Prix de la critique 2020

Jury

Le jury de ce prix était composé de personnalités éminentes du monde de la critique de cinéma :

  • Thierry Méranger : Les Cahiers du cinéma
  • N.T Bihn : Positif

Lauréats

Des prix de la critique ont été décernés à cinq des 1000 critiques publiées sur le site du prix.

Les lauréats

CATEGORIE LYCEES PROFESSIONNELS 

  • 1er prix : Célia Tazdaït pour sa critique de "J'ai perdu mon corps" - Lycée Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières (acad. de Montpellier)
  •   2ème prix : Classe de 2MMV/2MARVI pour leur critique de "Atlantique" et "La fille au bracelet" - Lycée André Malraux, Béthune (acad. de Lille)

CATEGORIE LYCEES GENERAUX :   

  •   1er prix : Rémy Lyscar pour sa critique de "It must be heaven" - Lycée Maurice Genevoix, Montrouge (acad. de Versailles)
  •   2ème prix : Sarah Kannengieser pour sa critique de "It must be heaven" - Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse (acad. de Strasbourg)

CATEGORIE CRITIQUES LIBRES :

  • 1er prix  : Mathilde Pousse, Camille Grossi et Rayyan Khennaoui pour leur critique de "It must be heaven"- Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse (acad. de Strasbourg)

Critiques récompensées

LYCEE PROFESSIONNEL

1er prix : Célia Tazdaït - Lycée Jacques Brel, Saint-Pons de Thomières (acad. de Montpellier)

- Un film d’animation ? Ça sera sans moi. J’ai plus l’âge. C’est pas parce que c’est bientôt Noël que je vais supporter ça. À noël, en plus, il n’y a que les cadeaux qui m’intéressent.
- Tu n’as rien compris. Ça n’a rien à voir.
- Si, ça a à voir. Les Disney, les Pixar, ça peut être bien quand on est enfant. Moi, je ne le suis plus.
- Là, J’ai perdu mon corps, c’est un film pour adulte. Avoue qu’avec ce titre on ne veut pas parler aux enfants. Ça a été produit par Marc du Pontavis.
- Arrête, je connais : il a fait Oggy et les cafards. Un dessin animé avec un chat qui se fait embêter par des cafards, et qui va les poursuivre. Passionnant, je vois ça d’ici.
- Ça n’a rien à voir. Et tu ne peux pas parler, puisque tu ne vas pas voir le film. En plus, tu parles du producteur, celui qui apporte l’argent. Et c’est le réalisateur qui fait le film, pas le producteur. En plus, tu ne perds rien si tu vas voir le film : il fait 1h22. Au pire, tu te seras ennuyé et tu auras fait la sieste. Mais je suis sûr que tu seras attentif.
- D’accord, si tu me paies la place.
Une heure trente plus tard :
- Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ?
- Franchement, je ne sais pas quoi en penser sur le coup.
- Oui, il faut avoir un minimum de réflexion pour comprendre l’idée du film.
- Moi, j’ai eu du mal à le cerner au début, et même pendant trois quart d’heure. Où on était ? Qu’est-ce que c’était que ça ? Pourquoi une main ?
- Pourtant c’est simple. Tu n’as jamais entendu l’expression « prendre sa vie en main » ? Avec ce film, cette expression prend tout son sens. Naoufel est perdu après la mort de ses parents, il n’arrive pas à prendre sa vie en main. Il se perd dans une vie minable. Il va devoir se créer, ou plutôt « dribbler le destin ».
- Ça, c’est la fille, avec sa voix. Elle va lui permettre de changer. Elle a une super voix, faut dire. On sent qu’elle a du caractère.
- Ce caractère va séduire Naoufel, qui est dans un monde qui a perdu ses couleurs.
- C’est vrai, ses souvenirs sont tous en noir et blanc. J’ai trouvé ça bizarre.
- Ce qui est bizarre aussi, c’est qu’il y a plusieurs niveaux dans les images : le présent de Naoufel, son enfance ou plus généralement son passé, et le trajet de la main dans Paris qui va tenter de retrouver le corps auquel elle appartient. On peut s’y perdre, mais je trouve ça agréable.
- Il y a des scènes très belles, comme celle où la main plonge dans le bain d’un bébé. Il s’y baigne comme dans un liquide amniotique. Ou encore la scène de l’igloo : l’igloo c’est la maison qui protège du froid. C’est encore un cocon, comme la petite baignoire. Et l’igloo va servir d’élément moteur pour communiquer avec l’amoureuse.
- C’est un film vachement réfléchi. Il y a un scénario de ouf !
- Ce n’est pas un problème, au contraire. Comme on ne comprend pas tout au début du film, on est obligés de suivre, de se concentrer. Et l’auteur nous amène peu à peu à comprendre.
- Ce que j’ai bien aimé, c’est l’humour.
- Un drôle d’humour, comme avec les rats dans le métro.
- J’ai trouvé plus drôle la scène du pigeon sur la gouttière.
- C’est un humour qui arrive quand c’est l’horreur dans le film, juste à ce moment-là. Un coup d’humour, pour redonner de l’énergie. Et ce qui fait rire est toujours angoissant ou écoeurant.
- L’oeil écrasé….
- Il me semble qu’il y a même un bruit psh…. Un truc qui s’écrase, gluant, dégueulasse. Et puis je trouve que la dernière scène résume bien l’esprit du film. On voit Naoufel…
- Parle plus doucement ! il y a peut-être des gens qui n’ont pas vu le film qui nous écoutent….
- D’accord. J’aime quand Naoufel, le personnage principal, « dribbler le destin » et tourner une page.
- L’expression est belle, mais je ne l’ai pas comprise.
- …. la petite amie de Naoufel va sur le toit. Elle y trouve son dictaphone et écoute l’enregistrement sur la cassette. Sur cette cassette, il y a ou plutôt il y avait le moment et même la cause de la mort des deux parents du jeune homme. Naoufel a supprimé ce passage audio: il veut enregistrer et donc écrire un nouveau chapitre. Le fait qu’il laisse le vent entrer dans cet enregistrement laisse une partie de suspense, de doute et de remise en question. On m’a parlé d’un autre film où le son est très important, Blow Out. Je crois qu’il y a une référence. Mais ça me semble difficile de tel’expliquer comme ça.
- En tout cas, j’ai remarqué que, dans le film, le silence et le vent sont liés : on le comprend quand Naoufel parle à travers l’interphone quand il livre la pizza écrasée, mais aussi quand il est dans l’igloo. Enfin, si je comprends ton raisonnement, quand Naoufel saute à la fin, c’est pour voir s’il va réussir à franchir le cap ? Et s’il réussit, il pourra faire le deuil de ses parents en laissant son passé derrière? Finalement, le coeur de ce film, c’est une affaire de deuil.
- Exactement ça! Tu as compris l’idée ! Tu as bien capté la métaphore. Il n’y a rien à faire, je vois bien que tu as aimé le film et que tu as du mal à le reconnaître.
- Métaphore, métaphore… C’est pas avec des mots pareils que tu aurais pu me convaincre d’aller voir le film.

2ème prix : Classe de 2MMV/2MARVI - Lycée André Malraux, Béthune (acad. de Lille)

A comme Afrique, continent africain où se déroule l'essentiel de l'action de ce film, plus précisément au Sénégal ou encore A comme argent qui fait défaut sur ce continent africain.
T comme traversée. Souleiman et ses amis vont traverser l'Atlantique en pirogue avec l’espoir de rejoindre l'eldorado européen.
L comme liberté à laquelle aspirent également Souleiman et ses amis, mais aussi à travers eux tous ceux qui ont traversé les océans et les mers avant eux et les traverseront encore avec ou sans succès.
A comme actualités. Ce film y colle parfaitement et donc nous questionne en traitant des mariages arrangés, des migrants en l’occurrence économiques, mais aussi des inégalités. Souleiman et Omar ont des niveaux de vie très éloignés.
N comme novateur. D'autres films, d’autres oeuvres traitent des migrants à l’image de Welcome, Rêves d'or ou encore
Le Ventre de l’Atlantique. Cependant, la réalisatrice apporte sa touche personnelle à ce thème : les morts ont la parole et même les actes. Ils deviennent des djinns possédant les corps des vivants.
T comme terreur. Ce film suscite différents sentiments : la compassion, la colère, mais surtout la terreur. L’irruption soudaine des djinns, faisant de cette oeuvre un film fantastique, a engendré chez la plupart d'entre nous la peur, la terreur.
I comme insolente. La réalisatrice l’est assurément. Elle ose dire tout haut et en images ce que d'autres pensent tout bas. Son film est un véritable plaidoyer en faveur des migrants. De surcroît, être une femme réalisatrice (dans un monde d’hommes) relève de l’insolence, synonyme de courage.
Que serions-nous sans l'amour ? Ce dernier est présent partout. Il n’a pas d’âge, pas de frontière. Il est aussi présent dans Atlantique avec cette inédite histoire d’amour impossible.
Unanimes, nous le sommes pour saluer ce Roméo et Juliette africain.
E comme égalité. La réalisatrice, Mati Diop, peut être considérée comme une féministe qui se bat pour les droits des femmes en Afrique, pour l'égalité des sexes. Dans le film Atlantique, sorti le 2 octobre 2019, les femmes ont le premier rôle. Elles vengent les défunts.

Je pense que Lise est coupable du meurtre de sa meilleure amie car elle ne se défend pas, ne se révolte pas lors de son arrestation sur la plage, ni même au tribunal. Elle n’est pas surprise lors de son interpellation.
Je pense que Lise est coupable car les vidéos nous révèlent comme elle le révèle à son père que ce n’est pas une sainte.
Je pense que Lise est coupable car à la fin du film, elle garde un « bracelet » à sa cheville. Est-ce un signe ? celui de sa culpabilité ?
Je pense que Lise est coupable car elle ne présente pas ses condoléances aux parents de sa meilleure amie.
Je pense que Lise est coupable car elle se venge après la vidéo diffusée de la fellation.
Tu penses que le frère de Lise est coupable car il sait où est caché « le » couteau du meurtre.
Il pense que la mère de Lise est coupable car elle n’assiste pas au procès de sa fille. Cette indifférence n’est-elle pas synonyme d’aveu ?
Elle pense que le petit ami de la victime est coupable car il était jaloux de la relation charnelle qu’elle entretenait avec sa meilleure amie.
Nous pensons à l’unanimité que ce film mérite d’être récompensé. Il est captivant. Il nous fait douter, nous fait débattre.
Et puis, Lise a notre âge, ce qui nous interpelle davantage.
Vous pensez que Lise est innocente car il n’y aurait que la vérité qui blesserait. Lise n’est pas blessée par les accusations portées. Ce n’est donc pas vrai.
Vous pensez que Lise est innocente car elle a été rechercher son frère à l’école à l’heure du meurtre.
Elles pensent qu’il faut peut-être chercher le coupable ailleurs, mais où ?
Ils pensent, comme nous, que La Fille au bracelet mérite une médaille car c’est un petit bijou.

LYCEE GENERAL

1er prix : Rémy Lyscar - Lycée Maurice Genevoix, Montouge (acad. de Versailles)

« Il y aura une Palestine, c’est certain ». Cette phrase est prononcée vers la fin du film par un voyant, qui s’adresse à Elia Suleiman, réalisateur et acteur dans son propre film, ce qui offre une mise en abyme. En effet, cette Palestine « must be heaven », cette Palestine sans conflit Israélo-Palestinien, sa Palestine, serait son Paradis, c’est en tout cas comme cela que j’interprète le titre du film. De plus, le voyant lui affirme que cette Palestine n’existera pas de son vivant, elle est donc semblable à un rêve ou à une croyance, qui ne peut intervenir qu’après la mort, comme le Paradis.
Elia Suleiman semble donc courir après quelque chose d’inatteignable. Pour cela, il fuit sa Palestine natale, à la recherche probablement d’une nouvelle identité, puisqu’il semble au début du film qu’il se sente étranger à sa vie au pays, une vie qui ne lui correspond plus. La preuve est qu’il ne comprend plus
ses voisins, voleurs ou chasseurs, mais qui lui semblent absurdes et inintéressants (il ne prend d’ailleurs pas la peine de leur parler).
Néanmoins, peu importe où il va, que ce soit à Paris ou à New York, il semble que ce sentiment de solitude le suive ; un peu à l’image de l’Etranger de Camus, on a l’impression que rien ne l’affecte, que rien ne l’effraie, que rien ne lui fait plaisir. A son arrivée à Paris, par exemple, il paraît étonné et curieux de la société qu’il découvre, une société de la mode et de la culture (beaucoup plus que ne l’était la Palestine) sans pour autant y trouver un quelconque intérêt, ou alors un intérêt très éphémère. D’ailleurs, il reste étranger à tout ce qu’il voit, ne prenant qu’une fois la parole, pour dire au taxi qu’il est Palestinien : on sent à ce moment-là que sa nationalité est la seule chose qui compte vraiment à ses yeux, car son identité est la seule chose qu’il recherche vraiment tout au long du film, la seule chose à laquelle il n’est pas étranger.
Le film lui-même est également une belle mise en abyme. On assiste notamment à une rencontre avec un producteur français situé à Paris, qui fait comprendre à Elia Suleiman que son film est un très beau projet : on comprend alors concrètement qu’il s’agit d’une comédie de l’absurde sur la Palestine, ou encore sur le Monde. Malgré cela, le projet ne prendra pas forme car le film n’est pas assez « palestinien » selon le producteur (on peut y voir ici un message d’Elia Suleiman : cette absurdité s’applique au monde entier).
Pour conclure, je pense qu’Elia Suleiman a éprouvé le besoin de parler d’un monde qu’il trouve de plus en plus absurde, parodiant un grand nombre de métiers (de l’éboueur au policier). L’idée est intéressante, surtout que son oeuvre laisse beaucoup réfléchir le spectateur sur sa propre vision du monde. Mais je n’ai pas pour autant trouvé que ce film passait un message clair, notamment parce qu’il pose beaucoup plus de questions qu’il ne propose de réponses. Cet aspect du film empêche à mon avis le spectateur de bien suivre son déroulement, et bien que le spectateur ait un rôle à jouer dans sa compréhension de l’oeuvre, s’il est aussi peu aidé, il risque de s’y perdre.

2ème prix : Sarah Kannengieser - Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse (acad. de Strasbourg)

Un silence absurde
Elia Suleiman nous propose un conte burlesque mettant au centre de l’histoire un voyageur explorant le thème de la nationalité, l’appartenance à un pays entre Paris et New York. Il s’interroge également sur la puissance du regard. Le réalisateur joue le rôle d’Es, un homme fuyant la Palestine à la recherche d’une vie meilleure. En se promenant dans Paris puis New York, il découvre que son pays d’origine, le suit toujours comme une ombre. Qu’importe le lieu où il voyage, il semble toujours rattrapé par sa nation. Cette nouvelle vie se transforme rapidement en une comédie de l’absurde marquée par le silence éloquent de son personnage principal.


U n conte farfelu
N e ressemblant à aucun autre film
E lia Suleiman, héritier du cinéma muet
S uscite par son imagination débordante
O u l’adhésion ou le rejet,
R endant son récit vivant ou exaspérant
T ouchant parfois le coeur des spectateurs.
E ncore faut-il comprendre le sens
D e certaines images marquées par leur beauté.
E lles font penser à une succession de tableaux
F ilms indépendants dans le film, avec comme
I llusoire fil conducteur,
L e personnage principal errant
M etteur en scène de lui-même
P our rendre artistique la moindre réalité humaine
O n croirait voir Jacques Tati,
E xilé dans la ville de Woody Allen,
M archant dans les rues de la ville Lumière,
E n quête d’un producteur.
A u cinéma des premiers temps, il emprunte
L e comique de répétition
H umour singulier mais parfois lassant,
U n peu déjà vu,
M êlant un oiseau et un ordinateur.
O h, quel choix surprenant,
U n peu audacieux, mais
R ien qu’un simple procédé….
D e ne pas entendre sa voix
E st-ce une vraie audace ?
R echercher à l’aide de plans fixes,
O pposés aux plans saccadés auxquels on est habitué,
U n nouveau rythme, un autre rythme.
T roubler le spectateur en montrant le parvis d’une église
A ttendre que quelque chose se passe sur la terrasse d’un café
N e pas tout de suite montrer l’action et…
T out à coup des policiers en roller
R éalisme ou onirisme ?
E nsuite une dame en fauteuil roulant : déconcertant !
T out doucement, des policiers établissent un périmètre de sécurité :
R appel ou annonce des attentats ?
A lors qu’on ne s’y attend pas,
C horégraphies absurdes, gestes quotidiens,
A llusion aux courses frénétiques.
N ul répit où que l’on soit,
T oujours le même spectacle.
L e monde n’a plus de sens.
Et semble ne pas réagir,
P erdu et en même temps comme chez lui.
Et semble être comme le spectateur,
R ien ressentir, étourdi, yeux écarquillés,
I mpassible, interloqué,
P erdu et en même temps comme chez lui.
L e lieu importe peu alors :
E ntre Paris et New York,
D e son balcon, dans sa rue,
U n homme urine, un voisin passe.
N ulle réaction, de la stupéfaction !
P ourquoi filmer un SDF :
A voir un peu de compassion ?
L’avenir est sombre pour ce vieillard démuni.
E mouvoir le spectateur,
S’ insurger contre la pauvreté et l’abandon ?
T out être mérite de vivre dignement !
I l me vient alors une réflexion :
N e s’agit-il pas d’une dénonciation de nos modes de vie
I llustrant la triste réalité
E t une invitation à voir la misère sous nos yeux ?
N e faut-il pas aider les personnes démunies,
T oujours se mettre à leur place, ne serait-ce qu’une seconde
E tre ainsi bouleversée par cette scène,
M ontrant les ambulanciers, travailleurs sociaux
O euvrant pour aider gratuitement leur prochain,
I ncapables de résoudre le problème de pauvreté
N i responsables de cet état de fait,
M ais disponibles et attentifs
U nis face à l’adversité à l’angle d’une rue parisienne ?
E nfin de la réflexion et de l’émotion,
T rouver un sens à ce qui semblait ne pas en avoir
D évelopper notre sens critique
E duquer notre regard, l’aiguiser,
S ans nous imposer un discours,
A mener le spectateur à ne pas être passif.
G agner le coeur des spectateurs
G râce à un peu d’originalité
R ien qu’avec le silence et l’absurdité.
A l’image de ce corps de femme dénudé et peint,
V oir ce que nous n’avions pas su voir
A u premier coup d’oeil, immédiatement.
T oute image relève d’une intention
I mperceptible de manière évidente.
O r, il faut accepter de prendre le temps,
N e pas se fier à ses habitudes,
S’ ouvrir à d’autres choses,
D écouvrir le plaisir de la nouveauté.
E nivrée ou énervée par cette comédie
N ovatrice aux yeux d’une spectatrice novice
O serai-je exprimer cependant mes réserves,
T oujours asservie par ce regard observateur
R essassant la même réflexion
E t provoquant en moi souvent l’ennui.
M ais soulignons l’originalité !
O h, quel courage tout de même de
N ous faire sortir de notre zone de confort
D oucement mais sûrement
E t tant pis si le spectateur n’y adhère pas,
A u risque de le perdre.
C e risque ne représente-il pas l’intérêt du cinéma ?
T oujours s’ouvrir aux autres cultures,
U n défi de taille !
E t si l’on acceptait pour une fois de voir
L e monde d’une autre manière, sur un autre rythme ?


Acrostiche : Une sorte de film-poème à l’humour déroutant retraçant le périple d’un Palestinien témoin muet des aggravations de notre monde actuel.

CRITIQUES LIBRES

1er prix : Rayyan Khennaoui, Mathilde Pousse et Camille Grussi - Lycée Albert Schweitzer, Mulhouse (acad. de Strasbourg)

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