expériences inédites ?



Le procès de Lise pèse beaucoup sur les spectateurs notamment par la force avec laquelle le réalisateur montre l'avocat général cherchant à prouver la culpabilité de l'accusée. Pourtant, même si les paroles de cette dernière peuvent être crues et insensées, l'accusée elle-même fait ressentir aux spectateurs sa culpabilité lors de certaines scènes. De cette manière, les spectateurs, tout au long du film, sont partagés entre deux idées. D'un côté, même si les arguments de l'avocat général pour faire emprisonner Lise peuvent parfois paraître exagérés, certains d'entre-eux semblent véridiques ce qui pousse les spectateurs à douter de l'innocence de l'accusée. De l'autre, les réactions de Lise face à toutes ces accusations sont elles-mêmes une balance entre la culpabilité et l'innocence. Alors, parmi toutes ces hésitations que nous font ressentir le réalisateur et les acteurs, lesquelles sont les bonnes ? Lise est-elle coupable du meurtre de sa meilleure amie ou est-elle accusée à tort à la place du véritable assassin ? C'est la force du film que de nous laisser libre d'en juger, de placer les spectateurs dans la situation difficile des jurés.



Morio Maëwenn, TL

Lycée Marcellin Berthelot, Questembert

2020/03/21 15:44 #2019-la-fille-au-bracelet-6
Lycée La Fayette, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Un si grand trouble...

Mais que peut-il bien se cacher derrière le visage impassible, froid et même parfois arrogant de Lise ? Pourquoi est-elle si inactive devant l'accusation dont elle fait l'objet. C'est la question obsédante qui nous taraude durant tout le film de Stéphane Demoustier, La fille aux bracelets. En cela le réalisateur a déjà réussi son pari : c'est un film profondément immersif dont on ne sort pas indifférent voire indemne. Il nous faut juger, prendre partie. Difficile de rester à l'extérieur d'une histoire si poignante. D'ailleurs n'est-ce pas nous qui nous reflétons dans la vitre qui sépare l'accusée du public ?
Il y a le côté obscur de Lise. Son attitude mutique nous exaspère alors et tout vient nous prouver qu'elle est coupable : ce long moment passé au parc avec son petit frère sans aucun témoin, cette dispute violente avec Flora quelques jours avant sa mort, son côté " fille facile" qu'une partie de nous-mêmes ne peut s'empêcher de condamner.
Et puis il y a sa force. On peut penser qu'elle garde sa douleur pour elle. Sûre de son innocence, pourquoi, de quoi se défendrait-elle ? Lorsqu'elle fugue c'est pour se recueillir sur le lieu d'hommage et de mémoire rendu à Flora. Elle sort alors de sa retraite pour se rendre en pélerinage. Enfin viendront les larmes, tant attendues, cette sensibilité, cette fragilité qui s'offrent à la mère de la victime et bien sûr à nous-mêmes.
Le scénario, la mise en scène sont remarquables, à l'unisson avec l'esthétique du film. Lorsque nous croyons savoir, le cadre est net et cadenassé. Lorsque nous doutons la profondeur de champ se fait floue, incertaine. La respiration de ce film de procès est insufflé habilement par les séquences familiales qui participent elles aussi au trouble du spectateur. L'ensemble des personnages sont interprétées de façon magistrale. Les rapports entre Lise et ses parents sont ciselés. Tous les deux tour à tour forts puis fragiles, ils sont dédouanés de toute responsabilité par l'accusée elle-même, devant témoins, lors du procès. Le petit frère est un personnage clé dans l'évolution de l'intrigue et représente pour les uns la complicité, pour les autres l'innocence, l'ange gardien malgré lui de sa soeur. L'avocate générale, mordante, acharnée, insidieuse, incarne-t-elle la justice ou l'ambition d'une jeune magistrate ? Agressive, irritante, elle est l'envers de l'avocate de la défense. Elle parle avec parcimonie mais sa parole est tout à la fois chirurgicale et humaine. Elle ne défend pas seulement Lise mais aussi les principes de la justice qui sont de fournir des preuves irréfutables et non pas de juger les mœurs d'une personne.
La fin du film entretient le clair-obscur, le net et le flou. La justice a tranché mais l'on peut encore douter de l'innocence de Lise. Et puis il y a ce collier qui vient prendre la place du bracelet électronique. Représente-t-il l'aveu de culpabilité de Lise ? La trace indélébile que cette affaire lui aura laissé ? L'amour de Lise pour Flora qu'elle entend porter avec elle toute sa vie ?
Dans ce film sur l'indécision, le doute, la versatilité de nos jugements, il ne faut pas compter sur Stéphane Demoustier pour nous donner la réponse. Frustration Mais c'est là toute la puissance de son film.

Critique collective de la seconde GT5 du lycée Lafayette de Clermont-Ferrand