Sami, une jeunesse en Laponie

Données du film

Affiche Sami, une enfance en LaponieRéalisé par : Amanda Kernell

Avec : Lene Cecilia Sparrok, Hanna Alström et Mia Erika Sparrok

Long-métrage : Suède, France

Genre : Drame

Durée : 1H53

Année de production : 2018

Distributeur : Bodéga Films

Synopsis

Elle, 14 ans, est une jeune fille d'origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l'humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d'une autre vie. Pour s'émanciper et affirmer ce qu'elle souhaite devenir, elle n'a d'autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.

Récompenses

  • Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
  • Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
  • Prix du public au Guldbagge Award
  • Prix du montage au Guldbagge Award

Sites

Presse

  • Le Monde
  • Les inrocks
  • Libération
  • Première
  • Critikat

Vidéos

  • La carte postale d'Amanda Kernell (EN ATTENTE)

Dossiers à télécharger

Photogrammes

  • Les personnages Sami perso
  • L'institutrice Sami instit
  • Les objets Sami objets
  • Les décors sami décors
  • Ici et là Sami ici et là
  • Soeurs Sami soeurs
  • Les vêtements Sami vêtements
  • Les miroirs Sami miroirs
  • Les mensonges Sami mensonges
  • Une bête de foire Sami bête de foire
  • Le racisme Sami Racisme

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

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A. France Sami 1

Commentaires

2018/11/01 14:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Voici un long métrage que nous n’aurions jamais vu si on ne nous l’avait pas proposé dans le cadre du prix jean Renoir des lycéens. Le début est déconcertant. Qui est cette vielle femme au regard dur, qui rechigne à aller à l’enterrement de sa soeur, qui ne veut rien entendre en same ( qui est sa langue maternelle), qui ne veut même pas dormir chez sa famille?
Elle semble toujours seule, même en compagnie de son fils et sa petite fille, même au milieu de touristes qui dansent dans un hôtel. Les plans sont souvent serrés sur son air revêche.
Sami, une jeunesse en Laponie est un long métrage suédois réalisé en 2017 par Amanda Kernell qui en a aussi écrit le scénario.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui s’appelle Elle Marja et qui veut devenir institutrice, et ainsi s’émanciper à la fois de son destin tracé au sein de la communauté sami, mais aussi des suédois qui la dénigrent. Etant une Sami, une Lapone (terme péjoratif car issu de la racine finnoise lapp, « barbare », « grossier », « guenille », par extension péjorative « porteur de haillons »),elle est rejetée par les Suédois. Elle va donc tout faire pour pouvoir atteindre son but: décider par elle même de son avenir. Et, être libre de ses choix, être indépendante, affirmer qui elle veut être, exige un prix très lourd à payer. Pour se sortir de cette situation, il n’y a qu’un seul moyen pour l’héroïne, c’est de renoncer à son identité, sa culture et son peuple.

C’est un film la fois dur, triste et beau qui traite du racisme entre les suédois et les samis. Mais c’est un film aussi optimiste puisqu’on sait dés le début que Elle Marja/ Christina a atteint son but.
La plus grande partie du film est constitué d’un flash-back où Elle Marja (qui va devenir Christina) revoit son enfance traumatisante. Grâce à ce long flash back, on comprend tout le chemin parcouru, tous les sacrifices consentis, les humiliations subies et toute la détermination et la combativité de l’héroïne pour obtenir la vie qu’elle s’est choisie.
Elle Marja et sa sœur sont envoyées dans un pensionnat en Suède. Là-bas elle est victime de toutes sortes d’humiliations et de harcèlements par les suédois, enfants comme enseignants. Son peuple est traité comme une sous-espèce. Les Sami, éleveurs de rennes, se font dénigrer à longueur de temps car, ils sont considérés comme des gens inférieurs aux Suédois car ils n’ont pas les mêmes traditions que ces derniers.
Par exemple les deux soeurs portent leur costume traditionnel pour aller à l’école. Elles ont une maîtresse très sévère qui n’hésite pas à les discriminer:« Vous avez un petit cerveau ». Préjugés anthropologiques que l’on découvre aussi avec la scène choquante de la visite du « roi et de la reine ».Elle Marja est traitée comme un animal lorsqu’elle est mise à nue et examinée comme une curiosité, une bête de foire. Elle Marja ne veut pas être considérée comme une sauvage mais comme un humain à part entière. Elle veut gagner sa dignité.
On peut ressentir de la peine ou de la tristesse car on se met à la place de Elle Marja, comme par exemple, les moments où elle se fait harceler, par une bande de jeunes. Elle baisse les yeux, marche vite et s’en va.Et puis le jour où elle essaie de se défendre face aux harceleurs, ils lui mutilent l’oreille comme si elle n’était qu’un renne. Elle décide alors d’échapper à son destin en rejetant son identité culturelle (nom, vêtement, langue, mode de vie). Le passage en ville est vécu comme une libération. Les couleurs sont plus lumineuses, l’espace agrandi. Elle sort même d’un tunnel avant d’arriver dans un jardin, qui à ses yeux, est magnifique.

Nous avons aimé la sensibilité de ce film. Et de savoir que l’histoire est inspirée d’une histoire réelle (la grand mère paternelle de la réalisatrice) la rend encore plus triste et nostalgique qu’elle n’est déjà. Les plans du film et les musique rendent le film très dur et fort de caractère. Tout comme la jeune actrice dont toutes les émotions, la colère rentrée, la détermination, la souffrance passent dans son regard.
En un mot: magnifique
Critique collective de la classe de 1 COM, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-3
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Au début du film, Christina (Elle-Marja), est très froide avec tout le monde et ne veut pas aller à l’enterrement de sa sœur. Ensuite, on passe directement d’un plan triste à un moment de sa jeunesse où elle acquiert son renne. On découvre par la suite son enfance en tant qu’écolière. Cette vie n’est pas facile pour elle car à l’école les enfants se font battre quand ils font quelque chose de mal. Les enfants se font également traiter comme des bêtes de foire, à être examinés sous toutes les coutures pour voir si les lapons sont pareils que les suédois. (Les Suédois sont considérés comme supérieurs aux Lapons.)
Elle-Marja n’arrive pas à s’adapter à cette vie. Alors un jour, elle se révolte envers des garçons suédois qui les traitaient de « Laponnes » elle et sa sœur. (Si le termes « laponne » et employés par des suédois, il est péjoratif et insultant envers les lapons car selon eux, ils sont « inférieurs ».) Alors, elle sort le couteau de son père qui sert normalement pour marquer les rennes et les menace avec, sauf que ça se retourne contre elle et les Suédois lui coupent le bout de son oreille en guise de punition. (On comprend d’ailleurs à ce moment pourquoi au début du film quand elle est vieille, elle cache ses oreilles avec ses cheveux.)
Personnellement, je trouve ça triste et même écœurant de la part des Suédois. Il y a également le passage extrêmement triste où Christina se lave dans le lac pour voir si elle pue et devient presque touchant car quand elle danse avec Niklas, il la sent et sourit, alors elle sourit aussi comme si elle était satisfaite de ne pas puer et que les Suédois qui lui avaient dit l’inverse avaient tort.
Je trouve que Christina a beaucoup de courage pour trouver la force de partir, de tout laisser derrière elle, pour aller dans l’endroit qu’elle rêve : Uppsala. Le chemin a été long et semé d’embuches et malgré tout comme le regard des habitants dans la ville ou dans le train, quand elle fait de la gym dans son école et que toutes les filles la jugent du regard simplement parce qu’elle n’a pas le même physique qu’elles (un peu plus petite et ronde) ou même encore quand personne ne l’acceptait. Christina a réussi la vie qu’elle voulait, mais en prenant le choix de se mettre sa famille à dos, changer de nom, et renier ses origines.
Elle a d’abord réussi à se faire loger pour une nuit chez Niklas, ensuite dans une grande école où elle pouvait étudier correctement. Pour pouvoir payer cette école, elle a dû vendre les affaires de son père décédé. C’est comme ça qu’Elle-Marja réussit à vivre sa vie comme elle l’a toujours souhaité ; même si à la fin elle regrette tout de même de ne pas être restée auprès de sa petite sœur qu’elle aime finalement beaucoup.
Juliette Gouley, 1 Com , lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:25 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-4
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Film suédois de 2017 réalisé par Amanda Kernell
Une vielle dame d’origine Laponne amène son fils dans son pays d’origine pour assister à l’enterrement de sa sœur. En voyant les autres qui étaient là, elle n’avait aucune envie de renouer les liens avec sa communauté, sa famille. Suite à cela de nombreux flashback arrivent dans son esprit lui rappelant les souvenirs douloureux, les humiliations qu’elle avait subies dans sa jeunesse ainsi que la raison pour laquelle elle s’était séparée de sa famille.
Tout d’abord en regardant le début du film ma première réaction a été l’ennui, je trouvais cela assez mou et les péripéties avaient du mal à s’enchainer. Mais me rappelant que c’était un film européen et que je n’avais pas l’habitude de regarder ce genre de film, je décidai de lui donner sa chance en commençant par le regarder d’un autre angle.
Passées les 25 premières minutes, je compris vraiment le sens du film en me disant que les protagonistes étaient victimes de racisme envers leur ethnie , ils étaient considérés comme des gens de sous-race et arriérés par les suédois. Et c’est pour ça que lors des obsèques de sa sœur elle refuse d’évoquer le temps où elle s’appelait Elle Maja car ça lui rappelle son passé douloureux dans sa jeunesse et qu’elle est partie de sa famille. Et donc pour s’intégrer dans la société présente et pas ne se faire juger par les autres, elle décide de changer son identité. Ensuite, elle décide d’aller à l’école comme toutes jeunes filles de son âge en Suède pour terminer ses études. Mais cette décision a un prix, au sens propre comme au sens figuré.Elle doit renoncer à sa famille et payer ses études. Cette somme Elle Maja ne la possède pas.
Sa détermination à aller étudier était si forte qu’elle alla même demander à Niklas qui était un garçon avec qui elle avait eu une
‘’ folle histoire d’amour ‘’ de l’argent ,mais celui-ci lui dit de s’en aller de chez lui. Humiliée, elle est alors contrainte de rentrer en Laponie.
Elle finit par tuer son renne de rage, car sa famille refuse, de même. Elle finit tout de même, par se procurer la ceinture de son père par le biais de sa mère et elle part pour toujours.
A la fin du film après avoir vu toutes les péripéties qu’elle a vécues, je constate que Elle Maja regrette amèrement d’avoir eu cette séparation entre elle et sa famille. Mais malheureusement elle s’en compte quand ceux-ci ont rendu l’âme. Mon ressentiment final de ce film est qu’il raconte en détails les faits atroces qu’il a eu dans ce pays et finalement mon sentiment est partagé peut-être comme Elle Marja. Est-ce que le sacrifice de sa famille valait vraiment le coup ?
Maxime Demcenko, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:30 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film est réalisé par Amanda Kernell et à déjà obtenus plusieurs prix comme :
Prix de la meilleure actrice au Guldbagge Award pour Lene Cecilia Sparrok
Prix du meilleur scénario au Guldbagge Award pour Amanda Kernell
Prix du public au Guldbagge Award 
Prix du montage au Guldbagge Award

Ce film s’inspire de faits réels dans les années 1930, Amanda a voulu dénoncer la dure réalité que vivaient les jeunes laponnes à cette époque, au racisme que subissaient ces lapons face aux suédois. Elle a voulu montrer ce qu’est la difficulté de renoncer à sa famille et à ses origines pour pouvoir accéder à la « liberté », accéder à une vie normale sans racisme et sans les contraintes de ses origines.
Amanda a très bien réussi à faire ressentir aux spectateurs les sentiments qu’éprouvent Ella Marja tout au long de son aventure, grâce à son jeu d’actrice avec lequel tous ces sentiments passent dans son regard très prononcé. Ella Marja parle très peu, mais nous réussissons tout de même à savoir ce qu’elle ressent. Donc grâce à tous ces détails et à l’histoire, ce film est très réussi mais à la fois très rude.
Dans cette histoire les lapones doivent aller en internat mais ces jeunes filles subissent le racisme des suédois et sont sujettes à des évaluations ethniques très rudes car elles doivent se mettre nue ce qui est très humiliant pour ensuite être prises en photo. Ces jeunes filles n’ont même plus le droit de parler dans leurs langues d’origine sous peine de réprimandes. Ella Marja s’est même fait couper l’oreille comme si elle n’était qu’un simple renne par des jeunes suédois. Cependant Ella Marja refuse de vivre comme ça toute sa vie et décide de s’enfuir pour aller retrouver son petit copain qui au final est un lâche. Elle est donc obligée de partir et va donc retrouver sa famille. Elle a besoin d’argent pour intégrer l’école normale qui est pour elle le meilleur moyen d’échapper à cette vie de Sami. Mais ça ne se passe pas comme elle avait prévu, elle se fait carrément renier par sa famille. Mais sa mère lui donne tout de même la ceinture en argent de son père pour qu’elle la vende et puisse se débrouiller seule. A partir de ce moment-là, Ella Marja reconstruit sa vie en reniant sa famille, ses origines et en arrive même à changer de nom pour prendre celui de son institutrice qu’elle admirait jusqu’à ce que même son propre fils l’appelle Christina.
Matis Bouloy, 1 Com, lycée pro R. Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/01 14:32 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-5-1
Lycée PRO R. Wlérick, Mont de Marsan, académie de Bordeaux
Ce film a été riche en émotion. Au début j’étais peu réceptive, car je n’avais jamais vu jusqu’à présent de film qui n’était pas en Français. Mais on rentre vite dans le film en français ou pas j’ai été plongée dedans très rapidement. On se demande dès le départ ce que fait cette femme hostile renfermée qui refuse de sourire. Elle retourne pour la première fois depuis de très longues années dans son pays natal pour l’enterrement de sa petite sœur. Elle prétend qu’elle ne comprend pas le sami, elle refuse d’entendre les chants traditionnels. Elle refuse même de dormir chez sa famille. Que cache- t-elle ? Comment en est -elle arrivée là ? Malgré la présence de son fils et sa petite fille elle semble très froide.
Dans l’hôtel face au paysage de la Laponie elle se rappelle et on comprend au fur et à mesure toutes les épreuves qu’elle a dû surmonter, tous les sacrifices qu’elle a endurés.
J’ai adoré ce film. Il était vraiment très beau, avec un beau décor, de belles images et une belle histoire. Ce qui m’a plu chez Elle Marja c’est sa détermination, son envie de réussir ce qu’elle veut. Dans son regard, on peut voir au début comme à la fin du film à la fois de la tristesse mais aussi une volonté sans faille. J’ai été beaucoup touchée par l’histoire dramatique qu’a vécue Elle Marja / Christina.
Elle décide de prendre sa vie en main très tôt. Elle a trouvé n’importe qu’elle moyen pour s’en sortir et pouvoir rentrer dans une école et être comme les autres suédois. Car elle avait honte de sa vie et de sa famille. Ce qui fait d’elle une jeune femme très courageuse, et prête à tout pour s’en sortir même si elle savait quand même, en quittant sa famille qu’elle devra tout de même regretter son choix.
Du jour au lendemain elle est partie vers l’inconnu, sans savoir ce qu’elle aurait pu trouver pour s’en sortir, où elle aurait pu allait dormir, se nourrir. Le moment qui m’a le plus ému c’est quand elle « abandonne » sa mère et sa sœur et qu’elle quitte les sami. Personnellement je recommande ce film magnifique.
Lena Danton, 1 Com lycée pro Wlerick, Mont de Marsan
2018/11/06 15:34 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-7
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Sami Blood
D’Amanda Kernell



Ellé-Marja fait partie d’une famille de lapons qui habitent dans la montagne. Avec sa sœur, elles vont à l’école située dans un pensionnat, loin de chez elles. Peu habituées au monde extérieur, elles vont découvrir des choses nouvelles, notamment à l’école où Ellé-Marja devient vite la meilleure élève de sa classe. Elle va rapidement violer le règlement du pensionnat et rencontrer Nikolas, un jeune homme à une fête. Mais ce jeune homme qu’elle aime repart à la ville. Voulant prouver qu’une lapone est capable de faire des études, elle s’enfuit du pensionnat. Elle rejoint Nikolas et tourne alors le dos à ses origines pour la ville.
Va-t-elle réussir à se faire une place dans ce monde inconnu ? Réussira-t-elle à rentrer dans une école pour poursuivre ses études ? Ellé-Marja reverra-t-elle sa famille ? Comment réagira Nikolas lorsqu’il la reverra ?
Ellé-Marja devra être plus forte que jamais car, loin de sa famille, mépris et xénophobie font bon ménage et mettent en doute les rêves de la jeune fille.
Film dramatique, récit initiatique ou encore récit d'aventure ce film bouleverse notre vision du monde Sami et de leur culture dans un environnement vertigineux à couper le souffle.
Ce film est très émouvant, mais peut aussi déranger car il y a beaucoup de scènes violentes moralement, notamment avec la scène de "marquage des rennes".
Même si l'on ne partage pas le choix de Ellé-Marja de quitter sa famille, on est captivé par le suspense qui se dégage de l’ensemble du film. Cependant, la rupture entre l’héroïne et sa famille me semble trop brutale, trop sèche, trop violente.
Yasmine Kaashoek 2nde2
2018/11/06 15:39 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-8
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Le gel de Suède


« Sâmi, une jeunesse en Laponie », est un film dramatique réalisé par Amanda Kernell, et paru en 2018.

Elle-Maria, quatorze ans, d’origine Sâmi, subit le racisme dans la Suède des années 30. Internée avec sa sœur, l’engouement qu’elle a pour la culture et les études suédoises contrastent avec un environnement Lapon autant culturel que familial, où la discrimination explose.

A la suite d’une agression raciste, la jeune fille prend sa vie en main et quitte l’internat pour affirmer qui elle est et ce qu’elle veut choisir, abandonnant sa sœur et ses mœurs.

Loin de ses repères, Elle-Maria s’intègre tant bien que mal à ce monde urbain qui la prend de haut.

D’une beauté émouvante, ce film se classe parmi les chefs-d’œuvres du genre dramatique ; abordant la situation complexe et douloureuse de la Laponie de 1930.

Une succession de très gros plans, et de mouvements de caméra rapides, renforcent l’idée de malaise, de souffrance, ainsi que le rapprochement entre le spectateur et Elle-Maria. Cette dernière, comme le suggèrent les couleurs et le décor, semble oppressée par la situation et l’espoir terne auquel elle dut se raccrocher…

Dans les plans panoramiques, souvent en ville ou dans les plaines Lapones, un relâchement de la tension se fait sentir autant pour le personnage que pour les spectateurs. Les décors toujours titanesques en extérieur, contrastent avec la violence des gros plans du début du film, procurant les mêmes effets que les changements de plans.

Par sa beauté, son côté historique, violent et dramatique « Sâmi, une jeunesse en Laponie » est une œuvre majeure.

2018/11/06 15:45 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-8-1
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Sami, une jeunesse en Laponie est un film initiatique réalisé par Amanda Kernell et sorti en 2018. Ce film nous raconte le parcours initiatique d’Elle-Marja, une jeune lapone en Suède.
Au début du film on assiste à l’enterrement de la sœur d’Elle-Marja et l’on apprend qu’elles étaient fâchées. Un flash-back raconte l’adolescence de la jeune fille, ce qui nous permet de comprendre le conflit qui règne entre les deux sœurs. On découvre leur enfance, les études qu’elles suivent avec l’obligation de parler suédois et l’envie d’Elle-Marja de poursuivre ses études à Uppsala. Elle renie donc sa famille et ses origines pour se faire accepter par les Suédois. Le dénouement du film revient sur la fin de l’enterrement et l’on assiste à la réconciliation d’Elle-Marja avec sa sœur mais surtout avec elle-même.
Ce film met en lumière le racisme qui régnait entre les Lapons et les Suédois à l’époque. On constate que les Lapons avaient du mal à s’intégrer, qu’ils étaient victimes de discriminations, de violences et étaient traités comme des animaux.
Plusieurs scènes soulignent le poids des différences : par exemple celle de la visite médicale à l’école où les élèves sont mesurés, pris en photo comme s’ils étaient des animaux. Une autre scène montre la violence dont sont victimes les Lapons : en allant à l’école, Elle-Marja passe devant les jeunes Suédois qui ne cessent de se moquer d’elle. Un jour, agacée, elle les menace avec un couteau mais les garçons le lui volent, la pousse à terre et lui découpe l’oreille. Cette scène montre bien la douleur et les violences que subissent les Lapons.
Ce film nous fait voyager à travers la Suède grâce à de nombreux paysages en arrière-plan. On découvre la région, mais aussi les coutumes des Lapons et des Suédois.
D’astucieux cadrages comme des gros plans font ressortir les émotions et les sentiments que ressentent les personnages.
Pour moi ce film est très bien réussi. Le témoignage de la jeune fille est poignant et émouvant. Ce film porte un regard inattendu sur les coutumes des Lapons et nous fait découvrir un autre pays.

Léa Berret, seconde 3, lycée Bonaparte, Autun
2018/11/06 15:50 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-9
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film d’Amanda Kernell, sorti en 2018. Il dure une heure et cinquante-trois minutes et a été tourné en Suède. Le film raconte l’histoire d’Elle-Marja, une jeune Lapone, qui souhaite continuer ses études en Suède dans la ville d’Uppsala. Mais à cause des discriminations qu'elle subit, la jeune fille rejette peu à peu ses origines et même sa famille.
Tout au long du film, on voit beaucoup de paysages dans lesquels on aperçoit Elle-Marja de dos. Ce choix suggère son sentiment de solitude et le rejet qu’elle subit, notamment au moment où se manifeste son désir d’aller à Uppsala. D’un côté elle est rejetée car les Lapons sont considérés comme une minorité intellectuellement inférieure, de l’autre côté, sa petite sœur Njenna voit ce besoin de partir comme une trahison envers elle et commence, elle aussi, à la rejeter. La discrimination des suédois envers les Samis se traduit par des scènes choquantes : l’inspection « médicale » effectuée par des docteurs suédois ou le marquage qui a été fait à Elle-Marja par des adolescents suédois vivants près de son école.

Ce film est assez dur et raconte avec précision l’enfance d’Elle-Marja grâce à un flashback. Les plans de fin montrant la nature dans laquelle Elle-Marja, étant désormais une femme âgée de retour dans sa région natale semble libérée, comme délivrée du poids des mensonges qu’elle a du fournir pour avoir enfin l’air d’une parfaite Suédoise. Le retour sur ces terres lui renvoie des souvenirs douloureux comme heureux qui lui permettent de retrouver qui elle est vraiment.

Ce film est triste et fait réfléchir aux thèmes de la discrimination et de la perte de l’estime de soi.



Loan Raillaird et Marie Sebastien 2nd 3
2018/11/06 15:59 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-10
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Lapone ou Suédoise ?

Sami, une enfance en Laponie est réalisé par Amanda Kernell en Suède en 2016. C’est un film dramatique et initiatique.
Christina (Maj-Doris Rimpi) se rend à l’enterrement de sa sœur. Elle ne veut pas renouer les liens avec sa famille et sa culture. Nous découvrons donc son passé à travers un long flash-back. Elle Marja, incarnée par Lene Cecilia Sparrok, quatorze ans, est une jeune fille d’origine Sâmi. Elle se rend dans un pensionnat pour enfants sames avec sa sœur, Njenna, jouée par Mia Erika Sparrok. Elle devient élève en internat à Uppsala, en Suède. Mais elle est exposée au racisme et à l’humiliation des évaluations ethniques. Contre ses discriminations, elle n’a d’autres choix que de rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.
La scène de la visite médicale est très marquante. En effet, les élèves du pensionnat sont évalués, mesurés, observés comme du bétail humain. Ils sont considérés comme des « bêtes de foire ». Un inspecteur mesure le périmètre crânien des élèves, la longueur de leur nez et l’espace entre leurs yeux. Il compare même leur teinte de peau avec des échantillons. Finalement, il ne trouve pas de grandes différences avec les élèves Suédois jugés supérieurs aux Lapons mais il refuse de l’avouer. Ensuite les élèves sames doivent se déshabiller et sont pris en photo sous les regards moqueurs des garçons qui observent la scène par la fenêtre. Le bruit et la lumière de l’appareil photo assombrissent ce moment d’évaluation. « Pourquoi faites-vous cela ? » Elle Marja pose à plusieurs reprises cette question qui reste sans réponse. Elle essaie de refuser de passer cet examen mais en vain.
Amanda Kernell met en lumière les conséquences du racisme et des discriminations à travers le personnage d’Elle Marja qui se dévalorise et cherche à devenir une autre personne en laissant de côté sa famille et sa culture.
Les musiques principales sont les joiks qui s’harmonisent très bien avec les décors (des montagnes, un lac, filmés en plan large). En revanche, à Uppsala, ce sont des musiques suédoises rythmées, notamment pour le cours de gymnastique. Les émotions des personnages sont filmées en gros plan ce qui les met bien en valeur et nous permet de mieux comprendre leurs sensations.
Un film très bien réalisé qui nous fait découvrir la Suède comme on ne l’imaginait pas.

De Contenson Blandine 2nde3
2018/11/07 11:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-13
Lycée PRO Le Margeriaz, Barberaz, académie de Grenoble
« Sami une jeunesse en Laponie », un film d’Amanda Kernell. Le film relate les effets de l’eugénisme sur le peuple lapon, vu par une jeune fille Sami. Durant l’un de ses flashback, lors de l’enterrement de sa sœur, on découvre sa jeunesse. Elle-Marja, l’héroine, et sa sœur se voient envoyées dans un pensionnat miteux loin de leur famille, où elles apprennent le suédois et à se comporter comme tel. Au pensionnat, elles sont obligées d’oublier leur culture, sous peine de châtiments corporels. On se rend vite compte du racisme des suédois envers les petites tribus lapones, surtout lors de la scène des études anthropologiques des enfants lapons. Elle-Marja, du fait de cette discrimination, n’a plus qu’une envie : celle de devenir la parfaite suédoise, en reniant ses origines.
POUR J’ai apprécié ce film car malgré un contexte géopolitique difficile à comprendre, il met en lumière des faits historiques tabous pour les suédois que j’ignorais. C’est une histoire émouvante, joué par une jeune fille, ce qui renforce notre empathie pour elle. C’est une belle histoire de vie, mouvementée mais touchante.
CONTRE Je n’ai pas trouvé ce film mauvais, mais je ne l’ai pas non plus apprécié. Il y a trop de sentiments, la réalisatrice a essayé de me rendre empathique tout le long du film. Du fait de cette surexploitation du dramatique, bien qu’il soit justifié, j’ai rapidement décroché de l’histoire et de la protagoniste principale, qui m’aura d’ailleurs très peu marqué de par son attitude rebelle au premier abord puis obstiné à se dire suédoise et non lapone.

Pradhi Gigan--Barthet et Maxence Lubat / 1ère Commerce / LPP Le Margeriaz
2018/11/22 10:43 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-14
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, à la recherche de soi-même.

Le nom de Sâmi est celui d'un peuple et non d'un enfant, comme le titre pourrait le faire croire. Et pourtant cette erreur n'en est pas tout à fait une, car le film se concentre sur une jeune fille du nom d'Ella Marja, dont la vie évoque celle imposée à l'ensemble de son peuple. En effet, Elle Marja est lapone : elle appartient au peuple Sâmi, vivant au nord de la Suède. Mais les particularités culturelles et physiologiques de ces éleveurs de rennes les mettent à l'écart de la société suédoise, et en butte au racisme.
D'ailleurs le spectateur est confronté très vite à des scènes très crues, qui témoignent à la fois de la dureté de vie des Sâmis et, par contrecoup, du regard méprisant que portent sur eux des Suédois qui se pensent plus civilisés. Le marquage d'un renne par Elle Marja montre de façon brutale et réaliste le maintien de l'animal par la jeune fille, qui pèse sur lui de tout son poids, et sa découpe au couteau d'un morceau d'oreille. Habitant sur des terres rudes, les Sâmis n'ont pas peur de se frotter aux animaux comme à la terre : ils portent sur eux l'odeur des bêtes qu'ils élèvent et gardent de la terre sous les ongles, car ils ne peuvent se laver que dans les rivières, souvent gelées. Cela suffit pour qu'on les considère comme des animaux.
De nombreuses scènes font écho à celle du marquage du renne, montrant cette fois une violence appliquée aux Sâmis eux-mêmes, par les Suédois. Ce parallélisme suffit à faire comprendre que la sauvagerie reprochée aux Sâmis n'est pas absente de la société suédoise. Elle est même pire chez les Suédois, car elle s'applique à des hommes et même, ce qui est encore pire, à des enfants. Le déshabillage de force des jeunes filles sâmies, à l'école, sous l'autorité conjuguée d'un médecin et de leur maîtresse ; les mesures anthropométriques visant à vérifier leur appartenance à une sous-espèce humaine ; le refus de les laisser accéder à l'enseignement secondaire, au prétexte que leur cerveau ne supporterait ni la ville ni le poids du savoir ; ou encore le marquage d'Elle Marja à l'oreille, au couteau, par une bande de jeunes suédois qui lui appliquent le traitement réservé aux rennes d'élevage : le film est ponctué du rappel de la violence faite à la minorité ethnique des Sâmis, qui doivent apprendre à marcher tête baissée pour ne pas croiser le regard plein de mépris et de haine que portent sur eux les villageois, dès qu'apparaît leur troupe d'enfants en costume bariolé scolarisée de force à l'école suédoise.
Mais Elle Marja décide de ne pas se plier au destin de mépris que l'on dessine pour elle : puisqu'on ne peut pas l'accepter comme elle est, elle veut devenir entièrement suédoise. Elle choisit d'abandonner ceux qui l'aiment, sa famille, pour essayer de vivre dans de meilleures conditions. Cela commence par de petits gestes, comme le refus de chanter le joik, le chant traditionnel des Sâmis, puis l'imitation des gestes des Suédois : leur manière de s'habiller, leurs fêtes, leur souci de l'hygiène et de l'odeur des corps. Arrive enfin le moment symbolique du changement de prénom : elle prend celui de sa belle professeure, Cristina, persuadée que cela, conjugué à sa parfaite maîtrise du suédois, suffira à la rendre suédoise. C'est le point de non-retour. Le geste ultime consistera à brûler ses vêtements traditionnels.
Pourquoi Elle Marja s'obstine-t-elle à vouloir faire partie du peuple qui la méprise ? Ne joue-t-elle pas un jeu dangereux, où elle ne peut que perdre à la fois l'estime des siens et la possibilité de s'intégrer dans le monde qui lui fait envie, puisqu'elle ne ressemblera jamais à une Suédoise, elle dont le corps trapu et court trahit les origines lapones ?
Ce film est très émouvant, tragique, et nous invite à nous remettre en question. Renier sa famille dans l'espoir de trouver la paix n'est-il pas une erreur ? Surtout s'il s'agit de foncer bêtement chez l'oppresseur, malgré tout ce qui peut paraître, chez lui, séduisant... D'ailleurs le personnage de Niklas, beau suédois blond qui, le premier, apprend à Elle Marja sa capacité de séduction et la regarde comme une femme, est une métaphore de la beauté illusoire du monde auquel elle rêve : il n'a jamais le courage, face à ses parents ou face à ses amis, d'assumer son attirance pour elle.
A travers Elle Marja, nous pouvons voir la difficulté à se sentir différent : cela peut amener à l'abandon de tout ce qui est primordial à l'humain, comme la confiance en soi ou en autrui, mais aussi la raison ou la famille.

Amina Jamal, seconde 2, Lycée Jean Moulin de Pézenas
2018/11/22 10:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-15
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, une jeunesse en Laponie
Donner à voir l'insupportable.


Elle hésite. Elle ne veut pas. Face à l'appareil photo, Elle Marja peine à obéir au docteur.
- Déshabille-toi !
- Elle Marja, gronde la maîtresse, montre l'exemple.
Face à Elle Marja, ses jeunes camarades attendent sa réaction, et ses conséquences. La jeune Lapone voit une ombre à la fenêtre : les garçons du village, d'habitude postés sur le bord de la route pour insulter les jeunes pensionnaires, sont venus voir le spectacle.
- Déshabille-toi !
La voix du docteur se fait plus insistante. Elle Marja retire alors sa tunique et la roule en boule au niveau de sa poitrine pour la cacher. Un silence pesant règne.
- Mets tes mains derrière la tête.
Elle Marja n'obéit pas, mais elle ne proteste pas : elle n'en a pas le droit. Elle attend.
- Elle Marja, dépêche-toi d'obéir, reprend l'enseignante.
Le photographe attend. Soudain le docteur s'approche de la jeune Lapone, lui arrache sa tunique et lui prend violemment les bras pour les caler derrière sa tête. Elle résiste de son mieux contre le dévoilement brutal de son corps entièrement dénudé mais le docteur a une poigne de fer. Elle doit se laisser faire. Le flash retentit et résonne comme un coup de feu pour toutes les jeunes sâmies dans la pièce. Elle Marja est humiliée, devant ses camarades, devant sa maîtresse, devant les garçons du village suédois, toujours à l'affût, et devant sa jeune sœur...

Cette scène d'anthropométrie est emblématique de la violence qui entoure la vie d'Elle Marja, jeune fille d'origine lapone qui, dans les années 1930, endure au quotidien le racisme dont son peuple est l'objet en Suède. Brillante élève, elle se voit pourtant refuser la poursuite d'études par une institutrice qu'elle admire, sous prétexte que son destin est de vivre sur les terres de Laponie, trop austères pour les Suédois qui les ont colonisées, et que son cerveau n'est pas fait pour apprendre : c'est sans doute ce que le médecin, dont les gestes s'apparentent à ceux d'un violeur, souhaite prouver lorsqu'il vient prendre les mesures de quelques « spécimens » lapons. A aucun moment il ne prend la peine de répondre aux questions de la jeune fille, qui cherche à comprendre le pourquoi de cette consultation médicale si particulière.
Cette scène correspond aussi à la violence de trop pour Elle Marja, dont l'intelligence vive refuse d'accepter la sentence d'infériorité qui pèse sur elle. Assoiffée de reconnaissance, elle choisit alors de se défaire de ses racines et de partir vers la civilisation suédoise, ne trouvant sa place parmi eux qu'au prix d'un complet reniement de ses origines. Elle choisit un nouveau nom, abandonne mère et sœur, et naît à une nouvelle vie, sous le nom de Cristina : elle sera Suédoise, quel qu'en soit le prix. Mais tout cela est, dans le film, l'objet d'un long flash-back.

Car le film s'ouvre sur le gros plan d'une vieille femme fumant une cigarette, sans musique, sous un ciel gris et dans un décor sombre. C'est Elle Marja. Amanda Kernell crée autour d'elle une ambiance oppressante. On comprend que sa vie n'a pas été joyeuse et qu'elle a traversé des épreuves difficiles. Le choix qu'elle a fait lui revient dans toute sa violence alors que, désormais âgée, elle doit revenir sur ses terres natales pour enterrer sa jeune sœur. Revenue parmi les siens, parviendra-t-elle encore à être sûre de la vérité de son choix ?

Durant tout le film, les scènes s’enchaînent sans transitions, brutalement. La musique est rare, ce qui souligne le côté dur et réaliste voulu par la réalisatrice. De nombreux gros plans sur Elle Marja accentuent la moindre de ses émotions et créent alors un lien entre le spectateur et la Lapone.
La nature âpre de Laponie est très présente, comme si elle enveloppait notre héroïne malgré elle, car Elle Marja veut échapper à ce cadre qui, pour elle, est une prison à ciel ouvert dans laquelle l'enferment à la fois son peuple, qui l'enjoint à rester Sâmie, et les Suédois, pour qui elle n'est qu'un élément étrange et, au mieux, pittoresque, dans le paysage lapon, au même titre que les troupeaux de rennes des Sâmis : les plans sur les regards de jugement des Suédois sont insistants, ils sont même parfois au centre de l'écran, nous mettant mal à l'aise car, en les dirigeant vers nous, la caméra nous fait comprendre ce qu'endure Elle Marja.

Le cadre est parfois tremblant, montrant la confusion et la peur d'Elle Marja dans un monde qui ne veut pas d'elle. Et la lumière franche est rare, comme pour traduire l'obscurantisme dont sont victimes les jeunes Sâmis. Mais lorsqu'Elle Marja arrive en ville, franchissant l'obscurité d'un tunnel, la lumière peu à peu éclaire son visage jusqu'à ce qu'elle soit rayonnante devant le paysage urbain auquel elle vient de naître : elle est parvenue sur les terres de ses rêves, là où elle trouvera la force de devenir elle-même.
Dans ce monde, le regard d'Elle Marja devient sensible au moindre signe de richesse et de distinction, à l'image de ce gâteau crémeux qu'elle mange avec vénération : ils font écho à l'émerveillement d'Elle Marja devant les objets, luxueux à ses yeux, appartenant à son institutrice : les livres, le service à thé, la robe à fleurs, et la distinction de cette femme blonde, grande et mince, admirée jusque dans sa façon de tenir sa tasse de thé.

Autant d'éléments dont notre regard de spectateurs peut douter, pourtant, qu'ils justifient le reniement de ses origines.

Tout le propos du film est en effet de nous faire réfléchir aux motivations d'Elle Marja, mais aussi aux conséquences de ses choix, autour d'elle mais surtout en elle. On comprend que le retour sur les terres natales est douloureux, car tout dans le personnage d'Elle Marja s'y refuse. Il faut la tendresse infinie d'un fils, qui aime sa mère pour ce qu'elle est, pour parvenir à la ramener vers des origines qu'elle a cru pouvoir oublier.

Sans jamais donner de leçons, sans jamais asséner de vérités, Amanda Kernell nous donne à voir toute la difficulté à trouver son chemin pour qui appartient à une minorité ethnique méprisée, car aucun choix n'est exempt de violence : parce qu'Elle Marja maîtrise parfaitement deux cultures antagonistes, tout choix sera pour elle un reniement.

Nous quittons la salle plus riches de questionnements que de réponses, et c'est la grande force du film que de nous obliger à reconnaître dans Elle Marja, interprétée avec une justesse et une force étonnante, de très profondes qualités de courage et de détermination : non pas quelqu'un « comme nous », mais quelqu'un de bien plus fort que nous...


Jarod Guffroy, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas
2018/11/23 09:01 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-16
Lycée Jean Moulin, Pézenas, académie de Montpellier
Sâmi, une jeunesse en Laponie

Ce film est à la fois un récit d’aventures, où nous suivons la vie d’une jeune adolescente, et une réflexion sur la question identitaire. Car ce film dur, triste, traite le sujet du racisme des Suédois envers le peuple Sâmi mais aussi du rejet de ses propres racines pour tenter de rentrer dans un cercle.
La narration repose en particulier sur une série de flashbacks où l’on assiste à l’enfance difficile et traumatisante d’Elle Marja. Personnage central, Elle Marja est fascinante et intriguante. Son refus de se soumettre au système, ses différentes révoltes et ses inlassables protestations face à la cruauté de ses contemporains, en font une héroïne flamboyante à laquelle on peut s’identifier. Tout d’abord car elle renie ses origines, essaie de s’intégrer aux « autres », les Suédois. Elle veut trouver sa place et fait preuve de révolte. Paradoxalement , son manque total de bienveillance envers sa famille, ses racines, et de compassion pour les siens traduit un racisme auto-infligé, encore pire que le regard des gens et qui va la conduire à la culpabilité.
Elle-Marja et sa sœur sont dans un pensionnat en Suède. Là-bas, elles vont subir plusieurs humiliations et discriminations ; par exemple quand elles passent devant les Suédois, elles se font insulter et dévisager et cela ira jusqu'à l'acte de violence, le jour où Elle-Marja a le malheur de se défendre et de protester. Les Sâmis, éleveurs de rennes, se font dénigrer à longueur de temps car ils sont considérés comme des gens inférieurs aux Suédois : leur peuple est traité comme une « sous-espèce »
Ce film est très sensible, de plus il est inspiré d’une histoire réelle. Les plans du film et la musique rendent le film dur et fort de caractère. Il offre une fin d'une beauté iouïe, dont le message d’humilité résonne avec force longtemps après la projection.

Osanna Brun, seconde 2, lycée Jean Moulin de Pézenas.
2018/11/24 10:51 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-17
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, l'histoire de Elle-Marja / Christina


Après le décès de sa petite soeur Njenna, Elle-Marja qui appartient au peuple Sami mais a renié ses origines, se rend à son enterrement avec son fils et sa petite fille. Elle se rappelle son enfance, le moment où elle a dû quitter sa famille pour se rendre dans une école réservée aux Lapons par l'état suédois. On découvre alors son passé, ce qu'elle a vécu, grâce à un long retour en arrière consacré à son adolescence.

Le début de ce retour en arrière nous fait découvrir quelques activités quotidiennes du peuple Sami : on voit Elle-Marja apprendre à sa petite soeur à marquer un renne. Elles partent ensuite en barque rejoindre leur nouvelle école, et dans cette scène touchante, Elle-Marja chante un chant traditionnel, un joik, pour rassurer Njenna. De plus, les paysages de Laponie, lacs et montagnes, sont magnifiques et nous plongent rapidement dans une ambiance mystérieuse, au coeur de coutumes très anciennes.

Mais très vite, le spectateur découvre le racisme envers les Sami au cours de scènes difficiles, par exemple quand Elle-Marja se fait couper un morceau d'oreille par des garçons qui la marquent comme un renne, ou encore quand les élèves de la classe se font examiner par des médecins suédois. Ils les forcent à se dénuder, les photographient et les mesurent... On comprend ainsi que les Sami, qualifiés de Lapons (ce mot signifie au départ haillon) sont jugés, insultés et persécutés parce qu'ils vivent différemment, au plus près de la nature. Ils sont mis à l'écart, n'ont pas le droit de faire des études et sont obligés d'apprendre le suédois.

La société que nous montre le film est sans pitié. Elle-Marja veut pourtant s'y intégrer, et veut même, pour cela, effacer ses origines. Par exemple elle change de nom et prend celui de son professeur, Christina, qui lui a précisément dit froidement qu'elle ne pourra pas devenir institutrice, car selon elle les Sami ont "un trop petit cerveau". En colère, au cours d'une scène glaçante, Elle-Marja adresse d'ailleurs cette insulte à sa propre soeur. Elle ira jusqu'à renier sa famille.

Les émotions du personnage, grâce au jeu sensible de Lene Cecillia Sparrok (Elle-Marja), touchent particulièrement le spectateur : tour à tour mélancolique, décidée et parfois cruelle, elle ne laisse pas indifférent. La scène finale, le pardon posthume à Njenna, est aussi particulièrement déchirante.

Ainsi, le film n'est pas seulement une dénonciation du racisme. Il montre aussi un long chemin parcouru par un être quand il oublie volontairement ses racines.


Rosaline Arbogast, 2de 3, lycée Liégeard, Brochon
2018/11/24 11:08 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-18
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, une histoire touchante qui nous invite à la réflexion...

Elle-Marja, jeune laponne, se révolte contre une société raciste en essayant de tout quitter, l'école dans laquelle on l'humilie, sa culture que la société rejette, et sa famille qui ne la comprend pas. Elle rencontrera de multiples péripéties en voulant vivre la vie qu'elle a choisie. Arrivée au troisième âge, pour l'enterrement de sa soeur, elle est contrainte de revenir sur ses terres de naissance, où elle ressent du regret. Pourquoi êtes revenue après tant d'années d'absence? Aurait-elle des choses à se reprocher?
Même si le comportement des Suédois envers la communauté laponne est irrespectueux et inhumain (ils considèrent les Sami comme une sous-catégorie de l'espèce humaine, voire comme des animaux, dans la scène où Elle-Marja est marquée comme un renne), je n'ai pas aimé le personnage principal. Son rejet de sa communauté d'origine et de ce qu'elle lui a transmis m'a déplu. Elle paraît prête à tout pour changer de vie : elle se montre cruelle envers sa soeur, envers sa mère, elle vend un objet à la valeur sentimentale inestimable. Mais son égoïsme est bien sûr motivé par les souffrances infligées par ceux qui l'humilient.
Mais j'ai été touché par la fin du film : devenue vieille, à la mort de sa soeur, elle se recueille près de son cercueil, elle a pris conscience de ses torts. Les liens du sang sont indestructibles.
Denzel Ouaradague, avec Jihane Fouad, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2018/11/24 11:18 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-19
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Réflexion bouleversante sur les racines reniées

On nous raconte l'histoire d'une vieille dame, Elle-Marja. Accompagnée de son fils et de sa petite fille, elle retourne sur sa terre natale en Laponie pour l'enterrement de sa petite sœur. Elle y va à contrecœur car elle a quitté ce monde dans sa jeunesse. Alors ses souvenirs d'enfance, de violence, d'humiliation et de mépris reviennent sous forme d'un long flash-back : elle a renié ses origines Sami, elle a changé son identité pour se faire passer pour une véritable suédoise.

En effet, cette œuvre dénonce la violence du racisme qui était coutumier en Suède au début du 20ème siècle : les Sami ont traités comme du bétail, par exemple quand un médecin suédois demande à chaque enfant de se déshabiller, et les ausculte en mesurant la taille de leur nez, en les photographiant nus, sans tenir compte de leur pudeur et de leur peur.

Ainsi, Elle-Marja prend un prénom suédois et intègre une école privée qu'elle paye avec la ceinture d'argent héritée de son père. Elle devient presque raciste envers les siens, comme pour prouver son intégration dans la société suédoise. Mais dans la dernière image du film, on la voit allongée à côté de sa sœur défunte, preuve qu'elle ne peut pas oublier ses origines. A-t-elle des regrets d'avoir laissé ses rêves de suédoise prendre le dessus sur son amour pour sa famille et ses racines?

Inès Bouanani, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon

2018/11/24 11:29 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-20
Lycée Stephen Liégeard, Brochon, académie de Dijon
Sami, une jeunesse en Laponie. Au coeur des Lapons...

Elle-Marja, jeune laponne de 14 ans, se voit plongée dans la vie en société avec les Suédois. Elle commence d'ailleurs à y prendre goût en rêvant de changer de vie. Elle va s'éloigner et renier sa famille et ses proches, à leur plus grand regret. Comment s'en sortira-t-elle?

La réalisatrice Amanda Kernell a voulu mettre en scène les injustices raciales et sociales en Suède au début du 20ème siècle. Elle a réussi à sensibiliser les personnes probablement ignorantes de la culture laponne. Ceci est la principale raison pour laquelle le film m'a plu. Une scène assez violente l'illustre lorsque Elle-Marja et ses camarades se voient mis à nu et photographiés contre leur gré par des médecins suédois.

De plus, les personnages sont plutôt attachants, comme Elle-Marja et sa sœur, avec leur grande complicité. Leur relation complémentaire rend le film plus intéressant. Par exemple, lors de leur trajet sur la barque vers l'école des Lapons, Elle-Marja chante à sa sœur un joik inventé à partir de son prénom.

L'histoire est assez rythmée, les péripéties sont régulières et variées. par exemple, l'aventure avec Niklas ne manque pas de suspens, notamment quand Elle-Marja frappe après sa porte et est accueillie par des parents surpris mais ouverts. De la même manière, le long flash-back rend l'histoire plus intrigante : on comprend seulement à la fin, lorsque nous la revoyons aux côtés de sa sœur décédée, la passivité d'Elle-Marja au commencement du film et son refus de se mêler aux siens.

Ce film est donc particulièrement réussi du fait du jeu naturel des acteurs, de sa mise en scène réaliste, et surtout de l'histoire touchante d'Elle-Marja, qui apporte aux spectateurs une certaine réflexion morale.

Maëva Magnien, 2de 4, Lycée Liégeard, Brochon
2018/11/26 09:48 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-21
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Une aventure captivante
Sami, une jeunesse en Laponie, est un film en couleur réalisé par Amanda Kernell. Il a été produit en 2016 en Suède et est sorti en France en 2018. Il s’agit d’un long-métrage dramatique, avec Lene Cecilia Sparrok dans le rôle d’Elle Marja et Mia Erika Sparrok qui interprète sa sœur Njenna.
Le film est en version originale sous-titrée pour garder l’authenticité des langues d’origines : le Suédois et le Sami.
Des émotions fortes transmises par un personnage en quête de liberté et un décor sublime. Un drame Suédois avec un jeu d’acteur remarquable.

Entre modernité et tradition
Une vieille femme replonge dans les souvenirs de son enfance en Laponie. Elle Marja est une jeune fille d’origine Sâmi, qui part étudier dans un internat. Cependant, elle va être confrontée aux insultes et aux humiliations des Suédois. Pour envisager un avenir, Elle Marja doit quitter sa famille et tourner le dos aux traditions Sâmis, afin de s’ouvrir à la modernité. Elle décide de changer complètement d’identité et de devenir une autre personne, mais réussira-t-elle à le prouver aux autres ? Une aventure aussi captivante qu’émouvante.

La quête d’une nouvelle identité
Le film met en évidence une jeune fille optimiste, pleine d’espoir mais aussi perdue et confrontée à un dilemme entre tradition et modernité tout au long du film. Elle Marja est intelligente et a rapidement compris que les Sâmis étaient traités comme des animaux de cirque. Elle va donc tout mettre en œuvre pour s’offrir un avenir parmi les Suédois, même si elle doit abandonner sa famille et la tribu où elle est née, dans laquelle toute émancipation est impossible. Le personnage principal est donc très touchant, à la recherche d’une nouvelle identité, confronté aux humiliations des Suédois. Par exemple, le jeune Suédois qui lui marque l’oreille comme les Samis le font pour un renne va susciter la compassion chez le spectateur. Elle Marja est donc un personnage captivant et rempli d’émotions qu’elle nous fait partager durant tout le film. De plus, les différences entre elle et sa sœur Njenna sur leur vision de l’avenir vont accentuer le déchirement familial et donc la solitude d’Elle Marja.

La Laponie et la nature à l’honneur
Sami, une jeunesse en Laponie nous plonge au cœur de la Suède des années 30, au milieu de paysages naturels à couper le souffle, qui donnent au film un charme en plus. Les lacs et les montagnes se côtoient et forment un ensemble apaisant. Les costumes sont également très réussis et représentent parfaitement les tenues traditionnelles des Sâmis. Le film est en version originale, mélangeant le Suédois et le Sâmi, ce qui permet une immersion complète aux côtés d’Elle Marja. Les plans sont très simplistes, mais toujours adaptés au contexte : les plans d’ensemble permettent d’admirer les paysages lapons, et les gros plans sur les visages montrent les émotions des personnages : tristesse, joie et même colère.

3 bonnes raisons d’aller voir le film
- Le cadrage est excellent et nous emporte dans l’intrigue et les émotions d’Elle Marja, au milieu de superbes paysages.
- On voyage à travers les traditions d’une tribu qui nous fait découvrir un autre milieu.
- Le personnage principal est solitaire, et sa détermination suscite l’attachement du spectateur.
Sami, une jeunesse en Laponie est un très bon film à ne pas manquer autant pour son intrigue que pour les émotions qu’il dégage. Ce film a d’ailleurs reçu le prix LUX DU CINEMA 2017, ce qui est amplement mérité vu la beauté du travail accompli par Amanda Kernell.

Calypso FALIZE & Lou DUPONTREUE, élèves de 2nde du Lycée Saint Pierre d'Abbeville
2018/11/26 10:10 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-22
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un magnifique portrait de femme : Sami, une jeunesse en Laponie


Sami , une jeunesse en Laponie est un film en couleur d' Amanda Kernell réalisé en Suède en 2016 et sorti en France le 19 septembre 2018. Les principaux acteurs sont Maj Doris Rimpi et Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de Elle Marja adulte et adolescente. Le titre original de ce drame est Sami Blood, ce film d'une durée d'une heure et 5o minutes a été sous titré en 24 langues et a reçu un Prix à Venise en 2016. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice et scénariste suédoise, Amanda Kernell qui s'est inspirée de l'histoire de sa grand mère, la cinéaste a voulu témoigner de son héritage culturel et de son enfance passée en Laponie.
A travers ce film , la réalisatrice dénonce la discrimination à l'encontre de la communauté Sami dans la Suède des années 1930. Les Sami (« sang lapon ») sont un peuple d'éleveurs de rennes réparti entre la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie.Au début du 20e siècle , ce peuple est considéré comme arriéré.

Synopsis:
Christina , une vieille dame de 78 ans se rend en Laponie, terre de ses origines pour assister aux obsèques de sa sœur mais elle n'a aucune envie de renouer avec sa famille ; en effet Christina a tout fait pour oublier son identité et la voilà contrainte de se confronter à son passé .Un long flash back retrace ces douloureuses années 1930 où, à l'âge de 14 ans, la jeune fille voit dans l'obligation de rejoindre le pensionnat, une chance d'émancipation. Quotidiennement, Elle Marja subit les insultes des enfants suédois qui se moquent de ses habits traditionnels, de sa petite taille et de son mode de vie. Pour pouvoir vivre en paix, elle n'imagine alors pas d'autre solution que de rejeter en bloc ses origines. Elle commence d'abord par changer de prénom.

Elle Marja est merveilleusement interprétée par la jeune Cécilia Sparrok. Son personnage fascine et intrigue.

Le spectateur assiste à plusieurs scènes choc parmi lesquelles cette humiliante visite médicale au cours de laquelle un scientifique note les caractéristiques faciales des enfants et oblige Elle Marja à se dévêtir pour être photographiée. La scène est violente, traumatisante et dégradante. Les Lapons sont étudiés comme des bêtes de foire, présentés comme des « sous-êtres » au cerveau plus petit que celui des Suédois. L'enseignante de l'adolescente, malgré les qualités intellectuelles évidentes de son élève refuse de l'aider à continuer ses études sous prétexte que les Samis sont cérébralement inférieurs. On ressent de la peine car on se met à la place d'Elle Marja, comme par exemple quand elle se fait couper l'oreille par une bande de jeunes.

Le film nous montre le parcours difficile et courageux d'une jeune femme qui choisit de renoncer à son identité culturelle au profit de son identité personnelle. Sami, une jeunesse en Laponie est un très bon film qu'il faut absolument voir. Attention certaines scènes fortes peuvent heurter la sensibilité d'un jeune public.


Trois bonnes raisons d'aller voir ce film :
1) C'est un film optimiste
2) C'est un film qui s'inspire d'une histoire vraie
3) Cecilia Sparrok est une actrice talentueuse

Nina Renouard, élève de 2nde au lycée Saint Pierre d'Abbeville:
2018/11/26 11:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-23
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Sami, une jeunesse en Laponie

Sami, une jeunesse en Laponie est une fiction en couleur, suédoise réalisée par Amanda Kernell avec comme actrice principale Lene Cecilia Sparrok dans le rôle de Elle-Marja. Le film a pour titre original « sami blood » et il dure 1h50.

Synopsis
Elle-Marja, personnage principal du film, se rend en Laponie en compagnie de son fils et de sa petite fille, pour les funérailles de sa sœur Njenna. A cette occasion, elle retrouve ses origines, plus précisément chez sa communauté Sami, d’où elle a été rejetée adolescente. Cette visite lui rappelle alors le racisme des Suédois face à son rêve le plus cher : étudier et s’éloigner de sa communauté.

UNE NOUVELLE IDENTITE
Pour son premier long- métrage, la jeune réalisatrice Amanda Kernell choisit de montrer une partie obscure de son pays. Elle raconte alors le parcours de Elle-Marja et de sa sœur Njenna deux jeunes filles venant d’une communauté sami en Laponie. Elle-Marja , principale héroïne, courageuse et déterminée, choisit de renoncer à son identité culturelle au profit d’une identité personnelle.

A l’âge de 14 ans et de 12 ans, les deux sœurs se voient obligées de rejoindre le pensionnat pour étudier. Pour Elle-Marja c’est le début d’une émancipation et le désir de se fondre à la population suédoise. Elle souhaite partir faire des études supérieures mais se retrouve confrontée aux insultes des jeunes Suédois qui critiquent sa petite taille, ses habits traditionnels mais aussi son mode de vie. La différence de culture est pour Elle-Marja très brutale. Sa sœur, Njenna est totalement différente, elle fait tout pour défendre ses origines Sami mais elle se sent trahie par sa grande sœur qui elle, les renie.

Grâce au gros plan sur les visages, on arrive à percevoir toutes les émotions des personnages ; c’est l’un des points forts de ce film. De ce fait la réalisatrice a montré une violence et un certain racisme qui peut quelque fois choquer, notamment le moment où le médecin exige d’Elle-Marja qu’elle se déshabille et l’oblige à se laisser photographier nue, la ramenant sans état d’âme au statut de bétail.

Pour ma part j’ai beaucoup aimé ce film pour son histoire intéressante mais aussi pour la beauté des paysages. J’aurais aimé une fin plus heureuse qui nous aurait expliqué la vie d’Elle-Marja après son émancipation. J’aurais aimé connaitre sa vie d’adulte, qu’a-t-elle vécu depuis son départ ? Quelle a été sa vie de femme avant de devenir cette vieille dame qui assiste aux obsèques de sa sœur Njenna ?

Mélanie Sadaoui élève de 2nde au lycée Saint Pierre d’Abbeville
2018/11/26 12:24 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-24
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Sami, tel est le nom de la tribu reculée de Laponie dans laquelle Elle-Maria n’a pas choisi de naître. Cette adolescente se battra toute sa vie contre ses origines et pour s’intégrer à la population suédoise : blonde, grande, svelte. Alors qu’elle est petite, brune, ronde et lapone. A travers la quête d’identité de la jeune protagoniste, nous passons par toutes les émotions : tristesse, colère, amour, fraternité, espoir, désespoir, joie, gêne… Il est très simple de s’identifier à Elle-Maria.
Ce film est le premier d’ Amanda Kernell sa jeune réalisatrice. Ce drame original reste malgré tout un peu lent, en effet nombreux sont les moments sans gestes ni paroles. Malgré un cadre atypique et intéressant, le temps semble très long au bout d’une heure et demie.

Marie Harel, 1L, Lycée Senghor, Magnanville (78)
2018/11/26 12:27 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-25
Lycée Léopold Sédar Senghor, Magnanville, académie de Versailles
Sami, un Dimanche matin en Laponie


Toute critique commence par une exposition d'informations plus ou moins intéressantes, celle-ci ne fera pas exception !



Sami, Samebold en version originale (Suédoise), est un film de presque 2 heures, écrit et réalisé par

Amanda Kernell, une réalisatrice suédoise. Et ces informations auront leur importance.

Il est sorti en 2016 et sort fin 2018 dans nos salles françaises.



Il nous raconte l'histoire d'Elle-Marja (Lene Cecilia Sparrok), laponne mais surtout Samie, qui fait partie d'un peuple nomade élevant des rennes.

Mais voilà, Elle-Marja ne veut pas élever des rennes, et surtout ne veut plus être associée aux Samis. Et tout le film retracera son parcours (du moins une partie, mais nous y reviendrons) vers l’émancipation. Si vous voulez un résumé rapide de tout ce qui sera développé ici : il y a du bon, et du moins bon.



Le premier aspect que nous traiterons saute rapidement aux yeux : la photographie est maîtrisée.

J'irais même jusqu'à dire belle. Mais qu'est-ce-que la photographie d'un film, me diriez-vous ? C'est vrai que c'est un terme que l'on utilise très souvent, mais dont on donne rarement des explications. La photographie est le rendu global de l'image à l'écran, c'est-à-dire la lumière, la netteté, les contrastes et même les paysages. Ici les couleurs sont froides, on est presque immédiatement transporté dans les sommets de la Laponie. Des paysages de montagne, des forêts de sapins... Impossible de ne pas situer l'histoire.



Après l'image, le son : les musiques du film sont totalement oubliables. Mis à part peut-être un certain air, le jork (prononcé york). Ce chant traditionnel Sami sert normalement à rassembler un troupeau de rennes.C'est une part importante de la culture Samie, et donc par extension du film.



Mais d'ailleurs de quoi parle ce film ?



C'est l'un des possible défaut du film. Il raconte la vie d'une jeune Laponne dans les années 1930 qui rêve d’émancipation. Avec un tel résumé, on ne s'attend pas à énormément de rebondissements (contrairement à ce que pourrait laisser entendre la bande annonce...) et c'est bien le cas.



Le film s’ouvre sur un enterrement en présence d’une grand mère, de son fils et de sa petite fille, de nos jours. La grand mère ne semble pas particulièrement s'entendre avec sa famille.

Puis, le film bascule sur Elle-Marja, dans les steppes de Laponie.

Il deviendra par la suite assez clair que ces personnages sont une seule et même personne.

Elle-Marja et sa jeune sœur se rendent à leur pensionnat, situé dans la vallée.

Elles y resteront pour la majeure partie du film. Et oui, bien qu'on pense que la rebellion de notre personnage principal sera centrale, elle n'intervient vraiment qu'aux deux tiers du film.

Passé ce cap, Elle-Marja après avoir rencontré Niklas, un jeune suédois, devient Christina, une suédoise. Pour ce faire, elle emprunte l'identité et les vêtements de sa professeur. On la voit fuir vers la grande ville la plus proche, pour s'inscrire à l'université, mais cela nécessite une somme d’argent qu'elle n'a pas, donc elle vend ses rennes.



Ça vous parait rapide comme résumé ? C'est voulu, le film le raconte comme ça.



Dans le dernier tiers tout s’enchaîne extrêmement vite. Ce n'est même pas atténué par le rythme lent du film. Oui, effectivement nous n'en avons pas parlé mais le film a un rythme très lent. En tout cas selon les standards actuels qui veulent qu'un plan dure au maximum 3 secondes. La conclusion n'arrange pas les choses : après une ellipse de plus d'un demi siècle, on retrouve

notre grand-mère du début (Elle-Marja, ou plutôt, Christina). En voyant son fils et sa petite fille partir pour assister au marquage des rennes, une activité essentielle pour les Samis qui oui, existent toujours, un déclic se fait en elle. Elle retourne donc à l'église où le cercueil du défunt du début est toujours gardé. Défunt qui se trouve être sa sœur, qu'elle a abandonnée en même temps que sa mère quelques décennies plus tôt. Dans son élan elle ira jusqu'à retourner à pied au campement Sami.

Et le film se termine ainsi.



Vous pourriez ne plus avoir envie de voir ce film après cette critique.



Mais vous devriez quand même prendre deux heures de votre vie, et allez le voir. Pourquoi ?

Parce qu'il retrace l'histoire d'un peuple à travers la vie d'une adolescente.

Les Samis ont été et sont victimes de discrimination, comme malheureusement tellement d'autres peuples. Au cours du XVII ème siècle, ils ont subi des répressions de la part de l'Eglise, sous prétexte d’évangélisation. Ils ont subi également des études anthropologiques, ressemblant plus à des études zoologiques, aspect traité par le film.Et pourtant vous n'en avez sans doute jamais entendu parler.Vous pouvez toujours réparer cette erreur. Cela ne vous coûtera au pire que deux heures !

Yahleen Nguimbi, 1L, Lycée Senghor, Magnanville (78)
2018/11/26 23:02 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-26
Lycée PRO Henri Senez, Hénin-Beaumont , académie de Lille
Au début du film, une vieille dame se rend à l’enterrement de sa sœur. Elle semble distante et refuse de chanter un joik pour lui rendre hommage. Elle-Marja ne veut pas se joindre à la famille pour le repas et demande à son fils de la raccompagner à l’hôtel. Il la supplie de venir mais elle reste enfermée dans sa chambre. En regardant par la fenêtre, elle se remémore sa jeunesse… flashback ! On retrouve Elle-Marja et Njenna (sa défunte sœur) au moment où elles intègrent l’internat. À l’école, Elle-Marja prend modèle sur son institutrice et fait tout pour s’intégrer. Elle apprend le suédois, devient première de la classe. C'est plus difficile pour Njenna.

Pourtant, Elle-Marja, Njenna et les autres élèves Samis sont victimes du racisme. Ils sont insultés par quelques suédois, on leur interdit de faire des études supérieures. Elle-Marja se fait agresser et couper l’oreille par de jeunes suédois racistes tandis que les ethnologues la photographient nue et prennent ses mesures.

Elle prend alors une nouvelle identité : celle de Christina. Symboliquement, elle change de nom, de vêtements et devient peu à peu suédoise. Elle tombe alors amoureuse de Niklas lors d’un bal mais, démaquée, elle est à nouveau humiliée et fouettée. Elle tourne alors définitivement le dos à sa culture et commence ses études à Uppsala. Se pose alors le problème de payer ses études, elle vend la ceinture en argent de son père.

A la fin, elle demande pardon à sa sœur dans son cercueil.

Le film m’a parfois semblé ennuyeux mais j’ai compris que le réalisateur voulait faire passer un message contre le racisme. Il est logique que ce film ait gagné plusieurs Prix.

Jérémy BAGHUELOU, 2MVM1
2018/11/29 18:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-27
Lycée Paul Emile Victor, Avrille, académie de Nantes
Critique du film "Sami, une jeunesse en Laponie"


Ce film se déroule en Suède à notre époque. Elle-Marja revient sur les lieux de son enfance, en plein pays Sâmi, peuple autochtone lapon. Sa sœur est morte. Elle revient parmi les siens. Mais, elle semble refuser tout contact avec sa famille. Puis, commence par un long retour en arrière sur l’enfance d’Elle-Marja, issue de ce peuple Sami.

Nous voilà replongés dans son enfance où nous découvrons comment elle en est arrivée à renier sa famille, sa culture, ses origines pour devenir une vraie petite suédoise.
Mais, avait-elle vraiment le choix ? Elle a été séparée des siens très tôt. Elle est intelligente et a vite compris qu’elle avait intérêt à s’intégrer parmi les suédois. Mais, cela n’a pas été sans douleurs. Elle-Marja est devenue professeure. Mais à quel prix ? Elle a rejeté sa sœur, ses parents, ses traditions pour devenir une « vraie suédoise ». Elle a insisté auprès de sa maitresse pour poursuivre des études. Celle-ci n’était pas favorable à ce projet. Pourtant la petite fille était une très bonne élève. Les études, c’était la seule façon de s’élever dans cette société de l’entre deux guerres. Mais, n’est-ce pas aussi la solution pour tous les jeunes issus de familles étrangères vivant actuellement en France ? Nous comprenons toute la souffrance que cela implique. Sami traite avec beaucoup de force le rejet de l’autre car il est minoritaire et différent.

Nous avons aimé ce film parce – qu’il nous a touchés. Le sujet est très intéressant. Il met vraiment l’accent sur la différence entre deux cultures : l’une est blanche, domine le pays. L’autre est ancestrale, en marge et rejetée. Ce sujet est toujours malheureusement d’actualité…les suédois renient cette communauté qui vit en Suède depuis plus longtemps qu’eux. C’est la base du racisme le plus ordinaire.

Nous avons été choqués par la scène où les Sâmi sont examinés comme des bêtes curieuses.
On leur ouvre la bouche, on mesure leur boîte crânienne. Les nazis feront la même chose avec les juifs quelques années plus tard. Les théories de la « race dominante » blanche existent depuis la fin du XXème siècle et cette grande période colonialiste.


La fin est très émouvante. Elle-Marja se décde à retourner chez les siens. Elle traverse les champs en chaussures de ville. Les paysages sont beaux. Immenses. Elle retrouve sa sœur morte, allongée dans un cercueil. Elle se rapproche d’elle. C’est le pardon envers celle qu’elle n’a pas revue depuis des années. Elle lui demande pardon en pleurant pour ses erreurs et de l’avoir laissée seule. Une réconciliation ultime. Puis, trois générations se retrouvent dans l’église ; Elle-Marja, son fils et sa petite fille ; pour la cérémonie. Tous les Sâmi sont là. Elle-Marja, à la fin de sa vie a enfin retrouvé ses racines et les siens…



Marie Lecomte - Camille Briand - Julien Pereira : TGA au LP Paul Emile Victor d’Avrillé.





2018/11/30 15:05 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-28
Lycée PRO Louis Pasteur, Nice, académie de Nice
En Suède, aujourd’hui, dans les somptueux paysages de Laponie, Elle-Marja, une vieille dame, retourne sur ses terres d’origine, qu’elle a quittées depuis de très nombreuses années, pour l’enterrement de sa sœur Njenna. Les souvenirs de sa jeunesse lui reviennent en tête et lui font revivre son douloureux passé. Malgré une séquence d’introduction un peu longue, commence alors un long et émouvant flash-back.
Jeunes adolescentes, Elle-Marja et Njenna quittent leur communauté sami, peuple nomade et traditionnel du nord de la Suède vivant de l’élevage de rennes. Elles sont envoyées en pensionnat pour y recevoir l’instruction officielle, où elles subiront les violences racistes de la part des suédois. Ainsi, Amanda Kernell montre, à travers une scène violente, les humiliations subies par les jeunes samis de la part de scientifiques suédois qui les mesurent et les photographient comme des bêtes de foire.
Ce film est l’histoire d’une fuite et à la fois d’une émancipation, celle d’une adolescente déterminée (Lene Cecilia Sparrok, d’un réalisme inouï) à tirer un trait sur son passé et à se construire une nouvelle vie. Quête d’identité captivante et bouleversante, ce film nous a, malgré un rythme parfois lent, transportés.

La classe de 1C
2018/11/30 15:12 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-29
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film “Same Blood” réalisé par Amanda Kernell est sorti en 2016. Il retrace l’histoire touchante d’une jeune Lapone nommée Elle-Marja, dans les années 1930, qui est une jeune fille Sami de 14 ans, à la forte personnalité, élevée dans la tradition lapone. Elle, tout comme sa sœur et d’autres enfants lapons sont envoyés dans un internat pour « assimiler » la culture « suédoise ». Les deux sœurs doivent quitter leur famille d’éleveurs de rennes pour fréquenter cette école, où on leur interdit, entre autres, de parler leur propre langue. Les enfants Sami subissent xénophobie, humiliations, abus et violence. Dans ce climat d’oppression sociale, Elle-Marja a honte. Honte d’être Sami. Elle se révolte et cherche à être reconnue comme une suédoise à part entière, à changer de vie.
Un film sublime, magnifique, avec dans le rôle principal la jeune Cécilia Sparrok, fascinante, captivante. Elle crève littéralement l’écran, tout comme sa sœur à la vie comme à la scène, Mia Erika Sparrok. Etonnant et intelligent, pour le casting, la réalisatrice, exigeante, voulait de vraies sœurs, parlant le Sami du sud.
Prix de la meilleure réalisatrice pour son premier long métrage « Sami Blood », Amanda Kernell, née de mère suédoise et de père d’origine Sami, s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère, mettant en avant la discrimination peu connue contre la communauté semi-nomade Sami.
Emma-Rose Autier, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:13 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-30
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Sami blood est un film narrant les aventures d’Elle-Marja, en quête d'émancipation et d’identité. Le film évoque également le racisme anti-Sami, peuple dont fait partie l'héroïne de notre film. Saisissante, la jeune Elle-Marja alterne événements marquants : l’examen des corps, le chant Sami ou la torture ; et événements heureux : avec sa soeur ou sa professeure.
Soeurs également dans la vraie vie, Elle-Marja et Njenna nous impliquent dans leur monde, intrigant, touchant et magnifique. Bouleversant et juste.
Léa Couturier, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-31
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Ce film raconte l’histoire d’un jeune fille laponne.
C’est un peuple qui est très traditionnel mais Elle-Marja veut sortir des traditions, aller en ville et faire des études. Elle réussit à changer de vie grâce aux livres, aux vêtements et le fait qu’elle s’enfuit de son école. Elle était déterminée.
Avec sa soeur elles ont l’air proches mais elles s'éloignent petit à petit. Elle incarne la rébellion et l'envie d’évoluer alors que sa soeur se plie aux traditions et ne veut pas quitter son peuple.
On voit aussi dans le film que les lapons sont méprisés par les suédois, ils les insultent, les regardent de haut. Ils les traitent comme s'ils étaient des êtres inférieurs et ils ne sont pas intégrés dans la société.
Aurore Da Silva Brilhante
2018/11/30 15:17 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-32
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
Le film Une jeunesse en Laponie retrace l’histoire de Elle-Marja (interprétée par Lene Cecilia Sparrok, jeune) une jeune fille qui cherche à s’émanciper de sa vie de Sami. Sorti en 2016, ce film suédois a été réalisé par Amanda Kernell sous le nom original de “Same Blood”.
Ce film raconte donc la jeunesse d’une jeune fille à travers son regard de vieille femme (joué par Maj-Doris Rimpi).

La structure est construite sur un flashback où l’on retrouve Elle-Marja accompagnée de sa soeur Njenna (joué par Mia Erika Sparrok) dans les montagnes de Laponie.

Ce film met en avant ce peuple et dénonce le racisme des Suédois à l’égard des Lapons.

Tout au long du film, se crée une intimité avec Elle-Marja et son combat nous touche particulièrement. Ce film est émouvant, intéressant et les plans sur la nature nous transportent de manière immédiate aux côtés de ce peuple fier de ses coutumes.

Romane Pierson, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/11/30 15:18 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-33
Lycée Jean Giraudoux, Bellac, académie de Limoges
J’ai trouvé le film Sami Blood particulièrement intéressant et poignant. Au début du film, lors des première scènes où l’on voit Elle-Marja vieille femme, je ne trouvais pas le film très passionnant mais lors du flashback j’ai tout de suite accroché.Ce mélange de récit d’aventure et de quête identitaire est vraiment passionnant.
J’ai aimé la détermination de l'héroïne même si son manque de tolérance envers les siens est moins appréciable. De plus, même si l'héroïne est attachante, son égoïsme prend le dessus et me déplaît parfois. Mais j’ai quand même aimé les multiples facettes de sa personnalité qui sont plutôt intrigantes. De même, j’ai trouvé le jeu de l’actrice très réaliste et émouvant. Ce qui rend le film encore plus beau à mes yeux.
J’ai trouvé ce film très émouvant et fort émotionnellement. La scène où les suédois coupent l’oreille à Elle-Marja ainsi que la visite médicale devant toute la classe m’ont beaucoup bouleversée, la première scène étant difficile à regarder. Ensuite, les scènes où l'on voit l’amour fraternel sont touchantes. Et, les scènes de racismes m’ont émue et indignée.
Ainsi, j’ai particulièrement aimé ce film qui m’a touchée jusqu’à la fin.
Maïlys Kerherno-Coudert, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2018/12/03 09:33 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-34
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Ce film parle d’une jeune fille, Elle-Marja et de sa sœur, toutes deux venant du peu connu peuple des Samis. Elles sont envoyées en internat en Suède, où elles vont subir moqueries et humiliations de la part des garçons de ce pays qui méprisent les Samis.
Elle-Marja décide de s’échapper de cet internat parce qu’elle en a assez, et rêve d’une nouvelle vie. Elle va devoir rompre tous les liens avec sa famille et sa culture pour atteindre ses objectifs, et, premier d’entre eux, entrer dans une école suédoise classique.

On y découvre d’abord un peuple : les Sames ou Samis sont le peuple autochtone du Sápmi ; ils font partie des peuples premiers. A l’origine les Sames étaient chasseurs et pêcheurs et entretenaient un lien très fort avec la nature. Au fil de l’histoire, ils ont dû faire face à l’avènement des frontières, la christianisation forcée et la colonisation. Aujourd’hui, l’élevage de rennes fait encore partie intégrante de leur culture, et 10% des Samis sont éleveurs, comme Elle-Marja et sa famille dans le film. Mais ils doivent lutter pour conserver leurs terres, faire valoir leurs droits, préserver et continuer à développer leur culture, et ont encore de nos jours à faire face à la discrimination raciale et aux insultes.

J’ai trouvé ce film très intéressant parce que nous ne parlons pas souvent de la Suède et j’ai pu découvrir de nouvelles choses. Ainsi, par exemple, je ne connaissais pas le peuple des Samis et j’ai beaucoup appris sur eux et sur leur mode de vie : ce sont des personnes simples, qui vivent sous des tentes qui leur offrent une immersion totale avec la nature. J’ai par ailleurs ressenti de nombreuses émotions en regardant ce film. Par exemple, j’ai trouvé très émouvante la séquence à la fois douce et gaie où les deux sœurs, allongées sur une barque, chantent le chant traditionnel des Samis, le joik : c’est un moment paisible et relaxant que j’ai trouvé très agréable. A l’inverse, il y a des moments un peu plus tristes et rudes, comme lorsque Elle Marja se fait insulter par des garçons de Suède et qu’ils lui tranchent au couteau un bout d’oreille. Ce fut quelque chose d’affreux à voir. Et au milieu de tout cela, des moments de joie très forts, par exemple quand elle entame une relation avec un garçon et qu’on nous montre ses premières émotions amoureuses. Le film laisse donc la part belle à divers sentiments : la tristesse, la joie, mais aussi la haine, celle des Suédois vis-à-vis des Samis. Et puis la nostalgie, quand on voit à la fin Elle Marja consentir à venir sur la tombe de sa sœur.
Plusieurs questions sont cependant laissées sans réponse à la fin du film : pourquoi les Lapons sont si mal vus ? D’où sort cette rumeur qu’ils ne sentiraient pas bon ?
Mais ce qui me restera de ce film ce sont des images douces et reposantes, et aussi tout ce que j’ai pu apprendre sur un peuple et une contrée que je ne connaissais pas.
Gladys Depuiset.
2018/12/03 09:52 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-35
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Sami, une jeunesse en Laponie, c’est d’abord le reflet de la souffrance d’un peuple nomade, étouffé par la mondialisation et ses frontières.
Ce film d’Amanda Kernell, narre l’histoire d’une jeune fille lapone, Elle-Marja, qui doit faire face aux discriminations, et vivre son adolescence avec un désir toujours plus fort de grandir et de s’évader, fut-ce loin de sa famille. Cependant le monde n’est pas conforme à celui dont elle rêvait, et elle réalise que le dégoût que les gens éprouvent à l’égard des Samis est encore pire à la ville, où elle pensait trouver enfin une place.
A la fois très naïve et d’une grande maturité, la jeune fille va découvrir tout en même temps l’amour, la vie et le rejet des autres. L’actrice Lene Cecilia Sparrok, elle-même Samie, incarne parfaitement la souffrance vécue par ce peuple à la vie insolite, au coeur de la nature nord-suédoise.

C’est un film qui s’étire parfois en longueur, comme pour traduire la lenteur de la vie d’Elle-Marja et l’intansité de sa souffrance. Et pourtant tout ce qu’elle vit est à chaque fois quelque chose de très fort : sa première fugue, sa première cigarette, son premier bal avec un garçon, son premier amour, sa première relation sexuelle... Et à chaque fois, une nouvelle déception, car elle découvre que la vie extérieure est tout aussi dure que celle à son école face aux habitants hostiles.
Le temps passe lentement et vite à la fois : la lenteur est exprimée par les longs plans-séquences, où la jeune fille est seule dans le silence, que ce soit celui de la ville endormie ou celui de la nature en éveil. La vitesse est quant à elle exprimée par son empressement à rejoindre la ville, ou encore sa précipitation à vivre sa relation avec Niklas.
Cette alternance m’a rendu l’héroïne attachante tout en me laissant perplexe quant à ses choix et ses actions. Elle semble si naïve et impréparée face à la cruauté du monde - les parents de Niklas, les jeunes-filles suédoises, Niklas lui-même - que nous voudrions être à ses côtés pour la conseiller, la protéger. Et en même temps, elle m’a également agacée, par exemple par son attitude face à sa petite-soeur qui ne demande qu’à être aidée et protégée par sa grande sœur, mais aussi par ses rapports avec sa mère, qui s’évertue à faire survivre les coutumes lapones.
Mais c’est peut-être justement parce qu’elle ne demande qu’à avoir plus de liberté et qu’elle agit comme une adolescente que cela m’a fait réagir…peut-être que nous refusons d’admettre que c’est la manière dont nous réagissons nous aussi, avec les mêmes ardeurs et les mêmes colères.

La liberté pour Elle-Marja est donc de fuir ses terres et l’oppression du pensionnat, et ainsi de gagner la ville. Elle se sent confinée sur sa terre natale, malgré les paysages impressionnants et magnifiques qui s’étendent.
Le paradoxe exprimé ici est que la liberté apparente dont jouissent les Lapons peut être est en fait une source d’emprisonnement encore plus fort que celui que l’on peut ressentir dans des rues coincées entre de grands murs. C’est en tout cas ce que semble éprouver la jeune fille.

Ces vastes paysages par ailleurs contrastent avec l’éducation rude, l’oppression et les moqueries qu’Elle-Marja subit au quotidien. Les plans sont d’une poésie et d’une beauté qui ne nous donnent qu’une envie : découvrir la Suède et ses paysages sauvages. Tous les plans sont filmés sous une lumière blanche et froide, qui à la fois accentue l’idée d’oppression, et en même temps révèle une nature mystérieuse et sauvage, à l’image des Lapons. Les seules scènes mettant en valeur la lumière du soleil sont celles du lac, où Elle-Marja et sa soeur jouent dans l’eau, ou encore celles où elles sont avec leur famille dans les montagnes, bien loin de l’oppression de la ville et des Suédois.

C’est aussi un film lourd psychologiquement, dont pour ma part je suis ressortie troublée et bouleversée. Elle-Marja est un personnage très solitaire qui se demande tout au long du film à qui elle peut se fier. J’aurais aimé avoir la suite de sa vie, voir comment elle s’est intégrée dans le peuple et la culture Suédoise; s’est-t-elle d’ailleurs vraiment intégrée un jour ? C’est au spectateur de se faire sa propre idée, mais le fait de voir la jeune fille âgée si réticente à retourner sur sa terre natale pour l’enterrement de sa soeur nous fait comprendre qu’elle n’a toujours pas renoué avec son passé, et qu’elle n’est probablement jamais retournée là-bas depuis son adolescence. Et justement, le fait d’escalader les collines et montagnes jusqu’au village Lapon dans les montagnes montre qu’elle est enfin prête à se réconcilier avec ses origines, et à peut-être enfin accepter d’où elle vient.
Une leçon de vie et un avertissement pour ce peuple mourant qui a toujours subi le racisme, et en souffre aujourd’hui encore : à la fin du film, des années après, alors qu’ils ont fini par embrasser la modernité, comme le montre par exemple leur usage des quads, on leur reproche maintenant de perturber la nature : les habitants de Suède considèrent comme polluant et néfaste pour l’environnement ce peuple qui vivait jadis au plus près de la faune et de la flore.
Quel est donc le prix pour être accepté dans la civilisation ? Faut-il vraiment renoncer à ses coutumes si c’est pour être quand même rejeté ?
Ce film nous entraîne à revoir notre vision des choses et à être plus indulgents avec ces cultures exceptionnelles et en déclin.
Adèle Ehlinger.

2018/12/03 10:03 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-36
Lycée Maurice Genevoix, Montrouge, académie de Versailles
Quel film intéressant, qui a ouvert mon esprit sur d'autres horizons, d'autres cultures et de nouveaux paysages que je ne connaissais pas !
J'ai été vraiment très dépaysée en découvrant cette culture différente de la mienne dont j'ignorais jusqu'à l'existence : pourtant les Samis, peuple autochtone qui vit aux confins nord de la Suède, de la Norvège de la Finlande et de la péninsule Kola en Russie, représentent encore entre 85 000 et 135 000 personnes .
Et pourtant, tout aussi éloignés que soient les Samis, la réalisatrice Amanda Kernell s'attache à mettre en valeur une situation que nous pouvons rencontrer dans de nombreux pays, y compris en France : la discrimination. Le fait de mépriser et juger toute différence sans prendre le temps de nous y intéresser, nous en imprégner même, afin d'en percevoir la richesse culturelle. Dans le film nous voyons en effet que les Samis, plus familièrement appelés les '' Lapons'', vivent encore de manière très traditionnelle et rustique : ils cultivent, pêchent, élèvent des rennes, et sont moins urbanisés que les autres Suédois qui font de cette différence une marque d'infériorité.
Elle Marja, jeune laponne d'à peine quatorze ans, le personnage principal du film, vit en essayant de faire face à ce racisme. Malgré les moqueries , insultes, regards narquois et autres méchancetés enfantines, elle va chercher à évoluer, découvrir d'autres choses, et parmi celles-ci, l'amour , l'inconnu, la liberté .
En effet, quitte à abandonner famille et patrie, Elle Marja vole de ses propres ailes à la recherche d'un autre monde, où elle pourra trouver le bonheur. Elle s'enfuit du cocon familial pour s'évader de sa petite ville natale. Elle ose ne plus s'identifier aux Samis et délaisse ses origines pour partir à la rencontre de l'amour avec un jeune homme issu d'une culture différente de la sienne.
Ce film développe ainsi des thèmes aussi divers que l'adolescence, la découverte de la sexualité, les premières émotions, l'amour, l'éloignement du noyau familial, et le racisme.
Mais on pourrait également sse contenter de regarder ce film comme un jolie documentaire sur la Suède et la population Sami, tant les paysages qu'il nous offre, les traditions qu'il nous fait découvrir, les chants et musiques qu'il nous fait entendre nous sont inconnus.
Du point de vue de la construction du film, l'idée de raconter cette histoire par un flash-back est une bonne idée car il permet de montrer que même de nombreuses années après le mépris des Suédois envers les Samis perdure encore .
En revanche, s'il fallait tout de même placer un petit bémol, on peut regretter la longueur du film, ainsi que sa lenteur, qui peuvent le rendre difficilement accessible à un jeune public.
Line Tigoki Iya
2018/12/04 15:43 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-37
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Critique choisie par les élèves de la classe de 2°3 sur les 5 sélectionnées par les professeurs.

"Sami, une jeunesse en Laponie" est un film réalisé par Amanda Kernell ; distribué en 2016 en Allemagne il est sorti sur les écrans en France le 14 Novembre 2018. Ce film mêle fiction et réalisme tout en dénonçant l’injustice, le racisme et la violence exprimés envers certains peuples.
Dans la scène d’ouverture de ce long métrage, Christina, institutrice retraitée se rend à l’enterrement de sa sœur, accompagnée de son fils et de sa petite-fille. Elle montre un comportement très étrange et un sentiment visible de rejet pour sa famille durant la cérémonie religieuse. Au cours d’un flash-back, le spectateur découvre le passé, l’enfance difficile de cette jeune fille prête à tout pour se faire accepter par la société suédoise malgré ses origine lapones, jusqu’à changer de prénom, puisqu’elle s’appelle en réalité Elle-Marja. Lapone de Suède, c’est en se rendant dans une école « spécialisée » pour les Lapons, jugés inférieurs par les Suédois, qu’elle va se rendre compte du racisme et de l’humiliation oppressants subis par son peuple.
Lene Cecilia Sparrok qui joue le rôle d’Elle-Marja (alias Cristina) prend son rôle très à cœur et interprète à la perfection son personnage.
Les aspects visuels et techniques sont très intéressants dans ce long métrage, on peut en effet dès le début du film, observer de splendides plans faisant découvrir un magnifique pays. On peut cependant les trouver relativement sombres tout le long du film sauf dans la dernière scène où l’on observe quelques rayons de soleil quand Christina se trouve au beau milieu des montagnes lapones, de retour parmi les siens. Il y a aussi, au début, la présence d’un travelling en plongée dans lequel la caméra suit la voiture de Cristina parallèlement à la route ce qui donne l’impression d’aller vers le futur. De plus, les nombreux gros plans sur les visages des personnages montrent leurs émotions et leurs échanges à travers les regards ce qui peut angoisser le spectateur.
L’histoire racontée par Amanda Kernell est peu originale, et en effet, beaucoup de films traitent du sujet des discriminations dans le cinéma actuel. De plus, le parti pris du flash-back rend parfois difficile la compréhension de l’histoire, notamment concernant les lieux et l’époque. Malgré tout, l’histoire de cette jeune femme est réaliste et très touchante, tout d’abord par la relation affective qu’il y a entre les deux sœurs. On découvre aussi dans ce film la culture d’un peuple nomade, grâce aux décors et aux magnifiques costumes. Enfin, il dénonce de manière explicite le racisme et les injustices que subissent les Samis à travers des scènes violentes et révoltantes.

Courage et détermination sont au rendez-vous de ce destin singulier !

Louise Grassin, Lisa Richard, 2°3, Lycée la Saulaie 38160
2018/12/07 12:21 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-38
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
Sami une jeunesse en Laponie (ou Sami Blood),est un film réalisé par Amanda Kernell qui est sorti le 14 novembre 2018. Il repose sur un flashback. Elle Marja, 14 ans, élève en internat, fait partie du peuple Sami, en Laponie suédoise. À l'école, où tous les élèves sont d'origine Sami, elle et ses camarades subissent des discriminations ethniques. Petit à petit, elle commence à rêver d'une autre vie, dans la société suédoise… mais pour réaliser son rêve, elle n'a pas d'autre choix que de renier sa famille et ses origines.

Elle Marja est incarnée par deux actrices, Lene Cecilia Sparrok pour le personnage jeune et Maj-Doris Rimpi pour le personnage âgé. La sœur d'Elle, dans le film, Njenna, est jouée par Mia Erika Sparrok, la sœur de Lene Cecilia Sparrok. Le personnage d'Elle Marja âgé est mieux joué que le personnage jeune, cette dernière ne transmet pas assez ses émotions au spectateur, elle n'est pas investie entièrement dans son rôle alors que Maj-Doris Rimpi transmet mieux ses émotions au spectateur. Les plans ne sont aussi pas les mêmes entre les deux générations, il y a des gros plans sur les pieds d'Elle âgé, cela ressemble presque à de l'action quand elle marche alors qu'Elle jeune marche normalement, ce qui ne ressemble pas à de l'action. Les plans sont utilisés de manière à faire comprendre aux spectateurs des détails de l’histoire. Mis à part le rôle mieux joué par Maj-Doris Rimpi que par Lene Cecilia Sparrok, les décors sont très bien choisis, la ville est bien représentée avec des grands bâtiments et la Laponie avec des montagnes et collines à perte de vue. Les costumes sont très bien faits, surtout ceux des Samis, les costumes traditionnels.

Ce film dénonce plusieurs causes notamment celle de la discrimination entre les peuples Suédois et Samis tant au niveau de la culture, de la langue que des traditions. Cette œuvre montre qu'il ne faut pas seulement que les Suédois acceptent les Samis dans leur société mais il faut aussi que les Samis acceptent de vivre avec les Suédois : pour les Samis, les Suédois ont un niveau intellectuel trop élevé et au contraire, les Suédois pensent que les Samis ont un niveau d'intelligence trop faible. Le film dénonce aussi la violence faite aux femmes: Elle se fait couper un bout de l'oreille parce qu'elle a demandé à un garçon qui l'avait insultée de retirer ses mots, cicatrice qu'elle gardera à vie et cachera l'origine à tous.

Ce film est surtout pour Amanda Kernell une autobiographie : elle est née d'une mère suédoise et d'un père d'origine Sami. De plus, les deux actrices principales du film sont des Samis, ce qui fait la sincérité du film.

Grégoire Morat, Lou Cogez, Lucas Roche. 2°3
2018/12/07 12:23 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-39
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
« Sami, une jeunesse en Laponie » de Nordisk film réalisé par Amanda Kernell est un film dramatique qui est sorti le 14 novembre 2018. C’est un film suédois où les rôles principaux sont tenus par Maj-Doris dans le rôle d’Elle-Marja étant âgée, Lena Cecilia Sparrok dans le rôle d’Elle_Marja en étant jeune, Mia Erika Sparrok dans le rôle de Njenna et Julius Fleischaderl dans le rôle de Nicklas

La réalisatrice Amanda Kernell a une mère suédoise et un père d’origine Sami, elle a été inspirée par l’histoire de sa grand-mère et montre par le biais de ce film la discrimination envers la communauté des Samis pendant les années 30 en Suède. Amanda Kernell a choisi de raconter l’histoire atypique d’une jeune lapone qui veut devenir enseignante et qui va tout faire pour y parvenir, qui est indépendante, courageuse et qui a un fort caractère. Elle-Marja ne veut pas assumer sa culture et choisit donc de renoncer à son identité culturelle au profit de son identité personnelle.
Le film commence par l’arrivée d’une vieille dame accompagnée de son fils et de sa petite fille en Laponie, terre de son enfance, pour l’enterrement de sa sœur mais elle n’a aucunement envie de revoir sa famille ou même sa tribu qu’elle a quittée étant très jeune. Il y a ensuite un flashback de la part de Elle-Marja montrant son adolescence difficile où d’ailleurs elle a dû changer son identité pour échapper à son destin de Sami.

Dans le film Sami, une jeunesse en Laponie  trois scènes marquent les esprits. La 1ère c’est lorsque Elle-Marja et un jeune suédois se battent et qu’elle sort un couteau pour se défendre ; le jeune homme arrive à le lui prendre et, avec ses amis, lui coupe l’oreille. Cette scène fait référence au marquage que font la communauté des Sami aux rennes : lorsque quelqu’un coupe l’oreille d’un renne cela signifie qu’il lui appartient. Cette scène montre bien la discrimination des Suédois envers les Lapons, ils les déshabillent en leur faisant les mêmes choses qu’aux animaux. La 2ème scène c’est lorsque qu’un homme fait passer des tests aux filles du pensionnat et qu’ensuite il les prend en photo nues. La 3ème scène n’est pas vraiment une scène, c’est le fait que cette jeune fille soit prête à tout pour changer son destin quitte à se mettre à dos sa famille et sa tribu alors qu’elle n’a que 14 ans.
Pour conclure, le film « Sami, une jeunesse en Laponie » de Amanda Kernell est une très belle histoire même si il est difficile de s’y immerger totalement. En effet quelques scènes sont difficiles à comprendre en fonction de l’âge du spectateur. Ce film transporte les spectateurs dans un autre monde pendant 1h53 avec des magnifiques paysages. Dans ce film plein d’émotions peuvent survenir selon les personnes, de la colère, de l’étonnement, du malaise, de la peine…

Coraly Barbieri, Laura Chaloin ,Pauline Macedo. 2°3

2018/12/07 12:27 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-40
Lycée La Saulaie, Saint-Marcellin, académie de Grenoble
« Sami, une jeunesse en Laponie » est un film suédois de Amanda Kernell qui est sorti en France le 14 novembre 2018.

Ce film est déjà sorti en Suède sous le nom de « Sami Blood » en 2016. Il a remporté le prix LUX qui récompense les films en les rendant accessible à un large public au-delà des barrières linguistiques et culturelles.

Au début du film, on voit une vieille dame Christina, jouée par Maj Doris Rimpi, qui retourne dans sa région d’origine, qu’elle a quittée étant jeune, pour l’enterrement de sa sœur. Elle n’a pas envie de renouer des liens avec sa famille. Une fois là- bas, ses souvenirs reviennent. Ce film est un flash-back de sa jeunesse quand elle s’appelait Elle-marja. C’était une jeune fille lapone, élève en internat. Elle subissait des humiliations et du racisme. Elle rêvait de devenir institutrice. Mais son professeur refusait de l’envoyer faire des études à Uppsala. En quête de respect et de liberté, elle refuse de se soumettre à la société qui l’entoure et décide de quitter sa famille pour réaliser son rêve.

Ce film ne nous donne pas d’idée précise du contexte historique de cette région. On découvre tout au long du film les discriminations qu’il pouvatt y avoir envers les Lapons de la part des Suédois dans les années 30. Lene Cécilia Sparrok joue le rôle de Elle-marja étant jeune. Elle interprète avec émotion la jeunesse d’une fille qui subit ces discriminations ; par exemple, lorsqu’elle rencontre la mère de son petit ami qui refuse de l’héberger. Lors d’une visite médicale, effectuée par des scientifique, elle se révolte en refusant de se déshabiller pour se faire prendre en photo devant le reste de la classe. Cette scène nous donne l’impression que ces enfants sont traités et examinés comme une race inférieure, voire comme du bétail.

Ce film manque de rythme.Mais il est tout de même touchant grâce au jeu des acteurs et à l’histoire qu’il raconte. Dans ce film il y a plusieurs scènes qui nous montrent un paysage autre que celui qu’on a l’habitude de voir comme les grandes plaine, les forêts… Il nous fait voyager dans un pays différent du nôtre de part sa culture et ses traditions. Après ce film on se questionne sur les problèmes de notre société qui rejoignent les problèmes de l’époque montrés par ce film en Laponie.

Justine Allard et Océane Arnaud 2°3
2018/12/10 21:15 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-41
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
« Regretter ou renier ? »
CRITIQUE DU FILM SAMI, UNE JEUNESSE EN LAPONIE
Par Flavie Andrzejewski, Clara Pouchain & Flavie Racine
Synopsis : Retour sur l’adolescence d’Elle-Marja, jeune Sami vivant dans la pure tradition lapone, élève dans un internat, humiliée à cause de ses origines. La jeune fille se met à rêver d’une autre vie et décide de renier sa culture.
Sami, une jeunesse en Laponie : qu’est-ce que cela raconte ?
Pour son premier long-métrage, Amanda Kernell, jeune réalisatrice et scénariste suédoise, s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère qui raconte une part sombre de ce peuple, les Samis, qui ont longtemps fait l’objet de discriminations en Suède. Sami, une jeunesse en Laponie, dont le titre original est Sami’s Blood, a été primé dans de nombreux festivals. On nous montre tout d’abord une vieille femme suédoise nommée Christina qui répugne à aller à l’enterrement de sa sœur, malgré l’insistance de son fils. Elle se réfugie ensuite dans un hôtel, parle avec des Suédois qui critiquent le mode de vie des éleveurs de rennes – les Samis. Le film nous plonge alors dans le flashback, où est racontée l’adolescence d’Elle-Marja (devenue Christina), à l’époque, jeune lapone, en internant, avec d’autres jeunes Samis comme elle qui subissent racisme et discrimination au quotidien. Cette discrimination est à la fois dégradante, comme lorsque des Suédois viennent à l’école pour prendre les mensurations des Samis ainsi que des clichés d’eux nus (comme des bêtes de foire), mais aussi très dangereuse – attention, âmes sensibles s’abstenir - , comme en cas de révolte : Elle-Marja ose un jour rétorquer à des jeunes Suédois « Vous êtes aussi Lapons que moi ! » et les garçons, en guise de réponse, lui mutilent l’oreille pour faire d’elle un animal que l’on marque et que l’on possède.
Elle-Marja est un emblème de persévérance puisqu’elle redouble d’efforts pour accomplir ses rêves et refuse davantage de vivre tous les jours en étant considérée comme une sous-espèce de l’Humanité. Mais, pour arriver à ses fins, elle ne s’affirme pas en tant que Sami, elle décide petit à petit de renier sa culture en s’inventant une nouvelle identité et la métamorphose passe par divers stades : le changement de nom, de vêtements, de langue et de mode de vie. Lors d’une soirée, elle laissera son vêtement traditionnel pour une robe de soirée et y rencontrera, telle une nouvelle Cendrillon, son prince charmant sous les traits de Niklas. Prince qui se révèlera être un lâche. Plus tard, elle quittera son village pour découvrir la ville, ce qui sera vécue comme une libération. De nombreux plans la montrent flânant dans les rues, dans un parc, dans les escaliers d’une école. Elle passera la nuit chez Niklas, ce qui vaut au spectateur une scène d’amour réaliste, sans idéalisation. Elle découvre chez lui un nouveau monde d’objets : un téléphone, un piano, de la vaisselle, etc. Mais elle est contrainte de quitter cet univers, son origine est encore un problème pour les parents de Niklas. Elle parvient à entrer dans une école, participe aux cours, se fait des amies, mais a besoin de financer ses études. Niklas lui apparaît comme une solution mais leur dernière entrevue signera la fin de leur relation. Elle-Marja doit donc retourner dans son village pour récupérer sa part de l’héritage paternel. Elle retrouve alors sa petite sœur mais refuse de reprendre son nom. Elle est Christina désormais. Le conflit éclate au sein de la famille Samie et la mère refuse de donner quoi que ce soit à Elle-Marja. En réponse, la jeune « ex-lapone » décide d’attraper un renne à l’aide d’un lasso et le tue avec son couteau. On assiste à nouveau à une scène très violente, proche de la réalité, qui n’est autre que la représentation de l’émancipation d’Elle-Marja. Ce geste, à la fois héroïque et pathétique, influence la mère de celle-ci qui se résigne à lui donner la ceinture en argent de son père et ce don traduit l’acceptation maternelle.
Une fois le flashback terminé, nous retournons à la situation initiale : l’enterrement de la petite sœur de Elle-Marja / Christina. L’héroïne se rend, seule, auprès du cercueil de sa cadette. Elle n’est pas le prince qui la réveillera d’un baiser, mais elle vient lui demander pardon. La phrase est courte, l’émotion immense. Malgré cette belle scène, un sentiment nous envahit et une pensée nous assaille : n’est-il pas trop tard ?
L’avis de la rédaction
Selon nous, le film peine à accrocher. Trop proche d’un documentaire sur le racisme et la discrimination en Laponie, ce film n’a pas réussi à attiser notre curiosité. Nous ne l’aurions sans doute pas vu si le Prix Jean Renoir ne l’avait pas sur notre chemin.
Malgré cela, force est de constater que ce film possède des qualités.
La caméra, proche des acteurs, parvient à nous faire ressentir de l’empathie envers l’héroïne. On pourrait presque se croire à sa place. La relation entre sœurs est particulièrement bien filmée, le regard pudique et tendre posé sur elles est à la fois empreint d’une forme de magie et réaliste. Cette relation donne au film des reflets magnifiques : la scène où l’aînée apprend à la cadette à faire l’étoile dans l’eau est simplement belle.
Toutefois, pourquoi le tableau s’assombrit ? Quelques scènes violentes peuvent choquer les âmes sensibles ou les jeunes cinéphiles. Les gros plans, en surnombre, peuvent à la longue gêner. L’habillage sonore minimal, la présence de nombreux « blancs » nous a surprises. En effet, nous sommes plus habituées à des films « à l’américaine », dans lesquels sons, bruits, musique remplissent et saturent l’atmosphère. Enfin, le flashback, sur lequel le film repose, nous paraît prendre fin trop tôt : nous restons sur notre faim.
Le mot de la fin : un film que l’on a aimé moyennement mais que l’on conseille tout de même.
2018/12/11 18:47 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-42
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Sami, une jeunesse en Laponie
Critique par Benjamin Clerbout, Seconde 4 (Lycée Anatole France)
Réalisateur : Amanda KERNELL
Epoque représentée dans le film : années 1930
Date de sortie du film : 2017
J’ai personnellement bien aimé le film car le scénario est bien écrit et la mise en scène est belle. On commence avec une vieille femme qui regarde le paysage dans une voiture. Elle arrive dans une sorte d’église où tout le monde la regarde, comme si elle était une étrangère. Elle s’assied et son fils lui demande d’aller déposer une fleur sur le cercueil. Elle refuse. Son fils lui dit alors : « C’est ta sœur. » Bam, le film est lancé. Electrochoc, crise familiale, passé très lourd.
Cette toute première partie du film est très intéressante car la surprise des personnes présentes à l’enterrement d’un membre de la famille est intrigante. On se demande ce qu’il s’est passé pour que la tension soit aussi forte.
Le reste du film me plaît aussi mais j’ai vraiment été captivé par ce début, lent, avec beaucoup de silences, lourds de sens. Le flashback est une bonne idée pour faire vivre au spectateur l’histoire d’un personnage vieux désormais et l’histoire sur un peuple discriminé vaut toujours le coup d’être vu. Cela fait réfléchir.
Cette vieille femme (Elle-Marja / Christina) a été une fille qui ne voulait pas d’une vie chez les Samis et qui a tout quitté pour devenir une Suédoise. A la fin, le regrette-t-elle ? C’est une question à se poser.
Mon avis : Film à voir.
2018/12/11 19:09 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-43
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Critique du film Sami, une jeunesse en Laponie par Kévin Gervois, Dolorès Verhegge et Dorean Vermand

Gérald et le film Sami, une jeunesse en Laponie

Gérald Depardeux, grand amateur de films dramatiques se rend au bar après s’être rendu au cinéma. Il commande une bière au comptoir. Au bout de sa troisième consommation, son ami Henri arrive et lui demande :
« Alors ce film, pas trop mal ? »
Alors Gérald dit : « Mouais, ça passe ».
Son ami rétorque : « Allez, je n’ai pas peur du spoil. Balance ! »
Gérald boit cul-sec et raconte : « Bon, en gros c’est l’histoire d’une vieille qui se remémore ses souvenirs plus précisément lorsqu’elle est adolescente. Cette vieille s’appelle Christina. Mais, elle a changé de prénom, elle s’appelait Elle-Marja dans sa jeunesse. »
Henri dit: « Et alors ? » .
Gérald reprend : « Alors, quand on repart dans le passé, elle a à peu près 15 ans et elle décide de tout claquer comme ça pour un type du nom de Nicklas. Elle se fait virer de chez lui parce que ses parents savent que c’est une Sami et c’est vraiment mal vu à l’époque. Elle se retrouve dehors puis arrive à intégrer une école mais elle doit payer alors elle rejoint une dernière fois sa famille pour demander la ceinture en argent de son père et quelques rennes, ce qui constitue sa part d’héritage. Ensuite, on retourne à la situation initiale. Cette femme vieille assiste aux funérailles de sa sœur.
Henri l’interrompt : « Et alors ? »
Gérald répond : « Et alors, bah, elle a renié sa famille et même sa sœur qu’elle aimait tant donc elle s’excuse lors de ces funérailles. Je t’avoue que c’est émouvant et que j’ai versé une larmichette. Parce que depuis qu’elle était partie, elle refusait tout contact avec eux. Les Samis. »
Henri réplique : « Ce n’est pas ce que je voulais dire. En fait, je voulais te demander si ça t’avait plu. »
Alors Gérald répond : « Bof. Je trouve que ce film critique trop les Samis, déjà en les traitant de Lapons et, en plus, en les mettant dans des situations difficiles à supporter pour eux : des scientifiques viennent dans leur école pour les examiner, prendre des photos d’eux nus, Elle-Marja se fait maltraiter par les Suédois près de l’école, etc. Quelques scènes rattrapent le film : celle où elle est auprès de sa sœur pour s’excuser, toutes celles qui montrent sa volonté et sa détermination à poursuivre ses rêves. C’est un film qui pourrait quand même plaire à beaucoup de monde. Tu sais, mon ami, tout dépend des goûts et du regard de chacun.
Henri constate : « Oh, qu’est-ce que c’est beau, ce que tu dis, mon Gégé… »

2018/12/12 13:54 #2018-sami-une-jeunesse-en-laponie-44
Lycée Anatole France, Lillers, académie de Lille
Critique de Sami, une jeunesse en Laponie d’Amanda Kernell

Par Valentin Pruvost

1 – Faites fondre les sentiments au micro-ondes et faites légèrement chauffer l’amour qui doit être à peine tiède.

2 – Mélangez la farine culturelle, le sucre d’empathie, le sel discriminatoire dans un grand bol. Vous pouvez remplacer les 50 grammes de farine par de la fécule de famille pour plus de légèreté.

3 – Ajoutez les œufs musicaux, les sentiments fondus, puis l’amour en battant le tout avec un fouet pour éviter la formation de la tristesse.

4 – Ajoutez de la bière mutilée ou du rhum de sang ou encore de l’eau de violence puis la vanille et laissez reposer 30 minutes avant d’attaquer la cuisson.

5 – Faites chauffer une noix de beurre dans la poêle de flashback et disposez une louche d’érotisme à l’intérieur.

6 – Faites cuire les crêpes de SAMI de chaque côté afin qu’elles soient bien dorées.

7 – Au fur et à mesure, réservez-les dans une assiette d’hommage en couvrant avec une feuille de papier « gros plan » (ce sont les plus efficaces) pour les garder chaudes et moelleuses.

Maintenant, vous pouvez savourer les crêpes Samies comme nous les avons savourées !